close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Annexe1 Guide du Fonds Partie II Guide de soumission pour les

IntégréTéléchargement
REPUBLIQUE DE GUINEE
Travail - Justice - Solidarité
MINISTRE DE LA JEUNESSE
PROJET BOOSTER LES COMPETENCES POUR L’EMPLOYABILITE DES JEUNES
LE SECRETARIAT EXECUTIF
-o-o-o-O-o-o-o-
Fonds compétitifs pour les compétences et
l’employabilité
Guide
pour la mise en place institutionnelle, la gestion et le suivi de l’exécution
Partie II. Guide méthodologique du candidat pour la soumission des
notes conceptuelles et des propositions complètes.
1|
Partie II.
Guide méthodologique du candidat pour la soumission des notes
conceptuelles et des propositions complètes.
1. Démarche méthodologique pour mettre en place/améliorer une
formation professionnalisanteen partenariat avec le milieu
professionnel (économique).
De manière générale, la méthodologie de la construction d’une formation à caractère
professionnalisant en partenariat avec le milieu économique s’appuie sur les principes suivants :
•
•
•
•
une offre de formation développée dans le cadre d’un partenariat entre les
professionnels et les formateurs pour répondre aux besoins en emploi de l’économie ;
une ingénierie de formation qui prend en compte une approche pédagogique centrée sur
l’acquisition des compétences professionnelles attendues dans l’emploi ;
une organisation de la formation et un accompagnement de l’apprenant le préparant à la
vie active ;
une évaluation du niveau d’atteinte des résultats et en particulier d’insertion
professionnelle.
Idéalement, la construction (ou l’amélioration) puis la mise en œuvre de la formation suivront
les5 étapes successives suivantes:
•
•
•
•
•
La phase d’opportunité :
La phase de conception :
L’habilitation (ou licencing) :
La mise en œuvre :
L’évaluation :
La phase d’opportunité est une phase d’échanges et d’études entre partenaires universitaires
et professionnels. L’initiativepeut provenir d’un groupe d’enseignants, d’un groupement de
départements ou d’un département ministériel ; elle peut également émaner d’organisations
professionnelles ou d’entreprises (ougroupement d’entreprises).
Cette première phase est principalement une phase d’analyse des besoins en formation. Il s’agit
de démontrer la pertinence de l’initiative par rapport aux besoins –qualitatifs et quantitatifsd’un secteur professionnel ou d’une régiond’une part et par rapport à l’offre de formation
existante d’autre part. Cette analyse devrait s’appuyer sur les études réalisées par les
professionnels mais n’exclue pas que des études soient entreprises dans le cadre du
partenariatpour affiner et compléter l’existant.
Cette première étape consiste également à structurer le partenariat et à lui donner la légitimité
nécessaire pour concevoir une formation co-construite ou encore pour améliorer la qualité
2|
d’une formation existante et/ou l’adapter aux évolutions du métier. Il serait opportun de veiller
à ce niveau de :
•
•
montrer, pour chaque partenaire, ses aptitudes et savoir-faire spécifiques, son
expérience antérieure pertinente, les contacts profitables, etc.nécessaires à la réalisation
des objectifs du sous projet et,
garantir l’engagement réciproque des parties, convaincues de l’intérêt mutuel de leur
collaboration, notamment en termes de collecte et d’analyse des données liées au
secteur, de l’information, de la formation, du transfert de savoir-faire et de l’insertion
des diplômés.
A ce stade, l’établissement de formation ou le consortium d’établissements de formation
devraient également vérifier la faisabilité du sous projet en s’assurant de la disponibilité des
ressources humaines, techniques et budgétaires ou, le cas échéant, prévoir/proposer un plan
d’activités viable visant à combler les déficits. A ce sujet, et dans le cas d’une création nouvelle de
formation pouvant engager les ressources des établissements de formation concernés, il est
préférable de s’assurer de l’accord préalable de leurs organes décisionnels respectifs (conseils
scientifiques).
Remarque : Sont encouragés les sous projets visant –à travers un consortium de partenaires- toute
la chaine de valeur allant des compétences de base à celles de niveau supérieur.
La phase de conception est principalement une phase d’ingénierie qui met en relation le métier
ou l’emploi avec la formation nécessaire pour acquérir les qualifications professionnelles
requises pour l’exercer.Elle se base sur la qualité du partenariat, de l’engagement de toutes les
parties et nécessite souvent une expertise externe ou la formation préalable de référentsà la
démarche méthodologique (de l’ingénierie pédagogique et du montage de projet).
A titre d’exemple, et si la démarche méthodologique retenue prend en compte les compétences
attendues dans le métier visé (ou approche par compétence), il y a lieu d’élaborer/affiner
conjointement les trois référentiels métier, de compétences et de formation et de les mettre en
cohérence.
• Le référentiel métier répertorie l’ensemble des tâches caractéristiques du métier visé, les
modalités et conditions d’exercice ainsi que les critères de performance attendue. Il est
nécessaire pour cela de consulter les répertoires existants 1 ou, le cas échéant,
d’entreprendre un travail conjoint entre universitaires/formateurs et professionnels,
aux fins. L’analyse des situations de travail (ou AST) peut également faire l’objet de cette
collaboration et permettra d’appréhender, par ailleurs, la complexité, la diversité et
l’importance des tâches, le niveau d’autonomie et de responsabilité de leur exécution, les
connaissances, les aptitudes et les comportements jugés nécessaires pour l’exercice.
• Le référentiel de compétences décrit les compétences à développer pour mener à bien
les tâches répertoriées dans le référentiel métier. Il décrit les degrés d’autonomie, de
responsabilité, d’adaptation ainsi que le niveau de complexité des tâches à réaliser. Les
1
Lister ici les sources d’information de Guinée et :
• Les fiches métiers du répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) : www.pole-emploi.fr
• Les fiches du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de France :
www.rncp.cncp.gouv.fr
3|
•
compétences sont ensuite associées à des savoirs, savoir-faire et des comportements
attendus.
Le référentiel de formation récapitule l’ensemble des savoirs, savoir-faire et
comportements professionnels et les traduit en objectifs d’apprentissage, contenus du
programme, prérequis, ressources humaines et matérielles nécessaires pour la mise en
œuvre et les modalités d’évaluation des acquis d’apprentissage et son organisation.
Au terme de cette phase, et dans le cas d’une création nouvelle ou de l’amélioration de la qualité
d’une formation existante, une demande d’habilitation est soumise aux organes compétents.
L’habilitation de la formation est sollicitée en respectant la règlementation en vigueur et sur la
base d’un dossier qui renseignera sur la démarche méthodologique adoptée, les différents
référentiels élaborés conjointement ainsi que les éléments suivants :
•
•
•
•
•
•
•
•
Le programme de formation et pour chaque unité d’enseignement, les résultats
d’apprentissage attendus (learning-outcomes) ;
Le public cible et les pré-requis nécessaires ;
Les modalités et critères de sélection des intrants ;
L’approche pédagogique préconisée pour l’acquisition des compétences visées et leur
évaluation;
Les ressources humaines affectées à la formation en précisant la part prise en charge
par les professionnels ;
Les besoins en formation des formateurs et en développement d’expertises
particulières ;
Les ressources en équipement et en locaux nécessaires en mettant en exergue les
ressources à acquérir (préciser les spécifications) ;
L’organisation retenue pour la gestion de la formation, l’assurance qualité et le suivi de
l’insertion professionnelle des diplômés.
La phase de mise en œuvre est une phase d’organisation et d’exécution du sous projet. Il s’agit,
en particulier :
• De mettre en place et rendre opérationnelle une structure organisationnelle qui
comprend un coordonnateur, un comité de pilotage et de perfectionnement et une unité
de gestion administrative, financière et de passation des marchés;
• De mobiliser une équipe pédagogique d’enseignants et de professionnels, de concevoiret
d’exécuter un plan de développement des compétences requises (spécifiques au métier
mais également en ingénierie pédagogique(y compris en ligne));
• De mettre en œuvre une organisation de la formation qui permet aux apprenants de
concevoir leur sous projet professionnel, de développer la culture d’entreprise et l’esprit
d’entreprendre, d’être en situation de travail ou simulée (études de cas, travaux
pratiques, projet) et en situation professionnelle par le stage ou l’alternance et de
certifier leurs compétences (si possible à l’échelle internationale) ;
• D’acquérir les équipements et ressources documentaires (pédagogique, professionnelle
et technique) et d’aménager les locaux devant accueillir ces ressources;
• D’élaborer la communication en direction des futurs candidats à la formation, des
entreprises et des organisations du secteur professionnel ;
4|
•
D’organiser et participer à des évènements pour consolider le partenariat, susciter des
intentions de nouveaux partenariats, trouver des stages, informer sur les pratiques
pédagogiques innovantes, identifier des débouchés professionnels, etc. ;
La phase d’évaluation et d’amélioration continue consiste à vérifier l’atteinte des objectifs
fixés par la formation, à mesurer les écarts entre les résultats attendus et les réalisations et à
proposer des mesures correctives ainsi qu’un plan d’actions. La pérennité du sous projet est
visée ici.
L’évaluation portera sur lepartenariat, laprofessionnalisation, l’organisation de la formation, la
gestion et l’administration ainsi que l’insertion professionnelle des diplômés :
1. L’évaluation du partenariat entre professionnels et formateurs concerne toutes les
étapes de préparation, de mise en œuvre de la formation et de suivi du devenir des
diplômés ;
2. L’évaluation de la professionnalisation porte sur l’adaptation des contenus, la démarche
et les modalités pédagogiques ;
3. L’évaluation de l’organisation porte sur la capacité de l’établissement de formation à
mobiliser les ressources aux fins de l’atteinte des résultats assignés au départ ;
4. Enfin, l’évaluation de l’insertion professionnelle se base sur les flux d’étudiants, les
indicateurs d’efficience, le nombre de diplômés insérés au niveau ad hoc de qualification
et sur des données qualitatives issues d’enquêtes de satisfaction engagées auprès des
employeurs et des diplômés (liste non exhaustive).
2. Démarche méthodologique pour monter un sous projet devant
appuyer la mise en place/l’amélioration d’une formation
professionnalisante.
Au démarrage de tout projet, il y a nécessité d’identifier des besoins qui visent à combler un
déficit ou encore à améliorer une situation existante. Il est donc attendu que les candidats aux
allocations analysent ces besoins avec les professionnels ou se basent sur les études que ceux-ci
auraient déjà effectuéset proposent la mise en place d’un ensemble cohérent d’activités et
d’investissements éligibles destinés àatteindre une série de résultats et remédier ainsi aux
carencesconstatées. Les sous projets récipiendaires d’allocations du fonds ont vocation à
montrer la voie en termes de partenariat public privé durable et devraient également proposer
des stratégies pour l’amélioration continue, la pérennisation et la dissémination des résultats
attendus de leur sous projet.
Un tel sous projet devrait donc être structuré en trois grandes sections:
Partie I. Conception du sous projet ou définition de l’activité proposée pour l’allocation
a) Analyse du (des) problèmes et justification du sous projet.
b) Démonstration de la qualité du partenariat.
Partie II. Plan de travail ou envergure de l’activité proposée pour l’allocation.
5|
a) Description du sous projet.
b) Tableau synthétique ou matrice de cadre logique (MCL)
c) Tableaux des résultats et activités
Partie III. Implémentation du sous projet ou arrangements de mise en œuvre.
a)
b)
c)
d)
Organisation pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre.
Planification de la dissémination et de la pérennisation des résultats.
Gestion du sous projet et Plan de mise en œuvre
Budgétisation.
3. Rappel des critères et mécanismes de sélection/d’attribution des
allocations.
1.1 Pour les propositions complètes
Pour un secteur professionnel déclaré stratégique et éligible à la phase pilote du fonds, et sur
la base de ce qui précède, il est important que les propositions puissent répondre aux
critères suivants de:
•
•
•
•
•
6|
Pertinence.Il s’agit ici d’indiquer la (les) problématiques quelesous projet compte
résoudre, la compatibilité avec les objectifs du fonds (comblement des besoins
sectoriels en termes de professionnalisation des formations et de développement des
compétences des diplômés) et de démontrer l’impact attendu du sous projet (évaluée
sur 20 points parmi 100).
Qualité et engagement du partenariat. Les propositions devraient montrer que le
partenariat entre professionnels et formateurs porteur du sous projet est pertinent
pour la réalisation du sous projet en termes de compétences requises, de
coopération et communication,de structuration pour la mise en œuvre et
d’engagement. Cette démonstration concernera toutes les étapes de préparation, de
mise en œuvre et de suivi et évaluation du devenir des diplômés (évaluée sur 30
points parmi 100).
Méthodologie pour la préparation et la mise enœuvre.Il est attendu que la
proposition mette en exergue la qualité de l’approche méthodologique, la clarté et
l’appropriation des activités à entreprendre pour atteindre les résultats attendus,
leur faisabilité dans le temps imparti, la pertinence de leur lien avec les objectifs et
sous objectifs du sous projet, la distribution judicieuse des responsabilités et des
tâches au sein du consortium (et plus généralement des parties prenantes, en
particulier des étudiants) et la pertinence du système de suivi (au moyen d’
indicateurs « SMART » et jalons) et d’assurance de la qualité prévus (évaluée sur 30
points parmi 100).
Dissémination et pérennisation des résultats.Il s’agit de démontrer l’impact
durable du sous projet sur les groupes cibles et les parties prenantes en prévoyant
un programme faisable et optimal de diffusion et d’exploitation des résultats durant
le sous projet et notamment après la fin du financement du fonds.
(Évaluée sur 10 points parmi 100).
Efficience de la budgétisation.La proposition devrait démontrer que les activités
proposées pour atteindre les résultats escomptés et les objectifs du sous projet
seront exécutées aux moindres couts possibles et avec un maximum de bénéfice pour
la communauté (évaluée sur 10 points parmi 100).
1.2 Pour les notes conceptuelles
•
Si la pré sélection des notes conceptuelles s’avère nécessaire, on se limitera aux critères liés
à la pertinence (20 points sur 100 points), la qualité du partenariat et son engagementà
toutes les étapes de préparation, de mise en œuvre et de suivi et évaluation du devenir des
diplômés (30 points sur 100 points), la méthodologie pour la préparationet la mise en
œuvreet en particulier la qualité de l’approche méthodologique, la pertinence du lien des
résultats attendus avec les objectifs et sous objectifs du sous projet, la distribution judicieuse
des responsabilités et des tâches au sein du consortium(40 points sur 100) et enfin la
dissémination et pérennisation des résultats au moyen d’un programme faisable et optimal
de diffusion et d’exploitation des résultats durant le sous projet et notamment après la fin du
financement du fonds(10 points sur 100 points).
4. Guide pour la présentation d’une note conceptuelle
Le guide et le canevas de candidature se basent sur le concept de matrice de cadre logique ; les
candidats sont invités à s’y initier.Le canevas de candidature abordera successivement les
rubriques suivantes ; les candidats sont invités à les compléter.
4.1 Définition de l’activité proposée pour l’allocation (ouconception du sous
projet)
4.1.1 La justification du sous projetconsiste à
- Donner une description du contexte dans lequel le sous projet opérera ;
- Analyser les problèmes(s), rechercher leurs causes, identifier des solutions ;
- Choisir et justifier LA problématique à traiter par le sous projet ainsi que lelien avec les
stratégies de développement des différents partenaires,
Les problématiques sont des situations et des comportements qui vous empêchent
de mettre à profit vos forces et vos opportunités ou qui accentuent vos faiblesses et
vos risques.
L’identification des problématiques est un processus obligatoirement participatif.
Faire participer à la réflexion tous les acteurs et les représentants des bénéficiaires
est la condition sine qua non de l’appropriation, de l’utilisation des résultats et de
leur pérennité. Ce processus participatif est aussi important que le résultat.
Plusieurs outils d’identification et d’hiérarchisation des problématiques sont
disponibles : Analyse SWOT (Forces, Faiblesses, Menaces et Opportunités), arbre à
problèmes (exemple : ERASMUS, http://www.youtube.com/watch?v=S53DCEd6Avc),
diagramme
d’Ishikawa
(http://www.commentprogresser.com/outildiagrammecauseeffet.html ), etc.
7|
Le diagnostic des cursus existants pourrait se référer également à des référentiels et
standards internationaux développés par les
agences d’évaluation et
d’accréditation,le CAMES ou dans le cadre de projets francophones (AUF) ou
européens de type Tempus et Eramus.
-
-
Faire référence à, et prendre en considération les enseignements tirés d’autres
projets/programmes mis en œuvre dans d’autres secteurs ou dans un environnement
similaire (extraits d’études et de comptes- rendus d’évaluation)
Indiquer clairement les objectifs généraux et spécifiques du sous projet ainsi que les
groupes cibles (bénéficiaires des résultats) et secteurs impliqués.
Leçons apprises :
Les leçons apprises sont des conclusions transférables comme un principe général pouvant
être appliqué dans des contextes autres.
Elles ne doivent pas être très générales ni trop spécifiques.
Une leçon devrait spécifier le contexte dont elle est extraite, être applicable dans un contexte
différent (préciser le champ de dissémination) et servie de guide pour une éventuelle
dissémination/réplique.
Les enseignements peuvent être classés par catégories selon un schéma agrégé :
1- Enseignements thématiques spécifiques à un secteur donné.
2- Stratégie d’intervention (exemple : développement des compétences à l’échelle
individuelle, institutionnelle ou à un niveau de politique, politique de conseil,
partenariat public-privé, planification stratégique participative, Système de
suivi/évaluation retenu, Mise en pratique d’outils d’apprentissage, arrangements
interinstitutionnelles de gestion de projets, Planification collaborative/de
coordination avec les bénéficiaires).
4.1.2 La qualité du partenariat est à démontrer en :
- Justifiant la constitution du partenariat engagé dans le sous projet en mettant en exergue
leurs aptitudes, savoir-faire spécifiques, leur expérience pertinente, les contacts
profitables au sous projet et nécessairesà la réalisation de l’objectif du sous projet. Pour
chaque membre du consortium, il sera demandé un curriculum concis (des membres de
l’équipe du sous projet) qui doit préciser les compétences qui seront mises à la
disposition du sous projet ainsi qu’une liste des projets auxquels les différents
partenaires ont déjà participé dans le domaine concerné.
- Décrivant l’engagement des partenaires et leur participation dans la préparation du sous
projet. Une lettre d’approbation type sera présentée en vue de confirmer leur rôle et
volonté de participer au sous projet.
4.2 Plan de travail ou envergure de l’activité proposée pour l’allocation.
8|
4.2.1
Description du sous projet.
La description du sous projet devrait êtreliée de manière claire et directe avec la
problématiqueidentifiéeprécédemment et à traiter. Il s’agit de :
-
-
-
-
Rappeler les objectifsspécifiques que le sous projet est censé atteindre à son terme.
Définir les résultats (et produits) attendus de la mise en œuvre. L’objectif spécifique est
atteint grâce à l’obtention d’un certain nombre de résultats ou produits dont l’utilisation
par les bénéficiaires garantit le traitement des causes de la problématique à résoudre.
Ces résultats devraient êtredécrits dans le temps et un responsable devrait êtredésigné
pour chaque résultat.
Tout objectif devrait être S.M.A.R.T : Spécifique, Mesurable, Adapté, Réaliste et, Limité
dans le Temps.
Les résultats sont d’ordre intangible et les produits sont des produits tangibles.
Proposer, pour parvenir à chaque résultat ou produit, un ensemble
d’activitésappropriées à accomplir.
Préciser, pour chaque activité, les moyens à mettre en œuvre et jugés nécessaires en
termes de ressources humaines, d’équipement, de matériel et déplacements. Ces moyens
doivent être appropriés et suffisants a la réalisation des activitésprévues.
Choisir les indicateurs appropriés (SMART) pour mesurer la progression (pendant toute
la durée du sous projet) vers les résultats escomptés, l’objectif spécifique et l’objectif
général. Ils doivent êtreconsidérés comme un moyen d’évaluation continue interne au
sous projet. Prévoir une activité pour la collecte régulière des valeurs de ces indicateurs
au besoin.
Indiquer les situations, événements, conditions ou décisions susceptible d’influer sur la
mise en œuvre des activités, la réalisation des résultats attendus et l’atteinte des
objectifs. Il y a lieu de distinguer les risques internes au partenariat et les risques
exogènes. Dans le cas de risques internes au partenariat, la proposition devrait inclure
des activités pour les couvrir.
4.2.2
Tableau synthétique et/ou matrice de cadre logique
Il s’agit de consigner l’ensemble des informations dans un tableau synthétique du sous projet
(TSP) ou matrice de cadre logique (MCL). Au-delà de l’aperçu global du projet, ces outils
servent à assister les candidats dans la conception de leur sous projet,sa planification, sa
mise en œuvre et son suivi.
4.2.3
Tableaux des résultats et activités
Pour chaque résultat attendu, il s’agit de fournir une description précise des activités etdes
ressources nécessaires àleurs exécutionset de proposer un calendrier de mise en œuvre. Les
détails doivent figurer dans les tableaux des résultants et activités.
9|
4.3 Implémentation du sous projet ou arrangements de mise en œuvre.
4.3.1
Organisation pour le suivi et l’évaluation internes de la mise en œuvre.
Cette partie devrait tenir compte du système externe de suivi de la mise en œuvre des sous
projets prévu par le fonds et :
•
•
Décrire la stratégie et les activités internes pour suivre la mise en œuvre du sous projet
et garantir sa qualité d’exécution. Il s’agit de proposer des mécanismes pour mesurer
l’achèvement des résultats attendus ainsi que des mécanismes d’ajustement en cas de
dépassement des délais ou de non atteinte de la qualité voulue. Les mécanismes
envisageables sont, entre autres, l’évaluation par les conseils scientifiques, les comités
d’évaluation interne institutionnels (envisager leur mise en place), les pairs (associer si
besoin des équipes de projets similaires, nationaux ou internationaux pour tirer un
bénéfice de leur expérience), les organes d’accréditation externes (Agence d’évaluation
de l’enseignement et la recherche, en préparation), les enquêtes d’évaluation, etc..
Donner une estimation financière de ces activités et fournir la fiche d’activités
correspondante.
4.3.2
Planification de la dissémination et de la pérennisation des résultats.
Cette partie consiste à :
-
-
proposer une stratégie pertinente de diffusion des résultats du sous projet et des leçons
apprises et à décrire les activités que le sous projet compte mettre en œuvre aux fins.
Identifier les résultats et/ou activités du sous projet à pérenniser au-delà du terme du
financement par le fonds et à donner un budget estimatif à mobiliser ainsi que les
sources de financement potentielles ou avérées.
Analyser les perspectives et menaces en rapport avec la pérennité du sous projet et
identifier les principaux facteurs favorables pour assurer cette pérennité. Ces facteurs
peuvent être contextuels (soutien universitaire, national ou socio-économique) ou
propre au sous projet (qualité de la conception, participation des partenaires, gestion
efficace, participation active de la population cible, capacité à lever et à générer des
fonds supplémentaires).
Décrire les mesures concrètes et activités pour assurer la pérennité du sous projet en se
basant sur les facteurs précédemment identifiés et à estimer le financement nécessaire
(compléter la fiche de résultat/activités correspondante).
4.3.3
Gestion du sous projet et Plan de mise en œuvre.
a) Amélioration de la capacité institutionnelle de gestion pédagogique, administrative
et financière.Une partie des financements accordés aux lauréats, plafonnée à 10% de
l’allocation individuelle, sera dédiée au renforcement des capacités institutionnelles
des établissements de formation dont ils relèvent et qui seront chargés de
l’exécution. Dans cette rubrique, Il s’agit de :
10 |
-
proposer un ensemble d’activités cohérent et de donner la preuve qu’elles
s’inscrivent dans les stratégies de développement des partenaires et des
ministères,
d’identifier les résultats et produits pouvant faire l’objet d’une mutualisation
et d’une complémentarité avec d’autres projets et,
de fournir la fiche d’activités correspondante.
b) Gestion du sous projet.Plus précisément, cette partie devrait décrire le rôle et la
responsabilité de chaque partenaire au sein du consortium. Pour cela :
- Lister les tâches et estimer le temps à réserver pour s’assurer d’une gestion
efficace du sous projet et ce, par les différents partenaires.
- Décrire l’organisation de gestion du consortium, les modalités de
communication et de prises de décisions et les mécanismes d’arbitrage en
cas de divergences d’opinion.
- Donner une estimation des frais de gestion dans la limite des activités
éligibles au fonds (frais de personnel d’appoint, d’équipements, d’impression
et de publication, de séjour et voyages, etc..).
c) Plan de mise en œuvre.Un calendrier de mise en œuvre selon le format (qui sera
fourni ultérieurement) est à élaborer pour chaque année d’exécution.
4.3.4
Budgétisation.
Cette rubrique vise à décrire les mesures adoptées pour s’assurer (et donner la preuve) que les
résultats du sous projet seront atteints à moindre cout ; il est recommandé de :
• Préciser le principe selon lequel le budget a été réparti entre les partenaires.
• Etablir les tableaux récapitulatifs des couts par catégorie de dépense éligible
(conformément aux TDRs) en prenant soin de respecter les plafonds correspondants tels
que précisés dans le manuel du Fonds ou, le cas échéant dans l’appel à propositions. Le
non-respect de ces plafonds risque de sous évaluer le sous projet voire de le rejeter.
• Etablir le tableau récapitulatif du sous projet dans sa globalité en précisant les sources
de financements (IDA, Fonds propres, autres) ainsi qu’une proposition de décaissement
prévisionnel (annuel) cohérente avec le calendrier de mise en œuvre des différentes
activités.
Pour chaque partenaire autre que les institutions de formation publics et les organisations
internationales de droit public, fournir un rapport d’audit externe délivré par un auditeur agréé et
devant certifier les comptes du dernier exercice financier disponible et donner une appréciation de
la viabilité financière du partenaire.
11 |
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
0
Taille du fichier
238 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler