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Cahier des Charges - audit énergétique

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Direction Générale de l'Administration et du Patrimoine
Direction du Patrimoine
Service de l'Entretien du Patrimoine
CAHIER DES CHARGES
AUDIT ENERGETIQUE DES BATIMENTS TOUR ET R+12 DU SIÈGE ET DE L'IMMEUBLE
FONCTIONNEL DE L'AGENCE PRINCIPALE DE LA BCEAO A DAKAR.
Février 2016
Avenue Abdoulaye FADIGA
BP 3108 – Dakar - Sénégal
Tel.(221) 33 839 05 00 / Fax. (221) 33 823 93 35
www.bceao.int
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Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures d’économie d’énergie de ses bâtiments, la
Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) envisage de recruter un cabinet
spécialisé, pour la réalisation d'un audit énergétique de l'immeuble de la Tour et du bâtiment
R+12 de son Siège ainsi que de l'immeuble fonctionnel de son Agence Principale à Dakar.
Cette démarche vise à identifier des gisements d’économie d’énergie et à proposer des
actions structurantes à mettre en œuvre pour rationaliser les consommations.
1. Objectif de l’audit énergétique
L'audit énergétique devra permettre, à partir d’une analyse exhaustive des données de chaque
site, de formuler une proposition chiffrée et argumentée des moyens fonctionnels et structurels
à mettre en œuvre afin de réduire la facture énergétique.
L’audit devra permettre également de préparer les missions de maîtrise d’œuvre à venir, de
choisir des intervenants compétents, de faire réaliser et réceptionner les travaux immobiliers et
de gérer les consommations énergétiques.
2. Caractéristiques des bâtiments à auditer
2.1. Siège de la BCEAO
Les bâtiments concernés au Siège de la BCEAO, situé à l’Avenue Abdoulaye FADIGA à
Dakar, peuvent être décrits comme suit :
2.1.1 - La tour : datant de 1979, elle comporte 22 niveaux dont :
➢ 1 sous-sol ;
➢ 1 rez-de-chaussée ;
➢ 1 mezzanine ;
➢ 19 étages .
2.1.2 - Bâtiment R+12 : achevé en 2002, il comporte 13 niveaux dont :
➢ 1 rez-de-chaussée ;
➢ 12 étages ;
➢ 3 terrasses accessibles aux 3ème, 7ème et 12ème étages.
2.2. Agence Principale de Dakar :
L'immeuble fonctionnel, construit en 1991, est situé sur le boulevard Général de
Gaulle, Triangle Sud à Dakar et comprend :
➢ 1 rez-de-chaussée ;
➢ 12 étages ;
➢ des terrasses accessibles.
3. Installations techniques à auditer
Les bâtiments décrits ci- dessus renferment les installations techniques ci-après :
➢ les installations électriques (postes de transformation, Tableaux Généraux Basse
Tension (TGBT), groupes électrogènes, onduleurs, éclairage de sécurité, coffrets
divisionnaires et terminaux de commande et de protection des équipements, etc) ;
➢ les installations de sécurité incendie (moyens de secours, de détection,
d'asservissement, d'alarme et de protection contre l'incendie, etc.)
➢ les installations de climatisation et de ventilation mécanique ;
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➢ les installations de plomberie sanitaire et incendie (station de surpression, RIA,
réseau de distribution et robinets, etc.) ;
➢ les installations de parafoudre et de paratonnerre de protection des immeubles ;
➢ les installations d'appareils de levage (ascenseurs, monte-charges, tables
élévatrices, nacelles, pont roulant, chariots élévateurs, etc.) ;
➢ les portails et barrières automatiques ;
➢ les installations de gaz.
4. Normes
L'audit énergétique devra être réalisé suivant les exigences générales de méthode et de
qualité pour leur préparation, réalisation et restitution, définies par la norme NF EN 16247-1 :
2012 complétée par les dispositions particulières précisées dans les normes NF EN 16247-2 :
2014 relatives aux bâtiments.
5. Prestations attendues de l’audit énergétique
Ces prestations seront conduites en 4 phases distinctes :
Phase 1 : État des lieux
Les bâtiments feront l'objet d'un examen approfondi en vue de recueillir les éléments
nécessaires à la réalisation des phases 2, 3 et 4 de l’audit énergétique.
L’état des lieux à réaliser comprend notamment :
•
le recueil des informations disponibles (factures, plans de bâtiments, schémas des
réseaux électriques et de fluides, données de suivi énergétique, abonnements et
contrats d’exploitation) ;
•
la caractérisation des locaux en fonction des facteurs climatiques extérieurs et
intérieurs des bâtiments (données météo locales, organisation du site, zonage
climatique et utilisation des bâtiments) ;
•
le relevé sur les sites et la description détaillée du bâti et des installations (état du bâti
et des installations, plans des réseaux de fluides, etc) ;
•
un contrôle du fonctionnement des installations avec des outils d’investigation
appropriés (débit de ventilation, température de consigne, hygrométrie intérieure,
éclairement moyen, infiltrométrie de l’enveloppe et des réseaux, etc) ;
•
un examen des modes de gestion des énergies (tarification, nature et durée des
contrats d'énergie) ;
•
toutes autres informations nécessaires à la bonne exécution de la mission. A cet
égard, une visite des sites concernés pourrait être organisée à la demande des
cabinets intéressés avant la formulation des offres.
Phase 2 : Bilan énergétique et préconisations
Les données recueillies seront analysées par le prestataire en procédant aux calculs et aux
interprétations qui permettront de mettre en évidence les améliorations à envisager.
A cet effet, il réalisera :
a) une analyse critique de la situation existante en s’attachant aux anomalies ou aux
déficiences observées sur les sites. Ce bilan portera sur les conditions d’occupation et
d’exploitation des bâtiments, la qualité de l’enveloppe, le renouvellement d’air, la qualité et le
fonctionnement des installations techniques et autres équipements consommateurs d’énergie.
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L’analyse des installations soulignera leurs points défectueux et l’adéquation avec les
différents zonages, la nature et le dimensionnement des équipements, et enfin la configuration
des circuits de distribution (y compris électriques).
L’analyse des conditions d’exploitation portera sur l’adéquation des besoins avec les contrats
et les tarifs utilisés, la nécessité de mettre en place un suivi des consommations et la
vérification des bonnes conditions d’exploitation.
Le prestataire ne négligera aucun gisement d’économie d’énergie et analysera tous les
éléments ayant un impact sur le bilan énergétique des bâtiments. Il attachera une attention
particulière à l'éclairage artificiel en veillant notamment à une utilisation optimisée de la
lumière naturelle. Il vérifiera la pertinence de la régulation et les possibilités de couplages
énergétiques des différents usages ;
b). un bilan énergétique global des sites, en tenant compte de tous les usages importants :
consommations de la climatisation et du conditionnement d’air, consommations des autres
usages thermiques, consommations des usages électriques conventionnels, et
consommations des autres usages spécifiques de l’électricité.
Les consommations réelles, issues des mesures, des relevés et des factures des trois
dernières années seront confrontées avec les résultats obtenus par un calcul théorique des
consommations. La méthode retenue pour le calcul théorique sera explicitée (durée de
climatisation, température de consigne, variations climatiques exceptionnelles, usages
intermittents, etc) et fondée sur un recoupage cohérent avec celui des relevés de
consommation réelle. Les écarts observés avec les consommations réelles seront commentés
et s’appuieront sur les anomalies décelées au cours de l’état des lieux ;
c). une énumération des améliorations possibles en distinguant les actions correctives
permettant un gain immédiat (programmation de l’installation de climatisation, modification des
contrats d’entretien et d’exploitation des équipements, optimisation des tarifications
énergétiques, remplacement des ampoules, respect des températures de consigne), de celles
impliquant un investissement (isolation des murs et des planchers, remplacement des
menuiseries, gestion des équipements y compris de façon centralisée, remplacement
d’équipements, substitution d’énergies, etc).
Le prestataire proposera, si nécessaire, des évolutions des outils de maintenance, les
possibilités de diversification énergétique, de substitution et/ou d'utilisation de techniques
nouvelles.
Il établira un tableau rappelant les paramètres principaux sur lesquels porteront les
améliorations (déperditions, consommations, rendements, etc) et donnera des indications
chiffrées sur les objectifs d’amélioration visés pour chaque action ;
d). une analyse de l’impact énergétique et environnemental des préconisations, poste par
poste.
Il est rappelé que l’utilisation des grandeurs physiques, comme les coefficients et les ratios, ne
pourrait constituer qu'un repère utile, sans se substituer aux mesures et calculs, à ce stade de
la prestation.
Phase 3 : Programmes d’amélioration
Des scénarios de réhabilitation seront ensuite élaborés sur la base de programmes
d’amélioration cohérents et adaptés aux caractéristiques de chacun des bâtiments, pour
permettre à la BCEAO d’orienter son intervention dans les meilleures conditions de coût et de
délai.
Ces programmes seront présentés sous la forme de «bouquets» de réalisations
indissociables, correspondant à un niveau de performance énergétique global après travaux.
Trois scénarios seront impérativement envisagés :
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a) le premier portera, à minima, sur une réduction de 25% des consommations globales
d’énergie des bâtiments
b) le deuxième correspondra à un objectif de réduction de ces consommations de 50%.
c) le troisième visera à une réduction de 75% de ces mêmes consommations.
Les programmes d’économies d’énergie ne se limiteront pas aux cinq usages conventionnels :
refroidissement, eau chaude sanitaire, chauffage, éclairage et auxiliaires (pompes,
ventilateurs, etc). Toutefois, un calcul réglementaire permettra de vérifier la conformité des
préconisations sur ces cinq usages, afin de situer les gains énergétiques par rapport à l’état
initial.
Ces programmes d’amélioration porteront sur :
•
les actions correctives ne nécessitant pas de travaux et portant sur les conditions
d'utilisation et de meilleure exploitation du bâtiment (températures de climatisation et
de conditionnement d'air, ralentis de nuit ou d’inoccupation, modification du contrat
d'exploitation, révision des organes et durées de programmation minuterie, etc).
•
les travaux techniquement envisageables sur le bâti, les installations techniques et les
autres équipements ou usages spécifiques, en tenant compte des interactions entre
les améliorations proposées (par exemple, reprise de l'équilibrage et re-réglage des
régulations en cas de travaux d'isolation des parois, etc).
Le prestataire éclairera la BCEAO sur les attendus de ces programmes et proposera pour le
besoin :
•
une description détaillée des interventions à mettre en œuvre (quantités, type de
matériel, performance visée, conditions de mise en œuvre, etc.) ;
•
une comparaison entre les consommations, avant et après travaux, sur l'ensemble du
programme proposé ;
•
une évaluation éventuelle des réductions d’émissions de gaz à effet de serre ;
•
les gisements d’économies, exprimés en kWh, sur chacun des postes et globalement.
Phase 4 : Analyse financière
Les scénarios de réhabilitation, tels que définis dans la «Phase 3: Programmes
d’améliorations », feront l’objet d’une analyse financière détaillée.
Elle sera produite à partir de la méthode du « coût global » et prendra pour hypothèses :
•
l’évolution des prix des énergies selon le taux de croissance annuel moyen ;
•
des périodes d’amortissement de 10, 20 et 30 ans pour le calcul du temps de retour
sur investissement.
Ces estimations seront ensuite comparées à un scénario de base évalué sur le prix des
énergies de l’année en cours, pour mettre en évidence les économies générées sur les
charges d’exploitation et de maintenance, pour chacune des périodes définies.
L’analyse fera ressortir, pour chaque scénario :
•
le coût prévisionnel des travaux (montant prévisionnel global et par poste) ;
•
le coût d’exploitation pour chacun des usages (usages conventionnels et usages
spécifiques d’électricité) ;
•
le coût d’entretien des installations ;
•
le coût de renouvellement prévisionnel du matériel lourd sur la durée prise pour
l’analyse en coût global ;
•
le temps de retour prévisionnel de l’investissement sur l’ensemble des postes.
Les investissements correspondants et leur temps de retour seront précisés sur la base d’une
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estimation budgétaire préliminaire à plus ou moins 10 %.
La source d’information utilisée pour les coûts de référence choisis sera mentionnée afin de
permettre à la BCEAO une actualisation ultérieure du chiffrage proposé. Les interventions
complexes feront l’objet d’études plus détaillées, si nécessaire.
6. Modalités de réalisation des prestations
Le prestataire précisera dans son offre :
•
la date de début ou la période de réalisation de l’audit ;
•
le délai de réalisation de l’audit et la date limite de remise du rapport d’audit à la
BCEAO ;
•
le montant hors taxes détaillé de la prestation par bâtiment.
Pour le besoin :
− Il réalisera une visite préalable sur sites, si nécessaire, pour appréhender les enjeux de la
mission ;
− Il rédigera une note méthodologique pour expliciter les conditions d’exécution de sa
prestation (étapes et validations, garanties, limite de prestation) et formulera les pré-requis
nécessaires au bon déroulement de la mission (informations attendues de la BCEAO,
campagne de comptage préalable à l’audit, moyens d’accompagnement, durée, etc.).
Le prestataire pourra, le cas échéant, adapter son intervention en fonction de la singularité des
sites.
7. Modalités de suivi et de restitution des prestations
La restitution devra comporter au minimum un rapport d’audit écrit avec ses annexes, les
rapports d’étapes correspondant à la mission d’accompagnement et une fiche de synthèse.
Le prestataire remettra au minimum un rapport écrit sur support papier et électronique en
fichier modifiable.
8. Qualifications du prestataire
Le prestataire sera reconnu compétent pour réaliser l'audit énergétique s'il est titulaire d'un
signe de qualité (certificat) conforme au référentiel d'exigences de moyens et de compétences
défini par la norme NF X 50-091.
Il devra disposer de ses propres spécialistes possédant des compétences dans le domaine de
l'électricité courants forts, de la climatisation et du clos et couvert.
Les moyens techniques du prestataire seront à minima les suivants : luxmètre, wattmètre,
ampèremètre, voltmètre, pince ampèremétrique, équipements de mesure des températures et
des débits de ventilation, analyseur de combustion, caméra thermique, logiciel de simulation
thermique dynamique.
A cet égard, tout soumissionnaire doit fournir :
–
les profils, les qualifications et l'expérience professionnelle de son personnel technique
ayant un rôle opérationnel dans la production et/ou la validation des audits
énergétiques ;
–
la liste des audits énergétiques achevés sur les trois dernières années et attestés par
les donneurs d'ordre accompagnés des rapports d'audit correspondants ;
–
la liste de ses moyens techniques dont la possession ou l'utilisation est attestée par
des factures d'achat et/ou de location.
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