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colloque-laboratoire - L`imprévu : de l`erreur à l`errance

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Serge Cardinal, Frédéric Dallaire et Mario Gauthier
Comité d’organisation
Équipe technique
Ariel Harrod, assisté de Simon Gervais et Pierre Lavoie
Équipe logistique
Karine Bouchard, assistée de Sébastien Belval, Jean-Frédéric Bergeron Poudrier, Jérémie Carvalho,
Charlotte Gagné-Dumais, Marina Grozdanova, Emmelyne Peault et Guillaume Roux-Girard
Équipe graphique
Marie-Marcelle Dubuc et Solenn Hellégouarch
Partenaires
Photo : Atelier de sculpture - modèle vivant, [1950 ou 1951]. Service de ciné-photographie - Province de Québec - négatif 52511. Archives UQAM. Fonds d’archives de l’École
des beaux-arts de Montréal (5P), boîte 2234C44a. Graphisme : Solenn Hellégouarch.
Comité scientifique
l’imprévu
de l’erreur
à l’errance
COLLOQUE-LABORATOIRE
de recherche-création
Avec Sandeep Bhagwati • Jean Dubois • Mario Gauthier • Anne-Françoise Jacques • François-Joseph
Lapointe • Erin Manning et le Senselab • Martin Marier • Pierre Michaud et l’ensemble Ohms&Fohms
Christof Migone • Anne-Marie Ouellet • Jean-Paul Quéinnec • Thomas Sinou • Jean-Pierre Vidal
17 et 18 mars 2016
Ancienne École des beaux-arts
3450, rue Saint-Urbain, Montréal
Crédits photos :
C1 • Atelier de sculpture - modèle vivant, [1950 ou 1951]. Service de ciné-photographie - Province de Québec - négatif 52511. Archives UQAM.
Fonds d’archives de l’École des beaux-arts de Montréal (5P), boîte 2234C44a.
Programme & information
www.colloqueimprevu.ca
C3, en haut • Atelier de sculpture - modèle vivant, [1950 ou 1951]. Service de ciné-photographie - Province de Québec - négatif 52494. Archives UQAM.
Fonds d’archives de l’École des beaux-arts de Montréal (5P), boîte 2234C43.
C3, en bas • Atelier de modèle vivant, 1924. Photographie : Rice Montréal. Archives UQAM. Fonds d’archives de l’École des beaux-arts de Montréal
(5P), boîte 2234C45.
C4 • Personnel de l’École des beaux-arts de Montréal, 1924. Archives UQAM. Fonds d’archives de l’École des beaux-arts de Montréal (5P), boîte 2247C8.
Dirigé par Frédéric Dallaire et Serge Cardinal. Organisé par La création sonore : cinéma, arts médiatiques, arts du
son. Avec le soutien de l’Observatoire interdisciplinaire de création et de recherche en musique (OICRM), la Faculté
des arts et des sciences et le Vice-décanat à la recherche, à la création et à l’innovation de l’Université de Montréal, le
Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal, Hexagram-UQAM.
ENTRÉE LIBRE
Il y a un but, mais pas de chemin ; ce que nous appelons chemin, c’est l’hésitation.
- Franz Kafka, Les Aphorismes de Zürau.
Si vous adoptez la méthode pragmatique, il faudra faire ressortir de chaque idée sa valeur réelle pratique et la mettre
à l’épreuve en la plongeant dans le flux de votre expérience. Une idée apparaît dès lors moins comme une solution que
comme une indication sur les divers changements qu’on peut faire subir aux réalités existantes.
Les théories deviennent ainsi des instruments. - William James, Le Pragmatisme.
Ce colloque-laboratoire est né d’une question
à double tranchant : à quelles conditions les
matières et les outils d’un créateur peuvent-ils
devenir des matériaux et des instruments pour
penser sa propre création ? Inversement, comment
des idées, des concepts, des théories, peuvent-ils
problématiser – déclencher, guider, détourner,
perdre, etc. – le processus de création ? C’est
cette double question qui animera les activités du
colloque. Afin d’assurer à cette double question
sa plus grande efficacité, nous lui avons donné
un cadre concret de résonance et de dissonance :
le rôle de l’imprévu, de l’erreur et de l’errance
dans la recherche-création. L’imprévisibilité n’est
pas toujours un danger ou un obstacle qu’il faut
réduire ou contrôler pour arriver à ses fins, mais
souvent un risque qu’il faut courir et parfois
provoquer pour mieux déjouer des logiques de
travail ou de pensée qui nous ont rendus trop
insensibles aux bruissements du possible. Qu’il
érige une loi de la physique ou qu’il compose
un texte musical, le chercheur et créateur est
inévitablement lancé dans un espace dont la
cartographie mobile est une recombinaison
constante de gestes volontaires et involontaires,
de repères théoriques et d’intuitions pratiques. Il
nous semble qu’il existe des espaces d’imprévu,
d’erreur et d’errance dont parlent rarement
les artistes et les chercheurs, bien qu’ils les
fréquentent souvent : ce sont ces espaces que ce
colloque-laboratoire veut explorer.
Nous avons donc imaginé un dispositif permettant de donner une réalité au trait d’union
entre la recherche et la création. Ce dispositif,
c’est le « colloque-laboratoire » : un système de
relais entre bricolages de matériaux et échafaudages théoriques, avec pour chambre d’échos
l’ancienne École des beaux-arts de Montréal, cet
espace historique, culturel et politique qui garde
évidemment la mémoire d’une autre articulation
entre pratique artistique et pratique théorique.
Les chercheurs-créateurs pourront occuper les
vastes corridors, les demi-étages, les pièces aux
multiples ramifications de l’École des beaux-arts
pour y situer leur réflexion performative, installative, audio-visuelle, musicale, etc. Un colloque
peut devenir un laboratoire si, tout en restant
un lieu d’échanges, il devient aussi un dispositif
d’expérimentation où les chercheurs-créateurs réfléchissent à leurs processus de pensée et transmettent les résultats de cette réflexion par les
moyens mêmes de leur pratique artistique, artisanale, médiatique, poétique, etc. Nous espérons
que le dispositif du colloque-laboratoire fera bifurquer les sentiers habituellement empruntés par
les chercheurs universitaires : s’il existe quelque
chose comme la recherche-création, cela doit
trouver une manifestation propre jusque dans les
activités de transmission des connaissances. D’où
l’idée de rassembler des outils – des écrans, des
projecteurs, des haut-parleurs, des ordinateurs,
une console, une scène, des éclairages –, de
les mettre à la disposition des chercheurscréateurs, en les invitant à exposer ou à performer
concrètement leurs hypothèses, à les éprouver et
les mettre à l’épreuve, à les partager avec leurs
pairs et un large public.
À travers la recherche-création propre à chacun
des participants, il s’agira d’explorer quatre
territoires problématiques : 1) Qu’est-ce qui
gagne véritablement le statut d’erreur, d’imprévu
et d’errance dans une pratique de recherchecréation ? 2) Quels rapports entretiennent
l’erreur, l’imprévu et l’errance avec les protocoles
techniques, les normes de travail, les attentes du
milieu artistique (ou scientifique) ? 3) Quel rôle
joue l’imprévu dans les rapports établis entre
la théorie et la pratique ? 4) Peut-on planifier
ou conceptualiser à l’avance une erreur ou une
errance ? Qu’est-ce qui reste de l’erreur et de
l’imprévu dans l’œuvre finie ? L’exploration de ces
quatre territoires devrait être l’occasion pour les
participants (chercheurs, artistes et étudiants) de
réfléchir à la singularité de la recherche-création
dans la production du savoir.
En définitive, ce colloque-laboratoire veut
donner une réponse concrète et efficace à la
question suivante : Comment faire en sorte
qu’un projet de recherche-création participe
de manière pleine et entière à l’avancement des
connaissances, et ce, sans rien concéder sur le plan
de l’expérience sensible ? Si l’exercice supérieur
de la recherche-création consiste à poser et à
explorer un problème par les moyens des images,
des sons, de la musique, des mots, du montage,
du mixage, de la performance, alors quelles idées
sensibles et pragmatiques de l’imprévu, de l’erreur
et de l’errance deux jours d’expérimentation
en colloque peuvent-ils produire ? Le dispositif
de ce colloque a donc pour but de susciter une
réflexion rigoureuse, soutenue et systématique
sur la recherche-création elle-même, de sorte à
déterminer avec le plus de force possible a) sa
logique singulière ; b) son efficacité intellectuelle
et pratique ; c) ses visées épistémologiques
propres ; d) sa complémentarité avec les autres
types de recherche ; e) son articulation entre la
théorie et la pratique.
– Frédéric Dallaire et Serge Cardinal
Jeudi 17 mars 2016
8h45 • Accueil des participants
9h15 • Mots de bienvenue.
Trajectoires de la recherche-création :
la pensée, le fortuit, l’inéluctable
Frédéric Dallaire (Laboratoire de création sonore –
UdeM et UQAM)
10h • Techniques for Anarchiving
(1re partie)
Senselab
10h30 • Première transition improvisée
de l’ensemble Ohms&Fohms*
10h45 • Pause
11h15 • Fausses manœuvres,
comment échouer mieux
Jean Dubois (UQAM)
Arts visuels et médiatiques
12h00 - Dépistages en cours :
Record Release (1re partie)
Christof Migone (University of Western Ontario)
Art sonore
12h15 • Dîner
13h30 • Inventions non-cataloguées
Anne-Françoise Jacques
Installation performative d’art sonore
14h15 • Deuxième transition improvisée
de l’ensemble Ohms&Fohms*
14h30 • Composing Beauty Through
Creative Misunderstandings
Sandeep Bhagwati (Concordia University)
Présentation et performance musicale
15h15 • Pause
15h45 • Traité des multiples avatars du
hasard en art ou de l’inadvertance de la
coïncidence en science
François-Joseph Lapointe (UdeM)
Recherche artistique et création scientifique
16h30 • Matériaux imprévus –
Formes itinérantes
Pierre Michaud (UdeM) et l’ensemble Ohms&Fohms
Musique mixte
17h30 • Vin d’honneur et lancement
montréalais de la publication Semblances
Présentée par Avatar,
centre d’artistes en art audio et électronique
* Pierre Michaud (électronique, clarinettes), Ida Toninato
(électronique, saxophones), Martin Marier (électronique,
éponge), Ana Dall’Ara Majek (électronique, harpe)
Vendredi 18 mars 2016
9h • Accueil des participants
9h30 • Q. E. D.
Mario Gauthier (Laboratoire de création sonore – UdeM)
Installation sonore et réflexion in situ
10h15 • Le développement de l’éponge :
faire preuve de souplesse pour
dompter la mollesse
Martin Marier (UdeM)
Atelier de lutherie
11h00 • Pause
11h30 • Cartographies de l’attente :
une scène sans bord pour
un dispositif dispersif
Jean-Paul Quéinnec (UQAC, chaire de recherche
du Canada « Dramaturgie sonore au théâtre »)
Expérimentation théâtrale
12h20 • Dîner
13h45 • Dépistages en cours :
Record Release (2e partie)
Christof Migone (University of Western Ontario)
Art sonore
14h15 • Sonoriser le manque,
amplifier la perte
Anne-Marie Ouellet (Université d’Ottawa)
et Thomas Sinou (L’eau du bain)
Expérimentation théâtrale
15h • Pause
15h30 • Techniques for Anarchiving
(2e partie)
Senselab
16h00 • Synthèse du colloque. Crise devers.
Vers une épistémologie comparée.
Jean-Pierre Vidal (FRQSC et UQAC)
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