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CATALOGuE - Galartis SA

IntégréTéléchargement
GALARTIS
130
Exposition
Galartis Lausanne, rue du Grand-Chêne 8
du mardi 15 au samedi 18 mars 2016
Vente
Lausanne Palace & Spa, salon Olympique
samedi 19 mars 2016
Cabinet d’expertise
Grand-Chêne 8
CH-1003 LAUSANNE
T +41 21 312 98 18
fondé en 1980
samedi 19 mars 2016
Galerie du Rhône
Grand-Pont 17
CH-1950 SION
T +41 27 322 00 50
fondée en 1990
GALARTIS
Hôtel deS Ventes
Bois-Genoud 1
CH-1023 CRISSIER
LAUSANNE
T +41 21 695 25 25
F +41 21 695 25 20
fondé en 2010
www.galartis.ch
GALARTISSA
Catherine Niederhauser
Pierre Alain Crettenand
Arnaud Tellier • Expert horloger
G
G
G
Bruxelles
Bâle
Delémont
G
Bienne
Neuchâtel
G
Caen
Rennes
Berne
GG
Lausanne
Bretagne – Pays de la loire
Genève
G
G
Paris
G G G
Metz
Châlons-en-Champagne
Strasbourg
Dijon
Nantes
GG
Besançon
Déborah PEREZ
+41 79 695 15 15
G
G GG
deborah.perez@galartis.ch
Montreux
G
G
G
Rouen
NORMANDIE
Sarah BAURUELLE
+41 79 695 01 01
Crans-Montana
sarah.bauruelle@galartis.ch
Sion
Monthey
Alsace – Champagne –
Ardenne – Loraine
Verbier
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
+41 78 683 28 51
j-p.coutant@galartis.ch
BOURGOGNE – FRANCHE-COMTé
Capucine CLEMENDOT
+41 79 695 15 15
capucine.clemendot@galartis.ch
GENèVE
Bienne – berne
Geoffrey TOSCAN
Fanny Altermatt
auvergne – Rhône Alpes
+41 79 695 45 45
+41 79 695 45 45
Romain PERROT
geoffrey.toscan@galartis.ch
fanny.altermatt@galartis.ch
+41 79 695 65 65
VAUD
Riviera – CHABLAIS
Catherine Niederhauser
Virginie BURION
+41 79 214 34 48
+41 79 695 01 01
catherine.niederhauser@galartis.ch
virginie.burion@galartis.ch
Neuchâtel – Jura – Bâle
VALAIS
Delphine Faehndrich
Pierre Alain CRETTENAND
+41 79 695 45 45
+41 79 221 03 50
delphine.faehndrich@galartis.ch
pierre-alain.crettenand@galartis.ch
romain.perrot@galartis.ch
Clermont-Ferrand
G G
Lyon
GALARTIS SA
Catherine Niederhauser
directrice associée
Pierre Alain Crettenand
commissaire-priseur
Arnaud Tellier
Expert horloger
Hôtel deS Ventes
Bois-Genoud 1
CH-1023 Crissier/Lausanne
T +41 21 695 25 25
F +41 21 695 25 20
contact@galartis.ch
www.galartis.ch
Du mardi 15 au vendredi 18 mars 2016
de 11 h à 19 h
samedi 19 mars 2016 de 10 h 30 à 12h30
Vente aux enchères
Lausanne Palace & Spa
Salon Olympique
Rue du grand-chêne 7
1003 LAUSANNE
SAMEDI 19 mars 2016
dès 14H30
vente en live
Enchérissez et suivez aussi la vente en Live!
Invaluable, Auction, Le Figaro
VENTE GALARTIS
EXPOSITION
GALARTIS Lausanne
Rue du grand-chêne 8
1003 LAUSANNE
CONDITIONS
DE VENTE
La participation aux enchères implique l’acceptation inconditionnelle des présentes conditions
de vente.
Exposition et catalogue 1. Tout visiteur est responsable à concurrence du prix
d’estimation des dommages qu’il cause aux objets
exposés.
2. Les lots sont vendus dans l’état physique où ils se
trouvent au moment de l’adjudication. L’exposition
permet aux visiteurs de bien examiner les objets.
Aucune récla­mation ne pourra être faite après la
vente.
3. Toute garantie pour des dommages juridiques ou
matériels est exclue. Les notices du présent catalogue ainsi que les rapports d’état de conservation
sont établis en toute bonne foi mais sont donnés à
titre purement indicatif et ne constituent en aucun
cas une garantie.
4.GALARTIS SA se réserve le droit de publier les photographies et illustrations des objets vendus en tout
temps et dans n’importe quel but.
Ordres d’achats 5.Les personnes qui ne peuvent pas participer à la
vente aux enchères ont la possibilité de faire une
offre d’achat par écrit (formulaire ci-joint). Cette
dernière doit parvenir aux organisateurs au plus
tard 24 heures avant la vente. Cette offre, contenant le prix maximum proposé par l’acheteur, sera
exécutée par le commissaire-priseur aux conditions
de vacation mentionnées ci-dessous.
6.Les personnes qui souhaitent enchérir par téléphone doivent en faire la demande par écrit, par
fax ou par email, accompagnée de leurs coordonnées bancaires dans les mêmes délais (formulaire
ci-joint). Si la connexion téléphonique avec l’enchérisseur ne peut pas être établie pour quelque
raison que ce soit, GALARTIS SA se réserve le
droit d’adjuger le lot à l’enchérisseur absent
jusqu’au montant de l’estimation inférieure.
Vacation 7.Les personnes qui désirent enchérir sont priées de se
légitimer avant la vacation auprès des organisateurs.
Elles recevront un numéro destiné à les identifier.
8.L’adjudication est faite au plus offrant. S’il y a litige
entre deux enchérisseurs, le commissaire-priseur
est en droit d’annuler la vente et de remettre immédiatement l’objet aux enchères.
9.Le commissaire-priseur a le droit d’avancer les
enchères, de séparer, joindre ou retirer n’importe
quel lot, cela à son absolue discrétion. Il se réserve en
outre le droit de refuser une offre d’enchère et / ou
l’adjudication de n’importe quel lot.
10.Dans le cas où un prix de réserve a été fixé, le commissaire-priseur se réserve le droit d’enchérir
pour le compte du vendeur. Lorsque le prix de
réserve fixé par le vendeur n’est pas atteint, il sera
passé à la criée du lot suivant par un simple coup
de marteau.
VERKAUFSBEDINGUNGEN
11.L’acheteur doit payer une commission de 25% (TVA
8% incluse) pour les lots adjugés jusqu’à CHF 1’000.– ;
22.5% (TVA 8% incluse) pour les lots adjugés entre
CHF 1’001.– et CHF 50’000.– ; 20% (TVA 8% incluse)
pour les lots adjugés entre CHF 50’001.– et
CHF 100’000.– ; 17.5% (TVA 8% incluse) pour les lots
adjugés à CHF 100’001.– et au-dessus. Pour les véhicules de collection, l’acheteur doit payer une commission de 17.5% (TVA 8% incluse).
Pour les lots marqués d’un astérisque (*), la TVA de
8 % est calculée sur le prix total de l’objet, à savoir
prix d’adjudication plus commission.
12.Le paiement a lieu strictement au comptant et
en francs suisses ou par virement bancaire. Tous
les frais bancaires sont à la charge du donneur
d’ordre. Les chèques ne sont pas acceptés.
13. GALARTIS SA accepte sans frais les cartes de débit
direct Maestro, EC-Direct et Postcard. Les cartes de
crédit, Visa et Mastercard, font l’objet d’une majoration correspondant à 2% du montant total
débité comme participation à une partie des frais
perçus par l’émetteur de la carte. American Express
et les autres cartes de crédit ne sont pas acceptées.
14.L’acheteur ne devient propriétaire de l’objet qu’au
moment de sa remise et de son complet paiement.
15.Les objets achetés devront être retirés aux frais
et risques de l’acquéreur :
– durant et à la fin de la journée de vente ;
–du lundi 21 mars au jeudi 24 mars de 10 h
à 12h30 et de 13h30 à 18 h. Rue du GrandChêne 8, 1003 Lausanne.
16. Galartis SA met à votre disposition du personnel
et du matériel pour emballer succinctement vos
achats. Galartis n’assume pas la responsabilité
d’emballer les lots en porcelaine, en verre, en cristal
ou de dépendre les lustres. De ce fait, les collaborateurs Galartis n’ont pas l’autorisation d’emballer
ces objets pour vous.
Pour une livraison à domicile, l’acheteur peut
prendre contact avec GALARTIS SA. Tous les frais
et risques liés au transport restent à la charge exclusive de l’acquéreur.
17. Dix jours après la vente, et sans préavis, les lots achetés seront mis en garde-meubles aux frais et risques
de l’acheteur.
En dérogation à l’article 486 du CO, l’acheteur autorise GALARTIS SA à donner l’ordre de vendre ou de
débarrasser les objets déposés, lorsque la taxe
d’entrepôt n’est pas réglée pour deux trimestres
consécutifs.
DROIT APPLICABLE ET FOR JURIDIQUE 18.Tout litige relatif à la vente est soumis à l’application
exclusive du droit suisse et à la juridiction des Tribunaux du canton de Vaud quel que soit le domicile
des parties. Toutefois, GALARTIS SA aura en outre
le droit d’agir au domicile/siège de l’acheteur, ou
devant tout autre tribunal compétent. Le recours au
tribunal fédéral est réservé.
2 GALARTIS
paiement et retraits des lots Du point de vue juridique, le texte français des
présentes conditions de vente constitue la seule
référence.
Für die Teilnahme an Versteigerungen gelten
ausnahmslos die nachfolgenden Verkaufskonditionen.
AUSSTELLUNG UND KATALOG 1. Jeder Besucher haftet in der Höhe des Schätzpreises
für Schäden, die er an den ausgestellten Objekten
verursacht.
2. Die Lose werden in dem physischen Zustand ver­
stei­gert, in dem sie sich zum Zeitpunkt des Zu-­
schlags be­finden. Während der Ausstellung haben
die Besucher die Möglichkeit, die Objekte eingehend zu prüfen. Nach der Versteigerung ist keine
Reklamation möglich.
3. Jegliche Gewährleistung für Rechts- und Sachmängel wird wegbedungen. Die Zu- und Beschreibungen der Objekte im vorliegenden Katalog erfolgen
nach bestem Wissen und Gewissen. Sie dienen
lediglich als Orientierungshilfe und stellen in keinem Fall eine Garantie dar.
4. GALARTIS SA behält sich das Recht vor, Fotografien
und Illustrationen verkaufter Objekte jederzeit und
in der Weise zu benutzen, die sie für angebracht
hält.
KAUFAUFTRäGE 5. Kaufinteressenten, die an der Auktion nicht persönlich teilnehmen können, haben die Möglichkeit,
einen schriftlichen Kaufauftrag abzugeben. (s. For­
­mular in diesem Katalog). Letzterer muss spätestens
24 Stunden vor der Versteigerung bei den Organisatoren eintreffen. Dieses Gebot mit dem vom
Käufer vorgegebenen Höchstpreis wird vom Auktionator entsprechend den nachstehenden Ver­stei­
ge­rungs­bedingungen ausgeführt.
6. Für telefonisches Mitbieten ist binnen derselben
Frist eine entsprechende Voranmeldung schriftlich, per Fax oder per Email zusammen mit den
Bankdaten einzureichen (s. Formular in diesem
Katalog). Falls der Bieter, der für eine telefonische
Versteigerung sich angemeldet hat und trotzdem
während der Auktion unerreichbar bleibt, darf
GALARTIS SA das gewünschtes Lot an den abwesenden Bieter bis zur unterer Schätzung zuschlagen.
VERSTEIGERUNG 7. Kaufinteressenten werden gebeten, sich vor der Ver­
steigerung bei den Organisatoren auszuweisen. Sie
erhalten eine Bieternummer, die zur Identifikation
dient.
8. Der Zuschlag erfolgt an den Höchstbietenden. Bei
Streitigkeiten zwischen zwei Auktionsteilnehmern
ist der Auktionator befugt, den Kauf zu annulieren
und das Los sofort erneut zu versteigern.
9. Der Auktionator ist befugt, ganz nach seinem Ermessen die Auktion voranzutreiben und die Lose zu
trennen, zusammenzulegen oder zurückzuziehen.
Ausserdem behält er sich das Recht vor, ein Gebot
und / oder den Zuschlag eines Loses abzulehnen.
10. Falls ein Reservepreis festgesetzt wurde, behält
sich der Auktionator das Recht vor, namens des
Verkäufers mitzubieten. Sollte der vom Verkäufer
fest­gesetzte Reservepreis nicht erreicht werden,
CONDITIONS OF SALE
wird mit einem Schlag des Hammers zur Versteigerung des nächsten Loses weitergegangen.
11.Der Käufer bezahlt eine Kommission von 25%
(MwSt 8 % inbegriffen) für Zuschläge bis CHF 1’000.– ;
22,5% (MwSt 8% inbegriffen) für Zuschläge von
CHF 1’001.– bis CHF 50’000.– ; 20% (MwSt
8% inbegriffen) für Zuschläge von CHF 50’001.– bis
100’000.– ; 17.5% (MwSt 8 % inbegriffen) für Zuschläge von CHF 100’001.– und höher. Die Käufer
von Kollektionsfahrzeuge bezahlt eine Kommission
von 17.5% (MwSt 8% inbegriffen).
Objekte, die im Katalog mit Sternchen (*) versehen
sind, sind vollumfäng- lich MWST-pflichtig. Die
MWST 8% wird in diesen Fällen auf Zuschlagspreis
und Aufgeld verrechnet.
ZAHLUNG UND ABHOLUNG 12. Die Bezahlung erfolgt nur bar in Schweizer Franken oder per Banküberweisung. Uberweisungsgebuhren werden von der Auftraggeber bezahlt.
13. GALARTIS SA nimm ohne Kosten die Karten Maestro, EC-Direct und Postacard an. Mit den anderen
Karten, Visa, Mastercard, gibt es eine 2% Erhöhung.
American Express und andere Kredit Karten sind
nicht angenommen.
14.Das ersteigerte Objekt geht erst zum Zeitpunkt
seiner Auslieferung und der vollständigen Zahlung
in das Eigentum des Käufers über.
15. Die Abholung der ersteigerten Objekte erfolgt
auf Kosten und Risiko des Käufers :
– während und am Schluss der Auktion ;
– ab Montag 21. März bis Donnerstag 24. März
von 10 : 00 bis 12 : 30 und von 13:30 bis 18:00 Uhr
im rue du Grand-Chêne 8, 1003 Lausanne.
16. Unser Personal ist bei verpacken der gekauften Gegen­
stände behilflich.
Galartis übernimmt keine Haftung für daraus, in
stehenden Schäden an Porzellan, Glas, Kristall einzupacken oder die Deckenleuchter abzuhängen.
Die Mitarbeiter von Galartis können nicht diese
Gegenstände für den Käufer einzupacken.
Für eine Lieferung kontaktieren Sie bitte GALARTIS
SA. Alle Kosten und Risiken der Lieferung gehen zu
Lasten des Käufers.
17. Zehn Tagen nach dem Auktion, werden die Loten die
nicht abgeholt würden auf Kosten und Risiko des
Käufers eingelagert.
In Abweichung von Artikel 486 OR gestattet der
Käufer GALARTIS SA, den Verkauf oder das Entledigen der aufbewahrten Gegenstände in Auftrag zu
geben, wenn für zwei aufeinanderfolgende Quartale
das Lagergeld nicht bezahlt worden ist.
GELTENDES RECHT UND GERICHTSSTAND 18. Unabhängig vom Wohnsitz der Parteien unterliegen alle Streitigkeiten im Zusammenhang mit der
Versteigerung dem schweizerischen Recht. Zuständig sind in allen Fällen die Gerichte des Kanton
Waadt. Indessen hat die GALARTIS SA zudem das
Recht, am Wohnsitz/Sitz des Käufers oder vor jedem
anderen zuständigen Gericht, zu Klagen. Eine
Beschwerde aus Bundesgericht bleibt vorbehalten.
Der französische Text ist die einzige geltende
Re­ferenz.
By taking part in the auction, you agree to uncon­
ditionally abide by these Conditions of Sale.
EXHIBITION AND CATALOGUE 1. Visitors shall be held responsible for damage caused
to the property on display up to the estimated
amount necessary to repair.
2. Lots are sold in the same physical condition as they
were at the time of auction. The exhibition allows
all bidders to inspect the property. No com­plaint
shall be accepted after the sale.
3. No guarantee or warranty whatsoever is given against
legal or material defect. Catalogue entries, as well
as condition reports, are statements of opinion
genuinely held by the experts, provided as indications only and cannot in any case be interpreted as
guarantee or warranty.
4.Images and reproductions of sold items are the
copyright of GALARTIS SA, that is entitled to use
them at any time and for any purpose.
PURCHASING ORDERS 5. Individuals not able to attend the auction are
entitled to submit a written offer to buy (please
complete form in this Catalogue). Such offer
must be received by the organizers no later than
24 hours before the sale. This bid shall specify the
maximum price proposed by the Buyer and shall be
executed by the Auctioneer under the conditions of
auction set forth below.
6. Individuals who wish to place bids by telephone
must submit a request in writing, by fax or by
mail no later than 24 hours before the sale and
provide all relevant bank information (please
complete form in this Catalogue). If the bidder
cannot be reached on the phone, the lot will be
sold to the unreached bidder at the lower estimate.
AUCTION 7. Individuals who wish to bid will be asked to prove
their identity before receiving their bidder numbers.
8. Adjudication is at the highest bid. In the event of
dispute between two bidders, the Auctioneer reserves
the right to rescind the sale and to imme­diately
reoffer the property for sale.
9. The Auctioneer reserves the right to move up the
auction, separate, add or withdraw any lot in his
sole and absolute discretion. In addition, the Auctioneer reserves the right to reject any bid and / or
adjudication of any lot.
10. In the event a reserve price has been set, the Auctioneer reserves the right to bid on account of the
Seller. If the reserve price set by the Seller is not
met, the next lot will be offered for sale by rapping the hammer.
11. The Buyer shall pay a commission of 25% (VAT 8%
included) for lots sold at a bid price until CHF 1’000.– ;
22.5% (VAT 8% included) for lots sold at a bid price
between CHF 1’001.– and CHF 50’000.– ; 20% (VAT
8% included) for lots sold at a bid price between
CHF 50’001.– and CHF 100’000.– : 17.5% (VAT
8% included) for lots sold at a bid price of 100’001.–
or more.
Buyers for Cars and Motorcycles will pay a 17.5%
Buyers Premium (8% VAT included).
For items which are marked with an asterisk (*) in
the Catalogue the VAT 8% will be charged on the
full amount. (Bid price plus commission).
PAYMENT AND COLLECTION 12. All payments for property bought at auction shall
be made in cash and in Swiss francs or via bank
transfer. All bank expenses have to be paid by the
customer. Cheques are not accepted.
13. One may pay by Maestro, EC-Direct and Postcard
without extra fees. An additional fee of 2% will be
added on one’s invoice for payment by the credit
cards Visa or Mastercard. GALARTIS SA does not
take American Express or other credit cards.
14. Title to the property shall not pass to the Buyer until
it has been delivered to and paid in full by the Buyer.
15. Property bought at auction must be removed at
the expense and risk of the Buyer :
– during and at the end of the sale ;
– from Monday 21st March to Thursday 24th
March, from 10am to 12:30pm and from
1:30pm to 6:00pm at rue du Grand-Chêne 8,
1003 Lausanne.
16. Galartis SA can help you briefly wrap your purchase. Galartis does not take responsibility for
wrapping porcelain, glass, cristal or unhang lamps.
Therefore Galartis’ employees are not allowed to
wrap these lots for you.
For home delivery, the Buyer may contact GALARTIS SA. Deliveries and shippings are at all risks and
expenses of the Buyer.
17. Ten days after the sale, and without further notice,
the purchased lots will be stored at the expense and
risk of the Buyer in a storage room.
In contravention of Article 486 OC, the Buyer
allows GALARTIS SA to sell or get rid of the lots
when the storage fees are left unpaid for two consecutive quarters.
APPLICABLE LAW AND JURISDICTION 18. Any dispute arising out of or in connection with the
sale shall be governed exclusively by laws of Switzerland. Buyer shall be deemed to have consented
to the exclusive jurisdiction of the Courts of the
Canton of Vaud regardless of the domicile of the
parties to such dispute. However, GALARTIS SA will
also have the possibility to file its claim at buyer’s
domicile/head office, or in front of any other competent court, subject to a possible appeal to the
Supreme Court of Switzerland in Lausanne.
The French version of these Conditions of Sale is
the only reference applicable.
GALARTIS 3
HORAIRE DES VACATIONS
Avertissement – La fourchette de prix accompagnant chaque œuvre décrite dans le catalogue est une estimation de la valeur de l’objet sur le marché de l’art actuel. La mise aux
enchères se fait toujours au-dessous de cette estimation. Certains lots sont offerts sans limite
de prix.
Itinéraire d’accès
AU LIEU d’exposition et DE VENTE
Samedi 19 mars 2016
14h30
1›156
1re session
14h30
HORLOGERIE
Amsterdam
Hamburg
Frankfurt
Stuttgart
1›156
London
Bruxelles
München
BASEL
VALLORBE
LUZERN
LAUSANNE
GENÈVE
2e session
157›222
BRIG
Gotthard
MARTIGNY
SION
SIERRE
Simplon
LUGANO
GrandSt-Bernard
joaillerie
157›222
CHUR
Lötschberg
VEVEY
16h
ST-GALLEN
BERN
Paris
Dijon
Lyon
Marseille
Torino
Milano
Preview sur rendez-vous
du lundi 7 mars
au samedi 12 mars 2016
Merci de contacter :
joaillerie
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
T +41 21 695 25 24
HORLOGERIE
Sarah Bauruelle
sarah.bauruelle@galartis.ch
T+41 21 695 26 42
4 GALARTIS
Wien
ZÜRICH
Milano
Roma
Remarques générales
Relatives aux descriptifs des lots d’horlogerie.
Les photographies reproduites dans le catalogue
n’ont pas de valeur contractuelle. Galartis SA se réserve
la possibilité de modifier la proportion des objets
pour des questions de mise en page dans les catalogues.
L’absence d’indication d’une restauration d’usage,
d’accidents, retouches ou tout autre incident
dans le catalogue, sur des rapports de condition ou
des étiquettes, ou encore lors d’annonce verbale
n’implique nullement qu’un bien soit exempt d’un défaut.
L’horlogerie, les montres et les pendules sont vendues
en l’état. Aucune garantie n’est faite sur l’état de marche
des montres et des pendules, ni sur l’état des bracelets.
Constituant une mesure conservatoire et non un vice,
les cadrans restaurés ou repeints ne sont pas signalés.
1›156
Horlogerie
Les horlogers et leurs outils
Bibliographie
Avant 1600, l’horloger fabrique lui-même ses outils : limes, pinces, tournevis, etc. Au
milieu du XVII e siècle, l’artisanat horloger profite des progrès de la métallurgie ; limes
et scies deviennent plus robustes. Dans le même temps de nouvelles machines sont
inventées : tours, plateaux diviseurs, machines à tailler les engrenages, machines à
tailler les fusées, etc. Vers 1700, la théorie des engrenages épicycloïdaux est développée ; c’est aussi l’époque où les aciers et les laitons deviennent plus fiables et meilleur
marché. Profitant de ces innovations, un horloger comme Frédéric Japy (1749-1813)
fabrique en France, dès 1776, des ébauches de montres par des procédés mécaniques.
Au tournant du siècle, il occupe 300 ouvriers à Beaucourt près de la frontière Suisse
et sort annuellement 100’000 ébauches. L’industrie horlogère est en marche et ne
fera que de se développer.
Belmont, Henry L., Méthode et outillage, 1983.
Belmont, Henry L., L’échappement à cylindre (1720-1950) : le Haut-Doubs, centre mondial au XIXe siècle, 1984.
Britten, F. J., The Watch & Clock Makers Handbook, Dictionary and Guide, 1907.
Chapuis, Alfred, Histoire de la pendulerie neuchâteloise, 1917.
Chapuis, Alfred, Pendule neuchâteloise – Documents nouveaux, 1930.
Crom, Theodore R., Horological Wheel Cutting Engines, 1700 to 1900, 1970.
Crom, Theodore R., Horological Shop Tools, 1700-1900, 1980.
Crom, Theodore R., Horological and other Shop Tools, 1700-1900, 1987.
La Main et l’Outil. Collection de machines et d’outils du Musée International d’Horlogerie
de La Chaux-de-Fonds, 1987.
Nicolet, Jean-Claude, De la Main à la machine : collection du Musée International
d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, Lausanne, 1988.
Poppe, Johann, Theoretische-Praktisches Worter- buch der Uhrmacherkunstk, 1799-1800.
Rees, Abraham, Rees’s Clocks Watches and Chronometers (1819-1820). A Selection from
The Cyclopaedia; or Universal Dictionary of Arts, Sciences and Literature.
1
Non signé, Suisse ou France, XVIIIe siècle.
Machine à fendre et à tailler les roues, dite machine à diviser
Laiton, bronze, fer, bois (base en bois moderne)
H. 49 x L. 43 x Pr. 34 cm (environ).
Diam. plateau 30 cm (environ).
CHF 10’000 | 12’000 € 9’060 | 10’870
Machine primitive rarissime.
2
Non signé, Suisse ou France, vers 1800.
Rabot à fendre les dentures des roues et pignons, avec deux couteaux
Laiton et acier (base en bois moderne)
H. 30 x L. 12 x Pr. 12 cm (environ).
CHF 20’000 | 25’000 € 18’740 | 23’430
Machine rarissime.
8 GALARTIS
*3« A b Berthoud Machiniste A Couvet », 1781
Machine à tailler les fusées.
Fer, acier, laiton, bois.
H. 20 cm, L 22 cm
CHF 18’000 | 20’000 € 16’310 | 18’120
On connaît quelques machines et outils horlogers portant cette signature ou celle des frères Berthoud de Couvet dans le val de Travers, dont
une machine à fendre et à tailler les roues, dite machine à diviser, signée
« Lés Frères Berthoud Machiniste A Couvet Faite 1779 N. 2 » (collection
particulière, Suisse).
Il peut s’agir de frères, d’oncles ou de cousins de Ferdinand Berthoud (1727-1807), le célèbre horloger et chronométrier. Son père, Jean
Berthoud (1676 – av. 1763), a plusieurs autres enfants dont : Jean Henry
(1710-1790), son maître d’apprentissage ; Jean-Jacques (1711-1784) ; Abraham (1712-1789) ; et, Pierre (1712-?), qui est le père de Pierre-Louis
(1754-1813) et d’Henri (?-1783), dont les carrières sont liées, à Paris, à
celle de leur oncle Ferdinand. Ferdinand Berthoud, lui-même, a créé
de très nombreuses machines-outils ; la majorité de celles-ci sont conservées au Conservatoire national des arts et métiers de Paris.
*3(détail)
GALARTIS 9
4
Non signé, France ou Suisse, XIXe siècle.
Machine à fendre et à tailler les roues, dite machine à diviser, avec réglage
micrométrique ; déplacement du plateau grâce à un système à vis sans fin
Laiton, fonte de fer, acier, bois (base en bois moderne)
H. 53 x L. 44 x Pr. 40 cm (environ).
Diam. plateau 33 cm (environ).
CHF 14’000 | 18’000 € 12’680 | 16’310
Rarissime machine de dimensions exceptionnelles.
5
Non signé, Suisse ou France, vers 1900.
Burin fixe ou tour universel, entraînement par roue à manivelle avec porteburin et contre-poupée
Laiton, acier, bois (base en bois moderne)
H. 55 x L. 30 x Pr. 15 cm (environ).
Machine classique bien complète de ses accessoires (notamment les trois
chiens)
Tour actionné à la main par poulie et manivelle. Il apparaît au début
du XIXe siècle.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
Il combine sur une barre centrale (perche), elle-même montée sur
une lourde base, la plate-forme (plateau) munie de chiens de serrage
(déjà connus à la fin du XVIIe siècle), avec un chariot, sur un des coulisseaux duquel le porte burin est fixé, et une contre-poupée. Les formes
classiques de l’outil se dessinent pendant les trois premières décennies
du XIXe siècle dans les deux principaux pays de fabrication, la Suisse et
la Grande-Bretagne.
10 GALARTIS
Non signé, Suisse ou France, vers 1900.
6
Machine à arrondir les dentures des roues, avec fraises, système Louis
Carpano (1833-1919), Cluses (Haute-Savoie)
Maillechort, acier et bois (base en bois moderne)
H. 34 x L. 24 x Pr. 15 cm (environ).
CHF 1’700 | 2’200 € 1’540 | 1’990
Machine de type classique, généralement fabriquée en laiton, qui se
trouve très rarement en maillechort.
7
Non signé, France ou Suisse, fin XIXe siècle.
Layette d’horloger de type pupitre en résineux ; elle ouvre à son sommet
par un petit abattant dévoilant deux premiers tiroirs et une niche, le corps
pourvu de 26 tiroirs sur 10 traverses de diverses dimensions chaque tiroir
est muni d’un petit bouton de tirage en bois noirci
H. 78 cm, L. 32.5 cm, Pr. 25.5 cm.
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
GALARTIS 11
La naissance de l’horlogerie
L’horlogerie apparait au début du XII e siècle, en différents endroits d’Europe,
comme mécanisme servant à faire fonctionner une cloche ; celle-ci permet le réveil
des religieux pour leur cycle de prières. Dès le XIV e siècle, on rencontre des horloges
astronomiques exceptionnelles, tant sur le continent que sur les îles britanniques.
Elles sont régulées par un foliot et muent par un poids moteur d’où le fait que ces
mécaniques soient souvent placées au sommet d’une tour (clocher d’édifices religieux ou beffroi d’édifices civils). Ceci permet aussi de faire entendre au loin le son
des cloches qu’elles actionnent automatiquement.
Les mécanismes de sonnerie développés dans les horloges vont amener à l’abandon
des heures inégales et à l’adoption dans presque toute l’Europe d’une journée à
heures égales ; les cadrans des horloges sont alors divisés en 24 heures.
Au XV e siècle, la division du cadran en douze heures s’impose et est ensuite compléter d’un cadran subsidiaire donnant le quart d’heure.
Au fil des ans, ces horloges sont miniaturisées par leurs auteurs, notamment grâce à
l’invention du ressort à spirale qui vient remplacer le poids moteur (vers 1430). Ceci
est le résultat des progrès techniques dans le domaine de l’armement, tant par la
qualité de trempe de l’acier que dans la maîtrise de sa détente. Une autre innovation
majeure est celle de la fusée qui permet de compenser la décroissance progressive
de la force du ressort au fur et à mesure qu’il se détend. En Allemagne, à la fin du
XV e siècle, un autre système de régulation de la force motrice existe, c’est le stakfreed.
Ainsi, dès le milieu du XV e siècle, ces innovations techniques libèrent l’horlogerie
des contraintes de l’apesanteur. La maîtrise de leur métier atteinte alors par les horlogers (tracé des profils des dentures, façonnage des dents, etc.) mais aussi la qualité des matériaux (aussi bien l’acier que le laiton) leur permettent la réalisation en
nombre d’horloges d’intérieur, parallèlement à la poursuite de l’équipement des
villes et des communautés religieuses en horloges publiques. Sociologiquement, c’est
un phénomène important, puisqu’il traduit, plus qu’un emploi privé de la mesure
du temps, la prise de conscience de la place de l’heure dans la vie quotidienne.
L’étape suivante sera naturellement une miniaturisation plus poussée de l’horlogerie
et la naissance de la montre, vers 1500, qui accentue la référence individuelle à
l’heure.
Au XVI e siècle, l’indication de la minute apparaît sur le cadran des heures mais il
faut attendre le milieu du XVII e siècle pour voir apparaître l’aiguille des minutes
(suite à l’invention du pendule en 1656-1657 et du spiral réglant en 1675).
Horloges publiques, horloges d’intérieur (de table, de parquet ou murale), puis
montres, poursuivent des carrières parallèles, plus complémentaires que rivales,
riches de nombreuses améliorations techniques.
Nuremberg et Augsbourg, les principaux centres de production d’horlogerie
dans l’Allemagne de la Renaissance
Nuremberg et Augsbourg sont déjà au XIV e et XV e siècles des villes importantes de
l’Allemagne du Sud où se développent des centres de production d’armes, de serrurerie, d’orfèvrerie, puis d’horlogerie.
En parallèle aux avancements des connaissances scientifiques et techniques mais
aussi à l’évolution des goûts artistiques, ces deux villes deviennent incontournables
aux XVI e et XVII e siècles dans le commerce de l’horlogerie ; elles sont alors, après
Cologne, les deux plus grandes villes d’Allemagne. Ses orfèvres et ses horlogers sont
parmi les artisans les plus sollicités et les plus innovants de la Renaissance ; ils produisent de nombreuses horloges d’intérieur, souvent dotées de mécanismes de sonnerie, d’automates et de musiques, habillées parfois sous des formes très diverses,
comme des animaux, des nefs, des chars, des châteaux, des tours, des tabernacles,
des ostensoirs, des crucifix, des boules, etc.
L’exploitation active des mines par des familles de banquiers et de négociants (les
Fugger, les Welser, etc.) favorise l’essor de cette industrie, tout comme le rayonnements des nombreuses cours environnantes. Rappelons qu’en 1519, Charles Quint
est élu empereur du Saint-Empire romain germanique et qu’il règne sur de nom-
breux territoires (l’Espagne, les Flandres, plusieurs Etats italiens, l’ancien duché de
Bourgogne et une partie de l’Amérique du Sud), ce qui favorise le commerce et
l’artisanat de l’Europe germanophile. Cela continuera sous ses successeurs. Le marchand d’art Philipp Hainhofer contribue également à cette activité.
Ici comme ailleurs, les horlogers se regroupent en guilde ou corporation. A Augsbourg, ils dépendent de l’ancestrale guilde des forgerons (le premier horloger y
apparaît en 1441). A Nuremberg, ils obtiennent une corporation indépendante en
1565, tout comme à Ansbach (Anspach ou Onoltzbach), une ville située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Nuremberg, en 1596.
La réglementation très stricte de ces corporations et la formation longue et exigeante
des jeunes horlogers expliquent le degré de qualité et de sophistication des œuvres
issues de ces centres. Parmi ces horlogers célèbres, on peut citer : Peter Henlein,
Hans Schlottheim, les Buschmann, Marx Günzer, les Bidermann, les Langebucher, etc.
Notons également que ces deux villes sont des centres très importants de construction d’objets scientifiques, destinés à l’usage des astronomes, des géomètres, des
architectes, etc.
Bibliographie
Abeler, Jürgen, In Sachen Peter Henlein, Wuppertal, Editions du Wuppertaler
Uhrenmuseum, 1980 (90 pp.).
Bobinger, Maximilian, Alt-Augsburger Kompassmacher, Sonnen-, Mond- und Sternuhren, Astronomische und mathematische Geräte, Räderuhren, Augsbourg, Editions
Hans Rösler, 1966 (448 pp.).
Bobinger, Maximilian, Kunstuhrmacher in Alt-Augsburg, Augsbourg, Editions
Hans Rösler, 1969 (128 pp. ; 2 parties en 1 vol. : 1re partie, « Johann Reinhold, Georg
Roll und ihr Kreis » ; 2e partie, Die Generationen der Buschmann »).
Lunardi, Heinrich, 900 Jahre Nürnberg - 600 Jahre Nürnberger Uhren, Editions
Wilhelm Braumüller, Vienne et Stuttgart, 1974 (212 pp.).
Maurice, Klaus, Die deutsche Räderuhr, zur Kunst und Technik des mechanischen Zeitmessers im deutschen Sprachraum, Editions C. H. Beck, Munich, 1976 (2 vol. ; 322 +
128 pp.).
Maurice, Klaus, & Mayr, Otto, Die Welt als Uhr, deutsche Uhren und Automaten,
1550-1650, Munich, Deutscher Kunstverlag, 1980 (XV-314 pp. ; cat. d’expo.,
Munich, Bayerisches Nationalmuseum, 15 avril – 30 septembre 1980).
Maurice, Klaus, & Mayr, Otto, The Clockwork Universe, German clocks and automata, 1550-1650, New York, N. Watson Academic Pulications, 1980 (322 pp. ;
cat. d’expo., Washington D.C., National Museum of History and Technology,
Smithsonian Institution, 7 novembre 1980 – 15 février 1981).
Morsman, Marieke, Quicquid rarum, occultum et subtile, Augsburg musical automata around 1600, Université d’Utrecht, Master, 2006 (130 pp.)
Winter, Maren, Der Stundensammler, Munich, Editions Wilhelm Heyne, 2004
(496 pp. ; roman).
*8Martin Zoller, Augsbourg, vers 1650.
GALARTIS 13
*8Martin Zoller, Augsbourg, vers 1650.
Horloge de table à sonnerie au passage des heures, des demies et
des quarts, réveil et indication de la date
Cabinet de forme carrée, en laiton doré et argenté, avec décors gravés en
taille-douce, posant sur quatre pieds tournés, les faces latérales vitrées
Cadran en métal argenté, gravé de chiffres romains rayonnants pour les
heures et de chiffres arabes rayonnants pour les minutes, avec au centre
cadran en laiton doré pour le réveil ; fausse-plaque en laiton doré, gravée
d’un décor de feuillages
Aiguilles repercées et gravées en acier bleui
Mouvement carré marchant environ deux jours, calibre en cage, doré,
avec fusée et corde en boyau, échappement à roue de rencontre, dit à verge,
foliot circulaire régulé par soies de porc, trois barillets pour la sonnerie
et le réveil, avec chaperon pour la sonnerie des heures et des demies sur
une cloche, deuxième chaperon pour les quarts sur une deuxième cloche,
réveil sur une troisième cloche, coq et ponts repercés et gravés en tailledouce de rinceaux de fleurs et de fleurs de fraisiers ; les têtes de marteaux
décorés en suite de gueules de grotesques
Signé sur le mouvement
H. 10.5 cm, L. 16,2 cm, l. 16.4 cm (environ)
CHF 30’000 | 40’000 € 27’180 | 36’240
Très belle horloge de table carrée datant de la première moitié du
XVIIe siècle, période où ce type d’objet connaît son apogée en Allemagne du Sud. La production de ce genre d’horloge perdure encore
plus d’un siècle en Allemagne et Europe centrale. Celle-ci est d’autant
plus rare qu’elle est tôt et dotée d’une sonnerie des heures et des quarts
ainsi que d’un réveil (4 trous de remontage) et de l’indication de la date ;
de plus, son état de conservation est excellent.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 120.
14 GALARTIS
*8
GALARTIS 15
La peinture sur émail et les Toutin
Cette technique d’art appliqué est apparue en France vers 1630. Selon André
Félibien (1619-1695), éminent théoricien de l’art français, cette technique servant
à décorer des objets en or, argent ou cuivre, en polychromie de couleurs vitrifiables
est inventée à Châteaudun en Poitou par l’orfèvre Jean Toutin (1578-1644).
La technique s’est développée en effet d’abord à Châteaudun, à Blois, à Paris et à
Londres pour s’étendre par la suite dans toute l’Europe. Sa méthode consiste du
plan des couleurs, dans l’application exclusive de pigments consistants en de purs
oxydes de métaux. On les applique au pinceau finement broyés en les mélangeant
avec quelques gouttes d’huile de lavande sur un fond déjà pré-émaillé, généralement de couleur blanche, et qui recouvre un support réalisé en or, en cuivre ou plus
rarement en argent. Par des cuissons répétées, ces pigments s’unissent sous l’influence de la chaleur d’un four approprié à quelques 500° à 700° Celsius par un
procédé de vitrification avec le fond pré-émaillé. L’attrait de cette technique consiste
dans le fait, de rendre les couleurs immuables et inséparables du support préémaillé. De sorte que les motifs peints résistent assez bien aux frottements et aux
influences habituellement néfastes de l’humidité et de la lumière.
Ce procédé, issues à l’époque de vastes connaissances alchimiques et de la très
grande maîtrise technique et artistique, eut de par l’éclat de ses couleurs un énorme
prestige surtout auprès des cours de l’Europe, restant ainsi en vogue jusqu’à l’apparition de la porcelaine de Saxe au début du XVIII e siècle. Seul les artisans de Genève
lui ont rendu entre 1770 et 1830 environ, une sorte de deuxième jeunesse, dû à leurs
inventions inégalables, tel l’émail flinqué, les ors paillonnés et le fondant. Et ce
furent ainsi les artisans de Genève qui ont su lier leur nom à toujours, après les
sucées historiques de cette technique à Châteaudun, Blois, Paris, Londres, Nuremberg, Augsbourg, Berlin et Vienne, avec ce beau procédé insolite.
Au milieu des années 1630, Jean Toutin est actif à Paris où il a un atelier. Il utilise
pour ses décors des sujets issus de la mythologie gréco-romaine ou de la Bible.
Parmi les artistes qu’il copie, on peut citer Antonio Tempesta (1555-1630), Jacques
Callot (1592-1635), Matthäus Merian (1593-1650), dit le Vieux, etc. Ses fils,
Henri (1614-1683) et Jean II (1619- ap.1660), travail avec lui. Dans les années 16501660, l’atelier s’inspire d’œuvres de Sébastien Bourdon (1616-1671), qui sont exécutées par l’artiste sous forme de Tondi. Ce format rond est pratique pour les peintres
sur émail qui n’ont ainsi pas besoin de réinterpréter la scène pour la transposer sur
les couvercle ou fond de boîtiers de montres. Pour les sujets subalternes, comme les
intérieurs des boîtiers de montres, ces émailleurs emploient des motifs issus des
cahiers de gravures de Paul Bril (1554-1626), Gabriel Perelle (1603-1677), etc.
Les ateliers blésois et parisiens de l’époque s’inspirent également des œuvres de
Simon Vouet (1590-1649), Jacques Stella (1596-1657), Charles Poerson (16091667), etc. Ce dernier produira plusieurs Tondi ayant pour sujet Les Ethiopiques ou
l’Histoire de Théagène et Chariclée, notamment employés par des peintres sur émail,
tel Robert Vauquer (1625-1670) de Blois.
Bibliographie
Clouzot, Henri, Dictionnaire des miniaturistes sur émail, Paris, Editions Albert
Morancé, 1924, pp. 196-197.
Clouzot, Henri, La miniature sur émail en France, Paris, Editions Albert Morancé,
1928, pp. 6, 8-16, 23-27, 34, 36, 69-75, 81, 181-186.
Thuillier, Jacques, Sébastien Bourdon, 1616-1671, Catalogue critique et chronologique de l’œuvre complet, Paris, Réunion des musées nationaux, 2000, pp. 226-228,
No 84.
16 GALARTIS
*9Atelier des Toutin, Paris, vers 1650-1660.
Couvercle de montre « Bassine » en or émaillé ; peinture sur émail polychrome représentant le Jugement de Pâris d’après Sébastien Bourdon ;
l’intérieur représentant un paysage à l’antique
Diam. 55 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
*10 César Servel, Pays de Gex et Genève, vers 1670.
Montre de poche en argent, à remontage par clef et mise à l’heure au doigt,
dotée des deux complications horlogères suivantes :
– Sonnerie au passage des heures sur cloche
– Réveil sur la même cloche
Boîtier de forme ronde « Bassine » ; fond repercé et gravé en taille-douce de
fleurs de fraisiers et de têtes de chien ; lunette gravée en taille-douce d’une
frise
Cadran en argent, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire ; au centre, cercle du réveil en laiton doré, avec chiffres arabes rayonnants, peints de couleur noire, l’intérieur repercé et gravé en taille-douce
de rinceaux
Aiguilles « Lance » en acier bleui ; index « Tulipe » en acier bleui pour le réveil
Mouvement 19’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, échappement à
roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux
(transformation de la fin du XVII e siècle) ; mécanisme de sonnerie au
passage des heures sur chaperon ; mécanisme de réveil avec barillet denté
et un marteau
Mouvement signé
Diam. 53.3 mm.
CHF 15’000 | 20’000 € 13’590 | 18’120
Très belle montre à sonnerie et réveil du XVII e siècle, comme celles
qui sont généralement demandées pour accéder à la maîtrise. A l’origine, le mouvement est doté d’un foliot circulaire ; il est ici amélioré
d’un spiral réglant, invention de Christiaan Huygens (1629-1695)
datant de 1675. Pour permettre cette amélioration, l’horloger qui a effectué la transformation a du créer un nouveau coq qui recouvre la signature ; la chose est courante dans le dernier quart du XVII e siècle.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 118.
*11 Nicolas Massy, Blois, vers 1660.
Montre de poche en argent, à remontage par clef et mise à l’heure au doigt,
dotée de la complication horlogère suivante :
– Réveil sur une cloche
Boîtier de forme ronde « Bassine » ; fond repercé et gravé en taille-douce
de fleurs de fraisiers, de nombreux animaux et de plusieurs chimères
Cadran en argent, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire ; au centre, cercle du réveil en argent, avec chiffres arabes rayonnants,
peints de couleur noire, l’intérieur décoré d’une frise
Aiguilles « Lance » en acier bleui ; index en acier bleui pour le réveil
Mouvement 15’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, échappement à
roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux
(transformation de la fin du XVII e siècle) ; mécanisme de réveil avec barillet denté et un marteau
Mouvement signé
Diam. 42.8 mm. CHF 10’000 | 12’000 € 9’060 | 10’870
Très belle montre à réveil du XVII e siècle, comme celles qui pouvaient
être demandées pour accéder à la maîtrise. A l’origine, le mouvement
est doté d’un foliot circulaire ; il est ici amélioré d’un spiral réglant,
invention de Christiaan Huygens (1629-1695) datant de 1675. Pour
permettre cette amélioration, l’horloger qui effectuait la transformation
a du créer un nouveau coq qui recouvre partiellement la signature ; la
chose est courante dans le dernier quart du XVII e siècle.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 115.
*9
*10
*11
*9
GALARTIS 17
*12 Forêt-Noire ou Suisse Alémanique, XVIIIe siècle
Horloge murale, dite « Holzräderuhr » (horloge à roues en bois), à poids,
avec balancier visible, dit à queue de vache, et, sonnerie au passage des
heures et des quarts
Cabinet en bois orné d’un décor peint polychrome formant les cadrans,
dans un entourage aux allégories du Temps, tels que putti figurant le cycle
des quatre saisons ; aux côtés, formant vantaux et dévoilant le mécanisme,
la Jeunesse puis la Vieillesse ; l’ensemble, achevé à l’amortissement, par
un fronton décoré d’un memento mori (souviens-toi que tu vas mourir),
soit un crâne symbole du temps qui passe
Cadran supérieur, avec chiffres romains gothiques rayonnants, peints de
couleur noire, pour les heures (manque l’aiguille) ; cadran inférieur, avec
chiffres romains gothiques rayonnants, peints de couleur noire, pour les
minutes (aiguille « Fleur-de-lys » en fer
Mouvement en cage, entièrement réalisé en bois, fer et laiton, train de
rouage avec pignons lanternes, avec échappement à roue de rencontre,
dit à verge ; train de rouage de sonnerie indépendant avec pignons lanternes, roue de compte et marteau frappant une cloche d’airain (manque
les poids et les cordes)
H. 35.5 cm, l. 19.5 cm, Pr.18 cm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Holzräderuhr
Il est difficile de dater avec précision le lieu de production et la date de
fabrication de cette « Holzräderuhr » (horloge à roues en bois). Il s’en
produit dans diverses régions d’Allemagne (notamment en Fôret-Noire),
de Suisse alémanique et d’Europe centrale. On en retrouve dans des
musées, tels le Gewerbemuseum de Winterthur (collection Kellenberger), le Musée International d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds, le
Uhrenmuseum Beyer de Zürich, et, naturellement au Deutsches Uhrenmuseum de Furtwangen im Schwarzwald (länder de Bade-Wurtemberg,
district de Fribourg-en-Brisgau).
18 GALARTIS
Bibliographie :
Schaaf, Berthold, Holzräderuhren, Editions Callwey, Munich, 1986 (224 pp.).
Gehrig, Werner, « Von alten und neuen Holzräderuhren, Josef Holenstein, ein Uhrmacher aus Leidenschaft », in Toggenburger Annalen, Editions Kalberer, 1989, pp. 101106.
Holtey, Georg von, & Bischof-Scherer, Ursula, & Kägi, Albert (trad. fr. de Viredaz, Michel), Deutschschweizer Uhrmachermeister und ihre Werke, vom 14. bis 19. Jahr­
hundert – Les horlogers de Suisse alémanique et leurs œuvres du 14 e au 19 e siècle, La
Chaux-de-Fonds, Chronométrophilia, hiver 2006 (256 pp.)
Hess, Klaus, Die Davoser Holzräderuhr, Ura Tavo, Uhrenmuseum Kellenberger, Winterthur (cat. d’expo., 19 septembre 2010 – 20 février 2011; 40 pp.).
Horloge à pendule, dite « religieuse »
Les horloges à pendule, dites « religieuse », traduisent à la fois toute la magnificence
de l’ornement du Grand Siècle, ainsi que les avancées techniques en matière d’horlogerie qui se produisirent sous le règne du Roi Soleil.
Le cabinet de forme rectangulaire, aux lignes pures et géométriques, s’agrémente
en façade d’un décor de feuilles d’acanthe et de rinceaux ajourés en bronze ciselé et
doré se détachant sur un fond de bois noir. Ce foisonnement de végétation souligne
le pourtour de la boîte. Le cadran circulaire en laiton (doré ou argenté) indique les
heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes. A l’amortissement de
celui-ci, dans un élégant cartouche gravé en draperie, on retrouve la signature de
l’horloger. Le cabinet est coiffé d’un fronton, avec ou sans toupie. Les côtés sont
plaqués de noyer et une vitre permet d’observer la complexité du mouvement. Parfois, on retrouve un décor de marqueterie dit « Boulle », invention de l’ébéniste parisien Charles-André Boulle.
Inspirées des cabinets italiens du XVI e siècle, les formes rigoureuses et rectilignes
de ces horloges, alliées à une parfaite symétrie et à ce riche décor végétal traité avec
le plus grand soin en font des œuvres caractéristiques du goût des aristocrates du
XVII e siècle. Ces horloges prennent alors place dans les grands intérieurs, sur un
meuble, une console murale ou encore une cheminée.
L’appellation de « religieuse » reste assez indéterminée mais certains avancent l’hypothèse que ce modèle est en fait une allusion à un portail de palais ou d’église.
Outre son aspect décoratif et artistique, ces horloges témoignent des grands progrès accomplis sous Louis XIV en matière de précision ; ceci grâce à l’apparition du
pendule.
C’est Christiaan Huygens (1629-1695), mathématicien et astronome hollandais,
qui réalise la première horloge à pendule en 1657. Ce nouveau système essaima
dans toute l’Europe et notamment en France grâce à Colbert qui fit séjourner
Huygens dans le royaume. Ce pendule est destiné à remplacer le foliot afin d’obtenir une meilleure précision et d’ajouter une seconde aiguille pour les minutes. Ce
nouveau système mécanique du pendule, compte tenu de son succès, donnera alors
son nom à la boîte qui le contient : la pendule.
Diderot évoque dans son Encyclopédie, en 1751, ces nouvelles prouesses techniques : « Jusqu’à Huygens, l’horlogerie pouvait être considérée comme un art mécanique, qui n’exigeoit que la main d’œuvre, mais l’application qu’il fit de la géométrie et de la méchanique pour ses découvertes ont fait de cet art une science. »
Œuvre d’art et de sciences, ces pendules, dite « religieuse », sont un savant mélange
des savoir-faire de l’époque Louis XIV où le génie créateur apparaît aussi bien dans
les effets décoratifs que fonctionnels : lire l’heure et mesurer le temps.
13Mathieu Marguerite, Paris, vers 1665-1675.
Pendule dite religieuse à sonnerie au passage des heures et des demies
Cabinet en poirier noirci, avec décors en bronze doré en applique
Cadran en étain gravé de chiffres romains rayonnants pour les heures et
de chiffres arabes rayonnants pour les minutes, sur une fausse-plaque
recouverte de velours noir
Aiguilles repercées et gravées en laiton doré
Mouvement marchant deux jours, en laiton, avec échappement à roue de
rencontre, dit à verge, chaperon pour la sonnerie des heures sur une cloche
Signé sur un cartel fixé à la fausse-plaque du cadran
H. 48 cm, l. 30,5 cm, Pr. 13,5 cm (environ).
CHF 6’000 | 7’000 € 5’440 | 6’340
Accompagné de sa clef de remontage et sa clef du cabinet ; les deux
d’origine.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 115.
GALARTIS 19
*14 Jean-Baptiste Dutertre, Paris, no 2835, 1762.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée
des deux complications horlogères suivantes :
– Répétition à quarts sur cloche et à tact
– Réveil sur la même cloche
Boîtier no 40/X, par Horace-Bénédict Pasteur (monteur de boîtes, Paris ;
reçu maître le 21 janvier 1751), de forme « Louis XV » ; entièrement gravé en
taille-douce à décor de frises et soleil rayonnant
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose ; index en acier bleui
Mouvement 16’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré, coqueret en
acier poli ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent, mécanisme
de réveil avec barillet et marteau indépendants
Cadran et mouvement signés
Diam. 48.5 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Une montre similaire (No 2 756), avec réveil, est proposée à l’encan
à Paris en 1980 (Etude Hervé Chayette, Paris, vente aux enchères,
24 novembre 1980, lot 69 (expert : Sabrier, Jean-Claude), estimation :
FF 22’000.– / 25’000.–).
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
*15 Joseph Waltrin, Paris, no 130, 1757-1758.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée
de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc et à tact
Boîtier par « H G » ou « J I G », peut-être Jean-Isaac Godde, dit Godde l’Aîné
(monteur de boîtes, Paris ; reçu maître le 1er décembre 1717 ; décédé avant
1789), de forme « Louis XV » ; entièrement repoussé et ciselé à décor de
coquillage
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 17’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de phœnix et
de grotesques, coqueret en acier poli avec pierre contre-pivot en agate ;
mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Mouvement signé
Diam. 47.1 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’530 | 5’440
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 119.
20 GALARTIS
*16 Pascal, Paris, 1757-1758.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 640, par Joseph Quetin (monteur de boîtes, Paris ; reçu maître
le 5 mai 1742), de forme « Louis XV » ; entièrement guilloché à décor de
spirales
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 16’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de
rinceaux, coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton
Mouvement signé
Diam. 46.6 mm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
*17 Jean-Baptiste Dutertre, Paris, no 2877, 1763-1764.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée
de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc et à tact
Boîtier no 173(?), par « Moyse Du Cloux (monteur de boîtes, Paris; reçu
maître le 20 mars 1758) », de forme « Louis XV » ; entièrement gravé en tailledouce à décor de frises et une allégorie de la musique sur fond rayonnant
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 15’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré, coqueret en acier poli ;
mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran et mouvement signés
Diam. 43.3 mm.
CHF 3’500 | 3’500 € 3’170 | 3’170
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
*14
*16
*15
*17
GALARTIS 21
18Pierre-François Le Doux, Paris, vers 1750-1760.
Cartel mural sur cul-de-lampe, en marqueterie de couleurs et bronze doré,
marchant huit jours avec sonnerie aux passages des heures, des demis et
des quarts
Cabinet de forme « Louis XV », appliqué de feuilles de laiton formant une
marqueterie florale en corne gravée et teintée verte, rouge, jaune et orangée, les arêtes du cartel soulignées d’une ornementation rocaille en bronze
doré formant feuillages, coquilles et fleurettes, le décor repris à la console
et à l’amortissement orné d’un aigle aux ailes éployées sur promontoire
et surmonté d’un entrelacs végétal
Cadran en émail blanc, composé de treize pièces, avec chiffres romains
rayonnants, peints de couleur noire pour les heures, et, chiffres arabes
rayonnants pour les minutes
Aiguilles « Fleur de lys » en métal doré
Mouvement en laiton, à trois trains de rouage, avec échappement à roue
de rencontre dit à verge ; train de sonnerie avec chaperon pour les heures
et les demis sur une cloche, train de sonnerie supplémentaire à chaperon
pour les quarts sur deux cloches
Cadran signé
H. 137 cm, l. 46 cm, Pr. 24 cm (environ)
CHF 12’000 | 15’000 € 10’870 | 13’590
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 114.
22 GALARTIS
GALARTIS 23
*19 J. C Hirschauer, Dresde (Saxe), vers 1770.
Montre de poche, en métal doré et émail, à remontage et mise à l’heure
par clef
Boîtier de forme ronde « Louis XV » ; décor en émail peint en camaïeu rose
à l’imitation de la porcelaine de Meissen, représentant une scène galante,
l’intérieur peint d’un loup (cet animal a probablement un lien avec le nom
du peintre sur émail, monsieur Wolf...)
Cadran postérieur (vers 1800) en émail blanc, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en métal doré
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux
et grotesques, coqueret en acier poli
Mouvement signé
Diam. 45.9 mm.
CHF 5’500 | 6’500 € 4’980 | 5’890
*22 Lépine, Paris, vers 1780.
Montre de poche, en or rose et strass, à remontage et mise à l’heure par
clef, squelette
Boîtier de forme ronde « Louis XV » ; décor gravé en taille-douce de frise,
avec lunettes serties de strass
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Fleurs-de-Lys » en or rose, serties de strass
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, la platine arrière partiellement
repercée, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à
verge, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à un pied,
coqueret en acier poli ; recouvert d’une fausse plaque en argent, repercée
et sertie de strass
Cadran signé
Diam. 38.8 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Très bel exemple de montre de fabrication Suisse portant la signature
apocryphe de l’un des plus célèbres horlogers parisiens de l’époque.
*20 Baillon, Paris, no 195, vers 1760-1770.
Montre de poche, en or jaune et agate, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier de forme ronde « Louis XV » ; le fond formé d’une pièce d’agate
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Squelette » en or rose, serties de strass
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec pierre contre-pivot en laiton
Mouvement signé
Diam. 42.5 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Très bel exemple de montre de fabrication allemande portant la signature apocryphe de l’un des plus célèbres horlogers parisiens de l’époque.
*21 Frères Marc, Genève, vers 1780-1790.
Montre de poche, en ors de couleurs, émail et strass, à remontage et mise
à l’heure par clef
Boîtier par « A B », de forme ronde « Louis XVI » ; décor de frises et rinceaux
ciselés, émaillés, sertis de strass avec, au centre dans un encadrement
ovale, serti de strass, le portrait peint sur émail d’une dame de qualité ;
lunette sertie de strass
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire ; sertie de douze strass
Aiguilles « Fantaisie » en argent, serties de strass
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec pierre contre-pivot en laiton
Cadran et mouvement signés
Diam. 39.9 mm.
CHF 2’000 | 3’000 € 1’810 | 2’720
24 GALARTIS
*23 G. Jolly, Paris, no 453, vers 1790.
Montre de poche, en ors de couleurs, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 1 620, par « H.-F. W. » (Montagnes neuchâteloises), de forme
ronde « Louis XVI » ; décor guilloché et gravé en taille-douce d’un autel de
l’amour
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes rayonnants, tournants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Squelette » en or rose
Mouvement 13’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de
rinceaux, coqueret en acier poli avec pierre contre-pivot en laiton
Mouvement signé
Diam. 35.8 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’080 | 4’980
Accompagné de sa châtelaine décorée en suite, terminée de cinq
breloques dont la clé de remontage d’origine à cachet, une boîte à Coran
du XIX e siècle, une croix et un pendentif porte-bonheur orné d’une
coccinelle émaillée du début du XX e siècle.
*19
*20
*21
*22
*23
GALARTIS 25
*24 Gortenu Père, Tours, vers 1780.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, avec
petite seconde, dotée des deux complications horlogères suivantes :
– Date du mois (cadran subsidiaire à gauche)
– Jour de la semaine (cadran subsidiaire à droite)
Boîtier no 4 725, par « I P Bn » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Louis XVI »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose ; aiguille des secondes équilibrée en
or rose ; index en or rose
Mouvement 16’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton, grande raquette de
réglage en acier poli et bleui
Mouvement signé
Diam. 45.3 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Très intéressante montre de fabrication neuchâteloise destinée à
un horloger français, dotée de complications horlogères et de l’indication de la seconde, chose extrêmement rare pour l’époque, particulièrement avec un échappement à roue de rencontre.
*25 Jean-Baptiste Martin, Saint-Brieuc, vers 1790.
Montre de poche, en or rose, avec échappement spécial
Boîtier no 3 942, par « D M I » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Louis XVI »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose
Mouvement 15’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à ancre à battements rapides (alternances d’un quart de secondes), balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à deux pieds, repercé,
gravé et doré à décor de rinceaux, coqueret en acier poli avec contre-pivot
en rubis
Cadran et mouvement signés
Diam. 42 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’530 | 5’440
Belle montre de fabrication neuchâteloise destinée à un horloger français. L’échappement, à l’origine, à roue de rencontre, est probablement
transformé par le dénommé Martin en une forme primitive de l’échappement à ancre.
Voir note compémentaire p. 121.
*26 Lépine, « Horloger du Roy », Paris, no 9154, vers 1770-1780.
Montre de poche, en ors de couleurs et strass, à remontage et mise
à l’heure par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur cloche et à tact
Boîtier par « C...B »(?), de forme ronde « Louis XV » ; décor de frises et
de bouquets de fleurs avec, au centre le chiffre « L . V. »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme de sonnerie
à l’antique avec vite et lent
Mouvement signé
Diam. 42 mm.
CHF 8’000 | 12’000 € 7’250 | 10’870
Accompagné de son double-boîtier vitré de protection en métal doré
et galuchat. Très bel exemple de montre de fabrication suisse portant
la signature apocryphe d’un des plus célèbres horlogers parisiens de
l’époque.
*27 Macors, Paris, no 708, vers 1780.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée
de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc
Boîtier no 3 084, par « G A D » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Louis XVI »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose
Mouvement 16’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de
rinceaux, coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme
de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Mouvement signé
Diam. 47 mm.
CHF 2’500 | 3’500 € 2’270 | 3’170
Belle montre de fabrication neuchâteloise destiné à un horloger français. Le dessus du pendant est gravé « Jeanne Dinot 1786 » probablement
le nom de la propriétaire de la montre.
*28 Lépine, « Horloger du Roy », Paris, no 3114, vers 1780-1790.
Montre de poche, en jaune et émail, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier de forme ronde « Louis XVI », avec charnières invisibles ; décor en
émail polychrome et translucide avec au centre une allégorie de l’amour
et de la fidélité sur fond guilloché rayonnant entouré d’une frise à limitation de demi-perles
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 10’’’, calibre à ponts, doré, barillet denté suspendu avec arrêtage, échappement à cylindre (roue en acier), balancier monométallique,
spiral plat en acier bleui, coq à un pied,raquette de réglage et coqueret en
acier poli,
Cadran et boîtier signés
Diam. 33.8 mm.
Accompagné de son double-boîtier vitré de protection en métal doré
CHF 11’000 | 13’000 € 9’970 | 11’780
Très bel exemple de montre de fabrication suisse portant la signature
apocryphe de l’un des plus célèbres horlogers parisiens de l’époque.
26 GALARTIS
*24
*25
*26
*27
*28
GALARTIS 27
*29 Signé Julien Le Roy, fait par Pierre Le Roy (1717-1785), Paris,
no 4178, vers 1775-1775 et vers 1780-1790.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, avec
échappement spécial « destiné à l’usage des marins et des astronomes »
Boîtier no 714 par « N A D » (Monteur de boîtes inconnu, Paris), de forme
ronde « Louis XVI », avec charnière invisible
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire, (contre-émail signé « Brl », Borel, Paris)
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose
Mouvement 16’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à repos frottant à une roue (en laiton) dérivé de celui de Sully (1721),
balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à deux pieds,
repercé, gravé et doré à décor de rinceaux, coqueret en acier poli avec
contre-pivot en laiton ; remonté dans une bague en laiton doré, gravée
d’une frise de rinceaux et dorée
Cadran et mouvement signés
Diam. 49.3 mm.
CHF 4’000 | 6’000 € 3’620 | 5’440
Le Roy Pierre (1687-1762)
Le frère de Julien Le Roy (1686-175 ; le plus grand horloger français de la première
moitié du XVIII e siècle), puis le fils de ce dernier, Pierre Le Roy (1717-1785), ont
beaucoup travaillé sur les échappements à repos frottant, qu’ils soient à deux roues
ou à une roue. Ces échappement sont, à l’origine, respectivement imaginés par les
frères Pierre (?-?) et Thomas (?-?) Debaufre, à Londres, vers 1700-1704, et, Henry
Sully (1680-1729), à Londres puis à Versailles, vers 1720-1721.
Julien Le Roy est très proche d’Henry Sully et rééditera le livre de celui qu’il
considère comme son maître (Henry Sully, Règle Artificielle du Temps, Nouvelle Edition corrigée & augmentée de quelques Mémoires sur l’Horlogerie, par M. Julien Le Roy,
Paris, 1737, 433 pp., 5 pl.).
Pierre Le Roy continue les travaux de son père en axant beaucoup de ses
recherches sur la chronométrie de marine, aboutissant à son horloge marine « Type
A », considérée comme le premier chronomètre fiable, avec échappement libre, balancier bimétallique et compensation thermique auxiliaire (Paris, Conservatoire
National des Arts et métiers). Pour ses « montres marines », construites au début des
années 1770, il reprend un échappement à repos frottant à une roue (voir son texte
« Montres à l’usage des astronomes et des marins », in La Meilleure Manière de Mesurer
le Temps en Mer, 1770, pp. 60 et suivantes, et, son Mémoire concernant une montre
de nouvelle construction pour l’usage de l’astronomie et de la Marine, Académie
royale des sciences, 6 septembre 1771).
Ces pièces, excessivement rares, sont notamment conservées au Uhrenmuseum Beyer de Zürich et au Patek Philippe Museum de Genève.
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, Les montres de Pierre Le Roy, in www.antique-horology.org
(texte dans sa version de 2010).
28 GALARTIS
*30 Ferdinand Berthoud, Paris,
no 1043, vers 1780.
*31 Ferdinand Berthoud (1727-1807)
*30 Ferdinand Berthoud, Paris, no 1043, vers 1780.
Montre de poche, en ors de couleurs, à remontage par clef et mise à l’heure
au doigt, avec secondes au centre
Boîtier no 43 par Jean-Augustin Alban (monteur de boîtes, Paris ; reçu
maître le 20 avril 1768 ; décédé après 1789), de forme ronde « Louis XVI »,
avec charnières invisibles ; décor guilloché entouré d’une frise avec, au
centre le chiffre « M B »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose, aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 15’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, échappement à
cylindre (roue en laiton), balancier monométallique, spiral plat en acier
bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux, coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton, avec stop seconde (commande
à trois heures)
Cadran, bâte et mouvement signés
Diam. 42.3 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’530 | 5’440
Cette montre est dotée d’un échappement à cylindre permettant de
battre la seconde, invention de Ferdinand Berthoud, employée occasion­
nellement par le maître dans certaines de ses montres à l’usage civil.
*31 Ferdinand Berthoud, Paris, no 2301w, vers 1780.
Mouvement de montre de poche, doté de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur cloche
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes rayonnants, tournants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose
Mouvement 18’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, échappement
à cylindre (roue en acier), balancier monométallique, spiral plat en acier
bleui, coq à un pied, coqueret en acier poli (manquant) ; mécanisme de
sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran et mouvement signés
Diam. 46.5 mm.
CHF 600 | 800 € 540 | 720
A l’origine, le mouvement de cette montre « Répétition à cylindre,
cadran de 20 lignes, chiffres arabes » est logé dans la « Boëte » No 180
de Jean Sanguinède (monteur de boîtes, Paris ; reçu maître le 17 octobre
1777 ; nouveau poinçon enregistré en 1798 ; décédé après 1812). Elle
est alors vendue le 20 septembre 1788, à M. l’abbé de Cesargues, Maître
de chapelle de la reine, pour la somme de 900 livres.
de
Meffray de Césarges Jean-Baptiste Florimond Joseph (1741-?)
Docteur en théologie, abbé de Saint-Euverte (Orléans), Maître de l’oratoire du roi
(1787-1789), chanoine du chapitre noble de Saint-Pierre-hors-les-murs de Vienne
(Dauphiné), vicaire général du diocèse de Fréjus (Provence), est ensuite Député du
second ordre pour le baillage d’Orléans à l’Assemblée nationale (18 août 1790 –
30 septembre 1791).
Bibliographie:
Sabrier, Jean Claude, La Longitude en mer à l’heure de Louis Berthoud et Henri Motel
– Longitude at Sea in the Time of Louis Berthoud and Henri Motel, Genève,
Editions Antiquorum, 1993, pp. 387-388.
GALARTIS 29
Montres « miniatures » et montres « minuscules »
« De tous temps les horlogers ont été tentés de construire de très petites montres,
prouvant par là leur habilité ». C’est par ces quelques mots qu’Eugène Jaquet (18841951), directeur de l’Ecole d’horlogerie de Genève puis conservateur du Musée de
l’horlogerie de Genève, et, Alfred Chapuis (1880-1958), historien neuchâtelois de
l’horlogerie, commencent le court chapitre qu’ils dédient à « La technique des montres
minuscules et des montres boules » de la deuxième moitié du XIX e siècle dans leur
ouvrage sur l’Histoire et technique de la montre suisse de ses origines à nos jours (Bâle et
Olten, 1945, pp. 180-182, pl. 121).
Il est un fait exact que la recherche de l’infiniment petit – ou de son contraire, l’infiniment grand – ainsi que la quête de la précision absolue où la surenchère du nombre
de complications logées au sein d’un même garde-temps, sont des prouesses que les
horlogers ont toujours affectionnées ; ces défis étant la preuve d’un réel talent et d’un
grand savoir-faire.
Du point de vue de la construction horlogère, il est important de souligner que dès
que le diamètre d’un mouvement de montre est réduit – d’une quantité aussi infime
soit-elle –, cela devient un véritable tour de force que d’y loger tous les organes permettant sa marche, car sa surface s’en trouve proportionnellement diminuée. Il s’agit
donc d’un travail d’une extrême délicatesse et d’une grande patience pour celui qui
entreprend pareille œuvre.
Les montres « miniatures » et « minuscules » sont forts rares ; leurs réalisations relevant
comme on le comprend d’un véritable tour de force.
Au cours des âges, on voit un déplacement géographique de leurs fabrications : Augsbourg, Blois, Paris, Londres, puis Genève et la Suisse ; ceci correspondant, à chacune
des époques mentionnées, aux centres horlogers les plus en avance de leur temps.
Les témoignages que nous avons pu réunir à leur propos montrent que le prix de
revient, donc celui de vente, de chacune de ces montres est faramineux. L’histoire de
ces petites merveilles s’attache naturellement à des personnalités qui sont à même
de se les offrir, tel des empereurs, des impératrices, des rois, des reines ou des aristocrates de très haut rang, régnant chronologiquement sur les royaumes de France, du
Saint-Empire romain germanique, des duchés d’Urbino et de Mantoue, des royaume
d’Angleterre et de Danemark, puis de Grande-Bretagne et d’Irlande, de Prusse, des
empires de France et de Russie, etc.
Ensuite, on retrouve ces montres en possession des plus grands marchands et des
plus fortunés collectionneurs. Aujourd’hui, conservées dans des musées ou plus
rarement en mains privées, elles étonnent toujours le public et sont la preuve vivante
du génie humain.
*32 Pierre Morand, Paris, vers 1785.
Bibliographie
Tellier, Arnaud, Montres « miniatures » et montres « minuscules », article à paraître.
30 GALARTIS
Montre en forme de bague, en or rose, argent et diamants taille-rose,
à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier de forme ronde, lunette sertie de diamants, les épaules décorées
en suite ; le fond gravé en taille-douce d’un décor floral
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Dauphine » rayonnants, tournants
(contre-émail signé « Lucard »(?))
Aiguilles « Fleurs-de-Lys » en acier bleui
Mouvement 6’’’, calibre en cage, doré, barillet denté, avec échappement
à cylindre (roue en laiton), balancier monométallique (en or), spiral plat
en acier bleui, coq à deux pieds repercé, gravé et doré, coqueret en acier
poli
Signé sur la platine de base, sous le cadran « P.re MORAND »
Diam. 16.6 mm
Tour de doigt 53
Poids du mouvement avec cadran et aiguilles : 2.82 g.
Poids du mouvement seul (sans la minuterie) : 2.39 g.
CHF 14’000 | 18’000 € 12’680 | 16’310
Accompagné de son écrin en galuchat et velours, charnière et fermoir
en argent.
Le mouvement de cette montre est l’un des plus petits jamais réalisé au XVIII e siècle. La platine de base mesure 14.3 mm ; la platine arrière
mesure 13.2 mm.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 116.
*33 Non signé, Europe, fin XVIII e – début XIXe siècle.
Horloge à poids, probablement la plus petite jamais construite au monde
Cadran en métal argent, avec chiffres romains rayonnants, sur une fausse
plaque en acier bleui
Mouvement (H. 9.4 mm, L. 6.7 mm), en laiton, platine en cage, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge
H. 9.4 mm, l. 6.6 mm, Pr. 7.9 mm
Poids brut 1.01 g.
CHF 5’000 | 7’000 € 4’530 | 6’340
Il est très difficile de dater et de localiser le lieu de production de cette
prouesse technique ; la forme du cadran rappelant aussi bien celle des
horloges à poids continentales que britanniques.
*32
*32
*33
*32
GALARTIS 31
*34 Non signé, Genève, vers 1780.
Montre de poche, en or rose et jaune, à remontage et mise à l’heure par
clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc
Boîtier no 11 606, de forme « Louis XVI » ; fond guilloché à décor de spirales,
les bords et le centre ciselés de frises et d’une allégorie de l’amour (deux
colombes en ors de couleurs)
Cadran postérieur (vers 1800) en émail blanc, avec chiffres arabes rayonnants, tournants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poker & Beetle » en or rose
Mouvement 14’’’1/2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à cylindre (roue en acier), balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme de sonnerie
à l’antique avec vite et lent
Diam. 43 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
*37 Mallet, Paris, no 8 206, vers 1780.
Montre-pendentif, en or rose, émail et perles, à remontage et mise à l’heure
par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc
Boîtier no 616/856, de forme « Louis XVI », à charnières invisibles ; guilloché
rayonnant sous émail bleu royal avec au centre, peint sur émail en grisaille
de couleur bistre, le portrait, en buste, présumé, de Jean-Jacques Rousseau
(1712-1778) ; lunette et bord du fond sertis de 60 demi-perles
Cadran postérieur (vers 1800) en émail blanc, avec chiffres « Breguet »
suspendus, peints de couleur noire, signé « Breguet »
Aiguilles postérieures « Feuille » en or rose
Mouvement 12’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Mouvement signé
Diam. 35.4 mm.
CHF 5’500 | 6’500 € 4’980 | 5’890
*35 Daniel Vauchez, Paris, no 377, 1776-1777.
Montre de poche, en or rose et émail, à remontage et mise à l’heure par
clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts à toc
Boîtier no 152 par « L R E / L » (monteur de boîtes inconnu, Paris), de forme
« Louis XVI », à charnières invisibles ; en émail champlevé bleu royal et
blanc, guilloché sous émail bleu-violet
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Fleur-de-Lys » en or rose, serties de diamants taille-rose
Mouvement 15’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, repercé, gravé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme de sonnerie
à l’antique avec vite et lent
Cadran et mouvement signés
Diam. 41.8 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 118.
*36 John Marie, Londres, no 402, vers 1775.
Montre de poche, en or jaune, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier en or jaune émail et diamants, par « P B C » (?), de forme « Louis
XVI » ; entièrement ciselé à décor d’amours et, au centre, peinture sur émail
représentant un scène galante ; lunette sertie de diamants taille-rose ; pendant sertie d’un diamant taille-rose
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose serties de diamants taille-rose
Mouvement 17’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec pierre contre-pivot en agate ; mécanisme de
sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran et mouvement signés
Diam. 44.5 mm.
CHF 8’500 | 9’500 € 7’700 | 8’61
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 115.
32 GALARTIS
*38 Gilbert, Paris, vers 1780.
Montre-pendentif, en or jaune et émail, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 226 par « P R/X », de forme ronde « Louis XVI » ; décor en émail
polychrome et translucide avec, au centre, une allégorie de l’amour
sur fond guilloché rayonnant entouré d’une frise à limitation de demiperles
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 10’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli
Mouvement signé
Diam. 30.8 mm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
Accompagné de son double-boîtier vitré de protection en métal doré.
*35
*34
*36
*38
*37
GALARTIS 33
*39
*39
*39 Georges Achard & Cie, Genève, vers 1790.
Montre de poche en or rose, double-face, à remontage et mise à l’heure par
clef, dotée des trois complications horlogères suivantes (sur le cadran
arrière) :
– Date du mois (cadran subsidiaire à midi)
– Jour de la semaine (cadran subsidiaire à droite)
– Mois de l’année (cadran subsidiaire à gauche)
Boîtier no 4 703, par « A M »(Genève), de forme ronde « Directoire », à charnière invisible
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Lance », squelettes, en or rose
Deuxième cadran en émail blanc, avec inscriptions peintes de couleur
noire, avec à six heures, graduation pour avance/retard ; index en or rose
Mouvement 19’’’1/ 2, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à un pied, coqueret en acier poli ; cadrature de
quantième placée sur la platine arrière
Cadran signé
Diam. 51 mm.
CHF 12’000 | 15’000 € 10’870 | 13’590
*40 J. H. Sautter, Hanspach & Cie, Genève, vers 1805.
Montre de poche en or rose, à remontage et mise à l’heure par cléf, dotée
des trois complications horlogères suivantes :
– Répétition à minutes sur deux timbres
–
Grande Sonnerie sur trois timbres
–
Petite Sonnerie sur trois timbres
Boîtier de forme ronde « Empire », avec charnières invisibles, cuvette vitrée,
carrure cannelée, le fond gravé en taille-douce du chiffre « F G »
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire,
Aiguilles « Lance » en acier poli et partiellement bleui
Mouvement 23’’’, calibre à ponts, doré, partiellement gravé en taille-douce,
deux barillets suspendus avec arrêtage « Breguet », avec échappement à
cylindre, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à un
pied, repercé, raquette de réglage en acier poli avec contre-pivot en rubis ;
mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent ; mécanisme de Grande
et Petite Sonnerie avec leviers de commande « en vue » sur la platine arrière
Cadran signé
Diam. 59 mm.
CHF 40’000 | 50’000 € 36’240 | 45’300
Exceptionnelle montre genevoise, dotée d’une répétition à minutes à
la demande, et, d’une Grande et Petite Sonnerie, soit au passage de l’heure
et des quarts, fonctionnant avec cinq marteaux frappant cinq timbres.
C’est le summum du genre pour l’époque. Cette exceptionnelle montre
de poche à complications horlogères est produite peu après 1800 par
deux horlogers genevois alors associés. L’orthographe de leurs noms se
lit suivant les documents de l’époque, Sautter ou Sauter mais aussi Soutter ou Souter, et, Hanspach ou Anspach voire Ansbach.
Très intéressante montre genevoise, double-face, dotée d’un triple
quantième.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 112.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 118.
Voir note complémentaire p. 121.
34 GALARTIS
*40
GALARTIS 35
*41 John, Genève, vers 1790-1800.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier de forme ronde « Directoire », à charnière invisible ; décor d’émail
translucide bleu royal sur fond guilloché rayonnant, avec, au centre un
bouquet de fleurs rehaussé de paillons d’or, serti de demi-perles et de
diamants taille-rose ; les lunettes serties de 54 et 59 demi-perles
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Lance », squelettes en or rose
Mouvement 18’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli
Cadran et mouvement signés
Diam. 49.8 mm
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Très bel exemple de montre genevoise de la fin du XVIII e siècle et réalisé
pour les marchés d’exportation.
*42 Robert Preston, Liverpool, no 493, vers 1800.
Montre de poche, en or jaune, émail, perles et strass, à remontage
et mise à l’heure par clef
Boîtier de forme ronde « Directoire », à charnière invisible ; décor d’émail
translucide bleu royal sur fond guilloché à vagues, avec au centre, une
couronne ovale en argent sertie de strass entourant un encadrement serti
de demi-perles contenant une mèche de cheveux entrelacés, liés par un
ruban en or ; les lunettes serties de 42 et 43 demi-perles
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes rayonnants, tournants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Lance » en or rose
Mouvement 17’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à ancre latérale (probablement de type Massey), balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq anglais à un pied, gravé, repercé et
doré à décor de rinceaux, coqueret en acier poli, plaque de contre-pivot
en acier bleui serti d’un diamant
Mouvement signé
Diam. 47.5 mm.
CHF 9’000 | 12’000 € 8’150 | 10’870
Très bel exemple de montre anglaise, réalisée à Liverpool, le deuxième
centre le plus important de l’horlogerie britannique après Londres.
36 GALARTIS
*43 Breguet, Paris, no 20 063, vers 1790.
Montre de poche, en ors de couleurs, émail et perles, à remontage et mise
à l’heure par clef
Boîtier no 20 063, de forme ronde « Louis XVI » ; décor en émail translucide
sur fond guilloché, orné de frises, rehaussées de paillons d’or et serties de
demi-perles ; les lunettes ciselées de frises ; la lunette avant sertie de demiperles
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Fleur-de-lys » en or rose, serties de demi-perles
Mouvement 18’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli
Cadran et mouvement signés
Diam. 49.1 mm.
CHF 22’000 | 26’000 € 19’930 | 23’56
Accompagné de sa châtelaine décorée en suite, terminée de trois
breloques dont la clé de remontage d’origine et deux pompons.
Très bel exemple de montre de fabrication probablement genevoise
portant la signature apocryphe de l’un plus célèbres horlogers
parisiens de l’époque.
*44 Gaudy, Genève, vers 1790-1800.
Montre de poche, en or rose, émail et perles, à remontage et mise à l’heure
par clef, faite pour le marché ottoman
Boîtier no 19 065, de forme ronde « Directoire », à charnière invisible ; décor
d’émail translucide vert sur fond guilloché rayonnant rehaussé d’une
multitude de paillons d’or en forme d’étoile, le centre serti de onze demiperles et de douze cabochons en émail translucide rouge ; les lunettes et
la carrure serties 51, 50 et 55 de demi-perles
Cadran en émail blanc, avec chiffres turcs rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Fleurs-de-Lys », squelettes, en or rose
Mouvement 18’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli
Mouvement signé
Diam. 48.3 mm.
CHF 9’000 | 12’000 € 8’150 | 10’870
Très bel exemple de montre genevoise de la fin du XVIII e siècle et
réalisé pour les marchés d’exportation.
*41
*42
*44
*43
GALARTIS 37
*45 (détail)
*45 Non signé, Genève, vers 1820-1830.
Boîte à surprise, en or et émail, en forme d’œuf, faite pour le marché russe
Décor en émail champlevé polychrome à motif de rinceaux fleuris, et,
cartouches en forme de croissant avec peinture sur émail polychrome
représentant des guirlandes de fleurs
H. 51.1 mm, l. 36.4 mm.
CHF 15’000 | 20’000 € 13’590 | 18’120
*46 Non signé, Genève, vers 1800, et, Cartier, Paris, no 872 872, vers
1950-1960.
Montre-pendentif en or jaune 18 carats, argent, émail et diamants taillerose, de type savonnette, à remontage et mise à l’heure au pendant
Boîtier de forme ronde « Empire », avec cuvette ; couvercle et fond guillochés, recouvert d’un émail translucide bleu royal, sertis de 50 diamants
taille-rose (environ 25 carats) ; carrure guillochée ; couronne de remontage
sertie d’un diamant taille-rose
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose
Mouvement 11’’’, signé European Watch and Clock Co Inc., calibre à ponts,
référence P480/c, rhodié, décor de « fausses-côtes de Genève », avec échappement à ancre en ligne droite, balancier Glucydur à vis, spiral plat en
acier bleui, raquette de réglage en acier poli et laiton
Cadran et mouvement signés
Diam. 37.9 mm.
CHF 14’000 | 18’000 € 12’680 | 16’310
Ce boîtier, d’une qualité exceptionnelle, est à la demande du client
probablement reformaté par la maison Cartier.
38 GALARTIS
*47 Non signé, Genève, vers 1800.
Montre en forme de bague, en or jaune et perles, à remontage et mise
à l’heure par clef, avec balancier visible
Boîtier de forme navette, serti de 34 demi-perles, cadran en émail
champlevé sur fond bleu, avec un coeur ardent, avec le cercle des heures
et des minutes excentré vers le bas, en émail blanc, avec chiffres « Breguet »
suspendus
Aiguilles « Lance » en acier bleui
H. 34.9 mm, l. 18.6 mm
Tour de doigt 54.5.
CHF 9’000 | 12’000 € 8’150 | 10’870
*48 Non signé, Genève, vers 1800.
Cachet à musique, en or rose
Boîtier par « I I H » (Genève) en forme de cachet ; fond vissé ; carrure cannelée
Mouvement ovale (28 x 20 mm environ), calibre en cage, barillet denté à
picots, avec huit lames vibrantes superposées en acier ; remontage par le
pendant.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Voir note complémentaire p. 122.
*45
*45
*46
*48
*47
GALARTIS 39
50John Formann, Saint Petersbourg, vers 1800.
Régulateur de parquet marchant 8 jours battant la seconde
Cabinet de forme rectangulaire, en acajou de Cuba, les montants à
colonnes détachées, l’ensemble souligné d’une belle ornementation en
bronze doré, tels chapiteaux corinthiens, pommes de pins à l’amortissement, bases des colonnes, pieds griffes sur sphères et filets d’encadrement
des lunettes
Cadran en métal argenté de type régulateur ; à six heures, cadran
subsidiaire des heures avec chiffres arabes rayonnants ; minutes au centre
avec chiffres arabes rayonnants ; cadran subsidiaire des secondes à midi
avec chiffres arabes rayonnants
Aiguilles « Lance » en acier bleui
Mouvement en laiton avec échappement à chevilles, balancier en bois et
laiton, poids moteur en laiton, suspension à couteau en acier poli
H. 215 cm, L. 63.8 cm, Pr. 32.1 cm.
CHF 20’000 | 25’000 € 18’120 | 22’650
A l’intérieur du cabinet, dans la partie basse, se trouve une inscription
en lettres cyrilliques pouvant se traduire par « Andrey Simon [probablement Simonovich ; le « ovich » partiellement effacé], St. Petersburg,
1801. ». Il s’agit très certainement du nom de l’ébéniste et de la date de
réalisation du meuble.
*49 L. Châlons, Paris, vers 1800.
Pendulette de table à cercles tournants
Cabinet en laiton, doré, argenté et peint, le globe orné de la voie lactée
reposant sur un socle circulaire à décor de frises d’oves, fleurs, lauriers et
losanges, poursuivi d’un fût achevé d’une base quadrangulaire elle même
terminée par un large socle en marbre noir
Cadran en métal argenté avec chiffres arabes, peints de couleur noire,
index fixe en acier bleui positionné sur le dessus du globe
Mouvement en laiton doré, calibre en cage, pilier balustre, fusée et chaîne,
échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier en acier poli à
trois bras, spiral plat en acier bleui, coq à deux pieds repercé, ciselé, gravé
et doré à décor de feuillages
Signé sur la platine arrière
H. avec le socle 19 cm, sans le socle 16 cm
Diam. 11 cm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
40 GALARTIS
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
GALARTIS 41
*51 L’Epine, Paris, no 11 804, vers 1790-1800.
Montre de poche, en or rose, de type découverte, à remontage et mise à
l’heure par clef
Boîtier no 11 804, par « C S » (Genève), de forme ronde « Directoire »,
à charnière invisible, avec cuvette en laiton gravé
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Lance », squelettes, en or rose
Mouvement 21’’’, calibre à ponts de type « Lépine », doré, barillet denté
suspendu avec arrêtage, avec échappement à virgule (roue en laiton),
balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à un pied,
repercé, avec raquette de réglage en acier poli, avec coqueret en acier poli
Boîtier signé
Diam. 57 mm.
CHF 9’000 | 12’000 € 8’150 | 10’870
Très bel exemple de montre de fabrication genevoise portant la signature apocryphe d’un des plus célèbres horlogers parisiens de l’époque,
imitant de plus un de ses calibres.
*54 Non signé, Montagnes neuchâteloises, vers 1800-1810.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage et
mise à l’heure par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres, par jacquemarts dits « Martin-Martine »
Boîtier no 1 918, par « F H M » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Empire », avec cuvette en laiton ; carrure cannelée
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire ; sur une fausse plaque en émail translucide bleu royal sur fond
guilloché rayonnant, ornée d’une frise de paillons d’or, surmontée, en
applique d’automates et de décors en ors de couleurs représentant un
couple frappant des cloches
Aiguilles « Breguet » en or rose
Mouvement 21’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme de sonnerie
à l’antique avec vite et lent
Diam. 54.3 mm.
CHF 8’000 | 10’000 € 7’250 | 9’060
*52 Non signé, Genève, vers 1800.
Montre de poche, en or rose, de type découverte, à remontage et mise
à l’heure par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Boîtier no 5 463 - 3 487, par « M H D » (?) (Genève), de forme ronde « Directoire », à charnière invisible, avec cuvette en laiton vitré
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 22’’’, calibre en cage, doré, barillet denté, avec échappement
à virgule (roue en laiton), balancier monométallique (probablement en
or), spiral plat en acier bleui, coq à deux pieds en acier poli, avec raquette
de réglage en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis ; mécanisme de
sonnerie de type « Breguet », « en vue »
Diam. 55.8 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
*53 Non signé, Montagnes Neuchâteloises, vers 1790.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage et
mise à l’heure par clef
Boîtier no 1 288, par « P H S »(Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Directoire », à charnière invisible
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Dauphine » suspendus, peints de
couleur blanche, dans un cercle de couleur bleu royal, avec au centre, une
allégorie de la Concorde et la devise « VIVE LA NATION LA LOI ET LE
ROI » ; sur le pourtour, sur fond rouge, indication du quantième
Aiguilles « Fleurs-de-Lys », squelettes, en or rose
Mouvement 19’’’ no 306, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de
rinceaux, coqueret en acier poli
Diam. 52.1 mm.
CHF 5’000 | 7’000 € 4’530 | 6’340
Très belle montre révolutionnaire produite dans les Montagnes
neuchâteloises pour le marché français, à l’époque de la Constituante.
Ce genre de montre se trouve très rarement emboîté en or et est
restée dans un excellent état de conservation.
42 GALARTIS
*55 Breguet & Fils, montagnes neuchâteloises, vers 1800-1820.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage et
mise à l’heure par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Boîtier no 1 164, par « L R » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Empire », avec cuvette en laiton gravé ; carrure cannelée
Cadran en or, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire ;
le centre guilloché
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 23’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en laiton ; mécanisme de sonnerie
à l’antique avec vite et lent
Boîtier et cadran signés
Diam. 55.3 mm.
CHF 5’500 | 6’500 € 4’980 | 5’890
Très bel exemple de montre de fabrication neuchâteloise portant la
signature apocryphe d’un des plus célèbres horlogers parisiens de
l’époque.
*51
*52
*53
*54
*55
GALARTIS 43
*56 Attribué à Moÿse Gevril, Le Locle, vers 1780-1790.
Mouvement de montre de poche, dans le goût des modèles donnés à Moÿse
Gevril Fils, Le Locle, à remontage automatique et mise à l’heure par clef,
avec secondes au centre
Cadran en émail blanc, de type régulateur, avec cadran subsidiaire à six
heures des heures et des minutes, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire ; secteur d’avance retard à midi
Aiguilles « Fleurs-de-Lys » et index en or rose ; aiguille équilibrée des
secondes en acier bleui
Chiffres arabes rayonnants pour les secondes au pourtour
Mouvement 18’’’, calibre en cage, doré, barillet denté, avec échappement
à cylindre (roue en laiton), balancier monométallique, spirale plat en
acier bleui, raquette de réglage en acier poli, masse oscillante en laiton
doré circulaire
Mouvement conservé dans une boite en argent
Diam. 45.4 mm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
Provenance : Ancienne collection Jean-Claude Sabrier
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, La montre à remontage automatique, XVIII e - XXI e siècles, Paris,
Editions du Cercle d’art, 2011, pp. 160-173, No 116 a-b.
44 GALARTIS
*57 Meuron & Cie, La Chaux-de-Fonds, vers 1800.
Mouvement de montre de poche, dans le goût des modèles donnés
à DuBois & Fils, Le Locle, à remontage automatique et mise à l’heure par
clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement
à cylindre (roue en acier), balancier monométallique, spirale plat en acier
bleui, raquette de réglage en acier poli, masse oscillante en platine en
forme d’ogive ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran et mouvement signés
Mouvement conservé dans une boite en argent
Diam. 54.5 mm.
CHF 8’000 | 10’000 € 7’250 | 9’060
Provenance :
Ancienne collection Jean-Claude Sabrier.
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, La montre à remontage automatique, XVIII e - XXI e siècles, Paris,
Editions du Cercle d’art, 2011, pp. 186-191, No 143 a-b.
GALARTIS 45
*58 Markwick Markam Perigal, Londres, vers 1790-1800.
Mouvement de montre de poche, dans le goût des modèles donnés à
DuBois & Fils, Le Locle, à remontage automatique et mise à l’heure par
clef, faite pour le marché ottoman, dotée de la complication horlogère
suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Cadran en émail blanc, avec chiffres turcs rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 23’’’, calibre en cage, ébauche de HF (probablement Frédéric
Houriet, Le Locle), no 42 121, doré, barillet denté, avec échappement à
cylindre (roue en acier), balancier monométallique, spirale plat en acier
bleui, raquette de réglage en acier poli, masse oscillante en platine en
forme d’ogive ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran signé
Mouvement conservé dans une boite en métal argenté
Diam. 58.8 mm.
CHF 10’000 | 12’000 € 9’060 | 10’870
Les montres automatiques réalisées pour le marché ottoman sont rares.
Provenance :
Ancienne collection Jean-Claude Sabrier.
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, La montre à remontage automatique, XVIII e - XXI e siècles, Paris,
Editions du Cercle d’art, 2011, pp. 186-191, No 151 a-b.
46 GALARTIS
*59 Markwick Markham Roger, Londres, vers 1790.
Mouvement de montre de poche, dans le goût des modèles d’AbrahamLouis Breguet, Paris, à remontage automatique et mise à l’heure par clef,
faite pour le marché ottoman, dotée de la complication horlogère suivante :
– Quantième lunaire (cadran subsidiaire à midi)
Cadran en émail blanc, avec chiffres turcs rayonnants, peints de couleur
noire, (contre-émail signé « J.Mory », peut-être Londres)
Aiguilles « Fleurs-de-Lys » et index en acier bleui
Mouvement 23’’’, calibre à ponts, 3/4 de platine, doré, barillet denté, avec
échappement à cylindre (roue en acier), balancier monométallique, spirale plat en acier bleui, raquette de réglage en acier poli, avec pierre contrepivot en rubis et masse oscillante en laiton doré en forme d’ogive
Cadran signé
Mouvement conservé dans une boite en métal argenté
Diam. 62.5 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Les montres automatiques réalisées pour le marché ottoman sont rares ;
les montres incorporant un calendrier lunaire sont rarissimes.
Provenance :
Ancienne collection Jean-Claude Sabrier.
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, La montre à remontage automatique, XVIII e - XXI e siècles, Paris,
Editions du Cercle d’art, 2011, pp. 193, 195, No 157 a-b.
GALARTIS 47
*60 Breguet & Fils, Paris, 1818-1821.
« 78me Thermomètre de Breguet pour SA le Prince de Metternich »
Thermomètre métallique de poche, en argent
Boîtier no 2774 ; fond guilloché ; carrure cannelée
Cadran en argent partiellement guilloché, avec échelle de Réaumur
Bi-lame probablement en or et platine
Cadran signé.
CHF 20’000 | 25’000 € 18’120 | 22’65
Accompagné de son écrin d’origine en cuir et velours (couvercle manquant).
Les Registres de la maison Breguet indique que le thermomètre
No 78 est fabriqué entre 1818 et 1821 et vendu le 5 avril 1825 à M. Bouvard,
pour la somme de 200 francs. Nous remercions M. Emmanuel Breguet,
Directeur du patrimoine de la maison Breguet, de nous avoir aimablement communiqué ces informations.
Le 6 avril 1825, Alexis Bouvard (1767-1843) rencontre à Paris le prince Klemens
Wenzel von Metternich (1773-1859) lors d’une séance au Bureau des longitudes ;
le procès-verbal de cette entrevue nous indique que : « M. de Laplace communique
une carte que M. de Metternich lui a remise et sur laquelle sont tracées les opérations déjà exécutées en Autriche et celles dont on s’occupe actuellement.
M. de Metternich a dit à M. Bouvard qu’il était très disposé à faire exécuter
des mesures du pendule sur toute la longueur des parallèles qui passent par le 45ème et le 48ème degrés de latitude ; mais il désire qu’on lui remette une instruction détaillée pour servir de guide aux observateurs autrichiens. Le président nomme une
commission composée de MM. Laplace et Arago pour s’occuper de cet objet. »
Sont présent à cette séance 14 savants français (voir : « Séance du mercredi
6 avril 1825 », in Les procès verbaux du Bureau des longitudes). C’est donc à cette
occasion qu’Alexis Bouvard offre le « 78me Thermomètre de Breguet pour S. A. le
Prince de Metternich ».
En février 1821, les deux hommes se sont déjà rencontrés et Bouvard lui a
offert au nom du Gouvernement français une boussole : « M. Bouvard avertit que le
ministre de l’Intérieur a pris, sur les 10’000 francs destinés à acquérir des instruments,
le prix d’une boussole dont le gouvernement a fait présent à M. de Metternich. La
boussole a coûté 900. Il ne reste donc que 9’100 francs. Il demande qu’on
s’occupe du mètre, pour savoir de quelle somme le Bureau peut disposer. La commission est invitée à donner des renseignements sur les instruments qu’il conviendrait
de se procurer et sur la valeur de ce mètre. » (« Séance du 7 février 1821 », in Les procès
verbaux du Bureau des longitudes).
Le principe de construction de ce thermomètre bilames, inventé par Abraham-Louis
Breguet (1747-1823), est différent de celui mis au point au début du siècle par Urban
Jürgensen (1776-1830). Dans l’invention de Breguet, tout repose dans la fabrication
d’un grand spiral constitué de deux lames de métaux différents, soudés l’une contre
l’autre, qui se dilatent ou se contractent sous l’action des changements de température.
La réalisation de ce spiral est un véritable tour de force. Chez Jürgensen, c’est une
grande barre bimétallique qui est réalisée, plus épaisse, et simplement repliée sur
elle-même pour pouvoir s’intégrer dans le volume d’une montre de poche. La chose,
tout en étant délicate à construire si l’on souhaite obtenir de bons résultats d’observations, est tout de même plus facile à faire que la réalisation de ce spiral. Le principe
du thermomètre métallique est exposé avec beaucoup de précision par Jürgensen
dans son ouvrage, Principes généraux de l’exacte mesure du temps par les horloges (Paris,
1805 ; chap. 17 + pl.). L’horloger et chronométrier danois est élève de John Arnold
(1736-1799) à Londres, d’Abraham-Louis Breguet (1747-1823) à Paris, puis est actif
au Locle près de Frédéric Houriet (1743-1830), qui devient son beau-père. En leur
temps, ces quatre chronométriers ont largement contribué à faire avancer la précision
des garde-temps et ont souvent expérimenter des spiraux et balanciers spéciaux.
Bibliographie :
http://bdl.ahp-numerique.fr/items/show/1732http://bdl.ahp-numerique.fr/files/
show/2787http://bdl.ahp-numerique.fr/files/show/2788http://bdl.ahp-numerique.
fr/items/show/1521http://bdl.ahp-numerique.fr/files/show/2321http://bdl.ahpnumerique.fr/files/show/2322.
48 GALARTIS
Alexis Bouvard (1767-1843), vers 1825,
par Julien Léopold Boilly (1796-1874)
Alexis Bouvard (Les Hoches, hameau des Comtamines, alors
duché de Savoie, 27 juin 1767 – Paris, 12e arr., 7 juin 1843).
Astronome français, membre du Bureau des longitudes, de l’Académie des sciences
(1803), directeur (av. 1810) puis directeur général (1822-1843) de l’Observatoire de
Paris, membre de l’Académie de Savoie (1820), membre étranger de la Royal Society
de Londres (1826), membre étranger de la Royal Society d’Edinbourg (1828), et,
chevalier (1810) puis officier (1838) de la Légion d’honneur. Prodigieux calculateur,
parmi ses travaux les plus significatifs figurent la découverte de huit comètes et la
compilation de tables astronomiques pour Jupiter, Saturne et Uranus. Les deux premières se révélèrent relativement exactes, tandis que la table concernant Uranus fit
apparaître des anomalies importantes lors des observations suivantes. Ceci conduisit
Bouvard à émettre l’hypothèse qu’une huitième planète (appelée à l’époque « planète
troublante ») pourrait être à l’origine des perturbations dans l’orbite d’Uranus. Après
sa mort, la position de cette planète (Neptune) sera calculée par John Couch Adams
(1819-1892) et Urbain Le Verrier (1811-1877).
© Vienne Kunsthistorisches Museum
Clément Wenceslas Népomucène Lothaire Metternich
(Coblence, 15 mai 1773 – Vienne, 11 juin 1859)
Comte puis second prince de Metternich-Winneburg-Beilstein, diplomate et un
homme politique autrichien. Il consacre sa vie au maintien de la société de l’Ancien
Régime face au bouleversement qu’engendre la Révolution française, puis, à la prééminence de la position autrichienne et de l’équilibre des puissances européennes.
Maîtrisant parfaitement le français, il est ambassadeur d’Autriche à Paris, de 1806 à
1809, date correspondant à l’époque de fabrication de ce thermomètre qui lui a probablement été alors offert.
Klemens Wenzel von Metternich (1773-1859),
vers 1815, par Thomas Lawrence (1769-1830)
GALARTIS 49
*61 Louis Berthoud, Argenteuil près de Paris, vers 1810.
Mouvement de chronomètre de poche, à remontage et mise à l’heure par
clé, avec échappement spécial
Boîtier postérieur, en argent partiellement doré, de forme ronde, vitré
des deux côtés
Cadran en émail blanc, de type régulateur, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui, aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 23’’’, calibre en cage, 3/4 de platine, barillet denté, échappement à détente-ressort, balancier compensé avec vis de réglage en or et
platine, spiral hélicoïdale isochrone en acier bleui, plaque contre-pivot
en acier poli avec rubis
Cadran signé
Diam. 62.6 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Ce mouvement est probablement réalisé par Louis Berthoud ou après
son décès en 1813, par ses fils, alors élèves de Henri Motel. Ses fils :
Jean-Louis Berthoud (1793-1880) et Charles-Auguste Berthoud
(1798-1876).
Provenance :
ancienne collection Jean-Claude Sabrier.
Bibliographie :
Sabrier, Jean Claude, La Longitude en mer à l’heure de Louis Berthoud et Henri Motel
– Longitude at Sea in the Time of Louis Berthoud and Henri Motel, Genève, Editions
Antiquorum, 1993.
50 GALARTIS
*62 Lefevre, Paris, no 348, vers 1810.
Montre de poche, en argent, à remontage et mise à l’heure par clef, avec
échappement spécial
Boitier no 4 184, par Joseph-Bernard Montjoye (monteur de boîtes, Paris ;
poinçon enregistré en 1800), de forme ronde « Empire » ; le fond guilloché ;
la carrure cannelée
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire, (contre-émail signé « Vincent », Paris)
Aiguilles « Lance », squelettes, en or rose
Mouvement 23’’’, calibre à ponts, doré, barillet denté suspendu avec arrêtage, avec échappement à virgule (roue en laiton), balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à un pied, repercé, raquette de réglage
en acier poli avec contre-pivot en rubis
Diam. 58.8 mm.
Cadran et mouvement signés
CHF 9’000 | 12’000 € 8’150 | 10’870
Très intéressante montre parisienne du début du XIX e siècle, inspirée
des travaux de Jean-Antoine Lépine et Abraham-Louis Breguet.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 114.
GALARTIS 51
*63 Cachard, Paris, « successeur de Charles Le Roy Rue Saint-
Denis, no 56 », vers 1800.
Montre de poche, en or rose, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée
des deux complications horlogères suivantes :
– Répétition à quarts sur deux timbres
– Date du mois (graduation extérieure avec aiguille centrale)
Boîtier no 10 509, de forme ronde « Directoire », charnière invisible
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire, (contre-émail signé « Lucard », Paris)
Aiguilles « Breguet » en acier bleui ; index « Serpentin » en acier bleui
Mouvement 20’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, avec échappement
à roue de rencontre, dit à verge, balancier monométallique, spiral plat en
acier bleui, coq à deux pieds, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Mouvement signé
Diam. 56.4 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
Très intéressante montre réalisée par le Sieur Cachard, successeur
de Charles et Etienne Le Roy et non pas comme souvent mentionné
dans la littérature de Basile-Charles Le Roy.
52 GALARTIS
*64 Le Roy, « Horloger du Roy », Paris, no 8296, vers 1820.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage et
mise à l’heure par clef, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres (section carrée)
Boîtier no 616, par « D F », de forme ronde « Empire », avec cuvette en laiton
gravé ; fond guilloché, carrure cannelée
Cadran en argent, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire ; le centre guilloché
Aiguilles « Breguet » en acier poli et bleui
Mouvement 18’’’1/2, calibre à ponts, doré, barillet denté suspendu avec
arrêtage « Breguet », avec échappement à virgule (roue en laiton),
balancier monométalique, spiral plat en acier bleui, raquette de réglage
en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis ; mécanisme de sonnerie
à crémaillère avec vite et lent
Boîtier et cadran signés
Diam. 51.8 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
*65 Lepaute, Paris, vers 1816-1820.
Mécanisme manuel d’équation du temps, dénommé « Cadran d’équation
solaire » par son inventeur M. de La Combe (1816)
Boîtier en laiton doré, vitré ; dos gainé de cuir vert, marqué au fer doré
Cadran en métal argenté en papier peint sous verre, avec sur le pourtour
l’indication du calendrier annuel et au centre un secteur pour l’équation
du temps
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement en laiton incorporant une came d’équation du temps en
forme de haricot activée par des râteaux, au moyen d’un bouton moleté
Boîtier et cadran signés
Diam. 18.3 cm
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Ce calculateur d’équation, en forme de baromètre anéroïde, est commandé à la main. Il donne l’équation du temps solaire pour chaque jour
de l’année. Ainsi, il permet de régler une montre ou une horloge à partir d’un cadran solaire. Le bouton de commande, placé sur la carrure
de l’objet, permet d’afficher la date avec la grande aiguille ; la petite
aiguille donne l’avance et le retard du soleil, soit l’équation du temps.
Depuis la toute fin du XVII e siècle, ce style de dispositif est incorporé dans les horloges et exceptionnellement dans des montres ; au
début du XIX e siècle, on utilise toujours le même principe mais on
cherche à l’obtenir de façon meilleur marché, d’où la séparation des
deux éléments.
M. de La Combe (ou Delacombe), établi à Paris, 7, rue du Cimetière Saint-André-des-Arcs, invente ce « Cadran d’équation solaire » en
1816. En avril de cette année son « Tableau mécanique indiquant la différence entre le temps vrai et le temps moyen » est publié dans les
Annales des arts et manufactures (Paris, seconde collection, 1816, No
10). On en retrouve la description dans les Archives des découvertes et
inventions nouvelles, faites dans les Sciences, les Arts et les Manufactures,
tant en France que dans les pays étrangers, pendant l’Année 1817 (Paris, Chez
Treuttel & Würtz, 1818, pp. 196-197).
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 114.
GALARTIS 53
*66 Breguet et Fils, Suisse, vers 1800.
Montre de poche, en argent, squelette, à remontage et mise à l’heure par
clef, avec échappement spécial, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Boîtier postérieur (vers 1820), no 6745 – 8691, par « AT » (Paris), de forme
ronde « Empire », avec cuvette
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire ; le centre ouvert et vitré, laissant voir la cadrature de sonnerie
Aiguilles « Fantaisie » en métal doré
Mouvement 22’’’, calibre en cage partiellement repercé, doré, barillet
denté, avec couvercle et fond gravés de rinceaux, avec échappement à
ancre à chevilles (roue en acier poli), balancier monométallique, spiral
plat en acier bleui, coq à pied, gravé, repercé et doré à décor de rinceaux,
coqueret en acier poli avec contre-pivot en rubis et raquette de réglage en
acier poli ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite et lent
Cadran signé
Diam. 60.9 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Très intéressant mouvement, probablement d’origine neuchâteloise,
doté d’un échappement extrêmement rare pour une montre, conservé
dans un boîtier postérieur français.
54 GALARTIS
*67 Paul Garnier, Paris, 1834.
Mouvement de chronomètre de poche, à remontage et mise à l’heure par
clef, avec échappement spécial
Cercle d’emboîtage moderne en métal doré, de forme ronde, vitré des
deux côtés
Aiguilles « Poire » en acier bleui, aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 20’’’, calibre à ponts, doré, barillet suspendu avec arrêtage
en « croix de Malte », avec échappement à repos frottant à deux roues (en
acier) dérivé de celui de Debaufre (1704) et de celui à cylindre, balancier
monométallique, spiral plat en acier bleui, coq à un pied, raquette de
réglage en acier bleui avec contre-pivot en rubis
Mouvement signé
Diam. 62.3 mm.
CHF 10’000 | 12’000 € 9’060 | 10’870
Ce mouvement, gravé « Inventé par Paul Garnier / 1834 » est très probablement réalisé par l’horloger parisien (1801-1869) pour présenter son
invention lors de la 8e Exposition des produits de l’industrie française
de Paris. Cet échappement est très largement employé par l’horloger
dans la production de ses pendules de voyage.
Provenance :
Anciennes collections Adolphe Chapiro et Jean-Claude Sabrier.
Bibliographie :
Chapiro, Adolphe, « L’échappement de Paul Garnier appliqué aux montres », in
ANCAHA, no 92, automne-hiver 2001, pp. 63-66.
Paul Garnier et son échappement à repos
Paul-Jean Garnier (1801-1869), originaire d’Epinal dans les Vosges, actif à Paris,
invente l’échappement qui porte son nom en 1829. Cet échappement à repos frottant
est dérivé de celui des frères Debaufre (v.1700-1704) et de celui à cylindre. Breveté
le 30 septembre 1830, il l’utilise principalement pour ses pendules de voyage (brevet
d’invention français pour 5 ans, « Echappement à repos, applicable aux pendules,
montres, etc. »).
L’impulsion est donnée par deux roues parallèles fixées sur la même tige dont les
dents sont terminées par des plans inclinés sur la circonférence (chaque dent d’une
roue répond à un vide de l’autre). Poussant alternativement les lèvres de la tuile
d’échappement, les pointes des dents opèrent sur la partie horizontale de la tuile, ce
qui permet au balancier de prendre toute l’amplitude que lui donne la force motrice.
Il résulte de cette combinaison une action dont l’effet est direct et parfaitement
conforme aux lois de la mécanique.
Les premiers échappements de ce type sont réalisés par Paul Garnier avec un balancier en or et une tuile en rubis. Le brevet est ensuite exploité dans une version simplifiée avec balancier en laiton et tuile en acier.
Bibliographie :
Alleaume, Auguste, Les brevets d’invention concernant l’horlogerie (catalogue général),
recueillis et mis en ordre, avec quelques explications sommaires, Paris, Bureau de la Revue
chronométrique, 1873 (144 pp.), p. 20.
Chapiro, Adolphe, « L’échappement de Paul Garnier appliqué aux montres », in
Bulletin de l’A.N.C.A.H.A. (Association Nationale des Collectionneurs et Amateurs
d’Horlogerie Ancienne), Paris, No 92, pp. 31-34.
GALARTIS 55
*68 Moulinié Frères & Cie, Genève, vers 1830.
Montre de poche, en or jaune et rose 18 carats et 62 émeraudes,
de type découverte, à remontage et mise à l’heure par clef, dotée de
la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Boîtier de forme festonnée, à douze lobes, avec cuvette gravée ; à décor de
filigranes sertis de gemmes sur fond amati
Cadran en or jaune, étampé, avec chiffres romains rayonnants ; le centre
guilloché ; le pourtour orné d’une frise en ors de couleurs
Aiguilles « Lance » en or jaune
Mouvement 14’’’, calibre à ponts, doré, barillet avec arrêtage en « croix de
Malte », avec échappement à cylindre (roue en acier), balancier monométalique (probablement en or), spiral plat en acier bleui, raquette de
réglage en acier poli et bleui ; mécanisme de sonnerie à l’antique avec vite
et lent
Boîtier signé
Diam. 42.4 mm.
CHF 11’000 | 13’000 € 9’970 | 11’780
Il est extrêmement rare de trouver ce type de montre doté d’une répétition à quarts.
*69 Berthoud Frères, Paris, no 2992, probablement par Jean-Fran-
çois Bautte & Cie, Genève, vers 1820.
Montre de poche, en or jaune 18 carats et émail, de type demi-savonnette,
à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 40 870, de forme ronde, très plate ; couvercle et fond en tailled’épargne à décor de rinceaux de fleurs sur émail bleu royal
Cadran en argent guilloché avec cercle des heures et minutes excentré
vers le bas, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet et Lance » en acier bleui
Mouvement 16’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à cylindre (caché
côté cadran), spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier poli
et bleui
Boîtier signé
Diam. 43.5 mm.
CHF 2’500 | 3’000 € 2’270 | 2’720
56 GALARTIS
*70 Jean-François Bautte & Cie, Genève, no 42 665, vers 1820.
Montre de poche, en or jaune 18 carats et émail, de type demi-savonnette,
à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 42 665, de forme ronde ; couvercle et fond en taille-d’épargne,
à décor de rinceaux de fleurs sur émail noir et blanc
Cadran en argent guilloché avec cercle des heures et minutes au centre,
avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 14’’’, calibre en cage, doré, fusée et chaîne, échappement
à roue de rencontre, dit à verge, spiral plat en acier bleui, coq à deux pieds
repercé, gravé et doré, coqueret en acier poli
Mouvement signé
Diam. 40.2 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
*71 Non signé, Genève ou Montagnes neuchâteloises, no 2573, vers
1840-1850.
Montre-pendentif miniature, en or jaune 18 carats et émail, de type découverte, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 2 573, de forme ronde festonnée, très plate ; décor en émail champlevé blanc et bleu, et, ciselé
Cadran en émail blanc avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Lance » en acier bleui
Mouvement 9’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à cylindre, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en
acier poli et bleui
Diam. 25.7 mm.
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
*68
*69
*70
*71
GALARTIS 57
*72 Girard Perregaux, La Chaux-de-Fonds, no 32 093, vers 1870.
Montre de poche, en or jaune 18 carats, de type cabriolet, à remontage et
mise à l’heure par clef, avec petite seconde
Boîtier no 32 093, de forme ronde, réversible, permettant de transformer
la montre en découverte ou savonnette, avec cuvette ; couvercle
et fonds guillochés, les bords ciselés de rinceaux de fleurs
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire ; le centre, en or et argent, gravé en taille-douce des armes
de la manufacture
Aiguilles « Fleur-de-Lys » en or jaune et acier bleui ; aiguille équilibrée des
secondes en acier bleui
Mouvement 17’’’1/2, calibre à ponts, nickelé, décor de « fausses côtes », train
de rouage en or, échappement à ancre en ligne droite, équilibrée, balancier
compensé avec vis de réglage en or, spirale plat en acier bleui avec courbe
terminale, raquette de réglage en acier poli
Boîtier et cadran signés
Diam. 58.8 cm.
CHF 8’000 | 12’000 € 7’250 | 10’870
*74 Sigismond Mercier, Genève, no 6330, vers 1860.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type savonnette, à remontage et mise à l’heure par clef, avec petite seconde, doté de la complication
horlogère suivante :
– Répétition à minutes sur deux timbres
Boîtier no 6330, par « H F » (probablement H. Fumet, Genève), de forme
ronde « pommes et filets », avec cuvette gravée ; couvercle et fond guillochés
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguille « Breguet » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, équilibrée, balancier compensé avec vis de réglage en or, spirale
en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli
Boîtier et mouvement signés
Diam. 50 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 115.
Voir note complémentaire p. 122.
*75 Bourdin, Paris, no 9498, vers 1850.
*73 Girard Perregaux, La Chaux-de-Fonds, no 55 665, vers 1870.
Chronomètre de poche en or jaune 18 carats, de type savonnette, à remontage et mise à l’heure par clef, avec petite seconde, fait pour le marché
hispanique
Boîtier no 55 664, par « P. M & F », de forme ronde « pommes et filets », avec
cuvette gravée ; couvercle et fond guilloché, le couvercle gravé en tailledouce du chiffre « J P M » dans un écusson
Cadran étampé en argent satiné, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire ; le pourtour et le centre à décor de rinceaux de fleurs en or
Aiguilles « Fleurs-de-Lys » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à trois ponts, nickelé, décor de « fausses-côtes »,
train de rouage en or, rubis sertis sur chatons en or, échappement détente
pivotée, dite à bascule, balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral sphérique isochrone en acier bleui
Boîtier, cadran et mouvement signés.
Diam. 50.5 mm
CHF 12’000 | 15’000 € 10’870 | 13’590
Voir note complémentaire p. 122.
58 GALARTIS
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage au pendant avec mécanisme d’embrayage (à 2 heures) et mise à
l’heure ( à 11 heures) par poussoirs, avec petite seconde
Boîtier no 8 656, par Edouard Marcoux (monteur de boîte, Paris ; poincon
enregistré le 4 mars 1847 ; biffé le 10 mai 1870), de forme ronde « pommes
et filets », avec cuvette gravée du chiffre « A P » fond guilloché à grain d’orge
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire ; indications des minutes, de cinq en cinq, avec chiffres arabes
rayonnants, peints de couleur or
Aiguilles « Poire » en or jaune, aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, du genre de celui de Frédéric-Louis
Favre-Bullle (1770-1849), Le Locle, doré, fusée et chaîne, empierré
jusqu’au centre, échappement à ancre latérale, équilibrée, balancier compensé (bimétallique coupé), à cran, avec vis de réglage en or et platine,
spiral sphérique en acier bleui, raquette de réglage en acier poli
Boîtier signé
Diam. 48.5 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Le mouvement de ce garde-temps est d’une construction inhabituelle
pour l’époque car dotée d’une fusée ; élément alors réservé aux chronomètres de marine ou aux chronomètres de bord. Son balancier est également réalisé de façon spéciale, dite à cran ; le bras central est coudé,
laissant ainsi de la place à l’utilisation d’un spiral hélicoïdal ou sphérique.
Le mécanisme de remontage est constitué d’une tige de remontoir,
dite brisée, avec pignon de remontoir fixe et pignon coulant, avec pour
la mise à l’heure une bascule (poussoir à 11 heures). Cette réalisation est
contemporaine des travaux d’Adrien Philippe (1815-1894) pour la
manufacture genevoise Patek, Philippe & Cie.
Sur la fusée est placée un arrêtage à croix de malte permettant
ainsi, en haut d’armage, de ne pas casser la chaînette de la fusée et le
ressort de barillet. Par mesure de sureté, un mécanisme additionnel
permet d’embrayer la couronne de remontage (poussoir à 2 heures),
lorsque l’on souhaite remonter le mouvement de la montre. En fin
d’armage, ce mécanisme se débraye. La couronne tourne alors dans le
vide évitant ainsi toute casse. Au cas ou cette chainette viendrait à casser,
une plaque verticale protège le rouage, l’échappement et le balancier
du mouvement, des morceaux de ladite chaînette.
Ces protections – dispendieuses – sont construites par l’horloger
à une époque où le remontage au pendant est encore une chose nouvelle
et où l’utilisateur n’est pas encore complètement habitué à cette invention.
Tous ces détails dans la construction de ce garde-temps en font
une montre de très grande qualité, plus proche d’un chronomètre de
poche que d’une montre ordinaire mais si celle-ci n’est pas dotée d’un
échappement à détente ; on la qualifie alors de « demi-chronomètre ».
*72
*73
*74
*75
GALARTIS 59
76Louis Audemars, Le Brassus (Vallée de Joux), no 11 222, vers 1870-
1880.
Montre de poche, en or jaune 18 carats, de type savonnette, à remontage
au pendant et mise à l’heure à poussette, à petite seconde, dotée des six
complications horlogères suivantes :
– Quantième perpétuel
– Date du mois (cadran subsidiaire à trois heures)
– Jour de la semaine (cadran subsidiaire à neuf heures)
– Mois de l’année (cadran subsidiaire à midi)
– Cycle de quatre ans des années bissextiles (à midi)
– Âge et phases de la lune (cadran subsidiaire, gradué de 0 à 29 1/2, à six
heures)
– (Le Crêt-Meylan, Le Brassus, Vallée de Joux)
Boîtier no 11 222 par Meylan Frères (Vallée de Joux), de forme ronde
« pommes et filets », avec cuvette ; couvercle et fond guillochés
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes et index en
acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, empierré jusqu’au centre,
échappement à ancre en ligne droite, équilibrée, balancier compensé avec
vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette
de réglage en acier poli
Boîtier et mouvement signés
Diam. 54 mm
CHF 17’000 | 22’000 € 15’400 | 19’930
M. Paul Audemars, de Somerton, Somerset (Grande-Bretagne), ne
possède malheureusement pas les registres liés à la production de cette
montre.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
77Louis Audemars, Le Brassus, (Vallée de Joux) no 11 901, 1874.
Montre de poche, en or jaune 18 carats, de type savonnette, à remontage
au pendant et mise à l’heure à targette, à petite seconde, dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à minutes sur deux timbres
Boîtier no 11 901 par Meylan Frères (Le Crêt-Meylan, Le Brassus, vallée
de Joux), de forme ronde « pommes et filets », avec cuvette ; couvercle et
fond guillochés,
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 20’’’, calibre à ponts, nickelé, décor « fausses côtes de Genève »,
train de rouage en or, empierré jusqu’au centre, avec échappement à ancre
en ligne droite, équilibrée, balancier compensé avec vis de réglage en or,
spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier et mouvement signés
Diam. 56 mm.
CHF 13’000 | 15’000 € 11’780 | 13’590
Accompagné de son Extrait des registres et du fac-simile du livre de pro-
duction
Le « Registre de Montres Supérieures » de la maison Louis Audemars, en date du 16 septembre 1874, indique que cette montre est vendue
aux Frères Tchétounoff, Moscou (Russie).
Nous remercions M. Paul Audemars, de Somerton, Somerset
(Grande-Bretagne), de nous avoir aimablement communiqué ces informations.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
Pour plus d’informations sur les frères Tchétounoff voir p. 118.
60 GALARTIS
78Le Roy & Fils, Paris, no 43 660, vers 1870.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, de type savonnette, à remontage
au pendant et mise à l’heure à poussette, à petite seconde, dotée de la
complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts
Boîtier no 8380, par « A. M », de forme « pommes et filets », avec cuvette ;
couvercle et fond guillochés, le couvercle gravé en taille-douce aux armes
d’un membre de la famille Faucompré (anoblie en 1778)
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 14’’’, calibre à ponts, doré, empierré jusqu’au centre,
échappement à ancre en ligne droite, équilibrée, balancier compensé avec
vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette
de réglage en acier poli
Boîtier signé
Diam. 39 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’530 | 5’440
Armoiries : D’(argent) au double chevron de gueules accompagné en
chef d’une coquille de (sable) et d’une couronne de feuillage de
(sinople), et en pointe de deux dauphins adossés de (sinople) et surmontés d’un croissant de (sable) ; couronne de marquis ; tenants deux
lions contournés ; collier de chevalier de Malte.
N. B. Les hachures ne semblent pas correspondre aux émaux et
métaux indiqués entre parenthèses. Comme ce sont justement les changements qui constituent les brisures des branches cadettes, il n’est pas
possible, faute de renseignements supplémentaires, d’identifier le propriétaire précis de cette montre.
Ce sont les armes de la famille Faucompré de Godet, originaire
de Lille en Flandre, qui s’établit à Moulins où elle fonde une manufacture de fils retors. Elle est anoblie par lettres-patentes du mois de mars
1778, en récompense des services importants qu’elle a rendu au commerce et à l’état par des entreprises considérables, dont les résultats
heureux n’ont pas peu contribué alors à la prospérité de la province
(Source : Nobiliaire Universel de France, vol. I, p. 295).
*79 Charles Oudin, Paris, no 21 583, vers 1860-1870.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette, à petite seconde
Boîtier no 10 015, par « A M », de forme ronde « pommes et filets » ; fond gravé
en taille-douce du chiffre « A F »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles «Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 18’’’, calibre à ponts, doré, train de rouage en or, empierré
jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite, équilibrée,
balancier compensé « à cran », avec vis de réglage en or, spiral hélicoïdal
en acier bleui, avec courbes terminales, raquette de réglage en acier poli
Boîtier signé
Diam. 48.7 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Le balancier de cette montre est réalisé de façon spéciale, dite à cran ; le
bras central est coudé, laissant ainsi de la place à l’utilisation d’un spiral hélicoïdal ou sphérique.
La construction de ce garde-temps est de très grande qualité, plus
proche d’un chronomètre de poche que d’une montre ordinaire même
si celle-ci n’est pas dotée d’un échappement à détente ; on la qualifie
alors de « demi-chronomètre ».
76
78
77
*79
GALARTIS 61
80Charles Oudin, Paris, Palais Royal, vers 1862-1863
Pendule de voyage, « boîte artistique, ornements en argent ciselé » oxydé,
à remontage et mise à l’heure par clef, au chiffre de Georges I de Grèce,
dotée des neuf complications horlogères suivantes :
– Répétition des heures et des quarts à la demande (poussoir sur le dessus
du cabinet)
–
Grande sonnerie au passage (levier de positionnement au dos du mouvement)
–
Petite sonnerie au passage (levier de positionnement au dos du mouvement)
– Réveil (cadran subsidiaire, en bas, au centre)
– Jour de la semaine (cadran subsidiaire, en bas, à gauche)
– Date du mois (cadran subsidiaire, en bas, à droite)
– Mois de l’année (ouverture, en bas, au centre)
–Millésime de l’année (ouverture, à l’intérieur du cadran des heures et
minutes, en bas)
– Age et phases de la lune (ouverture, à l’intérieur du cadran des heures et
minutes, en haut)
Cabinet vitré toutes faces et soulignée d’une frise d’oves, les arêtes à décor
de colonnettes en ressaut, l’ensemble repose sur une base à doucine appliquée des attributs du temps et putti aux armoiries, amortissement orné
des mêmes enfants soutenant une couronne dans un décor de feuillages
et grenades achevé par une chaînette de transport, repose sur quatre pieds
toupie à godrons
Fausse-plaque de cadran, en argent, à décor ciselé de rinceaux de fleurs ;
cadran annulaire en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints
de couleur noire, avec, à midi, un demi-cercle pour la lunaison ; en bas,
trois cadrans subsidiaires pour les quantièmes et le réveil, en émail blanc,
avec inscriptions peintes de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en laiton doré ; index en laiton doré
Mouvement en laiton doré, à trois barillets dentés et trois trains de rouage ;
celui du temps, avec échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé bimétallique avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui à courbe
terminale, raquette de réglage en acier poli avec pierre contre-pivot en
rubis ; celui de sonnerie, avec régulateur à volant d’inertie, deux marteaux
et deux cloches ; celui de réveil, avec un marteau sur l’une des deux cloches
Dimensions : H. 20,4 cm / L. 13,1 cm / Pr. 12,1 cm
Signature : Sur la platine arrière « ch. oudin / médailles de 1806 à 1862 »
Accompagné d’un jeu de plaque et disques pour l’indication du millésime
(une plaque gravée « 18 » pour le XIX e siècle et trois disques gradués de
15 à 28, 29 à 42 et 71 à 84 (pour les années).
CHF 60’000 | 80’000 € 54’360 | 72’480
Cette exceptionnelle pendule de voyage est probablement réalisée pour
l’avènement sur le trône de Grèce en 1863 de Christian Wilhelm
Ferdinand Adolf Georg von Schleswig-Holstein-SonderburgGlücksburg (1845-1913), prince de Danemark, devenu par son élection,
roi des Hellènes (1863), sous le nom de Georges I.
On peut raisonnablement donner la fabrication du cabinet de cette pendule de voyage
aux frères François-Auguste Fannière (1818-1900) et François-Joseph-Louis
Fannière (1820-1897), neveux et élèves de l’orfèvre Jacques-Henry Fauconnier
(1779-1839). Spécialistes du néo-Renaissance, ils sont actifs à Paris dès 1839. A la fois
dessinateurs, sculpteurs, ciseleurs et fabricants, ils n’exposent leurs travaux sous leurs
propres noms qu´à partir de 1862.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 116.
Pendules similaires
– Cabinet similaire (le chiffre royal a disparu), cadran différent (sans cercles d’émail),
mêmes complications horlogères ; Antiquorum, Genève, 14 novembre 1993, L’Art de
l’horlogerie française du XVI e au XX e siècle, lot 198, pour la somme de CHF 71 500.– ;
c’est peut-être la pièce illustrée dans le catalogue de la maison Oudi-Charpentier de
1862 (voir Bibliographie).
– Cabinet proche, fait pour le marché ottoman, cadran différent, mêmes complications
horlogères ; Collection Charles Oudin, Paris.
– Cabinet plus petit (avec chiffre royal), cadran en cristal de roche laissant voir la cadrature de sonnerie et le mécanisme de quantième (double au lieu d’être triple, sans le
62 GALARTIS
millésime de l’année et sans l’âge et les phases de la lune) ; Antiquorum, Genève, 14
novembre 1993, L’Art de l’horlogerie française du XVI e au XX e siècle, lot 198, pour la
somme de CHF 50 600.– ; c’est probablement la pièce illustrée dans le catalogue de
la maison Oudi-Charpentier de 1862 (voir Bibliographie).
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 116.
Georges I de Grèce
Christian Wilhelm Ferdinand Adolf Georg von Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg (Christian Guillaume Ferdinand Adolphe Georges de
Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg ; Copenhague, 24 décembre 1845
– Thessalonique, 18 mars 1913), prince de Danemark, est le troisième enfant et le
deuxième fils de Christian IX (1818-1906), roi de Danemark (1863-1906), surnommé le « beau-père de l’Europe », et de son épouse Louise de Hesse-Cassel (18171898), reine consort de Danemark (1863-1898).
Il est le frère de nombreux monarques et prétendants européens :
–
Frédéric VIII (1843-1912), roi de Danemark (1906-1912) ;
–
Alexandra (1844-1925), reine consort du Royaume-Uni et impératrice consort des
Indes (1901-1910) ;
–
Dagmar (1847-1928), impératrice consort de Russie sous le nom de Maria Feodorovna (1881-1894) ;
–
Thyra (1853-1933), princesse royale de Hanovre (1878-1923), duchesse de Cumberland ;
–
Valdemar (1858-1939), prince de Danemark et d’Islande.
Il devient le 30 mars 1863, par son élection, roi des Hellènes, sous le nom de Georges I.
Il est le second souverain de la Grèce moderne et le fondateur de la dynastie
royale hellène contemporaine ; il règne près de cinquante ans.
De son union, en 1867, avec Olga Constantinovna Romanov (Saint-Pétersbourg, 3 septembre 1851 – Rome, 18 juin 1926), grande-duchesse de Russie, nièce
du tsar, naisse huit enfants.
GALARTIS 63
*81 Breguet & Fils, Paris, no 599, vers 1860-1870.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde et échappement
spécial
Boitier no 2558, par Jules Perot (monteur de boîtes, Paris ; poinçon enregistré le 18 août 1843), de forme ronde « Empire » ; lunettes cannelées ; carrure ciselée d’un frise de motifs néoclassiques
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » à renflement, en or jaune ; aiguille équilibrée des
secondes en acier bleui
Mouvement 17’’’, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement
à détente-ressort, balancier compensé avec vis de réglage en or et platine,
spiral isochrone en acier bleui avec courbe terminale, plaque contre-pivot
en acier avec rubis ; mécanisme de remontage et mise à l’heure « en vue »
Cadran signé
Diam. 41.6 mm.
CHF 20’000 | 25’000 € 18’120 | 22’650
Accompagné de son écrin en marocain rouge et velours
Les Registres de la maison Breguet indique que ce chronomètre
de poche est fabriqué en 1847 ; par contre aucune date de vente n’y est
mentionnée.
Nous remercions M. Emmanuel Breguet, Directeur du patrimoine de la maison Breguet, de nous avoir aimablement communiqué
ces informations.
64 GALARTIS
*82 L. Le Roy & Cie, Paris, no 64 228, vers 1900-1905.
Montre-pendentif, en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage
et pendant et mise à l’heure à targette, dotée de la complications horlogère
suivante :
– Répétition à minutes sur deux timbres
Boîtier no 5915, par « S G », de forme « Empire », cuvette gravée ; fond guilloché d’un motif rayonnant avec, en bas un cartouche gravé en émail
champlevé de couleur bleu royal du chiffre « C B » ; intérieur de fond gravé
« Breteuil / Septembre 1906 » ; carrure cannelée
Cadran en or jaune, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire dans des cartouches, le centre guilloché
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 10’’’, no 5905, calibre à ponts, doré, barillet denté, empierré
jusqu’au centre, échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé
avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale,
raquette de réglage en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis ; mécanisme de sonnerie à crémaillère brisée
Boîtier et mouvement signés
Diam. 28.7 mm.
CHF 25’000 | 30’000 € 22’650 | 27’180
Accompagné d’un écrin de la maison L.Leroy & Cie en cuir marron et
velours
Cette exceptionnelle montre-pendentif est dotée de l’un des plus
petits mouvements à répétition à minutes jamais réalisé. Cette prouesse
technique est probablement produite à la vallée de Joux par des horlogers tels Louis-Elisée Piguet ou Victorin Piguet.
*82
*81
*82
GALARTIS 65
*81
*82
*83 Non signé, Japon, première moitié du XIX e siècle. Horloge japo-
naise verticale, dite horloge colonne, ou horloge pilier, à
cartouches mobiles.
En bois précieux formant une petit gaine à l’accroche murale et au sommet
vitrée sur trois faces, dévoilant le mécanisme ; l’extrémité pourvue d’un
petit tiroir pour la clef de remontage
Mouvement en métal doré, calibre en cage avec quatre piliers tournés,
rouage pivoté entre deux platines verticales, la platine avant gavée et
repercée, échappement à roue de rencontre, dit à verge, balancier circulaire en laiton doré, avec poids en laiton
Echelle graduée et caractères mobiles figurant les heures japonaises, en
métal doré
H. 50 cm.
CHF 3’000 | 4’000 € 2’720 | 3’620
Bibliographie : Planchon, Mathieu, L’Horloge, son histoire, rétrospective, pittoresque et artistique, Paris,
nouvelle édition publiée par les Fabriques des Montres Zénith, 1923, ch. IX (L’heure
au Japon), pp. 187-212 (voir notamment p. 198, fig. 119).
Voir note complémentaire p. 123.
*84 Non signé, Chine, vers 1850. Horloge à encens.
En bois laqué noir à décor en doré de fleurs, insectes et rouleaux, l’ensemble simulant une embarcation avec roues, cheminées, fenêtres, proue
au personnage sculpté, ouvre sur le dessus par deux compartiments dont
un dévoilant une armature en fer blanc
H. 19.5 cm, L. 53 cm, l. 11 cm.
CHF 12’000 | 15’000 € 10’870 | 13’590
Cette horloge chinoise à encens, en forme de bateau à vapeur, est probablement la seule connue de ce type. Dès les années 1835, ce type de
navire navigue notamment sur la rivière des Perles dans la région de
Macao et de Canton pour approvisionner les Hongs ou Thirteen Factories (concessions étrangères), puis, après la première guerre de l’Opium
(1839-1842), sur le fleuve Yang-Tsé (fleuve bleu) au départ de Shanghai.
Voir note complémentaire p. 123.
85Non signé, Chine, vers 1860.
Horloge à encens en bois laqué noir à décor doré de personnages dans un
jardin, l’ensemble simulant une barque, à l’intérieur une armature en fer
blanc
H. 6.2 cm, L.61 cm, l. 6.5 cm
CHF 4’000 | 6’000 € 3’620 | 5’440
Voir note complémentaire p. 123.
66 GALARTIS
86Probablement un élève de l’Ecole Nationale d’Horlogerie de
Cluses, Haute-Savoie, France, vers 1900.
Modèle de démonstration de l’échappement à détente-ressort, avec balancier monométallique en laiton doré et spiral cylindrique en acier bleui,
construit sur un mouvement à platine carrée en laiton doré, sur un support contemporain en bois, sous globe
Dimensions 89 x 89 mm
Base en bois 18 x 17.5 cm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Voir note complémentaire p. 124.
87Probablement un élève de l’Ecole d’Horlogerie de Glashütte-
in-Sachsen, près de Dresde (saxe), Allemagne, vers 1900.
Deux modèles de démonstration de l’échappement à ancre en ligne droite
et à cylindre, chacun avec balancier monométallique en laiton et spiral
plat à courbe terminale en acier bleui, chacun construit sur un mouvement à platine ronde en laiton, sur un support contemporain en bois,
sous globe
Diam. 13.5 cm.
CHF 8’000 | 12’000 € 7’250 | 10’870
Voir note complémentaire p. 124.
*83
85
*84
86
87
87
GALARTIS 67
*89 Pierre Girard, Atelier des Courvoisier Frères, La Chaux-de-
Fonds, vers 1850-1860.
Pendule de voyage, en laiton doré, à remontage et mise à l’heure par clef,
avec petite seconde et échappement spécial, dotée des cinq complications
horlogères suivantes :
– Répétition des heures et des quarts à la demande (poussoir sur le dessus
du cabinet)
– Grande sonnerie au passage (levier de positionnement au dos du mouvement)
– Petite sonnerie au passage (levier de positionnement au dos du mouvement)
– Réveil (cadran subsidiaire, en bas, à gauche)
– Date du mois (cadran subsidiaire, en bas, à droite)
Cabinet en laiton doré, réalisé par un procédé alors innovant de dorure
galvanique
Cadran en émail blanc avec chiffres romains rayonnants, cadran subsidiaire pour les secondes à midi, cadran subsidiaire pour le réveil avec
chiffres arabes rayonnants, tournants en bas à gauche, cadran subsidiaire
pour la date avec chiffres arabes rayonnants tournant en bas à droite
Aiguilles « Breguet » et index en acier bleui
Mouvement en laiton, marchant huit jours, avec trois barillets, échappement à détente-ressort, balancier monométallique, spiral à courbe terminale en acier bleui, sonnerie avec cadrature de type neuchâteloise visible
sur la platine arrière, sur trois cloches, et levier de commande de Grande
Sonnerie, Petite Sonnerie et Silence placé sous le cabinet
Mouvement signé
Accompagné de sa clé de remontage et mise à l’heure.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
*88 Henry Capt, Louis Galoppin & Cie, successeurs, Genève, vers
1900.
Pendule de voyage à grande et petite sonnerie, et, réveil
Cabinet en laiton doré, style corniche
Cadran en émail blanc avec chiffres romains rayonnants, cadran subsidiaire en émail blanc pour le réveil avec chiffres arabes rayonnants, tournants, fausse plaque en laiton doré
Aiguilles « Poire » et index en acier bleui
Mouvement no 9860 en laiton avec trois barillets, échappement à ancre
latéral, balancier bimétallique avec vis de réglage en or, spiral plat en acier
bleui, sonnerie sur deux gongs et levier de commande de Grande Sonnerie,
Petite Sonnerie et silence placé sous le cabinet
Cadran signé.
CHF 1’200 | 1’500 € 1’090 | 1’360
Accompagné de son écrin de transport en cuir et de sa clé de remontage
et mise à l’heure.
68 GALARTIS
Dans l’atelier des Courvoisier Frères, à La Chaux-de-Fonds, travaille
notamment dans les années 1820-1860, Henri-Louis Maillardet (17901842), puis Fritz (Frédéric-Alexandre) Courvoisier (1799-1854), dit
le Commandant – le chef militaire de la révolution neuchâteloise de
1848 –, Charles-Frédéric Klentschi (1774-1854) et Louis Klentschi
(1806-1881), son fils, mais aussi Pierre Girard (?-?), qui signe cette
pendule. Ils font partie des meilleurs penduliers neuchâtelois de
l’époque.
Une pendule similaire – celle réalisée par Fritz Courvoisier – est
publiée par Alfred Chapuis dans son Histoire de la Pendulerie Neuchâteloise (Paris, Neuchâtel, 1917 ; pp. 432-434, fig. 334-337).
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 114.
GALARTIS 69
*90 Non signé, Suisse, no 5930, vers 1890.
Montre de poche en or rose 18 carats, de type découverte, à remontage au
pendant et mise à l’heur à poussette, avec petite seconde, dotée des deux
complications horlogères suivantes :
– Répétition à minutes sur deux timbres
– Chronographe au 1/5 secondes
Boîtier no 5 930, de forme ronde « Bassine à filets, à gouttes », avec cuvette
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or rose ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui ; aiguille équilibrée de chronographe en or rose
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, rubis, avec échappement à ancre
en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage en or, spirale en
acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli ; mécanisme de chronographe « en vue », avec rubis sertis sur chatons en or
Diam. 53.5 mm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
91LeCoultre & Cie, Le Sentier (Vallée de Joux), no 19 535, vers 1895.
Montre de poche, en argent, de type découverte, à remontage au pendant
et mise à l’heure à poussette, avec petite seconde, réalisée selon une invention brevetée dotée de la complication horlogère suivante :
– Répétition à quarts sur deux timbres
Boîtier no 19 535, de forme ronde « Bassine à filets, à gouttes », avec cuvette ;
charnières, onglets et poussette en or rose
Cadran en émail blanc avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Poire » en or rose ; aiguille équilibrée des secondes en acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui
avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli
Mouvement signé
Diam. 52.1 mm.
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
Accompagné de son Extrait des registre, Nous remercions M. MarcAndré Strahm, Expert-horloger du patrimoine de la maison JeagerLeCoultre, de nous avoir aimablement communiqué ces informations.
*92 Henry Lepaute, Paris, no 6133, probablement par LeCoultre &
Cie, Le Sentier no 43 444, vers 1890.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type savonnette, à remontage au
pendant et mise à l’heure au targette, avec petite seconde, dotée de la
complication horlogère suivante :
– Chronographe au 1/5 de secondes
Boîtier no 43 444, de forme ronde « Bassine à filets, à gouttes », avec cuvette
gravée ; le couvercle gravé en taille-douce du chiffre « H S », timbré d’une
couronne probablement de baron
Cadran en émail blanc avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes et de chronographe en acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, balancier compensé avec vis de réglage en or, spirale en acier bleui
avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli ; mécanisme de
chronographe « en vue »
Boîtier et cadran signés
Diam. 50.9 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’080 | 4’980
Exemplaires similaires :
– Besançon, Musée du Temps (ancienne collection Edouard Gélis, Inv. 1953.7.1791) ;
le cadran signé « De la Combe Inv. in 1816 » ; le dos marqué au fer doré « m. lepaute
horloger / du roi et de la ville / rue s.honoré n. 24 ».
– Genève, Patek Philippe Museum (Inv. S-379) ; le cadran signé « De la Combe invenit
in 1816 » ; provenance : Antiquorum, Genève, vente aux enchères, 18 avril 1998, lot
301, pour la somme de CHF 3 450.–
70 GALARTIS
93Auguste Bardey, Baume-les-Dames (Doubs), vers 1911.
Transpositeur musical en forme de grande montre de poche, avec règle
graduée, réalisé selon une invention brevetée
Boîtier en métal chromé
Mouvement doré
Diam. 92.7 mm.
CHF 800 | 1’200 € 720 | 1’090
Cet appareil transpositeur « destiné plus particulièrement à l’usage des
chefs d’orchestre et des instrumentistes en vue de déterminer instantanément la tonalité dans laquelle chaque instrument doit être joué »
d’Auguste Bardey de Baume-les-Dames (Doubs) est réalisé selon le
brevet d’invention français No 426 367, déposé le 22 février 1911 (publié
le 5 juillet 1911).
Cet appareil est antérieur à la règle de transposition musicale
élaborée en 1911 par Jules-Antony Brisson, ingénieur des Mines de
Béthune à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais), breveté le 24 février 1912
(déposé le 15 décembre 1911 ; publié le 29 avril 1912).
Si l’appareil de Bardey est commercialisé à un très petit nombre
d’exemplaires, la règle de Brisson ne le sera pas malgré les efforts de son
auteur.
94Waterbury Watch Compagny, Waterbury, (Connecticut) série
A no 21, vers 1879-1880.
Montre de poche, en métal chromé, de type découverte, à remontage au
pendant et mise à l’heure au doigt, construite selon le brevet américain
d’invention no ...
Boîtier de forme ronde « Bassine à filets », clipé
Cadran en carton blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « American Spade » en acier bleui
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, étampé, doré, avec échappement Duplex
à une roue, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, raquette
de réglage en acier bleui
Boîtier signé
Diam. 50.7 mm.
CHF 1’200 | 1’500 € 1’090 | 1’360
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 119 .
*90
93
91
94
*92
GALARTIS 71
*95 Non signé, Genève, pour Hthe Falize, Paris, vers 1850-1860.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, jaspe sanguin et diamants, de type
découverte, à remontage et mise à l’heure par clef
Boîtier no 3371, par « Paul Matthey » (Genève), de forme ronde « pommes
et filets », cuvette gravée ; fond serti de morceaux de jaspe sanguin et de
diamants taille-rose formant une marqueterie
Cadran en émail blanc, chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement 10’’’ no 8371, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement à cylindre, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui,
raquette de réglage en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis
Boîtier signé
Diam. 25.5 mm.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
Accompagné d’une clé de remontage à encliquetage « Breguet » en or et
émail bleu. Bel exemple de montre genevoise produite pour un horloger
revendeur français.
*96 Vacheron & Constantin, Genève, no 120 721, pour J. Rey & Cie,
Marseille, vers 1860-1870.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, émail et diamants, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette
Boitier no 120 721, de forme ronde « pommes et filets », cuvette gravée ; fond
en émail de couleur noire entouré d’une frise avec, au centre, une rosace
de diamants taille-rose
Cadran en émail blanc, chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Louis XV » en or jaune
Mouvement 11’’’1/2, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement
à cylindre, balancier monométallique, spiral plat en acier bleui, raquette
de réglage en acier poli avec pierre-contrepivot en rubis
Boîtier et mouvement signés
Diam. 30.9 mm.
CHF 1’100 | 1’300 € 1’000 | 1’180
Bel exemple de montre genevoise produite pour un horloger revendeur
français.
97Patek Philippe & Cie, Genève, no 145 272, vers 1900.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, émail et diamant, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette, avec petite
seconde
Boitier no 250 753, de forme ronde « Bassine », cuvette gravée ; fond en émail
translucide de couleur parme sur motif guilloché rayonnant avec, au
centre, une étoile à huit branches, sertie d’un diamant taille rose ; lunettes
et carrure ciselées d’une guirlande de fleurs
Cadran en émail blanc, chiffres « Dauphine » rayonnants, tournants, peints
de couleur noire
Aiguilles « Louis XV » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or
jaune
Mouvement 11’’’1/2, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement
à ancre en ligne droite, équilibrée, à moustaches, balancier compensé avec
vis de réglage en or, spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier
poli avec pierre contre-pivot en rubis
Cadran, boîtier et mouvement signés
Diam. 30.9 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’170 | 4’080
Bel exemple de montre genevoise produite pour un horloger revendeur
français.
72 GALARTIS
*98 Bernard Poitevin, Paris, no 6034, vers 1880.
Montre-pendentif, en or rose 18 carats et émail, de type découverte, à
remontage au pendant et mise à l’heure à poussette
Boîtier no 6 034, par « S G », de forme ronde « Louis XV » avec charnière,
cuvette gravée ; fond orné, en applique, en émail polychrome , aux armes
d’alliance des familles Dineaux des Arcis et de Villelume timbrées d’une
couronne comtale surmontant un ruban, portant la devise « DEUS
PATRIAE REX »
Cadran en émail crème, chiffres Dauphine » suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Louis XV » en or jaune
Mouvement 11’’’ no 36 091, calibre à ponts, doré, barillet denté, empierré
jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite, équilibrée,
balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec
courbe terminale, raquette de réglage en acier poli avec pierre contrepivot en rubis
Mouvement signé
Diam. 30 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Accompagné de sa courte châtelaine en or rose amati et poli, et , émail ;
décorée en suite ; les armoiries flanquées de deux lions debout surmontant une grande fleur de lys
Armoiries sur la montre : Accolées, d’azur au chevron d’argent
accompagné en chef d’une étoile de même posée au canton sénestre de
l’écu et en pointe d’un dinosaure d’or (Dineaux des Arcis), et, d’azur
à dix besans d’argent posés 4, 3, 2 et 1 (de Villelume) ; couronne de
comte ; devise, « Deus patriae rex » (Dieu, la Patrie, le Roi), devise des
légitimistes.
Sur la châtelaine : Idem ; tenants deux lions.
Ce sont les armes d’alliance d’Albéric Dineaux des Arcis (18281901) et de Marie-Madeleine-Philippine de Villelume (1830-1897),
mariés le 6 juin 1853. On ne connaît pas le blason des Dineaux des Arcis
mais c’est la seule alliance Villelume possible ; les autres époux ayant
des blasons connus. Comme l’animal à la queue héraldique de dragon
ne correspond à aucun animal composite connu, il s’agit d’un dinosaure
(dont les fossiles sont justement à l’origine de la légende des dragons),
pour tenir lieu d’armes parlantes ; on remarque qu’il ressemble à un
diplodocus, dont les premiers fossiles sont découverts en 1877.
99Jules Calame-Robert, La Chaux-de-Fonds, no 8980, vers 1890 .
Montre-pendentif, en or rose 18 carats, argent, diamants et rubis, de type
savonnette, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette
Boîtier no 350 406, de forme ronde « pomme et filets », cuvette gravée; fond
serti d’un parterre de diamants taille-rose (env. 2 cts dont 0,48 cts pour
le central) entouré de rubis (env. 0.75 cts)
Cadran en émail blanc, chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire
Aiguilles « Poire » en or jaune
Mouvement 10’’’, no 9 980, calibre à ponts, nickelé, barillet denté, avec
échappement à cylindre, balancier monométallique, spiral en acier bleui,
raquette de réglage en acier poli
Boitier signé
Diam. 25.4 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’340 | 8’150
Accompagné de sa courte châtelaine comprenant 7 diamants taille-
ancienne, 5 diamants taille-rose et 10 rubis décorée en suite d’un fer à
cheval porte-bonheur composé de 21 diamants taille-ancienne (env. 1.95
cts) et de 26 rubis taille-ronde (env. 0.50 cts).
*95
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97
99
GALARTIS 73
*100 Zenith, Le Locle, vers 1900.
Deux montres de poche, en agate et métal doré, de type découverte, à
remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde
La première, avec un boîtier de forme ronde « Bassine », avec lunette vissée,
l’agate de couleur noire, cadran en émail blanc, avec chiffres « Dauphine »
suspendus, peints de couleur noire ; aiguilles « Poire » en acier bleui et
aiguille équilibrée des secondes en acier bleui
La seconde, avec un boîtier de forme ronde « Bassine », avec lunette vissée,
l’agate de couleur brune, cadran en émail blanc, avec chiffres romains
rayonnants, peints de couleur noire ; aiguilles « Breguet » en or jaune et
aiguille équilibrée des secondes en or jaune
Cadrans signés
Diam. de la première 50.6 mm
Diam. de la seconde 48 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’080 | 4’980
*101 Armand Schwob & Frère, La Chaux-de-Fonds, vers 1889-1900.
Montre de poche, en or jaune 18 carats, « Mystérieuse », double face, de
type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure au doigt,
construite selon le brevet d’invention suisse no 151, du 24 janvier 1889
Boîtier de forme ronde « pommes et filets », avec fausses plaques gravées
en taille-douce d’arabesques et de grotesques, avec fond vitré
Cadran en verre, avec chiffres arabes suspendus peints de couleur or ; le
pourtour sur fond noir
Aiguille « Louis XV » en métal doré
Mouvement 20’’’, calibre à ponts, partiellement construit en for de croissant, doré, avec échappement à cylindre, balancier monométallique, avec
spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier poli
Fausse-plaque avant signée
Diam. 54.3 mm.
CHF 12’000 | 15’000 € 11’240 | 14’060
Accompagné des photocopies des brevets. Cette « Montre mystérieuse
à cadran transparent » d’Armand Schwob & Frère à La Chaux-de-Fonds
(Montagnes neuchâteloises), est réalisée selon le brevet d’invention
suisse No 151, du 24 janvier 1889.
Cette invention est publiée dans le journal de Gaston Tissandier (18431899), La Nature, du 6 juillet 1889, par Henri de Parville (Peudefer,
François Henri, dit ; 1838-1909), rédacteur scientifique puis rédacteuren-chef.
Il est extrêmement rare de trouver cette montre habillée d’un
boîtier en or ; elles sont généralement en argent ou en acier bruni.
Bibliographie :
La Nature, Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie, Journal
hebdomadaire illustré, 17e année, 2e semestre, No 840, pp. 95-96, fig. 1-3).
102 Humbert-Ramuz & Cie, La Chaux-de-Fonds, no 1272, vers 1870.
Montre de poche, en or rose 18 carats, de type savonnette, à remontage
par ouverture et fermeture du couvercle, mise à l’heure par molette, selon
le brevet américain d’invention no 77 213 du 28 avril 1868
Boîtier no 44 357, de forme ronde « pommes et filets », cuvette gravée
« Comte à Toulon 23 septembre 1899 »
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire, et, chiffres arabes rayonnants, peints de couleur rouge, pour
les minutes
Aiguilles « Fantaisie » en or rose ; aiguille des secondes équilibrée en acier
bleui
Mouvement 17’’’1/2, calibre à ponts, nickelé, décor « fausses côtes », train
de rouage en or, avec échappement à ancre en ligne droite, équilibrée,
balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral plat en acier bleui
avec courbe terminale, raquette de réglage et acier poli
Mouvement signé côté cadran
Diam. 49.2 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’690 | 5’620
Accompagné des photocopies des brevets.
Voir note complémentaire p. 124.
*103 August von Loehr, Vienne (Autriche), Suisse, no 614 , vers 1880-
1890.
Montre de poche, en argent 935, de type découverte, à remontage automatique et mise à l’heure à targette, construite selon le brevet autrichien no..
du ... par ... Loehr
Boîtier no 614, de forme carrée, entièrement gravée en taille-douce de frises
et rinceaux de fleurs
Cadran en émail blanc, chiffres romains rayonnants, peints de couleur
noire ; cadran subsidiaire de la réserve de marche à droite
Aiguille « Fantaisie » en acier bleui; aiguille équilibrée des secondes et
index en acier bleui
Mouvement 17’’’1/2, calibre à ponts, 3/4 de platine, nickelé, décor de
« fausses côtes », avec échappement à ancre latérale, équilibrée, balancier
compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli, masse oscillante en forme de
marteau, à butoir
Boîtier, cadran et mouvement signés
H. 48.6 x L. 48.6 mm
CHF 4’000 | 5’000 € 3’750 | 4’690
Accompagné des photocopies des brevets.
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir en fin de catalogue sa biographie
p. 115.
74 GALARTIS
*100
*100
*101
102
*103
GALARTIS 75
104
*105
104 Non signé, probablement Allemagne, fin XIXe siècle.
Montre à suspendre, en argent, en forme de memento mori, dans le goût
du XVII e siècle
Boîtier en forme de crâne humain entièrement gravé en taille-douce de
scènes bibliques, d’un squelette et de sentences en latin ; l’intérieur gravé
en suite d’une nativité
Cadran en argent gravé en taille-douce de rinceaux de fleurs ; cercle des
heures, vissé, en laiton doré, avec chiffres romains rayonnants
Aiguilles « Poire » en acier bleui
Mouvement du milieu du XVIII e siècle en laiton doré, calibre en cage, avec
fusée et chaîne, échappement à roue de rencontre, dit à verge, coq en
argent ciselé et repercé d’un motif à gueules de dauphins
H. 46 mm (sans le pendant), l. 47 mm, L. 59 mm.
CHF 10’000 | 12’000 € 9’370 | 11’240
Ce genre de montres dans le goût de celles du XVII e siècle, qui revient
en vogue dans la deuxième moitié du XIX e siècle, est peut-être issue des
ateliers de Kerks & Schwartz à Munich, actifs entre c.1875 et c.1920, qui
se fait une spécialité d’en recréer à partir d’éléments anciens, notamment de mouvements avec échappement à roue de rencontre, dit à verge,
du XVIIIe siècle.
Voir note complémentaire p. 124.
76 GALARTIS
*105 Non signé, France ou Allemagne, fin XIXe siècle.
Montre à suspendre, en argent et cristal de roche, en forme de coquillage,
dans le goût du XVII e siècle
Boîtier en forme de coquille Saint-Jacques, gravé en taille-douce
Cadran en argent gravé en taille-douce de sphinx et sphinges; cercle des
heures en argent, avec chiffres romains rayonnants
Aiguille en acier bleui
Mouvement épousant la forme du boîtier en laiton, constitué d’éléments
anciens, calibre en cage, fusée et chaîne, échappement à roue de rencontre,
dit à verge, coq à un pied en laiton gravé et repercé d’une urne ; la platine
arrière entièrement gravée en taille-douce de rinceaux et d’une tête de
grotesque
H. 82.6 mm (avec le pendant), l. 48.8 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’280 | 4’220
Voir note complémentaire p. 124.
*106 Paul MEROZ, Genève, vers 1900.
« La minuterie reproduit en lettres microscopiques l’oraison dominicale »
Cadran d’exposition en émail blanc, construit en quatre parties, avec
chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire ; indication des
minutes (de 5 en 5), avec chiffres arabes rayonnants, peints de couleur
rouge ; rail de minuterie en lettrine microscopique, peint de couleur noire ;
cadran subsidiaire des secondes à 6 heures
Cadran signé
Diam. 52.1 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’620 | 7’500
Un très petit nombre de cadran de montre est connu avec ce type d’écriture miniature. Celle-ci est si petite qu’on ne peut la voir à l’œil nu ; il
faut donc utiliser une loupe pour en lire le texte. La réalisation de ce
genre de prouesse exige une grande habileté et une patience incroyable.
Ce type d’exploit est exécuté par le peintre sur émail pour être présenté
dans le cadre de grandes manifestations, comme alors l’Exposition
nationale suisse de 1896 de Genève ou l’Exposition universelle de 1900
de Paris. Le centre du cadran est juste percé d’un petit trou et n’autorise
pas le passage des aiguilles, ce qui prouve que ce cette pièce est bien un
modèle de démonstration.
Le Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie ainsi que le Patek Philippe Museum de Genève et le Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds conservent dans leurs collections des cadrans plus ou
moins similaires, certains avec décors de mappemonde ; œuvres de
Charles Frédéric Racine Hanic à La Chaux-de-Fonds (cadran daté
1821), Pierre Reymond (1843-v.1920), « peintre-calligraphe » genevois
actif dès les années 1870 (cadrans datés 1871 et 1873), Joseph Wyss (18521894), actif à la même période à La Chaux-de-Fonds (cadran daté 1876).
On connaît également une montre à complications horlogères, avec un
cadran peint du texte du Notre Père, fait par Léon Richard à La Chauxde-Fonds pour l’horloger Albert Voumard du Locle (cadran daté 1921 ;
Galerie d’horlogerie ancienne, Genève, vente aux enchères, 1976, lot 239 ;
ancienne collection du Time Museum de Rockford, Illinois (Inv. 3 674) ;
Antiquorum, Genève, vente aux enchères, 15 mai 2005, lot 170).
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 115 .
GALARTIS 77
*107 Tiffany & Co., Paris, vers 1900.
Montre-sautoir, en or jaune 18 carats, émail, diamants et perles, de type
découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant
Boîtier de forme ronde, entouré d’un motif festonné en émail translucide
de couleur verte sur fond ramolayé, serti de diamants taille-rose ; sous une
lunette ciselée en taille-douce d’une frise, une miniature peinte sur ivoire
de style néoclassique, signée par « F.Paillet », représentant deux musiciennes et une danseuse grecques, sur fond vert et parme ; lunette avant
décorée de même ; le sautoir à maille forçat
Cadran en ivoire peint, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur
blanche, sur fond parme ; le centre peint de couleur verte
Aiguilles « Poire » en or rose
Mouvement 10’’’ no 88 080, calibre à ponts, doré, barillet denté, empierré
jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale,
raquette de réglage en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis
Cadran signé
Diam. 38.5 mm.
CHF 10’000 | 15’000 € 9’370 | 14’060
Bien que non signée, cette montre est dans le goût des créations de
Ferdinand Verger, maître orfèvre, qui travaille régulièrement avec
Fernand Paillet, artiste-peintre. Ces artisans d’exception ont souvent
œuvré pour des manufactures telles Vacheron & Constantin à Genève
ou des joailliers comme Van Cleef & Arpels à Paris ou Tiffany & Co. à
New York.
Pour plus d’informations sur Fernand Paillet, voir sa biographie p. 117.
Pour plus d’informations sur Ferdinand Verger, voir sa biographie p. 119.
108 Paul Ditisheim, La Chaux-de-Fonds, vers 1905-1915.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, émail et diamants, de type découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde
Boîtier no 34 799, par « E S » (Montagnes neuchâteloises), de forme ronde
« Bassine », avec cuvette ; fond orné d’un motif néoclassique de guirlandes
sur fond d’émail crème, le centre en émail bleu azur rehaussé de paillons
d’or, serti de diamants taille-rose
Cadran en métal argenté et doré, avec chiffres « Breguet » suspendus dans
des cartouches, peints de couleur noire, sur fond guilloché
Aiguilles « Breguet » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 9’’’1/2, calibre à ponts, rhodié, barillet denté, avec échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage en
or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli avec pierre contre-pivot en rubis
Boîtier et mouvement signés
Diam. 26.6 mm.
CHF 2’500 | 3’500 € 2’340 | 3’280
Accompagné de sa broche, no 1990, décorée en suite.
On note que cette montre est commercialisée pour le marché anglais ;
plusieurs poinçons d’argent anglais à l’intérieur du boîtier.
*109 Omega, Bienne, no 1 867 115, vers 1900-1910.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, émail, diamants & rubis, de type
découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde,
réalisée selon une invention brevetée
Boîtier no 1 902 382, par « S G », de forme ronde « Bassine », cuvette gravée du
chiffre « L M R » ; fond orné d’un décor Art nouveau en émail plique-à-jour,
serti de diamants et rubis représentant des fleurs au milieu de rubans noués
Cadran en émail crème, avec chiffres Dauphine » suspendus, peints de
couleur noire
Aiguilles « Poire » en or rose ; aiguille équilibrée des secondes en or rose
Mouvement 10’’’, calibre à ponts, doré, barillet denté, avec échappement
à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage en or et
platine, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage
en acier poli avec pierre contre-pivot en rubis
Cadran et mouvement signés
Diam. 22.2 mm.
CHF 3’000 | 4’000 € 2’810 | 3’750
Bel exemple de montre-pendentif Art nouveau décoré en émail pliqueà-jour ; technique d’une exécution très délicate, très rarement employée
dans le domaine des boites de montre
Le mouvement de cette montre à « Encliqutage pour mise à l’heure
par la tige de remontoir, perfectionné », de Louis Brandt & Frère à Bienne
(propriétaire de la marque Oméga), est réalisée selon le brevet d’invention suisse No 8 760, du 1er août 1894.
Le plique-à-jour est une technique de mise en œuvre de l’émail,
semblable à celle du cloisonné, mais sans fond métallique dans son état
final, de telle sorte que la lumière peut filtrer à travers l’émail transparent ou translucide. L’effet rendu est celui d’un vitrail miniature et est
considéré comme techniquement difficile à obtenir en raison d’un
temps important de mise en œuvre avec un important taux d’échec. Ici,
cet émail est mis en valeur grâce à la cuvette de la montre, en or poli.
*110 Haas Neveu, Genève, no 48 175, vers 1910.
Montre-pendentif, en or jaune 18 carats, platine, émail et diamants, de type
découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, extra-plate, avec
petite seconde
Boîtier no 45 239, de forme ronde « Lentille », avec cuvette ; fond orné d’un
motif néoclassique de guirlandes sur fond d’émail gris translucide sur
fond guilloché rayonnant, le centre rehaussé de volutes serties de diamants taille-rose
Cadran en métal doré, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire, sur fond guilloché
Aiguilles « Poire » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 10’’’, calibre à ponts, rhodié, barillet denté, avec échappement
à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage en or,
spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier poli avec pierre
contre-pivot en rubis, ajustement « Extra »
Boîtier signé
Diam. 26.7 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’220 | 5’150
78 GALARTIS
*107
108
*109
*107
*110
GALARTIS 79
*111 J. Ferrero, Bijoutier-Joaillier, Genève, vers 1905-1915.
Soixante-six cartons d’atelier numérotés, avec modèles de boîtiers de
montres de poche, montres-pendentifs, montres-broches et montres-bracelets, à décors émaillés rehaussés ou non de perles et gemmes, principalement dans le style « Guirlande »
Certains signés de la main du maître ou portant le cachet d’atelier
12 x 9 cm (environ).
CHF 5’000 | 7’000 € 4’690 | 6’560
Pour plus d’informations sur cet horloger, voir sa biographie p. 113.
80 GALARTIS
*112 Non signé, France, vers 1930.
Pendulette de table Art Déco
Boitier no 2353, par « AD », le corps rainuré et à gradins, en argent appliqué
d’os, surmonté d’un éléphant barrissant en onyx avec cabochon de saphir,
orné d’un bouddha en jade entouré de demi-cercles en diamants taillerose, surmonté du cadran dans un entourage de cabochons de saphir,
repose sur une base rectangulaire et en doucine en onyx, os et argent,
achevé par quatre patins
Cadran en or et émail champlevé multicolore à motif rayonnant
Aiguilles « Lance » en métal argenté
Mouvement no 1000, marchant huit jours, rodhié, avec échappement à
ancre en ligne droite, balancier bimétallique avec vis de réglage, spiral
avec courbe terminale en acier bleui, 15 rubis, trois ajustements
CHF 18’000 | 20’000 € 16’870 | 18’740
Accompagné de sa clé de remontage.
GALARTIS 81
*113 Ernest Francillon, Fabrique des Longines, Saint-Imier, no 2
973 971, vers 1920.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette, avec petite seconde
Boîtier no 2 973 971, de forme ronde « Bassine, à gouttes », avec cuvette
gravée ; fond gravé en taille-douce aux armes d’un membre de la famille
de La Boisselière (anoblie en 1605)
Cadran en émail blanc, à double numérotation, chiffres « Dauphine » suspendus (1 à 12), peints de couleur noire et chiffres « Dauphine » rayonnants,
tournants (13 à 24), peints de couleur rouge
Aiguilles « Breguet » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or
jaune
Mouvement 19’’’, calibre à ponts, doré, rubis sertis sur chatons en or,
empierré jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite,
balancier compensé avec vis de réglage en or de type Guillaume, spiral
en acier bleui avec courbe terminale de type Phillips, raquette de réglage
par excentrique en limaçon en acier poli, ajusté par le régleur de précision
Arthur Hofer
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 51.7 mm.
CHF 8’000 | 12’000 € 7’500 | 11’240
Accompagné de son Bulletin de marche de 1re Classe de l’Observatoire
astronomique de Genève, daté du 22 juillet 1921.
Armoiries : Ecartelé, aux 1 et 4 d’argent à la rose de gueules, aux 2 et 3 de
gueules à la licorne d’argent, sur le tout d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles d’argent et en pointe d’un croissant de
même ; couronne de comte.
Ce sont les armes de Claude Nau de La Boisselière (fl. 1574-1605),
secrétaire ordinaire de la chambre du roi, anobli en 1605, et de sa postérité. Aucun élément ne permet d’identifier le descendant direct dont
il s’agit.
*114 Omega, Bienne, no 2 375 775, 1908.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde
Boîtier no 3 824 081, référence 743.19, de forme ronde « Bassine, à gouttes »,
avec cuvette
Cadran en émail blanc à double numérotation, chiffres « Dauphine » suspendus (1 à 12), peints de couleur noire, et , chiffres « dauphine » suspendus
(13 à 24), peints de couleur rouge
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or jaune
Mouvement 19’’’ LOD, calibre à ponts, doré, rubis sertis sur chatons en or,
empierré jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite,
balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier bleui avec
courbe terminale, raquette de réglage par excentrique en limaçon
Boîtier et cadran signés
Diam. 50.1 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’280 | 4’220
Accompagné de son Extrait des Registres mentionnant que ce chronomètre est produit le 11 avril 1908 et délivré aux Colonies françaises.
*115 Patek Philippe & Cie, Genève, no 159 631, vers 1910.
Montre de poche, en argent 900, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette, avec petite seconde
Boîtier no 268 617, de forme ronde « Bassine, à gouttes », avec cuvette ; charnières, onglets et poussette en or jaune
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 17’’’1/2, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en
ligne droite, équilibrée, à moustaches, balancier compensé avec vis de
réglage en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de
réglage par ressort en col de cygne et vis micrométrique en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 49.4 mm.
CHF 2’500 | 3’000 € 2’340 | 2’810
*116 Ernest Francillon & Cie, Fabrique des Longines, Saint-Imier,
no 2 844 575, vers 1910.
Chronomètre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage au pendant et mise à l’heure à poussette, avec petite seconde
Boîtier no 2 844 575, de forme ronde « Bassine, à gouttes », avec cuvette gravée ; fond guilloché avec, au centre un écusson
Cadran en émail blanc, à double numérotation, chiffres romains rayonnants (I à XII), peints de couleur noire et chiffres « Dauphine » suspendus
(13 à 24), peints de couleur rouge
Aiguille « Poire » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 20’’’, calibre à ponts, 3/4 de platine, rhodié, décor de « faussescôtes », rubis sertis sur chatons en or, empierré jusqu’au centre, avec échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage
en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage par
excentrique en limaçon en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 55.5 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’280 | 4’220
*117 Patek Philippe & Cie, Genève, no 169 919, 1912.
Montre-bracelet, en argent 900, avec petite seconde
Boîtier no 600 121, de forme ronde « Bassine, à gouttes », avec cuvette et
anses soudées
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Dauphine » squelettes, suspendus,
recouverts d’une matière phosphorescente
Aiguilles « Squelette » en acier bleui remplies d’une matière phosphorescente ; aiguille équilibrée des secondes en acier bleui
Mouvement 11’’’, calibre à ponts, doré, échappement à ancre en ligne
droite, équilibrée, à moustaches, balancier compensé avec vis de réglage
en or, spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 32,6 mm.
CHF 5’000 | 6’000 € 4’690 | 5’620
Accompagnée de son Extrait des Registres mentionnant que cette montre
est manufacturée en 1912 et vendue le 6 avril 1915 (avec un bracelet en
cuir gris).
82 GALARTIS
*114
*113
*115
*117
*116
GALARTIS 83
118 Hermès, Paris, et, Verger France, Paris, no 1 894, vers 1930.
Pochette du soir en crocodile noir doublé de cuir anthracite à soufflets et
rabat avec fermoir-montre à « volets », selon une invention brevetée
Boîtier probablement en aluminium partiellement laqué, avec cabochon
en Bakélite rouge
Cadran en métal argenté, avec chiffres « Dauphine » suspendus, peints de
couleur noire
Mouvement probablement par Cyma Watch Co., no 133 977, rhodié, à décor
de« fausses côtes de Genève », échappement à ancre en ligne droite, balancier bimétallique avec vis de réglage en or, spiral plat en acier bleui,
15 rubis, deux ajustements
Signé et numéroté sur le boîtier
Dimensions sac 22 x 17.5 cm
Montre-fermoir 44.5 x 42. 2 x 7.4 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’560 | 8’430
Ce genre de sac est également commercialisé par Van Cleef & Arpels à
Paris. Une célèbre photographie de l’époque montre la chanteuse Mistinguett portant cette accessoire féminin (voir : Raulet, Sylvie, Van
Cleef & Arpels, Paris, Edition du regard, 1986, pp. 312 et 157; Van Cleef &
Arpels, Paris, Editions Paris Musées, 1992, p. 122.
Pour plus d’informations sur la maison Verger voir p. 119.
*119 Tiffany & Co., New York, vers 1920.
Montre face-à-main, en or gris 18 carats, diamants et saphirs
Boîtier no 1 453, par « D & L. Co. » (États-Unis d’Amérique), de forme rectangulaire ; le dessus gravé en taille-douce de frise de rinceaux, serti de
diamants et saphirs ; carrure gravée en suite
Cadran en métal argenté avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement baguette (12.5 x 22.2 mm), par « E. Huguenin », (Suisse),
no 373 834, calibre à ponts, rhodié, décor de « fausses côtes », avec échappement à ancre en ligne droite, balancier compensé avec vis de réglage
en or, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage en
acier poli, avec pierre contre-pivot en rubis, trois ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés
L. déployée 118 mm, l. 14 mm.
CHF 3’500 | 4’500 € 3’280 | 4’220
*120 Mido, Le Locle, no 259 095, vers 1925.
Montre d’habit, en argent 925 et émail, de type découverte, à remontage
et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde
Boîtier no 155 952, piriforme ; fond clipé orné d’un motif linéaire en émail
champlevé bleu et noir ; le corps du boîtier décoré en suite ; les lunettes
étampées d’un frise de lauriers
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus, en métal doré
en relief
Aiguilles « Fantaisie » en métal doré ; aiguille équilibrée des secondes en
métal doré
Mouvement 16’’’, calibre à ponts, rhodié, décor de « fausses côtes », avec
échappement à ancre en ligne droite, balancier monométallique à vis,
spiral en acier avec courbe terminale, raquette de réglage en acier poli
avec pierre contre-pivot en rubis, trois ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés
H. 58.3 mm, l. 47.2 mm.
CHF 2’500 | 3’500 € 2’340 | 3’280
84 GALARTIS
*121 Chronomètre Alti, France, vers 1925.
Montre d’habit, en or jaune 18 carats et émail, de type découverte, à remontage et mise à l’heure au pendant, avec petite seconde
Boîtier no 209 130, par « S G » , de forme « tonneau » ; fond clippé orné d’un
motif en losanges, celui du centre en émail champlevé polychrome
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Poire » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 16’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, balancier compensé avec vis de réglage en or, spiral en acier avec
courbe terminale, raquette de réglage en acier poli avec pierre contrepivot en rubis
Cadran signé
H. 40.5 mm, l. 40.5 mm.
CHF 2’500 | 3’500 € 2’340 | 3’280
*122 Van Cleef & Arpels, Paris, no 48 014, vers 1940.
Montre-chatelaine, dite « Régence », en or jaune, rose 18 carats et saphirs
Boîtier no 3 789, en forme de boule facettée, sertie de saphirs, reliée par
une chaînette à une demi-boule décorée en suite, à système sur charnière
à double épingle
Cadran en métal argenté avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Bâton » en acier bleui
Mouvement 7’’’, par « Uti Watch Co. » (Suisse), calibre à ponts, rhodié, avec
échappement à ancre en ligne droite, balancier monométallique à vis,
spiral plat acier, raquette de réglage en acier poli, avec pierre contre-pivot
en rubis, systéme anti-choc
Cadran et mouvement signés
Diam. 13.7 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’220 | 5’150
118
*121
*120
*119
*122
GALARTIS 85
*124 Vacheron & Constantin, Genève, no 385 110, vers 1920.
Montre de poche, en or jaune 18 carats, de type découverte, à remontage
au pendant et mise à l’heure à poussette, avec petite seconde, dotée de la
complication horlogère suivante :
– Chronographe au 1/5 de secondes avec échelle pulsométrique graduée
pour 30 plusations
Boîtier no 251 508, de forme ronde « Bassine », avec charnière invisible,
cuvette gravée
Cadran en émail blanc, avec chiffres romains rayonnants, peints de couleur noire ; l’échelle pulsométrique peinte de couleur rouge
Aiguilles « Poire » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui ; aiguille de chronographe en acier bleui
Mouvement 18’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, balancier compensé avec vis de réglage, spiral en acier bleui avec
courbe terminale, raquette de réglage par ressort en col de cygne et vis
micrométrique en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 50 mm.
CHF 9’000 | 11’000 € 8’430 | 10’310
*125 Patek Philippe & Cie, Genève, no 808 371, 1924.
Montre-bracelet, en argent 900, avec petite seconde
Boîtier no 602 632, de forme ronde « Bassine », avec anses soudées
Cadran en émail blanc, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de couleur noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 12’’’, calibre à ponts, doré, avec échappement à ancre en ligne
droite, équilibrée, à moustaches, balancier compensé avec vis de réglage
en or, spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier
Cadran et mouvement signés
Diam. 31.3 mm.
CHF 11’000 | 13’000 € 10’310 | 12’180
123
123 J-L Reutter, vers 1932-1933.
Atmos I Régulateur
Cabinet vitré toutes faces
Boîtier no 1317, référence PX1
Cadran en émail blanc, avec chiffres arabes suspendus, peints de couleur
noire
Aiguilles « Breguet » en acier bleui
Mouvement perpétuel calibre Lecoultre 30A.
CHF 3’000 | 4’000 € 2’810 | 3’750
86 GALARTIS
Accompagnée de son Extrait des Registres mentionnant que cette
montre est manufacturée en 1924 et vendue le 22 mars 1927, probablement à Trust Joyero, Buenos Aires (Argentine).
*124
*125
GALARTIS 87
*126 Rolex, Genève, « Chronographe Antimagnétique », vers 1945.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications
horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 47 716, référence 3484 de forme ronde
Cadran en métal argenté avec chiffres arabes suspendus et index rayonnants, dorés
Aiguilles « Bâton » en or rose ; aiguille équilibrée des secondes en or rose ;
aiguilles de chronographe en or rose
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 32.8 mm
CHF 23’000 | 26’000 € 21’550 | 24’360
Accompagnée de la Guarantee de Philippe Béguin, Horlogerie, Genève,
daté du 15 octobre 1946.
88 GALARTIS
*127 Rolex, Genève, « Chronographe Anti-magnétique », vers 1945.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 47 726, référence 3484, de forme ronde
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus et index rayonnants, dorés
Aiguilles « Dauphine », squelettes, en or rose, remplies d’une matière phosphorescente ; aiguille des secondes en or rose ; aiguilles de chronographe
en or rose
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 32.8 mm.
CHF 20’000 | 22’000 € 18’740 | 20’610
*126
*127
GALARTIS 89
*128 Longines, Saint-Imier, no 5 784 525, vers 1940.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications
horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour
1 km et, echelle tachymétrique au centre
– Compteur de 30 minutes
Boîtier référence 20 448, de forme ronde
Cadran en métal argenté, avec chiffres « Breguet » suspendus, peints de
couleur noire
Aiguilles « Feuille » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui ; aiguilles du chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, calibre 13 ZN, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur avec vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette
de réglage en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 34 mm.
CHF 10’000 | 12’000 € 9’370 | 11’240
*129 Longines, Saint-Imier, no 5 235 165, vers 1935.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde
Boîtier no 5 235 165, de forme rectangulaire
Cadran en métal argenté, avec index rayonnants argentés ( 3-6-9-12) et
peints de couleur noire (1-2-4-5-6-7-8-10-11)
Aiguilles « Breguet » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en
acier bleui
Mouvement 9’’’, calibre 9.32, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier
compensé avec vis de réglage, spiral en acier bleui à courbe terminale,
raquette de réglage en acier poli
Cadran et mouvement signés38 x 19.8 mm.
CHF 2’200 | 2’800 € 2’060 | 2’620
*130 Lusina, Genève, vers 1940.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications
horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour
1 km et, echelle pulsométrique au centre
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 152 353, de forme ronde
Cadran en métal laqué noir, avec chiffres arabes suspendus, argentés
Aiguilles « Bâton » en acier poli ; aiguille équilibrée des secondes en acier
poli ; aiguilles de chronographe en acier poli
Mouvement 14’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier compensé
avec vis de réglage, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de
réglage en acier poli, trois ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 37.3 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’220 | 5’150
90 GALARTIS
Accompagné d’un bracelet à maille en acier (Gay Frères, Genève).
*129
*128
*130
GALARTIS 91
*132 Rolex, Genève, « Antimagnétique », vers 1945, pour Beyer, Zürich.
*131 Rolex, Genève, « Chronograph Anti-magnetic, vers 1950.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications
horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle tachymétrique
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 583 119, référence 4 099, de forme ronde
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus et index rayonnants, dorés
Aiguilles « Bâton », squelettes, en or rose, remplies d’une matière phosphorescente ; aiguille des secondes en acier bleui ; aiguilles de chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 35 mm.
CHF 23’000 | 26’000 € 21’550 | 24’360
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, avec petite seconde, dotée des trois
complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes
– Compteur de 30 minutes
– Compteur de 12 heures
Boîtier référence 4 313, de forme ronde, anses gouttes
Cadran en métal satiné rose, avec index rayonnants et chiffres arabes suspendus, dorés
Aiguilles « Bâton » en or jaune ; aiguille des secondes en or jaune ; aiguilles
de chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 37 mm.
CHF 27’000 | 30’000 € 25’300 | 28’110
92 GALARTIS
*131
*132
GALARTIS 93
*133 Jaeger, Paris, vers 1940.
Montre-bracelet en acier, avec petite seconde, dotée des deux complications
horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour
1 mile
– Compteur de 45 minutes
Boîtier no 50 595, de forme ronde
Cadran en métal laqué noir, avec index « Bâton » rayonnants, argentés
Aiguilles « Bâton » en acier poli ; aiguille des secondes en acier poli ;
aiguilles de chronographe en acier poli
Mouvement 12’’’1/2, calibre 281, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de
réglage en acier poli
Cadran et mouvement signés
Diam. 31.6 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’620 | 7’500
Accompagné de son Extrait des registres. Nous remercions M. Marc-
André Strahm, Expert horloger du patrimoine de la maison JeagerLeCoultre, de nous avoir aimablement communiqué ces informations.
*134 Cartier, Paris, no 073 596 (?), vers 1960.
Montre pince-billets en or jaune 18 carats, à remontage et mise à l’heure
au pendant, avec, au dos, une boussole
Boîtier no 130 580, par « Edmond Jaeger » (Paris), de forme octogonale, sur
une armature ronde servant de base au pince-billets formant une étoile
à cinq branches insérant une boussole
Cadran en métal argenté, avec chiffres romains (III-VI-IX-XII) et index
rayonnants, peints de couleur noire
Aiguilles « Bâton » en acier bleui
Mouvement 9’’’, no 1 410 706, par Jaeger-LeCoultre (Le Sentier, Vallée de
Joux), de forme tonneau (15 x 12 mm environ), rhodié, « décor de fausses
côtes de Genève », échappement à ancre latérale, balancier Glucydur à vis,
spiral plat en acier bleui, raquette de réglage en acier poli, avec système
antichoc
Boîtier, cadran et mouvement signés
19 x 19 mm
Diam. 30.8 mm.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’220 | 5’150
*135 Cartier, Paris, « Tank à bascule », vers 1950-1960.
Montre-bracelet, en or jaune 18 carats
Boîtier no 608 830, de forme rectangulaire, réversible
Cadran en métal argenté, guilloché, avec chiffres romains rayonnants,
peints de couleur noire
Aiguilles « Feuilles » en métal, peintes de couleur noire
Mouvement 6’’’, rhodié, avec échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral plat en acier, raquette de réglage en acier poli
Cadran et mouvement signés31.8 x 20.2 mm.
CHF 7’000 | 9’000 € 6’560 | 8’430
Accompagné de sa boucle déployante en or jaune (Cartier, Paris).
*136 LeCoultre & Cie, Le Sentier (Vallée de Joux), no 1 305 727, « Quar-
termaster », vers 1957-1958.
Montre-bracelet d’homme, avec secondes au centre, cadran 24 heures,
« Quarter Master », faite pour le marché américain
Boîtier no 3 632 510, référence 2405, par Star Watch Case Co., de forme
« tonneau », en acier inoxydable, étanche, à fond vissé,
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes (2-4-6-8-10-12-14-16-18-2022-24) et index rayonnants, en acier, en relief
Aiguilles « Feuilles », squelettes, en acier poli, remplies d’une matière phosphorescente ; aiguille équilibrée des secondes en acier poli
Mouvement 11’’’1/2, calibre K831/CW, rhodié, « décor de fausses côtes de
Genève », mécanisme de seconde centrale direct, échappement à ancre en
ligne droite, balancier Glucydur à vis, spiral plat en acier bleui, raquette
de réglage en acier poli, avec système antichoc
Boîtier, cadran et mouvement signés
42.6 x 33.5 mm.
CHF 8’000 | 10’000 € 7’500 | 9’370
Accompagné de son Extrait des registres qui indique que ce mouvement
est manufacturé en décembre 1957. Nous remercions M. Marc-André
Strahm, Expert horloger du patrimoine de la maison Jeager-LeCoultre,
de nous avoir aimablement communiqué ces informations.
LeCoultre « Quartermaster »
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux pays vont
imposer des taxes sur les produits d’importation afin de favoriser leurs
propres industries. Il en est ainsi dans le domaine de l’horlogerie,
notamment aux Etats-Unis d’Amérique. La chose fait que des maisons
comme LeCoultre du Sentier vont y créer des ateliers afin de réaliser des
boîtiers de montres – en or comme en acier –, pour régler et emboîter
leurs mouvements venant de la vallée de Joux. La maison y a déjà un
atelier depuis 1938 qui y restera ouvert jusqu’au années 1970. Plusieurs
modèles sont ainsi créés à cette époque, uniquement pour ce marché,
notamment la « Mystérieuse » et la « Quartermaster ».
Cette montre est probablement dévolue aux forces armées américaines,
son nom fait penser au grade de Quartier-maître (Quartermaster en
anglais ; Quartiermeister en allemand) des marines nationales.
Avec son mouvement spécialement conçu pour tourner en 24
heures et non pas en 12 heures, c’est à notre connaissance la seule pièce
construite en série par cette manufacture avec ce type d’affichage.
Le mouvement utilisé est tout d’abord un calibre 800/C, puis un
K 831/CW, à remontage manuel, doté de 17 rubis, avec secondes au
centre. Il est monté dans un boîtier relativement plat, d’un diamètre
d’environ 33 à 34 mm, en acier inoxydable, amagnétique. Le cadran 24
heures est satiné noir ou argent, avec des index en forme de flèche,
intercalés entre des chiffres arabes. Les aiguilles sont en forme de glaive,
« Lance », remplie de matière phosphorescente, parfois du type « Dauphine » ou « Feuille ». 2000 à 2500 montres sont produites durant les
années 1950.
94 GALARTIS
*135
*134
*133
*136
GALARTIS 95
*137 Gübelin, Lucerne, « Bidynator Ipso-matic », vers 1950-1955.
Montre-bracelet, en acier, à remontage automatique, avec secondes au
centre, dotée des quatre complications horlogères suivantes :
– Date du mois
– Jour de la semaine
– Mois de l’année
– Phases de la lune
Boîtier no 100 093, de forme carrée ; anses triangulaires
Cadran en métal argenté, avec chiffres « Dauphine » suspendus, peints de
couleur noire
Aiguilles « Feuille », en métal, peintes de couleur noire ; aiguille équilibrée
des secondes en acier poli ; index en en acier bleui, la pointe peinte de
couleur rouge
Mouvement 12’’’, rhodié, décor de « fausses côtes de Genève », échappement
à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral plat en acier bleui, raquette
de réglage par ressort en col de cygne et vis micrométrique en acier poli,
masse oscillante à retor central ; calotte en fer doux
Boîtier, cadran et mouvement signés32 x 32 mm.
CHF 11’000 | 13’000 € 10’310 | 12’180
Accompagné d’un bracelet élastique, en acier (Gay Frères, Genève).
*138 Omega, Bienne, no 10 507 277, vers 1950.
Montre d’habit en acier, avec secondes au centre
Boîtier référence 1107, de forme ronde
Cadran en métal argenté, trois tons, avec chiffres arabes rayonnants, tournants, argentés
Aiguilles « Feuille » en acier bleui ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui
Mouvement 13’’’, calibre 30 T2 SC, couleur bronze, avec échappement à
ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier bleui avec courbe
terminale, raquette de réglage en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 56.5 mm.
CHF 5’000 | 7’000 € 4’690 | 6’560
*139 Gübelin, Lucerne, « Bidynator », vers 1945-1950.
Montre-bracelet, en acier et or jaune, étanche, à remontage automatique,
avec secondes au centre, dotée des quatre complications horlogères suivantes :
– Date du mois
– Jour de la semaine
– Mois de l’année
– Phases de la lune
Boîtier no 128 938, de forme ronde ; anses triangulaires ; fond vissé, gravé
d’une dédicace
Cadran en métal argenté, deux tons, avec index rayonnants et chiffres
romains suspendus en or jaune
Aiguilles « Alpha » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or jaune ;
index en or jaune
Mouvement 12’’’, rhodié, décor de « fausses-côtes de Genève », échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spirale plat en acier bleui,
raquette de réglage par ressort en col de cygne et vis micrométrique en
acier poli, masse oscillante à retor central ; calotte en fer doux
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 36.6 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’620 | 7’500
96 GALARTIS
140 Omega, Bienne, vers 1970-1980.
Compteur de sport, avec compteur de 30 minutes et rattrapante, sur son
support en résine synthétique
Boîtier étanche en acier
Cadran peint de couleur blanche et noire, avec chiffres arabes suspendus
Index en métal peint de couleur blanche et noire ; index de rattrapante
peint de couleur orange
Signé sur le cadran et le support en résine synthétique de couleur rouge
et grise
Diam. 54 mm
Support : H. 82 mm, l. 69 mm.
CHF 1’000 | 1’200 € 940 | 1’120
141 Zenith, Le Locle, no 4 219, vers 1960-1970.
Montre de bord, en métal chromé, avec chronographe et compteur de
30 minutes
Boîtier lisse, à fond vissé
Cadran en métal peint de couleur blanche, avec chiffres arabes suspendus
de 1 à 12, peints de couleur noire et chiffres arabes suspendus de 13 à 24,
peints de couleur rouge pour les heures, et, chiffres arabes suspendus
rayonnants peints de couleur rouge pour les minutes
Aiguilles « Poire » en métal argenté ; index en acier bleui
Mouvement en métal rhodié, avec échappement à ancre à ligne droite,
balancier monométallique, spiral en acier bleui avec courbe terminale,
système antichoc « Incabloc » ; mécanisme du chronographe à roue à
colonnes
Cadran et mouvement signés
Diam. 71 mm.
CHF 1’700 | 2’200 € 1’590 | 2’060
*138
*137
*139
140
141
GALARTIS 97
*142 Patek Philippe, Genève, no 881 256, 1944.
*143 Patek Philippe, Genève, no 761 196, 1954.
Montre d’habit en or jaune 14 carats, avec petite seconde
Boîtier no 625 211, de forme ronde
Cadran en métal laqué de couleur noire, avec chiffres « Breguet » suspendus, en or jaune
Aiguilles « Breguet » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or
jaune
Mouvement 17’’’, rhodié, décor de « fausses-côtes de Genève », avec échappement à ancre suisse, balancier compensé avec vis de réglage, spiral en
acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage avec régulation par
ressort en col de cygne et vis micrométrique, poinçon de Genève
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 48 mm.
CHF 10’000 | 12’000 € 9’370 | 11’240
Montre-bracelet en or rose 18 carats, à remontage automatique, étanche,
avec petite seconde
Boîtier no 685 330, référence 2526, de forme ronde ; fond vissé
Cadran en émail crème, avec index bâtons rayonnants en or rose
Aiguilles « Dauphine » suspendus en or rose ; aiguille équilibrée des
secondes en or rose
Mouvement 12’’’, calibre 12-600 AT, rhodié, décor de « fausses côtes de
Genève », avec échappement à ancre suisse, balancier Gyromax, spiral en
acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage avec régulation par
ressort en col de cygne te vis micrométrique, huit ajustements, poinçon
de Genève, masse oscillante a retor central en or 18 carats
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 35.5 mm.
CHF 50’000 | 60’000 € 46’850 | 56’220
Accompagné de son bracelet Patek Philippe en or rose 18 carats, à maille
« tissu vannerie » à sept rangs
Accompagnée de son Extrait des Registres mentionnant que cette montre
est manufacturée en 1954 et vendue le 30 juin 1955.
98 GALARTIS
*142
*143
GALARTIS 99
*144 Patek Philippe, Genève, no 702 954, 1952.
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, étanche, avec secondes au centre
Boîtier no 677 402, référence 2508, de forme ronde ; fond vissé, gravé d’une
dédicace
Cadran en métal argenté, avec index bâtons squelettes, rayonnants, en or
jaune, remplis d’une matière phosphorescente
Aiguilles « Dauphine », squelettes, en or jaune et remplies d’une matière
phosphorescente ; aiguille équilibrée des secondes en acier bleui
Mouvement 12’’’, calibre 27 SC, rhodié, décor de « fausses-côtes de Genève »,
avec échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier
bleui avec courbe terminale, raquette de réglage avec régulation par ressort en col de cygne et vis micrométrique, huit ajustements, poinçon de
Genève ; calotte en fer doux
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 35 mm.
CHF 14’000 | 16’000 € 13’120 | 14’990
*145 Patek Philippe, Genève, no 976 818, 1956.
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, avec petite seconde
Boîtier no 516 048, référence 2476, de forme rectangulaire
Cadran en métal argenté, avec index « Bâton » rayonnants en or jaune
Aiguilles « Bâton » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or jaune
Mouvement 9’’’, calibre 9-90, rhodié, décor de « fausses côtes de Genève »,
avec échappement à ancre suisse, balancier Gyromax, spiral en acier bleui
avec courbe terminale, raquette de réglage avec régulation par ressort et
vis micrométrique, huit ajustements, poinçon de Genève
Boîtier, cadran et mouvement signés39.5 x 26 mm.
CHF 14’000 | 16’000 € 13’120 | 14’990
Accompagnée de son Extrait des Registres mentionnant que cette montre
est manufacturée en 1956 et vendue le 17 avril 1957, et de son Certificat
d’origine et de garantie, et de la facture de vente de C.Trucchi, Naples.
*146 Patek Philippe, Genève, no 710 577, 1963.
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, avec secondes au centre
Boîtier no 2 642 684, référence 3411, de forme ronde ; fond clipé, gravé d’une
dédicace
Cadran en métal argenté, avec index « Bâton » en or jaune
Aiguilles « Dauphine » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or
jaune
Mouvement 12’’’, calibre 27 SC, rhodié, décor de « fausses côtes de Genève »,
avec échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier
bleui avec courbe terminale, raquette de réglage avec régulation par ressort en col de cygne et vis micrométrique, huit ajustements, poinçon de
Genève
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 34.5 mm.
CHF 9’000 | 11’000 € 8’430 | 10’310
Accompagnée de son Extrait des Registres mentionnant que cette montre
est manufacturée en 1963 et vendue le 20 septembre 1965, et de son Certificat d’origine et de garantie, et d’un catalogue publicitaire du début
des années 60, avec liste de prix de septembre 1962.
100 GALARTIS
*144
*145
*146
GALARTIS 101
*147 Rolex, Genéve, « O yster Chronoographe Anti-magnétique »,
vers 1945, pour Serpico Y Laino, Caracas (Venezuela).
Montre-bracelet en acier, étanche, avec petite seconde, dotée des deux
complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 497 645, référence 4500, de forme ronde ; fond vissé
Cadran en métal argenté, avec chiffres arabes suspendus et index rayonnants, dorés
Aiguilles « Bâton », en or jaune ; aiguille des secondes en or jaune ; aiguilles
de chronographe en or jaune
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 35.5 mm.
CHF 26’000 | 30’000 € 24’360 | 28’110
Accompagné d’un bracelet Rolex Oyter, élastique, en acier.
*148 Rolex, Genève, « O yster Perpetual GMT Master Superlative
Chronometer Officialy Certified », vers 1965.
Montre-bracelet en acier, étanche avec secondes au centre, dotée des deux
complications horlogères suivantes :
– Heure d’un deuxième fuseau horaire
– Date du mois
Boîtier no 1 294 183, référence 1 675, de forme ronde ; fond vissé ; lunette
graduée pour 24 heures (deux tons)
Cadran en métal satiné noir, avec index recouverts d’une matière phosphorescente
Aiguilles « Trident », squelettes, en acier, remplies d’une matière phosphorescente ; aiguille équilibrée des secondes en acier ; aiguille du deuxième
fuseau horaire peinte de couleur rouge
Mouvement 14’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier à courbe terminale, raquette de réglage en acier poli,
masse oscillante à retor central
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 39 mm.
CHF 16’000 | 20’000 € 14’990 | 18’740
Accompagné de son Bulletin de marche du Bureau suisse de contrôle
officiel de la marche des chronomètres de Bienne, daté du 9 février 1966.
102 GALARTIS
*147
*148
GALARTIS 103
*149 Vacheron & Constantin, Genève, no 446 438, 1950.
Montre-bracelet, en or jaune 18 carats, avec petite seconde, dotée des deux
complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle tachymétrique graduée pour
1 mile
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 294 972, de forme ronde ; anses triangulaires
Cadran en métal doré, avec chiffres romains suspendus et index, en or
jaune
Aiguilles « Bâton » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui ; aiguilles de chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, calibre V 434, rhodié, décor de « fausses-côtes de Genève »,
échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier bleui
à courbe terminale, raquette de réglage en acier poli, 5 ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 35.5 mm.
CHF 30’000 | 35’000 € 28’110 | 32’800
*150 Vacheron & Constantin, Genève, no 485 427, 1945.
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, avec petite seconde
Boîtier no 328 950, de forme rectangulaire, avec verre biseauté en toit
Cadran en métal argenté, avec index triangulaires, et carrés, avec chiffres
arabes suspendus en or jaune ; le centre guilloché d’un motif géométrique
vertical et horizontal
Aiguilles « Bâton » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en or jaune
Mouvement 9’’’, calibre 435 / 3C, rhodié, décor de « fausses côtes de
Genève », avec échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier bleui avec courbe terminale, raquette de réglage, cinq ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés39 x 24 mm.
CHF 14’000 | 16’000 € 13’120 | 14’990
Accompagné de son bracelet en or jaune 18 carats, à maille « tissu van-
nerie » à trois rangs.
*151 Vacheron & Constantin, Genève, no 470 166, vers 1960.
Montre-bracelet, en or jaune 18 carats, avec petite seconde, dotée des deux
complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique graduée pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
Boîtier no 411 999, référence 4 072, de forme ronde
Cadran en métal argenté avec index « Bâton » rayonnants
Aiguilles « Bâton » en or jaune ; aiguille équilibrée des secondes en acier
bleui ; aiguilles de chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, calibre 492, rhodié, décor de «fausses-côtes de Genève»,
échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis, spiral en acier bleui
à courbe terminale, raquette de réglage en acier poli, 5 ajustements
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 34.5 mm.
CHF 28’000 | 32’000 € 26’240 | 29’980
104 GALARTIS
*149
*150
*151
GALARTIS 105
*152 Rolex, Genève, « Cosmographe Daytona », vers 1965.
Montre-bracelet en acier, étanche avec petite seconde, dotée des trois complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
– Compteur de 12 heures
Boîtier no 1 463 522, référence 6239, de forme ronde ; fond vissé ; lunette
graduée
Cadran en métal satiné noir, les cadrans subsidiaires argentés, avec index
« Bâton », rayonnants, en acier
Aiguilles « Bâton », squelettes, en acier ; aiguille des secondes en acier bleui ;
aiguilles de chronographe en acier bleui, la grande peinte de couleur
blanche
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier à courbe terminale, raquette de réglage en acier poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 36 mm.
CHF 26’000 | 30’000 € 24’360 | 28’110
106 GALARTIS
*153Rolex, Genève, « Chronograph », vers 1965.
Montre-bracelet en acier, étanche avec petite seconde, dotée des trois complications horlogères suivantes :
– Chronographe au 1/5 secondes avec échelle télémétrique pour 1 km
– Compteur de 30 minutes
– Compteur de 12 heures
Boîtier no 1 207 114, référence 6 238, de forme ronde ; fond vissé
Cadran en métal argenté avec index « Bâton », squelettes, rayonnants, en
acier, remplies d’une matière phosphorescente
Aiguilles « Bâton », squelettes, en acier ; aiguille des secondes en acier bleui ;
aiguilles du chronographe en acier bleui
Mouvement 13’’’, rhodié, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur
à vis, spiral en acier bleui à courbe terminale, raquette de réglage en acier
poli
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 36 mm.
CHF 24’000 | 28’000 € 22’490 | 26’240
Accompagné d’un bracelet Rolex Oyter en acier.
*152
*153
GALARTIS 107
153 Rolex, Genève.
bis« Oyster Perpetual Datejust », 1986. (long. 18 cm, diam. 26 mm, poids brut
env. 66.5 g). En or jaune 750, cadran rond à fond doré, dateur à trois heures,
bracelet président à boucle déployante, mouvement mécanique à remontage automatique; avec son attestation de chronomètre officiel numérotée
9514031.
CHF 4’500 | 5’500 € 4’220 | 5’150
*154 Gerald Genta, Genève, no 260, vers 2000.
Montre-bracelet en or jaune 18 carats, à remontage automatique, dotée des
sept complications horlogères suivantes :
– Répétition à minutes sur des timbres
– Quantième perpétuel
– Date du mois
– Jour de la semaine
– Mois de l’année
– Cycle de quatre ans des années bissextiles
– Phases de la lune
Boîtier no 280 (G 3019.4-56202), de forme octogonale, les deux faces vitrées,
l’avant d’un saphir faceté ; lunette sertie de 32 et 16 diamants ; bracelet
intégré en or à maille, sertie de 300 diamants, avec boucle déployante
Cadran en cristal de roche, avec cadrans subsidiaires en nacre, lapis lazuli
et or jaune
Mouvement 13’’’, no260, doré, entièrement grave en taille-douce de rinceaux de fleurs, échappement à ancre suisse, balancier Glucydur à vis
spiral plat en acier, raquette de réglage avec régulation par ressort en
double col de cygne et vis micrométrique, poinçon de Genève, masse
oscillante à retor central en or jaune
Boîtier, cadran et mouvement signés
Diam. 38.5 mm.
CHF 60’000 | 80’000 € 56’220 | 74’960
Accompagné de la photocopie d’une facture de Bulgari, Japon, datée
du 4 mars 2008.
108 GALARTIS
153 bis
*154
GALARTIS 109
155 Romain Jérôme, Genève, référence RJMAU030, no 98/99, vers
2010.
Montre bracelet, en acier et « Moon DNA », squelette
Boîtier étanche avec couronne vissée
Aiguilles squelettes avec matière phosphorescente
Mouvement avec 21 rubis, échappement à ancre suisse, balancier monométallique, spiral avec courbe terminale, système antichoc « Incabloc »
Bracelet avec boucle déployante en acier et titanium
Boîtier, cadran et mouvement signés.
Diam. 47 mm.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’620 | 7’500
Accompagnée de son écrin.
110 GALARTIS
156 Romain Jérôme, Genève, référence RJTTOSP003, no 13/25, vers
2010.
Montre bracelet, en acier et titanium, squelette, avec régulateur à tourbillon d’une minute et réserve de marche
Boîtier étanche avec couronne vissée
Aiguilles squelettes avec matière phosphorescente
Mouvement avec 36 rubis, échappement à ancre suisse, balancier monométallique, spiral avec courbe terminale, système antichoc « Incabloc »
Bracelet avec boucle déployante en titanium
Boîtier, cadran et mouvement signés.
Diam. 50 mm.
CHF 35’000 | 45’000 € 32’800 | 42’170
Accompagnée de son écrin.
156
155
GALARTIS 111
Dictionaire des horlogers et fabricants des branches annexes
Dans ce dictionnaire ne sont pas incorporées
les biographies d’illustres horlogers ou
manufactures, tels Ferdinand et Louis Berthoud,
Abraham-Louis Breguet, Jean-Antoine Lépine,
Julien et Pierre Le Roy, ou Cartier, Girard
Perregaux, Jaeger LeCoultre, Longines, Oméga,
Patek Philippe, Rolex, Vacheron Constantin, etc.
A leurs propos, il existe une plus ou moins
abondante littérature facilement accessible.
Par contre, vous y trouverez, classées
par ordre alphabétique, des entrées concernant
des horlogers, des mécaniciens, des orfèvres,
des joaillers et autres artistes ayant contribué
à la réalisation des divers objets présentés dans
le cadre de cette vente aux enchères. Sur ces
personnages, malgré Internet, les informations
sont plus rares.
Achard Georges, Genève
On trouve un Achard à Genève au XV e siècle (Etienne ; fl. 1439-1479), puis des
Achard originaires de Die en Dauphiné, dont deux membres, Jean-François (?-?)
et Abraham (?-?), réfugiés pour cause de religion, sont admis à la bourgeoisie en
1697 (21 août) et 1699 (17 juillet). Cousins, ils font souches en s’alliant à des familles citoyennes (Brochet, Rigaud, Trembley).
Dans le domaine de l’horlogerie, il existe dans les années 1760-1770, plusieurs raisons sociales mêlant un Jean-Pierre Achard (Crest, Drôme, v.1740 – ?),
reçu bourgeois le 18 août 1764, maître horloger, fils de Pierre Achard (?-av.1764).
Il est tout d’abord associé avec Philippe Terrot (1696-1781), horloger également
originaire du Dauphiné : les deux le sont ensuite, entre 1767 et 1780, avec Jean-Salomon Fazy (1737-1794). Leur raison sociale devenant après Achard, Fazy, Lombard
& Cie.
D’un autre côté, on trouve un George(s) Achard (Aouste-sur-Sye, Drôme,
1746 – Genève, 7 septembre 1813), teneur de livres (libraire), fils de François
Achard (?-1771). Il est reçu habitant le 26 février 1773. Une source le donne né à
Aramon (Gard), près d’Avignon. En Dauphiné, trois kilomètres séparent Aouste de
Crest. Les deux lieux sont distants d’environ 30 km de Die, siège épiscopal du diocèse. Aramon se situe par contre à 130 km au sud d’Aouste.
George(s) Achard devient négociant en horloger. Il épouse à Genève, le
22 septembre 1771, Catherine Bontoux (?- 13 janvier 1783). En secondes noces, il
épouse à Aouste, le 7 mars 1785, Anne Tavan (1742-1794) ; probablement une parente d’Antoine Tavan (1749-1836), célèbre horloger genevois, originaire du
même village. En troisièmes noces, il épouse en 1795, Jeanne Bernard (?-?). De ces
trois unions naissent respectivement six, un et deux enfants. Il est reçu bourgeois le
11 mai 1793 (avec quatre fils mineurs).
Entre 1786 et 1796, il est associé avec son frère Jean-François Achard
(Aouste-sur-Sye, Drôme, 1742 – ?), sous le nom de Achard & Cie. Celui-ci est reçu
habitant le 27 septembre 1773. Il est maître et marchand horloger. Il est reçu bourgeois le 27 mai 1793 (avec deux fils mineurs). Ils sont alors dans le quartier de SaintGervais, au 74 rue de Coutance.
En 1796, il fonde Georges Achard et Cie. Cette nouvelle entité est créée avec un
de ses gendres, Antoine Luya (?-?), un autre horloger ; l’époux de son troisième
enfant, Pernette-Philippine Achard (1776-?).
L’entreprise devient par la suite G. Achard & Fils, probablement en 1813, reprise par Antoine-Marie Achard (30 juillet 1798 – ?), son quatrième enfant.
George(s) Achard produit des montres à complications horlogères (sonnerie, réveil, quantième, etc.), des montres à automates, avec ou sans jacquemarts, des
bagues-montres, ainsi que des montres dites de fantaisie. Ses montres sont parfois
émaillées, squelettes, double-face, avec balancier visible. On en connaît également
une avec équation du temps, probablement réalisée sur une ébauche de Frédéric
Houriet (1743-1830) du Locle.
Comme beaucoup de fabricants genevois ou neuchâtelois, Achard fabrique
des montres sous des noms d’emprunts. En fait, ce sont souvent des négociants genevois, suisses ou étrangers qui commandent des pièces avec des signatures apocryphes – de préférence avec des noms connus, comme Le Roy, Lépine, Breguet,
Prior, Markwick, Markham, etc. – ; montres qui sont généralement vendues sur
des marchés lointains, « exotiques ». La principale raison est naturellement le prix de
revient desdites pièces ; les Montagnes neuchâteloises et Genève sont moins chères
que Paris ou Londres!
On note qu’en 1806, des horlogers et marchands de Genève – dont George(s)
Achard père & fils – imitent les montres de Higgs & Evans de Londres. Ces pièces se
vendent en Espagne et dans les colonies espagnoles au prix de 115, 120 et 130 francs,
alors que la fabrique anglaise ne peut les livrer au-dessous de 200 francs.
Cette année-là, la même maison Achard fait établir 600 montres sur un modèle acheté à la manufacture Georges Prior de Londres. Les Achard offrent leurs
montres à Smyrne (aujourd’hui Izmir en Turquie), à raison de 116 francs pièce,
alors que Prior ne peut céder le même modèle à moins de 168 francs.
Notons que sur montres son prénom est souvent mentionné sans le « s » final.
Musées :
Genève, Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie.
Genève, Patek Philippe Museum.
La Chaux-de-Fonds, Musée International d’Horlogerie.
Le Locle, Musée d’horlogerie du château des Monts.
Le Sentier (vallée de Joux), Espace Horloger.
New York, The Metropolitan Museum of Art.
Bibliographie :
Covelle, Alfred J., Le livre des Bourgeois de l’ancienne République de Genève, Genève,
Editions J. Jullien, 1897, pp. 387-388, 389, 437, 472, 475.
Chapuisat, Edouard, Le commerce et l’industrie à Genève pendant la domination
française (1789-1813), d’après des documents inédits, Genève, Société d’histoire et
d’archéologie, Librairie A. Julien, Georg & Cie, 1908.
Babel, Henry, Histoire corporative de l’horlogerie, de l’orfèvrerie et des industries annexes, Genève, Société d’histoire et d’archéologie, Librairie A. Julien, Georg & Cie,
1916, pp. 302, 331, 518-519.
Perrenoud, Alfred, & Perret, Geneviève, Livre des habitants de Genève (16841792), Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire et d’archéologie de
Genève, T. LI, Genève, Librairie Droz, Paris, Librairie Champion, 1985, Nos 641, 779,
5 987, 6 010.
Patrizzi, Osvaldo, Dictionnaire des horlogers genevois. La «fabrique» et les Arts annexes du XVI e siècle à nos jours, Genève, 1998, pp. 67-68.
www.gen-gen.ch
taine et d’Argouges. Il signe quelques mouvements de pendule « J.B. Du Tertre
l’Aîné ». Son fils, Jean-Baptiste (?-av.1778), reçu maître dans la corporation des
horlogers de Paris, le 22 novembre 1758 (comme Fils de maître), travail avec lui et
reprend son atelier.
Musées :
Fontaine-Chaalis, abbaye royale, château-musée
Paris, musée Jacquemarts-André
Lyon, musée des Arts décoratifs
Varsovie, Palais Lazienski
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris,
Editions Tardy, 1971-1972, pp. 211-212.
Ferrero J., Genève
Audemars Louis, Le Brassus (Vallée de Joux)
La maison Louis Audemars est fondée en 1811 par Louis-Benjamin Audemars (17821833), dans le hameau du Crêt-Meylan, près du Brassus, à la vallée de Joux.
Au milieu du XIX e siècle, ses fils fabriquent des ébauches ou des mouvements
de montres, avec ou sans complications horlogères, « en blanc », pour des « établisseurs » principalement suisses, comme Patek, Czapek & Cie, puis Patek, Philippe &
Cie, Vacheron & Constantin, à Genève, etc. Ces mouvements sont à remontage à clef,
puis au pendant ; dès 1832, la maison s’intéresse à ce genre d’invention, avec notamment une pièce terminée le 25 mars 1838 par Hector Audemars (1817-1861).
Dès les années 1860, la firme se spécialise dans la production de montres
complètes, notamment celles avec le quantième perpétuel développé en 1862 par
Charles-Henri Audemars (1826-1906).
Elle les commercialise elle-même ou les produit pour d’autres marques horlogères, telles : Breguet, Lépine, Charles Oudin et Le Roy & Fils à Paris ; Henry Capt
à Genève ; Auguste ou Jules Huguenin au Locle ; Jules Jürgensen au Locle (et Copenhague) ; P. Plantier Fils à Lisbonne ; Aubert & Klaftenberger, E. J. Dent & Co., Charles
Frodsham, Hunt & Roskell, à Londres ; Dürrstein à Glashütte, près de Dresde ; Paul
Buhré à Saint-Pétersbourg ; J. E. Caldwell & Co. à Philadelphie ; etc.
La maison réalise des pièces d’exception, spécialement construites pour les
Expositions universelles ou nationales (« La Russe », « La Millésime », « L’Universelle »,
« La Royale », « La Le Roy », etc.), mais connaît des difficultés commerciales et est mise
en liquidation en 1885 ; ses dirigeants sont avant tout des horlogers et non pas de
commerçants.
Bibliographie
Zantke, Hartmut, Louis-Benjamin Audemars, His Life and Work, The Rise and Fall of
a Watchmaking Dynasty, Leonberg, Sozialkartei-Verlag, 2003 (508 pp.).
Audemars, Paul, The History of Louis Audemars & Co., Somerton, Sommerset, publié
à compte d’auteur, 2013.
Audemars, Paul, L’Histoire de Louis Audemars & Cie, Maître Horlogers, Somerton,
Sommerset, publié à compte d’auteur, 2014 (IV-238 pp.).
Dutertre Jean-Baptiste, Paris
Jean-Baptiste Dutertre (? – Paris, 1er octobre 1773) est le fils de Jean-Baptiste
Dutertre (Rennes, 1684 – Paris, 22 juillet 1734) et de Catherine Le Noir. Elle est
la fille de Jean-Baptiste Le Noir (château de Vincennes, 1653 – Paris, 1716), horloger parisien, qui est le maître d’apprentissage (1701) de son futur époux. Ses frères
sont Jean-Abraham Dutertre (? – Paris, 19 octobre 1778) et Nicolas-Charles
Dutertre (Paris, 1715 – Paris, 25 juin 1793) ; tous deux horlogers. Il épouse en 1739
Monique-Antoinette Lesane. Il est reçu maître dans la corporation des horlogers
de Paris, le 23 juin 1735, et, est actif quai des Orfèvres. Il reprend l’atelier de son
père. Important horloger, il est particulièrement renommé en son temps pour ses
pièces de grand luxe, dont des pendules ornées de figurines et d’animaux en porcelaine de Saxe. Il utilise des caisses de Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791),
de Joseph de Saint-Germain (actif v. 1720-1760), de Balthazar Lieutaud (v. 17201780), de Jean-Baptiste Osmond (1744-ap.1789), etc. Ses œuvres sont notamment
présentes chez le président Bochard de Saron, les marquis de Béringhen, de
Ponts, de Marigny, de Chantemerle, le duc de Penthièvre, la duchesse de Mazarin, le comte de La Marck, et MM. Radix de Sainte-Foy, Le Peletier de Mortefon-
Maison fondée à Genève en 1854, successeur de J. L. Simonet & Cie, active au 19 rue
du Rhône.
Fabricant de boîtiers de montre, graveur, joaillier et décorateur. Cette maison
fabrique des pièces ciselées ou émaillées, ornées de chiffres, d’armoiries et de portraits. Elle créé également des cadrans fantaisies en or et en argent et des bijoux en
tous genres.
A la fin du XIX e siècle, la maison s’illustre avec la création de boîtiers de
montres enrichies de pierres précieuses et d’émail, souvent destinés à l’Inde et à la
Chine. On trouve régulièrement sur ce style de pièces, les portraits des destinataires
peints sur émail sur or par John Graff (1836-1903), artiste genevois, comme le
Maharaja Orchha, le Nizam de Hyderabad, Mir Mehoob Ali Khan, etc. Ces pièces
sont alors dénommées « montre de rajah ». L’entreprise est encore mentionnée en
1924.
La maison obtient les plus hautes récompenses lors des manifestations nationales et internationales : médaille d’or à l’Exposition universelle de Chicago de
1893 ; médaille d’or à l’Exposition nationale de Genève de 1896 ; Membre du jury à
l’Exposition universelle de Paris de 1900, etc.
Bibliographie :
Patrizzi, Osvaldo, Dictionnaire des horlogers genevois. La « fabrique » et les Arts annexes du XVI e siècle à nos jours, Genève, 1998, pp. 189-190
Formann John, Saint Petersbourg
John Forman (ou Formann) est le fils de James Forman (1736 ou 1737-1777), un
fermier vivant en 1762 dans le secteur de Manner à Logie, puis à Maltam, paroisse de
St Ninians – ces deux lieux sont proche de Stirling (ancien comté de Stirlingshire) – en
Ecosse, et, de mademoiselle Sawer (ou Sawers).
John Formann émigre en Russie où il épouse, en mars 1797, Margaret Lyon,
dans l’aumônerie britannique de Saint-Pétersbourg. Le couple à trois enfants, un
garçon et deux filles. Il y est enterré avant 1845.
Sa fille Mary épouse, le 28 mars 1831, John Rogers, un ingénieur travaillant
pour le gouvernement.
On trouve également un dénommé Iogann Forman – probablement « notre »
John Formann –, mentionné à Saint-Pétersbourg en 1822-1823 (quartier Admiralteiskaya), puis un Vasily [en français, Basile] Forman, mentionné dans la même
ville, en 1835-1839 (rue Nevskii) – probablement son fils.
Un William Foreman, horloger, peut-être d’Edimbourg, décède à Saint-Pétersbourg en 1830.
Bibliographie :
Chenakal, Valentin L., Watchmakers and Clockmakers in Russia, 1400-1850,
Londres, Antiquarian Horological Society, 1972 (64 pp.), pp. 20-21.
Smith, J. Old Scottish Watchmakers from 1453 to 1850, Edimbourg, Editions Oliver
& Boyd, 1921 (seconde édition revue et corrigée), p. 148.
Dobson, David, Scots in Poland, Russia and the Baltic States, 1550-1850, Baltimore,
Maryland, Clearfield Co. Inc., 2000, réédition, 2003 (168 pp.), pp. 57, 137.
Whyte, Donald, Clockmakers & Watchmakers of Scotland, 1453-1900, Ashbourne,
Derbyshire (Angleterre), Editions Mayfield Books, 2005 (336 pp.), p. 111.
GALARTIS 113
Girard Pierre, La Chaux-de-Fonds
Lepaute, Paris
Pierre Girard est mentionné en 1847 comme travaillant dans l’atelier des Courvoiser Frères, à La Chaux-de-Fonds. En 1860, il y forme comme apprenti HenriAuguste Borel-Perret (?-?) et comme ouvrier Fritz Borel-Vuille (1839-1897).
En 1851, il est présent lors de l’Exposition universelle de Londres (Exhibition
Catalogue, p. 1269) où il montre une pendule de voyage, marchand huit jours, avec
Grande et Petite Sonnerie, réveil et date, dotée d’un échappement à ancre ; le cadran
est en émail blanc, le cabinet « électro-doré » (dorure galvanique). C’est celle du type
qu’il se fera une spécialité de produire – parfois avec échappement à détente –, avec
Fritz Courvoisier (1799-1854) et Louis Klentschi (1806-1881) ; elles sont alors
jugées d’excellente facture (l’une d’elles porte la date de 1862).
En 1858-1860, il prend part au concours organisé par l’Observatoire cantonal de Neuchâtel pour deux pendules astronomiques et obtient un accessit à titre
d’encouragement.
Les Lepaute, originaire de Thonne-la-Long alors dans le Luxembourg français (prévôté bailliagère de Montmédy), sont actifs à Paris dans le domaine des sciences et de
l’horlogerie au XVIII e et XIX e siècle. Parmi ces membres, on compte :
–
Jean-André Lepaute (1720-1789), dit l’Aîné, brillant horloger, « Horloger du Roy »
(avant octobre 1751), notamment auteur d’un Traité d’horlogerie (Paris, 1755 ; édition
augmentée en 1760 d’un supplément auquel participe Jérôme de Lalande (17321807), astronome, et, de la Description de plusieurs ouvrages d’horlogerie (Paris, 1766).
–
Nicole-Reine Lepaute (née Etable de la Brière ; 1723-1788), mathématicienne et
astronome française, collaboratrice de Lalande et d’Alexis Claude Clairaut (17131765), astronome, épouse du précédent (1748).
–
Jean-Baptiste (1727-1802), dit le Jeune, horloger, « Horloger du Roy » (avant octobre
1751), frère du précédent.
–
Joseph Lepaute-Dagelet (1751-1788), astronome, horloger et scientifique, neveu des
précédents, membre de l’expédition (1785-1788) de Jean-François Galaup (17411788), comte de La Pérouse, qui périt en Océanie.
–
Pierre Henry (1749-1806), dit Henry-Lepaute, horloger, « Horloger de l’Institut »,
neveu des trois premiers.
–
Pierre-Basile Lepaute (1750-1843), dit Sully-Lepaute, horloger, « Horloger de l’Empereur » et « Horloger du Roi » sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, neveu
des trois premiers.
–
Jean-Joseph Lepaute (1768-1846), dit Collignon, horloger, « Horloger du Roi de Rome »,
neveu du précédent.
–
Pierre-Michel Lepaute (1785-1849), horloger, fils du précédent, chef de la maison
dès 1816.
–
Augustin-Michel Henry (1800-1885), horloger, fils de Pierre Henry, neveu et
gendre de Jean-Joseph Lepaute, « Horloger du Roi » Louis-Philippe, son patronyme
devient Henry-Lepaute (1851).
–
Léon Henry-Lepaute (né en 1838), ingénieur des arts et manufactures, fils du précédent.
–
Paul Henry-Lepaute (né en 1842), horloger, frère du précédent, il fit fusionner la
maison Niot avec celle des Lepaute.
Bibliographie :
Dubois, Pierre, La Tribune chronométrique, scientifique et biographique, à l’usage des
membres de la corporation des horlogers, Paris, Imprimerie de l’Administration, 1852,
p. 258.
Chapuis, Alfred, Histoire de la Pendulerie Neuchâteloise (Horlogerie de gros et de
moyen volume), Paris, Neuchâtel, Editions Attinger Frères, 1917, pp. 126-127, 361362, 432-434.
Chapuis, Alfred, Pendules neuchâteloises, Documents nouveaux, Zürich, Editions
M. S. Metz, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger, 1930, p. 266.
Allix, Charles, Carriage Clocks, Their History and Development, Londres, Antique
Collectors’ Club, 1974, Ch. X, pp. 305-322 (Swiss Carriage Cloks), p. 440.
Le Doux Pierre-François
Pierre-Francois Le Doux (ou Ledoux ; 1708 – Paris, 13 février 1792) est le neveu de
Nicolas Gourdain (1693-1753), horloger et inventeur parisien, et de Jeanne Ledoux.
Il épouse Elisabeth Lejeune, belle-sœur de Pierre-Antoine Regnault (1731-1809),
horloger parisien. Il est reçu maître dans la corporation des horlogers de Paris, le 27
mai 1758, par arrêt du 18 avril 1758. Il est actif rue Saint-André des Arts (1758-1789),
puis réside rue des Noyés (1790-1792). Il utilise des caisses de Joseph de Saint-Germain (actif v.1720-1760). Ses œuvres sont notamment présentes chez le duc de BelleIsle et le prince Charles de Lorraine.
Musée :
Paris, musée Carnavalet.
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris,
Editions Tardy, 1971-1972, p. 360.
Kjellberg, Pierre, La Pendule française, Paris, Editions de l’Amateur, p. 78.
Augarde, Jean-Dominique, Les ouvriers du temps, la pendule à Paris de Louis XIV à
Napoléon Ier Ornamental Clocks and Clockmakers in Eighteenth Century, Genève, Editions Antiquorum, 1996, pp. 328, 343, 388.
Lefevre, Paris
Lefevre (ou Lefèvre ou Le Fevre) est le successeur de Jean-François De Belle
(?-1804), probablement élève de Robert Robin (1742-1799), reçu maître dans la
corporation des horlogers de Paris, le 8 juillet 1781. Lefèvre est actif rue Saint-Honoré,
entre 1804 et 1820.
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris, Editions Tardy, 1971-1972, p. 362.
Augarde, Jean-Dominique, Les ouvriers du temps, la pendule à Paris de Louis XIV à
Napoléon Ier - Ornamental Clocks and Clockmakers in Eighteenth Century, Genève, Editions Antiquorum, 1996, p. 300.
114 GALARTIS
Loehr August von, Vienne
August Ritter von Loehr (1847-1917) est un ingénieur autrichien diplômé de la
Teschnischen Hochschule de Vienne. Il s’intéresse, dès le milieu des années 1870, aux
montres à remontage automatique.
Dans la construction de sa première série de pièces, il utilise un boîtier de
forme carrée afin de conserver la montre en position verticale dans le gousset de
l’utilisateur, permettant ainsi un meilleur remontage du mouvement qui est doté
d’un grand barillet.
Dans un deuxième modèle, de forme ronde, il emploie une bélière en forme
de crochet qui donne le même avantage une fois le boîtier coincé au revers de la
poche du porteur.
Ses montres connaissent un grand succès, l’une d’elles obtenant un Bulletin
de marche de première classe délivré par le Bureau de la garantie du canton de
Berne le 23 octobre 1883.
Les ébauches des mouvements de ses montres sont pour la plupart produites
par Charles Hahn & Cie, puis Hahn Frères & Cie, du Landeron dans les Montagnes
neuchâteloises.
Il obtient pour ses inventions horlogères divers brevets : en Allemagne (en
1878, 1879, 1881 et 1893) ; en Grande-Bretagne (en 1878 et 1880) ; aux Etats-Unis
d’Amérique (en 1879).
Bibliographie :
Sabrier, Jean-Claude, La montre à remontage automatique, XVIIIe – XXIe siècles, Paris,
Editions du Cercle d’art, 2011, pp. 228-229.
https://de.wikipedia.org/wiki/August_von_Loehr_(Ingenieur)
Marie John, Londres
John Marie (?-?) est probablement le descendant d’un John Marie, horloger établi
vers 1720 à Hertford (Hertfordshire, au nord de Londres). Il est actif à Londres sur
New Bond Street (mentionné en 1771). Déclaré en faillite, il s’installe à Paris, rue Froimenteau (ou Fromenteau), près du Louvre (mentionné en 1781). A la Révolution, il
repart à Londres (une montre connue, No 6 023, avec les poinçons de Londres pour
1794-1795)
On connaît de lui une montre (No 658) dotée de l’échappement à repos frottant à deux roues inventé par Pierre Le Roy (1687-1762), le frère de Julien Le Roy
(1686-1759) (Sotheby’s, New York, vente aux enchères, 11 décembre 1986, Fine
Watches from the Atwood Collection, lot 116 ; Antiquorum, Genève, vente aux enchères,
15 octobre 1994, lot 13, vendu pour la somme de CHF 10’350.–).
Marguerite Mathieu, Paris
Mathieu Marguerite (?-ap.1702) est actif à Saint-Germain-des-Près, puis est reçu
maître dans la corporation des horlogers de Paris, le 5 juin 1675. Il est actif Cour
Neuve du Palais à La Marguerite (1700), puis rue de Lamoignon (1702). Il figure
parmi les premiers horlogers à avoir exécuté des pendules « à secondes ». Il utilise
des caisses d’André-Charles Boulle et a une production abondante.
Bibliographie:
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris, Editions Tardy, 1971-1972, pp. 345, 433.
Augarde, Jean-Dominique, Les ouvriers du temps, la pendule à Paris de Louis XIV à Napoléon Ier Ornamental Clocks and Clockmakers in Eighteenth Century,
Genève, Editions Antiquorum, 1996, p. 368.
Massy, Blois
Une dynastie d’horlogers protestants nommée Massy est active à Blois dès le début
du XVII e siècle.
Le plus ancien connu est Nicolas (I), fils de Nicolas, marchand et sergent
royal. Né à Blois vers 1600, il est apprenti horloger chez Sébastien Jouanneau en
1611, marié en 1623, maître horloger probablement à cette même date ou peu avant,
juré de la corporation en 1641-1642, il est mort avant 1658.
Nicolas (II), fils de Nicolas (I), est né à Blois en 1641, marié en 1661, maître
horloger probablement à cette même date ou peu avant, juré en 1668, on le retrouve
à Londres en 1681 où il est admis à la Clockmaker’s Company en 1682, naturalisé en
1865 (denization en 1684), il est mort vers 1723.
Henri, fils de Nicolas (II), est né à Blois, il est à Londres avec son père en
1681, marié en 1691, il est admis à la Clockmaker’s Company en 1692 et est actif sur
Charles Street, paroisse Saint-James.
Jacob, fils de Nicolas (II), est né à Blois, il est à Londres avec son père en 1681,
admis à la Clockmaker’s Company en 1715, il est encore cité en 1718.
Nicolas (III), peut-être fils de Nicolas (II) est né à Blois, il est maître horloger à La Haye et à Amsterdam. En 1727, il remporte le deuxième prix de l’Académie
royale des sciences de Paris. Il est l’auteur d’un rapport « Question posée par Messieurs de l’Académie Royale des Sciences pour le second prix de l’année 1720 : quelle
seroit la manière la plus parfaite de conserver sur mer l’égalité du mouvement d’un
pendule, soit par la construction de la machine, soit par la suspension » (Paris, 1722).
Bibliographie :
Clouzot, Henri, « Les maîtres horlogers à Blois », in Revue d’art ancien et moderne,
Paris, 1913.
Develle, Edmond, chanoine, Les horlogers blésois au XVI e et au XVII e siècle (3 e éd.),
suivi de Les peintres en émail de Blois et de Châteaudun (2 e éd.), Nogent-le-Roi,
L.A.M.E., Librairie des Arts et Métiers – Editions, 1978.
Fourrier, Thibaud, Dictionnaire des horlogers de Blois, Mosnes, Editions La Garmonière, 2000, pp. 46-47.
Fourrier, Thibaud, Les maîtres horlogers de Blois, Mosnes, Editions La Garmonière,
2001, 2004 et 2005 (3 vol.).
Mercier Sigismond, Genève
Sigismond-François Mercier (1808-?) est un horloger genevois actif au milieu du
XIX e siècle. Son prénom est bien Sigismond ; il est souvent mentionné par erreur
comme étant « Simon D. ».
Avant 1850, il est associé avec Paul-Alexandre Reynaud (?-?), sous la raison
sociale de « Mercier & Reynaud, Fabricants d’horlogerie et de bijouterie ». Ils sont
installés rue du Rhône (déjà mentionné en 1844), puis, 72, place de la Fusterie. Ils
sont aussi à Londres, au 15, Duke Street, Piccadilly. On connaît de cette période une
montre de poche à répétition des quarts, aux armes de Ernst August I
(1771-1851), roi de Hanovre.
A Londres, lors de l’Exposition universelle de 1851, il présente « un nouvel
échappement composé de deux roues engrenant ensemble, et ayant des dents qui
présentent alternativement des longueurs différentes. Cet échappement est solide
et s’établit à peu de frais. » En cette année, il est mentionné au 175, place du Rhône,
vis-à-vis l’entrée de l’Hôtel de l’Ecu de Genève. Dans son commerce, on parle anglais, allemand et italien.
A Paris, lors de l’Exposition universelle de 1855, il présente ses produits et y
reçoit une médaille d’argent (médaille de 1re classe) « pour 1 chronomètre, boîte
d’or ; savonnettes en or émaillées et enrichies de diamants, montres en or, émaillées
et enrichies de diamants, 1 montre forme cœur, 1 porte-monnaie en or incrusté,
1 carnet en or incrusté et 1 peinture en émail. » Son chronomètre avec échappement libre vaut 1100 francs. Dans le rapport de cette manifestation, on apprend
qu’il est composé de « Deux roues égales en acier, avec de grandes dents entre lesquelles on en voit deux petites, engrenant ensemble, et les grandes dents de chaque
roue produisent le mouvement circulaire alternatif de l’échappement. » Lors de
cette manifestation, M. Victor Junod, son chef, ayant une trentaine d’année de
métier, reçoit une mention honorable (section Coopérateurs).
Dans des publications touristiques de l’époque, il annonce qu’il est « Watchmaker and Jeweller to her Majesty the Queen of England and other crowned heads. » Ses affaires allant bien, il a des correspondants à Paris, Londres et à New York.
Il commercialise des pièces à complications, produites pour certaines par la
maison Louis Audemars du Brassus à la vallée de Joux. On connaît de lui une
montre de type savonnette, à répétition des quarts, seconde centrale morte indépendante, compteur des heures et des minutes, et, double calendrier. Il vend également des boîtes à musiques, dont la mécanique est très vraisemblablement réalisée
par Ducommun-Girod.
Méroz Paul, Genève
Fabricant de cadrans en émail pour montres établi à Genève. Il reçoit une médaille
d’argent lors de l’Exposition universelle de 1900 de Paris. Au début du XX e siècle, il
s’occupe d’action philanthropique dédiée à l’enfance abandonnée et s’investit dans
l’établissement de cantines scolaires
GALARTIS 115
Morand Pierre, Paris
On ne sait quasiment rien de cet horloger. Son patronyme est relativement usuel mais
peu d’horlogers portent ce nom. Il a peut-être un lien de parenté avec le fameux
Antoine Morand (1674-1757), de Pont-de-Vaux dans la Bresse, qui est appointé
Horlogeur du Roi et Maître-mécanicien, en 1706, après avoir mis dix ans pour construire
une horloge à automates et musiques dédiée à la gloire de Louis XIV (1638-1715).
Pierre Morand est très souvent présenté comme un horloger genevois ayant
exercé entre les années 1770 et 1790. Il est dit que sa spécialité est les montres en ors
de couleurs, le plus souvent à musique et à automates. Là où les choses se compliquent, c’est qu’aucun des historiens de l’horlogerie genevoise ne le mentionne
avec des données précises ou une adresse. Par contre, en 1782, un Pierre Morand
est reçu maître dans la corporation des horlogers de Paris. Ce dernier est installé
quai des Augustins en 1783 et rue Saint-André-des-Arts entre 1789 et 1790.
On connaît de lui quelques montres avec, sur leurs cadrans ou leurs mouvements, trois types de signature – « Morand », « Pierre Morand » (ou « Pre Morand »)
et « Morand à Paris » –, mais jamais le nom de Genève n’est mentionné sur ces
pièces. En fait, il est très vraisemblable que Pierre Morand, maître-horloger
parisien, doué d’un goût exquis, revend de l’horlogerie de grand luxe fabriquée à
Genève. Il s’approvisionne donc ou fait exécuter sur commande de magnifiques et
précieuses montres et tabatières à musique et automates dans les ateliers de la
Fabrique.
Plusieurs de ces pièces sont visibles au Patek Philippe Museum de Genève,
dont une bague-montre similaire à celle que nous présentons ici (Inv. S-372). Elle
provient d’une vente aux enchères genevoise (Antiquorum, Genève, 18 avril 1998,
lot 61, vendu pour la somme de CHF 168’500.–). Son mouvement est également signé sur la platine de base, autour du cadran, « p.re morand ». Ses dimensions sont :
H. 24,5 mm / Ø 13,8 mm / l. 21,2 mm. Le mouvement mesure 11 mm de diamètre et
pèse 1,2 gramme ; la montre complète pèse 6,8 grammes.
Une autre bague-montre du même horloger est également passée en vente
publique aux Etats-Unis d’Amérique (Skinner, Boston, 6 décembre 2011, lot 298,
vendu pour la somme de US$ 13 035.–) ; elle est aujourd’hui conservée dans une
collection belge. Malheureusement son cadran en or et ses aiguilles semblent plus
tardifs ; le mouvement est altéré, la platine arrière étant renforcée pour maintenir le
barillet. Le diamètre de l’objet est mentionné comme étant 13 mm. L’objet est aussi
signé sur la platine de base, côté cadran, « p.re morand ».
L’une de ces deux bagues-montres est publiée, en 1908, dans l’ouvrage
(p. 128) sur l’histoire de la montre d’Alfred Beillard, directeur et fondateur de
l’Ecole Pratique d’Horlogerie d’Anet, près de Dreux (Eure-et-Loir). La légende de la
photographie est « Montre-bague ayant appartenu, dit-on, à Marie-Antoinette,
signée Pre Morand, propriété de M. Léo Weill, joaillier, rue de la Paix. Le mouvement de cette montre, dont on nous a confié la restauration, est presque moitié
moins grand qu’une pièce de cinquante centimes. »
Peut-on croire cette assertion ? Une chose est sûre, c’est que le mouvement de
ces montres sont certainement parmi les plus petits, si ce n’est les plus petits jamais
réalisés à cette époque. Cette prouesse technique, logée au cœur d’une bague en or
rehaussée de diamants, ne pouvait par son prix d’exécution, n’être destinée qu’au
doigt d’une grande dame. La première dame de France – la reine Marie-Antoinette (1755-1793) –, était réputée mais aussi détestée pour son goût du luxe ; mal lui
en pris!
On connaît également de Pierre Morand une montre-pendentif miniature
dotée d’un mouvement mesurant 14 mm de diamètre (Antiquorum, Genève, vente
aux enchères, 17 octobre 1993, lot 261, non vendu, estimation CHF 12 000.– /
15 000.–). Il est également mentionné qu’il réalise des montres-boutonnières.
Bibliographie :
Beillard, Alfred, La Montre, depuis son origine jusqu’à nos jours, sa forme, son mécanisme, ses curiosités, sa fabrication, sa réparation, Anet, Paris, Edition du journal L’Horloger, 1908, p. 128.
Planchon, Mathieu, L’Horloge, son histoire, rétrospective, pittoresque et artistique,
Paris, nouvelle édition publiée par les Fabriques des Montres Zénith, 1923, ch. VII
(Horloges diverses, Fantaisies anciennes et modernes), pp. 135-145 (voir notamment
p. 140, fig. 80 / 3, et p. 142, une bague-montre dans le même esprit).
Oudin Charles, Oudin-Charpentier, Paris
L’histoire de la dynastie Oudin commence avec Jean-Baptiste Oudin (?-?), horloger établi à Sedan dans les Ardennes, ville prospère de l’est de la France, qui épouse
Marie-Anne Arnould (?-?), probablement la sœur de Joseph Arnould (17231798), célèbre horloger de Nancy, membre de l’Académie Stanislas.
116 GALARTIS
Son fils est Charles Oudin (Auzeville, près de Clermont-en-Argonne,
Meuse, 29 juin 1743 – Fresnois-la-Montagne, Meurthe-et-Moselle, 12 juillet 1803),
horloger, qui épouse Claudette Pin-et-Vin (?-?) ; ils sont les parents de :
–Jean-Baptiste (Saint-Menneboult, Meuse, 1766 – Paris, 21 mai 1799), horloger.
–Joseph-Jacques (Sedan, Ardennes, 1772 – av.1842), horloger.
–Claudette-Catherine (Sedan, Ardennes, 1773 – ?).
–Jean-Baptiste-Charles-François (Sedan, Ardennes, 6 novembre 1775 – ?), horloger.
–Pierre-François (Sedan, Ardennes, 1773 – ?), horloger.
Il travaille sa vie durant à Sedan (place de la Halle) ; ses fils viennent à Paris à une
date inconnue (dès les années 1790).
D’un autre côté, on trouve un Nicolas Oudin (?-ap.1797), de profession inconnue,
très probablement le frère de Charles, qui épouse Marguerite Magisson (?-?) ; ils
sont les parents de :
–Jean-Charles Oudin (Clermont-en-Argonne, Meuse, 1768 – Paris, 5 mars 1840),
horloger.
–Anne-Marguerite (?-av.1820).
–Marie-Anne-Nicole (?-av.1820).
Le couple s’installe à Paris, avant 1793, près du Pont-Neuf (14, place de Thionville).
Jean-Baptiste et son frère Joseph sont plusieurs fois mentionnés comme étant les
cousins germains de Jean-Charles.
Jean-Baptiste est à Paris avant 1794 où il se marie. Son frère cadet, Joseph, le
rejoint (mentionné en 1799), tout comme ses deux autres frères (respectivement
mentionnés en 1803 et 1806).
Trois de ces horlogers sont actifs pour Abraham-Louis Breguet (18471823) qui les surnomme ainsi :
–Charles Oudin, dit le Père (travaille pour le maître depuis Sedan).
–Jean-Charles, dit Oudin Paris (actif à Paris avant 1793).
–Joseph dit Oudin Sedan (actif à Paris vers 1795 ; travaille encore pour le maître entre
1796 et 1801).
Le 27 avril 1797, Jean-Charles Oudin épouse Anne-Antoinette-Virginie
Le Roy (?- 4 mai 1844). Elle est la fille de Bazile Le Roy (1731-an XI), marchandmercier et ancien horloger, et la sœur de Bazile-Charles Le Roy (1765-1828), le
fondateur d’une autre grande maison d’horlogerie française, sise au Palais Royal
(No 88).
Une des sœurs d’Antoinette Le Roy et de Bazile-Charles Le Roy est AgnèsScholastique Le Roy, qui épouse Nicolas Courtin (?-1842), avec lequel elle a une
fille, Anne-Scholastique-Rosalie Courtin (?-?).
En 1797, Jean-Charles Oudin et Joseph Oudin se mettent chacun à leur
compte.
Le couple Jean-Charles Oudin aura deux enfants :
–Elzire-Marguerite (Paris, ? – Le Havre, 14 avril 1844) ; elle épousera JulienAdolphe Riballier (?-?), un horloger du Havre, ville normande où elle ira vivre et
aura quatre enfants : Charles-Adolphe (1835-?), qui sera bijoutier au Palais Royal ;
Virginie-Marie (?-?) ; Pauline-Adolphine (?-?) ; Léon-Adolphe (?-?).
–Charles-Raymond (? – Paris, 10 février 1867).
Le 14 mai 1801, Joseph Oudin épouse Anne-Scholastique-Rosalie Courtin ; le couple aura également deux enfants :
–Elisa-Claudine-Scholastique (Paris, 4 juillet 1802 - ?).
–Agnès-Félécité-Evelina (Paris, 18 novembre 1803 - ?).
Ce couple se sépare en 1806 (29 avril ; légalement le 16 août de la même année ; divorce prononcé le 31 octobre 1810).
En mars 1801, Jean-Charles Oudin sous-loue une maison donnant sur le
Palais Royal (alors Palais Egalité), Galerie de Pierre (No 65).
En 1805, il réalise une « montre à répétition au tact » pour l’impératrice Joséphine de Beauharnais (1763-1814) ; c’est le début de la renommée.
En 1806, il reçoit la première récompense d’une longue série lors de la quatrième Exposition des produits de l’industrie française (pour une montre à remontage automatique et une pendule avec phases de la lune et indication des mois synodiques ; Mention honorable).
Ses travaux – comme ceux de son cousin Joseph (installé au 7 puis au 11 rue
Vivienne, puis 10 rue Feydeau ; lui aussi primé en 1806) – sont dans la continuité de
ceux de Breguet : montres souscription, montres à tact, montres à remontage automatique, etc. ; les deux horlogers signent leur montres « Elève de Breguet ».
En 1806, Charles Oudin crée une montre à remontage par le pendant (alors
type de mécanisme primitif) pour le comte de Villafranca. On connaît également
diverses pendules, dont une reprenant le modèle des pendules dite d’audience
d’Antide Janvier (1751-1835), dans le style « retour d’Egypte » (vers 1800), d’autres
du genre portique, avec cabinets en placage d’acajou, etc.
D’un autre côté, après un début de carrière prometteur et mains déboires,
dont une faillite, Joseph Oudin quitte la France peu après 1812 ; on le retrouvera
(v.1818) à la Nouvelle-Orléans en Louisiane.
Jean-Charles Oudin quant à lui poursuit une brillante carrière. Vers 1809, il
inaugurera un nouveau magasin au Palais Royal (No 52).
En 1819, il obtient une nouvelle récompense (Citation) pour une montre
dotée d’un système d’équation du temps destiné aux montres souscription.
Le 30 juin 1836, Jean-Charles Oudin cède son atelier et son commerce à son
fils Charles-Raymond Oudin. Il se retire rue de Richelieu (No 34) où il décède en
1840, après avoir mené une belle carrière.
C’est cette année qu’est offert à Victoria (1819-1901), reine du Royaume-Uni
de Grande-Bretagne (1837-1901), une montre-pendentif miniature, dite « Six
pence ».
Charles-Raymond Oudin semble passer plus de temps à gérer la fortune de
son père en affaires financières et immobilières que derrière son établi d’horloger
et son comptoir de vente.
Après 1851, probablement en 1854, Charles-Raymond Oudin s’associe ou
vend son entreprise à Paulin-Amédée Charpentier (?-?), un jeune horloger qui
travail pour lui depuis 1849 ; année de son mariage (10 mai) avec Esther Monget
(?-?).
Amédée Charpentier, horloger et inventeur, dépose plusieurs brevets, dès
1855, tant en France, qu’en Grande-Bretagne.
A cette date, en 1855, la maison prend une dimension internationale, avec
une adresse à Londres, 225, Regent Street. Petit à petit, elle devient l’une des plus
importantes maisons d’horlogerie française, à l’égal de Breguet et de Leroy (ancienne maison Le Roy).
En 1859, Oudin-Charpentier débute la construction de montres-pendentifs en forme de croix qui deviennent à la mode. Il obtient la clientèle d’Eugénie de
Montijo (1826-1920), ce qui lui vaut le titre d’« Horloger de S.M. l’Impératrice » des
Français (1853-1871).
La firme s’agrandit avec une représentation à New York, et un nouveau magasin à Paris, sis au 30 rue de Montpensier, Palais Royal.
La maison Charles Oudin est alors Horloger de la Marine française et fournisseurs de la maison impériale de France et de la papauté.
A l’occasion des Expositions universelles de Londres en 1862 et de Paris en
1867, la maison Oudin-Charpentier imprime deux catalogues de ses produits, avec
respectivement 48 et 80 pièces présentées.
Dans celui de 1862, on y retrouve les deux premières pendules de voyage du
genre de celle proposée ici ; l’une, très similaire, porte le chiffre de Napoléon III
(1808-1873), empereur des Français (1852-1870) ; l’autre, plus simple, est dotée
d’un cadran en cristal de roche laissant voir la cadrature de sonnerie et le mécanisme de quantième (double au lieu d’être triple et sans le millésime de l’année) ;
cette dernière pendule porte aussi un chiffre royal.
Lors de ces manifestations, ces deux présentations impressionnent fortement
les visiteurs et la presse de l’époque, tant française, anglaise, qu’allemande, mais
aussi les membres des jurys qui lui décerne respectivement une Médaille d’excellence
et une Médaille de bronze.
Au nombre de ses prestigieux et nombreux clients, on compte également les
maisons impériales et royales de Russie, d’Espagne, d’Italie, de Portugal, de Grèce,
de Turquie et d’Egypte. Mais aussi d’Eugenio Emanuele de Savoie-Carignan
(1816-1888), comte de Villafranca, prince italien, d’Henri d’Artois (1820-1883),
comte de Chambord, prince héritier de la couronne des Bourbon de France, sous le
nom d’Henri V, d’Alexandre d’Adhémar (1834-1878), comte de Lantagnac, lieutenant de vaisseau, du comte de Komar (noblesse d’origine polonaise), de la comtesse Bastard, d’Enrico Tamberlick (1820-1889), ténor italien, etc.
Dans ces mêmes catalogues, Oudin-Charpentier fait l’éloge de plusieurs de
ses ouvriers et sous-traitants parisiens, notamment de MM. Fannière, pour les cabinets de certains régulateurs de cheminée et pendules de voyage. Il s’agit des frères
François-Auguste Fannière (1818-1900) et François-Joseph-Louis Fannière
(1820-1897), neveux et élèves de l’orfèvre Jacques-Henry Fauconnier (17791839). Actifs dès 1839, à la fois dessinateurs, sculpteurs, ciseleurs et fabricants, ils
n’exposent leurs travaux sous leurs propres noms qu’à partir de 1862 ; spécialistes
du néo-Renaissance, ils sont très vraisemblablement les auteurs du cabinet de notre
pendulette.
Le catalogue de 1867 nous apprend également que « S.M. le Roi de Grèce » lui
a commandé une montre de poche entièrement réalisée à Paris en ivoire.
A cette époque Il faut tout de même noter que nombre des montres de poche
commercialisées par Oudin-Charpentier sont issues des ateliers de Louis Audemars
& Cie au Brassus (vallée de Joux) et des ateliers de P. Sandoz & Fils au Locle (Montagnes neuchâteloises).
La lecture du frontispice du catalogue nous apprend que la maison – déjà
présente à Paris, Londres et New York –, est également représentée à Saint-Pétersbourg, Moscou, Madrid et Genève.
Charles-Raymond Oudin meurt en 1867 à son domicile parisien (26, rue de
Laval) sans postérité ; ce sont ses neveux et nièces – les Riballier – qui héritent de ses
biens ; l’aîné en recevant les deux tiers ; plus de 100 000 francs à lui seul!
Oudin-Charpentier continue à exercer jusqu’en 1898. En 1899, comme
beaucoup d’autres horlogers et joaillers, la maison Oudin quitte le Palais Royal et
s’installe au 17 de l’avenue de l’Opéra. tandis que d’autres s’installent place Vendôme, rue de la Paix, boulevard de la Madelaine, rue Royale, etc.
C’est plus ou moins à cette époque, que l’entreprise passe entre les mains
d’un dénomé E. Legrand.
En 1920, un catalogue des produits de la maison montre de nombreuses
montres-bracelets, tant pour homme que pour dame.
Relancé dans les années 1990, Charles Oudin est aujourd’hui installé place
Vendôme et propose essentiellement des montres-bracelets haute joaillerie pour
dame, réalisées à Paris.
Bibliographie :
Exposition universelle de Londres 1862, Section française, Classe 15, No 1590, Catalogue
des objets principaux, de l’exposition de Oudin-Charpentier, Horloger…, Paris, Typ. J.
Claye, 1862 (12 pp., 5 pl. photographiques).
Exposition universelle de Paris 1867, Catalogue des principales pièces d’horlogerie exécutées par Charpentier-Oudin, Paris, 1867 (14 pp., pl. photographiques).
Champier, Victor, & Sandoz, G.-Roger, Le Palais-Royal d’après des documents inédits
(1629-1900), Paris, Société de propagation des livres d’art, 1900, t. 2, pp. 190, 194.
Sabrier, Jean-Claude, « Oudin. A horological dynasty closely linked to Breguet »,
in Vox – The Antiquorum Magazine, printemps 2007, pp. 116-125.
Sabrier, Jean-Claude, « Oudin. Part II », in Vox – The Antiquorum Magazine, été
2007, pp. 120-127.
http://www.charlesoudin.fr/history.html ; on trouve sur le site Internet officiel de la
marque les deux articles de Jean-Claude Sabrier et de nombreuses photographies
de garde-temps réalisés par les Oudin.
Nous remercions Mme Hélène Fima d’avoir mis à notre disposition le fruit de ses
recherches effectuées il y a dix ans pour le compte de M. Jean-Claude Sabrier.
Paillet Fernand, Paris
Fernand Paillet (Niort, Deux-Sèvres, 6 février 1850 – Paris, 15 février 1918) est un
peintre-miniaturiste sur ivoire et émail. Il est l’élève et l’ami d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887). Il débute au Salon des artistes français en 1873, en est
Sociétaire en 1887, et, y obtient une mention honorable en 1891. Il est également
Officier de l’Instruction publique.
Il travaille pour la manufacture de Sèvres, entre 1879 et 1888.
En 1891, il fait le portait de Milan Obrenovi’c (1854-1901), prince de Serbie
sous le nom de Milan IV (1868-1882), puis roi de Serbie sous le nom de Milan Ier
(1882-1889), et de son fils Alexandre Ier (1876-1903), roi de Serbie (1889-1903) ; le
dernier membre de la dynastie des Obrénovitch. On connaît de lui également les
portraits de la duchesse de Malborough, de la comtesse de Ganay, de la marquise
de Breteuil, de Mme Jérôme-Napoléon Bonaparte (1839-1911), etc.
Un américain, M. Peter Marié (v.1825-1903), a régulièrement commandé à
l’artiste ses compositions, formant ainsi une collection de 150 pièces qui sont léguées
en 1905 à la New-York Historical Society.
Sa réputation outre-Atlantique est-elle, qu’il portraiture de nombreuses personnalités américaines du Gilded Age (notre Belle époque), alors de passage à Paris,
dont Mrs. Edith Wharton (1862-1937), nouvelliste et designer new-yorkaise,
Mrs. Grover Cleveland (1864-1947), l’épouse du président des Etats-Unis d’Amérique, Mrs. Sidney Dillon Ripley (v.1866-1938), Mrs. Arthur Henry Paget (18531919), Mr. Clarens Mackay, Mr. Vanderbilt Jr, etc.
« Le pinceau de Fernand Paillet est si léger et rappelle d’une manière si délicate
cet art prodigieux du XVIII e siècle, qu’il nous était difficile d’imaginer qu’une main
masculine le dirigeait.
[…] La miniature, lorsqu’elle atteint cette perfection, fait penser à ces minuscules bibelots que les Japonais sculptent dans l’ivoire et dont la préciosité fait frémir.
Chez Fernand Paillet, comme chez les Japonais, la minutie du détail, la perfection de l’exécution ne nuisent en rien aux qualités d’ensemble et d’expression qui
sont à la gloire de l’artiste. »
Si l’artiste est réputé pour ses portraits de grands et petits formats, son activité
dans le domaine de la bijouterie est grande et ses œuvres sont appréciées des joailliers
GALARTIS 117
et de leurs clients. Dans ce domaine, il travaille notamment pour : Ferdinand Verger
et ses fils, Georges et Henri, Paris ; Boucheron, Paris ; Tiffany, New York et Paris ;
Marcus & Co., New York ; The Goldsmiths & Silversmiths Co. Ltd., Londres ; etc.
Musées :
Baltimore, Maryland, The Walters Art Museum.
Londres, Victoria and Albert Museum.
New York, The Metropolitan Museum of Art, The New-York Historical Society (plus
de 150 miniatures).
Niort, musée de la Ville.
Paris, musée d’Orsay (ancien musée du Luxembourg).
Sèvres, Cité de la céramique.
Bibliographie :
Edouard-Joseph, René, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, 1910-1930,
Paris, Art & Edition – Editions Gründ, 1930-1937, vol. 3, pp. 106-107.
Bénézit, Emile, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d’écrivains spécialistes
français et étrangers, nouvelle édition entièrement refondue sous la direction de Busse,
Jacques, Paris, Editions Gründ, 1999, vol. 10, p. 498.
http://www.nyhistory.org.
Sautter J. H. & Hanspach I. J. G., Genève
Cette exceptionnelle montre de poche à complications horlogères est produite peu
après 1800 par deux horlogers genevois alors associés. L’orthographe de leurs noms
se lit suivant les documents de l’époque, Sautter ou Sauter mais aussi Soutter ou
Souter, et, Hanspach ou Anspach voire Ansbach.
Il s’agit de J.-H. Sautter (?-?), associé, entre 1801 à 1809, avec Isaac-Jules-Gaspard
Anspach (?-?). Ce dernier est mentionné à Genève, horloger, entre les années 1781
et 1814. On trouve sa signature sur des montres à répétition et des montres dites de
fantaisies.
La famille Anspach est originaire de Mayence dans le Palatinat (partie ouest
de l’Allemagne). Le premier de ses membres en la ville de Genève semble être IsaacSalomon Anspach (?-?), arrivé avant 1746, fabricant de bas, qui y épouse Françoise Leynadier (?-?).
Leur fils, Isaac-Salomon Anspach (ou Jean-Salomon ; Genève, 2 juin 1746 –
Céligny, 19 janvier 1825), est reçu habitant le 14 mai 1777, puis bourgeois le
26 mars 1779. Il fait des études de théologie, est pasteur (Ministre du Saint-Evangile) en 1774 et Régent au Collège dès 1775. Il épouse, en 1776, Aimée Papet (?-?),
fille d’Augustin Papet (?-?), habitant. Après les troubles révolutionnaires de 1782
et la défaite des Représentants, il est destitué de son statut et contraint à l’exil.
Il est alors pasteur à Bruxelles (1783-1789), puis revient près de Genève, au PetitSaconnex (1790-1794), à Cartigny et Avully (décembre 1795-1815). Il est ensuite
Principal du Collège de la ville (1816-1825). Il joue un grand rôle sous la Révolution : membre du Comité administratif provisoire (décembre 1792), député à l’Assemblée nationale (février 1793), il est le principal auteur de la Constitution de
1794. Il est Procureur-général de février 1794 à sa démission en janvier 1796.
On note également un Isaac-Salomon Anspach (ou Ansbach, Jean-Louis ; ?-?),
tailleur d’habits, et, un Louis-Amédée, alors sans profession, tous deux nés à Genève et originaire du Palatinat, reçus habitants le 6 décembre 1771.
Outre le personnage cité plus haut qui a laissé son nom dans l’histoire de la
ville, d’autres Anspach sont répertoriés dans le domaine de l’horlogerie ou des
branches annexes. A commencer par son fils, Pierre-Marc Anspach (?-?), émailleur, reçu habitant le 10 avril 1789 avec son fils Jacob (?-?). Il est l’époux de Louise
Lagier (?-?).
A la fin du XVIII e siècle et au début du XIX e, il existe une association Anspach-Lagier, fabricant de cadrans. Ils ont un autre fils, Jean-Antoine Anspach (17901872), qui sera horloger.
On trouve aussi un Jean-Antoine Gaspard Ansbach (?-?), horloger, mentionné entre 1790 et 1815, qui fabrique des montres à répétition. Les Sautter sont bourgeois de Genève depuis le 2 décembre 1696, avec
Abraham Sautter (?-?), marchand, originaire de Saint-Gall.
Des Anspach et des Sautter (ou Sauter) sont encore actifs à Genève dans le
domaine de l’horlogerie ou des branches annexes jusqu’à la fin du XIX e siècle.
118 GALARTIS
Bibliographie:
Thourel, Albin, Histoire de Genève, depuis son origine jusqu’à nos jours, suivie de
la vie des hommes illustres, Genève, Chez L. Collin & Cie, 1833, vol. 3.
Covelle, Alfred J., Le livre des Bourgeois de l’ancienne République de Genève, Genève,
Editions J. Jullien, 1897.
Anspach, Jules, Un citoyen de Genève, mon trisaïeul I. S. Anspach, 1746-1825, Bruxelles,
La Renaissance du livre, 1925.
Perrenoud, Alfred, & Perret, Geneviève, Livre des habitants de Genève (16841792), Mémoires et documents publiés par la Société d’histoire et d’archéologie
de Genève, T. LI, Genève, Librairie Droz, Paris, Librairie Champion, 1985.
Patrizzi, Osvaldo, Dictionnaire des horlogers genevois. La « fabrique » et les Arts
annexes du XVI e siècle à nos jours, Genève, 1998, pp. 73, 359.
Servel César, Pays de Gex et Genève
César Servel (ou Servet) est originaire riginaire de Thoiry dans le Pays de Gex, ce
compagnon-horloger est admis à Genève, en dérogation de l’un des articles du
Conseil, parce que l’on craint qu’il ne fasse concurrence aux horlogers genevois.
Actif dans la cité dès 1673, il épouse la fille d’un maître genevois et grâce à une
nouvelle faveur reçoit la maîtrise en 1676.
Ce cas administratif est probablement unique. Un dénommé Jacques Fornet
entre en apprentissage chez lui en 1683.
On retrouve plusieurs horlogers du nom de Servel dans le Pays de Gex au
XVIII e siècle ; François, Joseph et Pierre y sont mentionnés en 1749.
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris,
Editions Tardy, 1971-1972, p. 593. Patrizzi, Osvaldo, Dictionnaire des horlogers
genevois. La « fabrique » et les Arts annexes du XVIe siècle à nos jours, Genève, 1998,
pp. 194, 363.
Tchétounoff Frères, Moscou
Les frères Nikolaij (Nicolas) et Pawel (Paul) Tchétounoff (ou Tschetounoff ou
Chetunoff) sont actifs à Moscou depuis au moins le début du XIX e siècle. En 18501851, on les trouve sis IsterijskijPerelok. Cette entreprise est encore active, toujours à
Moscou, au début du XX e siècle.
Une partie de leur production est, dans le dernier tiers du XIX e siècle, manufacturée au Locle (Montagnes neuchâteloises). Le 31 janvier 1888, la marque de fabrique « N. & P. Tschetounoff Frères & Tissot » est déposée (No 2166), comme « Fabricants de montres, boîtes de montres et cadrans ».
Leur production est de tous temps de très grande qualité, destinée à l’aristocratie russe et ukrainienne.
Le Palais d’hiver de Moscou conserve un régulateur de parquet en palissandre brésilien incrusté de pierres précieuses, de métaux nobles et d’ivoire. Un chronomètre de
poche, de type savonnette, à remontage et mise à l’heure par clef, avec fusée et chaîne
et régulateur à tourbillon est également répertorié ; datant des années 1860, il est basé
sur le calibre mis au point par Frédéric-Louis Favre-Bulle (1770-1849) du Locle. On
connaît aussi une montre de poche, de type savonnette, à remontage et mise à l’heure
au pendant, avec six complications horlogères, dont le boîtier est richement décoré
d’émaux, et, un chronomètre de poche, de type découverte, avec régulateur à tourbillon
et Grande et Petite Sonnerie ; ce dernier mouvement est attribué à Victorin Piguet du
Brassus à la vallée de Joux, vers 1890-1900.
Vaucher Daniel, Paris
Daniel Vaucher (1716-?) est issu d’une famille de Fleurier, dans la Val-de-Travers,
dont les membres se distinguent plus particulièrement dans l’administration et la
finance. Son père, François Vaucher, ancien d’église et justicier, exerce la fonction
de receveur pour les familles neuchâteloises ayant des biens au Val-de-Travers. L’un
de ses frères, Pierre-François, est notaire et justicier, alors que l’autre, Jean-Jacques,
cumule les fonctions de gouverneur, justicier et ancien. Ce dernier aura pour fils, en
1748, Jean-Jacques-François, surnommé Vaucher-le-Riche, en raison d’une immense
fortune faite dans le commerce des indiennes de la Fabrique-Neuve de Cortaillod.
C’est dans des circonstances peu claires que Daniel Vaucher, capitaine et justicier,
doit quitter Fleurier pour Paris ; une affaire de faux billets ! Il laisse au pays sa femme
et ses six enfants. Alors qu’il est mentionné dans les archives locales comme terrinier,
c’est-à-dire fabricant de poêles en faïence, on le retrouve à Paris, en 1767, comme
horloger (reçu maître), domicilié rue du Pré-aux-Bœufs, ou il devient un artisan très
en vue.
A Paris, il a probablement des contacts avec Ferdinand Berthoud et d’autres
vallonniers expatriés. On lui doit, ainsi qu’à ses enfants, Jonas-Frédéric, Jean-HenriDavid (reçu maître en 1779 ou 1786), François, Jean-Jacques et Samuel (reçu maître
en 1788), venus le rejoindre des montres signées « Vauchez en la Cité ». Sa fille aînée,
Isabelle-Salomé, est également horlogère. Travaillant pour une clientèle fortunée
d’aristocrates, Daniel Vaucher et son fils Jean-Henri-David sont impliqués dans la
célèbre affaire du collier de la reine. On ignore la date de sa morts mais ses fils poursuivent l’entreprise familiale sous la raison sociale Frères Vaucher
et rencontrent de graves difficultés au moment de la Révolution.
Jean-Henri-David rentre en Suisse vers 1792, épouse une demoiselle Bovet
d’Areuse et meurt peu après. On sait que Samuel et François sont encore à Paris dans
la Cité en 1826. Tombés dans l’indigence et presque aveugles, ils vivent grâce à la
pension qu’ils reçoivent de leurs cousins DuBois, Bovet et Vaucher restés en Suisse.
Musées :
Genève, Patek philippe Museum
Le Locle, Château des Monts, Musée d’horlogerie Paris, musée du Louvre (7 pièces).
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris,
Editions – Tardy, 1971-1972, pp. 631-633.
Vaucher, Laurence, & Clementi, Paul, Vaucher, Manufacture Fleurier, Fleurier,
2003.
Verger
La maison Verger est fondée à Paris, place des Victoires, en 1872, par Ferdinand
Verger (1851-1928).
Après un apprentissage débuté à l’âge de onze ans chez Lépine, une vieille
maison d’horlogerie, Ferdinand Verger part à Londres compléter sa formation.
Après la guerre franco-prussienne de 1870, où il sert, il se met à son compte, à tout
juste 21 ans. Sa société de joaillerie est spécialisée dans l’habillage de montre essentiellement pour femmes. Dès 1875, il travaille comme agent de Vacheron Constantin
de Genève. En 1896, il enregistre son poinçon de maître « F V ». En 1901, il rachète la
société de son maître d’apprentissage.
En sus de la relation avec la manufacture horlogère genevoise (qui va durer
jusqu’en 1938), Ferdinand Verger établit un certain nombre de partenariats avec
des maisons, des artistes ou des artisans de grandes valeurs, pour maîtriser les différents métiers d’art, comme Maïkovski, Lalique, Becker. A la fin du XIX e siècle, il se
réapproprie la mode des cadrans peints sur ivoire avec le miniaturiste parisien
Fernand Paillet (1850-1918).
En 1911, il s’associe avec ses deux fils, Georges-Albert et Henri-Louis. L’entreprise devient le 1er décembre 1920, Verger Frères, et s’installe à côté du Palais Royal,
au 51, rue Saint Anne. Le poinçon de maître devient « V F ».
La maison continue de travailler pour de grands joaillers parisiens, comme
Boucheron, Cartier, Hermès, Lacloche Frères, Mauboussin, Ostertag, Van Cleef &
Arpels, etc. Mais aussi pour des maisons étrangères, comme Tiffany & Co., Marcus &
Co., Charlton & Co. ou Black Starr & Frost aux Etats-Unis d’Amérique, Hauser Zivy
& Cy à Mexico, Gübelin à Lucerne, et Patek Philippe à Genève. Ainsi Verger Frères
devient le « joaillier des joailliers » !
Employant près de quarante ouvriers hautement qualifiés, la maison dépose
de nombreux brevets d’invention pour ses modèles, comme la « Montre à volets » ou
le fameux « Cadenas » produit pour Van Cleef & Arpels, mais aussi la montre « Brasen-l’air », dont les plus beaux exemples sont ceux réalisés pour Vacheron & Constantin.
Sous la direction du père, comme de ses fils, de ses petits-fils et de leurs successeurs, la maison compte parmi les créateurs en joaillerie et horlogerie les plus
prolifiques de la Belle époque, de l’Art nouveau, de l’Art déco, puis des années 19401950.
Aujourd’hui, après la maison Georges Lenfant, c’est l’Atelier Boudet qui continue cette tradition de savoir-faire et d’excellence à Paris.
Bibliographie :
www.verger-freres.com
Waltrin Joseph, Paris, dit Waltrin Père
Joseph Waltrin (Chatel-en-Lorraine, v.1720 – av.1789), dit Waltrin Père, est le fils d’un
horloger lorrain (Epinal), il est reçu maître dans la corporation des horlogers de Paris,
le 1er mars 1746, par arrêt du 1er mars 1746. Il est Garde-visiteur (1767-1768 et 17731775), puis Député (1778) de la corporation. Il est actif dans l’Enclos du Temple
(1747), puis rue Saint-Antoine à la coquille d’Or (1748). Il utilise des caisses de Martinière. Ses deux fils sont horlogers, Charles-Henry, dit Fils Aîné (reçu maître en
1767) et Louis-René, dit Fils le jeune (reçu maître en 1771).
Bibliographie :
Tardy, Henri-Gustave Lengellé dit, Dictionnaire des Horlogers français, Paris, Editions Tardy, 1971-1972, p. 651.
Augarde, Jean-Dominique, Les ouvriers du temps, la pendule à Paris de
Louis XIV à Napoléon Ier Ornamental Clocks and Clockmakers in Eighteenth Century,
Genève, Editions Antiquorum, 1996, pp. 406, 408.
Waterbury Watch Company, Waterbury (Connecticut)
La Waterbury Watch Company est créée en 1879 à Waterbury dans le Connecticut
(Etats-Unis d’Amérique) par Daniel A. A. Buck, un ingénieur américain, dans le but
de produire des montres de poche économiques, commercialisées au prix de 3,50
dollars, qu’il imagine dès 1878.
Charles Benedict de la Benedict & Burnham Manufacturing Company (créée
en 1854), propriétaire de la Waterbury Clock Company (créée en 1857), lui fournit
quelques machines pour la fabrication. La première usine se révèle trop petite et une
nouvelle usine est construite pour la somme de 500 000 dollars, par l’architecte
H. W. Hartwell (West Dover Street).
La manufacture dessine alors la montre la plus simple possible ne contenant
que 58 composants au lieu d’une centaine. Ces composants sont principalement
obtenus par étampage. Son boîtier est en métal nickelé, de type découverte, et est à
l’origine dotée d’une seule aiguille. Les montres sont dotées d’un échappement
Duplex à une seule roue étampée et sont à longue durée de marche. Les toutes premières pièces portent le nom de « Benedict & Burnham », puis sont signées « W W Co ».
C’est le début de la production qualifiée par les américains de « American dollar watch
industry ».
En 1880, l’entreprise lance la Waterbury-Rotating, avec le même échappement,
dont le mouvement entier tourne à l’intérieur du boiter. Cette montre, une fois mise
au point, est produite en masse (brevet d’invention américain en date du 21 mai 1878,
suivi d’une multitude de brevets internationaux).
En 1888, la Waterbury Watch Co. produit environ 1 500 montres par jour et
emploie 300 personnes.
Le succès de ces montres bon marché est tel que des fabricants de vêtements
ou des entrepreneurs divers les utilisent comme cadeaux, souvent offerts avec des
produits de mauvaises qualités. La chose se retourne contre la manufacture horlogère
car le public les associe avec leurs achats défectueux.
En 1898, l’entreprise fait faillite et devient la New England Watch Company.
Cette entité continue de produire des montres de poche économiques jusqu’en 1914.
A cette date, la manufacture est rachetée par Robert Ingersoll & Brothers, un spécialiste de la vente horlogère par correspondance, qui continue le même type de production. Cette manufacture est créée en 1892 à Trenton dans le New Jersey avec des
bureaux à New York.
En 1944, la marque devient la United States Time Company et produit de
nombreuses montres pour l’armée américaine. En 1950, la manufacture produit sa
première montre-bracelet sous le nom de Timex. En 1960, aux Etats-Unis d’Amérique,
une montre sur trois vendues est une Timex. En 1969, l’entreprise est rebaptisée Timex
Corporation. En 1975, elle produit la moitié des montres commercialisées dans le
pays et débute la production de montres à quartz.
Bibliographie :
Harrold, Michael C., American Watchmaking, A Technical History of the American
Watch Industry, 1850-1930, National Association of Watch and Clock Collectors, 1984,
pp. 53-64, 134.
Kreuzer, Anton, Der tägliche Begleiter Dollar Watches - Die Marken Ansonia, Ingersoll,
Ingraham, New England, New Haven, Waterbury, Westclox, etc., Klagenfurt,
Editions Carinthia, 1989 (118 pp.).
Hoke, Donald R., The Time Museum Historical Catalogue of American Pocket Watches,
Rockford, 1991, p. 246-249 (Nos 224-231).
GALARTIS 119
Zoller, Martin, Augsbourg
Martin Zoller (ou Zollner, Marttin ou Martinus) est un horloger actif à Augs
bourg, en Bavière, entre 1590 et 1635. On connaît de cet horloger quelques pièces :
– Petite horloge de table, en forme de monstrance, en bronze doré et cristal de roche ;
Metropolitan Museum of Art de New York (Inv. 32.100.225 ; donation Michael Friedsam, 1931).
– Montre de poche de forme ovale, à complications horlogères et astronomiques, en
argent et bronze doré ; Mathematisch-Physikalischer Salon (Zwinger) de Dresde.
– Montre de poche octogonale, en argent et bronze doré ; Christie, Manson & Woods,
Londres, vente aux enchères, 12 mars 1860, Catalogue of the Celebrated Collection of
Works of Art and Vertu, known as « The Vienna Museum », the Property of Mssers. Löwenstein, Brothers, of Frankfort-on-the-Main, lot 86.
– Mouvement d’horloge de table, en bronze doré et argent, transformé et incorporé à
la fin du XVIIe siècle dans pendule de table verticale, en bois noir (le foliot circulaire
est remplacé par un pendule) ; Bonhams, Londres, vente aux enchères, 10 décembre
2014, lot 16. // Estimation : £ 8’000.– / 10’000.–).
Un Mathias Zoller, probablement son frère, est également mentionné comme
horloger à Augsbourg, vers 1600.
notes complémentaires
Bibliographie :
Monstranzuhr von Martin Zoller, Augsburg, um 1590, s.l., s.d. (IV-32 pp. + 24 pl.
en coul.).
Abeler, Jürgen, Meister der Uhrmacherkunst, Wuppertal, 1977, p. 682.
Dolz, Wolfram, & Schillinger, Klaus, & Karpinski, Sibylle, & Karpinski,
Jürgen, Kostbare Instrumente und Uhren aus dem Staatlichen Mathematisch-Physikalischen Salon Dresden, Dornier Gmbh, 1994, p. 143, No 93.
120 GALARTIS
Note complémentaire au lot 25
Martin Jean-Baptiste, Saint Brieuc
Cet échappement est dans le genre de celui (1786) de Jean-Moïse Pouzait (17431793), horloger genevois ; échappement qui est l’ancêtre de l’échappement à ancre
suisse.
Selon Adolphe Chapiro, qui a étudié cette montre et son échappement, il
s’agit peut-être d’un travail de Jacques-Vincent Martin (1755-?), apprenti à Paris
(7 août 1766) de Ferdinand Berthoud (1727-1807), qui selon une décision du roi
du 1er septembre 1785, est nommé Directeur du dépôt des horloges marines de
Brest (il arrive en cette ville le 11 mars 1786).
Saint-Brieuc se trouve à environ 150 km au nord-est de Brest ; il y est peutêtre réfugié un temps durant la Révolution mais aucune insertion en sens n’a jamais
été mentionnée dans la littérature horlogère, particulièrement dans celle dévolue à
Ferdinand Berthoud.
Par contre, nous avons trouvé un Jean-Baptiste Martin, marchand-horloger,
né à Saint-Malo, actif à Saint-Brieuc, maître dans une loge maçonnique en 1783.
Nous pensons que cette montre – au boîtier suisse et loin du style de Ferdinand Berthoud et de ses élèves – est plutôt le fait de cet horloger.
Bibliographie :
Chapiro, Adolphe, Jean-Antoine Lépine, horloger (1720-1814), Histoire du développement de l’horlogerie en France, de 1760 à l’Empire, Paris, Editions de l’Amateur, 1988,
p. 114.
Chapiro, Adolphe, La montre française du XVI e siècle jusqu’à 1900, Paris, Editions
de l’Amateur, 1991, pp. 189, 190, 197-201, fig. 428-433.
Brengues, Jacques, Les francs-maçons dans la ville : Saint-Brieuc (1760-1990), Rennes,
Editions Soreda, 1995, p. 81.
Note complémentaire au lot 40
Les sonneries
La sonnerie est un dispositif qui permet d’indiquer l’heure en sonnant au passage ou
à la demande. Les différents mécanismes de sonnerie se divisent comme suit :
–La sonnerie au passage dans laquelle les heures sont sonnées automatiquement. Ce
système est le plus ancien, il apparaît dans les montres au XVI e siècle ; on réalise
ensuite des montres qui sonnent en passant les heures et les quarts.
–La sonnerie ou répétition à quarts, qui sonne un coup grave pour les heures et un
double coup pour chaque quart écoulé ; le premier sur un timbre à son aigu et le
second sur un timbre à son grave.
–La sonnerie ou répétition à demi-quarts, qui sonne les heures et les quarts comme
la précédente, mais frappe en plus, un coup sur un timbre à son aigu toutes les fois
que les aiguilles marquent sept minutes et demie de plus qu’un quart.
–La sonnerie ou répétition à cinq minutes, qui sonne les heures comme les précédentes, puis un coup sur un timbre à son aigu, pour chaque cinq minutes écoulées,
sans sonner les quarts.
– Un autre genre de répétition à cinq minutes sonne les heures et les quarts comme
précédemment, plus un coup sur un timbre à son aigu, pour chaque cinq minutes
qu’il y a en plus d’un quart.
–La sonnerie ou répétition à minutes, la plus compliquée, mais aussi la plus répandue
de nos jours. Elle sonne les heures et les quarts comme précédemment, puis les
minutes, ces dernières sur un timbre à son aigu.
Il existe aussi des répétitions où les quarts sont sonnés sur trois ou quatre timbres
(voire cinq, six ou sept timbres) de tonalités différentes ; on les appelle généralement
carillons ou « cathédrales ».
De toutes ces sonneries, la répétition à quarts, puis, après 1880, celle à minutes sont
de loin les plus répandues, les autres se rencontrent rarement.
Dans les garde-temps construits jusqu’à la fin du XVIII e siècle, les timbres sont des
cloches d’airain. Après 1800, on utilise des ressort-timbres qui sont des lames d’acier
trempé. Les premières ont une section carrée, genre rapidement abandonné au profit de ressort-timbres à section circulaire. Parmi ceux produits au début du XIX e siècle
certains sont bleuis.
Il est généralement admis que le principe de la montre à répétition est simultanément
découvert, vers 1685, par deux horlogers londoniens : Edward Barlow (1636-1716)
et Daniel Quare (1649-1724). Chacun en revendique la paternité et veut protéger
son invention par un privilège royal (l’équivalent, alors, d’un brevet d’invention).
L’affaire, présentée devant Jacques II (ou James II, 1633-1701), roi d’Angleterre,
d’Irlande et d’Ecosse (1685-1688), est tranchée par le monarque en faveur du dispositif imaginé par Quare. Celui-ci n’exige qu’une seule pression sur le pendant de la
montre pour faire sonner les heures et les quarts, tandis que le dispositif de Barlow
nécessite l’emploi de deux poussoirs. Cependant, rappelons que Jacques (I) Gloria
(vers 1640-1705) et/ou Jacques (II) Gloria (?-?), ont créé à Rouen en Normandie
plusieurs mécanismes de répétition dont le plus ancien semble être au moins contemporain de ceux des anglais.
L’utilité de la sonnerie à la demande est indéniable à une époque où l’électricité
n’existe pas et où pour connaître l’heure dans l’obscurité, il faut battre une pierre,
allumer une chandelle et enfin lire l’heure sur un garde-temps. Il convient de noter
que des dispositifs de répétition « à tirage » existent antérieurement aux montres sur
les horloges.
Au début du XVIII e siècle, Matthew Stodgen (?-?) améliore le mécanisme de répétition inventé par Quare et en développe une version à demi-quarts. Il travaille la
quasi-totalité de sa vie chez George Graham (1673-1751), élève, puis associé de
Thomas Tompion (1639-1713), mais aussi un des maîtres de John Ellicot (1706-1772).
En France, dans le deuxième quart du XVIII e siècle, c’est Julien Le Roy (1686-1759)
à Paris qui améliore grandement les mécanismes de répétition.
La date d’apparition du premier mécanisme de répétition à minutes n’est pas connue
avec certitude. Antoine Thiout (1692-1767), dans son Traité d’Horlogerie (Paris,
1741), décrit un tel dispositif (pl. 35) qu’il recommande plutôt pour les horloges et
pendules vu la difficulté de construction.
Thomas Mudge (1715-1794) a longtemps été considéré comme l’inventeur de la
première montre à répétition à minutes, réalisée à Londres vers 1750. Aujourd’hui,
nous savons que dès les années 1720 on en construit à Friedberg en Allemagne (trois
exemplaires datant d’avant 1750 sont répertoriés ; dont une passée en vente publique :
Antiquorum, Genève, vente aux enchères, 22-23 avril 1995, lot 411). Les dynasties
successives d’horlogers de cette ville produisent durant tout le XVIII e siècle de l’horlogerie de petit et moyen volume pour l’exportation, notamment vers Londres. La
plus grande partie de leur réalisation porte des signatures de fantaisie, voire apocryphes avec le patronyme de fameux horlogers anglais ou français (pour plus
d’informations à ce propos, voir : Whitestone, Sebastian, « A minute repeating Watch,
Circa 1715, Friedberg’s Ingenuity in a Biased Market », in Antiquarian Horology, hiver
1993, vol. 21, pp. 145-157 ; « Minute Repeating in Tompion’s Lifetime », in Antiquarian
Horology, décembre 2010, vol. 32, No 4, pp. 525-531).
Les montres avec répétition à minutes du XVIII e siècle et de la première moitié du
XIX e siècle sont donc fort rares.
–La Grande Sonnerie, sonne les heures et les quarts en passant, c’est-à-dire automatiquement, et peut répéter, à volonté, par l’action d’un poussoir, les heures et les quarts
écoulés, voire les minutes.
–La Petite Sonnerie, sonne automatiquement les heures et les quarts, mais sans répéter
les heures aux quarts.
–Le réveil, sonne à une heure fixée à l’avance de façon continue sur un timbre ; est
généralement utilisé pour se réveiller à une heure précise.
GALARTIS 121
Note complémentaire au lot 48
A la toute fin du XVIII e siècle, un nouvel essor est donné aux pièces à musique mécanique grâce à l’invention, en 1796, des lames vibrantes par Antoine Favre-Salomon
(1734-1824), horloger-mécanicien genevois. Il présente sa nouveauté, la même année, à la Société pour l’avancement des arts de sa ville natale, fondée en 1776. Dans
son système, la mélodie est jouée par des lames d’acier de longueurs différentes
mises en vibration par des picots plantés sur un cylindre ; celui-ci est mu par un
rouage d’horlogerie et un barillet renfermant le ressort moteur. Ces lames vibrantes
sont accordées permettant ainsi d’obtenir différentes notes de la gamme musicale.
Ce nouveau procédé permet de diminuer la taille des musiques mécaniques ; le
modèle de démonstration présenté par Antoine Favre-Salomon a la forme d’une
tabatière et joue deux mélodies.
Résultat de cette miniaturisation, des bijoux (bagues, broches, pendentifs,
cachet, etc.) dotés de musique et parfois d’automates apparaissent dès les premières
années du XIX e siècle. Ces petites merveilles à automates sont généralement attribuées à Henry-Daniel Capt (né en 1773). On les trouve parfois signées par lui ou,
après 1802, en association avec Isaac-Daniel Piguet (1775-1841). Ces deux horlogers, établis à Genève, sont originaires de la Vallée de Joux et travaillent ensemble
jusqu’en 1811.
Note complémentaire au lot 72
Montres « cabriolet », « à étui tournant », « réversible » et
« m agique »
Les premières montres de type « cabriolet » semblent créés par Abraham-Louis Breguet
(1847-1823), vers 1810, notamment pour ses montres destinées au marché turc. Il
s’agit alors de montres à double boîtier ; soit une montre avec un deuxième boîtier.
Pour permettre l’emploi de ces boîtiers avec un mouvement se remontant par le pendant, est créé un nouveau style de boîte – à 5 corps – où le double boîtier est attaché
à la montre à six heures et pivote grâce à une attache mécanique ; il est donc « réversible ». La chose reste délicate à réaliser et est plus fragile à l’usage.
Note complémentaire au lot 73
Le calibre à trois ponts parallèles
Constant Othenin-Girard (1825-1903), devenu en 1854, Constant Girard-Perregaux – suite à son mariage avec Marie Perregaux (1831-1912), la fille du fameux
chronométrier neuchâtelois Henri-François Perregaux –, travaille, dès le milieu
des années 1850, à la réalisation d’un garde-temps doté d’un régulateur à tourbillon
sur un calibre à trois ponts parallèles. Cette montre, présentée lors de l’Exposition
universelle de Paris de 1867, lui vaut une médaille d’or.
Dans les années qui suivent, la maison Girard-Perregaux continue la fabrication de
tourbillons, avec échappement à ancre, à détente ressort ou à détente pivotée,
construits sur son calibre à trois ponts parallèles. Elle décline également son calibre
à trois ponts, sans tourbillon, avec ces mêmes échappements, lui permettant ainsi de
commercialiser des chronomètres de poche moins onéreux.
Ces ponts sont généralement fabriqués, comme la platine de base, en métal nickelé,
et recouverts de plaques en nickel ou en or rose, fixés à l’aide de vis. Il est parfois fait
mention de ponts en argent, en acier poli ou en platine ; plus rarement le calibre et
ses ponts sont simplement réalisés en laiton doré.
Ses montres valent à Girard-Perregaux les plus hautes distinctions lors des expositions industrielles, locales, régionales, nationales ou internationales.
En fait, on en réalise auparavant et depuis longtemps, vitré, afin de protéger le décor
émaillé, gravé ou en repoussé, du boîtier.
Immédiatement identifiable, ce calibre devient l’un des plus prestigieux mouvements
d’horlogerie de la fin du XIX e siècle et du début du XX e siècle.
Dans le cas présent, la chose devient plus raffinée. Le double boîtier n’a plus de verre
de protection. On peut donc placer le double boîtier, dans un sens ou dans l’autre,
sur la montre.
Le calibre est breveté aux Etats-Unis d’Amérique sous le No 14 919 : « Design for a
Watch-Movement. » Le brevet est délivré le 25 mars 1884, suite à la demande enregistrée le 15 décembre 1883 ; il est alors valable 14 ans.
Si l’on présente le côté cadran de la montre dans la partie ouverte du double boîtier,
celle-ci devient une montre de type « découverte ». Par contre, si l’on présente le côté
fond de la montre, celle-ci devient une montre de type « savonnette ». Ceci permet
lorsqu’on porte la montre dans sa poche (ou gousset) d’en protéger le verre. Cette
construction autorise une décoration en suite, plus ou moins riche, des deux boîtiers.
Au milieu du XIX e siècle, on les retrouve sous le nom de « boîte à étui tournant » (cf.
les Livres d’établissement de Patek, Philippe & Cie, Genève).
Plus rare et délicat à réaliser est un type de boîtier – à 6 corps – qui apparaît dans les
années 1860. Il est à l’époque dit « magique » ! (cf. la montre offerte le 6 février 1864
au Taïkoun du japon par la délégation suisse, après la signature du traité commercial
de Yédo).
Là, c’est le mouvement avec son cadran et ses aiguilles qui, dans un cercle vitré, pivote
sur lui même. Ce cercle est donc fixé à midi et à six heures, sur des axes, dans la carrure
du boîtier. Lui même porte, à charnières, une lunette (sans vitre) et un fond. On
obtient le même résultat final, soit la protection du verre de la montre lorsque l’on
porte ledit garde-temps, et, la possibilité d’avoir une montre de type « découverte »
ou « savonnette ». Dans certains cas, cela permet également de voir le mouvement sous
la vitre. Les coûts de production et la délicatesse d’exécution sont tels que ce genre
de « réversible » « magique » est rapidement abandonné. De plus, il ne peut s’adapter
aux montres à remontage au pendant qui vont se développer dans les années qui
suivent.
Notre montre Girard-Perregaux No 32 093 est de ce type.
La maison IWC (International Watch Company) de Schaffhouse a dans les années
1980 produit en édition limitée une série de montre dotée de ce genre de boîtier
(référence 5410, « Varion », à 250 exemplaires) ; elles sont accompagnées d’une clef
de remontage et d’une chaînette.
122 GALARTIS
Girard-Perregaux reçoit lors de l’Exposition universelle de Paris de 1889, un nouvelle médaille d’or pour ses « montres tourbillon sous trois ponts d’or ».
La maison utilise aussi ce calibre pour quelques montres dotées d’un échappement
de son invention, mis au point dans les années 1880 : l’échappement à ancre renversée.
Dans le cadre de sa construction, Girard-Perregaux positionne la roue d’échappement et l’ancre de façon inverse au « plantage » habituel de l’échappement à ancre en
ligne droite. Cet échappement n’est connu qu’à une dizaine d’exemplaires, dont le
plus ancien semble réalisé dès 1883.
Note complémentaire au lot 83
La mesure du temps au Japon
Nous nous limiterons à expliquer les aspects essentiels du système fort complexe de
mesure du temps au Japon où l’on utilisait deux types d’heures : l’un équinoxial
– employé par les astronomes – où la journée est divisée en douze parties égales ; l’autre
civil, où la journée est divisée en deux parties de longueur variable suivant les saisons.
Ces deux entités comprennent chacune six fractions, les toki, eux même divisés en
dix bun, subdivisés en dix rim. Chaque toki a sa correspondance zodiacale de tradition
japonaise. Les deux parties de la journée se comptent depuis minuit et midi et n’utilisent que les chiffres allant de 9 à 4 dans l’ordre dégressif. Les jours tiennent compte
de la représentation de cinq éléments, considérés sous un double aspect : l’un
dénommé é, dit fort et cosmique ou universel ; l’autre appelé to, dit faible et humain.
Ces éléments et les signes du zodiaque forment un cycle sexagésimal, soit une succession de 60 combinaisons qui forment les mois, les setsu. Une année comporte
douze setsu correspondant aux lunaisons et est partagée en deux chu-setsu. Ces mois
débutent à chaque nouvelle lune et comportent 29 ou 30 jours. Des jours intercalaires
rétablissent l’équilibre des équinoxes suivant un cycle assez compliqué. Les setsu
portent le nom des signes du zodiaque. Les années sont comptées selon les règnes
des empereurs, puis par périodes variant selon un évènement mémorable, les nen-gô.
Ce calendrier semi-lunaire débute en 2637 avant notre ère. A côté de celui-ci existe
un autre calendrier, plus populaire, dans lequel l’année solaire est divisée en 24 sekki.
Cette division du temps et son application à l’horlogerie amènent à la création d’horloges dont les heures ont une durée inégale. On trouve des garde-temps dont la force
motrice est générée par des poids ou un ressort, certains sont dotés de mécanismes
de sonnerie. Ces horloges, les Yagura-Dokei ou Kake-Dokei (horloges lanternes) et les
Makura-Dokei ou Daimyo-Dokei (horloges de table incorporées dans des cabinets de
bois de shitan), ont pour particularité que leur propriétaire doive modifier deux fois
par jour le balancier circulaire – le foliot – pour s’adapter aux heures variables. A la
fin du XVII e siècle, elles sont munies de deux foliots, un de jour et un de nuit, qui
s’enclenchent alternativement.
Au début du XIX e siècle apparaissent les Hashira-Kake ou Shaku-Dokei (horloges
verticales dites horloge pilier) à poids. Elles sont munies d’un cadran vertical à cartouches mobiles que l’on déplace pour s’adapter aux heures variables. On construit
ensuite ce type de garde-temps avec des cadrans gravés de 12 lignes verticales et de
24 courbes transversales, parfaitement étudiées, qui donnent des durées précises. On
lit le cadran de droite à gauche durant le premier semestre de l’année et de gauche à
droite lors du second semestre ; ces cadrans sont dits perpétuels.
Pour conclure ce rapide exposé sur la façon de mesurer le temps au Japon, il nous faut
citer le fameux traité, en trois volumes, de Hanzo Hosokawa, publié en 1796, le
Karakurizue, qui nous renseigne sur les types d’horloges en vigueur et l’évolution des
styles horlogers dans l’« Empire du soleil levant » durant deux siècles.
Bibliographie :
Planchon, Mathieu, L’Horloge, son histoire, rétrospective, pittoresque et artistique, Paris,
nouvelle édition publiée par les Fabriques des Montres Zénith, 1923, ch. IX (L’heure
au Japon), pp. 187-212 (voir notamment p. 198, fig. 119).
Tellier, Arnaud, « Les pendules japonaises affichaient une heure variable » in Tribune
des Arts, No 313, juillet-août 2003, pp. 28-29.
Note complémentaire au lot 84 et lot 85
Horloge chinoise à encens, milieu du XIXe siècle
Pour faire fonctionner ce type d’horloge, dès le VI e siècle avant notre ère, les Chinois
utilisent une longue baguette enduite d’une pâte combustible. Ce bâton d’encens
repose dans la partie centrale du corps de l’horloge, en fer blanc, sur des fils de fer.
En disposant un fil (souvent en soie), tendu par deux masselottes, de chaque côté du
dispositif, à l’endroit voulu sur le combustible, il est possible de former un avertisseur
sonore. Lorsque le front de combustion atteint le fil, celui-ci cède, libérant les masselottes qui tombent dans un bassin de cuivre. Le son ainsi créé permet d’indiquer
l’heure, le début ou la fin de tel ou tel évènement.
Au XVIII e et XIX e siècles, on trouve généralement ce genre d’horloge sous la forme
d’un dragon, laqué et doré.
Des institutions publiques, comme le Musée international d’horlogerie de la Chauxde-Fonds, le Musée d’horlogerie du château des Monts au Locle, le Uhrenmuseum
Beyer de Zürich, le National Maritime Museum de Greenwich, près de Londres, etc.,
conservent ce type de pièces.
Bibliographie :
Planchon, Mathieu, L’Horloge, son histoire, rétrospective, pittoresque et artistique, Paris,
nouvelle édition publiée par les Fabriques des Montres Zénith, 1923, ch. X (L’heure
en Chine), pp. 213-229 (voir notamment p. 226, fig. 132).
Turner, Anthony J., The Time Museum, Catalogue of the Collection, Vol. I, Time Measuring Instruments, Rockford, Illinois, The Time Museum Editions, 1985, 3e partie
(Water-Clocks – Sand-Glasses – Fire-Clocks), pp. 148-149.
GALARTIS 123
Note complémentaire au lot 86 et 87
Les échappements de démonstration
Dès le XVIII e siècle, les horlogers réalisent à des fins pédagogiques des maquettes en
grand de leurs inventions. Le fait de reproduire ces mécanismes dans des dimensions
importantes permet de mieux en faire comprendre les fonctions. Parmi ces pièces de
démonstration, les modèles d’échappement sont les plus nombreux ; l’échappement
étant la partie d’un garde-temps la plus difficile à appréhender.
A Paris, le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) du Musée National des Techniques possède une riche collection de modèles d’échappement, dont
certains sont signés par les horlogers les plus éminents : Josiah Emery (circa 17251797), Ferdinand Berthoud (1727-1807), Paul Garnier (1801-1869) ou Honoré
Pons dit Pons de Paul.
La plus ancienne série homogène d’échappements de démonstration connue
est celle qu’Antoine Tavan (1749-1836), un horloger genevois, produit, vers
1800 / 1805, pour le compte des frères Melly (actifs entre 1790 et 1829). Cette collection comporte douze modèles dont trois échappements inventés par Tavan luimême et sont présentés à Paris à l’Institut de France par le professeur genevois MarcAuguste Pictet (1752-1825). La Classe d’Industrie de la Société des Arts de Genève
publie en 1831 la description de ces échappements accompagnée de douze planches.
Ces échappements sont aujourd’hui conservés au Musée de l’Horlogerie et de l’Emaillerie de Genève.
Tout au long du XIX e siècle et d’une partie du XX e, les écoles d’horlogerie perpétuent
cette tradition en faisant exécuter par leurs élèves ces véritables « chef-d’œuvres » ;
souvent objet du travail de plusieurs années d’apprentissage du métier d’horloger.
Des modèles sont réalisés dans les années 1820 / 1830 à l’Ecole royale polytechnique de Paris, placée sous la conduite de Louis-Frédéric Perrelet (1781-1854),
Horloger-mécanicien du Roi. Le CNAM de Paris et le Patek Philippe Museum de Genève
en conservent quelques exemples qui ont la particularité d’être dotés de cadrans
affichant les heures, les minutes et les secondes et qui permettent ainsi d’étudier
scientifiquement la marche des échappements dans différentes positions grâce à un
système de charnières.
Plus près de nous, les écoles d’horlogerie quelles soient françaises, suisses,
allemandes, anglaises ou américaines en construisent de nombreux et variés
exemples : en France, à Anet puis à Dreux (Eure-et-Loir), à Besançon (Doubs), à Cluses
(royaume de Piémont-Sardaigne, puis en 1860 Haute-Savoie) et à Paris ; en Suisse, à
Genève, à La Chaux-de-Fonds (canton de Neuchâtel), au Locle (canton de Neuchâtel),
à la Vallée de Joux (canton de Vaud), à Bienne (canton de Berne), à Saint-Imier (canton de Berne) ; en Allemagne, à Glashütte-in-Sachsen près de Dresde (Saxe), à Furtwangen (grand-duché de Bade, aujourd’hui Land de Bade-Wurtemberg) ; en GrandeBretagne, à Londres, à Coventry (West Midlands), à Prescott (Lancashire) au nord
de Liverpool, à Edinburgh (Ecosse, région des Lothian), à Aberdeen (Ecosse, région
des Grampians) ; aux Etats-Unis, à Elgin (Illinois) et à Waltham (Massachusetts).
La collection réalisée, dès les années 1850, à l’Ecole d’Horlogerie de Cluses, à l’initiative d’Achille-Hubert Benoît (1804-1895) son directeur et fondateur, est l’ensemble
connu le plus important. Il présente trente deux échappements utilisés au cours des
âges pour la fabrication des montres et est complété par de nombreux modèles de
démonstration d’autres parties des garde-temps. Ils sont aujourd’hui exposés au
Musée de l’Horlogerie et du Décolletage de la ville.
124 GALARTIS
Note complémentaire au lot 102
Humbert-Ramuz & Cie de La Chaux-de-Fonds et la « Montre savonnette à remontoir invisible et mise à l’heure automatique »
Vers 1865, divers horlogers s’intéressent à une nouvelle manière de remonter les
montres de poche – non pas à l’aide d’une masse oscillante ou d’une couronne de
remontage – mais par l’ouverture et la fermeture du couvercle d’un boîtier de type
savonnette.
La maison Humbert-Ramuz & Cie de La Chaux-de-Fonds (fondée en 1842 par
Charles Humbert et Ulysse Humbert Ramuz) obtient un brevet français le 18 mars
1867, pour sa « Montre savonnette à remontoir invisible et mise à l’heure automatique » ; invention primée lors de l’Exposition universelle de Paris de 1867 (médaille
d’argent). Cette invention est également brevetée en Grande-Bretagne le 20 août 1867
et aux Etats-Unis d’Amérique le 28 avril 1868.
Frédéric Lebet de Neuchâtel réalise d’après ce brevet diverses montres (dans
l’état actuel de nos connaissances, il est difficile de préciser si Humbert-Ramuz & Cie
est le donneur d’ordre ou si Louis-Frédéric Lebet a acquis les droits du brevet ou de
la production de la montre). En 1867, lors de l’Exposition universelle de Paris, Lebet
remporte deux médailles. En 1883, lors de l’Exposition nationale d’horlogerie de
Zürich, il remporte un diplôme d’horlogerie de précision pour les perfectionnements
apportés à un mécanisme de remontage.
D’un autre côté Benjamin Haas Jeune & Cie, maison active à Genève, Paris et
Besançon, brevète en France le 13 juillet 1867 sa « Montre savonnette se remontant
en regardant l’heure », dite plus tard à « remontoir perpétuel à décrochement ». Benjamin Haas améliore ensuite son invention avec un système de débrayage (« à décrochement ») pour éviter la rupture du ressort de barillet en haut d’armage. La maison
Haas – devenue Haas Neveux et Cie – commercialise cette invention jusque dans les
années 1920-1930, sur des montres simples ou dotées de complications horlogères.
On connaît aussi une montre à « Remontoir automatique par l’ouverture et la
fermeture du couvercle » de Robert-Theurer & Fils à La Chaux-de-Fonds ; pièce également présentée lors de l’Exposition universelle de Paris de 1867.
Vers 1870, un dénommé Ulrich Oppliger de La Chaux-de-Fonds met au point
un système où le remontage du ressort de barillet s’effectue par simple pression de
la couronne ; dans le même temps, cette action permet l’ouverture du couvercle.
Par des moyens proches, ces inventions amènent au même résultat : celui de
remonter automatiquement la montre. L’amélioration des systèmes de remontage et
de mise à l’heure par le pendant – notamment du au fait qu’ils s’usent nettement
moins vite –, amène à l’abandon de ce type de production.
Note complémentaire au lot 104 et 105
Les montres memento mori
L’homme n’est rien face au temps qui passe, qu’il affronte et qui le condamne à disparaître. Cette réflexion face au temps qui s’écoule inexorablement se retrouve dans
l’expression artistique humaine.
Déjà, à Pompéi (premier siècle de notre ère), on peut voir une mosaïque illustrant un
crâne entouré des attributs du mendiant et du roi, accompagnés de la sentence suivante : « La mort égalise tout ».
Nous constatons que plus tard, la mort qui fait intégralement partie du quotidien
du Moyen âge, est très fréquemment représentée. Ainsi, l’illustration de crânes n’est
pas du tout choquante en soi, elle sert à rappeler le côté éphémère de la vie.
A la Renaissance, cette forme d’expression se trouve présente dans tous les types d’art.
Les motifs macabres sont donc omniprésents, peintures, sculptures, gravures, images,
traités et architecture funéraire tentent d’illustrer la mort sous toutes ses formes. Mais
c’est au XVII e siècle que l’emploi de ces motifs connaît son apogée, ils sont l’expression
picturale de l’esprit baroque de l’époque. On donne le nom de vanité à une catégorie
de nature morte qui met en parallèle les activités humaines avec les symboles du
temps, de la brièveté de la vie et de la mort.
Ces vanités apparaissent entre 1620 et 1630 à Leyde, en Hollande, tout d’abord dans
les milieux protestants de l’Université, puis s’étendent à toute l’Europe de la Contreréforme. Une bonne illustration de ces memento morri (Souviens-toi que tu vas mourir), se trouve dans l’iconographie de saint Jérôme méditant dans sa cellule entouré
d’un sablier, d’une bougie, de quelques livres et d’un crâne.
L’horlogerie, du moins l’orfèvrerie – l’art appliqué dont elle se sert –, utilise également
la représentation de la mort à l’image d’un crâne humain enfermant le mouvement
et le cadran de la montre.
C’est au XVII e siècle que l’on trouve la plus grande quantité de ce type de garde-temps,
dits memento mori ; une cinquantaine de pièces sont aujourd’hui répertoriées. Les
boîtiers de ces montres sont le plus souvent réalisés en argent, parfois doré, et plus
rarement en laiton doré, en cristal de roche, voire en ivoire ou en os. Certaines
d’entres-elles sont gravées en taille-douce de sentences rappelant le côté éphémère de
la vie.
Genève, cité de Jean Calvin (1509-1564), qui édicte au XVI e siècle différentes Ordonnances somptuaires visant à restreindre le port d’objets ostentatoires puis la fabrication de ceux-ci, permet et encourage l’industrie de la montre jugée alors objet utilitaire. Un certain nombre des montres memento mori connues sont issues des ateliers
de cette ville et datent des années 1630 aux années 1680.
On retrouve des montres memento mori également à la fin du siècle des Lumières qui
voit le développement des loges maçonniques. Au cours du XIX e siècle, époque ou
l’art se fait historisant, apparaissent de très nombreux faux. On peut même penser
que bon nombres des montres dotées de mouvements de la fin du XVIII e siècle ou
du début du XIX e siècle ne sont réalisées que dans les années 1880-1900 ; ces petits
mouvements originellement destinés aux montres de fantaisie alors en vogue s’adapte
parfaitement au casting des boîtes du milieu du XVII e siècle.
Le plus célèbre de ces faux est certainement la grande montre, dite de Mary Queen
of Scots, Marie-Stuart (1542-1587), reine d’Ecosse à l’âge de six mois (1542-1567)
et de France (1559-1560), qui en fait existe en trois exemplaires! La légende veut
qu’elle donne celle-ci à sa suivante Mary Seaton (1542-1615) – l’une des Four Marys –
juste avant son exécution. Ces montres comportent chacune un mouvement signé
par un Moysant à Blois (Jean Moysant, horloger de la ville, cité en 1569, mort vers
1591). Leur histoire est avérée dès le 14 décembre 1822 puis reprise en diverses publications après 1840. L’une de ces trois montres est maintenant conservée à la Worshipful Company of Clockmakers de Londres. Un deuxième exemplaire a fait partie de la
collection de Percy Webster (1862-1938) (Sotheby’s, Londres, vente aux enchères,
19 octobre 1954, lot 137) puis de celle de Ferdinand Lammot Belin (1881-1961)
(Sotheby’s, Londres, vente aux enchères, 29 novembre 1979, lot 53). La troisième est
celle de la publication de 1822 et est à ce jour non localisée.
Au tournant des XIX e et XX e siècles, des fabricants horlogers suisses développent
toutes une gamme de montres « macabres », certaines assorties de chaînes constituées
d’une suite d’ossements et de petits crânes, accompagnées de breloques : clef de
remontage, sablier, main décharnée, etc. L’époque est marquée par un retour au spiritisme ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) écrit son poème symphonique La Danse
macabre (op. 40 ; 1874).
Si les memento mori et les représentations de types macabres ont traversé les siècles
et sont encore d’actualité aujourd’hui c’est parce que l’homme reste fasciné par le
temps qui s’écoule inexorablement et par la mort qui conclut sont existence.
***
Vanitas vanitatum, et omnia vanitas (Vanité des vanités, et tout est vanité)
Ecclésiaste (I, 2)
*** Fugit irreparabile tempus (Le temps fuit irréparable)
Virgile, Géorgiques (III, 284)
GALARTIS 125
Remarques générales
Relatives aux descriptifs des lots de joaillerie
Les photographies reproduites dans le catalogue
n’ont pas de valeur contractuelle. Galartis SA se réserve
la possibilité de modifier la proportion des objets
pour des questions de mise en page dans les catalogues.
L’absence d’indication d’une restauration d’usage,
d’accidents, retouches ou tout autre incident
dans le catalogue, sur des rapports de condition ou
des étiquettes, ou encore lors d’annonce verbale
n’implique nullement qu’un bien soit exempt d’un défaut.
Les pierres et les perles présentées dans ce catalogue
peuvent avoir fait l’objet de pratiques générales
d’embellissement (huilage pour les émeraudes, traitement
thermique pour les saphirs ou les rubis, blanchiment
pour les perles). Ces améliorations sont considérées
comme traditionnelles et sont admises par le commerce
international des pierres et des perles. Pour les pierres
ou perles accompagnées de certificats ou attestations,
il faut noter que les techniques d’identification et
les conclusions d’analyse concernant l’origine et la
classification peuvent varier d’un laboratoire à un autre.
En conséquence, il est possible d’obtenir, dans
certains cas, un résultat différent en fonction des
laboratoires consultés, ce résultat devant être considéré
comme reflétant une opinion.
157›222
JOAILLERIE
157 Collier, Art Nouveau.
(motif : larg. 3.5 cm, haut. 7 cm, long. chaînette : 43.5 cm,
poids brut : env. 17.3 g).
En or jaune 750, chaînette maille figaro cordelier
terminée par deux diamants taille rose, le pendentif
solidaire à décor ajouré et mouvementé est orné
de deux paires d’ailes, garni de six diamants taille rose
et deux perles fines de couleur blanche (diam. env. 3.11
et 3.07 mm), l’ensemble retient une chaînette ponctuée
de trois diamants taille rose et un diamant taille
brillant ancienne, le tout est terminé par une perle fine
baroque de couleur gris clair (env. 12.70 x 10.54 mm).
Les trois perles sont accompagnées d’un certificat
américain (GIA) no 2155114381 du 5 décembre 2012 qui
stipule qu’elles sont naturelles et non traitées.
CHF 4’000 | 6’000 € 3’620 | 5’440
158Bracelet, deuxième moitié du XIXe s.
(diam. 6.5 x 5 cm, larg. 1.9 cm, poids brut : env. 28.6 g).
En or jaune 750, à décor ciselé de rinceaux feuillagés,
simulant une ceinture dont la boucle et le passant sont
rehaussés de demi-perles, fermoir à caisson avec
chaînette de sécurité ; restaurations.
CHF 1’200 | 1’700 € 1’090 | 1’540
1
59Pendentif/broche.
(haut. 2 cm, larg. 2 cm, poids brut : env. 3.9 g).
En platine et or jaune 750, de forme octogonale,
à décor ajouré d’une croix composée de trente-deux
diamants taille rose centrés de cinq rubis carrés
(env. 0.80 ct au total).
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
1
60Collier.
(long. 41.5 cm, poids brut : env. 8.1 g).
En platine 950, chaînette maille forçat, pendentif
solidaire en serti clos de trois diamants taille brillant
intermédiaire (env. 0.65 ct au total), l’ensemble est
terminé par un diamant taille triangle ancienne
(env. 1.50 ct) dans un entourage de dix-sept émeraudes
carrées ou trapèzes, fermoir mousqueton.
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
161Solitaire.
(doigt : 52, poids brut : env. 3.4 g).
En or blanc 750, monture simulant une fleur rehaussée
d’un diamant taille brillant (env. 0.50 ct).
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
1
62Broche barrette.
(long. 8 cm, poids brut : env. 10.4 g).
En or jaune et or blanc 750, sertie de dix-neuf diamants
taille intermédiaire à ancienne (env. 1.80 ct au total),
épingle système à pompe.
CHF 900 | 1’200 € 820 | 1’090
1
63Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 8.4 g).
En or blanc 750, les épaules ornées de huit diamants
taille baguette trapèze (env. 0.30 ct au total), tête
de bague sertie clos d’une émeraude ovale de faible
saturation (env. 2 cts).
CHF 500 | 700 € 450 | 630
164Broche.
(diam. 2.7 cm, poids brut : env. 5.5 g).
En or blanc 750, de forme ronde, sertie de treize
diamants taille brillant (env. 0.40 ct au total) et treize
saphirs ronds (env. 0.45 ct au total), épingle système
crochet à boule.
CHF 400 | 500 € 360 | 450
165Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 4.6 g).
En or blanc 750, les épaules terminées par quatre
diamants taille baguette (env. 0.40 ct au total), tête
de bague centrée d’un cabochon de rubis ovale
(env. 2.60 cts) dans un entourage de dix diamants taille
brillant (env. 0.30 ct au total).
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
1
66Collier.
(long. 63 cm, diam. perles : 6.5-7 mm).
Composé de huitante-trois perles de culture, fermoir
anneau à ressort en or jaune 750.
CHF 500 | 700 € 450 | 630
128 GALARTIS
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162
GALARTIS 129
167Broche « dragon », Italie, années 60.
(haut. 7 cm, larg. 7.5 cm, poids brut: env. 58.0 g)
En or jaune 750, à décor ouvragé simulant les plumes et
écailles de l’animal recouvertes d’émail noir et blanc,
les ailes serties de vingt-cinq émeraudes rondes, la tête
ornée de vingt-cinq diamants taille 8/8, l’œil formé
d’un rubis rond, système double épingle avec crochet à
boule.
1
72Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 5.0 g).
En or jaune 750, épaules godronnées terminées
par huit diamants taille baguette, tête de bague sertie
d’un saphir ovale (env. 0.80 ct) dans un entourage
de quatorze diamants taille brillant (env. 0.42 ct au
total).
CHF 400 | 500 € 360 | 450
CHF 3’000 | 4’000 € 2’720 | 3’620
1
68Bague jonc.
(doigt : 55, poids brut : env. 5.1 g).
En or jaune 750, les épaules à décor godronné, tête de
bague bombée sertie de cinq saphirs, cinq rubis et cinq
émeraudes, le tout ponctué de vingt-quatre diamants
taille brillant (env. 0.25 ct au total).
CHF 600 | 800 € 540 | 720
169Paire de boutons de manchettes.
(grand motif : haut. 2 cm, larg. 2.4 cm,
poids : env. 11.0 g).
En or jaune 750, de forme hexagonale d’un côté
et rectangulaire de l’autre, à décor strié, système à
bascule.
CHF 200 | 250 € 180 | 230
170Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 5.3 g).
En or jaune 750, sertie d’un rubis ovale (env. 1.35 ct)
dans un entourage de huit diamants taille brillant
(env. 0.80 ct au total).
CHF 600 | 800 € 540 | 720
171Broche.
(diam. 3.5 cm, poids brut : env. 13.6 g).
En or jaune 750, à décor ouvragé, simulant un tourbillon de feuilles serti de rubis rosés taille ronde, épingle
système à pompe.
CHF 400 | 500 € 360 | 450
130 GALARTIS
173Bracelet.
(long. 18 cm, poids brut : env. 16.1 g).
En or jaune 750, serti clos de vingt et un diamants taille
brillant (env. 1 ct au total), sept émeraudes, sept rubis et
sept saphirs, fermoir à caisson avec sécurités.
CHF 800 | 1’000 € 720 | 910
171
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168
170
169
173
GALARTIS 131
174Important collier et deux clips « fleurs »
en pendentif, années 40.
(motif : haut. 5.7 cm, larg. 10.2 cm, long. collier : 39.5 cm,
poids brut : env. 127.0 g).
En platine, le collier composé de cent six maillons
simulant des vagues : chacun est serti de quatre diamants
taille 8/8 (env. 12 cts au total), les deux parties
du collier sont réunies entre elles par un diamant taille
16/16 (env. 0.14 ct), six diamants taille baguette
(env. 0.24 ct au total) et un diamant taille trapèze
(env. 0.30 ct), le fermoir à caisson est garni de cinq
diamants taille baguette (env. 0.40 ct au total),
le pendentif est composé de deux clips amovibles
simulant des fleurs, les pistils sont sertis de deux
diamants taille brillant ancienne (env. 3.65 cts au total),
les pétales sont rehaussés d’environ deux cent dix
diamants tailles brillant et 8/8 anciennes (env. 5.25 cts
au total), les tiges sont quant à elles garnies d’environ
cent treize diamants taille baguette (env. 11.70 cts au
total) ; certaines parties du montage sont en or blanc.
CHF 10’000 | 15’000 € 9’060 | 13’590
132 GALARTIS
GALARTIS 133
175Briquet.
(haut. 5.7 cm, larg. 2.4 cm, poids brut : env. 47.0 g).
En or jaune 750 uni, à décor d’une couronne et
des initiales « VE » émaillés bleu. Dans un écrin
« Pederzani Gioielleria, Monte Napoleone 1, Milano ».
CHF 500 | 700 € 450 | 630
176Petite boite.
(diam. 4 cm, poids : env. 29.5 g).
En or jaune et or blanc 750, à décor géométrique,
ouverture sur charnières.
CHF 500 | 700 € 450 | 630
177Bracelet.
(long. 18 cm, poids brut total : env. 35.8 g).
En or jaune 750, à maille gourmette double, garni de six
pendeloques dont éléphant, tortue, poisson et escargot,
fermoir à caisson avec chaînette de sécurité.
CHF 400 | 500 € 360 | 450
178Briquet.
(haut. 5 cm, larg. 3.6 cm, poids brut : env. 113.0 g).
En or jaune et or rose 750, à décor géométrique
simulant du tissu. Dans un écrin « PIAGET, HorlogersJoailliers, Genève ».
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
179Bracelet.
(long. 17 cm, larg. 2.5 cm, poids : env. 28.4 g).
En or jaune 750, à maille fantaisie composée de cercles,
fermoir système à pompe.
CHF 500 | 700 € 450 | 630
134 GALARTIS
175
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179
176
178
GALARTIS 135
180Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 5.6 g).
En or blanc 750, ornée d’une rubis ovale (env. 1.10 ct)
dans un entourage de dix diamants taille brillant
(env. 1 ct au total).
CHF 800 | 1’000 € 720 | 910
181Paire de boutons de manchettes.
(motif : 2 x 2 cm, poids : env. 12.5 g).
En or blanc 750, de forme carrée, simulant du tissu,
système à bascule.
CHF 250 | 300 € 230 | 270
182Bague jonc.
(doigt : 56, poids brut : env. 20.5 g).
En platine 950, sertie d’un diamant taille 8/8
(env. 0.08 ct) sur une épaule et un diamant noir
(env. 3.6 ct) en tête de bague.
CHF 2’500 | 3’500 € 2’270 | 3’170
183Pendentif et chaînette.
(long. chaînette : 52.5 cm, diam. perle: env. 14.2 mm,
poids brut total : env. 12.4 g).
En platine 950, à maille boules, pendentif retenant
une belle perle des Mers du Sud en forme de poire
de couleur blanc rosé avec un beau lustre, fermoir
mousqueton.
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
184Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 5.6 g).
En or blanc 750, ornée d’un saphir ovale de couleur
Ceylan (env. 2.50 cts) dans un entourage de dix
diamants taille brillant (env. 0.70 ct au total).
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
185Pendentif.
(motif : haut. 3.2 cm, larg. 2.2 cm, poids brut : env. 7.3 g).
En or blanc 750, en forme de boucle sertie de vingt
diamants taille brillant (env. 1.20 ct au total),
l’ensemble est accosté d’un diamant taille brillant
(env. 1.ct) serti clos.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
136 GALARTIS
186Bague.
(doigt : 56, poids brut : env. 8.1 g).
En or blanc 750, les épaules en V partiellement serties
de dix diamants taille 8/8 et brillant, tête de bague
à décor croisé sertie de huit diamants taille brillant
(env. 0.57 au total), le centre est orné d’un saphir ovale
(env. 0.65 ct).
CHF 600 | 800 € 540 | 720
187Broche.
(long. 5.5 cm, larg. 2.5 cm, poids brut : env. 11.3 g).
En or blanc 750 à surface unie et brossée, sertie de vingt
diamants taille brillant (env. 1 ct au total), épingle
système crochet à boule.
CHF 700 | 900 € 630 | 820
188Bague.
(doigt : 57, poids brut : env. 5.7 g).
En or blanc 750, les épaules ajourées en forme
de V serties de douze diamants taille 8/8, le sommet en
losange rehaussé d’un diamant taille brillant
(env. 0.41 ct) dans un entourage de huit diamants taille
brillant (env. 1 ct au total).
CHF 800 | 1’000 € 720 | 910
189Bracelet.
(long. 19.5 cm, larg. 1.4 cm, poids : env. 31.5 g).
En or blanc 750, à maille fantaisie à décor géométrique
partiellement guilloché, fermoir à caisson avec sécurités.
CHF 600 | 800 € 540 | 720
180
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GALARTIS 137
190VAN CLEEF & ARPELS.
Sautoir, modèle « Alhambra ».
(long. 79.5 cm, poids : env. 54.1 g).
En or jaune 750, chaînette maille forçat lime ornée
de trèfles à décor martelé et entourage perlé, fermoir
anneau à ressort, réf. no B 4050 R 618.
CHF 2’000 | 3’000 € 1’810 | 2’720
191Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 8.4 g).
En or jaune et or blanc 750, les épaules serties de six
diamants taille carrée (env. 0.55 ct au total), tête de
bague centrée d’une belle émeraude transparente taille
coussin (env. 3.70 cts).
CHF 10’000 | 12’000 € 9’060 | 10’870
192Paire de boucles d’oreilles.
(haut. 2.5 cm, larg. 1 cm, poids brut : env. 18.4 g).
En or jaune et or blanc 750, sertie de deux tourmalines
roses taille carrée, six améthystes baguettes et dix
diamants taille brillant (env. 0.15 ct au total), système
clip ou système clip pour oreilles percées (tiges pliables).
CHF 500 | 700 € 450 | 630
193Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 4.5 g).
En or jaune et or blanc 750, à décor croisé, sertie
de treize diamants taille brillant (env. 0.10 ct au total)
et centrée d’un diamant taille brillant (env. 0.30 ct).
CHF 400 | 500 € 360 | 450
194Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 7.7 g).
En or jaune et or blanc 750, les épaules pavées de trente
diamants taille brillant (env. 0.55 ct au total), le centre
est serti d’un rubis ovale (env. 1.20 ct).
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
138 GALARTIS
191
194
193
190
192
GALARTIS 139
195Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 6.6 g).
En or blanc 750, les épaules et le pourtour de la tête
de bague pavés de diamants taille brillant (env. 1.15 ct
au total), l’ensemble est centré d’une émeraude taille
ovale (env. 2.50 cts).
200Bague jonc.
(doigt : 53, poids brut : env. 8.4 g).
En or blanc 750, épaules et tête de bague pavées
de septante-quatre diamants bruns taille brillant
(env. 2.95 cts au total).
CHF 1’000 | 1’500 € 910 | 1’360
CHF 900 | 1’200 € 820 | 1’090
196Paire de pendants d’oreilles.
(haut. 3.5 cm, larg. 1.5 cm, diam. perles : env. 13.5 mm,
poids brut : env. 18.6 g).
En or blanc 750, sertie de dix diamants taille brillant
(env. 0.80 ct au total) et douze diamants taille navette
(env. 1.20 ct au total), l’ensemble retient deux perles
de culture des Mers du Sud, système clip.
CHF 1’500 | 2’000 € 1’360 | 1’810
197Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 8.1 g).
En or blanc 750, sertie d’un important saphir jaune
taille ovale (env. 14 cts) accosté de deux diamants
taille poire.
Le saphir est accompagné d’un certificat français (LFG)
no 151698 du 24 février 2000.
CHF 6’000 | 8’000 € 5’440 | 7’250
198Broche.
(long. 7 cm, larg. 3 cm, poids brut : env. 9.7 g).
En or blanc 750, stylisant un ruban à décor ouvragé,
souligné par un arc de cercle serti de neuf diamants
taille brillant (env. 0.55 ct au total) et dix rubis ronds
(env. 1.20 ct au total), épingle système à pompe.
CHF 500 | 700 € 450 | 630
199Bague.
(doigt : 52, poids brut : env. 8.1 g).
En platine, sertie d’un saphir taille émeraude
(env. 4 cts) dans un entourage mouvementé de dix-huit
diamants taille marquise (env. 1.25 ct au total).
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
140 GALARTIS
201Broche.
(long. 4.5 cm, larg. 3 cm, poids brut : env. 8.4 g).
En or blanc 750, stylisant une fleur dans un ruban,
sertie de dix-huit diamants taille brillant (env. 0.65 ct
au total) et cinq diamants taille marquise (env. 0.50 ct
au total), épingle système à pompe.
CHF 600 | 800 € 540 | 720
202Bague.
(doigt : 52, poids brut : env. 11.3 g).
En or blanc 750, sertie d’une aigue-marine taille
émeraude (env. 18 cts) accostée de huit diamants taille
brillant (env. 0.80 ct au total).
CHF 2’000 | 3’000 € 1’810 | 2’720
203Bague.
(doigt : 54.5, poids brut : env. 6.2 g).
En or blanc 750, à décor croisé composé de deux lignes
de quatre diamants taille brillant chacune
(env. 0.25 ct au total) et un rubis ovale.
CHF 400 | 500 € 360 | 450
201
195
203
197
196
202
199
200
198
GALARTIS 141
204Important bracelet, années 40.
(long. 19.5 cm, larg. 3.4 cm, poids brut : env. 109.2 g).
En or jaune 750, à large maille fantaisie « cote de maille »
ornée de seize cabochons ronds de rubis, fermoir
de forme géométrique serti de sept cabochons ovales
de saphirs bleu pastel, six cabochons ronds de rubis et
trente-huit diamants taille brillant (env. 3.55 cts au
total).
CHF 8’000 | 10’000 € 7’250 | 9’060
205Bague.
(doigt : 56, poids brut : env. 8.8 g).
En or jaune et or blanc 750, tête de bague ovale en
forme de dôme pavé d’environ trente-deux diamants
taille brillant (env. 1.20 ct au total).
CHF 600 | 800 € 540 | 720
206Paire de créoles.
(diam. 3 cm, poids brut : env. 14.1 g).
En or jaune et or blanc 750, le centre de chaque boucle
orné d’une double ligne de diamants taille brillant
(env. 0.40 ct au total), système clip pour oreilles percées.
CHF 400 | 500 € 360 | 450
207Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 4.6 g).
En or jaune et or blanc 750, les épaules et le pourtour
de la tête de bague pavés de diamants taille brillant
(env. 0.50 ct au total), le tout est centré d’un saphir
taille émeraude (env. 0.60 ct).
CHF 500 | 700 € 450 | 630
208Paire de pendants d’oreilles.
(haut. 3 cm, poids brut : env. 4.2 g).
En or jaune 750, sertie de six diamants taille brillants
en chute (env. 1.10 ct au total) et deux diamants taille
poire (env. 0.90 ct au total), système tiges pour oreilles
percées.
CHF 1’000 | 1’500 € 910 | 1’360
142 GALARTIS
209Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 4.2 g).
En or jaune et or blanc 750, sertie d’un rubis rond
(env. 0.60 ct) dans un entourage de huit diamants taille
brillant (env. 0.50 ct au total) et deux diamants taille
baguette (env. 0.18 ct au total).
CHF 400 | 500 € 360 | 450
205
208
207
204
209
206
GALARTIS 143
210CARTIER.
Bracelet, grand modèle « Trinity », 1997.
(diam. env. 7 cm, poids : env. 90.8 g).
En or jaune, or blanc et or rose 750, réf. no PD LQ283.
Avec certificat et dans son écrin.
CHF 4’000 | 5’000 € 3’620 | 4’530
211Bague.
(doigt : 53.5, poids brut : env. 5.8 g).
En or jaune 750, corps de bague de forme carrée,
épaules et tête de bague composées de deux lignes
serties de vingt-quatre diamants taille brillant
(env. 0.67 ct au total) et un rubis ovale (env. 0.80 ct).
CHF 600 | 800 € 540 | 720
212Collier.
(long. 42 cm, poids : env. 39.7 g).
En or jaune 750, à maille gourmette 1/3, fermoir
mousqueton.
CHF 800 | 1’000 € 720 | 910
213Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 7.1 g).
En or jaune 750, les épaules serties de six diamants taille
brillant (env. 0.33 ct au total), tête de bague ornée
d’un diamant taille brillant (env. 0.90 ct).
CHF 2’000 | 2’500 € 1’810 | 2’270
214Bague.
(doigt : 54, poids brut : env. 4.5 g).
En or jaune 750, tête de bague bombée rehaussée
d’un cabochon ovale de saphir (env. 1.55 ct) et pavée
de diamants taille brillant (env. 0.75 ct au total),
les épaules serties de deux lignes de saphirs taille
baguette.
CHF 600 | 800 € 540 | 720
215Pendentif.
(diam. 1.8 cm, poids brut : env. 3.6 g).
En or blanc 750 amati et or jaune 750, de forme circulaire, serti d’un diamant taille brillant (env. 0.35 ct).
CHF 400 | 500 € 360 | 450
144 GALARTIS
212
210
215
213
214
211
GALARTIS 145
216 Bague.
(doigt : 53, poids brut : env. 6.1 g).
En or blanc 750, sertie d’un rubis ovale (env. 1.0 ct)
dans un entourage de dix diamants taille brillant
(env. 0.70 ct au total).
CHF 900 | 1’200 € 830 | 1’100
217 Collier.
(long. 41.5 cm, poids brut : env. 40.4 g).
En or jaune 750, à maille «boules», le centre est serti
de deux rubis ovales (env. 0.70 ct au total), deux saphirs
ovales (env. 1.0 ct au total), une émeraude ovale
(env. 0.35 ct) et douze diamants taille brillant
(env. 0.45 ct au total), fermoir languette avec sécurité.
CHF 1’500 | 2’000 € 1’380 | 1’840
218 Paire de pendants d’oreilles.
(diam. 3 cm, poids brut : env. 20.5 g).
En or jaune et or blanc 750, formant des cercle faits
d’une maille fantaisie, la partie supérieure de chaque
boucle sertie de quinze diamants taille brillant
(env. 0.30 ct au total), système tiges pour oreilles percées.
CHF 700 | 900 € 640 | 830
220 Bracelet.
(long. 18 cm, poids brut : env. 20.9 g).
En or jaune et or blanc 750, à maille gourmette,
quatre maillons plus importants chacun serti de huit
diamants taille 8/8 (env. 0.30 ct au total), intercalé
de quatre cabochons ovales de rubis, fermoir à caisson
avec sécurité.
CHF 600 | 800 € 550 | 740
221 Bague.
(doigt : 54.5, poids brut : env. 23.9 g).
En or blanc 750, monture ajourée composée
de baguettes, sertie d’une importante aigue-marine
(env. 32 cts).
CHF 4’000 | 5’000 € 3’680 | 4’600
222 Pendentif et collier.
(long. collier : 42 cm, haut. motif : 2.8 cm,
poids brut total : env. 12.2 g).
En or blanc 750, collier à maille omega, pendentif
à bélière ouvrante composé de cinq diamants taille
marquise (env. 0.75 ct au total) retenant une
aigue-marine ovale (env. 7.25 cts), fermoir mousqueton.
CHF 2’000 | 2’500 € 1’840 | 2’300
219 Pendentif et chaînette.
(long. 40 cm, pendentif : long. 1.8 cm, larg. 1.5 cm,
poids brut total : env. 15.4 g).
En or blanc 750, chaînette à maille gourmette
de section carrée, pendentif ovale serti clos
d’une émeraude ovale (env. 2.0 cts) dans un entourage
pavé d’environ quarante-neuf diamants taille
brillant (env. 0.50 ct au total), fermoir mousqueton.
CHF 1’500 | 2’000 € 1’380 | 1’840
146 GALARTIS
222
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219
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220
GALARTIS 147
LUCIEN CLERGUE
Galerie Catherine Niederhauser
Grand-Chêne 8, Lausanne
Exposition du 29 février au 9 avril 2016
exposition
Lucien Clergue 1934-2014
Nu zébré, New York, 2007. Tirage argentique 2/30 (30 x 40 cm).
« Grandma in Sion », 2016, tirage photographique argentique, (100 x 150 cm). Exemplaire 1/1.
PHILIPPE ECHAROUX
THIS IS STREET ART 2.0
Photographies
Vernissage
le samedi 12 mars 2016 de 11h à 13 h
en présence de l’artiste
Galerie du Rhône
Grand-Pont 17, Sion
Exposition du 12 mars au 23 avril 2016
exposition
ECHAROUX Philippe, *1983 [FR]
16 AVRIL 2016
lausanne
photographie
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
Fanny Altermatt
j.p.coutant@galartis.ch
fanny.altermatt@galartis.ch
+41 21 695 25 27
+41 21 695 26 47
CARTIER BRESSON Henri, 1908-2004 [FR].
« Simone de Beauvoir. Ecrivain français. St. Germain des Prés. Paris, France », 1947, Tirage argentique
vente Clôture du catalogue : 14 mars 2016
24 avril 2016
lausanne-CRISSIER
civilisations
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
+41 21 695 26 44
Statuette Baoulé, Côte d’Ivoire (haut. 33.5 cm) Figure de reliquaire Bieri, Fang-Gabon (haut. 18.5 cm).
Statuette Baoulé, Côte d’Ivoire (haut. 29 cm).
Fétiche accroupi Vili, Congo (haut. 23 cm).
vente en préparation
Clôture du catalogue : 11 mars 2016
24 avril 2016
lausanne-CRISSIER
vente classique
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
+41 21 695 25 28
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
+41 21 695 26 44
MEWESEN Pierre Hary, Petite commode, Époque Transition, XVIIIe s.
Lot 177. Vendu CHF16’537.50 à Lausanne-Crissier, le 25 octobre 2015
vente Clôture du catalogue : 11 mars 2016
24 AVRIL 2016
lausanne-CRISSIER
GRANDS VINS ET SPIRITUEUX
Sarah Bauruelle
sarah.bauruelle@galartis.ch
+41 21 695 26 42
Château Yquem, 1847.
Musigny Comte Georges de Vogüe, 1947.
Château Haut-Brion, 1945.
vente en préparation
Clôture du catalogue : 11 mars 2016
4 JUIN 2016
lausanne-CRISSIER
ART SUISSE
Geoffrey Toscan
geoffrey.toscan@galartis.ch
+41 21 695 25 23
HODLER Ferdinand, (1853-1918).
« Portrait de Lina Crot », 1916, huile sur toile, (46.5 x 43 cm).
vente en préparation
Clôture du catalogue : 24 mai 2016
4 JUIN 2016
lausanne-CRISSIER
art INTERNATIONAL
art abstrait et contemporain
Delphine Faehndrich
Geoffrey Toscan
delphine.faehndrich@galartis.ch
geoffrey.toscan@galartis.ch
+41 21 695 25 26
+41 21 695 25 23
Fanny Altermatt
fanny.altermatt@galartis.ch
+41 21 695 26 47
HARTUNG Hans, (1904-1989).
« † 1980 – R41 », 28.10(19)80, acrylique sur toile, (60 x 80 cm).
vente en préparation
Clôture du catalogue : 24 mai 2016
Clôture du catalogue : 20 mai 2016
MONTREUX MUSIC MEMORABILIA
En partenariat avec CLAUDE NOBS FOUNDATION
Instruments de musique • Costumes de scènes • Photographies
de concert • Disques d’or • HiFi • Jukebox • Montreux Jazz
Festival collectors • Affiches de concert • Tableaux, dessins et
sculpture : Ben, Combas, Keith Haring…
9 JUILLET 2016
casino barrière Montreux
Romain Perrot
Information :
romain.perrot@galartis.ch
mmm@galartis.ch
+41 79 695 65 65
vente en préparation
HERMAN Leonard, (1923-2010),
« Charlie Parker», Photographie originale signée (42 x 35 cm), circa 1948.
ART SUISSE
Geoffrey Toscan
geoffrey.toscan@galartis.ch
+41 21 695 25 23
HORLOGERIE
Sarah Bauruelle
sarah.bauruelle@galartis.ch
+41 21 695 26 42
ART ABSTRAIT
ET CONTEMPORAIN
Delphine Faehndrich
delphine.faehndrich@galartis.ch
+41 21 695 25 26
ACCESSOIRES DE MARQUES ET DE MODE,
VINTAGE
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
+41 21 695 25 24
JOAILLERIE
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
+41 21 695 25 24
MOBILIER ET OBJETS D’ART
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
+41 21 695 25 28
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
+41 21 695 26 44
OLSOMMER CHARLES-CLOS, 1883-1966 [FR].
« Jeune valaisanne au fond or », 1929, technique mixte sur papier (36.5 x 34.5 cm).
Lot 291. Vendu CHF 29’400.– le 14 février 2016 à Crans-Montana.
vente en préparation
31 JUIllet 2016
VERBIER
GALARTIS SA
Catherine Niederhauser
Pierre Alain Crettenand
Hôtel deS Ventes
Bois-Genoud 1
CH-1023 Crissier
Lausanne
T +41 21 695 25 25
F +41 21 695 25 20
Galerie du Rhône
Grand-Pont 17
CH-1950 Sion
T +41 27 322 00 50
Cabinet d’expertise
Grand-Chêne 8
CH-1003 Lausanne
T +41 21 312 98 18
contact@galartis.ch
www.galartis.ch
Départements
ART SUISSE
tableaux, dessins, sculptures et
estampes dès 1850
Geoffrey Toscan
geoffrey.toscan@galartis.ch
T +41 21 695 25 23
Fanny Altermatt, assistante
Jessica Uldry, stagiaire
ART INTERNATIONAL
tableaux, dessins, sculptures et
estampes dès 1850
Delphine Faehndrich
delphine.faehndrich@galartis.ch
T +41 21 695 25 26
Fanny Altermatt, assistante
TABLEAUX ORIENTALISTES
Delphine Faehndrich
delphine.faehndrich@galartis.ch
T +41 21 695 25 26
Ventes aux enchères
Art abstrait
et contemporain
tableaux, dessins, sculptures et
estampes
Geoffrey Toscan
geoffrey.toscan@galartis.ch
T +41 21 695 25 23
Delphine Faehndrich
delphine.faehndrich@galartis.ch
T +41 21 695 25 26
Fanny Altermatt, assistante
Administration
Coordination générale
Contrats vendeurs
Constance Delpy
constance.delpy@galartis.ch
T +41 21 695 25 21
Ordres d’achat écrits et téléphoniques
ordres@galartis.ch
ART URBAIN,
GRAFFITI ET STREET ART
Romain Perrot
romain.perrot@galartis.ch
T + 41 79 695 65 65
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
j.p.coutant@galartis.ch
T + 41 21 695 25 27
Clients vendeurs
Relations presse
Marie-Christine von Suppan
mcvs@galartis.ch
T +41 21 695 25 25
PHOTOGRAPHIE
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
j.p.coutant@galartis.ch
T + 41 21 695 25 27
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+41 21 695 26 47
Direction
Catherine Niederhauser
Directrice associée
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Directeur associé
Comptabilité
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Préparatrices aux ventes
Fanny Altermatt
Sarah Bauruelle
Camille Jacquemin
Virginie Racine
Ella Robinson
Jessica Uldry
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Transport
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GALARTIS bis
Ventes courantes
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GALARTISIm mo
Ventes immobilières
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Art Nouveau, Art Déco
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
DESIGN
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
T +41 21 695 25 24
MAÎTRES ANCIENS
tableaux, dessin, sculptures et
estampes jusqu’à 1850
Delphine Faehndrich
delphine. faehndrich@galartis.ch
T +41 21 695 25 26
HAUTE éPOQUE et ART SACRé
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
BIBLIOPHILIE
Geoffrey Toscan
geoffrey.toscan@galartis.ch
T + 41 21 695 25 23
ICÔNES
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
militaria et armes
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
TAPIS
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
MOBILIER ET OBJETS D’ART
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
Sarah Bauruelle
Virginie Racine
Assistantes
Camille Jacquemin, stagiaire
CERAMIQUE ET VERRERIE
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
ORFEVRERIE ET ARGENTERIE
Capucine Clémendot
capucine.clemendot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 28
JOUETS ANCIENS
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
INSTRUMENTS SCIENTIFIQUES
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
ARCHÉOLOGIE CLASSIQUE
et EGYPTOLOGIE
Virginie Racine
virginie.racine@galartis.ch
T + 41 21 695 26 43
Numismatique et Philatélie
Virginie Racine
virginie.racine@galartis.ch
T + 41 21 695 26 43
ART PRECOLOMBIEN
ET AMERINDIEN
Virginie Racine
virginie.racine@galartis.ch
T + 41 21 695 26 43
ARTS PREMIERS
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
ARTS DE L’ORIENT et
ART ISLAMIQUE
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T + 41 21 695 26 44
JOAILLERIE ET HORLOGERIE
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
T +41 21 695 25 24
Sarah Bauruelle
sarah.bauruelle@galartis.ch
T+41 21 695 26 42
Stéphanie Palmarella
stephanie.palmarella@galartis.ch
T+41 27 322 00 50
ACCESSOIRES DE MARQUES
ET DE MODE, VINTAGE
Virginie Burion
virginie.burion@galartis.ch
T +41 21 695 25 24
GRANDS VINS & SPIRITUEUX
Sarah Bauruelle
sarah.bauruelle@galartis.ch
T+41 21 695 26 42
VEHICULES DE COLLECTION
ET D’EXCEPTION
Déborah Perez
deborah.perez@galartis.ch
T+41 21 695 26 44
Bandes dessinées
et collectors
Romain Perrot
romain.perrot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 27
MUSIC MEMORABILIA
Romain Perrot
romain.perrot@galartis.ch
T + 41 21 695 25 27
EXPOSITIONS
Marie-Christine von Suppan
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
Stéphanie Palmarella
Romain Perrot
Christine Zurbriggen
exposition@galartis.ch
INVENTAIRES
Catherine Niederhauser
Pierre Alain Crettenand
Coordination inventaires
Virginie Racine
contact@galartis.ch
Direction éditoriale
Pierre Alain Crettenand
Coordination éditoriale
Constance Delpy
Support informatique
Pierre-Alain Mussilier
Photos et photolithos
Gaël Bétant, Lausanne
Graphisme
Karin Palazzolo, www.krnp.ch
Impression
Stämpfli SA , Berne
G
G
G
Bruxelles
Bâle
Delémont
G
Bienne
Neuchâtel
G
Caen
Rennes
Berne
GG
Lausanne
Bretagne – Pays de la loire
Genève
G
G
Paris
G G G
Metz
Châlons-en-Champagne
Strasbourg
Dijon
Nantes
GG
Besançon
Déborah PEREZ
+41 79 695 15 15
G
G GG
deborah.perez@galartis.ch
Montreux
G
G
G
Rouen
NORMANDIE
Sarah BAURUELLE
+41 79 695 01 01
Crans-Montana
sarah.bauruelle@galartis.ch
Sion
Monthey
Alsace – Champagne –
Ardenne – Loraine
Verbier
Jean-Philippe Coutant-Quéreux
+41 78 683 28 51
j-p.coutant@galartis.ch
BOURGOGNE – FRANCHE-COMTé
Capucine CLEMENDOT
+41 79 695 15 15
capucine.clemendot@galartis.ch
GENèVE
Bienne – berne
Geoffrey TOSCAN
Fanny Altermatt
auvergne – Rhône Alpes
+41 79 695 45 45
+41 79 695 45 45
Romain PERROT
geoffrey.toscan@galartis.ch
fanny.altermatt@galartis.ch
+41 79 695 65 65
VAUD
Riviera – CHABLAIS
Catherine Niederhauser
Virginie BURION
+41 79 214 34 48
+41 79 695 01 01
catherine.niederhauser@galartis.ch
virginie.burion@galartis.ch
Neuchâtel – Jura – Bâle
VALAIS
Delphine Faehndrich
Pierre Alain CRETTENAND
+41 79 695 45 45
+41 79 221 03 50
delphine.faehndrich@galartis.ch
pierre-alain.crettenand@galartis.ch
romain.perrot@galartis.ch
Clermont-Ferrand
G G
Lyon
GALARTIS
130
Exposition
Galartis Lausanne, rue du Grand-Chêne 8
du mardi 15 au samedi 18 mars 2016
Vente
Lausanne Palace & Spa, salon Olympique
samedi 19 mars 2016
Cabinet d’expertise
Grand-Chêne 8
CH-1003 LAUSANNE
T +41 21 312 98 18
fondé en 1980
samedi 19 mars 2016
Galerie du Rhône
Grand-Pont 17
CH-1950 SION
T +41 27 322 00 50
fondée en 1990
GALARTIS
Hôtel deS Ventes
Bois-Genoud 1
CH-1023 CRISSIER
LAUSANNE
T +41 21 695 25 25
F +41 21 695 25 20
fondé en 2010
www.galartis.ch
GALARTISSA
Catherine Niederhauser
Pierre Alain Crettenand
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