close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

allocution du représentant permanent de l`union

IntégréTéléchargement
AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
PERMANENT MISSION IN BRUSSELS -
MISSION PERMANENTE A BRUXELLES
Avenue Gustave Demey 72-74, 1160, Bruxelles (Belgique)
Tel : +32 2 346 9747/48 Fax : +32 2 346 9728
E-mail : africanunion@skynet.be & au-brussels@africa-union.org, Website: www.au.int
ALLOCUTION DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L'UNION AFRICAINE A
BRUXELLES, S.E.M AJAY KUMAR BRAMDEO, A L'OCCASION DE LA
CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME
BRUXELLES, 8 mars 2016
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
L'Union africaine, par la voix de la Mission permanente de l'Union africaine à
Bruxelles est heureuse de se rejoindre aux femmes africaines de la diaspora, pour
célébrer tous ensemble, aujourd'hui, le 8 Mars, 2016, la Journée internationale de la
femme.
Qu'il me soit permis en cette occasion de vous féliciter, et de féliciter toutes les
femmes africaines où qu'elles soient, et quelles que soient leurs activités et vous
remercier très sincèrement de votre sacrifice, courage et des efforts inlassables
déployés par chacune de vous dans votre lutte quotidienne pour l'amélioration de la
vie des femmes et des filles africaines ici en Europe, dans vos pays d'origine et sur
l'ensemble du continent pour certaines d'entre vous. Soyez-en remerciées
Mesdames!
Comme vous le savez, le thème de l'Union africaine pour l'année en cours est
comme suit:
"2016: ANNÉE AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME AVEC UN ACCENT
PARTICULIER SUR LES DROITS DES FEMMES"
Par conséquent, la Mission permanente a décidé de saisir l'occasion de la
célébration de la Journée internationale de la femme pour aller à la rencontre des
femmes africaines de la diaspora pour célébrer avec elles cette Journée, mesurer les
progrès accomplis dans la défense des droits des femmes, et réfléchir, ensemble,
sur les défis auxquels sont confrontés les femmes et les filles africaines ici en
Europe.
Aussi, il m'échoit un immense honneur de porter à votre aimable attention, même
brièvement, certains des travaux entrepris par l'Union africaine en faveur des droits
des femmes en Afrique.
Il va sans dire que la parité des genres et la protection des droits des femmes sont
des principes fondamentaux énoncés dans l'Acte constitutif de l'Union africaine dès
son entrée en vigueur en 2003, et dont l'objectif principal est de bâtir une Afrique
exempte de la PEUR et dans laquelle le BESOIN sera banni; de bâtir une Afrique ou
L'ÉGALITÉ entre tous les citoyens sera la règle, indépendamment du genre.
Ce principe n'a cessé de guider les organes décisionnels de l'Union africaine depuis
sa création en 2003, voire même bien avant à l'époque de la défunte Organisation de
l'unité africaine (OUA). Aussi, un nombre important d'instruments juridiques
contraignants ont-ils été adoptés par ces organes, notamment la Charte africaine des
droits de l'homme et des peuples; le Protocole à la Charte africaine des droits de
l'homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique; la Déclaration
solennelle sur l'égalité des genres en Afrique; le Protocole sur le statut de la Cour de
justice et des droits de l'homme en Afrique; l'Agenda de l'Afrique à l'horizon 2063 etc.
Ce principe a été matérialisé sur le terrain sous la forme d'une feuille de route pour la
parité des genres grâce à la mise en place, en Février 2009, de la première Politique
africaine du genre dans le but d'améliorer la consécration de l'égalité entre les
hommes et les femmes d'une part; et en vue de plaider en faveur de l'intégration des
questions du genre dans l'Agenda politique continental, d'autre part.
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
En droite ligne de cette feuille de route, la période 2010-2020 a été proclamée par
l'Union africaine comme «Décennie de la femme africaine" sous le thème central
"Approche locale pour l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes."
L'objectif de la Décennie de la femme africaine est, entre autres, de faire progresser
l'égalité des genres et le respect des droits des femmes, notamment, à travers
l'accélération de la mise en œuvre de toutes les Décisions/Résolutions pertinentes
de la Conférence de l'UA sur l'égalité des genres et le droit des femmes, et par le
truchement des autres instruments juridiques internationaux pertinents, tels que les
Déclarations et Plans d'Action de Dakar et de Beijing, par exemple.
La feuille de route de l'Union africaine sur le droit des femmes à été, également,
confortée par le lancement, toujours au cours de l'année charnière 2009, par la
création du Fonds pour les femmes africaines, un projet phare de la Commission
de l'UA. Grâce à ce Fonds, la Commission de l'Union africaine vise à mobiliser des
ressources financières pour soutenir les programmes et projets de développement
en faveur des femmes et la lutte contre la pauvreté. De même qu'il vise à combler le
fossé entre les genres en termes de droits, et, affirmer, par-delà, les droits des
femmes et la fin de leur marginalisation.
Vous n'êtes pas sans savoir que 10 thématiques spécifiques ont été retenues au titre
de la "Décennie de de la femme africaine"(2010-2020), et ce, en consultation avec
les ministères/organismes de tutelle chargés des questions du genre et des affaires
féminines dans les États membres de l'UA. Ces thèmatiaues sont comme suit:
"Lutte contre la pauvreté et promotion de l'autonomisation économique des femmes
et entreprenariat (1), Agriculture et sécurité alimentaire (2), Santé, mortalité
maternelle et VIH SIDA (3), Education des femmes, science et technologie (4)
Environnement et changement climatique (5 ), Paix , sécurité et violences faites aux
femmes (6), Gouvernance et protection juridique (7) Egalité en matière d'accès aux
financements et budgets (8), Femmes occupant des postes de prise de décision (9),
Soutien en faveur de la jeunesse et des jeunes filles pour servir d'exemples à suivre
en terme d'égalité des genres et d'autonomisation des femmes (10)".
Aussi, il me plait de vous informer que depuis 2009 à ce jour, un thème a été identifié
chaque année à partir de ces thématiques pour en assurer la mise en œuvre au
cours de l'année dans chacun des Etats membres de l'Union.
Je me dois de préciser que les thématiques choisies font, en fait, partie intégrante
d'une approche globale mise en place par l'Union africaine en vue d'aider les
femmes africaines à faire face aux défis récurrents rencontrés dans chacun des
domaines identifiés ci-dessous. En outre ces thèmes sont aussi destinés à renforcer
la protection juridique des femmes et à consacrer leur droit à l'accès à la terre, la
propriété, les crédits, la technologie, l'eau, l'entreprenariat, la sécurité alimentaire, la
santé, l'éducation, la science et la technologie, la paix et la sécurité, la gouvernance
et postes décisionnels etc.
Aujourd'hui, il est difficile de nier les progrès significatifs accomplis en vue de
l'affirmation des droits des femmes en Afrique. Ainsi, l'accès à l'éducation des filles at-il enregistré un taux d'accroissement notable à tous les niveaux, et des mesures ont
été prises dans de nombreux pays africains pour protéger les droits des femmes et
des filles, ce qui implique la promulgation de diverses nouvelles législations fondées
sur des normes internationales visant à promouvoir les droits des femmes. Cette
avancée n'aurait pu être réalisée sans la prise de conscience des gouvernements et
des parlementaires de nos États membres et leur engagement à intégrer la
dimension du genre dans tous les domaines de la vie de leurs nations. Je voudrais
saisir cette occasion pour vous lancer à toutes et à tous un appel en vue d'apporter
votre contribution respective en faveur de la vulgarisation de ces progrès et d'aider à
sensibiliser la diaspora africaine, les partenaires et les institutions européennes sur
le travail accompli par les africains pour affirmer les droits des femmes.
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
Malgré toutes ces réalisations, nous devons admettre, en même temps, qu'un long
chemin nous attend encore pour atteindre les objectifs énoncés dans le Protocole de
l'UA sur les droits de la femme, la Déclaration solennelle sur l'égalité des genres en
Afrique, le Plan d'action de Beijing et la Convention des Nations Unies sur
l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Tant au
niveau mondial qu'au niveau continental, force est de reconnaitre que les droits des
femmes énoncés, précisément, dans ces instruments et dans de nombreux autres
instruments restent encore au stade de l'ASPIRATION dans beaucoup de domaines.
Cela est d'autant plus valable pour la situation des femmes rurales qui représentent
plus de 70% de la main-d'œuvre agricole sur le continent, alors qu'elles restent
encore des actrices invisibles, mal protégées et souvent pas rémunérées du tout, et
ce, en dépit de l'arsenal juridique contraignant mis en place par l'UA . Alors que nous
parlons toujours du potentiel inexploité des femmes dans l'éradication de l'extrême
pauvreté et de l'amélioration de la sécurité alimentaire, des études soulignent que si
les femmes avaient un accès aux ressources productives en Afrique au même titre
que les hommes, elles pourraient augmenter la productivité de leurs exploitations de
20 à 30%; ce qui est susceptible d'extirper de 100 à 150 millions de personnes
de la famine sur le continent.
Selon une étude de l'UNESCO, 80% des 67 millions d'enfants non scolarisés en
Afrique sont des filles. Le taux d'analphabétisme dans les zones rurales est presque
deux fois plus élevé que celui des zones urbaines, et systématiquement plus élevés
chez les femmes. En outre, force est de reconnaitre aussi que la crise alimentaire et
économique et les changements climatiques ont aggravé davantage la situation des
femmes rurales. On estime par exemple que 60% des victimes chroniques de la
famine en Afrique sont des femmes et des filles. Cela entrave les droits basiques de
la femme et compromet les différents programmes mondiaux de développement, y
compris les dix-sept Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU à l'horizon
2030.
Mesdames et Messieurs,
Chers invites,
Vous conviendrez, certainement, avec moi que la mise en place, à travers le monde
entier, au cours des dernières années, d'un nombre important d'organismes officiels
destinés à renforcer l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes constitue,
en soi, un signal fort lancé par la communauté internationale de sa détermination à
aller de l'avant pour la réalisation de ses objectifs en faveur des femmes.
Vous conviendrez aussi avec moi que l'engagement renouvelé manifesté par l'Union
africaine et ses organes pour la promotion les droits des femmes et leur
autonomisation mérite une campagne de sensibilisation à la mesure des
engagements pris et une APPROPRIATION PAR TOUS LES AFRICAINS DANS LE
MONDE, Y COMPRIS LA DIASPORA EN EUROPE.
Les efforts inlassables déployés pour affirmer les droits des femmes et leur garantir
une protection juridique appropriée en vue de consacrer l'égalité des genres sur le
continent comme réaffirmé, moult fois, par nos chefs d'État et de gouvernement, par
le passé, et plus récemment encore, à travers l'Agenda de l'Afrique à l'horizon 2063
sont des efforts qui devraient être soutenus et sous-tendus par des actions concrètes
à l'intérieur et à l'extérieur du continent. La Mission permanente, pour sa part, est
résolument engagée à ne ménager aucun effort dans ce sens.
Je voudrais, enfin, saisir cette occasion pour vous adresser à toutes et tous mes
sincères remerciements de votre précieuse participation à la célébration de cette
Journée, et vous remercier, aussi, de votre engagement dans la défense des droits
des femmes ainsi que de votre volonté à travailler avec nous pour servir les meilleurs
intérêts des femmes africaines au sein de la diaspora et sur le continent.
Je vous remercie de votre aimable attention et je souhaite bonne fête à toutes les
femmes et les filles!
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
2
Taille du fichier
185 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler