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Lundi 14 mars 2016
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Numéro 51
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Drame financier en Autriche
La Carinthie à deux
doigts du défaut
de paiement
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7998.43
8000
7985
7970
7955
DOW JONES 17213.31
17210
17140
17070
17000
+1.33%
+1.28%
PROGRESSION PRÉVISIBLE EN ALLEMAGNE
Le populisme
s’institutionnalise
PAGE 23
SWISS UNIVERSAL BANK (SUB) SE PRÉSENTE
Les premiers contours romands
PAGE 4
PROGRÈS DU GROUPE TRADITION (LAUSANNE)
Bien confirmé dans son Top 3
PAGE 4
SAINT-GOBAIN ET FAMILLE BURKARD (SIKA)
Accords prolongés de deux ans
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ÉTUDIANTS EN ÉCOLES HÔTELIÈRES (YHS)
Rendez-vous mondial à Lausanne
Le secteur bancaire enfin libéré
pour une nouvelle consolidation
Mais la fin des ajustements post-secret bancaire et du contentieux fiscal américain laisse la place à d’autres obstacles.
SÉBASTIEN RUCHE
Le règlement du différend fiscal
avec les Etats-Unis et l’ajustement
post-secret bancaire du secteur
n’ont pas provoqué la nouvelle
consolidation annoncée de toutes
parts sur la place financière. Les
acquéreurs potentiels ne manquent pourtant pas, dans toutes
les catégories de la gestion privée.
Près de 60% des avoirs déposés
en Suisse - soit environ 600 milliards de francs - devraient changer de mains dans les prochaines
années. Ceux qui les gèrent ne
parviennent plus guère à générer
de la marge. Mais les finalisations
restent encore peu nombreuses,
pour deux raisons: les vendeurs
ont de la peine à s’adapter à la
baisse des prix, et de nouveaux
risques les tirent encore vers le
bas.
Les numéros 1 et 2 de la gestion
privée en Suisse vont se montrer
particulièrement actifs ces prochaines années. En tant qu’acheteurs et en tant que vendeurs. On
ne parle pas ici d’UBS et de Credit Suisse, mais des véritables détenteurs des deux plus importantes parts de marchés sur les
avoirs déposés en Suisse: les pe-
tites banques et les gérants indépendants (GFI).
Sur ce marché très fragmenté pesant un millier de milliards de
francs d’actifs (pour le segment
des clients détenant plus d’un million), les établissements de petite
taille ou ceux possédant de modestes divisions de private banking détiennent 44% des avoirs
déposés en Suisse. Ce qui fait
d’eux, collectivement, l’acteur numéro 1 de la gestion privée, suivi
d’assez loin par le secteur des GFI,
qui gère entre 15% et 17% sur ce
segment.
Ces estimations sont de Julius
Baer. Viennent ensuite UBS
(13%) et Credit Suisse (10%).
Les gérants de quelque 60% du
marché - petites banques et GFI
- souffrent particulièrement sur
leurs marges et devront trouver
des solutions.
Selon Baer, les transactions restent bloquées soit parce que le
vendeur ne réalise plus de goodwill aux prix actuels, soit parce
que l’acheteur veut s’assurer que
la clientèle est fiscalement
conforme. Même dans des marchés pour lesquels ce critère
n’était pas prioritaire. Il pourrait
simplement... le devenir. PAGE 3
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OPEN EUROPE ET PROBLÈMES MIGRATOIRES
L’avenir est aux zones libres
ENTRETIEN AVEC LE DIRECTEUR ALLEMAND
Intercontinental mais Genevois
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PRODUITS STRUCTURÉS
Le rendez-vous du lundi
PAGE 15
La construction
du cœur de Y-PARC
SANDY WETZEL. Le directeur du site technologique
d’Yverdon-les-bains s’est inspiré de Google pour les
espaces dédiés aux entrepreneurs.
Toute l’équipe directrice de Y-PARC travaille actuellement sur l’important projet de complexe immobilier.
13.000 mètres carrés. Il deviendra le cœur du parc
technologique d’Yverdon-les-Bains. Au centre géographique, le long de l’avenue des Sciences, la
colonne vertébrale qui organise l’ensemble du périmètre. Le complexe aura trois parties. La première
permettra l’implantation de Kindercity, premier satellite de la maison mère zurichoise, un centre ludo-éducatif autour de la science. Les deux-tiers restants
seront dédiés à un centre de services pour les résidents d’Y-PARC, composé d’une partie commerciale
(petit retail, kiosque, etc.), et d’activités de services
aux entreprises et aux personnes (banque, fiduciaire,
agence de communication, garderie, fitness, etc.). Cet
espace servira essentiellement à alimenter la vie
entrepreneuriale et citoyenne du parc et de la ville
dans son ensemble. Le directeur du site Sandy Wetzel
l’assure: sur l’enveloppe de 40 millions de francs, ce
seront des fonds privés à environ 90%. Les collectivités publiques interviendront donc de manière subsidiaire, principalement sous la forme de prêt et non
pas de financement à fonds perdus. Au niveau de l’exploitation, pas un seul franc public ne sera injecté. Le
modèle économique des nouvelles structures sera
exclusivement privé. PAGE 6
La cellule américaine «Tirons les leçons de
cinq ans après le choc cet échec retentissant»
Le groupe bancaire Vontobel fit sensation en 2010. Son
audace en fait aujourd’hui un spécialiste de la clientèle US.
ALPIQ. C’est en substance ce que déclare le président
du gouvernement du canton de Vaud dans un entretien.
Après des années de méfiance,
voire de défiance vis-à-vis de la
clientèle américaine, l’ambiance
change considérablement dans
certaines banques suisses.
Vontobel fait figure de cas d’école
dans ce domaine réputé difficile.
Avec la création de sa structure
SEC en 2010 (Vontobel Swiss
Wealth Advisors), le groupe bancaire est aujourd’hui bien placé
pour accélérer encore son développement, qui était déjà l’an dernier l’un des plus remarqué du
groupe.
L’entité a déjà réalisé dix asset
deals depuis sa création, en reprenant des actifs de banques suisses
et européennes. Avec la finalisa-
La décision d’Alpiq de mettre en
vente 49% de ses infrastructures
et équipements hydro-électriques
pour rééquilibrer son bilan ne devrait-elle pas inciter à reprendre
toute la stratégie énergétique en
Suisse?
Le président du Conseil d’Etat
vaudois Pierre-Yves Maillard fut
à l’origine du référendum victorieux de 2002 contre une libéralisation du secteur (qui a quand
même été réalisée en partie). Il
pense qu’il est encore temps de
revenir en arrière en mobilisant
l’Etat pour refermer les monopoles, fixer les prix finaux de manière modulable pour assurer la
continuité des investissements.
tion des procédures de l’US Program pour les banques en catégorie 2 ces dernières semaines, elle
pourrait de nouveau bénéficier
d’afflux de fonds en provenance
de banques qui préfèrent se séparer définitivement d’une clientèle
devenue trop lourde à gérer administrativement.
Sur le territoire américain, la
structure est présente à Dallas
sous l’enseigne Vontobel depuis
deux ans. Trois nouveaux bureaux sont envisagés et l’année
2016 est anticipée comme encore
meilleure que l’an dernier. Depuis
l’été 2015, Vontobel a également
lancé le développement du marché canadien. PAGE 5
PIERRE-YVES MAILLARD. L’Etat
doit reprendre en mains ses investissements pour les sécuriser.
L’économie, qui recherche la stabilité, aurait tout à y gagner dans
la durée. Le prix de l’électricité
pourrait aussi varier selon les activités industrielles. PAGE 9
Là où mènent les ressentiments
Les dirigeants politiques doivent cesser de se dissimuler derrière la technologie ou une mondialisation irréfrénable.
DANI RODRIK*
La seule chose surprenante, peutêtre, dans la réaction populiste qui
submerge la vie politique de
nombreuses démocraties avancées, c’est le temps qu’il lui a fallu
pour éclater au grand jour. Voilà
vingt ans au moins qu’on pouvait
prévoir, sans grand risque d’erreur, que le peu d’entrain dont les
responsables politiques modérés
témoignent pour la réduction des
insécurités et des inégalités qui
éclosent dans notre ère hypermondialisée finirait par offrir aux
démagogues et à leurs solutions
faciles un espace politique. À
l’époque, on entendait beaucoup
Ross Perot ou Patrick Buchanan.
Aujourd’hui, ce sont Donald
Trump, Marine Le Pen et divers
autres.
L’histoire ne se répète jamais tout
à fait. Ses leçons ne sont pourtant
pas inutiles. Nous devrions nous
rappeler que la première mondialisation, qui avait culminé dans les
décennies qui précédèrent la Première Guerre mondiale, produisit
par la suite une réaction politique
beaucoup plus grave encore.
Le précédent historique a été bien
résumé par mon collègue de Harvard Jeffry Frieden. Aux beaux
jours de l’étalon-or, considère
Frieden, les acteurs politiques dominants durent reléguer à l’ar-
rière-plan la question de la réforme sociale et celle de l’identité
nationale parce qu’ils avaient
donné la priorité à celle des liens
économiques internationaux. La
réponse prit donc dans l’entredeux-guerres deux formes irrémédiables, selon qu’elle privilé-
giait l’une ou l’autre des questions
laissée en suspens: socialistes et
communistes choisirent la réforme sociale, tandis que les fascistes s’emparaient de la question
nationale. SUITE PAGE 22
* Harvard
9HRLEMB*jeiaae+[B\A\K\L\B
PAGE 23
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