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À Rouen, les toiles vivantes et vibrantes de Pierre

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À Rouen, les toiles vivantes et vibrantes de Pierre Godet
s’exposent à la galerie Rollin
Publié le 09/03/2016 á 22H49 / Paris-Notmandie
Exposition. Pierre Godet illumine la galerie Rollin en trente-cinq tableaux éclatants de joie de vivre.
Jusqu’au 2 avril.
Pierre Godet met de la vie dans ses toiles à travers une galerie de personnages
Aussi rafraîchissante que chaleureuse, l’œuvre picturale de Pierre Godet devrait être prescrite et remboursée par
la Sécurité sociale tant elle caresse la vie dans le sens du poil. Ses doux paysages aux couleurs vives sont
humanisés par la présence de personnages si vivants qu’ils animent sa peinture. Il se dégage des scènes d’Étretat
comme de Bormes-les-Mimosas exposées depuis le 8 mars à la galerie Rollin de Rouen une flamboyance presque
naïve, telle la pureté enfantine qui ne connaît ni tabou ni limite. Parallèlement, la rigueur dans les proportions, les
alignements et les angles de fuite plantent solidement le décor : « Je n’ai pas la perspective cavalière ! », rigole
l’artiste.
Juvénile septuagénaire, Pierre Godet touche ses premiers pinceaux en 1963 à Saint-Sever ou il réside, après trois
ans aux Beaux-Arts de Rouen. Peintre amateur, il travaille alors dans une entreprise de transport. En 1968, Pierre
et Betty Rollin lui ouvrent les portes de leur galerie. Paradoxe, s’ensuit une décade ou sa palette reste muette :
« Trop pris par le travail et la construction de notre maison normande à Saint-Jean-du-Cardonnet. » Réaction en
1983, il décide de faire le grand saut en plaquant son poste de cadre pour s’offrir pleinement à la vie d’artiste :
« Malgré quelques craintes, Marie-Claude ma flamme, m’a offert un indéfectible soutien. »
En 2013, il détruit plus de cent toiles !
Et cela perdure depuis cinquante-et-un ans comme le confirme l’épouse, égérie et socle de la famille de trois
enfants : « C’est un hyper passionné, son humour et sa jovialité masquent le stress des affres de la création, mais
aujourd’hui il est apaisé. » Plus qu’en 2013 quand il détruit plus de cent toiles : « Insatisfait du travail passé, je
tournais en rond devant la toile sans trouver par ou l’améliorer. C’est mauvais de stocker, mieux vaut
supprimer. »
Aujourd’hui le résultat est lumineux, plongées photographiques, vues de nuits ou sous la pluie pour sans cesse se
renouveler. C’est curieux comme une fois son exposition visitée, on se sent mieux.
Jusqu’au samedi 2 avril, galerie Rollin, 31, rue Écuyère, Rouen.
www.galerie-rollin.com
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