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Vendredi-dimanche 11-13 mars 2016
| Numéro 50 | Créé en 1950 | Vendu en kiosques et par abonnement |
Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Irlande mieux que la Chine
La croissance
du produit intérieur
dépasse les 7%
PAGE 20
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7893.66
8100
8030
7960
7890
DOW JONES 16995.13
17100
17000
16900
16800
-1.03%
-0.03%
MARCHÉS ACTIONS DANS LE MONDE
Baisse générale
après la BCE
PAGES 9-10
GESTIONNAIRES PRIVÉS EN CAS DE BREXIT
Ils ne viendront pas en Suisse
PAGE 3
LA BANQUE J. SAFRA SARASIN SUR UN AN
Commentaires d’Ilan Hayim
PAGE 3
LES SUCCURSALES DES BANQUES DE DÉTAIL
L’obsolescence est déjà planifiée
PAGE 5
GATEGROUP FACE AUX ACTIVISTES DE RBR
Résultats pas assez convaincants
L’après-midi commence plutôt
bien et finit dans la désolation
BCE. Sa décision très attendue hier a d’abord produit des effets positifs. La conférence du président Draghi a tout cassé.
Les attentes étaient élevées et elles
ont été dépassées. La Banque centrale européenne (BCE) a communiqué hier un assortiment de
mesures audacieuses pour tenter
de relancer la croissance et l’inflation en zone euro. Le conseil
des gouverneurs a particulièrement surpris en abaissant son
taux directeur de 0,05% à 0. Le
taux de dépôt a en revanche été
abaissé comme prévu à -0,4%
contre -0,3% avant.
La BCE a aussi décidé d’élargir
son programme de rachat de titres de 20 milliards d’euros (plus
qu’attendu) pour le porter à 80
milliards par mois, jusqu’en mars
2017. Au total, en deux ans, l’institution aura injecté par ce biais
1740 milliards d’euros dans le système monétaire. L’assortiment
des titres éligibles aux rachats de
dettes a été élargi pour inclure des
obligations émises par des entreprises de bonne qualité de la zone
euro, c’est-à-dire notées en catégorie investment grade (à l’exclusion des banques).
La BCE procédera enfin, à partir
du mois de juin, à quatre nouvelles opérations de prêts de liquidités à long terme aux banques,
ce qui représente une modeste
compensation pour des établissements particulièrement impactés
par les taux.
A la publication de cette offensive, les marchés se sont laissés gagner par une courte euphorie
avant de se retourner, l’empilage
de mesures donnant un sentiment de désespérante surenchère.
Les investisseurs se demandent si
la BCE n’a pas tiré hier sa dernière salve, mettant en doute la
capacité à ramener l’inflation vers
sa cible. Et celle des banques centrales à agir sur l’économie.
Les marchés ont au final clôturé
en fléchissement brutal: (-2,31%
à Francfort, -1,70% à Paris et
-1,03% à Zurich). Le franc suisse
qui s’était significativement apprécié à l’énoncé des mesures de
la BCE, s’est assez vite détendu.
Avec sans doute la conviction
que ces décisions européennes allaient forcer la Banque nationale
(BNS) à réagir pour maintenir sa
monnaie à un niveau acceptable.
On en saura davantage lors de la
publication de l’appréciation de
la politique monétaire jeudi de
la semaine prochaine à Zurich.
Une nouvelle baisse des taux
s’impose selon bien des commentateurs. PAGE 19
PAGE 6
ACCURAY DANS LA RADIOTHÉRAPIE (MORGES)
Direction commerciale renforcée
GANSER DANS LES SYSTÈMES D’INJECTION
La patiente conquête de l’Inde
PAGE 7
PAUL-ANDRÉ SANGLARD (VAUDOISE ET BCJ)
A la vice-présidence de la BCV
PAGE 3
Le nouveau visage
de l’opérateur Sunrise
OLAF SWANTEE. Ce binational helvético-néerlandais
deviendra le nouveau directeur général de Sunrise le 9
mai prochain. Actuel CEO de l’opérateur britannique EE,
il bénéficie d’une bonne expérience sectorielle, chez
Orange-FT en particulier. PAGE 5
Visilab va jusqu’au Perspectives d’avenir
bout du e-commerce sans compromis
Le leader suisse de l’optique basé à Genève prolonge ses
expériences dans l’essayage. Entretien avec Daniel Mori.
SWATCH. Un lien étroit et capital entre développements,
production en Suisse et marketing global.
Avec un chiffre d’affaires de 225
millions de francs, en hausse de
2,7%, l’année 2015 a été un «bon
cru» pour Visilab, a reconnu hier
Daniel Mori, son président-fondateur. L’enseigne, propriété du
groupe Pharmacie Principale
Holding, a conforté sa position
dominante (27% de part de marché). En comparaison, le chiffre
d’affaires de la branche de l’optique a chuté d’environ 1% sur la
même période.
Prochain défi pour l’opticien genevois: adapter son offre à l’ère
du numérique. «Nous proposons
déjà l’essayage virtuel de lunettes
sur notre site. A compter de la semaine prochaine, nous allons
Swatch Group rejette toute maximisation à court terme de sa rentabilité mais continue à privilégier
sa stratégie à long terme dans un
monde qui comprend plus d’opportunités que de risques effectifs.
Des produits innovants et de qualité élevée ainsi que des campagnes de marketing originales,
une réflexion créative à long
terme sont les clefs du succès.
Swatch Group a déposé près de
200 nouveaux brevets en 2015.
Un autre élément essentiel, alors
que tout le monde parle de focalisation sur la recherche et développement pour contrer la surévaluation du franc, est d’associer
étroitement la R&D à la produc-
augmenter la complémentarité
entre nos points de vente et internet.» En pratique, il sera désormais possible de commander des
lunettes depuis chez soi ou avoir
à disposition une gamme de montures plus étendue dans les points
de vente Visilab, grâce aux bornes
internet.
Ce concept «omni channel» a nécessité une complète révision du
modèle d’affaires, comme le doublement des surfaces de stockage
à Meyrin (Genève). «Cette nouvelle stratégie, qui a commencé il
y a trois ans, nous a demandé un
investissement de plus de 5 millions de francs», a précisé Daniel
Mori. PAGE 4
REUTERS
PAGE 4
NICK HAYEK. En démonstration
hier lors de sa présentation
annuelle aux médias.
tion en Suisse. Même si le niveau
d’investissements (capex) annuel
reviendra à un niveau plus normal de 400 à 500 millions de
francs. PAGE 4
BOUTIQUES BREGUET
G E N È V E G S T A A D Z Ü R I C H – W W W. B R E G U E T. C O M
Euro et BCE: l’impossible rattrapage
La réaction des marchés à la décision
très attendue de la Banque Centrale Européenne hier, avec une politique plus
accommodante encore qu’anticipé, traduit apparemment le désarroi de plus
en plus perceptible face aux approches
monétaires du monde développé depuis
la crise de 2008. Ce qui a eu l’air de fonctionner jusqu’ici aux Etats-Unis peut-il
se reproduire en Europe? La zone euro
va-t-elle au contraire connaître le sort
du Japon, qui se bat depuis une génération contre une déflation-récession
plus forte que tous les volontarismes? Il
est certainement trop tôt pour répondre,
mais poser la question n’est déjà plus
complètement innocent.
Les Etats-Unis débordent de technologies. Ils ont des réserves de pétrole, de
gaz, des positions très dominantes dans
la puissante et lucrative industrie du divertissement, de vastes ascendants culturels, une immigration économiquement sur-motivée… Avec des
problèmes structurels en bonne partie
résolus au fur et à mesure qu’ils se présentent. C’est peut-être ce qui explique
le succès - encore très relatif dans la durée - de leur quantitative easing.
L’Europe ne donne vraiment pas cette
impression. Divisée en plus sur à peu
près tout, la politique monétaire en particulier, elle a suivi les Etats-Unis tardivement dans ce registre et l’on attend
forcément des résultats rapides. Une
sorte de rattrapage. Bien plus prompt
que le fut en réalité la reprise économique américaine.
Le pire (même s’il n’est heureusement
jamais sûr), c’est que cette politique mo-
nétaire était censée permettre aux Etats
les plus malmenés d’entreprendre dans
les meilleures conditions de grandes réformes structurelles. De réduire leur endettement. La nomination de Mario Draghi à la présidence de la BCE fut un peu
l’emblème de ce compromis de l’Allemagne avec les Etats gréco-latins. La déception commence à se faire sentir, le
Genève
doute à s’installer. Et Draghi devient plutôt un symbole d’accommodement au
plus mauvais sens du terme. Il a l’air
aussi usé que les politiques monétaires
non conventionnelles, avec cette circonstance aggravante que l’on ne change
pas de président de grande banque centrale comme d’un vulgaire CEO de multinationale.n
www.lindegger-optic.ch
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Tradition 7097
ÉDITORIAL FRANÇOIS SCHALLER
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