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Brooklyn - Dossier de presse

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et BBC FILMS, TELEFILM CANADA,
BORD SCANNÁN NA HÉIREANN / THE IRISH FILM BOARD, SODEC et BFI
présentent
Une coproduction Wildgaze Films/Finola Dwyer Productions/
Parallel Films/Item 7
Un film produit en association avec Ingenious
UN FILM DE JOHN CROWLEY
D’APRÈS LE ROMAN DE COLM TÓIBÍN
Avec
Saoirse RONAN, Domhnall GLEESON, Emory COHEN,
Jim BROADBENT et Julie WALTERS
DURÉE : 1H53
au cinéma le 9 mars 2016
DISTRIBUTION
TWENTIETH CENTURY FOX
241, boulevard Pereire - 75017 PARIS
Tél. : 01 58 05 57 00
PRESSE REGIONALE MORGANE BONET
TÉL. : 01 58 05 57 79 / 94
morgane.bonet@fox.com
PRESSE
MOONFLEET
MATTHIEU REY
6 Rue d’Aumale - 75009 PARIS
Tél. : 01 53 20 01 20
matthieu-rey@moonfleet.fr
Photos et dossier de presse
disponibles sur : www.foxpresse.fr
Site officiel :
http://www.foxfrance.com/
L’histoire
Dans les années 50, attirée par la promesse
d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte
son Irlande natale et sa famille pour tenter sa
chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New
York, sa rencontre avec un jeune homme lui
fait vite oublier le mal du pays… Mais lorsque
son passé vient troubler son nouveau bonheur,
Eilis se retrouve écartelée entre deux pays…
et entre deux hommes.
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Brooklyn
Notes de production
Une étrange sensation s’empara
d’elle, celle d’être deux personnes à
la fois, l’une ayant affronté deux hivers
rigoureux et bien des jours difficiles à
Brooklyn, où elle avait trouvé l’amour, et
l’autre, la fille de sa mère, l’Eilis que tout
le monde connaissait… ou
croyait connaître.
Extrait de Brooklyn de Colm Tóibín
BROOKLYN raconte l’histoire d’une jeune immigrante irlandaise
écartelée entre deux hommes, deux pays, deux destins. Entre
renoncement, désir et amour, le film retrace le parcours d’une
jeune fille qui devient femme et nous plonge dans le New York
des années 50, où de nombreux Européens ayant laissé derrière
eux leur terre natale ravagée par la Seconde Guerre mondiale
débarquaient, en quête de prospérité.
Écrit par Colm Tóibín et paru en 2009, Brooklyn fut l’un des
romans les plus plébiscités de ces dernières années. Il est aujourd’hui adapté au cinéma par le scénariste Nick Hornby (WILD,
UNE ÉDUCATION) et le réalisateur John Crowley (BOY A). La
force de cette histoire repose sur le point de vue original qu’elle
adopte. Si les récits de jeunes hommes ambitieux ou désespérés
venus tenter leur chance en Amérique sont légion, Brooklyn opte
quant à lui pour un point de vue différent : celui d’une jeune
femme discrète et modeste mais rayonnante baptisée Eilis.
Eilis a vécu toute sa vie dans le petit village d’Enniscorthy en
Irlande – où tout le monde sait tout sur tout le monde. Sa sœur,
qui souhaite la voir s’épanouir, insiste pour qu’elle émigre en
Amérique. Eilis débarque alors dans le tumulte de Brooklyn, le
cœur rongé par le mal du pays. Tandis qu’elle s’adapte lentement à sa nouvelle condition de New-Yorkaise, Eilis rencontre un
jeune homme drôle et tendre bien déterminé à la conquérir. Alors
qu’elle est sur le point d’entamer une nouvelle vie, une tragédie
la rappelle en Irlande, où elle est rattrapée par la vie qu’elle a
laissée derrière elle. Eilis va devoir prendre une décision qui
affectera son avenir à jamais.
Brooklyn
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Brooklyn
Écartelée entre deux hommes, Eilis est confrontée à l’un des dilemmes les plus épineux qui soient : concilier la personne que
l’on est avec celle qu’on veut devenir.
À propos du choix que doit faire la jeune femme, Nick Hornby
déclare : « Eilis se voit aussi bien vivre en Amérique qu’en Irlande, mais elle doit faire un choix car elle ne peut pas vivre
ces deux existences en même temps. C’est parce qu’ils appartiennent à deux mondes distincts qu’elle arrive momentanément
à aimer deux hommes à la fois, mais en fin de compte, elle ne
peut en choisir qu’un. »
L’auteur du livre, Colm Tóibín, déclare : « Il s’agit de l’histoire
secrète de deux pays, le mien, l’Irlande, où au cours des 150
dernières années toutes les familles ont perdu un ou deux êtres
chers, des gens partis en quête d’un avenir meilleur qui ne sont
jamais revenus, mais c’est aussi l’histoire secrète des États-Unis
car ce sont les grands-parents ou les arrière-grands-parents des
Américains d’aujourd’hui. C’est l’histoire de leur parcours, une
histoire rarement racontée. »
du roman à l’écran
Comme l’héroïne de Brooklyn, Colm Tóibín, l’écrivain irlandais
(Le Bateau-phare de Blackwater, Le Maître ) est né à Enniscorthy
avant de s’installer à New York. Il est fasciné depuis toujours par
les thèmes de la loyauté et des divisions familiales, de l’exil et de
la quête d’identité, et de la naissance des sentiments amoureux.
Et Brooklyn réunit tous ces thèmes à travers celui de l’immigration. Bien qu’il se déroule dans les années 50 au sein de la communauté irlandaise du quartier de Brooklyn, le roman tente de
répondre à deux questions parmi les plus universellement existentielles : où, et avec qui, avons-nous notre place ?
La romancière Pam Houston a qualifié le livre de « récit classique
sur le passage à l’âge adulte, pur, sobre et d’une incroyable profondeur, qui dresse le portrait d’une jeune femme qui s’affirme
lentement mais sûrement en apprenant à faire des choix et à les
assumer. »
Brooklyn dresse le portrait rare de l’immigration féminine à travers le personnage d’une jeune femme impuissante qui doit apprivoiser son nouveau pays en même temps que ses sentiments
naissants en essayant de trouver sa place et de s’affirmer. C’est
précisément le caractère unique de ce point de vue qui a plu
aux productrices nommées aux Oscars Finola Dwyer et Amanda
Posey (UNE ÉDUCATION) de la société londonienne Wildgaze
Pictures. Elles étaient en effet enthousiastes à l’idée de porter à
l’écran une histoire apparemment familière racontée d’un point
de vue inédit.
Amanda Posey explique : « BROOKLYN raconte non seulement
l’histoire d’une immigrante qui quitte l’Irlande pour l’Amérique,
mais également le combat d’Eilis pour devenir celle qu’elle veut
être. C’est l’histoire d’une femme en quête d’identité qui fait des
choix à une époque où les alternatives qui s’offraient aux femmes
étaient assez limitées. »
Finola Dwyer ajoute : « Il s’agit en outre d’une histoire universelle
sur la douleur de l’exil. Il n’est pas nécessaire d’habiter à des
milliers de kilomètres de l’endroit où l’on a grandi pour ressentir
ce déchirement. Nous avons tous laissé des lieux et des êtres
derrière nous. »
Brooklyn
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Brooklyn
Finola Dwyer et Amanda Posey tenaient à tout prix à faire ce
film, mais elles étaient conscientes du premier défi qui les attendait : trouver un scénariste capable d’adapter pour la première
fois l’œuvre de Colm Tóibín pour le grand écran. Les productrices voulaient un scénariste capable de retranscrire le caractère
dramatique de l’histoire d’Eilis sans perdre le lyrisme qui a fait le
succès de l’écriture de Tóibín.
Par chance, elles connaissaient déjà Nick Hornby, avec qui elles
avaient collaboré sur le film oscarisé UNE ÉDUCATION. Ce film
racontait l’histoire d’une brillante lycéenne anglaise des années
1960 acceptée à Oxford mais tentée par une vie très différente.
Nick Hornby, lui-même romancier salué par la critique et le public (Haute Fidélité , À propos d’un gamin , Juliet, Naked, Funny
Girl), venait justement d’adapter Wild, l’autobiographie de Cheryl Strayed.
Selon Hornby, le succès de Brooklyn repose sur l’exceptionnelle
capacité de Colm Tóibín à décrire les soubresauts du cœur humain lorsque celui-ci est tiraillé entre ses engagements – que ce
soit envers son pays, sa famille ou l’être aimé. Il déclare : « La
manière dont Colm décrit la souffrance de vouloir se trouver à
deux endroits en même temps est déchirante et se prête particulièrement bien au cinéma. Si on aime Orgueil et préjugés, on aimera BROOKLYN parce qu’Eilis est confrontée au même dilemme
intemporel que les personnages du roman de Jane Austen : elle
doit choisir entre deux jeunes hommes très différents. »
Bien qu’il n’ait évidemment pas vécu l’expérience d’une immigrante du milieu du siècle dernier, Nick Hornby s’est reconnu en
Eilis et sa volonté de s’éloigner de son petit village irlandais. Il
explique : « En tant que banlieusard qui comptait les jours qui
le séparaient du moment où il pourrait s’échapper, je me suis
beaucoup identifié à Eilis. »
Le scénariste confie que l’adaptation du monologue intérieur écrit
par Colm Tóibín lui est venue très naturellement. Il commente :
« L’écriture de Colm est tellement précise et évocatrice que l’on
a tendance à dire que Brooklyn est un roman très intimiste, mais
ce n’est pas la vision que j’en ai. L’histoire d’Eilis se prêtait selon
moi parfaitement au cinéma. Je tenais à retranscrire le savoureux mélange des tons qui allie le comique, le romantique et le
tragique, mais je voulais avant tout que les spectateurs traversent
les mêmes épreuves qu’Eilis, qu’ils apprennent à l’aimer, elle et
ceux qui l’entourent, et qu’ils soient touchés par son histoire. »
Le scénario de Nick Hornby, à la fois tout en retenue et profondément romantique, a séduit la production. Finola Dwyer déclare :
« Nick a réussi à faire ressortir toutes les émotions contenues
Brooklyn
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dans le roman de Colm tout en en conservant l’humour. Mais
plus important encore, il a exprimé la voix intérieure d’Eilis. »
Colm Tóibín a particulièrement apprécié le travail de Nick Hornby.
Il se souvient de sa réaction à la lecture du scénario : « J’ai été
stupéfait par la clarté du travail de Nick. Il a compris que tout le
livre reposait sur l’amour, qu’il racontait l’histoire d’une femme
déchirée entre deux possibilités, et qu’en allant simplement au
bout de cette idée, comme il l’a fait, il obtiendrait quelque chose
d’une incroyable pureté. »
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Brooklyn
JOHN CROWLEY
un réalisateur, un point de vue
Fortes d’un scénario tout en nuances, Finola Dwyer et Amanda
Posey ont entrepris de relever un second défi : trouver un réalisateur à la hauteur du projet et capable de lui conférer un style très
personnel. L’histoire a immédiatement trouvé un écho chez John
Crowley, à qui l’on doit le film primé aux BAFTA Awards BOY A,
et qui est lui-même un Irlandais expatrié en Angleterre.
Colm Tóibín s’est tout de suite bien entendu avec le cinéaste, qui
connaît bien ce que l’on ressent en quittant son pays… et l’Irlande en particulier. L’écrivain déclare : « John sait ce que c’est
que d’être irlandais et de vivre en terre étrangère, et de faire des
allers-retours entre deux pays. Dès notre rencontre, j’ai su que
c’était quelque chose qu’il comprenait : c’était sa vie. »
Le romancier a pris plaisir à voir ses personnages inspirer le
réalisateur. Il commente : « John est très réfléchi et très précis
dans ce qu’il veut. Mais sur ce film, il s’est surtout laissé guider
par son cœur. »
John Crowley avait lu Brooklyn bien avant qu’il ne soit question
d’une adaptation, et le simple lecteur qu’il était alors avait été
captivé par l’histoire. Le film lui donnait désormais l’occasion
d’évoquer une époque, un pays et un personnage inoubliable
tout en dressant un nouveau portrait de l’immigration américaine.
Le réalisateur explique : « BROOKLYN racontait une facette de
l’Histoire qui, tout en ayant quelque chose de familier, restait
méconnue. Tout le monde a entendu parler des premières vagues
migratoires européennes, mais l’immigration irlandaise vers les
États-Unis dans les années 50 est un des aspects les moins connus
de cette période. La manière dont Colm raconte cette histoire
est tout sauf mélodramatique, et pourtant elle est incroyablement
émouvante. Il s’agit d’un livre à la simplicité trompeuse car le
choix auquel Eilis est confrontée est des plus dramatiques. »
Pour le réalisateur, le sujet du film est toujours aussi d’actualité
qu’il y a 60 ans. Il déclare : « C’est un film sur l’exil. Lorsqu’on
choisit de quitter son pays, on n’est plus tout à fait chez soi dans
ce pays sans pour autant l’être dans son pays d’accueil. On devient citoyen d’une sorte de « troisième nation » : la nation des
exilés. Aujourd’hui, beaucoup de gens sur la planète ne vivent
pas dans le pays qui les a vus naître. L’histoire de BROOKLYN
telle que Colm l’a écrite et telle que Nick l’a adaptée pour le
grand écran, est en tout point fidèle à cette expérience. »
Brooklyn
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Pour le cinéaste, BROOKLYN illustre également une conception
moderne de l’amour. Il explique : « C’est une histoire qui nous
rappelle que l’amour est compliqué et que le cœur peut être
loyal envers plus d’une personne – qu’il peut, contrairement à la
tête, aimer deux êtres simultanément. En choisissant entre deux
hommes, Eilis choisit aussi entre deux existences, mais elle a du
mal à accepter le fait que pour cela elle doive abandonner une
part d’elle-même. Cela lui coûte énormément sur le plan émotionnel, pourtant elle n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant.
Dans cette histoire, l’amour est une véritable force – destructrice
ou libératrice selon les cas. »
Les productrices ont été séduites par la vision entre classicisme
et modernité que leur a proposée John Crowley. Amanda Posey
se souvient : « Lors de notre premier rendez-vous, John a qualifié
BROOKLYN de conte de fées moderne. Il trouvait qu’il y avait
quelque chose de symbolique dans le fait qu’Eilis tente de réconcilier ces deux parts d’elle-même, mais il porte également un
regard très réaliste et très personnel sur la situation. »
John Crowley tenait à retranscrire la grâce contenue du roman
et du scénario dans sa mise en scène en trouvant le juste milieu
entre réalisme et sentimentalisme, sans jamais céder à l’un ou à
l’autre. Il déclare : « Comme dans le livre, je voulais que la force
de l’histoire s’installe progressivement. Le but de ce film n’est pas
d’être spectaculaire, mais je trouve que l’histoire de cette jeune
Irlandaise des années 50 raconte aussi en sous-texte l’histoire
des immigrants européens en Amérique au XXe siècle. »
Donner toute sa force au film a demandé beaucoup de patience
et d’engagement au réalisateur. Finola Dwyer commente : « Nous
étions conscientes que le film reposerait sur l’interprétation des
comédiens, et John est un formidable directeur d’acteurs. »
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Brooklyn
EILIS, TONY ET JIM un triangle amoureux
par-delà l’océan
BROOKLYN nécessitait une actrice qui puisse incarner Eilis de
manière authentique et exprimer son humour incisif, sa remarquable intelligence et son désir naissant. À l’instar de nombreux
immigrants anonymes, Eilis est une jeune fille modeste mais capable, sur le point de connaître une profonde transformation personnelle.
De son héroïne, Colm Tóibín dit : « Dans le roman, j’ai essayé
de construire un personnage décomplexé qui ne passe pas son
temps à se regarder dans le miroir, une jeune fille douce mais
néanmoins émouvante et opiniâtre. Partout où elle va, les gens
l’apprécient mais elle ignore pourquoi, ce n’est pas délibéré de
sa part. »
Le romancier poursuit : « D’une certaine manière, Eilis est plus
heureuse dans l’ombre, et c’est ce qui rend son histoire plus spectaculaire parce que bien que son naturel ne la pousse pas à
s’affirmer, à la fin du livre, elle prend son destin en main. Elle
trace son chemin dans le monde de manière impressionnante
mais sans faire de remous. »
Les membres de l’équipe du film se sont donc mis en quête d’une
comédienne capable d’entraîner les spectateurs dans l’univers
de cette jeune femme déterminée et pleine d’humour qui prend
progressivement confiance en elle, mais ils cherchaient égaleBrooklyn
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ment une actrice qui comprenne la profonde nostalgie d’Eilis
pour l’Irlande. Ils l’ont trouvée avec Saoirse Ronan.
Née à New York de parents irlandais, Saoirse Ronan a grandi
près de Dublin. Elle s’est fait connaître grâce au rôle de Briony
dans REVIENS-MOI de Joe Wright, pour lequel elle a été nommée à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle
a ensuite tenu des rôles de premier plan dans LOVELY BONES,
HANNA et plus récemment THE GRAND BUDAPEST HOTEL, le
film oscarisé de Wes Anderson, le tout avant même l’âge de 20
ans. Désormais, l’actrice était prête à endosser des rôles plus
complexes et exigeants sur le plan émotionnel.
À la lecture du scénario, elle confie avoir immédiatement ressenti
une troublante affinité avec Eilis : « Nick Hornby ne vient pas
d’Irlande mais il a réussi à saisir l’atmosphère de ce pays. Son
écriture est magnifique et toute en subtilité. Cela m’a beaucoup
touchée parce que c’est l’histoire de mon pays. C’est le même
voyage que mes parents ont entrepris dans les années 1980, ils
se sont installés à New York et ont traversé les mêmes épreuves
– même s’il s’agissait d’une époque différente. Quitter le cocon
familial et ses amis pour voler de ses propres ailes est un des plus
grands bouleversements dans la vie. »
Le sentiment d’Eilis d’être tiraillée entre deux mondes a trouvé
un écho particulier chez l’actrice : « Je suis très irlandaise par
certains aspects, mais je possède également une sensibilité américaine car je suis née à New York. Je pense que cela a rendu
cette histoire encore plus émouvante pour moi car, comme Eilis,
je suis très attachée à ces deux pays. Tout ce qu’elle traverse, je
l’ai aussi traversé et le traverse toujours. Je me suis donc beaucoup identifiée au personnage sur le plan émotionnel. »
L’actrice a dû trouver l’équilibre face au tourbillon d’émotions auquel est confrontée Eilis – de la confusion au chagrin, en passant
par la joie et l’amour. Elle déclare : « Nous passions souvent du
tournage d’une scène triste à celui d’une scène comique. Eilis est
confrontée aux mêmes épreuves que tous les êtres humains : le
chagrin, l’amour, le travail, les relations parents-enfant, la prise
d’indépendance, mais ces sujets sont traités avec beaucoup de
subtilité. La difficulté réside dans le fait que l’on peut interpréter
ce que vit Eilis de plusieurs manières et que c’est un personnage
qui peut être joué de bien des façons différentes. Mon travail
a consisté à trouver l’équilibre entre le drame du quotidien et
l’humour que les gens mettaient dans leur façon d’affronter les
épreuves – c’est une attitude très irlandaise. Nous utilisons l’humour pour faire face non seulement aux difficultés de la vie mais
aussi à la mort. »
13
Brooklyn
Saoirse Ronan a également pris plaisir à voir se développer la
relation entre Eilis et Tony Fiorello. Elle commente : « À travers
ces deux-là, ce sont littéralement deux univers opposés qui se
rencontrent. Les Fiorello sont d’origine italienne mais sont installés aux États-Unis depuis plusieurs années. Ils ont grandi à New
York et ont un fort tempérament, alors qu’elle vient d’un petit
village perdu dans la campagne irlandaise. Heureusement, elle
aussi a du caractère. Et une fois de plus, c’est l’humour qui leur
permet de communiquer. »
Lorsque Eilis rentre en Irlande plus épanouie qu’à son départ,
l’ambiance et le point de vue changent soudain, ce qui a particulièrement intéressé l’actrice. Celle-ci déclare : « Elle mène désormais une vie dont les habitants d’Enniscorthy ignorent tout, mais
dès son retour dans le village, elle est happée par son ancienne
vie et se laisse à nouveau dicter sa conduite… à la différence
qu’elle en est désormais consciente. Je doute que dans une situation pareille on sache un jour si on a vraiment pris la bonne
décision. Je ne pense pas qu’Eilis le saura jamais, mais c’est ce
qui fait le charme de son histoire. »
Pour Saoirse Ronan, le film repose sur la redéfinition de la notion
d’appartenance. Elle explique : « J’aime beaucoup le conseil
qu’Eilis donne à une jeune fille à la fin du film : lorsqu’on quitte
son pays, on se sent tellement triste qu’on voudrait mourir, et
il n’y a rien à faire à part aller de l’avant, mais on survit et un
jour le soleil se remet à briller, alors on réalise que notre vie,
désormais, est là. C’est un message qui trouvera écho chez tous
ceux qui ont laissé leur famille et leur pays derrière eux. Eilis doit
surmonter tout un tas d’épreuves afin de se trouver elle-même, et
c’est selon moi le message central de BROOKLYN. On emporte
nos racines avec nous partout où nous allons, la difficulté est de
ne pas les laisser nous empêcher d’avancer. »
Bien que conscient du talent de Saoirse Ronan, le réalisateur
John Crowley a été stupéfait par le charme et la sincérité de l’interprétation de l’actrice. Il déclare : « C’est LE rôle que Saoirse
attendait. Une telle symbiose entre un acteur et son personnage
se présente une fois dans une carrière si on est chanceux. Tout
ce qu’Eilis dit dans le film aurait pu être dit par Saoirse. Son interprétation est empreinte d’une immédiateté et d’une profondeur
émotionnelle étonnantes. Eilis, c’est elle. »
Colm Tóibín a également été impressionné par la manière dont
l’actrice s’est approprié le personnage. Il commente : « Saoirse a
le don extraordinaire d’être émouvante sans en faire trop. C’est
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absolument fascinant à voir, non seulement en tant que spectateur mais également en tant qu’écrivain, parce que c’est ce que
l’on essaye d’accomplir à travers l’écriture. »
Il poursuit : « La caméra l’adore. Elle ne se distingue peut-être
pas dans une foule mais dès qu’elle se met à jouer, quelque
chose émane d’elle et capte la lumière. Eilis possède également
cette qualité. Par moment, elle ne tient vraiment pas à se faire
remarquer, mais dès qu’on a besoin d’elle ou qu’elle est sous
pression, c’est comme si elle s’illuminait de l’intérieur. »
Pour Finola Dwyer, le rôle d’Eilis marque un tournant dans la carrière de Saoirse Ronan. Elle explique : « Nous avons une chance
incroyable d’avoir pu travailler avec Saoirse à ce moment précis
de sa carrière. Elle a tenu des rôles d’enfants et d’adolescentes
exceptionnels mais il s’agit de son premier rôle de femme, et elle
est tout simplement fabuleuse. »
L’actrice affirme que c’est grâce au soutien de John Crowley
qu’elle a pu trouver en elle les ressources nécessaires pour interpréter le personnage : « John connaissait chaque scène dans ses
moindres détails, il savait parfaitement comment me mettre dans
l’état d’esprit du personnage. Le scénario est d’une incroyable
simplicité, mais il a réussi à en faire ressortir toute la complexité.
Il en révèle tous les secrets sans jamais vous laisser dans le noir,
c’est la raison pour laquelle c’est un tel plaisir de travailler avec
lui. »
Saoirse Ronan espère enfin que la force tranquille d’Eilis touchera les spectateurs. Elle conclut : « J’espère que les gens verront
en Eilis une femme qui devient suffisamment forte pour choisir la
vie qu’elle veut mener et en être fière. »
Si le choix de l’actrice qui interpréterait Eilis était capital, il était
tout aussi important que ses deux prétendants – l’un américain,
l’autre irlandais – soient charmants et réalistes. Pour incarner Tony
Fiorello, le charmant plombier qui séduit Eilis grâce à ses fanfaronnades et sa ténacité malgré les doutes de la jeune femme, les
cinéastes ont choisi Emory Cohen, connu pour ses rôles dans
la série « Smash » sur NBC et dans THE PLACE BEYOND THE
PINES de Derek Cianfrance. BROOKLYN marque son premier
rôle principal dans une comédie romantique.
L’acteur, natif de New York, a été attiré par le personnage non
seulement en tant que symbole intemporel de la passion amoureuse, mais également en tant qu’immigrant italien qui croit en
l’idéal des années 50 selon lequel la valeur d’un homme se mesure à la manière dont il traite la femme qu’il aime. Il déclare :
15
Brooklyn
« C’est une histoire qui donne à réfléchir sur la vie dans les
années 50 mais également aujourd’hui. Il pose les questions suivante : que signifie aimer de tout son cœur, être quelqu’un de
bien ou profiter des plaisirs simples de la vie ? »
Il confie aussi que le film l’a poussé à s’interroger sur la notion de
coup de foudre : « Lorsque Tony voit Eilis pour la première fois,
il est foudroyé sur place. Dans Le Parrain, Mario Puzo a écrit
qu’après un coup de foudre il est impossible de dormir parce
qu’on ne peut plus penser à autre chose qu’à la personne que
l’on vient de rencontrer. Je me suis donc imaginé leur rencontre
comme cela – c’est en tout cas la manière dont Tony conçoit
l’amour. »
Pour incarner Tony, Emory Cohen s’est inspiré du naturalisme du
film italien LE VOLEUR DE BICYCLETTE et de l’interprétation de
Marlon Brando dans SUR LES QUAIS. Il a même pris des cours
de swing afin d’être plus à l’aise dans la scène où Tony demande
à Eilis de lui accorder une danse.
John Crowley affirme en outre que l’acteur confère un charme fou
au personnage. Il déclare : « Dès la première audition d’Emory,
il était évident que nous avions trouvé notre Tony. Il possédait non
seulement le charisme et la virilité nécessaires au rôle, mais également la vulnérabilité et l’authenticité que nous recherchions. »
Un lien fort, qui s’exprime à travers des gestes tendres et des
expressions fugaces, s’est immédiatement formé entre Saoirse
Ronan et Emory Cohen. Le réalisateur commente : « Saoirse et
Emory étaient tellement dans leurs personnages qu’il émanait
d’eux une alchimie naturelle. »
Les caractères apparemment opposés d’Eilis et Tony ont beaucoup plus à Emory Cohen, qui déclare : « Mon personnage est
quelqu’un de très ouvert, d’aventureux et de passionné, mais
cela cache en réalité une immense peur : celle de perdre Eilis. Et d’une certaine manière, Eilis est l’exact opposé de Tony,
parce qu’en surface elle semble plus rigide et plus prudente que
lui, mais en réalité c’est une femme libre qui sait parfaitement
ce qu’elle veut. C’est comme si ces rôles avaient été taillés sur
mesure pour nous parce que Saoirse a un peu le statut d’une
reine en Irlande et que je suis une sorte de chien galeux newyorkais ! »
Le secret de la romance d’Eilis et Tony réside dans la lenteur
délibérée avec laquelle elle se développe. L’acteur commente :
« John, Saoirse et moi avons toujours cherché à être dans la
retenue et à garder certaines émotions en réserve pour que la
relation s’installe petit à petit. »
Brooklyn
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Pour la productrice Finola Dwyer, à travers leur interprétation,
les deux acteurs expriment parfaitement les débuts de la passion.
Elle explique : « En les observant, il était évident qu’ils prenaient
beaucoup de plaisir à être ensemble. Il y a beaucoup d’humour
entre Eilis et Tony, et leur attirance n’est pas uniquement physique, leurs esprits semblent aussi être en symbiose. »
Colm Tóibín a eu la même réaction face au duo : « Je suis tout de
suite tombé sous le charme d’Emory : comme Tony, il est drôle,
tendre et innocent. Eilis s’attend toujours à découvrir une part
d’ombre chez Tony, mais il n’y en a pas, c’est pour cette raison
qu’Emory était parfait pour le rôle. »
Si Tony Fiorello est un doux séducteur, Jim Farrell, son pendant
irlandais, est un peu plus provincial mais très galant : il se devait d’être très différent tout en représentant une vraie menace.
C’est la raison pour laquelle l’équipe a fait appel à Domhnall
Gleeson, qui s’est imposé comme l’un des acteurs les plus éclectiques de sa génération à travers ses rôles dans IL ÉTAIT TEMPS,
CALVARY, INVINCIBLE, EX MACHINA et STAR WARS : ÉPISODE
VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE.
L’acteur était conscient que lui aussi devait tisser un lien subtil
mais solide avec Saoirse Ronan s’il voulait pouvoir instiller le
doute dans l’esprit du public. Il déclare : « La vie à New York a
peut-être davantage à offrir à Eilis, mais ma mission était de faire
en sorte que sa relation avec Jim vaille la peine qu’elle reste en
Irlande. Avec Saoirse, je tenais à créer un lien qui mérite que l’on
se batte pour lui. »
À l’instar de ses partenaires, Domhnall Gleeson s’est identifié à
Eilis à sa manière. Il explique : « Je pense que nous connaissons
tous à un moment ou à un autre un sentiment de déracinement,
une perte de repères. Cela m’est arrivé à plusieurs reprises dans
ma vie et je trouve que le film capture ce que l’on ressent dans
ces moments-là. Mais c’est aussi une histoire pleine d’amour et
d’humour, et c’est ce qui m’a beaucoup plu. »
Pour John Crowley, la manière dont l’acteur interprète Jim
souligne le caractère doux-amer de l’histoire. Il commente :
« Domhnall est un jeune homme doué d’une grande intelligence.
Il réfléchit beaucoup à ses rôles et confère à Jim une intensité et
une maturité qui contrastent magnifiquement avec le personnage
de Tony. Il était essentiel que Jim et Tony soient très différents et
qu’ils représentent deux versions opposées de l’homme idéal aux
yeux d’Eilis – et c’est le cas grâce aux qualités très différentes et
tout aussi importantes qu’Emory et Domhnall apportent à leurs
personnages. »
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Brooklyn
AU-DELÀ
du triangle
Au trio amoureux formé par Saoirse Ronan, Emory Cohen et
Domhnall Gleeson viennent s’ajouter dans des seconds rôles
des acteurs débutants et confirmés originaires des deux côtés
de l’Atlantique. À Enniscorthy, la distribution comprend Jane
Brennan dans le rôle de Mary, la mère d’Eilis ; Fiona Glascott
dans celui de sa sœur, Rose, qui insiste pour qu’elle aille en
Amérique ; Eileen O’Higgins qui interprète Nancy, sa meilleure amie ; et Brid Brennan dans le rôle de l’insupportable
Miss Kelly, toujours prompte à critiquer les autres. Les scènes
qui se déroulent à Brooklyn sont interprétées par Emily Bett
Rickards, Eve Macklin et Nora-Jane Noone dans les rôles
des colocataires hautes en couleur d’Eilis, ainsi que par Jessica
Paré, que l’on a pu voir dans « Mad Men », dans le rôle de
l’élégante patronne d’Eilis.
Deux des rôles secondaires clés du film sont interprétés par les
acteurs britanniques Jim Broadbent et Julie Walters. L’acteur oscarisé Jim Broadbent (IRIS, MOULIN ROUGE) incarne le
père Flood, le prêtre irlandais émigré aux États-Unis qui veille sur
Eilis à Brooklyn ; tandis que l’actrice nommée aux Oscars Julie
Walters (BILLY ELLIOT, L’ÉDUCATION DE RITA) est Mme Kehoe, la
propriétaire de la pension où vit Eilis à Brooklyn.
La ferveur de Jim Broadbent pour le roman a été déterminante
dans sa décision d’accepter le rôle de l’homme qui arrange le
voyage d’Eilis vers les États-Unis puis devient son mentor lorsque
le mal du pays lui pèse trop. L’acteur déclare : « BROOKLYN
raconte l’histoire universelle de la quête d’une vie meilleure dans
tout ce que cela a de conflictuel. C’est déchirant et réconfortant,
mais jamais sentimental. J’ai été captivé par la sincérité avec laquelle la vulnérabilité et la force des personnages sont décrites. »
De son personnage, l’acteur dit : « Le père Flood joue le rôle
d’une assistante sociale auprès des nouveaux immigrés irlandais
qui débarquent en Amérique et qui sont un peu perdus. Il vient en
aide à Eilis lorsqu’elle arrive à Brooklyn et ils se lient rapidement
d’amitié. Ils entretiennent une relation authentique. »
Julie Walters avait elle aussi beaucoup aimé le livre et était très
enthousiaste à l’idée d’incarner la complexe Mme Kehoe. L’actrice déclare : « Sa maison est pleine de jeunes filles célibataires
qu’elle dirige d’une main de fer. Elle sait se montrer maternelle
Brooklyn
18
mais elle est aussi très stricte. Elle n’accepte aucune « distraction », comme elle dit. Je pense qu’elle se voit un peu comme
un guide pour ces jeunes femmes… Mais gare à celles qui se la
mettent à dos ! »
Julie Walters, dont la mère était irlandaise, a puisé dans ses
souvenirs pour construire son personnage. Elle explique : « La
personnalité de Mme Kehoe me vient de mon enfance, c’est
un mélange entre les religieuses qui m’ont élevée, ma mère,
mes tantes, ma grand-mère et les femmes que nous croisions à
l’église. Il ne s’agit pas d’une personne en particulier mais du
souvenir de toutes ces femmes que j’ai connues – elles faisaient
toutes preuve d’un dynamisme incroyable. »
Le réalisateur John Crowley a pris beaucoup de plaisir à regarder l’actrice se glisser dans la peau de la femme pleine d’esprit
mais totalement inflexible qu’est Mme Kehoe. Il déclare : « Je savais que la mère de Julie était irlandaise, et que par conséquent,
elle aurait une idée bien précise du genre de femme qu’était
Mme Kehoe. Cela a effectivement été le cas. Elle connaissait
tout de cette femme, jusqu’à la manière dont elle se coiffait et
s’habillait. »
19
Brooklyn
ENTRE
l’ I rlande et l’ A mérique
Porté à l’écran dans l’esprit d’un poème onirique, BROOKLYN
se déroule dans deux univers à l’atmosphère très différente : le
magnifique petit village d’Enniscorthy en Irlande et le quartier
animé de Brooklyn à New York, premier arrêt fréquent des immigrants en quête d’une vie meilleure. Pour donner vie à ces deux
mondes opposés, John Crowley a fait appel au directeur de la
photographie Yves Bélanger (WILD, DALLAS BUYERS CLUB), au
chef décorateur François Séguin (SLEVIN) et à la chef costumière
Odile Dicks-Mireaux (UNE ÉDUCATION).
Il était essentiel que la production se rende à Enniscorthy, une ville
de 10 000 habitants située au cœur du comté de Wexford, afin
de s’imprégner des paysages et de l’atmosphère de petit village
décrite par Colm Tóibín dans son roman. L’écrivain déclare :
« Enniscorthy, c’est chez moi ; mes parents et mes grands-parents
y ont passé toute leur vie, ça a donc été un plaisir de voir le film
tourné dans les rues que j’avais en tête en écrivant le livre. »
Arpenter les rues d’Enniscorthy, la ville qui a façonné Eilis, a également inspiré les acteurs du film. Saoirse Ronan déclare : « Lorsqu’on a la chance de pouvoir tourner dans un endroit tel
qu’Enniscorthy, cela se ressent dans votre jeu. Les personnages
de BROOKLYN sont si intrinsèquement irlandais et tellement
ancrés dans la réalité que cela nous a beaucoup aidés d’être
entourés par des gens qui sont vraiment comme cela dans la vie,
qui parlent avec l’accent local et qui ont grandi dans la région. »
Si certaines scènes américaines du film ont été tournées à
Brooklyn même et sur Coney Island, d’autres ont été filmées dans
le quartier de la ville canadienne de Montréal qui avait déjà
servi de doublure à Brooklyn pour le film culte IL ÉTAIT UNE FOIS
EN AMÉRIQUE.
À travers la photographie, Yves Bélanger a cherché à faire écho
à l’écriture de Colm Tóibín en ayant recours à des éclairages
stylisés et un cadrage lyrique qui évoquent l’énergie contenue
des années 50 et l’indicible nostalgie que ressent Eilis d’un côté
de l’Atlantique comme de l’autre. Il livre ici l’un de ses films les
plus créatifs à ce jour. Finola Dwyer déclare : « Yves a fait un
travail remarquable. Aucun autre directeur de la photo n’aurait
pu accomplir ce qu’il a accompli en si peu de temps. »
De même, le chef décorateur François Séguin s’est non seulement
appliqué à faire renaître les années 50, mais également les amBrooklyn
20
biances distinctes d’une Irlande toujours figée dans l’esthétique
de l’après-guerre et d’un Brooklyn en pleine modernisation. La
productrice reprend : « François est extrêmement talentueux. Le
film compte de nombreux décors éparpillés dans trois pays différents, mais il a néanmoins réussi à conférer une unité visuelle
au film. »
Les costumes rassemblés et créés par Odile Dicks-Mireaux pour
évoquer l’élégance et la grâce inimitable du New York des années 50 ont également beaucoup aidé les acteurs à se glisser
dans la peau de leurs personnages. C’est avec un grand enthousiasme que la chef costumière a recréé cette époque. Elle
déclare : « C’était un immense plaisir de travailler avec ces personnages car il y avait beaucoup de savoir-faire et de créativité
dans les années 50. »
Colm Tóibín a choisi de situer son roman dans les années 50
car il avait envie d’explorer cette décennie charnière entre la
Seconde Guerre mondiale et la révolution sociale des années
60. Il explique : « Je tenais à ce que mon histoire se déroule dans
un univers très intime où je puisse observer des personnages qui
auraient pu paraître impuissants en d’autres circonstances, et les
mettre en lumière. Bien sûr, aucune époque n’est véritablement
neutre, mais les années 50 sont une décennie tranquille, plus que
d’autres. »
Le travail d’Odile Dicks-Mireaux a été inspiré par les débuts de
la photographie de rue, et en particulier par le travail de la mystérieuse Vivian Maier et de l’emblématique photographe newyorkais Elliott Erwitt avec leurs clichés pris sur le vif immortalisant
des scènes éphémères de la vie urbaine. En revanche, elle a
soigneusement évité ne serait-ce que de jeter un œil à la mode et
à la haute couture de l’époque.
Elle explique : « John m’a explicitement demandé de ne pas feuilleter de magazines de mode parce que le film raconte l’histoire
de personnages vrais – des jeunes filles de la classe ouvrière qui
essayent de gagner leur vie à New York. Il tenait à ce que tous
les aspects du film soient authentiques et réalistes. »
La chef costumière a pris beaucoup de plaisir à opposer le chic
de Brooklyn, qu’Eilis s’approprie très vite, au style plus austère
d’Enniscorthy. Elle explique : « Il y avait une énorme différence
entre l’Amérique et l’Irlande après la guerre. Les styles vestimentaires n’auraient pas pu être plus distincts, ce qui était parfait
pour le film. La déferlante de couleurs dans le prêt-à-porter américain – avec ses rouges, ses marrons, ses ocres, ses roses et ses
couleurs pastel – n’avait pas encore atteint l’Irlande. »
21
Brooklyn
Outre les décors et les costumes, l’atmosphère du film repose
également en grande partie sur la musique composée par
Michael Brook (INTO THE WILD, FIGHTER). La scène dans laquelle Eilis se porte volontaire pour servir le déjeuner de Noël
à des immigrants irlandais sans ressources est par exemple accompagnée par la complainte d’un homme accablé par le mal
du pays.
Colm Tóibín avait confié aux productrices Finola Dwyer et
Amanda Posey que le timbre unique du chanteur irlandais Iarla
Ó Lionáird l’avait beaucoup inspiré lors de l’écriture de cette
scène. Elles ont donc contacté Iarla Ó Lionáird qui, pour leur
plus grand plaisir, a accepté de venir interpréter « Casadh an
Tsúgáin » en live sur le tournage à Montréal.
Le morceau qu’il interprète bouleverse profondément Eilis.
Iarla Ó Lionáird explique : « Il s’agit d’une chanson d’amour qui
parle d’un homme qui demande à une femme ce qu’elle ressent
pour lui, et cela trouve écho en Eilis qui est tiraillée entre deux
hommes. Dans la chanson, l’homme demande à la femme de
faire un choix et de l’assumer. Eilis aussi doit décider de son
avenir et s’y tenir. »
Pendant le tournage de la scène, Saoirse Ronan a été tout aussi
bouleversée que son personnage. Elle commente : « À travers
sa voix incroyable, Iarla réussit à communiquer tout ce qu’on
ressent lorsqu’on est loin de chez soi. »
LE CHOIX
d’Elis
Le caractère dramatique de BROOKLYN repose entièrement sur
le choix capital qu’Eilis doit faire entre Tony et Jim, entre Brooklyn
et l’Irlande, entre son passé et le futur dont elle rêve. Tous ceux
qui ont pris part au projet savaient dès le départ que l’histoire
dépendait du caractère incertain de sa décision finale.
La productrice Amanda Posey déclare : « Certains seront d’accord avec le choix d’Eilis, d’autres pas. Nous savions ce que
nous voulions qu’elle fasse en tant que cinéastes, tout comme
John, mais nous tenions aussi à ce que le public prenne sa propre
décision. Cette histoire explore plusieurs types d’amour. Avec
Tony, Eilis connaît ses premiers émois, tandis qu’avec Jim, elle
entretient une relation plus mature. Mais il y a également l’affection qu’elle porte à sa sœur et à sa mère, qui est une autre sorte
d’amour. Le film explore la manière dont ces différents sentiments
peuvent vous déchirer autant qu’ils peuvent être une force. »
Brooklyn
22
23
Brooklyn
Si la décision d’Eilis est nécessaire, elle n’en est pas moins déchirante, comme l’explique la productrice : « Grandir, c’est prendre
conscience que faire un choix, c’est renoncer à d’autres opportunités. Mais je pense qu’Eilis finit par savoir ce qui est bon pour
elle, même si c’est douloureux. »
Finola Dwyer ajoute : « À la fin du film, l’avenir d’Eilis s’annonce
radieux, mais sa décision est aussi un immense sacrifice. »
Pour Saoirse Ronan, la décision d’Eilis aurait pu basculer dans
un sens comme dans l’autre. Elle déclare : « J’ignore si elle a
pris la bonne décision, car je pense qu’elle aurait été heureuse
dans les deux vies qui s’offraient à elle. Ce qui est terrible, c’est
que Tony et Jim sont tous les deux des garçons formidables. Jim
représente la sécurité, tandis que Tony est l’incarnation d’une
nouvelle vie. Ils ont tous les deux beaucoup à offrir et elle en est
consciente. »
Mais le choix d’Eilis n’est pas ce qui compte le plus dans l’histoire aux yeux de l’actrice. Elle explique : « Le plus important
selon moi, c’est de voir la femme qu’elle devient au fil des évènements, une femme assez adulte et mature pour faire un choix
et s’y tenir. »
Domhnall Gleeson ajoute : « Il est souvent impossible de savoir si
les décisions que l’on prend sont les bonnes, mais je pense qu’il
est important qu’Eilis soit confrontée à ce dilemme, car si elle ne
s’était pas rendue en Amérique, elle n’aurait pas pu prendre son
destin en main. »
Pour Jim Broadbent, le caractère poignant du choix d’Eilis réside dans le fait qu’il soulève de nombreuses questions. Il
conclut : « Ce qui est intéressant dans BROOKLYN, c’est que les
spectateurs auront du mal à savoir quelle décision va prendre
Eilis… et quelle décision eux-mêmes prendraient à sa place ! »
Brooklyn
24
DEVANT
l a camé ra
E i l i s Lace y
SAOIRSE RONAN /
/
Saoirse Ronan était dernièrement sur les écrans dans THE
GRAND BUDAPEST HOTEL, le film écrit et réalisé par Wes
Anderson, aux côtés d’un impressionnant casting comprenant
entre autres de Ralph Fiennes, Adrien Brody, Jude Law, Bill
Murray et Edward Norton. Elle a joué également dans
STOCKHOLM, PENNSYLVANIA de Nikole Beckwith avec
Cynthia Nixon, présenté au Festival de Sundance 2015. Elle a
tenu la vedette de la première réalisation de Ryan Gosling, LOST
RIVER, face à Christina Hendricks, présenté à Cannes en 2014.
Elle vient d’achever le tournage de THE SEAGULL, l’adaptation
de la pièce d’Anton Tchekhov « La Mouette » sous la direction
de Michael Mayer. Elle y a pour partenaires Annette Bening et
Corey Stoll.
Saoirse Ronan entame sa carrière à l’âge de 9 ans. Après avoir
tenu des rôles récurrents dans deux séries irlandaises, « The
Clinic » et « Preuve à charge », elle débute au cinéma dans
25
Brooklyn
TROP JEUNE POUR ELLE d’Amy Heckerling aux côtés de
Michelle Pfeiffer et Paul Rudd, avant de jouer dans THE
CHRISTMAS MIRACLE OF JONATHAN TOOMEY de Bill Clark,
avec Joely Richardson, et AU-DELÀ DE L’ILLUSION de Gillian
Armstrong, aux côtés de Catherine Zeta-Jones et Guy Pearce,
pour lequel elle remporte l’Irish Film and Television Award de la
meilleure actrice dans un second rôle.
En 2007, elle n’a que 13 ans quand sa prestation dans le rôle
de Briony Tallis dans REVIENS-MOI, son premier film sous la direction de Joe Wright, face à Keira Knightley et James McAvoy,
lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un
second rôle, et des nominations au BAFTA Award, au Golden
Globe et au Critics’ Choice Award, entre autres. Elle a reçu deux
IFTA Awards, celui du meilleur second rôle féminin et celui de la
meilleure révélation.
Elle tourne en 2008 dans le film d’aventures fantastiques LA CITÉ
DE L’OMBRE de Gil Kenan aux côtés de Bill Murray, Toby Jones,
Tim Robbins et Harry Treadaway, qui lui vaut une nomination à
l’IFTA Award de la meilleure actrice. On la voit l’année suivante
dans LOVELY BONES de Peter Jackson, un drame adapté du
best-seller d’Alice Sebold. Sa prestation dans le rôle de Susie
Salmon lui vaut notamment un troisième IFTA Award, cette fois
dans la catégorie meilleure actrice, ainsi qu’un Critics’ Choice
Award, un prix du Festival international du film de Santa Barbara
et une nomination au BAFTA Award de la meilleure actrice, entre
autres.
En 2010, Saoirse Ronan partage l’affiche des CHEMINS DE
LA LIBERTÉ de Peter Weir avec Jim Sturgess, Ed Harris, Colin
Farrell et Mark Strong, d’après le roman de Slawomir Rawicz
« À marche forcée », l’histoire d’un groupe de prisonniers qui
s’échappent d’un goulag en Sibérie en 1940 et traverseront cinq
pays pour rentrer chez eux. L’année suivante, elle tient le rôle-titre
de HANNA, pour lequel elle retrouve le réalisateur Joe Wright,
face à Eric Bana, Cate Blanchett, Tom Hollander et Olivia Williams. Elle y incarne une adolescente entraînée depuis son plus
jeune âge à tuer. Elle joue également dans VIOLET & DAISY, écrit
et réalisé par Geoffrey Fletcher, auprès d’Alexis Bledel et James
Gandolfini.
On la voit ensuite dans BYZANTIUM de Neil Jordan, avec
Gemma Arterton, présenté au Festival international de Toronto
2012, HOW I LIVE NOW – MAINTENANT C’EST MA VIE
de Kevin Macdonald, avec George MacKay, Tom Holland et
Harley Bird, présenté au Festival de Toronto 2013, et LES
ÂMES VAGABONDES d’Andrew Niccol, d’après le roman de
Brooklyn
26
Stephenie Meyer. Elle a par ailleurs prêté sa voix à JUSTIN AND
THE KNIGHTS OF VALOUR, un film d’animation réalisé par
Manuel Sicilia avec également Antonio Banderas.
J i m F arre l l
DOMHNALL GLEESON /
/
Domhnall Gleeson a récemment achevé le tournage de MENA
sous la direction de Doug Liman. En janvier 2015, il est apparu
sur scène dans « The Walworth Farce » d’Enda Walsh, mise en
scène par Seán Foley, aux côtés de son père, Brendan Gleeson,
et de son frère, Brian Gleeson. La même année il est à l’affiche
de STAR WARS : EPISODE VII – LE RÉVEIL DE LA FORCE mis
en scène par George Lucas. En 2016 il sera à l’affiche de THE
REVENANT d’Alejandro González Iñárritu.
On a aussi récemment pu le voir dans EX MACHINA, le film de
science-fiction d’Alex Garland, et INVINCIBLE mis en scène par
Angelina Jolie d’après un scénario des frères Coen adapté des
mémoires de Louis Zamperini.
27
Brooklyn
Dans sa filmographie figurent aussi des premiers rôles dans
FRANK de Lenny Abrahamson, avec Michael Fassbender et
Maggie Gyllenhaal, IL ÉTAIT TEMPS réalisé par Richard Curtis,
face à Rachel McAdams et Bill Nighy, et SENSATION de Tom
Hall. Il a été salué aux Irish Film and Television Awards (IFTA)
pour les rôles de Bob Geldof dans le téléfilm « When Harvey Met
Bob » de Nicholas Renton, Levin dans ANNA KARENINE de Joe
Wright, et Jon dans FRANK.
Domhnall Gleeson a par ailleurs tenu des seconds rôles au cinéma et à la télévision dans CALVARY réalisé par John Michael
McDonagh, un épisode de « Black Mirror », la série créée par
Charlie Brooker pour Channel 4, NEVER LET ME GO de Mark
Romanek, TRUE GRIT des frères Coen, HARRY POTTER ET LES
RELIQUES DE LA MORT 1ÈRE et 2ÈME PARTIE de David Yates,
dans lesquels il incarnait Bill Weasley, et le court métrage oscarisé de Martin McDonagh « Six Shooters ». Il est également
apparu dans DREDD de Pete Travis ; SHADOW DANCER mis
en scène par James Marsh ; PERRIER’S BOUNTY réalisé par Ian
Fitzgibbon ; A DOG YEAR de George LaVoo pour HBO Films,
face à Jeff Bridges ; STUDS réalisé par Paul Mercier ; BOY EATS
GIRL de Stephen Bradley ; et la série de John Butler « Your Bad
Self » pour laquelle il a écrit des sketchs avec Michael Moloney.
Sur scène, il s’est produit dans « Now or Later » au Royal Court,
« American Buffalo » et « Les grandes espérances » au Gate
Theatre, « The Well of the Saints » au Druid Theatre, « Macbeth »
mise en scène par Selina Cartmell, et « Chimps » mise en scène
par Wilson Milam au Liverpool Playhouse. Il a été cité au Tony
Award du meilleur acteur pour son rôle dans « Lieutenant of Inishmore » de Martin McDonagh à Broadway, rôle qui lui a également valu une nomination au Lucille Lortel et au Drama League
Award du meilleur comédien. Son rôle dans « American Buffalo » lui a valu une nomination aux Irish Times Theatre Awards.
Domhnall Gleeson a écrit et réalisé les courts métrages NOREEN
(interprété par Brendan et Brian Gleeson), et WHAT WILL
SURVIVE OF US (avec Brian Gleeson). Il a par ailleurs créé
« Immatürity for Charity », une série de sketchs comiques tournés
avec sa famille et ses amis pour venir en aide au St. Francis
Hospice, disponibles sur YouTube.
Brooklyn
28
Tony F i ore l l o
EMORY COHEN /
/
Natif de New York, Emory Cohen est l’une des étoiles montantes
d’Hollywood. On a notamment pu le voir dans le rôle d’AJ,
l’adolescent perturbé de THE PLACE BEYOND THE PINES de
Derek Cianfrance, aux côtés de Bradley Cooper et Ryan Gosling,
et dans le rôle de Casper, un jeune homme loyal qui se retrouve
impliqué dans un trafic de médicaments dans le nord de l’État
du Maine dans BENEATH THE HARVEST SKY réalisé par Aron
Gaudet et Gita Pullapilly, présenté au Festival du film de Tribeca
2014.
L’acteur s’est récemment illustré dans le rôle de Dexter dans
THE GAMBLER de Rupert Wyatt, face à Jessica Lange, Mark
Wahlberg et John Goodman, qui raconte l’histoire d’un professeur de littérature accro au jeu qui est pris pour cible par des
gangsters.
En 2015, Emory Cohen est apparu dans le rôle de Billy Wyatt
dans STEALING CARS réalisé par Bradley Kaplan, avec John
Leguizamo, William H. Macy et Felicity Huffman. Il sera également à l’affiche de BY WAY OF HELENA de Kieran Darcy-Smith,
dans lequel il incarnera Isaac face à Woody Harrelson, Liam
Hemsworth et Alicia Braga.
Dans sa filmographie figurent aussi « Smash » la série de NBC
dans laquelle il a interprété Leo, le fils du personnage de Debra
Messing, durant deux saisons, et FOUR réalisé par Joshua Sanchez. Le film a remporté le Prix de la meilleure distribution dans
le cadre de la compétition narrative au Festival du film de Los
Angeles 2013. Emory Cohen a aussi joué dans « Tess and
Nana », le court métrage de Stewart Thorndike, AFTERSCHOOL
réalisé par Antonio Campos, ALL IS BRIGHT de Phil Morrison,
NOR’EASTER mis en scène par Andrew Brotzman, et THE
HUNGRY GHOSTS de Michael Imperiolis.
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Brooklyn
Le père Flood
JIM BROADBENT /
/
Jim Broadbent est l’un des plus célèbres acteurs de composition
de Grande-Bretagne. Il mène sa carrière parallèlement au cinéma, à la télévision et au théâtre et a remporté en 2002 l’Oscar et
le Golden Globe du meilleur second rôle pour son interprétation
de l’écrivain John Bayley, mari d’Iris Murdoch-Judi Dench dans
IRIS de Richard Eyre, pour laquelle il a en outre été cité au BAFTA
Award et au Screen Actors Guild Award.
La même année, il était le truculent Harold Zidler dans MOULIN
ROUGE de Baz Luhrmann, aux côtés de Nicole Kidman et Ewan
McGregor, et a obtenu le BAFTA Award du meilleur acteur dans
un second rôle, et une nomination au Screen Actors Guild Award
de la meilleure interprétation d’ensemble. Il a reçu le Los Angeles
Film Critics Association Award et le National Board of Review
Award à la fois pour MOULIN ROUGE et IRIS.
Il a plus récemment été nommé au BAFTA Award pour son interprétation de Denis Thatcher auprès de Meryl Streep dans le rôle
de Margaret Thatcher, dans le film de Phyllida Lloyd LA DAME
DE FER.
Après avoir obtenu son diplôme de la London Academy of
Music and Dramatic Art, Jim Broadbent débute comme régisseur adjoint à l’Open Air Theater de Regent’s Park. Il fait ses
Brooklyn
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débuts sur scène dans des spectacles en marge du théâtre traditionnel comme « Illuminatus », la saga de douze heures de Ken
Campbell, ou « Le Révizor » mis en scène par Richard Eyre,
avant de s’imposer à la télévision et au cinéma.
Sa collaboration avec Mike Leigh débute au théâtre, dans « Ecstasy » et « Goosepimples », puis se poursuit au cinéma avec LIFE
IS SWEET et en 1999, TOPSY TURVY, pour lequel il remporte
le London Film Critics Circle Award, l’Evening Standard Film
Award, le Prix d’interprétation au Festival de Venise, et a été
nommé au BAFTA Award, au British Independent Film Award et
au Chicago Film Critics Award. Il travaille également avec Mike
Leigh sur son court métrage de 1992, « A Sense of History »,
comme scénariste et acteur. Il retrouve par la suite le réalisateur pour VERA DRAKE, Lion d’or au Festival de Venise, et pour
ANOTHER YEAR.
C’est en 1978 qu’il tient son premier rôle au cinéma, dans LE
CRI DU SORCIER de Jerzy Skolimovski. Il attire l’attention de
réalisateurs comme Stephen Frears, qui le dirige dans LE TUEUR
ÉTAIT PRESQUE PARFAIT, ou Terry Gilliam, qui fait appel à lui
pour BANDITS, BANDITS et BRAZIL. Il tourne son premier film
hollywoodien avec SUPERMAN IV de Sidney J. Furie, avec
Christopher Reeve et Gene Hackman. Il mène depuis sa carrière des deux côtés de l’Atlantique, et a joué dans des films
britanniques comme AVRIL ENCHANTÉ de Mike Newell et THE
CRYING GAME de Neil Jordan, aussi bien que dans des productions américaines comme COUPS DE FEU SUR BROADWAY
de Woody Allen.
Au cours de ces vingt dernières années, Jim Broadbent a joué
dans RICHARD III de Richard Loncraine, MISS SHUMWAY
JETTE UN SORT de Clare Peploe, L’AGENT SECRET de Christopher Hampton, aux côtés de Bob Hoskins, SMILLA de Bille
August, LITTLE VOICE de Mark Herman, nommé au Screen Actors Guild Award de la meilleure interprétation d’ensemble, et
LE PETIT MONDE DES BORROWERS de Peter Hewitt. Il a été
Mère Grand dans CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR de
Jeremiah Chechik, avec Ralph Fiennes, Uma Thurman et Sean
Connery. Il a joué le père de Bridget dans LE JOURNAL DE
BRIDGET JONES de Sharon Maguire et sa suite, BRIDGET JONES,
L’ÂGE DE RAISON de Beeban Kidron, et a aussi été l’interprète
de NICHOLAS NICKLEBY de Douglas McGrath, nommé au
National Board of Review de la meilleure interprétation d’ensemble, GANGS OF NEW YORK de Martin Scorsese, et LE
TOUR DU MONDE EN 80 JOURS de Frank Coraci.
31
Brooklyn
Il joue par la suite dans le téléfilm « And Starring Pancho Villa As Himself » réalisé par Bruce Beresford, VANITY FAIR de
Mira Nair, avec Reese Witherspoon, et BRIGHT YOUNG
THINGS de Stephen Fry. Il prête sa voix à THE KING’S BEARD,
TOOTH, VAILLANT PIGEON DE COMBAT, ROBOTS, LE MANÈGE
ENCHANTÉ et PRIDE.
Il joue ensuite dans ART SCHOOL CONFIDENTIAL de Terry
Zwigoff, et incarne le professeur Kirke dans LE MONDE DE
NARNIA Chapitre 1 : LE LION, LA SORCIÈRE BLANCHE ET
L’ARMOIRE MAGIQUE d’Andrew Adamson. On l’a vu dans
HOT FUZZ d’Edgar Wright, avec Simon Pegg et Nick Frost, AND
WHEN DID YOU LAST SEE YOUR FATHER ? d’Anand Tucker et
INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRÂNE DE CRISTAL de
Steven Spielberg. Il a joué depuis dans CŒUR D’ENCRE de Iain
Softley, avec Brendan Fraser, Paul Bettany et Helen Mirren.
Jim Broadbent est aussi connu pour avoir été le professeur
Horace Slughorn dans le sixième chapitre de la franchise HARRY
POTTER, HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MÊLÉ réalisé
par David Yates. Il a à nouveau incarné le professeur Slughorn
dans HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT – 2e PARTIE
sur lequel il retrouvait David Yates.
On l’a vu dans le rôle du roi Guillaume dans VICTORIA, LES
JEUNES ANNÉES D’UNE REINE de Jean-Marc Vallée, avec
Emily Blunt, Rupert Friend, Paul Bettany et Miranda Richardson,
et dans celui de Sam Longson dans THE DAMNED UNITED de
Tom Hooper. Il a prêté sa voix au Père Noël dans MISSION :
NOËL – LES AVENTURES DE LA FAMILLE NOËL.
On a pu le voir depuis dans CLOUD ATLAS de Tom Tykwer, Andy
et Lana Wachowski, CLOSED CIRCUIT de John Crowley, avec
Eric Bana et Rebecca Hall, UN WEEK-END À PARIS de Roger
Michell, pour lequel il est nommé au British Independent Film
Award du meilleur acteur, et ORDURE ! de Jon S. Baird, avec
James McAvoy et Jamie Bell.
En 2013, il tient un petit rôle dans la comédie THE HARRY
HILL MOVIE de Steve Bendelack, et en 2014, il est à l’affiche
de BIG GAME de Jalmari Helander, avec Samuel L. Jackson,
PADDINGTON de Paul King, d’après les classiques de la littérature enfantine de Michael Bond, et GET SANTA de Christopher
Smith.
Au théâtre, il a beaucoup joué avec le Royal National Theatre et
la Royal Shakespeare Company.
Brooklyn
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M me K e h oe
JULIE WALTERS /
/
L’actrice britannique primée Julie Walters s’est fait connaître en
1983 grâce au rôle-titre de L’ÉDUCATION DE RITA de Lewis
Gilbert, face à Michael Caine. Pour ce film, elle a été nommée à
l’Oscar et a remporté le BAFTA Award et le Golden Globe de la
meilleure actrice. Elle a reçu sa seconde nomination aux Oscars
et a remporté un BAFTA Award pour le rôle de Mme Wilkinson,
le professeur de danse de BILLY ELLIOT mis en scène par Stephen
Daldry en 2000. L’actrice est sans doute plus connue du jeune
public international pour le rôle de Mme Weasley dans 7 des 8
films HARRY POTTER.
Julie Walters était dernièrement au cinéma dans PADDINGTON
de Paul King, dans EFFIE GRAY de Richard Laxton, sur un scénario d’Emma Thompson, avec Dakota Fanning, THE HARRY HILL
MOVIE de Steve Bendelack, et UN INCROYABLE TALENT de
David Frankel. Elle a prêté sa voix aux films d’animation JUSTIN
AND THE KNIGHTS OF VALOUR et REBELLE. Côté petit écran,
elle a tourné la deuxième saison de « Indian Summers ».
Julie Walters est apparue dans de nombreux films britanniques
acclamés par le public et la critique. On a notamment pu la
voir dans TITANIC TOWN réalisé par Roger Michell en 1998,
CALENDAR GIRLS de Nigel Cole en 2003, WAH-WAH de
Richard E. Grant en 2005, LEÇON DE CONDUITE de Jeremy
Brock en 2006, JANE de Julian Jarrold en 2007, et MAMMA
MIA ! mis en scène par Phyllida Lloyd en 2008.
Elle a également été saluée pour son travail à la télévision et s’est
récemment placée à la quatrième place du sondage ITV recensant les 50 plus grandes stars britanniques.
L’actrice, qui a étudié à la Manchester Polytechnic School of
Theatre, est également souvent apparue au théâtre, que ce soit
dans des pièces classiques, dans des spectacles de stand-up ou
au cabaret.
En 2013, Julie Walters a reçu le Richard Harris Award pour
l’ensemble de sa carrière lors des Moët British Independent Film
Awards en reconnaissance de sa contribution au cinéma britannique. L’année suivante, elle a remporté le prestigieux BAFTA
Fellowship Award.
33
Brooklyn
DERRIÈRE
la caméra
Réalisateur
JOHN CROWLEY /
/
Metteur en scène de théâtre primé, John Crowley a été salué par
la critique et a remporté ses premiers prix cinématographiques
en 2003 avec son premier film, INTERMISSION, interprété par
Colin Farrell. Il a ensuite réalisé BOY A en 2007, avec Andrew
Garfield et Peter Mullan, et IS ANYBODY THERE? en 2009, interprété par Michael Caine.
Plus récemment, il a réalisé cinq épisodes et le final de la 2e
saison de « True Detective », avec Vince Vaughn et Colin Farrell.
Il a récemment dirigé Cate Blanchett et Richard Roxburgh dans
« The Present », adaptée de « Platonov » d’Anton Tchekhov pour
la Sydney Theatre Company.
Brooklyn
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FINOLA DWYER & AMANDA POSEY /
P r o d u ctri ce s
/
Les productrices oscarisées Finola Dwyer et Amanda Posey ont
produit UNE ÉDUCATION de Lone Scherfig, qui a lancé la carrière de l’actrice Carey Mulligan, d’après un scénario écrit par
Nick Hornby. Le film a été nommé à trois Oscars (dont celui du
meilleur film), 9 BAFTA Awards (dont ceux du meilleur film et
du meilleur film britannique, et il a obtenu celui de la meilleure
actrice), 6 BIFA (il a remporté celui de la meilleure actrice) et a
remporté le Prix du meilleur film étranger aux Independent Spirit
Awards.
Parmi leurs films les plus récents figure le long métrage documentaire de David Evans, « What Our Fathers Did: A Nazi Legacy »,
dont la première a eu lieu en avril 2015 au Festival du film de
Tribeca.
Finola Dwyer et Amanda Posey ont récemment été productrices
sur THEIR FINEST HOUR AND A HALF, une coproduction avec
Number 9 Films tournée à la fin de l’été 2015. Adapté du roman
de Lissa Evans par Gaby Chiappe et réalisé par Lone Scherfig, le
film est interprété par Gemma Arterton, Bill Nighy et Sam Claflin.
Cette comédie romantique qui se déroule dans les années 1940
allie humour caustique et réalisme.
Elles ont également produit A LONG WAY DOWN, adapté du
best-seller de Nick Hornby Vous descendez ? par Jack Thorne
et mis en scène par Pascal Chaumeil (L’ARNACŒUR). Le film,
interprété par Pierce Brosnan, Toni Collette, Aaron Paul, Imogen
Poots, Rosamund Pike et Sam Neill, a été présenté au Festival de
Berlin 2014.
Finola Dwyer a produit la première réalisation de Dustin HofFman,
QUARTET, sous la bannière Finola Dwyer Productions. Le film,
écrit par le scénariste oscarisé Ronald Harwood, met en scène
Maggie Smith, Tom Courtenay, Billy Connolly, Pauline Collins,
Michael Gambon et Sheridan Smith.
La productrice avait précédemment produit BACKBEAT, le premier film de Iain Softley, primé aux BAFTA Awards ; le film de
Stephan Elliott BIENVENUE À WOOP WOOP ; THE LOST SON
réalisé par Chris Menges ; ME WITHOUT YOU, le film primé
et nommé aux BAFTA Awards de Sandra Goldbacher, avec
Michelle Williams et Anna Friel ; « Cellule Hambourg », le téléfilm nommé aux Emmy Awards d’Antonia Bird ; STONED, le premier film de Stephen Woolley ; et « Tsunami - Les jours d’après »,
le téléfilm nommé aux Golden Globes et aux Emmy Awards et
35
Brooklyn
primé aux BAFTA Awards écrit par Abi Morgan et réalisé par
Bharat Nalluri, avec Chiwetel Ejiofor, Tim Roth, Sophie Okonedo
et Toni Collette pour HBO et la BBC.
Finola Dwyer a travaillé aux quatre coins du monde, notamment
en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Thaïlande, en Jamaïque,
aux États-Unis, au Canada, en Irlande, en France, en Allemagne,
en Espagne et en Hongrie.
Elle a entamé sa carrière de productrice de théâtre avec
« Elling », interprétée par John Simm. Jouée à guichets fermés
dans le West End, la pièce a remporté le Prix de la meilleure nouvelle comédie et a été citée aux Olivier Awards, notamment dans
les catégories meilleure nouvelle comédie et meilleur acteur. La
production américaine de la pièce à Broadway a été interprétée
par Brendan Fraser et Denis O’Hare. Finola Dwyer est également l’ex-présidente du BAFTA Film Committee et fait partie du
conseil d’administration.
Amanda Posey a quant à elle produit CARTON JAUNE de David
Evans, interprété par Colin Firth, d’après le best-seller de Nick
Hornby qu’il a lui-même adapté pour le grand écran, ainsi que
le remake américain du film, TERRAIN D’ENTENTE des frères
Farrelly, pour Fox 2000, adapté par Lowell Ganz et Babaloo
Mandel, et interprété par Drew Barrymore et Jimmy Fallon ; et
FIVE SECONDS TO SPARE réalisé par Tom Connolly, avec Ray
Winstone et Andy Serkis. Elle a également collaboré avec le producteur Stephen Woolley sur THE CRYING GAME et le film oscarisé ENTRETIEN AVEC UN VAMPIRE (avec Tom Cruise et Brad
Pitt), tous les deux réalisés par Neil Jordan, avant de prendre la
tête du développement au sein de Scala Productions, la société
de Stephen Woolley et Nik Powell.
Finola Dwyer et Amanda Posey ont aussi été à l’origine du projet
The Story Works 2010/2011, une initiative innovante à destination de dix scénaristes britanniques, en association avec la
consultante et scénariste Kate Leys et le Festival international
du film d’Édimbourg, soutenue par Skillset. Parmi les intervenants et les mentors du programme figuraient Jane Campion,
Ronald Harwood, Paul Greengrass, David Mamet, Christopher
Hampton, John Madden, Will Davies, John Mathieson et Pietro
Scalia.
Brooklyn
36
S cé nari ste
NICK HORNBY /
/
Nick Hornby est un scénariste nommé aux Oscars et l’auteur
primé de plusieurs best-sellers internationaux qui ont inspiré de
nombreux cinéastes. Avant BROOKLYN, il a adapté le récit autobiographique de Cheryl Strayed, WILD, qui a été réalisé par
Jean-Marc Vallée avec Reese Witherspoon et Laura Dern dans
les rôles principaux. Il était également producteur exécutif du
film.
Il a écrit Carton jaune, d’abord adapté au Royaume-Uni avec
Colin Firth sous la direction de David Evans (et sorti en France
sous ce même titre), puis aux États-Unis par les frères Farrelly,
avec Drew Barrymore et Jimmy Fallon (le film est sorti en France
sous le titre TERRAIN D’ENTENTE). Il est aussi l’auteur de Haute
Fidélité, adapté au cinéma sous le titre HIGH FIDELITY par
Stephen Frears, avec John Cusack et Jack Black ; À propos d’un
gamin, porté à l’écran sous le titre POUR UN GARÇON par
les frères Weitz et interprété par Hugh Grant, Rachel Weisz
et Toni Collette ; et Vous descendez ? porté à l’écran par
Pascal Chaumeil sous le titre A LONG WAY DOWN, avec Pierce
Brosnan et Toni Collette.
Dans sa bibliographie figurent également Slam, un roman
pour jeunes adultes actuellement adapté pour le cinéma italien
par l’équipe de IL DIVO ; La Bonté, mode d’emploi ; et Juliet,
Naked. Funny Girl, le dernier roman de Nick Hornby, est sorti au
Royaume-Uni en novembre 2014, et a été publié aux États-Unis
en février 2015. L’édition française est parue à l’été 2015.
Nick Hornby a écrit le scénario de TERRAIN D’ENTENTE d’après
Carton jaune, son roman autobiographique, et a été cité à
l’Oscar et au BAFTA Award pour son scénario adapté du roman autobiographique de Lynn Barber UNE ÉDUCATION, avec
Carey Mulligan, Peter Sarsgaard, Dominic Cooper, Rosamund
Pike, Olivia Williams et Emma Thompson. Les deux scénarios ont
été publiés au Royaume-Uni et aux États-Unis, puis à l’international, au moment de la sortie respective des films.
Outre Carton jaune, lauréat du William Hill Sports Book of the
Year Award, Nick Hornby a écrit plusieurs livres de non-fiction
dont 31 Songs, sélectionné pour le National Book Critics Circle
Award américain, et The Complete Polysyllabic Spree, une compilation de ses chroniques littéraires pour le magazine américain
The Believer.
En 2000, Nick Hornby a piloté Conversations avec l’ange,
un recueil de nouvelles caritatif auquel ont contribué Dave
Eggers, Zadie Smith et Colin Firth, publié au Royaume-Uni et
outre-Atlantique. Sa propre nouvelle, intitulée « NippleJesus »,
37
Brooklyn
a été adaptée pour le théâtre et jouée dans plusieurs pays à
travers le monde. En 2005, il a écrit le recueil de nouvelles
Otherwise Pandemonium. Il s’est en outre vu décerner l’EM Forster Award par l’American Academy of Arts & Letters.
En novembre 2010, Nick Hornby a cofondé The Ministry of
Stories, une organisation caritative destinée à cultiver les talents
d’écrivains des plus jeunes située dans l’est de Londres. The Ministry of Stories est désormais présente dans d’autres villes anglaises.
Auteur du roman
COLM TÓIBÍN /
/
Colm Tóibín est né en Irlande en 1955. Il est l’auteur de Désormais notre exil (lauréat de l’Irish Times/Aer Lingus First Fiction
Award et sélectionné pour le Whitbread First Novel Award) ;
La Bruyère incendiée (lauréat de l’Encore Prize) ; Histoire de la
nuit (lauréat du prix Ferro-Grumley et sélectionné pour le Prix
Femina étranger) ; Le Bateau phare de Blackwater (sélectionné
pour le prix Booker et adapté au cinéma avec Angela Lansbury
et Dianne Wiest) ; Le Maître (lauréat du LA Times Novel of the
Year, du Dublin IMPAC Prize et du Prix du Meilleur livre étranger, et sélectionné pour le prix Booker) ; Le Testament de Marie
(sélectionné pour le prix Booker) ; et Nora Webster (lauréat de
l’Hawthornden Prize et sélectionné pour le Costa Novel of the
Year).
Sa pièce intitulée « The Testament of Mary » a été nommée au
Tony Award 2013 de la meilleure pièce. L’Épaisseur des âmes,
son premier recueil de nouvelles, a remporté l’Edge Hill Prize,
tandis que le second, The Empty Family a été sélectionné pour le
Frank O’Connor Award.
Colm Tóibín a été Stein Visiting Writer à l’université Stanford à
deux reprises et a enseigné à l’université du Texas à Austin, à
l’université de Manchester et à Princeton. Il occupe actuellement
la chaire Irene and Sidney B. Silverman à Columbia. Il a en outre
siégé au Conseil des arts d’Irlande de 2006 à 2013. Il préside
actuellement le PEN World Voices Festival de New York et est
membre du conseil du Druid Theatre.
Colm Tóibín contribue également à la London Review of Books et
est membre de la Royal Society of Literature et membre honoraire
étranger de l’American Academy of Arts and Letters. Il s’est vu
remettre des doctorats honorifiques de l’université d’Ulster, de
l’University College Dublin et de l’université d’East Anglia. Ses
romans ont été traduits dans plus de 30 langues.
Brooklyn
38
YVES BÉLANGER /
D i r ec te u r d e l a p h otog rap h i e /
Yves Bélanger est né à Saint-Jean-d’Iberville et a grandi à Québec. Il s’est installé à Montréal afin d’étudier la production cinématographique à l’université Concordia où il a participé à
la naissance de la nouvelle vague du cinéma canadien et est
devenu bilingue.
À partir de 1989, il a travaillé en tant que directeur de la photographie sur des clips de rock et de country et s’est fait connaître
dans le domaine des clips musicaux avant de se tourner vers la
publicité. En 1995, il a commencé à prendre part à des longs
métrages et séries télévisées et a collaboré avec des réalisateurs
tels qu’Alain Desrochers, Louis Bolduc et Jean-Claude Lord. Parmi
les téléfilms auxquels il a pris part figure « Quoi de neuf docteur ? », qui réunissait le casting de la série originale éponyme
sous la direction d’Alan Metter.
En tant que directeur de la photographie, il a notamment travaillé sur GERRY, WUSHU WARRIOR, CABOTINS et LA BOUTEILLE
d’Alain Desrochers, et CHEECH réalisé par Patrice Sauvé, pour
lequel il a été cité au Canadian Society of Cinematographers
(CSC) Award et au Prix Jutra. Il a également éclairé les courts
métrages « Killing Time » de Tara Johns, qui lui a valu une nomination aux CSC Awards, et « Wildflowers » réalisé par Geoffrey
Uloth, pour lequel il a remporté le CSC Award.
Yves Bélanger a aussi été directeur de la photographie sur
LAURENCE ANYWAYS mis en scène par Xavier Dolan, avec
Melvil Poupaud et Suzanne Clément, saluée au Festival de
Cannes 2012 pour sa prestation. Le film lui a de nouveau valu
d’être nommé au Prix Jutra.
Plus récemment, il a collaboré avec Jean-Marc Vallée sur
deux films : DALLAS BUYERS CLUB interprété par Matthew
McConaughey et Jared Leto, lauréat du prix de la meilleure
photographie au Festival international du film de Rome et récompensé par trois Oscars ; et WILD, avec Reese Witherspoon et
Laura Dern.
Yves Bélanger vient d’achever le tournage de son troisième
film avec Jean-Marc Vallée, DEMOLITION, interprété par Jake
Gyllenhaal, Naomi Watts et Chris Cooper ; et SHUT IN, un thriller mis en scène par Farren Blackburn, avec Naomi Watts.
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Brooklyn
C h e f d éc o r a t eu r
FRANÇOIS SÉGUIN /
/
Canadien francophone installé à Montréal, François Séguin a
conçu les décors de longs métrages, de séries télévisées et de
spectacles dans le monde entier. Sur sept nominations au prix
Génie de la meilleure direction artistique, décerné par la Canadian Academy of Film and Television, il en a remporté cinq. Il
a collaboré avec le réalisateur François Girard sur des films tels
que LE VIOLON ROUGE et SOIE, ainsi que sur le spectacle du
Cirque du Soleil intitulé « Zed », au Japon. François Séguin a également imaginé les décors du spectacle du
Cirque du Soleil à Las Vegas intitulé « Michael Jackson: One », et
s’est rendu en Chine pour créer les décors de « The Han Show »
pour Dragone. Dans sa filmographie figurent entre autres SLEVIN
et PUSH du réalisateur Paul McGuigan ; LE MYSTIFICATEUR de
Billy Ray ; KARATÉ KID et THE MORTAL INSTRUMENTS : LA
CITÉ DES TÉNÈBRES réalisés par Harald Zwart ; et JÉSUS DE
MONTRÉAL et LES INVASIONS BARBARES de Denys Arcand.
François Séguin a en outre pris part à « The Borgias », la série
créée par Neil Jordan, ce qui lui a valu une nomination à l’Emmy
Award de la meilleure direction artistique.
Chef monteur
JAKE ROBERTS /
/
Jake Roberts est un collaborateur de longue date du réalisateur
David Mackenzie et de la société Sigma Films. Il a monté THE
LAST GREAT WILDERNESS, PERFECT SENSE, ROCK’N’LOVE et
LES POINGS CONTRE LES MURS, nommé au BIFA 2013 du
meilleur film indépendant britannique.
Jake Roberts a récemment collaboré avec Lone Scherfig sur THE
RIOT CLUB interprété par Douglas Booth, Max Irons et Sam
Claflin.
Il a également monté plusieurs courts métrages primés, dont « I
Love Luci » lauréat du Scottish BAFTA Award 2011 du meilleur
court métrage, ainsi que la très populaire série « Misfits » et
« Skins » pour le réalisateur Charles Martin. Il a par ailleurs comonté CITADEL réalisé par Ciarán Foy, JUMP, DONKEYS mis en
scène par Morag McKinnon et nommé au Scottish BAFTA Award
du meilleur film, et PRESSURE de Ron Scalpello.
Brooklyn
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Comp osi te u r
MICHAEL BROOK /
/
Nommé aux Golden Globes et aux Grammy Awards, Michael
Brook est un compositeur, producteur et musicien reconnu pour
son style unique alliant musique du monde, americana, électro et
musique symphonique.
Ses compositions mêlent souvent des instruments, des sons et des
ambiances insolites qui confèrent à ses œuvres une puissance et
une émotion uniques.
Il a débuté sa carrière en tant que chanteur, guitariste et producteur, et a collaboré avec des artistes tels que Brian Eno,
David Sylvian, Nusrat Fateh Ali Khan et The Pogues sur des labels
comme 4AD et Real World Records, le label de Peter Gabriel.
Lorsque ses compositions ont commencé à être utilisées au
cinéma dans des films tels que HEAT de Michael Mann et
L’ENFER DU DIMANCHE réalisé par Oliver Stone, il a développé
un intérêt pour la composition de musique de film et a quitté le
Royaume-Uni pour Los Angeles en 1999.
Parmi les plus de 40 films auxquels il a pris part figurent LE
MONDE DE CHARLIE mis en scène par Stephen Chbosky,
FIGHTER de David O. Russell, INTO THE WILD réalisé par
Sean Penn, CESAR CHAVEZ de Diego Luna, « Une vérité qui
dérange » réalisé par Davis Guggenheim, et « Undefeated », le
documentaire oscarisé de Daniel Lindsay et T.J. Martin.
Ch e f costu mi è re
ODILE DICKS-MIREAUX /
/
Odile Dicks-Mireaux a suivi des études de théâtre à la Central
School of Art and Design, et a fait ses débuts professionnels
dans le théâtre d’avant-garde avec des compagnies comme Pip
Simmons et Belt and Braces.
En 1979, elle entre à la BBC comme assistante. En 1982, elle
devient costumière en titre, et crée les costumes de la série primée « Blackadder, la Vipère noire », avec Rowan Atkinson. Elle
travaillera également sur « Silent Twins » de Jon Amiel, « Sweet
as You Are » d’Angela Pope, et « Clothes in the Wardrobe »
de Waris Hussein, avec Jeanne Moreau, Joan Plowright et Julie
Walters, qui lui a valu le Royal Television Society Award des
meilleurs costumes.
En 1996, elle devient freelance et travaille aussi bien pour le
petit que le grand écran.
Elle a travaillé à la télévision sur « The Woman in White », pour
lequel elle a été nommée au BAFTA Award des meilleurs costumes, « Great Expectations » qui lui a valu un BAFTA Award
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Brooklyn
des meilleurs costumes, « Gormenghast » pour lequel elle a été
nommée au BAFTA Award et au RTS Award, « The Lost Prince »
de Stephen Poliakoff, pour lequel elle a reçu un Emmy et le RTS
Award, « Le Deal » de Stephen Frears et plus récemment « The
Hollow Crown, Richard II » mis en scène par Rupert Goold, avec
Ben Whishaw et Rory Kinnear, pour lequel elle a à nouveau été
nommée au BAFTA Award des meilleurs costumes.
Côté cinéma, elle a travaillé sur BUFFALO SOLDIERS de Gregor
Jordan, avec Joaquin Phoenix, Ed Harris et Anna Paquin, DIRTY
PRETTY THINGS, LOIN DE CHEZ EUX de Stephen Frears, avec
Audrey Tautou et Chiwetel Ejiofor, THE CONSTANT GARDENER
de Fernando Meirelles, avec Ralph Fiennes et Rachel Weisz,
BRAQUAGE À L’ANGLAISE de Roger Donaldson, avec Jason
Statham et Saffron Burrows, 10 000 de Roland Emmerich.
Elle a depuis signé les costumes de UNE ÉDUCATION de Lone
Scherfig, dans lequel elle a habillé Peter Sarsgaard, Carey
Mulligan et Alfred Molina. Elle a été nommée pour son travail au
BAFTA Award des meilleurs costumes.
Plus récemment, elle a créé les costumes de LONDON
BOULEVARD de William Monahan, avec Colin Farrell, Keira
Knightley, David Thewlis, Anna Friel et Ben Chaplin, UN JOUR
sur lequel elle a retrouvé Lone Scherfig, avec Anne Hathaway et
Jim Sturgess, BEL AMI de Declan Donnellan et Nick Ormerod,
d’après le roman de Guy de Maupassant, avec Robert Pattinson, Uma Thurman et Kristin Scott Thomas, QUARTET réalisé par
Dustin Hoffman, avec Maggie Smith, Tom Courtenay et Michael
Gambon, et A LONG WAY DOWN de Pascal Chaumeil, avec
Aaron Paul, Toni Collette et Pierce Brosnan, d’après le livre de
Nick Hornby Vous descendez ?.
Elle a dernièrement créé les costumes de HIGH RISE de Ben
Wheatley, avec Tom Hiddlestone, Jeremy Irons et Elizabeth Moss.
S u p e rvi se u se mu si cal e
KLE SAVIDGE/
/
Kle Savidge est l’une des superviseuses musicales les plus en vue
du Royaume-Uni.
À 13 ans, elle a découvert « Space Oddity » de David Bowie sur
la chaîne stéréo de son frère et a pris conscience de l’extraordinaire pouvoir de la musique.
Kle Savidge a quitté sa ville natale de Toronto pour s’installer
au Royaume-Uni, dont la musique avait bercé son adolescence,
en 1990. Elle a alors très vite été engagée au sein de Creation
Records, où un certain Alan McGee l’a prise sous son aile. Pendant les dix années suivantes, elle a été sa plus proche collaboratrice. Elle a vécu un des grands moments de l’histoire récente de
la pop anglaise lorsqu’un jeune Noel Gallagher plein d’espoir
est venu chez Creation Records remettre une démo qui a changé le cours de l’histoire. Grâce à ses collaborations avec des
groupes tels qu’Oasis, Primal Scream, Teenage Fanclub, Ride,
My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain, elle a acquis de
l’expérience dans tous les domaines de l’industrie musicale, du
studio à la postproduction.
En 2000, lorsque Creation Records a implosé, Kle Savidge s’est
tournée vers la supervision musicale, désireuse de poursuivre
sa carrière dans un domaine où elle puisse exploiter ses compétences. Depuis, elle s’est imposée comme l’une des superviseuses musicales les plus sollicitées et les plus respectées de l’industrie, dénichant des morceaux et des artistes au talent unique.
Elle collabore aussi bien avec de jeunes réalisateurs (David
Schwimmer, Dustin Hoffman) qu’avec des cinéastes accomplis
(Susanna White, John Crowley, Pascal Chaumeil).
Brooklyn
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43
Brooklyn
LA FICHE
arti sti q u e
Par ordre d’apparition à l’écran
EilisSAOIRSE RONAN
Le prêtrePÈRE MATT GLYNN
Mlle Kelly
BRID BRENNAN
MaryMAEVE MCGRATH
Mme Brady
EMMA LOWE
La pauvre femme
BARBARA DRENNAN
La femme timide
GILLIAN MCCARTHY
RoseFIONA GLASCOTT
Mary Lacey
JANE BRENNAN
NancyEILEEN O’HIGGINS
George Sheridan
PETER CAMPION
GeorginaEVA BIRTHISTLE
ServeurJAMES CORSCADDEN
Mme Kehoe
JULIE WALTERS
Patty
EMILY BETT RICKARDS
DianaEVE MACKLIN
SheilaNORA-JANE NOONE
Mlle McAdam
MARY O’DRISCOLL
DorothySAMANTHA MUNRO
Cliente Bartocci #1
JANE WHEELER
Mlle Fortini
JESSICA PARÉ
Serveur diner
ADRIEN BENN
Père Flood
JIM BROADBENT
Mr Rosenblum
AL GOULEM
Jeune homme
MAX WALKER
Frankie Doran
IARLA Ó’LIONÁIRD
DoloresJENN MURRAY
Jeune homme qui danse
ELLIS ROCKBURN
TonyEMORY COHEN
Cliente Bartocci #2
ERIKA ROSENBAUM
Mme Fiorello
ELLEN DAVID
Laurenzio
CHRISTIAN DE LA CORTINA
Mr Fiorello
PAULINO NUNES
Frankie Fiorello
JAMES DIGIACOMO
MaurizioMICHAEL ZEGEN
Fonctionnaire mairie
PAUL STEWART
Jim Farrell
DOMHNALL GLEESON
MariaNIAMH MCCANN
Mr Brown
DENIS CONWAY
Mme Farrell
KAREN ARDIFF
Mr Farrell
GARY LYDON
Mme Byrne
ÁINE NÍ MHUIRÍ
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LA FICHE
technique
RéalisateurJOHN CROWLEY
Productrices
FINOLA DWYER & AMANDA POSEY
ScénaristeNICK HORNBY
D’après le roman de
COLM TÓIBÍN
CoproducteursPIERRE EVEN
MARIE-CLAUDE POULIN
Producteurs exécutifs
CHRISTINE LANGAN
BETH PATTINSON
THORSTEN SCHUMACHER
ZYGI KAMASA
HUSSAIN AMARSHI
ALAN MOLONEY
Directeur de la photographie
YVES BÉLANGER C.S.C.
Chef décorateur
FRANÇOIS SÉGUIN
Chef monteur
JAKE ROBERTS
Compositeur MICHAEL BROOK
Chef costumière
ODILE DICKS-MIREAUX
Superviseuse musicale
KLE SAVIDGE
Ingénieur du son/Superviseur
montage son
GLENN FREEMANTLE
Productrice déléguée
CAROLINE LEVY
Distribution des rôles
FIONA WEIR
1er assistant réalisateur
CHARLIE WATSON
Superviseuse de postproduction
POLLY DUVAL
Équipe Irlande
Producteur délégué
PATRICK O’DONOGHUE
1er assistant opérateur
NICOLAS MARION
SteadicamDANIEL BISHOP
Supervision du script
ROWENA LADBURY
Chef électricien
JAMES MCGUIRE
Chef machiniste
PAUL TSAN
Chef opérateur du son
BARRY O’SULLIVAN
Coordinatrice de production
JANE MCCABE
Coordinatrice de production UK
ABBY MILLS
Régisseur d’extérieurs
GORDON WYCHERLEY
Directrice artistique
IRENE O’BRIEN
EnsemblièreJENNIFER OMAN
Chef accessoiriste
NUALA MCKERNAN
Responsable construction
NICKY MACMANUS
Coordinateur effets spéciaux
BRENDAN BYRNE
Rushes et prestations montage
WINDMILL LANE
Équipe Canada
Productrice déléguée
Directrice de production
1er assistant opérateur
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NICOLE HILARÉGUY
DIANE ARCAND
NICOLAS MARION
Opérateur Steadicam
FRANÇOIS ARCHAMBAULT
Supervision du script
ROWENA LADBURY
Chef électricien
EAMES GAGNON
Chef machiniste
ALAIN DESMARCHAIS
Chef opérateur du son
CLAUDE LA HAYE
Coordinatrice de production
MANON PAYANT
Coordinatrice de production UK
ABBY MILLS
Régisseur d’extérieurs
PATRICK LEGAULT
RégieGUILLAUME BLANC
ChorégrapheANDRÉ THEORET
Directeur artistique
ROBERT PARLE
EnsemblièreLOUISE TREMBLAY
Chef électricien
PIERRE DAUDELIN
Chef machiniste
CLAUDE GERVAIS
MaquilleuseMARLENE ROULEAU
CoiffeuseMICHELLE COTE
Chef accessoiriste
DENIS HAMEL
Coordinateur véhicules
REAL HAMEL
Équipe New York
Directrice de production
LINDSAY FELDMAN
Coordinateur de production
SCOTT BREDENGERD
Prestations de production
ATLANTIC PICTURES,
CHRISTOPHER MARSH,
DARREN GOLDBERG
1e assistante monteuse
LEA MOREMENT
Coordinatrice postproduction
CHRISTINA LEGKOVA
Ingénierie son et postproduction SOUND 24
Réenregistré chez
PINEWOOD STUDIOS
Ingénieurs du son mixage
IAN TAPP, CAS, ADAM SCRIVENER
Effets visuels par
WINDMILL LANE VFX
Superviseur effets visuels
ANDY CLARKE
Effets visuels additionnels par
MUNKY
Superviseur effets
GARY BROWN
Coordinatrice postproduction Molinare CHARLOTTE AIRTH
Consultant film
LEN BROWN
Recherches
RAPHAEL VON BLUMENTHAL
En association avec TSG ENTERTAINMENT
Musique enregistrée aux
ABBEY ROAD STUDIOS, LONDON
IngénieurSIMON RHODES
Chef d’orchestre
NICK INGMAN
Orchestrations
DAVID GLEN RUSSELL
Mixage musique
RICHARD EVANS
Musique additionnelle enregistrée aux TEMPLE LANE STUDIOS, DUBLIN
Produite par
JOHN CARTY
IngénieurMICHAEL HEFFERNAN
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Brooklyn
La musique
“Teddy O’Neill”
Traditionnel-Arrangements de John Carty
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Paul Gurney et Jim Higgins
“Golden Jubilee”
Traditionnel- Arrangements de John Carty
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Paul Gurney et Jim Higgins
“BoOlavogue”
Paroles et musique de Patrick Joseph McCall
Arrangements de John Carty
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Paul Gurney et Jim Higgins
“Be Cool AKA Keep Cool”
Paroles et musique de A Jacquest
Sous licence Rockin’ Music
Interprétée par Johnny Moore’s Three Blazers
Avec l’accord de Ace Records Ltd.
“Castle Finn”
Traditionnel-Interprétée par Coimhín Ó
Raghallaigh et Fiachna Ó Mongáin
“Casadh an TSúgáin”
Traditionnel-Interprétée par Iarla Ó Lionáird
“Macushla”
Paroles et musique de Dermot MacMurrough
Interprétée par John McCormack Sous licence
et avec l’accord de Naxos Rights Us Inc.
“Silver Threads”
Paroles et musique de Hart Pease Danks
Interprétée par John McCormack
Sous licence et avec l’accord de Naxos
Rights Us Inc.
“THE Stack of Barley”
Traditionnel - Arrangements de John Carty
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Paul Gurney et Jim Higgins
“Yellow Rose of Texas”
Traditionnel
Arrangements de John Carty
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Seamus O’Donnell et
Jim Higgins
“Dynaflow”
Paroles et musique de Jack Cooley
Avec l’accord de Embassy Music Corp./
Music Sales Creative. Interprétée par John
Carty, James Blennerhassett, Seamus
O’Donnell et Jim Higgins
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“A Garden in the Rain”
Paroles et musique de Carroll Gibbons et
James Dyrenforth. Avec l’accord de Chester
Music Ltd. / Campbell Connelly & Co.
Interprétée par John Carty, James
Blennerhassett, Seamus O’Donnell et Jim
Higgins
“Five, Ten, Fifteen Hours”
Paroles et musique de Rudolph Toombs
Avec l’aimable autorisation de Carlin Music Corp. Interprétée par Ruth Brown. Sous
licence et avec l’accord de Warner Music
UK Ltd.
“What’s It To You, Jack?”
Paroles et musique de A Jacquest et J Carter
Avec l’aimable autorisation de Carlin Music
Corp. et Lark Music Ltd.
Interprétée par Linda Hayes
Avec l’accord de Ace Records Ltd.
“Zing A Little Zong”
Paroles et musique de Harry Warren et Leo
Robin - Éditions Music Sales Corporation et
Four Jays Music Co., administrée par peermusic (UK) Ltd. / Campbell Connelly & Co.
Ltd. Interprétée par Bing Crosby et Rosemary
Clooney Avec l’accord de Jasmine Records
“Jesu Joy of Man’s Desiring”
Composé par JS Bach - Interprété par David
Kelly Avec l’accord de De Wolfe Music
“Canon EN RÉ”
Composé par J Pachelbel - Interprété par
David Kelly Avec l’accord de De Wolfe Music
“My Wild Irish Rose
Paroles et musique de Chancellor Olcott
Arrangements de John Carty. Interprétée par
John Carty, James Blennerhassett, Paul
Gurney, Seamus O’Donnell et Jim Higgins
Une coproduction Royaume Uni/Canada/
Irlande
Filmé en Irlande, à Montréal et à New York
À la mémoire de CLARE DWYER
© 2015 Twentieth Century Fox
Film Corporation
et TSG Entertainment Finance LLC
Textes : Coming Soon Communication
Maquette : isabelle Dumergue
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