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appel - Front de Gauche du Calvados

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Un Etat policier pour imposer la régression sociale
Le gouvernement a fait adopter la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence. Or, ni les
milliers de perquisitions policières ni les centaines d’assignations à résidence de ces derniers mois
n’ont été efficaces contre le terrorisme. Le ministère de l’intérieur ne parvient pas à cacher que le
bilan est très maigre. L’état d’urgence ne nous protège pas.
Etat d’urgence = arbitraire
Au travers des mesures de restriction des libertés permises par l’état d’urgence, le gouvernement
s’est attaqué à des militantEs des mouvements sociaux contestant sa politique, ou à des
personnes sans lien avec quelque réseau terroriste que ce soit, visées en raison de leur couleur
de peau ou de leur religion. Des assignations à résidence ont été annulées par les juridictions
administratives. Certaines victimes de l’arbitraire du ministère de l’intérieur ont porté plainte contre
l’Etat.
Prolonger l’état d’urgence, c’est maintenir des droits exorbitants pour les préfets et la police, c’est
mettre hors-jeu toute justice indépendante du pouvoir, c’est laisser l’arbitraire s’imposer face à nos
droits.
Déchéance de nationalité = stigmatisation des « pas
vraiment français »
De plus, le gouvernement s’entête à vouloir modifier la constitution, notamment pour la déchéance
de nationalité des auteurs de crimes ou délits « constituant une atteinte grave à la vie de la
Nation ». Les binationaux sont les plus visés, des personnes stigmatisées comme « pas
vraiment françaises ». Le gouvernement prépare aussi une nouvelle loi sécuritaire pour renforcer
les pouvoirs de la police, en faisant passer dans le droit commun des procédures qui feraient que
l’état d’exception deviendrait permanent. Avec cette loi, c’est l’état policier qui s’installe.
Répression anti syndicale = étouffer toute contestation sociale
Le gouvernement est responsable des procès intentés à des syndicalistes, comme ceux de
Goodyear à Amiens. Dans le secteur public, il couvre les directeurs d’établissements qui menacent
les organisations syndicales qui sont dans leur rôle quand elles défendent les salariéEs, comme à
l’EPSM de Caen.
Ce gouvernement casse les acquis sociaux, asphyxie les services publics, inonde le patronat
d’aides de toutes sortes. Il s’apprête à s’attaquer au régime d’indemnisation du chômage et au
Code du travail pour satisfaire le Medef et revenir un siècle en arrière. Voilà pourquoi il manie le
bâton à l’égard des syndicats qui s’opposent à lui.
Ce gouvernement tout dévoué au Medef puise ses idées dans les cartons de la droite et de
l’extrême droite. C’est une honte !
Réagissons, défendons nos droits
Il faut se mobiliser pour défendre les libertés démocratiques, le droit de réunion, le droit de
manifestation, le droit d’expression, le droit de s’organiser, de contester la politique de casse
sociale.
Il faut se mobiliser contre ce gouvernement qui, sous couvert de la lutte contre le terrorisme, veut
étouffer la contestation sociale.
Exigeons la levée de l’état d’urgence, l’abandon de la réforme constitutionnelle et de la loi
sécuritaire en préparation.
Soyons solidaires des syndicalistes poursuiviEs ou menacéEs dans le cadre de leur activité.
Rassemblement samedi 12 mars à 14h30
place de la République à Caen
UNEF, Solidaires Etudiants, Union syndicale Solidaires, Ensemble, NPA, PG, PCF, MRC,
Alternatiba, Comité Amérique latine
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