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Antoine TURMO Adresse: VI* Union Régionale C N. T

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Directeur :
Antoine TURMO
Adresse : VI* Union
Régionale C N. T
Bonrse du Travail
Place Saint-Scrnin
TOULOUSE (H.-G.)
*
ABONNEMENT
A n n u e l............... 20,00 F
Semestriel . . .. 10,40 F
Palements: Celma Michel,
4, rue Belfort, Toulouse,
C.C.P. N» 952-38
N° 151
CINQUANTÈ QUATRE MILITANTS
d e la C . N . T .
devant ib M íe n iranwtts
E monde s'est étonné quand il a appris, par la Presse, que dans
- quelques jours et B IX -H tJIT ANS après les faits qui leur sont
imputés, cinquante-quatre hommcs, accusés de « reorganisalion clandestine de la C.N.T. », comparaitraient devant la « justice »
franquiste.
Le régime a attendu 18 ans pour juger ce groupe d’anciens afïiliés à la C.N.T. qui tentère.nt, il y a dix-huit ans, de la réorganíser
dans la clandestinité, puisque il n’y avait pas de liberté syndicale
en Espagne, tout comme maintenant.
Les peines requises aujourd’hui contre les accusés, vont d’un an
à trois ans de prison... Des peines D’UN AN, quand, certains d’entre
eux, fm ent enfermes pendant de nombreuses annèes !...
Pourquoi ce procés m aintenant ? At-il un sens ? Non, mais il
faut entretenir soigneusement la terreur... E t comme, sans doute,
les tribunaux n’ont pas suffissamment d’ennemis du régime à se
mettre sous la dent, on va réveiller le fantóme de ces faits lointains,
qui permettront aux Trihunaux de faire du zèle, encore une fois.
Sans doute les accusés — tous en liberté provisoire — et leurs
avocats, croyaient le procés ajourné « sine die », car ils prèféraient
que l’on n’en parle pas. Ils oubliaient que le franquisme n’oublie
pas. Qu’il brandit toujours l’épée de Damoclès au-dessus de la téte
de celui qu’un jour, n’importe quand, osa le braver, osa rappeller
les origines et les traditions d’indépendance et de liberté du peuple
espagnol.
Ce procés n’aura pas une grande gravité pour le sort de ceux
qui vont ètre traduits devant les Tribunaux. Le temps de leur cmprisonnement couvre largement les peines qui peuvent leur étre in ­
fligies. Ah !, mais il s’agit, surtout, de les condamner, d’entacher
leur casier judiciaire; de les placer dans la situation spéciale qui
est celle de tout homme qui, en Espagne, a eu maille à partir avec
la justice pour un « délit » politique. Désormais, ils seront des hommes marqués. Us trouveront toujours des difficultés pour le travail,
pour obtenir un passeport, pour se déplacer d’un point à l’autre de
cette immense prison qu’est l’Espagne de Franco. La pólice les
aura __ les a _ continuellement à l’oeil; ils seront, jusqu’à la fin
du cauchemar que vit le peuple espagnol, des condamnés, des suspects. La vie nórmale de ceux qui ne se sant pas manifestés contre
le régime, leur est désormais interdite.
Voilà à quoi rime ce procés, après 18 ans de procédure. Toute
une contrée de la Catalogue reste, par ce fait, encadrèe, réduite à
l’impuissance : pas de réorganisation possible, pendant longtemps,
car les cadres ont été désarticulés.
Le procédé suivi contre ces militants confédéraux catalans, est
identique à celui qui a été utilisé contre la Commission Ouvriére de
Biscaye, contre les mineurs des Astúries, contre le poéte Carlos
Alvarez, contre tous ceux que la Pólice arréte et que des juges,
payés pour cela,condamnent obligeamment. Bien que les
peines
ne soient pas lourdes; bien qu’elles .ne justifient pas apparemment
une campagne de scandale, elles apportent cependant au franquisme
ne résultat qu’il recherche en les faisant appliquer.
Par bonheur pour le peuple espagnol et pour l’humanité, cette
lignée de révoltés contre l’oppression et contre l’injustice que l’Espagne a toujours porté dans ses flanes, est loin d’étre tarie. Chaqué
jour des hommes nouveaux, inconnus la veille, surgissent cá et la.
lis seront à leur tour arrétés, condamnés, réduits à l’impuissance.
Mais il y en aura d’autres qui assureront la réléve, qui occuperont
leur place, que seront à leur tour cem és et sacrifiés...
...A la grande honte du reste du monde qui fa it si peu pour que
cela cesse, pour que le martyre d’un peuple finisse, pour que tyranHie... et tyrans, disparaissent.
L
D ES D IV ER SES CAUSES DE
LA RECESSION (suite). — Mais
il n’y a pas qu’en France que la
classe ouvriére est inconséquente.
Voici des extraits de nouvelles suivantes :
Du 6 septembre 1964 :
IT ALIE : FIA T RED U IT
L ES HORAIRES DE TRAVAIL
DE SES O UVRIERS
Turin. — Fiat a réduit, hier, de
quarante-quatre à quarantè heures
Ies horaires de travail dans une
demi-douzaine d'usines employant
quarante-cinq milie personnes.
D'autres usines, employant qua­
rantè milie personnes, continueront
à travailler de quarante-quatre à
quarante-huit heures par semaine.
Une importante usine textile de
Milán, S.N .I.A . Viscosa, a également réduit l’horaire de travail
hebdomadaire de quarante-huit à
quarante-quatre heures, dans deux
de ses ateliers, employant trois milie
personnes.
« Olivetti » (machines à éerire)
et plusieurs autres firmes industrielles ont procédé à des réduetions
semblables au printemips, lorsque le
gouvernement commença á appliquer ces mesures d’austérité économiqi/e.
Fiat avait alors opéré quelques
réduetions d’horaire mais, par la
suite, avait repris des horaires normaux de travail.
Du 9 septembre 1964 :
L E S « TRADE UNIONS »
RECLAMENT : REDUCTION
DE LA SEMAINE DE TRAVAIL
E T ALLONGEMENT D E S CONGES
Black pool. — Les syndicats bri-
22 NOVEMBRE 1964
Prix : 0,40 F
L’OPUS DEI
— I —
En 1928 vivait en Espagne, un
prétre mystique, nominé José-Maria
Escrivà y Balaguer, qui écrivait
alors dans les journaux les |)lus
fascistes du moment.
Né à Barbastro, en Aragón, JoséMaria Escrivà exerça d’abord la
profession d'avocat à Saragosse.
Devenu prétre, son activité se ma­
nifesta dans les paroisses de cam­
pagne, puis dans les quartiers po­
pulares de Madrid, et enfin, parmi
les étudiants, II fut supérieur du
Séminaire de Saragosse, puis recteur
du <i Real Patronato de Santa Isa­
bel » á Madrid, et professeur de
philosophie et de déontologie à
l’Ecole du journalisme de Madrid.
En réaction contre la << déchristianisation » de l’Espagne que les
doctrines socialistes et partis de
gauche en général envahissaient
alors, et dans le but de proteger
les élites de pareilles » pestilences »,
ce prétre mariste fonda, le 2 octobre 1928, un « Institut séculier »
ouvert aux prétres comme aux laícs.
Cet Institut avait pour nom, Société
sacerdotale de la Sainte Croix et de
l’oeuvre de Dieu.
En latin, oeuvre de Dieu se traduit : OPUS D EI.
Sa devise était : « Sois viril, sois
homme, puis sois un ange. »
D e v e n u aujourd’hui évéque,
Mgr Escrivà, fondateur et président
général de cet Ordre, est l’auteur
d'un livre de propagande : « Ca­
miní » (Chemin), dont la traduc-
tion a partí, voici quelque temps,
aux Editions Castermann.
Dispersés par la guerre,
à 1939. les membres de
DEI ont cependant réussi
tenir, en Espagne, des
étroits.
de 1936
l’OPUS
à main
rapports
Le 10 mars 19 4 1, l'évéque de
Madrid érígeait l’oeuvre en «1 Pía
Unión ».
Le 11 octubre 1943, le Vatican
autorise à transformer cette <■ Pía
Unión a en Institut communautaire,
saris vu’ux publics.
Puis l’ceuvre continua à s'étendre
et à prospérer. A la demande de
12 cardinatix, 2 patriarches, 26 archevéques, 1 10 évéques, la consécration pontificale fut accordée à
son fondateur.
prio “ Primo Felicter >1 précisait
que :
L ’apostolat doit étre fidélement
exeicé, non seulement dans le
siécle, mais aussi, pour ainsi dire,
par les moyens du siécle, et par
conséquent, par des professions, des
sacrifices, des formes, dans dts
lieux, des circonstances, répondant
à ces conditions.
Ce texte s’appliquant en général
à tous les Instituts séculiers, le
16 juin 1950, un second décret :
« Primum ínter Instituta » accordait à l'OPUS DE) l’approbation
définitíve qui le faisait premier Ins­
titut séculier officiellement reconnu
par le Vatican.
Enfin, Pie NII désignait comme
Grand Protecteur de l’Ordre le car­
dinal Tedeschini, un des hommes
les plus puissants de l'Eglise, et
aussi des plus réactionnaires.
Le 24 février 1947, l’OPUS DEI
recev.'Lt
l'approbation provisoire
C-ette nouvelle forination s’inspira
par décret pontifical <t Primum Instout
d’abord de la structure interne
titutum i), dans le cadre canonique
de la Compagnie de Jésus, qui a
des Instituts séculiers créés par la
son général, des chefs de province,
Constitution apostolique du 2 fé­
des gouverneurs à l’intérieur de
vrier 1947 tt Próvida Mater Ecclesia 11, en vertu de laquelle était chaqué province et dont la hiérarchie est rigoureuse et la discipline
créée une categorie juridique spé­
ciale dans le but de répondre à des absolue, en conformité avec sa de­
besoins pour lesquels les ordres reli- vise : u Perinde ac cadáver » :
■< L ’obéissance du cadavre ».
gieux et assimilés, déjà existants,
A son image, l’organisation de
n’étaient pas équipés. II s’agissait
d’un troisiéme état canonique, ten- l'OPUS D EI est en eflet tres dédant à la perfection de ses membres multipliée :
et se situant entre l ’état ecclésiasLe Conseil général qui a son siége
tique et les « Sociétés de vie comà Home, 73 Via Bruno-Bouzzi, est
mune ».
dirigé par le Président général, élu
Le 12 mars 1948, le Motu Pro- à vie, actuellement son fondateur,
Mgr Escrivà. Au-dessous, le Consiliaire général responsable d’une « re­
gión » qui ne correspond pas nécessairement à la división politique.
C'est à lui qu’il appartient, dans le
cadre des dispositions de droit pon­
tifical propres aux Instituts sécu­
4" En cas de réponse négative liers, d’entretenir d’étroits rapports
au point ( 2), quelle peut et doit avec la hiérarchie catholique.
done étre la position des anarchoEnfin, les Centres locaux sont
syndicalistes í
dirigés par des laícs.
(MOQUE A PERPIGNAN
L'Union Lócale de la C.N .T.F.
met à la connaissance de ses adhe­
rents que nous organisons un colloque avec les points suivants :
i° La critique de l’autorité faite
par nos prédécesseurs est-elle tou­
jours valable ?
2 o La conception genérale ad­
mise selon laquelle, lorsque l’autorité sera détruite, une société libertaire pourra étre viable, est encore
valable ? Autrement dit, est-il pos­
sible de faire disparaítre l’autorité
dans sa totalité ?
3 o En cas de réponse affirmative
aa point ( 2), quels sont les moyens
que nous devons envisager pour y
parvenir ?
Doit-on admettre que l'autorité ne
pouvant pas disparaítre dans sa
totalité, elle est done nécessaire,
mais qu’en vertu du point ( 1 ) nous
devons toujours la combatiré ?
Faut-il essayer de déterminer
quantitativement et qualitativement
les limites dans lesquelles cette parcelle d'autorité reconnue nécessaire,
sera la plus viable ?
Camarades, vu l’i n t é r é t du
théme, retenez la date du 22 no­
vembre, à 15 heures. Le local vous
sera communiqué.
L ’OPUS D EI comprend deux
sections, l’une masculine, l ’autre
féminine, totalemnt indépendantes
et unies seulement au niveau du
Président général, tete de l'Institut.
D’après l’hebdomadaire américain
« Life i) du 18 mars 1957, les
efíectifs actuéis seraient de : 7.000
numéraires, 12.000 oblats. 25.000
sumuméraires, 50.000 coopérateurs,
répartis dans 200 résidences, en.
Espagne d’abord, en Allemagne, en
Irlande, dans toute l’Amérique la­
tine, aux Etats-Unis, au Cañada, et
tout récemment en France.
tanniques ont decide de réclamcr
une semaine de travail de trenteeinq heures — au lieu des quarantedeux à quarante-quatre heures actuelles — ainsi qu’une troisiéme
semaine de congés payés.
Cette décision a été prise au
congrés annuel du T.U.C. (congrés
des syndicats) sur la proposition de
M. John Jones, secrétaire adjoint
du plus important syndicat britannique, celui des transports.
M. Jones a observé que la situa­
tion en Grande-Bretagne, en ee
qui eoneerne la semaine de travail
et les congés, était inférieur'e à celle
qui existe dans d'autres pays
européens.
« A ce point de vue, a-t-il dit,
nous devenons rapidement fe pays
le plus arriéré de l’Europe. »
En prenant connaissance des nou(Suite en p ag e 8 )
— C'est la lutte finale...
(A suivre.)
COMMENT AIRES
itaà dia
ENTREVISTO SIN PROTOCOLO
«M M AAAAM M M AAM M AM »
Como se escribe la historia
Afable, bondadoso v correctísimo
en el trato, es mi interlocutor de
hoy. Lo presentaré con una sín­
E suceden los meses de noviemhre. Montañas de hojas secas nos tesis biográfica, muy esquemática:
Como las distinciones
sociales
separan de aquel noviembre de 1936, que nos hizo vivir los
días más terribles, más gloriosos y más amargos de nuestra dieron en llamar humildad a la
rencia de medios económicos, éste
existencia.
Cada año, cada noviembre, se suceden también los recuerdos hombre procede de una familia
labradores
y los recordatorios. La figura de Durruti, indisolublemente unida al humilde. Sus padres,
de la resistencia de Madrid y a este mes de noviembre, se acrecienta, sin hacienda propia, no pudieron
agigantada por la distancia. Los libros glosando la guerra de España darle, aunque hijo único, más es­
y los diversos testimonios se amontonan también, aportando cada tudios que las primeras letras. Pero
mi entrevistado fué más allá. Es­
uno visiones y perspectivas diferentes.
Para los que vivimos de cerca aquel período, aquellos días, las tudió por su cuenta, y con la ge­
nerosa
ayuda de un tio
suyo,
dbsas aparecen meridianamente claras. Madrid no cayó en las garras
del fascismo; Madrid resistió a los ataques combinados de varias hermano de su madre, consiguió
divisiones franquistas, porque el pueblo de Madrid se irguió como ingresar en un centro de segunda
un solo hombre y porque el propio Franco estimó superiores a la enseñanza, de donde sa'ió con su
grado de bachiller para ingresar
realidad los medios de defensa de la capital de España. Sobre esta
verdad pura y simple, clara y categórica, de la que son testigos miles en la Facultad de filosofia y letras.
En todos los exámenes, sus clasifi­
de hombres todavía en vida, ¡cuántas filigranas se han bordado!
Para todos los autores extranjeros que han comentado la guerra caciones eran la de sobresaliente y
de España, Madrid no cayó gracias a las Brigadas internacionales... matrícula de honor, sin ayudas que
Con ello parecen querer purificar al mundo de sus tremendas respon­ no fueran las de su talento. Fué
verdaderamente
ejemplar. Jamás
sabilidades en relación de España. Para Ilugh Thomas, si Madrid
profesor
alguno hubo de repro­
no cayó fue gracias... al batallón británico.
De forma deliberada, todos, unánimemente, minimizan estos dos charle la menor falta o indiscre­
factores: la reacción inesperada del pueblo de Madrid, que, al ver ción. Su rectitud, su puntualidad
ausentarse al gobierno, tuvo un gesto muy español, muy madrileño, aplicadas en todos sus actos, le
y dljoi: ¡No pasarán! y .no pasaron. Y el factor sicológico que para valieron algunas mofas do ciertos
Madrid representó la llegada a la capital MUCHO ANTES QUE compañeros de aula, temperainentalLAS BRIGADAS INTERNACIONALES, no nos cansaremos de repe­ mente agamberrados. Pero él aco­
gía las zumbas con fi'osofía so­
tirlo, de la División Durruti.
crática.
Sonreía
sardónicamente,
Cuando vemos, por ejemplo, de qué manera se explica la guerra haciendo desprecio olímpico y se­
de España a los públicos mundiales, contemplando en la Televisión
guia con su tenacidad. Así logró
francesa, «Treinta años de historia» y viendo resumir la acción
sus objetivos de llegar a ser un
unánime del pueblo español en julio de 1936 contra el levantamiento
hombre de provecha.
fascista, con estas simples palabras: « A l’appel de la Pasionaria, les
A sus 27 años, con algunos de
gauches se rassemblérent », nos explicamos todo el resto. Y, no
práctica en
las tareas docentes,
obstante, el director o supervisor de esa emisión es un profesor de
concurrió a unas oposiciones para
historia sin duda con grandes simpatías por la causa del an tifas­
cubrir la vacante de una cátedra
cismo español. Pero ¿cómo hacerle comprender a ese señor que, en
de prehistoria en la Universidad
julio de 1936, el mito de la Pasionaria, fabricado por el P. C., aún
de Granada.
De los 75 concu­
no estaba forjado y que Dolores Ibarruri era una diputado comu­
rrentes obtuvo el número uno, con
nista no más conocida y mucho menos brillante que las también
la admiración unánime del tribu­
diputados Clara Campoamor, Victoria K ent y Margarita Nelken?
¿Que «les gauches» españolas eran un conglomerado de fuerzas nal clasificador.
Conocí a este hombre en los
— republicanos, socialistas — P.S.O.E. y U.G.T. — y a n a rco sin ­
dicalistas — C.N.T. - F.A.I. — que, para concertarse y para reunirse, dias aciagos del epílogo de nues­
no necesitaban « l’appel » de la pobre Pasionaria, miembro de un tra guerra civil, en un campo de
Partido comunista en aquellos momentos con muy poca influencia en concentración. Coincidimos un dia
paseando, cada uno con un libro
España?
La historia se escribe a base de retazos, de informaciones ten­ en las manos. La tragedia de aquedenciosas... y a veces según los documentos gráficos de que se dis­ l'os dias no mermó en nosotros
la obligación de aprovechar
el
pone- y que pueden ser utilizados para un film o para un repor­
ta je televisado. En este aspecto, los comunistas tendrán siempre tiempo en el estudio, aunque nues­
tras vidas se hallaban en trance
superioridad sobre nosotros, que, ocupados en combatir, en defender
muy apurado, bajo la espada de
la revolución y en impulsarla, jam ás «posamos» para la historia.
Damocles... Eramos una excepción
Deberán pasar años; deberán desmenuzarse, por parte de histoentre la caterva de hombres an­
rhdores imparciales y realmente objetivos, todos los hechos de ese
gustiados
por el hambre.
Esta
pasado que tenemos aún tan cerca, para que la historia se escriba
de acuerdo con la verdad rigurosa, para que los hechos sean des­
coincidencia de apreciación de lo
critos y juzgados con absoluto desprendimiento de todo oportunismo que es el estudio nos llevó a la
forja de una amistad íntima, sin­
y de toda bandería.
cera. Convivimos juntos, su pe­
Para nosotros, para cuantos vivimos esos días de cerca y estu­
tate al lado del mió durante va­
vimos en su misma entraña, noviembre de 1936 restará indisolu­
blemente unido al recuerdo del pueblo de Madrid, organizando su rios meses, soportando las veja­
defensa, oponiéndose al fascismo, sin rendirse, casi cercado, sin ciones a que el régimen nos so­
gobiernos, ni Ju ntas, ni fuerzas superiores a las que el propio pue­ metía, hasta que él fué trasladado
blo creara y organizara. Y engarzado en el joyel vivo de esta gesta,
a Burgos. Pero no perdimos la
el nombre de Durruti, abandonando el frente de Aragón para correr pista el uno del otro. Mantuvimos
a Madrid con sus amigos, y en Madrid muriendo víctima de su nuestro contacto epistolar. Cuando
fuimos puestos en libertad, él
pundonor y de su coraje. Y esto, Madrid y Durruti, unidos ante
el pasado, el presente, el porvenir, no podrán separarlo ni adulte­
antes que yo, con dos meses de
rarlo las interpretaciones caprichosas de una historia que se escribe, diferencia, nos encontramos. Ha­
no con la sangre de los hombres, ni con las lágrimas de las madres, bían pasado seis años y era un
si no con la tinta indiferente de los que publican libros o redactan
mundo distinto. Nos parecía vivir
escenarios para ganarse la vida o servir intereses de clan o de en una colonia alemana... El me
partido. Hay historiadores honestos, que buscan LA VERDAD encar­
dijo : « Me estoy sosteniendo con
nizadamente y que quieren escribir la historia de acuerdo con ella.
los exiguos ingresos de unas cla­
Estos historiadores, por regla general, no encuentran fácilmente
ses particulares, con los que a
quien edite sus libros.
penas puedo cubrir las exigencias ».
Federica MONTSENY
I Yo continuaba en la indigencia.
S
EL ATENEO CERVANTES DE LÏ0N ESTA DE LOTO
MANUEL BUENACASA HA MUERTO
Tan ruda como brutalmente nos
ha sorprendido y entristecido la
cruel noticia del fallecimiento de
Manuel Buenacasa, vieja y legen­
daria figura del Movimiento Obrero
Español.
Era uno de los pocos fundadores
de la C.N.T. que aún quedaban
en vida. Habiendo ya asaltado el
dintel de los ochenta años, aún
se conservaba joven y ágil, sobre
todo era todavía un entusiasta ba­
tallador de la Causa Obrera, a la
que siempre se dió de alma y
cuerpo entero.
pañol exilado que vive físicamente
más próximo de España ».
Del prefacio que prologa su
mensaje postumo : « Perspectivas
d el M ovimiento O brero E spañol »,
hemos extractado estas líneas que
tan acertada, como perfectamente
reflejan el hombre que era Buena­
casa.
En el ocaso de su vida, con
rara lucidez a su edad, ha tenido
el valor de plantear de cara el
gran problema de la clase obrera :
LA UNIDAD. En dicho mensaje,
se condensa la obra y pen­
« Apóstol peregrino del ideal. samiento de Manuel Buenacasa,
Quijote de Alcurnia proletaria en -cuya lectura y estudio recomen­
el que se ennoblecen los apasio­ damos a todos los trabajadores.
nados afanes de un pueblo tan
Para el
Ateneo Cervantes de
generoso como el español. Transita Lyon el amigo fallecido era un
dia y noche sobre los caminos de socio de honor, cuya presidencia
Francia, rastrillando con las uñas ocupói en diversas ocasiones. El
de su pasión y de su razón unita­ domingo 15 de noviembre debia
rias la conciencia del hombre es­ ocupar su
tribuna para disertar
sobre la « V ida y Obra d e XVilliam
Shakespeare ».
La « Parca », tan ciega como
fria, ha segado su existencia antes
de que cumpliera su propósito de
ilustramos sobre la vida y la obra
del gran dramaturgo inglés.
Entristecidos y contrariados de­
bemos, en lugar de glosar la cró­
nica de su conferencia, expresar
la nena y sentimiento de los so­
cios del Ateneo Cervantes, que,
en la asamblea celebrada esta ma­
ñana, se han enterado de la fatal
noticia, asociándose al dolor de sus
familiares y amigos, encargándonos
de transmitirles nuestra más sen­
tida y viva simpatia, rindiendo
emocionado y merecido homenaje
postumo, al gran hombre e incansab'e batallador por la Causa
Obrera que fué Manuel Buenacasa.
Por el Ateneo Cervantes
de Lvon :
M anuel BERNABEU.
Sólo había podido conseguir dar
dos clases, una de francés y la
otra de inglés, a merced de lo
que quisieran darme los padres
de mis dos alumnos. Así fué dis­
curriendo nuestra vida hasta que
el curso cambió de cauce...
Hoy he ido a verle al cabo de
algún tiempo. Las exigencias de la
vida nos impiden un estrecho con­
tacto. Me recibe con el afecto de
siempre. Nos estrechamos con un
abrazo. Me invita a tomar asiento
y él lo hace también. Nos colo­
camos el uno frente al otro. Tengo
a mi izquierda la mesa de su
despacho, sobre la que hay unos
cuantos libros. Frente a mí, su co­
piosa biblioteca repleta de volú­
menes. En el segundo estante y
desde hace años, ocupan lugar pre­
ferente la « Geografia Universal »
y el « Hombre y la Tierra » de
Eliseo Reclus. Siempre ha sido un
gran admirador de Reclus. Lo con­
sidera el hombre más destacado en
el escudriñamiento psicológico del
ser humano y el planeta que ha­
bita. La obra de Reclus fué el
primer incentivo que lo inclinó al
estudio de la Geologia.
— Eres muy caro de ver —
me dice tan pronto nos hubimos
sentado.
— Las muchas preocupaciones.
Siempre rodando de acá para a'lá
con el bloc de notas, y luego la
correspondencia. Dichosos los que
¡sólo tenéis que preparar la clases,
y luego explicarlas. Vais de casa
a la Facultad y de la Facultad a
casa.
— Tú tambi<’<n lo has hecho y
sabes que no es oro todo lo que
re’uce... También cosechamos in­
gratitudes. Nos desvelamos, con­
sumimos nuestras energías bu­
ceando en las fuentes de informa­
ción, para luego obtener un mí­
nimo de rendimiento en la parte
económica, y en la moral, por la
falta de interés en algunos edu­
candos. Los deportes, con el fut­
bol en primer lugar, tienen em­
brutecida a la juventud. No ha­
blo porque me ocupe de estas
cosas. Mi mundo, como el tuyo,
bien lo sabes, es el estudio para
la investigación. Pero que cosa ho­
rrorosa es hoy asistir a un espec­
táculo de futbol. Lo que empezó
siendo un acto de distracción, unas
competiciones amistosas que ame­
nizaban los dias festivos, se ha
convertido en una guerra de in­
sultos, de improperios. Los parti­
darios de un equipo contra los
del otro. Contaban dias atrás en
la tertulia del Ateneo, que un in­
dividuo, en el delirio, insultando
a sus contrarios, sufrió un colapso
que le produjo la muerte. Esto es
ya un fenómeno masivo. Tanto en
la ca'le como en los lugares de
trabajo y en las aulas, no se oyen
otros comentarios.
— i¿ A qué atribuyes este fe­
nómeno, y qué consecuencias pre­
vés que puedan desprenderse de
él ?
— Este fenómeno es el pro­
ducto de la actividad del régimen
actual, preocupándose en fomentar
los deportes para que la juventud
no tenga tiempo que dedicar al
discernimiento de problemas polí­
tico-sociales. Y en cuanto a las
consecuencias que se puedan des­
prender, creo en una degeneración
del uso de la razón que co’oque
al hombre al nivel de otras es­
pecies animales.
— ; Crees que sólo la juventud
está afectada de este mal ?
—• También se ha contaminado
la madurez de edad. El caso que
he referido del co'apso se dió en
un sesentón... Y esto es lo más
peligroso. Si los que deben dar
ejemplo de ecuanimidad, de rec­
titud, de guias de los hombres del
mañana, siguen por el camino tor­
tuoso de éstos, el final de la ca­
rrera será catastrófico.
— i Qué remedio
aplicarías
para atajar el curso de esta fie­
bre ?
-— No çs fácil contestar a esta
pregunta. La juventud inexperta,
como la senectud inculta, se ali­
mentan de incentivos emocionales.
Necesitan las incitaciones que den
rienda suelta a la ferocidad, esa
enemiga de la razón que tanto mal
hace al hombre.
—• ; No crees en la eficacia de
un procedimiento de enseñanza ra­
cionalista ?
— Esa eficacia no la puede ne­
gar nadie. Lo que veo dificilísimo
es la aplicación de ese procedi­
miento. i Quién habría de adop­
tarlo ? ¿ Qué Estado ? ¿ Qué
gobierno ? No cabe duda alguna
de que el raciona'ismo es la doc­
trina filosófica que busca liberar el
ser humano de creencias erróneas,
de supersticiones, de fanat'smos en­
gendrados por falsas enseñanzas,
ficciones artificiosas y credos pro­
pios de la imaginación con miras
comerciales. Todo sistema pedagó­
gico que prescinda de la filoso­
fía racionalista, o por lo menos de
ciertos de sus principios, que son
inherentes a toda lógica y a la
predisposición del discernimiento,
no podrá ser otra cosa que un
semillero de entes autómatas, me­
canizadas.
Contrariamente a su costumbre
y manera de ser, mi amigo se ha
afectado un poco en estos últimos
párrafos. Para distraer'e, cambié
de tema. Y no queriendo abusar
de su condescendencia, preferi de­
jar para otra ocasión el abordarle
con otros temas sobre política, so­
ciologia y religión, de los que está
bien impuesto.
Le recordé nuestro pasado. Aquel
dia que a mi lado, comentando
los dos el contenido de un libro,
cayó de bruces inánime. Era físi­
camente débil por naturaleza y ha­
bía llegado a la inanición por la
falta de a'imentos. En aquellos
primeros tiempos de nuestro cauti­
verio podíamos establecer rigurosa­
mente un parangón cotn los cam­
pos del nazismo aleman. Un bollo
de pan de cincuenta gramos, con
una lata de sardinas con seis pe­
queñas: unidades, para cinco hom­
bres, durante veinticuatro horas.
¡ Inconcebible !
Pedro ATALAYA.
CATALUÑA 1937
Testimonio sobre la
española
revolución
SEGUNDA EDICIO N
Por G eorge
O R W E LL
En julio de 1936 el mundo fué
conmovido por una nueva aven­
tura totalitaria : la sublevación de
casi todo el ejército español. De
inmediato,
inesperadamente,
el
mundo fué aliviado de esta conmo­
ción : el pueblo en armas frustró
el golpe. E l fascismo abrió en­
tonces el camino de la guerra ci­
vil. Los trabajadores catalanes, a
su vez, abrieron el cauce de la
revo'ución. Ofwell, el celebrado
autor de «1984» viajó a España y
peleó como miliciano en el frente
de Aragón.
Este libro revelador es el fruto
de su lucha. No es una historia
común. Escrito al calor de aquel
acontecimiento enorme, es transi­
tado por una apasionada búsqueda:
la de descubrir la dirección ver­
dadera de los hechos. Conjunción
de relato y documento, alterna y
ensamblea desde la experiencia ín­
tima hasta el análisis global de la
situación.
Las preguntas y alternativas vi­
tales de aquella revolución y de
aquella guerra son también las de
nuestro tiempo. Orwell penetra en
el espacio conflictivo de las orga­
nizaciones revolucionarias y los
partidos políticos, aparentemente
coincidentes en el antifranquismo
pero irreconci'iables en los obje­
tivos. En esta prueba, el autor
asombrará por su lúcida compren­
sión de la realidad que le tocó
vivir.
(248 páginas — 5J00 F).
R E P O R TA G E S
LA ULTIMA DE LOS ROMANOF E S T A M P A S
E l verdadero origen d e dos Ro- vez más el im perio. Im perio, que
mcmofs qu ed a desconocido. Al­ en el futuro, debería disputarse la
gunos historiadores creen qu e pro­ hegem onía d el mundo con la otra
vienen d e A lem ania; otros asegu­ gran potencia americana, E'E. UU.
ran qu e llegaron d e Lituania en
Alejandro I, que en enero del
el curso d el siglo XIII. Más sea año 1813 atravesaba el río Niemen,
cual fu ere su procedencia, el p a­ em prendiendo una m archa qu é d e ­
p el qu e estaban llamados a desem ­ bía llevarle hasta la capital fran­
peñar en Rusia, ha sido d e pri­ cesa, ha sido el m iem bro d e la fa ­
mera
importancia.
Su
reinado milia R om aiw f q u e ha gozado d e
pu ede ser considerado en tres p e­ más gloria. Su final es bastante
riodos netam ente m arcados ;
obscuro; pu es este
hom bre en ­
El prim ero, qu e terminó con los greído que, lo mismo qu e N apo­
llam ados « Tiem pos d e D esorden », león, se creía predestinado por p o­
em pieza en e l año 1613 y com ­ d eres divinos a dominar el mundo,
pren de los reinados d e los zares fu é incapaz d e controlar sus sen­
M iguel (1613-1645), Alexis (1645- tidos y atacado d e dem encia, desa­
Taganrog,
fingiendo
1676) y F yodor (1676-1682). Du­ pareció en
rante esta etapa, Rusia se puso ser muerto, para ir o vivir com o
a la cabeza d e las potenciáis eslá­ ermitaño en Siberia.
D espués d el cruel reinado d e Ni­
vicas, ganando territorios al Oeste
y al Sur, incluyendo Ukrania. La colás I, exterm inador d e los Qiesclavitud fu é hecha ley, y los ciem bristas (1825) y d e toda in­
cam pesinos podían per vendidos signia liberalizante, el zar A le­
sin los terrenos. Ims fam ilias p o­ jandro II pasó la ley d e reform a
dían, tam bién ser separadas por sobre los siervos (1861). D esde en ­
m edio d e estas ventas, o por, in­ tonces no podrían separarse a los
clusive, m eros regalos d e siervos m iem bros d e ninguna fam ilia, ni
vender individuos sin las tierras
entre señores nobles.
El segundo periodo fu é el de q u e trabajaban. Más la em ancipa­
Pedro el G rande (1689-1725), C a­ ción d e los 48 millones d e escla­
talina I (1725-1727), Pedro II vos q u e había en Rusia, solam ente
(1727-1730), Amia (1730-1740), lean se llevó a efecto en 1882, después
VI (1740-1741), Isabel (1741-1762), d e su asesinato (2) y d e la caída
Pedro I I I (1762) y Catalina la d e Sebastopol, durante la guerra de
G rande (1762-1796). Sin duda, el Crimea.
Pero para esa fech a, el despertar
más ¡nifxirtante d e estos monar­
cas, fu é Pedro e l Grande. Pues revolucionario, propulsado por las
adem ás d e crueldad (el invierno arrolladoras generaciones d e inte­
d e 1697 cubrió la grande plaza lectuales y humanistas, en cam ado
Pisarev,
Roja d e Moscú con cientos d e por los T chem ischevski,
cuerpos mutilados d e luchadores Hersen, Bakunin, N echayev, Turcosacos,
q u e perm anecieron ex­ g u en eff, Dostoiewsky, Tolstoi, y mu­
puestos al público durante los m e­ chos otros, hacia presagiar la lle­
una nueva
era
de
ses d e frío) el interés qu e tenía gada d e
Bienestar y Fraternidad
por la cultura
europea era tan Justicia,
exagerado, qu e dictó leyes, con­ social, y el fin, tam bién, d e la ti­
tra la clásica barba y el vestir ranta im puesta por los Romanofs.
¡ Lástima q u e las malignas fu er­
rusos, en virtud d e las qu e todo
comunismo,
el mundo debía afeitar su cara y zas, d el repugnante
las m ás
resplande­
vestir a la m oda europea. Llam ó malograsen
gran número d e técn icos euro­ cientes perspectivas d e la Huma­
peos a trabajar en Rusia, donde nidad !
A erad o ORRANTIA.12
pronto lograron altos cargos.
Durante su reinado apareció tam ­
bién el prim er periódico
ruso
(1) Los Boyardos eran la clase
(1703) « M oskovskia », — Las dirigente
y administradora
de
Noticias dle Moscú.
Rusia en los tiempos del zarismo.
L a zarina Isabel continuó su
(2) El asesinato de Alejandro
obra d e europeizar Rusia, mejor II sucedió el 1 “ de marzo —
dichc, afrancesar, ya qu e para ella 1881 — y uno de los participantes
Europa era Francia. Esta impuso
al mismo, fué Alejandro Ulianov,
las m odas, las maneras, y hasta el hermano mayor del que sería jefe
idiom a d e M oliere, a la aristocra­ indiscutido del partido bolchevique,
cia rusa. Fundó la prim era Univer­ Lenin.
sidad en Moscú el año 1755 y to­
dos sus sueños se basaron en ver
Versalles y Paris transportados a
San Petersburgo y Moscú respec­
tivamente.
Cuando murió, en 1762, Pedro
111 fu é nom brado zar; más C ata­
lina la G rande se sirvió d e su in- \ Para
muchos es evidente que
fluencia sobre el jefe, o tos jefes | este nom bre no les significará gran
d e la guardia, para destronarle y cosa o nada, sin em bargo, este
usurpar el m ando; confinando al nom bre, para los q u e hem os se­
monarca para el resto d e su vida guido atentam ente el desarrollo y
en la Siberia.
el resurgir reb eld e d e los DoukL os 34 años bajo la férula de hobors, en este rincón del Pla­
esta insaciable y lasciva
mujer, netaj, ad qu iere
prestigio d o b le­
han qu edado registrados en la his­ m en te por tratarse d e una mujer,
anim adora y entusiasta luchadora
toria d e Rusia, com o verdadera
ép oca
d e desenfreno y extrava­ por la defen sa d e los ideales fougante opulencia. L a noblezza fu é rierístas y por la difusión d e los
em ancipada d e los d eberes con la mismos.
patria (deberes militares) y el vi­
Si bien es cierto que la mujer
cio, favorecido y propagado d esd e en gran parte se desinteresa abso­
arriba, parecía invadirlo todo.
lutam ente d e la cuestión social y
Se dicen muchas cosas raras e d e todo lo qu e en principio ca­
increíbles d e esta sensual zarina. mina h acia e l progreso, p or ocu­
Entre ellas hay la versión, d e qu e parse únicam ente d e su «toilette»
el mismo Potem kin, am ante y des- ■ y d e la conquista d el hom bre,
pues marido, se encargaba d e es­ justo es hacer honor a un puñado
coger los fulanos qu e debían p a ­ d e ellas qu e, com o Louise Michel,
E m m a Goldm an, Jean n e Humbcrt
sar por el lecho d e su esposa.
En estos 107 años, Rusia pasó y otras d e más o m enos renom­
a la categoria d e potencia euro­ bre, supieron luchar valientemente
pea. Sin em bargo, la continuación contra todo aqu ello qu e las opri­
d e los Rom anofs se perdió con mían, y muy particularmente con­
la muerte d e Isabel. El sucesor al tra la guerra q u e todo lo d es­
treno, su sobrino — hijo d él du­ troza; vidas y obras. Big Fanny
qu e d e Holstein — Gottorps — Storgoff form ó parte d e esta élite
fu é quien ascendió con el nom bre fem enina qu e supo durante toda
d e Pedro III (desplazado por Ca- su vida activar la acción por una
taliia la Grande) y fundó la nueva más libre existencia y por una m e­
dinastía d e
Romanof-Oldenburg, jor eq u id a d d e todos los pro­
ductos d e la tierra.
qu e d eb ía persistir hasta el esta­
llido d e la revolución.
F lcren ce Storgoff ha d esapare­
M uchos e im portantes fueron los cido para siem pre devorada por el
acontecim ientos sucedidos en Ru­ cáncer y a la ed a d d e 56 años
sia durante esta última etapa. En en el Hospital G eneral d e Vancou­
principio : la victoria sobre el | v er (Canadá), en el mom ento qu e
ejército d e N apoleón y la expan­ más falta hacia a esos laboriosos
sión en Asia, engrandecieron una I falansteríanos precursores d e las
ESTACIONDE AUSTERLITZ
¿Quien dijo: «España para los
españoles?» Quien esto afirmara,
carecía, no ya de lógica, sino de
sentido profético, de visión del
porvenir. La España de Carlos V
y de Felipe I I no se extinguió
con ellos: el sol de las mil Esipañas, cuyo radiante epicentro
convergia en Madrid, luce de nue­
vo en el más azul de los cíelos,
para honra y prez de los hijos
de ese país de elección.
¿Cómo podíamos nosotros, des­
cendientes de tan augustos mo­
narcas, contentam os con los mez­
quinos quinientos mil kilómetros
cuadrados actuales, cuando el
mundo entero exige nuestra pre­
sencia y nos brinda su riqueza,
sin lucha, sin interés sospechoso?
¿Podía permanecer insensible a
tan apremiantes súplicas nuestro
nuevo Emperador — el ya beati­
ficado solitario de El Pardo —
cuya misión en la tierra no es
otra que devolver a su incom­
prendido país el brillo y el es­
plendor de que otrora gozara?
No, y mil veces no; por eso, ha
preferido desoír las quejas de sus
paternales sentimientos y ha en­
viado por los treinta y dos ca ­
minos de la Rosa de los Vientos
a esos hijos queridos — tan ra ­
biosamente queridos — para que
lleven bien alto y ostenten con
más dignidad y orgullo los pen­
dones invencibles de la España
inmortal.
Ved, para ejemplo, a tan so­
berbios representantes en un día
de viaje, en la estación parisina
de Austerlitz. ¿Qué m ás da que
se les observe al llegar a ella
para diseminarse por Europa, o
al salir de Paris para reintegrar­
se a sus abandonados lares de
Extremadura, de Andalucía, de
Valenma, de Galicia, de Murcia,
de Castilla o de Cataluña? El
aspecto es siempre el mismo: el
mismo e insólito colorido, el mis­
mo desorden; el mismo griterío,
proferido en todas las lenguas y
todos los dialectos ibéricos; el
mismo hacinamiento de inmen­
sas y pesadísimas maletas (nue­
vas, o pobres remedos atados con
sogas o cordeles), de baúles, de
colchones, de guitarras...
Viendo desfilar ante mis ojos
este carnaval de la miseria espa­
ñola, he sentido acudir a mi ros-
DE V A C A C I O N E S
trp toda la sangre de mi cuerpo
y a mi alm a toda la vergüenza
de mi dign dad nacional.
« On dirait des gitans », decía
a mi lado uno de. esos france­
ses que aprendieron a saber en
la escuela que Francia es el país
más hermoso y rico del mundo,
y el ciudadano francés el más
distinguido, culto y bien educado.
Esos sedicentes «gitanos», buenos
y nobles como el que más, no
han tenido, ninguno, la suerte de
este fiel specimen del engrei­
miento galo; ellos usaron muy
poco los bancos del colegio — si
es que a él el hambre y la nece­
sidad les dejó ir — y sólo apren­
dieron a mal trazar garabatos
plagados de faltes, a engarzar
una sílaba a otra, a saber lo que
suman 2 y 2, y a repetir incan­
sablemente las horribles contra­
dicciones del aburrido catecismo.
En cuanto a lo de que España
fuese un hermoso y rico país y
de que en sus moradores brilla­
sen tan bellas cualidades, eso no
lo aprendió el español en la
escuela, sino lejos de su tierra y
cohabitando con extranjeros. El
mundo le enseñó a amar una
España que sus gobernantes le
hicieron odiar y abandonar. Por
eso no la olvida, y a ella vuelve
contra todo aparente razonamien­
to lógico.
1
EL MATRIMONIO
VALENCIANO
Hace una hora que hemos per­
dido en el horizonte las últimas
casas de Paris y aún prosigue
más an’mada que nunca, la con­
versación iniciada entonces. A
través de la ventanilla, los últi­
mos reflejos del día ponen claros­
curos en sus rostros juveniles. El
tiene treinta años apenas y pa­
rece veinte; ella me ha confesado,
sin preguntárselo yo, veinticinco,
y está colocada en ellos por lo
mujerona y buena moza.
Desde mi asiento, no he cesado
de observarles. Insinuado el co­
loquio procuro que la animación
no decaiga, y para ello, discre­
tamente, abordo todos los temas.
Ahora sé que son valencianos,
pero que res den, oficialmente, en
un pueblecito de la provincia de
Lérida, donde se establecieron
después de casados. Que allí, con
esfuerzos y sacrificios, consiguió
el marido independizarse en su
Ha m uerto Big Fanny
ideas d e los Fourier y Saint-Simon. F u é ella la prim era qu e se
opuso a las injusticias guberna­
m entales al intentar estas, arreba­
tarles todas las conquistas adqu i­
ridas a base d e muchos sacrificios
laborando durante muchos años, h a­
ciendo d e Nelson y otros pueblos
d e las provincias d e Brithis C o­
lom bia y Saskachetvan verdaderos
vergeles d e admiración d e todos
los con ocedores en esta
materia
horticultura!.
F u é Big Fanny la
prim era en h acer patente su pro­
testa por la violación d e los d ere­
chos humanos y para ello y acom ­
pañada d e todas las otras mujeres
d e su secta se manifestaron com ­
pletam ente desnudas a la faz del
qu e fu é Primer Ministro, D octor
D ienffenbacker. F u é tam bién ella la
inspiradora e iniciadora en con­
vertir en cenizas sus viviendas por
no pagar im puestos al Estado y
la qu e más se opusiera fieram ente
a enviar los hijos a las escuelas
públicas en d on de decía, se les en­
seña e l militarismo„ y por consi­
guiente, la form a d e convertirse un
dia en asesinos. F u é F lcren ce Stor­
g o ff una d e las qu e más traba­
jaron en la organización d e lo.
Gran M archa d e 500 millas en
signo d e protesta por la deten ­
ción y condena d e unos 75 doukhobors juzgados por actos d e vio­
lencia...
Cuando F loren ce Storgoff llegó
d e Rusia a California tenia en ­
tonces tres años y a la ed a d d e
15 abriles, e s cuando vino a estas
tierras cercanas al K londique, desde
entonces no ha cesado hasta su
m uerte en laborar por sus prin­
cipios mesianistas y sobre todo p a ­
cifistas. « L a violencia dijo, en una
ocasión, quiero desconocerla, pero
si se nos quiere estrangular no p o ­
dem os
dejarnos asfixiar y para
ello se requiere luchar ».
Big Fanny era una
dinámica
personalidad a pesar d e sus 240
libras y la adm iración al mismo
tiem po d e tod o el qu e la con o­
cía y muy particularm ente d e sus
hermanos, los doukhobors.
Estos
han perdido un ser digno y no­
b le qu e tes em bellecía la existen­
cia por com partir las mismas lu­
chas y las mismas alegrías.
Que las mujeres qu e se desin­
teresan d e la lucha por la exis­
tencia, tom en ejem plo d e estas
espiritualistas
estiló
Florencia
Storgoff, Em m a Goldman, Louise
M ichel, Jeanne H um bert y otras
qu e lucharon y luchan por la paz
y la armonía entre los seres hu­
manos. Nosotros, libertarios qu e
no ignoramos cuanto cuesta la di­
vulgación d el pacifism o con todos
sus sacrificios y la lucha contra
e l E stado nos inclinamos con todo
el reconocim iento ante el último
despojo qu e d ejó e l cáncer d e esta
mujer, el recuerdo inolvidable d e
su digna lucha qu e no dudamos,
servirá d e ejem plo para las fu ­
turas y nuevas generaciones d e
m ujeres y hom bres, incitando'es a
proseguir el cam ino d e em ancipa­
ción social qu e ella ccn su ejem ­
p lo sem bró por doquier.
Félix ALVAREZ FERRERAS.
Octubre d e 1964.
profesión de albañil, logrando un
relativo desahogo económico. Que
la empresa fracasó por los gas­
tos numerosos que ella producía
y las cargas agobiantes del E sta­
do, y por la informalidad en los
pagos de buena parte de clientes.
Y que cierto día, acobardados ya
por tanto sinsabor, y siendo jó ­
venes y sin hijos, se decidieron a
seguir el ejemplo de los muchos
compatriotas que allende los P i­
rineos hallaron la solución a to­
dos sus problemas.
Actualmente trabajan los dos
«para unos señores muy ricos de
Paris», en la lujosa casa de cam ­
po que éstos poseen en el Selneet-M arne. El, que ignoraba los
trabajos de la tierra, hace de
jardinero, y sirve la comida «con
chaqueta blanca y p ajarita ne­
gra»; ella es la cocinera y la
limpia suelos del pabellón.
«Ganamos dinero — me dice
ella con su simpático acento va­
lenciano —, pero trabajam os mu­
chísimo y no tenemos un ins­
tante nuestro. Levantados desde
las seis y media de la mañana,
no subimos a nuestra habitación
hasta pasadas las once de la no­
che. Y desde una a otra hora,
el
ajetreo
constante;
siempre
hay algo que hacer, y si no, lo
inventan. Y esto cuando están
ellos solos, que si tienen invitados
— que nunca faltan — la faena
se multiplica»
« ¡Ja n ’estic tip! — interviene
el marido. Este trabajo no se
adapta a mi temperamento. Quien
tenga -mierda que se la quite, a
mi me sobra con la mía. Y, ade­
más, no me «entran» los fran­
ceses; desde el obrero al señor,
todos te tratan con altivez y des­
precio, como si fuéramos sus es­
clavos, S ’ha acabat, ché; ahora
volvemos al pueblo, y como tene­
mos casa propia buscaré trabajo
— que de sobras hay — y borrón
y cuenta nueva».
Con prudencia, deslizo una alu­
sión a la situación de España, al
sistema de vida de sus habitantes
y al mot'vo que les impulsa a
salir de ella.
Y aquí me reserva el matrimo­
nio una sorpresa cuya buena im­
presión me es casi imposible di­
simular. Los dos a la vez, o a l­
ternándose sin tregua, me expo­
nen, en toda su crudeza, el ver­
dadero problema español, tal co­
mo lo conocemos nosotros; sus
intervenciones son derroches de
lógica, de sensatez, de sentido
analítico.
«Por lo que he oído decir, por
lo que he leído aquí y allá y por
lo que observo — añade el mu­
chacho, los ojos vivos de inteli­
gencia — España vivió siempre
bajo el dominio de una banda
de ladrones desaprensivos y sin
escrúpulos, a quienes no interesa
que el pueblo sepa y aprenda.
Mientras éste sufría de hambre
física e intelectual, el clero, el
ejército y el político — tres cas­
tas en una sola — afianzaban
más y más sus poderes y sus
privilegios. Por ello se rebelaron
en 1936, al comprobar la fuerza
creciente del proletariado español
en número y consciencia de cía
se.»
Asombrado, visiblemente emocio­
nado ya, contemplo,, sin saber
qué decir, a este niño-hombre en
el que tantos nos veríamos refle­
jados. Por último, insinúo una
modesta solución...
«No hi h a res a fer, ché, no hi
hi ha res a fer — termina impe­
tuoso. Aqui ignoráis que España
sólo es libre para los turistas, y
aún... Aquello es una cárcel in­
mensa infectada de espías y de
chivatos. A mi me han llamado
varias veces al orden, por haber
protestado públicamente de tanta
injusticia. Pero la situación ac­
tual no será etern a: si el des­
contento reina allí, la emigración
económica es, además, un arma
de dos filos. El obrero español
vuelve a su tierra con la cartera
repleta, pero con el alma y los
ojos llenos de lo mucho y bueno
que ha visto y vivido en el ex­
tranjero. Y
las comparaciones
que establezca en su mente, de
•
Suite en page 7.
C C L L á E C B á T I C N
o 4 ctu a lid a d
EL ORDIM BOLIVIANO
ESDE Europa, andamos forzosamente un poco perdidos cuando
de juzgar los acontecimientos de América se trata. Pero las
interesantes crónicas de nuestro redactor-corresponsal en
Uruguay, compañero Pardo Arias, nos han servido de orientación
para muchos países del continente americano.
Al producirse las recientes huelgas en Bolivia y los choques con
la fuerza pública, conocíamos los orígenes y las características del
conflicto que había hecho de Paz Estensoro, antiguo candidato de
las izquierdas, llevado, por el juego diabólico de las derechas y de
los agentes americanos, a enfrentarse con los mismos que, con sus
votos, le llevaron a la Presidencia de la República, el enemigo de la
clase obrera.
Pero cuando se ha producido el golpe de teatro del levanta­
miento militar del vice-presiden te Barrientos, que, al frente del
Ejército, ha forzado a Paz Estensoro a abandonar el Poder y exilarse,
las noticias se han vuelto para nosotros confusas.
Sin embargo, conociendo algo de la situación de los diversos
países americanos, presentimos que Bolivia, como el Brasil, va a
caer bajo otra bota militar, de cerca o de lejos dirigida por Wall
Street y por el Pentágono. So pretexto de castrismo y de barrar la
ruta al comunismo, tía Bolivia, como en el Brasil, se instalará una
situación de fuerza, en manos de los militares, TODOS, sin excep­
ción, al servicio de la plutocracia y del capitalismo.
Paz Estensoro habrá sido la cabeza de turco de esta vasta m a­
niobra, moviendo en secreto los peones los que, en América del Sur
como en Indochina y como en el Congo, no vacilan en intervenir
para imponer los hombres de paja que harán la política que a
Estados Unidos convenga.
Los mineros de Oruro, los jóvenes estudiantes, serán reducidos
al silencio por la violencia... Y no faltará incluso quien hable como
revolucionario, diciendo que va.n a hacer una revolución «pacitica»...
Laeerda así está hablando en el Brasil.
Cada vez que, en no importa qué país del continente americano,
aparecen y se manifiestan fuerzas revolucionarias; que los obreros
y los campesinos toman la iniciativa de u.na acción directa — ocu­
pación de tierras; reivindicación de mejoras, etc., etc. — inmedia­
tamente surgen los hombres que se prestan a sofocarla, siempre con
el mismo socorrido pretexto: hay que evitar que el castrismo y el
comunismo se extiendan por Sud-América.
Después del Brasil, será Bolivia la que verá ahogada su re­
vuelta... Bolivia, donde, hace sólo diez años, la suerte de los mineros
y de los campesinos era inimaginable' para nosotros, europeos.
Bolivia, donde se suprimía a los considerados cabezas de motín en
las huelgas, metiéndolos dentro de aviones y precipitándolos desde
dos o tres mil metros de altura.
Y después de Bolivia le tocará el turno a Chile, quizá al Uru­
guay, quizá otra vez a la Argentina, abocada a una nueva erupción
peronista. En Chile ha ganado las elecciones Freí, demócrata cris­
tiano... Las ha ganado, con los votos de las derechas, el clero, los
capitalistas, la clase media, porque frente a él no había más que
un candidato, presentado por el Partido comunista. Cuál será la
política de Freí, no es menester ser zahori para preverlo. Chile
marcha hacia una especie de neo-fascismo, que es el fenómeno que
tiende a generalizarse en Iberoanlérica para «oponerse» al cas­
trismo. En realidad, para retardar, lo más posible, la toma de con­
ciencia de las masas obreras y su marcha hacia la obtención de
mejoras y de derechos que son ya costumbre en los países de Europa
y en la propia Norte-Amériva... La raza de señores del Norte, como
la raza de señores nazis, exige la sumisión, la miseria y la ignoraiibia de los otros pueblos, para que los U.S.A., puedan vivir ricos
y tranquilos.
Pero hay un hecho irrevocable; algo que no tiene ya remedio;
el fin del colonialismo negro, cobrizo y blanco. Los sin tierra de
América, descendientes de los indios despojados por las conquista­
dores; las muchedumbres durante cuatro siglos resignadas, embru­
tecidas por la religión y el alcohol, reducidas a la condición de
esclavos, hoy despiertan irresistiblemente. Y su despertar, aunque
lento, cada día será más terrible.
Castro no interviene para nada en él. Qu¡7¿í el ejemplo cubano
hb sido el catalizador que necesitaban estos pueblos. Pero, sin Castro
y sin Cuba, el fenómeno se hubiera producido, como se ha produ­
cido en el Africa negra.
¡Cuán doloroso ha sido, será el camino a recorrer para estas
multitudes miserables, en busca de la tierra y la libertad que les
niegan «los señores»: Pero llegarán a la meta, aunque, para llegar
a ella, tengan que dejar millares de cadáveres en el camino.
O jalá Bolivia pueda encontrar la primera su camino. Es el pue­
blo más desgraciado, más heroico y más simpático de la América
latina.
D
En el veinte d e N oviem bre
d e aqu el año treinta y seis
a nuestro querido Durruti,
por la « espalda lo mataron
en e l frente d e M adrid ».
Ya en el dia veintiuno,
día obscuro y nublado,
nos llegaba la noticia
criando estábam os Incitando,
e n e l frente d e Aragón
por la m añana tem prano;
¡ Duro g olp e recibido,
(en lo largo d e los frentes)
para todo m iliciano !
C on nosotros se encontraban
voluntarios italianos
alrededor d e Almudévar,
H uesca sitiar queríam os.
L a fatíd ica noticia
d e nuestro ser malogrado,
sobre nuestros nervios «crispados»,
cayó com o descarga eéctrica
j cortando nuestro entusiasmo !.
¡ M adrid se halla en peligro,
— dijim os los milicianos —,
por M adrid, m uere Durruti;
pero... Madrid, se ha salvado !
E n ese m es tan glorioso
allá en e l frente estábam os
dispuestos para luchar,
contra todo « mercenario »,
4 U
I
I H
\
i
i
a « n o . LI TELEVISI V US DIVISAS
Circular esp ecial dirigida simultáneamente a las
principales F ed era d o n es y C onfederaciones Interna­
cionales Obreras d el Mundo.
Sabido en que e! tiránico régi­
men fascista imperante en España,
falto de medios y de capacidad
industrial que le permita exportar
al Mercado Mundial productos ma­
nufacturados,
« inventó »
un
nuevo « producto » exportable, un
sistema de exportación que se re­
monta y tiene su origen en la
venta e intercambio de esclavos y
que es repudiado y rechazado por
todo país con un mínimo de sen­
tido patriota y cuidadoso de la
dignidad de sus hijos.
Esa es la situación a que ha
llegado el sistema franquista en su
desesperado intento de pretender
sobreponerse al destino que fa­
talmente le espera. Puede contem­
plarse como, en espectáculo inmo­
ral y vergonzoso, se ven forzados
a dejar la Patria decenas de miles
de españoles en procura de un
vivir decoroso, al optar la dicta­
dura española por la solución del
capital que ordena el « sálvese
quien pueda », ante el inminente
hundimiento de su nave.
Este tema da margen para ex­
tenderse en sabrosos comentarios,
sin embargo nuestro objetivo no
es precisamente enjuiciar el mo­
vimiento obligado y masivo de los
que salen de España sino de los
que voluntariamente entran, el de
los turistas.
Es un hecho innegab’e que el
turismo
internacional está,
in­
conscientemente, haciendo las ve­
ces de « gong » al franquismo
cuando precisamente los « mana­
gers » de este, están, a punto de
arrojar la « esponja » salvadora
al « cuadrilátero ».
Efectivamente; por un lado el
turismo y por otro los obreros
españoles que salen « disparando »
del naufragio, realizan entre am­
bos el « milagro » de salvar la
vida del régimen a base de faci­
litar la entrada de las tan nece­
sarias DIVISAS.
Quienes por ser víctimas despre­
ciados del peor régimen que pue­
blo alguno haya sufrido y hemos
soportado en carne
propia
los
golpes de la bestia parda, estamos
en el más perfecto derecho de
protestar, de reclamar, de accionar
airados ante el mundo que, una
vez más, parece sordo y ciego, re­
clamando a los hombres sensatez
y reflexión.
Se ha cumplido un año, el pri­
mer aniversario, del cruel asesi­
nato de dos jóvenes, Granados y
Delgado,
hijos de exilados ex­
combatientes residiendo en Fran­
cia, que, haciendo honor a la te­
rrible lucha sostenida por sus pa­
dres y ante la ceguera del mundo,
optaron por intentar obstaculizar,
solos, el turismo hacia España, ex­
poniendo sus jóvenes vidas a las
iras de la hiena franquista.
Para quienes condenan la accicm directa como sistema para de­
rribar a la dictadlra, para quienes
consideren que la lucha armada
no debe emplearse, para los que
piensan y creen que la violencia
no es el mejor sistema para hacer
triunfar la razón, para todos ellos
e incluso para los que no están
en esa línea, hacemos este llamado
a la cordura, a la solidaridad, a
la lucha pacífica y organizada.
El plan que proponemos, de am­
plitud nacional e internacional,
tiende a simp'ifiear la forma de
cortar el turismo hacia España,
cancelando temporariamente la vio­
lencia para recurrir a la estrategia
táctica, al cálculo frío y positivo.
Para ello tendremos que ir a la
raíz, al origen, a la causa que pro­
dujo y produce el vuelco masivo de
turismo hacia la España franquista.
La causa no es otra que el re­
sultado de una sabia o inte’igente
propaganda
copiada de sus ex­
aliados alemanes y desarrollada en
estos últimos años, con éxito por
el franquismo.
En consecuencia, el primer y
más importante paso a dar es
atacar v destruir propagandas en
sus tres princ'pales pilares ; la
prensa, la radio y la televisión,
sobre todo la televisión.
Difícil, por no decir imposible,
resultará anular o destruir lo que
en ese sentido se hace y se em­
plea dentro de la propia España.
En cambio, si se quiere, fácil o
cuando menos factible, resultará
neutralizar,
irradiar, anular, los
efectos que causa y han sido cau­
sados por la proyección
televi­
sada fuera del radio de acción del
franquismo, fuera de España, en
los países donde se respira y se
vive en libertad y democracia.
Por ahora los documentales que
más se distinguen contra la posi­
bilidad de liberación del pueblo
español son el « NODO » y
« E.S. » (España Televisada). Esta
última está basada en la Revista
« ES », semanario portavoz del
franquismo que se distribuye gra­
tuitamente por el Mundo.
En el Uruguay el « NO-DO »
se proyecta en las pantallas del
Canal 4 (Montecarlo) auspiciado
en principio por el Banco Espa­
ñol. El « ES » se proyecta por
el mismo canal pero es financiado
por el Ministerio de Información
y Turismo de España en conexión
con Líneas Aéreas de España
(Iberia). Compañía que de española
solo tiene el nombre y se lleva una
gran parte del negocio. Idénticas
exhibiciones se practican y pro­
yectan en todas las ciudades del
Mundo.
Inútil será decir que la dicta­
dura franquista no exhibe,
no
muestra, las condiciones de vida
y trabajo en las minas asturianas
o de Río Tinto. Los barrios mise-
r r u T i
RECORDANDO A UN PUEBLO Ï A UN HOMBRE
com o igualmente a vertcer
a nuestro indigno adversario.
Madrid, no retrocederá
ante el enem igo ni un paso,
— Así cantábam os a coro —
en e l fren te los milicianos !
Aliviar a M adrid era
nuestra m ayor ilusión
por q u e venciendo en M adrid,
se vencía en Aragón.
T odo el año treinta y seis
la Legión, fuerza d e Franco,
con su M ola a la cabeza,
a M adrid am enazó,
pero el p u eblo d e M adrid
junto con los milicianos,
llenos d e arrojo y poder,
fu era d e él los pararon.
Y, aún con toda la violencia
d e las fuerzas mercenarias,
viéndose bien apoyadas
por una « quinta Columna »,
qu e dentro d e M adrid fraguaron,
al h eroico Madrid,
¡ jamás ellos humillaron !
Duros fueron esos dias,
para M adrid y su pueblo.
j Y, sin em bargo después,
treinta y d os m eses pasados
sin pegar un sólo tiro,
libres por M adrid entraron !
¿ Quien hubiera dicho entonces,
en aqu el m es d e Noviem bre
qu e Madrid seria d e ellos,
sin pegar un sólo tiro,
al tiem po d e abandonarlo ?
i Con un E jército d el « pueblo »,
d e nuevo militarizado ?
¡ Pena m e dá recordar
aqu ellos días pasados,
dias d e ham bre y angustia,
d e frío, llenos d e fango
qu e en el frente se pasaban
dando la m ilicia la vida,
sólo, por M adrid : salvarlo !
más viendo aqu el entusiasmo
qu e, con la presencia d e un hom bre
— y los dem ás a su lado —
Durruti lo defendió
y Franco no supo tomarlo.
¡ Buenaventura Durruti,
el -pueblo español te añora,
los madrileños te lloran,
y e l fascism o te deshonra,
en este m es d e N oviem bre
rabies e insalubres, los niños ha­
rapientos,
analfabetos
v
ham­
brientos. Las legiones de policía,
la guardia civil y fuerzas espe­
ciales de choque distribuidas por
todo el país en lugares estratégicos,
que son terror, desafío y conten­
ción de los de abajo, de los hu-*
mildes, de los vencidos. La fa'ta
de escuelas. La esclavitud de los
trabajadores del campo. Los hom­
bres que se pudren en las pri­
siones por oponerse
a la dicta­
dura.
A los actuales y futuros turistas
se les muestra la parte buena riel
país, lo artificial, lo preparado es­
pecia1mente, cual escenario tea­
tral, para llamar la atención du­
rante unos cortos meses del año,
tales que : desfiles de carrozas,
concursos naúticos, corridas de to­
ros, desfiles de modelos, exhibi­
ciones
en
playas y montañas,
fiestas nocturnas
de vida alegre
donde los señoritos falangistas se
regodean con extranjeras sedientas
de aventuras, e'ección de « rei­
nas », etc. También mítines fran­
quistas, recuerdos
(siempre a su
favor) de hechos de armas contra
loá « rojillos », alocuciones de los
jefes falangistas y por sobre todo,
apariciones y discursos
especta­
culares del propio Franco. Esta
es', en general, la visión del triste
y mugriento cuadro que verán los
deseosos de presenciar espectáculos
macabros y extravagantes como el
Valle de los Muertos o Caídos, el
monumento 1 e v a n ta d o por
Franco
en
h o m e n a j e
a
otros grandes traidores que, al su­
blevarse con él, asesinaron la se­
gunda República.
Todas esas farsas, que se des­
tacan y simbolizan por el más li­
mosnero, repugnante y grotesco
servilismo, hacen aparecer a los
franquistas no amables v hospita­
larios como aparentan, sino como
gente inferior, como serviles domés­
ticos pasándole las manos a sus
protectores extranjeros, como pe­
rros que
dócilmente lamen los
pies a sus amos en agradecimiento
por las migajas que les arrojan,
como pais atrasado que se sabe
arrodillar sumisamente ante los tu­
ristas que les llevan las DIVISAS
SALVADORAS.
Que la ley de la relatividad no
existe en este caso. Que la justi­
cia brilla por su ausencia. Que
la anormalidad es completa. Que
la infiltración del último supervi­
viente nazi-fascista que luchó con­
tra los países libres está siendo to­
lerada. Que es preciso poner coto
a esa expansión. Que si los go­
biernos no actúan como deben, los
Grandes Sindicatos Mundiales y
las Organizaciones Internacionales
están moralmente obligados a reac­
cionar. Que no es justo que el
franqu:smo haga propaganda di­
recta e indirectamente por el
Mundo a través de los semanales
de televisión, cuando ese régimen
no deja a nadie hacer propaganda
contra su sistema en el interior de
España. Todos estos razonamientos
los transformamos en las siguientes
ilusorias preguntas : ¿Permitiría
el « Gobierno » franquista reu­
nirse en cualquier lugar de Es­
paña a los antifranquistas o repu­
blicanos y enviar sus actos tele­
visados al extranjero
Toleraria
el franquismo reproducir en Es­
paña, por
televisión,
todas las
grandes mamfestaciones antifran­
quistas realizadas o a realizar por
el mundo ? He ahi la COSA, he
ahí el MEOLLO, que muestra
• SUITE EN PAGE 5.
qu e alcanzaste tanta « Gloria »
para la Historia d e España
qu e hasta hoy no la iguala otra !
¡ A tí, heroico Durruti,
a tí, Madrid martirizado,
a tí, (fue tanto lloraste
por tus hijos destrozados,
por las bom bas d e Falange
qu e ellos, sobre ti lanzaron !
D esde esta tierra exilada
mi d eb er es recordarte
en esta fech a histórica
Veinte d e N oviem bre d el año se[senta y cuatro.
J. RALUY.
Noviembre, 1964.
I M I
I A 4 I M
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^AA ^A^A ^A^AA AA AA A^A AA AAA AA ^A^A A^^^^^^^
En la lucha contra cl franquismo
Madrid, 7 noviembre 1936
Si las Internacionales q u isieran . . .
Los obreros españoles, en lucha
con el régimen franquista, reco­
nocen como efectiva, en el orden
material, toda clase de aporta­
ciones solidarias, cuando ellas lle­
gan del sindicalismo internacional.
Indudable e indiscutible es, que
esa ayuda solidaria, de crecerse, de
generalizarse, puede ser factor de
animación e incentivo en 'a lucha
entablada, por ser expresión de sim­
patia y de coincidencia en el re­
pudio a un régimen.
Pero no es todo.
Volcar los bolsillos para ayudar
al hermano de clase en su com­
bate por la libertad, tiene un valor
relativo, aún y dentro de toda la
cuantía que las recaudaciones soli­
darias pudieran alcanzar.
Pero con todo y con el'o, no
es torio.
Aún siendo la expresión fra­
ternal de los explotados de todos
los horizontes hacia quienes no ce­
dieron ante la opresión fascista.
Aún siendo eso, las aportaciones
económicas, no bastan.
Ni aún cuando fueran lo sufi­
cientemente importantes, para fa­
cilitar no solo la ayuda a los per­
seguidos, a los represaliados, sino
incluso la adquisición de medios
de combate contra la tirania, esas
aportaciones no podrían conside­
rarse como el todo de las posibi­
lidades solidarias del sindicalismo
internacional.
Porque todas esas aportaciones
se resumirían en ayuda al comba­
tiente de clase, en solidaridad eco­
nómica, lo que frente a la Urania,
solo podría significar, moción de
censura para la misma.
Pero no lucha abierta contra
ella.
Y la solidaridad completa solo
puede manifestarse creando en to­
dos los lugares, donde haya la
presencia del franquismo, frentes
de lucha contra ese residuo del
hitlerismo.
Porque al franquismo
se le
puede combatir en todos los ám­
D E S D E
bitos del globo terrestre. Y no solo
en actos de propaganda, que en
torno a la Alianza Sindical, re­
fuercen y animen el estado de la
opinión libre del mundo, enemigo
de la dictadura que desde hace 25
años domina y sojuzga a nuestro
pueblo.
No solo creando y animando ese
estado de opinión, que llegue a
forzar la mano de lo detentadores
de la política internacional, para
obligarles a tomar conocimiento de
una o'a de reprobación unánime
ante la persistencia de un pro­
blema que ataca asi la dignidad
misma del mundo libre.
Haciendo algo más...
PORQUE SI LOS SINDICATOS
DE TODOS LOS PAISES
Q UISIERAN...
El boicot a los productos espa­
ñoles, a todos los navios y aviones
procedentes
del
país del fran­
quismo; las huelgas de brazos caí­
dos ante la carga o descarga de
productos procedentes o destinados
a España...
En torno a la Alianza Sindical
españo’a, a sus organismos repre­
sentativos que pueden crearse en
todos los centros donde la pro­
ducción o el comercio amenace to­
mar contactos con los represen­
tantes del paraíso franquista, po­
dría tomar una forma efectiva el
combate, el bloqueo, la negativa
a toda colaboración, fuese la que
fuese con los hombres del fascismo
internacional encaramados en Es­
paña.
El aislamiento comercial, l'egaría a ser cosa evidente. Como mí­
nimo el conjunto de dificultades
que al mismo se crearan, obliga­
rían a los posibles clientes y abas­
tecedores del régimen franqu’ista,
a pensar en todas las consecuen­
cias antes de decidirse a dicha co­
laboración.
Rehusar el consumo de todo pro­
ducto de procedencia española.
■
No tenemos remedio
D ecía un com pañero : ¡ No te­
nem os
rem edio ! Francam ente,
m ás d e una vez le h e recordado,
no
queriendo
acced er al pesi­
m ism o qu e esta negación com por­
taba. Siem pre he creído qu e, d es­
pués d e las liturgias personales, o
d el incendio a la capilla, predo­
m inaba el buen sentido, no de
la élite —• qu e ésta bastante tra­
b ajo tiene a crear incesantem ente su
eapulhi para volverse crisánida q
después colar — sino el d e las
masas d e militantes anónimos, no
infatuados d e la vanidad d e los
q u e se creen « algo ». En ellos
ha pesado siem pre, a pesar d e su
ignorancia oral o escrita, el peso
d e las decisiones importantes, y al
tom arlas no se han
equivocado
nunca.
D ecía, ¡ No tenemos rem edio !
D ebo afirmar hoy qu e sí, qu e lo
tenem os, pero dep en d e
precisa­
m ente d e estas masas anónimas
q u e d eb en d e una vez, com o tantas
veces lo han hecho, predominar
en las decisiones d e la organiza­
ción exilada. E l buen sentido, que
ni d eb e ni pu ede dejarse im pre­
sionar por propagandas d e clan
o d e posición, terminará por cen ­
trar la organización en un equili­
brio consciente.
; A qu é señalar los errores !
L os matos cam inos qu e se em ­
prenden d eb en bifurcarse por los
mismos qu e los han escogido. A
la desconfianza, qu e ya es un azote,
se contesta con la desconfianza.
Algún día veremos volar a muchas
d e estas crisálidas qu e nos p ro ­
m eten sinceridad, conducta orgánica y cam inos trillados.
« Voluntad e ideal, y firmeza en
la acción diaria. N o más altos en
e l camino, ya descansaremos más
tarde ». — Esto m e decía un jo­
ven casi im berbe, m itad lampiño,
encontrado una noche en el m e­
tro mientras venia dé. un baile.
D ebem os luchar hasta echar
a Franco, d ebem os liberar Espa­
ña d e la tiranía » — O ¡a estas pa­
labras sentado en un café, m ien­
tras e l q u e las proferia fum aba su
puro y tom aba su cop a d e co­
ñac. C ifraba en los 60 años xf p o ­
seía una propiedad bastante im­
portante. después d e haberse na­
turalizado
francés.
Naturalmente
qu e el « d ebem os » no iba con
él, iba para los otros.
¡ Cuántos
com pañeros se en­
cuentran en estas condiciones !
C ondiciones que podríam os llamar
d e capitán Araña; cuantos com p a­
ñeros saben ya d e antemano qu e
no volverán nunca jamás a Es­
paña, a no ser d e vacaciones y
por un solo mes. ¡ Ah ! pero d e ­
liberan y pesan en. las decisiones
d e las
asam bleas.
No es que
quiera quitarles e l d erech o d e opi­
nión, pero deberían por lo menos
ser más circunspectos cuando se
trata d e las cosas d e España, a
la q u e han olvidado por com pleto,
muy especialm ente al tom ar otra
nacionalidad y pensar residir hasta
su m uerte en la Galia.
H e a h i el p orqu é « no tenem os
rem edio », somos muy voceras, d e ­
m asiado. Mi confianza en el mi­
litante anónimo, desprovisto de
am bición, lleno d é am ias hacia su
ideal y el p u eblo d el qu e form a
parte, no desaparecerá jamás. Es
el leñador q u e en el bosque, c o ­
m iendo su arenque, piensa en la
cantidad q u e esta semana podrá
enviar pro-España. Es el obrero
agricultor q u e fatalm ente d ed ica
una parte d e su salario a las obras
generales d e la organización. Es
el iletrado q u e a pesar d e todo
com pra « Solí » y los
folletos
para darlos a leer. Son tantos los
q u e m e com prenden qu e a ellos
van dirigidas mis palabras. ¡C om pa­
ñeros. si vosotros queréis, tenem os
rem edio y fácil!
Jep D’ARANES.
Negar colaboración y asistencia
a todos los espectáculos de origen
español, que en su exportación
solo sirven a producir divisas al ré­
gimen aborrecido. Bo:cot cerrado
a todos los establecimientos co­
merciales españoles instalados on
el extranjero.
Negación de toda descarga o ma­
nutención de productos franquis­
tas.
Negativa a la expedición e in­
cluso a Id producción de artículos
que se sepan destinados al país de
la Falange.
Actos de protesta contra la afluen­
cia turística en España. Dificu'tar
la circulación de los mismos en las
proximidades fronterizas...
Neta y firme oposición pública
de las organizaciones
sindicales
ante las visitas de representantes
del dictador del Pardo en cual­
quier lugar del mundo.
Sistema vasto de realizaciones
tendentes a ahogar poco a poco
a los hombres que sojuzgan a nues­
tro pueblo en la o'a de desprecio
del mundo, cerrando sus medios
de subsistencia, aquellos que las
conveniencias de la política inter­
nacional le abren, con la acción
decidida de los productores del
mundo.
SI LAS INTERNACIONALES
O BRERAS QUISIERAN...
La acción sería capaz de dar
una verdadera ayuda en el com­
bate, ayuda activa y de resul­
tados; acción internacional obrera,
que haría sentirse a los obreros
españo'es identificados una vez
más coR sus hermanos de más
alió de todas sus fronteras, ligados
por una causa cormin; ratificación
de la universalidad del combate
contra los restos del fascismo juz­
gado en Nuremberg.
Al sindicalismo
español, se le
debe esta satisfacción, por su per­
sistencia en la lucha, después de
haber sido el primero en cortar el
camino a las pretensiones del fas­
cismo internacional.
Y para que las internacionales
obreras quieran, habrán de querer
antes y unánimamente, los obreros
de estas internacionales.
A ellos, a los obreros y a sus
organizaciones...
CEDEM OS
LA
PALABRA.
José MUÑOZ CONGOST.
EL ATAQUE
RANCO había acumulado, para atacar a Madrid, todo su po­
tente ejeército y todo el material alemán, italiano y portugués
que se le había suministrado por el fascismo internacional.
El gobierno de la República considera la situación muy delicada
y difícil y se retira a Valencia, como medida prudente, dejando la
defensa de la capital a los militares leales y al pueblo deficiente­
mente armado.
Pero ha olvidado que ese pueblo madrileño es el mismo que en
1808 se lanzó a la calle, contra las tropas de Murat y no está dis­
puesto ahora a dejar el paso a los nuevos invasores y a los traidores
españoles que les acompañan.
Los hombres de la U.G.T., de la C.N.T.-F.A.I.; todos los repu­
blicanos, anarquistas, socialistas, comunistas, mujeres y niños, se
sienten unidos en el mismo espíritu de lucha, dispuestos a morir
matando antes que el fascismo pise Madrid: «¡No pasarán:», es el
grito de guerra.
Aparecen los Daoiz y Velardes en ios generales leales M iaja,
Rojo, Castillo, Pozas y otros que organizan la resistencia con los
Inedios de que disponen, pero con ardor.
Amanece el dia T y después de una horrorosa preparación de
artillería y un inhumano bombardeo de aviación sobre la población,
ataca el traidor Varela con 20.000 legionarios y regulares marroquíes
— tropa de élite — para llegar (según cálculo del E. M. fascista)
del primer empujón, al Cuartel de la Montaña.
El choque ha sido terrible, caen
a centenares los milicianos,
pCro otros cogen sus armas para sustituirlos inmediatamente. Un
batallón de mujeres se bate también heroicamente en el Puente
de Segovia y los niños colaboran llevando piedras para levantar
barricadas en la población. ¡Hermoso cuadro digno de un Goya! El
«¡No pasarán!», se ha cumplido.
Los pechos de los verdaderos patriotas lian paralizado al enemigo
en el Cerro de Garabitos (en la Casa de Campo) y haji destrozado
los planes y el prestigio del fascismo internacional. El mundo se
maravilla de tanta valentía y nuestro gran Machado, intensamente
conmovido, hace vibrar su lira poética lanzando su gran poema:
F
Madrid, Madrid, que bien
Rompeolas de todas las
La tierra se desgarra, el
Tú sonríes con plomo en
tu nombre suena,
Españas,
cielo truena,
las entrañas.
Reflexionemos los antifascistas en este aniversario de la gesta
gloriosa y en los que dieran sus vidas para realizarla.
Pensemos también en los que murieron después, durante nuestra
gtferra, que no fue otra cosa que una sucesión de gestas heroicas
impuestas por la desigualdad de la lucha.
No olvidemos a ese millón y medio de hermanos nuestros fusi­
lados por Franco, tan injustamente, después de terminada la guerra.
Mantengamos aquel espíritu de unión y de lucha contra el dic­
tador sanguinario de nuestra España que, después de 28 años, no
perdona nuestro heroísmo, honradez y patriotismo, virtudes de las
cuales él carece.
Nosotros, los exilados que tenemos la hombría de sufrir en el
destierro antes que inclinar la rodilla ante el dictador, mantengá­
monos unidos fuertement para poder hacer un día la justicia que
los que murieron, por la misma causa de la libertad, esperan de
nosotros.
Si algún sector político del campo antifascista, por egoísmos
personales y mezquinos, pactase con el enemigo, olvidando la sangre
vertida en nuestra lucha por la España libre, merecería que los
muertos se revolviesen de sus tumbas, para escupirles a la cara y
llamarles traidores.
J . A. MOYA
El turismo, la televisión y las divisas
(Suite d e la p ag e 4.)
la anormalidad que denunciamos
y buscamos solucionar. ¡ Hasta
cuando los países democráticos,
republicanos, socialistas o simple­
mente liberales permitirán la con­
tinuación de tamaña injusticia ?
A los exilados en general, a los
grandes sindicatos mundiales, a las
organizaciones y partidos políticos
en el exilio, se les presenta, en
este caso concreto, ahorá o nunca,
la magnífica ocasión de ayudar
desde afuera a los que se juegan
la vida en el interior.
E l nrrto de que solo se puede
hacer la guerra a la dictadura
española desde la península, de
que sólo se puede luchar por ello
en España, de que la acción es
únicamente allá adentro, no es
más que eso : UN MITO. Voluntad,
deseos de trabajar y espíritu de
sacrificio es lo que hace falta. No
importa para ello hallarse en Es­
paña o en cualquier lugar de la
tierra.
Nuestro plan, nuestra iniciativa,
lanzada a todos los hombres de
buena voluntad, es recurrir a los
sindicatos del Mundo, a las gre­
miales obreras nacionales e inter­
nacionales vinculadas o no direc­
tamente con el problema, recla­
mándoles no ayuda económica sino
solidaridad, solidaridad moral, so­
lidaridad positiva.
Por ser esta Agrupación autó­
noma e independiente, no hallán­
dose adherida a ninguna fuerza o
tendencia política y no contando,
en consecuencia, con influenc'a y
fuerza numérica
necesaria para
llevar a feliz término tan vasto mo­
vimiento, nos limitamos a lanzar la
idea, planear y colaborar incondi­
cionalmente hasta donde alcancen
nuestras fuerzas, dejando a con­
sideración de quienes puedan rea­
lizarlo el siguiente plan :
1) Usar de la potencia gremial
y política, nacional e internacio­
nal, para cortar, sabotear, impedir
definitivamente la continuidad de
la propaganda televisada proce­
dente de la España actual hacia
el Mundo Libre.
2) Salvo mejor fórmula, presen­
tar batalla en dos aspectos funda­
mentales :
A. —•Circunscribir la acción a
los gremios directamente afectados
en ía elaboración, transporte, dis­
tribución, proyección y filmación
de los documentales antes citados
y otros que puedan aparecer pro­
cedentes o no de la España Fran­
quista.
B. —• Paralelamente
iniciar in­
tensa campaña internacional con­
tra el turismo a España.
3) Todas y cada una de las
organizaciones,
partidos v gremiados
nacionales o internacio­
nales, así como las fuerzas anti­
franquistas en el exilio e interior
presentarán y discutirán
el pro­
blema en sus respectivos organis­
mos.
4) Llegadas
todas las fuerzas
interesadas a un acuerdo, total o
parcial, se comunicarán entré sí
y con las gremia'es vinculadas di­
recta o indirectamente a la in­
dustria, manipuleo y proyección de
la televisión.
5) Dar a conocer al Mundo la
resolución adoptada que permita
preparar un ambiente y una at­
mósfera propicios al may'or éxito.
Los países con organización y me­
dios para llevar adelante el pro­
yecto, lo realizarán, de todos mo­
dos, aunque no llegara a concen­
trarse e' plan en términos gene­
rales y totales.
Hemos creído prudente que esta
in:ciativa no sea abanderada ex­
clusivamente por ninguna organi­
zación obrera de ideología deter­
minada, ni por fuerzas de tenden­
cia política, tratando así de evitar
roces y suspicacias que impidan
alcanzar con éxito un único y solo
objetix’o : LA LIBER A C IO N DE
ESPAÑA.
Creemos que esta puede ser una
buena oportunidad para estudiar
igualmente, aunque separadamente,
la tan discutida necesidad de boi­
cotear la carga, descarga y trá­
fico de los navios de bandera fran­
quista. Las Confederaciones Obre­
ras Internacionales pueden y de­
ben actuar en este caso pasando
de las palabras a la acción. El
pueblo español lo reclama en si­
lencio y con PAZ...ciencia desde
hace 25 años.
Con saludos fraternales y anti­
franquistas, por Agrupación Astu­
rias Libre :
M. FERNANDEZ
PARDO ARIAS.
Correspondencia a : Agrupación
Asturias Libre, Convención 1270 —
MONTEVIDEO.
Noviembre, 1964.
E s p a ñ a
AL
LA «LIBERALIZACION »
NO PENETRA
CASTILLA LA V IEJA
ZONA 39. — Corresponsal. —
«Cada día le resulta más difícil
al régimen mantener su simula­
cro de «liberalización» y al «verticalismo» el no verse evidenciado
y en ridiculo ante los tra b a ja ­
dores. Los comentarlos acerca de
la complicidad entre el Gobierno
y demás organismos se hacen ya
por todas partes, en bares, tra­
bajos, colas de los tranvías, etc.
Nadie, entre los obreros, se priva
ya de expresar públicamente su
descontento y, lo que es aún más
significativo, hasta en las misas
dominicales de algunos puntos de
España se denuncia todo esto.
Centros docentes, cafés, barbe­
rías... el comentario del día pa­
rece ser la subordinación desca­
rada del «Sindicato» a las órdenes
gubernativas, y a la política eco­
nómica del Estado, este Estado
bastardo, ilegitimo, fruto de cla­
nes, trusts capitalistas y militares.
El clima de indignación que todo
ello provoca augura aconteci­
mientos serios por todo el país,
aunque suponemos aquí que los
ecos de este descontento general
y cada vez más acentuado al­
canzan también ese exilio en que
os encontráis esperando el mo­
mento de la liberación de nuestro
suelo»...
Nuestro corresponsal no se equi­
voca: en efecto, incluso en exilio
percibimos con claridad los sín­
tomas alarmantes para el fran­
quismo que se manifiestan ya
abiertamente en todos los ámbitos
de nuestro país. Nuestro pueblo
— se ha dicho muchas veces, pero
nunca ha sido tan sensible ni tan
veraz como ahora — ha perdido
el miedo. Esa censura pública que
nuestro corresponsal cita la he­
mos conocido también desde aquí,
y hemos tomado consciencia de la
situación tan especial que se va
creando en España, y de la opor­
tunidad más que necesaria de in ­
tensificar nuestra actividad hacia
el país, en todos los órdenes en
que ésta permita a nuestro Mo­
vimiento hacer acto de presencia
ju nto a nuestro pueblo, fundido a
los trabajadores allí, pues no ha
habido ninguna etapa anterior
desde que el franquismo se asen­
tó en España, decimos bien «nin­
guna etapa» en que, por madurez
de la situación interior y por el
desencadenamiento de intereses
bastardos y poco claros del exte­
rior, haya sido tan imprescindi­
ble la influencia activa de la
C.N.T. en España. Ni la urgen­
cia de orientar profundamente las
energías, el descontento, la deci­
sión en fin, de ese pueblo que,
cada día más, alumbrando espe­
ranzas entre todo el antifranquis­
mo y causando, a l mismo tiempo,
un •pánico sordo incontenible en­
tre los que hasta ahora lo han
tenido encadenado, e incluso en ­
tre los que se entregan ya a maniobreos y conciliábulos indecen­
tes que hagan posible la conti­
nuidad de su encadenamiento, in­
cluso después de Franco.
LOS PERIODICOS
Y EL SERVILISM O
ZONA 37. — «Acabamos de ha­
cer un recorrido por diversas
provincias, visitando amigos, com­
pañeros y de otros campos, ob­
servando todo y escuohando con
interés sumo lo que constituye
tema principal de conversación e
inquietud. Hemos podido compro­
bar hasta qué punto es general
el desprecio que la prensa espa­
ñola inspira ahora a los trab a ja ­
dores, incluso los muy jóvenes:
todos reprochan a los periódicos
el callar lo que ocurre, el guar­
s e
HABLA
dar silencio acerca de los con­
flictos sociales, etc. Se diría que
un ansia de información se apo­
dera de las gentes, ansia que cho­
ca, muchas veces, con la barrera
de silencio opuesta por los servi­
cios del régimen.»
Deducimos de estas palabras
una situación que todos conoce­
mos, pero que hay que enfrentar
hoy con más vigor e inteligencia
que nunca... «Ansia de saber», nos
dicen. Los trabajadores de cual­
quier región del país saben, por
ejemplo, que «algo pasa» en As­
turias, o en Cádiz, o en el País
Vasco o Madrid... Quisieran, n a­
turalmente, seguir el desarrollo
de tales acontecimientos. El silen­
cio de la prensa franquista lo
hace imposible. El régimen es
consciente de que si los obreros
de cualquier región conocieran el
inicio y el curso de las huelgas
ya habidas, y conocieran, sobre
todo, las consignas que circulan,
las llamadas de solidaridad, etc.,
no tardarían en levantarse, por
todo el país, como un solo hom­
bre. Por eso se asfixian las noti­
cias de todo esto. Pero es ahi,
precisamente en eso, donde el es­
fuerzo antifranquista 'debe jugar,
interviniendo con eficacia: ¡Pro­
paganda! hablábamos la semana
pasada explicando el terror de la
Iglesia
del
cardenal
BuenoMonreal. La propaganda, orien­
tada eficazmente, es una de las
armas más terribles, por no de­
cir la más terrible para el régi­
men, en la situación presente.
LA FALSA ESTABILIZACION
QUE LOS O BRERO S PAGAMOS
D IVERSA S Z O N A S . — Nos
anuncian los efectos desastro­
sos para la clase trabajadora de
la «estabilización» actual que el
régimen ha impuesto. «Las posi­
bilidades de reajuste del nivel de
vida se hallan cerradas por com­
pleto...» —nos dice una de ellas—,
y o tra : «La liberalización es un
timo que le viene de perilla al
patrono para abusar aún más de
los trabajadores...» Unas y otras
insisten en «la necesidad abso­
luta de intensificar la actividad
y presencia de una fuerza coordi­
nada capaz de hacernos respe­
tar...». Term inan confirmándonos
que en los diversos puntos del
país nuestros compañeros de la
C.N.T. siguen propagando «la con­
signa de creación inmediata de
Comités de Fábrica, de Tajo, de
Talleres, como base principal de
ese respeto que deseamos obte­
ner...» y dándonos a conocer el
tono de ciertas pequeñas reunio­
nes celebradas discretamente con
jóvenes trabajadores aún no for­
mados socialmente, en el curso
de las cuales algunos compañeros
de la C.N.T. han intervenido en­
juiciando «la lucha de clases»,
«la bestialidad de los pudientes
españoles» y en las que, entre
otras cosas, han comentado «la
lucha, pasiva o violenta, por el
bienestar y la justicia social es
legítima. Renunciar a ella es im­
posible. Hay que ir a la redis­
tribución de riquezas y a la or­
ganización más racional de la
producción y el reparto.»
Felicitamos a estos compañeros
por su labor educativa y social
y les animamos a persistir, ase­
gurándoles que, por nuestra parte,
hacemos lo que pedemos.
TODA MANIFESTACION
CONTRA E £ FASCISMO
E S BUENA
CASTILLA LA NUEVA
ZONA 28. — «Os ipformamos
que circulan a profusión copias
a multicopista mecanografiadas y
hasta manuscritas reproduciendo
la condena venezolana contra
Franco. Algunos compañeros bien
enterados me han asegurado que
la Organización está haciendo
llegar este papel (tirado a mul­
ticopista en gran cantidad) a la
mayor parte de los rincones en
que hay gente nuestra o simple­
mente antifranquistas. Estas co­
m u e v e
ESPAÑA
sas son muy interesantes y alen­
tadoras, y causan un efecto inme­
jorable entre la gente por aquí.
Desgraciadamente algunas veces
las ignoramos, e incluso conocién­
dolas poco podemos hacer, pero
vosotros, desde el exterior, supo­
nemos no dejáis de explotar con­
tra el régimen cosas de esta na­
turaleza que son un verdadero
bofetón a toda esta chusma fa ­
langista...»
Recordaremos que la condena
de la Cámara de diputados de
Venezuela decía, entre otras cosas
«en nombre del pueblo venezolano
rechazamos indignados la mons­
truosidad franquista y la vergon­
zosa provocación que para el pue­
blo español oprimido significa el
pretender celebrar lo que el fra n ­
quismo llama fiesta de los 25 años
en la ciudad mártir de Guerni­
ca...». Muy bien, Venezuela.
LEON
ZONA 36. — «Una reciente vi­
sita, que se encuentra aún a mi
lado, me informa que en los me­
dios universitarios de Salam anca
está circulando una hoja distri­
buida por allá en la que el P ar­
lamento venezolano rechaza una
invitación franquista. L a hoja,
que supongo conocéis, implica una
condena formal contra el régimen
y os sugiero se haga todo lo
necesario para darla publicidad
por toda España y fuera de ella.»
¡Salam anca! ¡Qué poder evoca­
dor encierra siempre para la E s­
paña evolucionada y antifascista
la mención de ese rincón caste­
llano, cuna de la inteligencia es­
pañola y fueiÜfe de riqueza espi­
ritual para el pueblo cultivado! El
otro día hablábamos, precisamen­
te, de la octavilla sobre Unamuno
que por allí circulaba. ¡Unamuno!
¡Salam anca!, nombres emotivos,
ligados ya para siempre en la
mente popular y que constituyen,
por sí solos, una acusación per­
manente a la cerrilidad animal
del régimen cuartelero que osó
profanar el recinto de la sabidu­
ría más española con sus vivas
a la muerte, que ha pisoteado,
con sus cascos espolados, toda la
exuberancia cultural, artística y
filosófica de una España prome­
tedora,
continuadora
feliz
de
nuestro siglo de luces, segando
can la hoz de sus fusiles las flo­
res más insignes de ese campo
hispano abonado por siglos de
sublime riqueza espiritual popular,
y nutrido del humanismo inson­
dable del Quijote al pensamiento
fértil de Unamuno, o de cual­
quiera de los grandes sencillos
que han hecho nuestro presti­
gio en las aulas del universo in­
telectual.
Y ahora Salamanca reacciona,
esta Salamanca huérfana a m a­
nos del fascismo de sus más cla­
ros valores. Recupera la palabra,
y el gesto, para salvar, contra
todo, la esencia de su riqueza:
«He aquí España en silencio. No
hablo del silencio impuesto por
el cloroformo político de hoy. Es
preciso mirar a través del telón
que pretende ocultar la víctima.
Yo digo que España se calla para
lo que pueda escuchar nuestro
oido. No que el ruido y la pala­
bra falten a este pueblo hablador.
La literatura más consciente, en
el interior de este país que habla
solo como un gran poeta sin pú­
blico, no es más que el eco de
esa inmensa voz nacional que
sube de las pendientes, de las
costas y los campos, y va a gri­
tar sobre la meseta castellana, en
la más alta de las planicies de­
sérticas. Se trata, en fin, de con­
vertir en bilingüe, en el interior
de esta misma lengua un pueblo
desde hace mucho tiempo ence­
rrado en el monólogo.»
Estas son las impresiones de
un visitante extranjero que ha
recorrido España con la intención
de escribir, más tarde, un pequeño
libro sobre ella.
«Las grandes voces de España
tipnen obligatoriamente la ento­
nación popular. Nada de verdad,
nada de grande se escribe sobre
esta tierra que no tenga preci­
samente la experiencia popular,
como si a la misma lengua le
repugnara servir a otra cosa que
a la sinceridad directa y viva,
la verdad de los hombres que la
hablan. Es por la lengua, por la
experiencia del pueblo que co­
noce mejor los giros y movimien­
tos de la pasión que los de la
razón que tiene la inteligencia
del corazón, por donde se sube
hacia ese verbo apasionado y lí­
rico que brota de G arcía Lorca,
de Unamuno o de Machado. De
estos tres grandes escritores se
podría decir que hablan escu­
chando las voces que suben de
ia tierra, alrededor de ellos.»
EXPULSADO SALAZAR.
TAMBIEN FRANCO
SERA EXPULSADO
CATALUÑA
de lo que arriba escribíamos,
«deshace» constantemente a nues­
tro país.
HAY QUE HABLAR CLARO
La hoja estudiantil o intelectual
continúa diciendo: «Hay naciónes
(¿España?) que viven dentro de
ese orden sofisticado y artificioso
que no conduce a nada», y con­
cluye: «No queda otra cosa cuan­
do no se posee legitimidad natu­
ral...».
«Legitimidad». Nunca se insis­
tirá bastante acerca de lo que
esté término representa, y del
arm a incalculable que el carácter
bastardo del franquismo nos ofre­
ce. Pues, sin entrar, nosotros, a
emitir opinión acerca del juicio
que la República pudiera mere­
cernos, cabe evidenciar el argu­
mento básico de la legitimidad
de aquel régimen, surgido de la
voluntad popular, y del sistema
actual, impuesto por la m ilita­
rada fascista vendida a poderes
extranjeros y traidora cien por
cien a España. Es ese un hecho
que el franquismo no ha logrado
ni espera siquiera lograr borrar.
El régimen de Franco es bas­
tardo, es la reedición simple de
esos tristes «putsch» cuarteleros a
que los sargentos sud-americanos
hartos de rancho nos tienen acos­
tumbrados. Y contra eso el régi­
men, sus alabadores asalariados
(el miserable Pemán en cabeza)
sus sostenedores extranjeros (obli­
gados, para su vergüenza, a res­
petar una aparente democracia
en sus propios países), su am antísima madre la Iglesia (respon­
sable —. no lo olvidemos — res­
ponsable,
participante
activa,
principal beneficiada del pronun­
ciamiento) nada pueden.
ZONA 08. — «En ciertas tertu­
lias literarias de esta ciudad rei­
na gran efervescencia estos dias,
a causa de la expulsión de la
dictadura portuguesa de los or­
ganismos educativos de la U.N.E.
S.C.O. Hemos intentado seguir el
desarrollo de las sesiones de la
Conferencia general que ahora
celebra la U.N.E.S.C.O. en París
pero el «parte» franquista dice
muy poco de todo esto. Esta con­
dena de Portugal, por su régimen
retrógrado, colonialista y fascista,
nos satisface enormemente, aun­
que lamentamos que el franquisno haya conocido aún la misma
suerte. Se nos dice, además, que
algunos de los ataques contra
Portugal han alcanzado también
a nuestro Hitler... ¿Qué sabéis
por ahi fuera de este asunto?
Existe aquí, en Barcelona, la
creencia de que en esta decisión
LOS CAMPESINOS
de expulsar a Portugal, e incluso
ESTAN CON NOSOTROS
en los ataques que han alcanzado
al franquismo, ha pesado, tal vez, ARAGON
alguna intervención ante la U.N.
E.S.C.O. de ciertos sectores del
ZONA 49. — «He tenido ocasión,
exilio. ¿Es eso cierto? ¿Tenéis
de comentar, hace un par de días,
algo que ver vosotros? De todas
la situación de un grupo de cam ­
formas no sabemos aún nada fi­
pesinos labradores, que me han
jo.
Volveremos
a
informaros.
expresado la inquietud enorme
Salud.»
que se siente aquí, pues se espera
Nos impresiona agradablemente una crisis del campo de incalcu­
la atención que nuestros compa­ lables consecuencias.
ñeros del I. y otros opositores
Añadiré a esto, para que infor­
prestan a este asunto. En efecto, méis, que según estadísticas, la
la batalla al franquismo debe ex­ producción triguera ha sido del
tenderse a todos los frentes y es orden de 80 % con relación a 1963,
tarea esencial dar a conocer, o tan pobre como las del 61 y 62,
mejor aún recordar al mundo la que provocaron alarmas injusti­
naturaleza sanguinaria y bestial ficadas.
del franquismo. Esperemos que
Lo de este año era de prever
nuestros intelectuales (los hay, puesto que una especie de consigna
apesar de todo) se decidan a em­ sorda corrió el año pasado en
prender, dentro y fuera de Espa­ tiempos de sementera, de tal for­
ña, cualquiera que sea su tenden- ma que el Instituto de Labrado­
sia o color dentro del antifran­ res dice que se han sembrado
quismo, una nueva campaña de unas 43,000* hectáreas menos que
descrédito moral hacia el fran ­ el año pasado.
quismo, campaña que, si se reali­
¿Será esto fruto de un análisis
za con la envergadura y seriedad consciente y toma de posición del
debida, lograría, a corto plazo, la campesinado? En todo caso los
expulsión del franquismo de mu­ labradores a que me refiero con­
chos de los ámbitos internacio­ cluían que el régimen no se me­
nales en que, por hipocresía de rece ningún esfuerzo, que sólo la
él, y sobre todo por cansancio de lentitud en el trabajo y el limite
sus enemigos, ha logrado intro­ en la producción vale la pena,
ducirse.
*'
mientras no haya cambios que
aconsejen cambiar de actitud por
PERO EL FRANQUISMO
sentirse uno menos engañado...»
NO CONOCE LA DIGNIDAD
EL MERCADO COMUN Y LA
t SITUACION TRIGU ERA : Dice
AGITACION ESTUDIANTIL : nuestro corresponsal de la Zona
14 que por parte de algunos ser­
«Los estudiantes e intelectuales vicios del Mercado común se in­
también se mueven. Circulan aho­ tenta explotar la situación trigue­
ra ciertos manuscritos contenien­ ra, no para que el pueblo se apro­
do críticas muy acertadas con veche y sufra menos, sino para
textos firmados por un grupo de humillar más a España, dando
escritores firmados G.E.D. (supo­ m igajas sobrantes de trigo que
un
«agradecimiento»
nemos que quiere decir Grupo de impliquen
Escritores por el Diálogo) en el por parte del régimen.
que textualmente leemos: «Cual­
El juego continúa, ya sea con
quier país se impone la gigan­
tesca tarea de hacer sus carrete­ las vidas españolas, ya sea con el
ras, fábricas, su agricultura, ade­ hambre del pueblo. ¡No durará
más de hacerse a sí mismo cons­ mucho!
INFORMACION
tantemente.»
Y PROPAGANDA C.N.T.
Esto lo escriben precisamente
SECCION PRENSA.
en esta época en que América
construye en suelo español «sus»
carreteras, en que Francia cons­
truirá «su fábrica atómica» en
que la agricultura se desmorona
de norte a sur. Aterroriza com­
probar la demencia de este régi­
men vergonzante qne, en contra
Activités de nos camarades Espagnols
^ ^
Fíele* ■ nuestro sentimiento solidario hsols todo* lo* explotado*,
asi como hacia todo* nuestros compañero* de Ideología, abrimo* estas
páginas a aquellos que de ello tienen mayor necesidad en este mo­
mento : nuestros camaradas españoles, refugiados en Francia, privado*
de todo medio de expresión.
He aquí por qué «ESPO IRs acogerá a todos lo* españoles que se
dirijan a nosotros para exponer sus problemas, pedir nuestra ayuda y,
si es necesario, nuestro consejo, enriándonos sus comunicado* o sus
artículos en su lengua materna, ya que no conocen otra.
€
o
M m U
NI Q U £ s
17» UNION REGIONALE - UNION LOCALE DE LYON
Permanence tous les samedis de 17 heures à 19 heures, et tous les
llmanehes. de 10 h. à 12 heures, i la ruc St-Jean. N° 60. LYON 15»).
F.L . DE OULLINS
Por el presente, se convoca a
toda la militància perteneciente a
esta Federación Local, para el
domingo 22 de noviembre, a las
9 y media, en el lugar de cos­
tumbre.
Discusión orden del dia Pleno
regional. Una vez más, esperamos
la asistencia de todos.
F. L. DE BALMA
Esta Federación Local convoca
asamblea general, en el lugar de
costumbre, y a las nueve y media
de la mañana, para el d;a 29 de
noviembre.
Se ruega la puntual asistencia
de todos sus afiliados.
SECCION LOCAL
DE S.l.A . DE TOULOUSE
Convoca
nueva asamblea —
continuación de la celebrada el
dia 9 del corriente —< en la Bourse
du Travail, el domingo, dia 22 de
noviembre, a las 9 y media de
la mañana.
Por deber procederse a comple­
tar el nombramiento del nuevo
Secretariado, se ruega la asisten­
cia de todos los afiliados y la
mayor puntualidad.
F. LOCAL DE MARSELLA
Esta F. L. invita, para el do­
mingo dia 22 de noviembre a las
nueve y media en su local social,
12, rué Pavilon, segundo piso, a
la conferencia que dará el com­
pañero Lucio Gómez con el tí­
tulo «Fenómenos en las dos gran­
des revoluciones», a todos los
compañeros y amigos. Dado lo
interesante del tema, esperamos
la asistencia de todos los amantes
de la cultura.
REGIONAL CATALANA
EN EL E X IL IO
Agrupación Local de Paris
Ponemos en conocimiento de to­
dos los compañeros de París y de
sus alrededores originarios de la
región catalana, que ha quedado
constituida la Agrupación Local
de París en la que, si lo desean,
pueden controlarse para aportar
su colaboración a la labor orgá­
nica que emprendemos con el úni­
co propósito de cooperar con los
compañeros del Interior, ofrecién­
doles total y desinteresada ayuda.
Una permanencia de la A. L. se
asegurará los domingos por la
mañana en el local social, 24, rué
Ste-M arthe, con la esperanza de
que los compañeros de nuestra
región responderán a este llam a­
miento.
La Comisión.
COM UNICADO
CONFERENCIA en BEZIERS
i
Se ñus ruega la inserción d e la
nota siguiente :
El compañero José Peirats, dará
una conferencia en Beziers, el dia
22 de noviembre, a las nueve y
media en el local de la C.N.T.
Tema : « La tragedia de una
emigración ».
Quedan invitados al acto todos
los compañeros y simpatizantes.
«Ya está en venta el libro
i
«POR EL SINDICALISMO
HACIA UNA ESPAÑA LIBRE»
/
en el qiy? Joaquín Cortés, escribe
entre otras cosas de:
1) Precursores y orígenes del
Movimiento obrero internacional.
2) La ciencia y la técnica en
los procesos de transformación de
la economía mundial.
3) Fundamento social e histó­
rico de la segunda revolución in­
dustrial.
4) Valor decisivo de la auto­
matización en las estructuras eco­
nómicas y políticas regentadas
por el capitalismo.
5) Metodología y táctica revo­
lucionaria del Sindicalismo en Es­
paña, a través de los Comités de
Alianza de la clase obrera forma­
dos por la C.N.T. y la U.G.T.
6) Los problemas fundamenta­
les de estructuracoón de la Espa­
ña del porvenir, impulsados por
una sola Central sindical.
7) Síntesis histórica del Sin ­
dicalismo. sobre la monarquía feu­
dal española y su influencia en la
conquista de América.
8) Una conducta y un progra­
ma de acción, en las relaciones
futuras de España, con los países
intercontinentales, basada en la
afinidad racial, cultural, econó­
mica e idiomàtica, enraizada en
la historia,
9) Una República Federal So­
cialista Ibérica, como solución al
problema constitucional histórico
de la Península ibérica.
El libro consta de 240 páginas,
y su precio es él siguiente: en
México 15,00 pesos; en los demás
países de América 1,40 dólar; en
Francia 6 francos.
Pedidos en América al autor:
Joaquín Cortés, Isabel la Católica,
86^ Departamento 8 México 1,
D.F. — En Francia, mediante el
pago correspondiente, atenderá los
pedidos, Helios Cortés Romero,
Chemin de Porches, CASTRES
(Tarn).
AAAAAA<
Necrológicas
VICENTE MORA
CALENDARIO
PARA
1965
Como venimos anunciando repe­
tidamente, a primeros de no­
viembre se pondrá a la venta este
tan popular y apreciado calenda­
rio de S.I.A., cuya existencia se
remonta ya a diez y seis años.
Diez y seis calendarios, rivalizan­
do cada uno en buen gusto y en
originalidad, han acreditado al
organismo solidario S.l.A. cerca
de muchísimas personas, para las
cuales la adquisición y conserva­
ción del Calendario es un placer
al que no renuncian año tras
año.
El que está destinado a 1965,
siguiendo la línea en progreso as­
cendente de todos los publicados,
se distinguirá este año por la
cuidadosa presentación, inaugu­
rando el sistema helicoidal para
la conservación y traslado de las
hojas mensuales.
Contendrá doce, siendo cada una
la reproducción de un cuadro cé­
lebre, cuya relación de autores da­
mos, para conocimiento del amigo
lector.
La portada, en tricornia, estará
compuesta por un admirable cua­
dro de Picassoi: «Mujer de la isla
de Mallorca», de las obras me­
jores del gran pintor español.
Esta portada va seguida de doce
hojas reproducción de lienzos de
Ingres,
Degas,
Pissarro,
Van
Gogh, Brueghel, Corof, Cézanne,
Utrillo, Vlaminck, Matisse.
Detrás de las doce hojas con
los cuadros, hay las biografías y
juicios sobre la obra de todos es­
tos pintores, estudios debidos a la
pluma de excelentes críticos de
arte.
En suma, se trata de un Ca­
lendario
realmente
excepcional,
que estamos seguros será del gus­
to de cuantos aprecian el arte
y la cultura.
Como en los años anteriores,
10 •/• de descuento en todo pe­
dido á partir de 10 ejemplares.
Un ejemplar : 3,00 F.
Dirigirse, para solicitar el Ca­
lendario, a : Consejo Nacional de
S.l.A., 85, rué de la Concorde,
Touiouse (H.-G.).
(ONFERENCIQ EN ORLEQNS
No se puede en el breve espa­ francés, comentando un libro de
cio de una cuartilla, comentar de- uno de los más preclaros anar­
b damente
una conferencia
de quistas y hombre de ciencia. De­
Peirats.
cía : ...« conoce bien a los ani­
Decía Unamuno, que a un audi­ males, pero no a los hombres ».
Pese a todo, aquellas
teorías
torio no se le pueden dar más
de dos ideas a la vez. Pienso que van poniéndose en práctica con re­
en Orléans Peirats no dió más sultados positivos en diversos lu­
que una, llegando a la conclu­ gares del Mundo. En algunos, la
sión racional que enseña la ne­ toma del montón, preconizada por
cesidad del trabajo para obtener aquel anarquista, es una realidad.
Hay que liquidar la Sociedad
un objetivo. Máxime si este obje­
tivo culmina dando un paso ha­ actual en la que vivimos y tra­
cia adelante por el camnio de bajamos, sin mermar nuestra d:gnidad y poniendo a salvo nuestra
la libertad.
Es verdad que esa sola idea fué ética, buscando formas de vida
tan detallada, los ejemplos tan que estén impregnadas de noso­
claros, partiendo desde antes de tros, haciendo cada dia una re­
la Reconqu'sta hasta nuestros días, volución, en nosotros mismos y
que los reunidos salieron satisfe­ en el ambiente en que nos desen­
volvemos, ya que todo lo demás
chos.La presencia de la Iglesia en es retroceso.
Espectador.
España, influenciando reyes con­
versos y sin convertir; la nobleza
queriendo mantener sus privile­
gios, la guerra contra los Cátaros;
la tercera fuerza (la verdadera,
la de las revoluciones sin vuelta
(Suite d e la p ag e 3)
atrás) la que conscientemente va
siempre hacia adelante, llegando retorno al terruño, pueden ser de
a1
movimiento democrático
por peligrosas consecuencias para la
excelencia cual es el municipa- política nefasta del régimen fran ­
lista,
alcanzando
las
llamadas quista».
Cartas Pueblas; todos los hechos
Esta magnífica conclusión me
que marcaron con su huella la
deja sumido en un m ar de re­
historia de nuestro país, son co­
flexiones. Profundamente impre­
mentados por el conferenciante
sionado, apoyo mi cabeza en el
sin gestos ni palabras demagógi­
respaldo del asiento, mientras mis
cas. Son estudiadas las lecciones
de las diferentes
revo’uciones y ojos se pierden en el último es­
tertor de la luz del día.
la constitución en 1864 de la pri­
Veloz, el tren prosigue su ca ­
mera Internacional, con todos los
avatares de su existencia, llegando rrera ciega, envuelto ya en las
a la conclusión de que quizá el sombras de la noche, bajo un
exceso de optimismo de entonces manto de estrellas temblorosas.
sobre todos los factores humanos, En el compartimento reina, aho­
se convirtió en factor decadente ra, un dulce y armonioso silen­
cio, pletórieo aún de ecos suges­
para lo sucesivo.
Esto me hace pensar en esa tivos. A mi lado, los dos «valenmanifestación
de
un
literato I cianets» parecen somnolar, las
El día 2 de noviembre, después
de una larga y penosa enfermedad,
ha fallecido en Cerbére (Pyr.-O.),
a la edad de 75 años, el compa­
ñero Vicente Mora.
Nacido en Gaspe en 1889, hijo
de unos modestos trabajadores, de
un padre un poco indiferente a
las inquietudes del mundo del tra­
bajo, y de una madre que, ca­
rente de otros horizontes, creia y
esperaba en la salvación de ella
y del mundo, entregándose al cui­
dado de los altares de una de las
igles:as del pueblo, a lo que en­
tregó todo el tiempo que el cuido
de sus hijos y su casa le dejaba.
Fué en esa comunidad de je­
suítas, donde se estudió la posibi­
lidad de hacer un buen hermano
de la Orden del que más tarde
tendria que ser uno de los grandespuntales de la C.N.T. y uno de
los más activos mistantes del Sindlcato del Textil de Barcelona.
Mora fué enviado, a la edad de
12 años, a un co’cgió de jesuítas,
enclavado en las cercanías de Ma­
drid. Allí permaneció hasta los 17
años, hasta que un dia, aprove­
chando la hora de meditación y
silencio de la comunidad, en com­
pañía de otros tres condiscípulos,
organizaron y consiguieron la eva­
sión de aquel antro que no era,
ni de lejos, la escuela que Mora
necesitaba.
Llegado a Caspe, su madre por
poco muere de pena y de ver­
güenza ante el gesto de nuestro
buen Vicente. Allí vegetó como
pudo, y por último vino a Fran­
cia, donde trabajó en una cuenca
minera, en la que entabló relación
con algunos hombres, que, por la
rebeldía característica en todos los
de esa profesión, fueron los que
le marcaron los primeros pasos en
el campo social. AI producirse la
semana sangrienta en Barcelona
en 1909, Mora atravesó la fron­
tera y se empleó de lleno al lado
de los trabajadores catalanes. Ya
no volvió a Francia y permaneció
en la ciudad condal hasta Febrero
de 1939, entrada de los fascistas
en Barcelona.
Enumerar lo que fué la vida
militante de Mora durante sus 50
años de luchas, seria imposible
en una nota necrológica. Los
compañeros todos de la Barriada
de Sans y del Sindicato del Textil
de Barcelona, conocen cual fué
su existencia. Siempre en los car­
gos del Sindicato, varias veces en
los Comités pro-presos, la cárcel y
la persecución, pan de cada día,
les valió al compañero Pitarch, aún
en vida y en Francia, y a Mora,
el sobrenombre de los « padres »,
por parte de toda la gama mili­
tante que, con sus conductas ejem­
plares supieron forjar en aquella
muchachada, que desde la más tierna
edad ya era explotada por los de­
tentadores de la riqueza social.
A V I S O
El compañero Pedro Gallardo,
hace saber a todos los compañeros
que se relacionan con él, su nuevo
cambio de residencia :
En lo sucesivo dirigir la corres­
pondencia a :
Pedro
G a l l a r d o ,
rué
Carnot,
45
bis,
Saint-Laurentd’Aigouze (Gard).
Estam p as de v a c a c io n e s
manos enlazadas sobre las rodi­
llas masculinas...
A la luz mortecina de la lam­
parilla de noche admiro el perfil
enérgico del muchacho, mientras
un alud irresistible de recuerdos
acude a mi mente. Como él fui­
mos los que, en el exilio, arras­
tramos hoy nuestros cuerpos ca r­
comidos por los años y las vici­
situdes. Como él éramos nosotros
también ; irremediables Quijotes,
románticos misioneros del más
hermoso de los ideales, poetas
de la justicia y de la felicidad
humanas. Como él eran aquellas
legiones de jóvenes imberbes que
el 19 de julio de 1936 hicieron
de su valor y de su inteligencia
una valla de granito a las hues­
tes mercenarias del fascismo in­
ternacional. Andrés MARTINEZ
El compañero Conejero, los her­
manos Barranco, Villalta y otros,
junto a Mora, fueron los que les
dieron jaque a los del llamado
Sindicato Libre, dando la cara cada
dia dispuestos a no abandonar
aquella lucha de titanes, impuesta
a nuestros hombres por ía patronal
catalana.
Luego 25 años en Cerbére donde
ha prodigado todo ese tiempo la
solidaridad más desinteresada, la
inás humana, la que no tiene com­
paración con ninguna. Cuántas y
cuántas
situaciones difíciles ha
salvado Mora en ese pueblo fron- .
terizo. ¡ Cuántas cosas buenas
ha hecho para la causa del anti­
fascismo español, sin presentar
factura de ninguna clase ni en
ningún momento 1 ¡ Cuánto bien
ha hecho Mora al antifascismo es­
pañol y particularmente a nuestro
Movimiento, al poderse presentar
v presentar a su vez a todos los
que de dia o de noche llamaban
a su puerta, perseguidos y amena­
zados por los mosq (letones de los
trajes verdes, que se paseaban so'o
a unos metros de su casita de la
Route d’Espagne !
Mora no tuvo enemigo, fué otra
de sus muchas cualidades; él no
pudo nunca comprender como en­
tre compañeros, por el hecho de
no ve# un problema de la misma
manéra, podia llegarse a la ene­
mistad y al odio.
Su corazón era tan noble, su
carácter tan recto, que no conce­
bia en nadie doblez ni maldad.
Ojála, todos los que se llaman
anarquistas fuesen de ese mismo
metal acrisolado, de esa condición
humana, que enaltece a las ideas
donde quiera que se encuentren.
Mora jamás creó problemas a la
organización, dándolo sin embargo
todo por ella.
La F.L. de Banyuls a la que
Mora pertenecía, constata, con pro­
fundo dolor, que ha perdido uno
de sus mejores militantes.
Al entierro, civil, acudieron com­
pañeros de Perpignan, de Banyuls
y de Touiouse, así como en gran
cantidad la población de Cerbére,
donde Mora era muy conocido y
apreciado.
El Secretario de la F.L. de Ba­
nyuls, en nombre de la organiza­
ción, hizo el e'ogio fúnebre del
compañero Mora. El alcalde de
Cerbére leyó unas cuartillas, en las
que decia lo que ellos, franceses,
habían visto y observado en la
conducta de aquel gigante moral
que ese dia enterrábamos, palabras
que nos hicieron meditar mucho.
Hay ya otro cementerio en Fran­
cia, donde la España libertaria
tendrá enterrado uno de sus hijos.
La F.L. de Banyuls se suma de
todo corazón al duelo de sus fami­
liares y amigos.
I. i/ S.
I
MANUEL BUENACASA
Esta F. L. tiene la pena de co­
municar a todos los compañeros,
la' muerte de Manuel Buenacasa,
ocurrida ésta el 6 del corriente
mes.
Luchador incansable, nos deja
a ios 78 años. El entierro fué
una gran muestra del mucho
afecto que se le tenia. Terminó
el acto de sepelio con unas breves
palabras por parte de Peirats y
Padrós.
Descansa, ahora que puedes,
querido viejo. Nuestro afecto sin­
cero a su h ija B lanca y sus
nietos, así como a los familiares
que la rodean.
F. L. de Valence-Romans.
AVISO IMPORTANTE
Avisamos a cuantos quieran ad­
quirir el folleto del compañero
M. Buenacasa : « Perspectivas d el
Movimiento Obrero Español »,
que
deben
solicitarlo a Helios
Cortés, 17, LoMssement de la Caisse
d’Epargne, Castres (Tam). C.C.P.
Touiouse 161.792.
AVISO
El compañero Justo Tomás de­
searía conocer la poesía titulada
«¿Dónde está España?». Ruega si
algún compañero la posee o la
sabe, se la envíe, dándole las
gracias por anticipado. Sus señas
son : Justo Tomás, 2, rué S a ín tSimoniens, Béziers (Hérault).
Echos . . . de Presse
(Suite de la page I.)
velles, mon étonnement ne cesse de
grandir. Dans un pays oü le stan­
dard de vie est des plus élevés, oü
des réalisations acquises sont intéressantes — voir les électriciens de
New-York — j ’ai lu dans le dernier
reportage de René Mauriés, paru
dans « La Dépéche du Midi » du
12 octobre 1964, ce qui suit :
SLALOM AUX ETATS-UNIS
Dans les ateliers de l’usine « In­
ternational Harwester Company »,
se trouvant à Libertyville (Illinois),
treize cents ouvriers y travaillent
dix heures par jours, einq jours de
la semaine. Le salaire quotidien mí­
nimum est de 30 dollars (15.000 anciens francs). lis ne fabriqucnt pas
leurs engina — H. 70 C Payloader.
T. 225 SL Paymover, D. 500 Paydozer — à la chaine, mais par
equipes.
Le rendement, in’assure-t-on, est
meilleur, et les responsabilités mieux
assurécs dans la fabricatlon.
Ainsi, malgré la technique qui
devrait leur étre profttable, di s ou­
vriers acceptent de travailler dix
heures par jour, soit cinquantè heu­
res par semaine. C’est renversant.
E t dire que nos martyrs de Chicago,
de la. fin du siécle dernier, ont lutté
pour la journée de huit heures et
ont subi la vengeance des exploiteurs.
x x
Ces jours derniers, un mouvement
de gréve ayant quelques rapports
avec la récession, vient de se terminer, provisoirement, c ’est certain.
Les agriculteurs producteurs de lait
ont suspendu la livraison aux consommateurs. Dans l'affaire, ce sont
ces derniers qui ont été les plus
grandes victimes. II n’en est pas
moins vrai que le prix payé à la
production est minime en le compa-
Journal Imprime sur les prenses de li
SOCIETE GENERALE D’ IMPRESSION
(Coopératlve Ouvrlíre de Production)
Ateliers
61,
rué des Amldonnleri
Tíléphone : 22-89-73 TOU1 OUSF
rant aux prix que payent les consommateurs. Ce sont surtout les
petits et moyens exploitants qui
sont leurrés; quant aux gros, ils
tiennent facilement le coup. Certes,
si les petits savaient s ’organiser en
coopératives rationnelles et non sur
la base du systéme capitaliste, ils
pourraient, à la base, avoir des prix
plus rémunérateurs et à la livraison,
tenant compte de la transformation,
moins prohibitifs pour les consommateurs.
A ce sujet, voici un extrait de
presse du 29 septembre 1964, oü un
commerçant, prétendant étre moins
vorace que ses congénéres, attaque
ces derniers :
UNE ATTAQUE CONTRE
L E S IN D USTRIES L A IT IE R E S
Dans un communiqué remis à
la presse, l’épicier de Landerneau
prend position centre les coopéra­
tives laitiéres, qui « refusent de
.payer le lait aux producteurs à un
prix rémunérateur ».
a Ces coopératives, assure M. Leclerc, paicnt leur lait 0,38 F le litre
et le revendent 0,67 F aux commerfants, après avoir écrémé partiellement le lait, pour en faire du b'currc.
Ellcs réglen! les paysans plusicurs
■nois après, gardant ainsi l'argcnt,
qu'elles rcprctent 11 ces paysans ü
des taux qui atteignent parfois 8 %.
Leur bénéfice brut de 90 % semble
anormal, ü moins que leur gestión
s’avérc des moins rationnelles. Mais
ce n'est pas aux consommatcurs d'en
subir les conséquenccs. »
niser d'autres pour leurs divers produits ; bétail, légumes, fruits, mais
ni eux, ni d’autres spoüés ne savent
et peut-étre ne sauront pas de longtemps, présenter la grande différence existant entre les nantis et
eux-mémes. Ainsi les qüestions suivantes ne pourraient-elles étre posées à tous les margoulins qui prétendent nous gouvemer ? Pourquoi
les rémunérations aux plus útiles
des producteurs sont si minimes
comparées à celles dont le plus grand
emploi est la divulgation de boniments ? Est-ce que ces rémunéra­
tions minimes ne devraient-elles pas
suffire à ces parasites ?
Tant que les moyens de prcduction et de répartition s’eflectueront
bous la forme actuelle, que le profit
de certains est acquis aux dépens
non seulement des consommateurs
mais aussi du grand nombre de pro­
ducteurs, le mécontentement ne cessera de se manifester périodiquement, sinon constamment.
La solution, à la pagadle qui
existe, est une radicale transforma­
tion sociale oü un nouveau régime
économique doit jouer un grand
réle et instaurer comme premier résultat : l'égalité économique.
Lá est le salut í
Ce 23 octobre 1964.
Edouard RRUNET.
IM PRESSION S
SUR LA CONCENTRATION 64
Un certain temps s'est écoulé depuis notre premier séjour au cam­
ping, et nous désirerions exposer
nos impressions genérales requises
au coürs de ce mois passé parmi les
jeunes libertaires dont nous faisons
nous-mémes partie.
En premier lieu, le site nous a
apporté toute satisfaction, autant
du point de vue situation, que du
point de vue installation (les Anglais, au nombre d’une trentaine,
ont recherché le soleil, tandis que
nous, Méridionaux, avons préféré
les endroits ombrageux).
Après la semaine d’étude proprement dite, les distractions étaient
assez bien organisées : pour les uns,
baignades, la riviére traversant le
terrain; pour les autres, promenades
diverses et cinéma; mais, k notre
point de vue, il manquait quelque
chose, surtout pour les plus jeunes,
par exemple un électrophone pour
meubler les veillées creuses. Nous
espérons que pour l'année prochaine
tout cela sera amélioré.
Pour notre première concentration, nous avons rcncontré une trés
bonne ambiance, ainsi qu’une bonne
camaraderie.
De ce mouvement revendicatif
pour le lait, les agriculteurs avaient
organisé et continueront à en orga-
En conclusión, nous désirerions
que, pour l’année prochaine, on
soit plus nombreux et que la future
concentration eut lieu au bord de
la mer; tel est le souhait de beaucoup d’entre nous. Nous vous invitons à venir nombreux k notre
prochaine rencontre, c ’est-á-dire en
1965
Un groupe d’Istres.
Rions un peu
DEVEINE
Depuis deux ans, un jeune garçon
suit des cours de droit à Paris. Un
jour, ses parents viennent de province luí rendre visite.
— Va falloir me faire visiter
Paris et ses monuments, déclare le
pére.
Le lendemain, ils partent à la
découverte de la capítale et arrivent
devant un grand édifice.
— Qu’est-ce que c ’est ? demande
le pére.
— Heu... Je ne sais pas, avoue le
fils. On va le demander au gardien.
lis vont trouver un personnage
¡1 casquette dorée :
— Dites-moi,
mon brave,
qu’est-ce que c ’est ici ?
— Ici, répond le gardien, mais
c’est la Faculté de droit, voyons...
H EU RES DE TRAVAIL
—- Depuis combien de temps
étes-vous dans le métier ? demande
le directeur à l’homme qui cherche
du travail.
— Quarante-cinq ans.
-— Quel áge avez-vous ?
— Trente-neuf ans.
Le directeur sursaute :
— Comment pouvez-vous tra­
vailler depuis quarante-cinq ans si
vous n ’avez que trente-neuf ans ?
—- Je compte les heures supplémentaires, Monsieur.
COMITE d . REDACTION
D « ESPOIR »
Directeur : A. TURMO
Secrétaire de Rédaction :
F. MONTSENY
Rédacteurs :
P. V. B ER TH IE R , Edouard
BRUNET, Et. GUILLlEMAU
Administateur : M. CELMA
Dlrceteur-Géraot t A. TORMO
FEUILLETON D’« ESPO IR »
Numero 37
(OLLKTIVISdlIONS
I/ceuvre constructiyc
de la
Révolution Espagnole
’
(Recueil de Documents)
'w t / w w w w w
Editions C.N.T. - F.A.I.. 1937.
Aide à la Révolution
Hs sont plus de 4 0 0 qui sont partis de Granollers pour
combattre le fascisme. En outre, 130 ouvriers du bátim ent travaillent hors de la ville aux fortifloations.
II fau t noter aussi, comme exemple de solidarité, le
geste d’une trentaine d’ouvriers des briquetteries qui s’en
allérent aider les agriculteurs d’Asco au moment de la
cuedllette des olives.
De son cóté, la musique des milices, afliliée à la
C.N.T. e t composée de soixante professeurs, est à la
disposition des organisations de la région et préte son
concours à toutes les fétes organisées au proflt des
milices.
II con vient encore de noter que le chómage est inconnu dans la localité e t que, du cóté des écoles, tout
se déroule normalement. Les enfants travaillent dans
les meilleures conditions qui soient. Nous pouvons done
affírm er que Granollers a été une des villes les plus
avaneées dans la nonvelle étape de notre structure
sociale.
V. —
ESPARRAGUERA
Quand on arrive par la route de Martorell, les m aisons entassées d’Esparraguera se détachent au fond sur
la masse de Montserrat qui dresse vers le ciel, les pies
aigus de ses crétes altiéres.
La ville compte 5 .8 0 0 habitants et la C.N.T. y con­
tróle environ 2 .6 0 0 affiliés.
La branche textile occupe la m ajorité des travailleurs
repartís en deux manufactures de coton qui confectionnent des toiles, torchons, velours, etc...
Une des fabriques est cede de Ju a n Montaner y Font
qui emploie 1 6 0 travailleurs; l’autre est la célébre Ma­
nufacture Sedó, C.N.T., la plus importante qui existe
en Catalogue, avec 1 .8 0 0 ouvriers.
L a section des agriculteurs, affiliée à la C.N.T., vient
après celle du textile pour son importance. Au début
du mouvement, les travailleurs agricoles observaient la
semaine de 4 0 heures et bénéficóaient d’une augmentation de 15 % sur les anciens salaires. Depuis, ils ont
oompris que les circonstances ne permettaient pas de
diminuer le temps de travail, mais qu’il fallait, au
contradre, l’augmenter le plus possible. Actuellement, Us
n ’ont pas d’horaire fixe; ils travaillent simplement quand
ils peuvent. Ils ont saisi les plus importantes propriétés
de la commune e t les cultívent dans d’excellentes con­
ditions car 11 y a de l’eau en ahondan ce pour les arroser.
Ils produisent de grandes quantités de légumes et réooltent aussi beaucoup de vin et d’huile. Assez pour les
besoins du village e t pour l’exportation.
Les ouvriers boulangers se sont collectivisés ainsi que
ceux de la branohe du bois. De méme, les coifíeurs le
feront bientt.
Coup d’oeil rétrospectif sur les manufactures Sedó C.N.T.
Parler en détail des luttes émancipatrices des ouvriers
de la maison Sedó, de l’action tenace des travailleurs
de la fabrique contre le pouvoir tentaculaire d’un pa­
trón qui avait une conception féodale de la société, rela­
tar toutes les injustices par lui commises serait une
táche ardue.
Ce patrón était un bourgeois imbu de conceptions
anciennes, qui portait un jugement faux sur ce que re­
présente le travail. Pour lui, la classe travailleuse était
créée exclusivement pour servir les tout-puissants. Les
ouvriers devaient demeurer humhles et soumis aux volontés du maitre.
Une fois, cet homme qui, comme tous les réactionnaires, était un fervent çatholique, assura que Dieu avait
donné des yeux aux ouvriers uniquement pour regarder
leur travail, m ais jam ais pour les lever sur le « m ai­
tre » de la maison pour le regarder en face, pour lui
demander justice.
. Mais comme il avait peur tout de méme que ses ou­
vriers lui fassent payer son despotisme, il se faisait
escorter de gardes civils dans sa propre usine.
Ainsi, lorsque rindignation, plus que justifiée. crispait les visages, les hommes en tricorne pointaient leurs
mausers sur le cceur des travailleurs désarmés, préts á
décharger sur eux leur plomb meurtrier.
Le plus, l’industriel Sedó entretenait un garde particulier, sorte de espión qui surveillait les activités so­
ciale des travailleurs de la localité et était toujours
disposé à s’interposer pour défendre les intéréts du
« Patrón et Seigneur ».
L’actuelle fabrique Sedó
Nous avons visité, accompagnés par les camarades
du comité de fabrique, les spacieuses dépendances de
cette vaste factorie, qui possède un important atelier
de métallurgie pour le travail du fer et de la fon te,
avec forges e t ateliers de charpentes; le tout monte
dans les meilleures conditions technique en vue de creer,
à l’usine méme, les métiers à tisser et les outils accessoires.
D’autre part, l ’eau du Llobregat foum it, au moyen
de puissantes turbines, la forcé motrice nécessaire, forcé
qui atteint 3 .5 0 0 CV.
L ’usine comprend également ime cité ouvriére avec des
habitations pour 2 6 0 famílies. Ce procédé était trés en
faveur chez les industriéis qui faisaient construiré oes
maisons ouvriéres sur leur propriété afin de surveiller
plus aisément leur personnel.
Ils allaient méme jusqu’a y fonder des cxx>pératives
et à installer des moyens de distraction afln que le
contact de l’extérieur ne vint pas diminuer l’esprit de
servitude chez leurs précieux producteurs, dont toute la
vie se passe ainsi, au sein de la fabrique.
Actuellement, cette usine a perdu la rigidité administrative qui était autrefois de régle. Saisie par les tra ­
vailleurs, la manufacture Sedó connait m aintenant une
atmosphére de camaraderie.
Les circonstances obligent à restreindre la production
et les perturbations des changes empéchent d’acheter le
coton nécessaire provenant d’Argentine.
Aussi, le travail a -t-il été réduit à trois jours par se­
maine.
Les techniciens ont apporté une coopération efficace au
développement économique de la maison; malheureusement, nous disent les camarades du Comité, les cir­
constances nous empéchent d’intensifier le travail et de
donner une impulsión nouvelle à la production qui, étant
donnée les caractéristiques de l’usine, pourrait étre in­
tense. En temps normal, en travaillant quaxante-huit
heures par semaine, nous produisions environ cent-dix
mille mètres de drap et deux cents mille métres de
toile qui étaient demandés princ'palement par l’Amérique „du Sud, l’Egypte et la Turquie. Nous avons en
magasin, dans l ’attente des commandes, pour plusieurs
millions de pesetas de marchandises.
En dehors de la production textile, nous fabriquons
encore, par jour, 5 .0 0 0 kilos de carbure de calcium, et
lorsque le débit du Llobregat augmente, ce rendement
peut étre doubdé.
Améliorations locales
Avant le 19 ju illet, il se trouvait à Esparraguerra
environ une soixantaine de famílies qui, faute de travail.
étaient condamnées à la pire misère; à souffrir la faim
et toutes sortes de privations.
Aujourd’hui gráce à l’esprit de solidarité du peuple
libére de toute exploitation bourgeoise, on a pu les
occuper dans la production lócale et, ainsi, le probléme
du chómage a complétement disparu.
Environ 120 immeubles d’habitation .ont été saisis par
la Municipalité qui a l ’intention de s’emparer de toutes
les maisons pour consacrer les bénéfices provenant des
loyers aux oeuvres publiques et à toutes améliorations
interessant la vie communale.
Avant le mouvement, u n édifice de la ville devait
étre transformé en bibliothéque publique. Mais les mois
passaient et le travail n ’avançait pas ou guére.. L ’aménagement de ce local est activement poussé airjourd’hui
et la Bibliothéque sera bientót achevée, oü jeunes et
vieux pourront venir s’asseoir parmi les livres judicieusement choisis.
• A SUIVRE.
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