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15.03.2016 Le DIDAM programme 5 expositions

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Direction de la communication,
du dialogue citoyen
et de l’attractivité territoriale
Tél. : 05 59 46 60 40
Courriel : communication@bayonne.fr
Bayonne, le 15 mars 2016
DOSSIER DE PRESSE
Le DIDAM
programme 5 expositions en 2016
Le DIDAM, ouvert quai de Lesseps en avril 2015, s’affirme comme le lieu d’expositions
temporaires sur la rive droite de Bayonne, avec une programmation alternant de grandes
figures de l’art contemporain, témoins de notre temps, et des expositions d’artistes locaux à
l’initiative d’associations ou de collectifs d’artistes.
En 2015, le DIDAM a attiré plus de 10 000 visiteurs avec les expositions :
- Sistiaga Du jour… De la nuit…du 17 avril au 30 mai
- Depardon et les J.O. du 12 au 28 juin
- Sans titre 1 du 4 au 14 juillet
- Bastions du 7 août au 20 septembre
- Sonidos del Perú – Festival Haizebegi du 9 octobre au 11 novembre
- Apollo du 1er décembre 2015 au 17 janvier 2016.
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En 2016, la Ville affirme davantage la vocation artistique de l’espace en organisant des
expositions à plus forte visibilité. Les photographies inédites de Carlos Saura ou celles
internationalement connues de Lucien Clergue témoignent de cette volonté de promouvoir le
lieu et de le rendre accessible au plus grand nombre.
Forte de sa proximité géographique et des échanges culturels déjà engagés avec l’Espagne,
la Ville souhaite également pouvoir positionner le DIDAM comme un espace de dialogue
privilégié avec les artistes et des institutions partenaires du Pays Basque et de la grande
région Aquitaine Limousin Poitou-Charente, en favorisant sa mise en réseau nationale et
internationale avec des structures professionnelles comme le FRAC ou La Fábrica.
L’année de Donostia-Saint-Sébastien capitale culturelle européenne (DSS2016)
offre une occasion unique de mettre en lumière les liens qui unissent la France et l’Espagne
et le Pays Basque des deux côtés de la Bidassoa.
Aux photographies de Carlos Saura prises lors de ses voyages dans l’Espagne des années 50,
succèderont deux expositions directement en écho à la programmation DSS2016 :
l’exposition « 1808-Abdication de Bayonne : Ornement et Délit » développe un cas d’étude
de l’exposition phare de l’été à Donostia «Traité de paix », tandis que celle proposée par le
Frac Aquitaine sur les frontons basques « Jeu de balle » à l’automne est labélisée par
DSS2016 et sera l’occasion de conversations autour de la pelote basque.
La Ville poursuit également son soutien à destination des initiatives locales, comme
l’exposition collective Sans Titre puisqu’ARCAD a choisi le thème « Sous[-]Tension » en écho
à DSS2016 pour les huit artistes présentés au printemps.
Le photographe Lucien Clergue, dont l’œuvre sera à l’honneur en fin d’année, entretenait des
liens très étroits avec l’Espagne et ses artistes. Ses célèbres photographies, représentations
des corridas, du sable et du flamenco, inaugureront un nouveau rendez-vous
photographique à Bayonne.
La programmation du DIDAM repose enfin sur le désir de tisser des liens réguliers entre les
arts visuels et des arts voisins, en particulier le cinéma, nombre des artistes invités ayant
eux-mêmes mené de front plusieurs passions artistiques.
LE DIDAM
La réhabilitation du DIDAM, lieu unique Art déco, remarquablement positionné en bord
d’Adour, au cœur du quartier Saint-Esprit, s’inscrit pleinement dans la démarche de
requalification du quartier. La Ville et l’Agglomération ont pensé ce lieu à la personnalité
forte comme un jalon du réaménagement urbain et culturel de la rive droite.
Le DIDAM participe également au renouvellement de l’offre en matière d’équipements
culturels dans ce secteur géographique, en lien avec les galeries des rues Sainte-Catherine
et Maubec et le cinéma d’art et essai L’Atalante avec lequel se mettent en place
régulièrement des programmations jumelées.
Le DIDAM est aménagé pour accueillir au rez-de-chaussée des expositions temporaires, dans
un espace de plus de 250 m².
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I / CARLOS SAURA ESPAÑA AÑOS 50, du 6 février au 24 avril 2016
Coproduction : La Fábrica - Madrid, Ville de Bayonne.
Cette exposition présente en avant-première une sélection inédite de 92 photographies
réalisées dans les années 50 par le grand réalisateur Carlos Saura lors de ses voyages à
travers l’Espagne.
L’exposition de photographies de Carlos Saura, qui met en lumière huit séries en noir et
blanc sur l’Espagne d’après-guerre (Cuenca, l’Andalousie, Madrid, la Castille…), revêt une
dimension toute particulière au quartier Saint-Esprit, marqué par cinq siècles d’immigrations
espagnoles.
Exils religieux, politiques, de guerres ou de travail sont autant de conséquences qui
marquent les instabilités politiques et économiques de l’Espagne depuis l’Inquisition. Ce
mouvement migratoire est particulièrement marqué à partir de la Guerre civile d’Espagne.
Dès 1936, des milliers de migrants espagnols affluent à la frontière ou arrivent à Bayonne
par cargos. Après la Seconde Guerre mondiale, des familles s’installent durablement et
occupent des emplois plutôt industriels. La présence ibérique anime pleinement la vie
associative et culturelle de Saint-Esprit aujourd’hui.
L’exposition, qui est déjà un grand succès public, a accueilli à ce jour plus de 3000 visiteurs
ainsi que des classes de collégiens et lycéens.
Série Novillada de la Zarzuela © Carlos Saura
II/ SANS TITRE 2, du 4 au 22 mai 2016
Coproduction : ARCAD, Ville de Bayonne
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Sous-titrée "Sous[-]Tension", cette exposition propose un regard croisé entre les œuvres de
huit artistes contemporains autour de la notion de Guerre et Paix, pour faire écho à
l’exposition Traité de Paix de DSS2016.
Les huit plasticiens retenus par le collectif ARCAD travaillent en Aquitaine. Leur approche
témoigne d'une vraie réflexion sur la création et d’une réelle maîtrise des médiums abordés :
installation, céramique, productions protéiformes, dessin, gravure, photographie.
L'espace scénographié par le commissariat d'exposition propose au visiteur une déambulation
entre les œuvres, un parcours à appréhender dans sa globalité et ses subtilités.
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Sans titre 2 fera partie du « Mai des arts » à Bayonne, nouvelle initiative qui regroupera
de nombreuses propositions artistiques dans différents lieux de la ville et qui se terminera
par les Parcours d’Artistes du 20 au 22 mai et la Nuit des Musées le 21 mai.
ARCAD - Association de Rencontre pour la Création Artistique et son
Développement - a une expertise dans le montage d’expositions. A l’écoute des
besoins des plasticiens d’une part et aux réalités du marché de l’art d’autre part,
elle met en œuvre une scénographie, un espace boutique et présente des artistes du Sudaquitain et des artistes transfrontaliers. Arcad est structure correspondante de la Maison des
Artistes et structure référente Arts Visuels pour le Département des Pyrénées-Atlantiques.
En juillet 2015, ARCAD avait présenté lors de « Sans titre 1 » une sélection de 13 plasticiens
appréhendant l’espace et le temps avec pour sujet l’humain.
III/ 1808 - ABDICATION DE BAYONNE : ORNEMENT ET DÉLIT,
du 3 juin au 25 septembre 2016
Coproduction : DSS2016, Ville de Bayonne
Projet phare de la collaboration qui marquera l’année DSS2016 à Bayonne, l’exposition Traité
de paix propose un parcours exceptionnel et original au travers des représentations de la
paix dans l’histoire de l’art. Elle s’inscrit dans le programme appelé Phare de la Paix : 21
musées européens collaborent à cette exposition internationale qui propose une vision
culturelle de l’Histoire en déclinant une série de représentations imaginaires et symboliques
de la figure de la paix.
Ce programme propose une exposition « épicentre » au musée San Telmo à Donostia (pour
laquelle des œuvres du musée Bonnat-Helleu et du musée Basque et de l’Histoire de
Bayonne ont été sélectionnées), du 17 juin au 6 octobre 2016, et des expositions dites
« études de cas » qui se déclinent simultanément sur différents musées du Pays Basque
Nord et Sud, compte tenu des faits historiques spécifiques.
A Bayonne, deux expositions - études de cas - se feront écho de part et d’autre de l’Adour :
l’une au musée Basque et de l’histoire de Bayonne (« 1660 - La Paix des Pyrénées : politique
et famille », une mise en scène par Velázquez et Le Brun,) et la seconde au DIDAM : « 1808
- Abdication de Bayonne : Ornement et délit », Napoléon 1er et Joseph Bonaparte dans leurs
jardins, au DIDAM. Toutes deux seront inaugurées le 2 juin et présentées au public du 3 juin
au 25 septembre 2016.
Commissaires : José Ramon Aiz et Olivier Ribeton
L’exposition au DIDAM peut être vue comme la traduction d’une guerre en paysage.
Son propos n’est pas tant de rappeler les faits historiques de l’abdication des Bourbons
d’Espagne au profit de Joseph Bonaparte à Bayonne, mais plutôt de privilégier un traitement
contemporain de cette période en opposant le tragique de la guerre à l’agrément des jardins
créés par les souverains.
L’exposition 1808 - abdication de Bayonne : Ornement et délit contextualise historiquement
les abdications en matérialisant le « Jardin de la guerre d’indépendance ». A partir des plans
et dessins de la décoration intérieure du Palais de Marracq, aujourd’hui en ruines, José
Ramon Ais a créé une décoration fictive pour l’intérieur du palais, un mur photographique
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réalisé selon le modèle original du lieu où se sont produites les abdications. Le mur offre la
vue d’un paysage, en réalité une vue du « Jardin de la guerre d’indépendance » qui
reproduit la scène des abdications au moyen d’éponymes végétaux.
L’espace du DIDAM se transforme en un jardin paysagiste dans lequel nous entrons et
rencontrons les œuvres de plusieurs artistes contemporains qui réfléchissent et multiplient
les points de vue de l’ornement et du délit.
Le « délit » est à la fois le guet-apens tendu par Napoléon 1er à Bayonne et l’invasion
française de l’Espagne suscitant la guerre d’Indépendance.
L’« ornement » s’applique à la fois à Joseph Bonaparte, ainsi surnommé par son frère
l’Empereur, et aux réalisations paysagères des hommes de pouvoir de l’époque qui, de plus,
donnent leur nom à des plantes ou à des fleurs découvertes par les botanistes.
L’artiste sélectionné par les commissaires espagnols est José Ramon Ais Larizgoitia, résidant
à Bilbao, qui consacre ses travaux à la mise en scène du monde végétal par la photographie
et par des inventions conceptuelles reliées au monde des jardins. Les œuvres de l’artiste
seront exposées au DIDAM en contrepoint d’œuvres d’autres artistes contemporains : Ian
Hamilton Finlay, le collectif Agustín Parejo School, Miguel Brieva, Federico Guzmán, Alberto
Baraya, Alvaro Perdices.
Jose Ramon Ais, Jardin de la guerre d’indépendance
Miguel Brieva,
Proximamente en su campo de batalla : La Paz
Alvaro Perdices, Zarzal
Alberto Baraya, Herbario de plantas artificiales
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IV/ JEU DE BALLE, du 7 au 30 octobre 2016
Coproduction FRAC Aquitaine, IMAGE/IMATGE Ortez, Ville de Bayonne.
Projet labellisé par DSS2016
Frédéric Lefever a parcouru le Pays Basque français et espagnol, ainsi que le Gers, la
Gironde, les Hautes-Pyrénées et les Landes, durant l’année 2013, pour photographier 220
frontons de pelote basque. Cette série photographique s’est construite autour d’un même
sujet, un mur de jeu, dont les formes, les couleurs et les matériaux sont d’une infinie variété,
et selon un point de vue systématiquement frontal.
A travers son objectif, Frédéric Lefever a capté le symbole emblématique d’un territoire et
d’une culture : le fronton basque. A la fois terrain de jeu et lieu de vie, espace de
compétition autant que de socialisation, le fronton incarne une culture et un état d’esprit.
Projet artistique et documentaire, Jeu de balle est une itinérance dans le Sud-Ouest, à
travers ses pratiques sportives – la pelote basque – et ses formes architecturales – le fronton
– emblématiques. Derrière les frontons se profilent chaque fois les paysages, urbains ou
naturels.
L’exposition Jeu de balle, qui présentera une dizaine de photographies de grand format, a
été conçue comme une exposition itinérante en Aquitaine. Elle sera inaugurée le 19 mai à
18h30 au FRAC Aquitaine - le volet présenté à la Galerie Arrêt sur image à Bordeaux sera
inauguré le même jour à midi - et le 7 octobre au DIDAM à Bayonne en collaboration avec
le centre d’art IMAGE/IMATGE d’Ortez.
Elle sera accompagnée par la sortie d’un ouvrage : Frontons. Variations sur les murs de
pelote basque, aux éditions Confluences Frac Aquitaine, dont le lancement aura lieu à la
librairie Mollat le 18 mai et à la Fédération de pelote basque le 21 mai.
Professeur d’enseignement artistique à l’Ecole Européenne Supérieure de l’Image à
Angoulême, Frédéric Lefever a exposé ses photographies dans de nombreuses expositions.
Avec cette série, il arrive à une forme d’aboutissement de son travail qui n’a guère varié
depuis 20 ans, à savoir une recherche d’objectivité et de neutralité dans ses sujets où luimême tend à s’effacer au profit de l’intérêt de ce qui est représenté.
Médiation :
. Ville d’art et d’histoire En lien avec différents partenaires locaux dans le domaine de la
pelote basque, organisation de rencontres, démonstrations…
. Pauses patrimoines les deux premiers jeudis du mois d’octobre (6 et 13), de 12h30 à
13h15.
© Frédéric Lefever
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V/ LUCIEN CLERGUE, de début novembre 2016 à mi-janvier 2017
Coproduction : Atelier Lucien Clergue, Ville de Bayonne
L’exposition de cette figure emblématique de la photographie présentera une sélection
d’environ 80 photos en noir et blanc, sur les thèmes provilégiés de l’artiste «tauromachie,
sables, nus, gitans».
Elle inaugure le Mois de la photographie en novembre à Bayonne, nouvelle initiative
culturelle de la Ville de Bayonne qui aura vocation à rayonner sur plusieurs sites et dont
l’épicentre sera au DIDAM.
Lucien Clergue est né à Arles en 1934, il est décédé le 15 novembre 2014.
Ses premiers travaux sont marqués par la mort, les bombardements, il photographie les
charognes des bords du Rhône, les corridas. Puis ce seront les nus de la mer, les paysages
de Camargue et les éléments qui la composent : l’eau, le sable, les herbes, les signes du
vent.
Sa vie de création artistique a été très fortement influencée par ses amitiés avec de grands
artistes comme Jean Cocteau ou Pablo Picasso. Il découvre et lance le gitan Manitas de Plata
avec qui il fera le tour du monde. Il côtoie des écrivains tels que Saint John Perse, Michel
Tournier, des artistes de son temps, monde qu’il photographie régulièrement.
En 1968, il fonde avec Michel Tournier le festival international de photographie d’Arles qui
s’y tient chaque année en juillet. Il y invite les photographes les plus célèbres. Il est le
premier photographe à être élu membre de l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France
en 2007. Il a publié plus de 75 livres, réalisé une vingtaine de courts et moyens métrages.
Ses œuvres figurent dans les collections des plus grands musées.
Une exposition lui a été consacrée de novembre 2015 à février 2016 au Grand Palais à Paris.
C’est grâce à la complicité de sa veuve, Yolande Clergue et de sa fille, Anne Clergue, que des
œuvres de cette grande figure de la photographie seront présentées à Bayonne.
L’amitié qui liait Francis Marmande et Lucien Clergue permettra d’intégrer cette exposition
dans le cadre du nouveau cycle de rencontres voulues par la Ville de Bayonne qui se
déroulera début novembre, « Confluences », présentées par Francis Marmande et Pierre
Vilar, comme une suite à la semaine « Hommage à Roland Barthes ».
Cordobès Nîmes 1965 et Le taureau des ombres Nîmes 2009 © Atelier Lucien Clergue
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Manitas et J. Reyes 1955 © Atelier Lucien Clergue
Relations presse
Direction de la communication, du dialogue citoyen et de l’attractivité territoriale
Tél. : 05 59 46 60 40
Courriel : communication@bayonne.fr
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