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Mardi 22 mars 2016
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Numéro 57
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Enfer Valeant au Canada
Bill Ackman entre
au board après avoir
perdu 1 milliard
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7849.57
7875
7850
7825
7800
DOW JONES 17623.87
17640
17600
17560
17520
+0.46%
+0.12%
GROUPE APPLE ET MONTRE CONNECTÉE
Le prix a été
revu à la baisse
PAGE 24
POLYTECH VENTURES ET BANQUE CRAMER
Le fonds sur les start-up suisses
PAGE 14
INTÉRÊT DE LA FINMA POUR LES FINTECHS
Instruments et projets concrets
PAGE 4
EXCÉDENT DE LA BALANCE DES PAIEMENTS
Hausse de 16 milliards sur un an
PAGE 8
RÉSULTATS 2015 DE LOUIS DREYFUS COMPANY
Ventes en baisse et volume stable
Industrie pharmaceutique suisse
sous pression américaine diffuse
ÉTATS-UNIS. Les opérateurs de la pharma subissent de nouveau une campagne électorale très orientée coûts de la santé.
CHRISTIAN AFFOLTER
Les prix pratiqués par l’industrie
pharmaceutique s’agissant de médicaments protégés par des brevets et soumis à ordonnance sont
vivement débattus dans la campagne présidentielle aux EtatsUnis. Et les entreprises suisses
sont directement concernées.
Au moins depuis le tweet que
Hillary Clinton a lancé en septembre de l’année dernière.
La candidate démocrate passe
toujours pour le fer de lance du
combat contre des augmentations
et des différences de prix injusti-
fiées. Une victoire du républicain
Donald Trump représenteraitelle une issue moins risquée? Pas
vraiment.
Plutôt discret à ce sujet en début
de campagne, il a déclaré ensuite
vouloir soutenir le droit du programme gouvernemental Medicare de négocier les prix avec les
pharmas, et d’autoriser les importations parallèles.
Les deux principaux candidats se
profilent ainsi en tant qu’adversaires de la liberté des prix des médicaments, après des hausses largement supérieure à n’importe
quelle autre branche.
Les opérateurs globaux de la
pharma sont ainsi pression.
Il suffit de suivre la cotation de
Roche et Novartis s’en rendre
compte. Ce sont les deux principaux détracteurs de performance
de l’indice SMI depuis le début
de l’année, et ça n’y rien à voir
avec leurs performances actuelles. Les causes ne sont pas à
chercher dans une détérioration
soudaine de leur marche des affaires.
Clinton a été le déclencheur de la
première période de baisse, mais
la faiblesse actuelle doit plutôt
être attribuée au fait que Trump
ne semble pas vouloir soutenir
l’industrie pharmaceutique non
plus. Les exagérations comme la
multiplication du prix par 55,6
suite à une acquisition, sans aucun changement apporté à la formule du produit, semblent avoir
tant uni l’opinion publique qu’il
n’est guère possible pour les candidats à la présidence de ne proposer aucune mesure.
S’y ajoute l’incertitude liée au programme Obamacare. Les conséquences de son remplacement
par un autre système esquissé par
Trump paraissent pour l’heure
impossibles à chiffrer. PAGE 6
PAGE 21
GOLDMAN SACHS FERME SON SITE À GENÈVE
L’activité est transférée à Zurich
LE GROUPE PARGESA BASÉ À GENÈVE
Le rééquilibrage du portefeuille
PAGE 4
GROUPE XEROX ET L’INDUSTRIE DU LIVRE
Vers l’impression à la demande
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Et si Siri comprenait
le Schwytzerdütsch?
DAVID IMSENG. C’est simple: son système de reconnaissance vocale et transcription sera capable de s’imposer dans le monde s’il peut s’imposer en Suisse.
Recapp, start-up basée à Martigny et active dans la
reconnaissance vocale et la retranscription d’enregistrements audio, se lance un défi un peu démesuré: pouvoir dompter toutes les facettes des différents dialectes alémaniques. La reconnaissance
vocale est pourtant l’affaire de grandes entreprises
depuis quelques années déjà. Qui n’a jamais
susurré quelques mots à son téléphone portable via
l’application Siri pour obtenir des informations?
Que ce soit Apple, Google ou encore Windows, tous
ont crées leur propre système. La langue de
Shakespeare et le français n’ont plus de secret pour
ces logiciels. Mais personne n’avait encore jamais
imaginé dompter le Schwytzerdütsch. Le projet
débutera début avril en collaboration avec l’Idiap
de Martigny et la société zurichoise Argus, active
dans l’observation des médias et fournisseur d’informations en Suisse.
La société s’est déjà fait un nom grâce à sa solution
qui permet de retranscrire les sessions du Grand
conseil du canton du Valais avec la ponctuation
intégrée. Le but est d’adapter le même processus
aux redoutables subtilités alémaniques, et d’étendre
cette solution aux dialectes du monde entier dans
différents domaines comme le sous-titrage automatique d’émissions TV. PAGE 5
L’effet franc favorise L’horlogerie face
les investissements
à ses réinventions
Les entreprises sous pression prennent des décisions
qu’elles n’auraient peut-être pas prises autrement.
BASELWORLD. Le grand rendez-vous confirme la difficulté
pour l’industrie de trouver de la croissance cette année.
Numéro un sur son marché domestique dans la clientèle entreprises, le groupe bancaire allemand Commerzbank est aussi en
Suisse l’une des rares banques exclusivement dédiées.
Commerzbank Suisse a fait état
hier d’une demande de crédits en
hausse spectaculaire dans le segment des petites entreprises l’an
dernier.
Demande stimulée par le brusque
changement d’environnement de
changes. Et le besoin d’investir
qui en a découlé de la part des entreprises pour se repositionner et
augmenter leur efficacité opérationnelle,
D’où des engagements de crédits
Aucun dirigeant de marque n’ose
encore s’exprimer frontalement
sur le ralentissement de la demande mondiale, comme pour
conjurer le risque bien réel d’une
contamination. L’horlogerie a toujours été un secteur sensible, capable d’effets d’entraînement brutaux, à la hausse comme à la baisse.
Il ne s’agit pas d’une situation de
crise univoque, comme cela s’est
produit en 2009. Il y a encore passablement d’exception et certaines
marques, parmi les plus spécialisées comme les mieux établies,
poursuivent leur progression, mais
pas partout et pas sur tous les segments. Marc Hayek, dirigeant des
marques Breguet, Blancpain et Ja-
rehaussés à 8,3 milliards de francs.
Le groupe bancaire allemand ne
fait pas mystère de sa position favorable pour accompagner les entreprises suisses en passe de délocaliser, ou de transférer une partie
de leur production en Allemagne.
Ou vers d’autres Etats.
Le processus de désindustrialisation s’est certainement accéléré
depuis la décision de la BNS du
15 janvier 2015, estimait hier la
direction à Zurich.
Elle fait aussi valoir l’opportunité
que ne manquent pas de saisir les
entreprises qui misent sur la production pour augmenter leurs
performances en investissant
dans le numérique. PAGE 3
MARC HAYEK. L’évolution
devient très disparate
d’un débouché à l’autre.
quet Droz est tout à fait de cet avis.
Off the record, la réalité paraît
beaucoup plus dure, avec toujours
en ligne de mire la dépendance totale à la clientèle chinoise. PAGE 5
Faiblesse des solutions hybrides
Réplique à Pierre-Yves Maillard et à Philippe Nantermod (L’Agefi du 14 et du 16 mars) sur Alpiq et l’électricité en Suisse.
FRANCO ROMERIO*
L’Union européenne a ouvert le
marché de l’électricité à la concurrence et l’Allemagne s’est engagée
dans le virage énergétique. Ce
sont deux changements paradigmatiques qui n’ont pas été coordonnés. Les problèmes du secteur
électrique sont le résultat de cet
oubli. La situation de la Suisse est
d’autant plus difficile qu’elle n’a
que partiellement ouvert le marché à la concurrence. Or les hybrides sont source de dysfonctionnements.
En outre, l’accord électrique avec
Bruxelles est bloqué et notre position au sein de l’interconnexion
électrique européenne n’est plus
aussi favorable.
Les autorités fédérales naviguent
à vue, car les incertitudes sont élevées. Ce n’est même pas sûr qu’il
soit possible de définir une véritable stratégie dans un tel
contexte, hormis des objectifs de
long terme et des indications très
générales. Les réactions officielles
à l’annonce d’Alpiq de vendre le
49% du parc hydroélectrique semblent confirmer cette impression.
On a affirmé qu’une faillite d’Alpiq ne représentait pas un problème pour la stratégie énergétique et que de toute façon les
barrages restaient sur place. En
fait, le problème est un peu moins
simple. Il faut rappeler que le virage énergétique suisse repose
sur un rapport de Prognos AG
qui a été préparé dans l’urgence
et n’a pas été vérifié par des experts externes.
Les dizaines de chercheurs qui
aujourd’hui sont financés par
www.DeutscheFunds.ch
Berne dans le cadre de la transition énergétique sont en mesure
de faire des diagnostics assez lucides, mais rarement de fournir
des solutions. SUITE PAGE 2
* Université de Genève – GSEM
et ISE
9HRLEMB*jeiaae+[M\A\K\B\C
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