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Budget 2016-2017 - Régime québécois de soutien du revenu

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le plan économique
du québec
Budget 2016-2017
régime
Québécois de
Soutien
du revenu
NOTE
La forme masculine utilisée dans le texte désigne aussi bien les femmes que les hommes.
Elle n’est utilisée que pour alléger le texte.
Budget 2016-2017
Régime québécois de soutien du revenu
Dépôt légal – 17 mars 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
ISBN 978-2-551-25816-1 (Imprimé)
ISBN 978-2-550-75293-6 (PDF)
© Gouvernement du Québec, 2016
Table des matières
Faits saillants ........................................................................................... 1
Introduction .............................................................................................. 5
1.
2.
3.
Le régime québécois de soutien du revenu .................................... 7
1.1
Les grands objectifs du régime ................................................................ 7
1.2
Une aide financière de base .................................................................. 12
1.3
Des mesures d’aide à la famille ............................................................. 19
1.4
Des mesures visant l’incitation au travail ...............................................27
1.5
La résultante : un régime en lien avec la réalité financière
des ménages ......................................................................................... 39
Un revenu de base pour tous les ménages ................................... 43
2.1
Le soutien du revenu pour les ménages avec enfants ..........................44
2.2
Le soutien du revenu pour les ménages sans enfants ..........................46
2.3
Un régime de soutien qui encourage l’effort de travail ..........................48
Des résultats probants ................................................................... 51
3.1
Un taux de faible revenu moins élevé au Québec que dans
l’ensemble du Canada ........................................................................... 51
3.2
Des taux de faible revenu moindres au Québec ...................................52
3.3
Une réduction du nombre de prestataires de l’aide financière
de dernier recours depuis les années 90 ..............................................53
3.4
Une répartition des revenus plus juste au Québec qu’ailleurs
au Canada ............................................................................................. 54
3.5
Les inégalités de revenu au Québec sous la moyenne des
pays de l’OCDE ..................................................................................... 57
Conclusion ............................................................................................. 59
ANNEXE 1 : Mesures d’aide financière de base ...................................................61
ANNEXE 2 : Mesures d’aide à la famille ................................................................ 63
ANNEXE 3 : Mesures d’incitation au travail ...........................................................65
ANNEXE 4 : Aide à la garde d’enfants ................................................................... 67
ANNEXE 5 : Détails du soutien du revenu selon le type de ménage ....................69
ANNEXE 6 : Autres mesures destinées aux ménages québécois ........................73
I
Liste des graphiques
GRAPHIQUE 1
Illustration du régime de soutien du revenu pour un
couple ayant deux enfants et un revenu – 2016....................... 2
GRAPHIQUE 2
Illustration de la prestation d’aide sociale pour un couple
ayant deux enfants et un revenu de travail – 2016 ................ 14
GRAPHIQUE 3
Illustration du crédit d’impôt pour la solidarité pour un
couple ayant deux enfants et un revenu de travail –
2016 ........................................................................................ 17
GRAPHIQUE 4
Illustration du soutien aux enfants pour un couple ayant
un enfant – 2016 ..................................................................... 22
GRAPHIQUE 5
Tarif quotidien pour les services de garde à contribution
réduite à l’égard des enfants de 5 ans ou moins – 2016........ 23
GRAPHIQUE 6
Taux du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants –
2016 ........................................................................................ 24
GRAPHIQUE 7
Effet du bouclier fiscal sur les TEMI d’un couple ayant
un enfant âgé de 3 ans – 2016 ............................................... 34
GRAPHIQUE 8
Illustration du crédit d’impôt pour un travailleur
d’expérience âgé de 65 ans – 2016 ...................................... 37
GRAPHIQUE 9
Complémentarité du Programme d’aide sociale, de la
Prestation fiscale pour le revenu de travail, de la prime
au travail générale et du soutien aux enfants pour un
couple ayant deux enfants – 2016 .......................................... 40
GRAPHIQUE 10
Illustration du régime de soutien du revenu pour un
couple ayant deux enfants et un revenu – 2016..................... 41
GRAPHIQUE 11
Couple ayant deux enfants et dont un seul des conjoints
travaille au salaire minimum – 2016 ....................................... 49
GRAPHIQUE 12
Famille monoparentale avec un enfant et un travail au
salaire minimum – 2016.......................................................... 49
GRAPHIQUE 13
Couple sans enfants ayant un revenu au salaire
minimum – 2016 ..................................................................... 50
GRAPHIQUE 14
Personne vivant seule travaillant au salaire minimum –
2016 ........................................................................................ 50
GRAPHIQUE 15
Taux de faible revenu établi par l’indicateur de la MPC
dans les provinces canadiennes – Ensemble des
personnes – 2013 ................................................................... 51
GRAPHIQUE 16
Taux de faible revenu selon l’indicateur de la MPC –
Familles économiques – 2013 ................................................ 52
GRAPHIQUE 17
Taux de faible revenu selon l’indicateur de la MPC –
Personnes seules – 2013 ....................................................... 52
GRAPHIQUE 18
Évolution du nombre de prestataires de l’aide financière
de dernier recours ................................................................... 53
GRAPHIQUE 19
Revenu des ménages les plus riches en proportion du
revenu des ménages les moins fortunés, Québec et
certains pays membres de l’OCDE – 2012 ............................ 57
III
Liste des tableaux
TABLEAU 1
Indicateurs du degré des inégalités de revenu au
Canada – 2013 ......................................................................... 3
TABLEAU 2
Nombre de ménages selon le type de ménage et leur
revenu total – 2016 ................................................................... 8
TABLEAU 3
Aide versée dans le cadre du régime de soutien du
revenu au Québec – 2015 ...................................................... 10
TABLEAU 4
Aide fiscale maximale par mesure selon le type de
ménage – 2016 ....................................................................... 11
TABLEAU 5
Mesures accordant une aide financière de base – 2015 ........ 12
TABLEAU 6
Nombre de ménages et barèmes des programmes
d’aide financière de dernier recours – 2016 ........................... 14
TABLEAU 7
Paramètres du crédit d’impôt remboursable pour la
solidarité – 2016 ..................................................................... 17
TABLEAU 8
Mesures d’aide à la famille – 2015 ......................................... 20
TABLEAU 9
Paramètres du soutien aux enfants – 2016 ............................ 21
TABLEAU 10
Mesures d’incitation au travail – 2015 .................................... 27
TABLEAU 11
Paramètres de la prime au travail générale – 2016 ................ 29
TABLEAU 12
Bouclier fiscal pour un couple dont les revenus de travail
passeraient de 40 000 $ à 55 000 $ sur trois ans .................. 33
TABLEAU 13
Revenu de travail excédentaire admissible au crédit
d’impôt pour les travailleurs d’expérience, selon l’âge et
l’année d’imposition ................................................................ 38
TABLEAU 14
Revenu disponible pour un couple ayant deux enfants et
un revenu – 2016 .................................................................... 44
TABLEAU 15
Revenu disponible pour une famille monoparentale avec
un enfant – 2016 ..................................................................... 45
TABLEAU 16
Revenu disponible pour un couple sans enfants et ayant
un revenu – 2016 .................................................................... 46
TABLEAU 17
Revenu disponible pour une personne vivant seule –
2016 ........................................................................................ 47
TABLEAU 18
Comparaison entre le nombre de prestataires de l’aide
financière de dernier recours et la population âgée de
moins de 65 ans – 1995 à 2015 ............................................. 53
TABLEAU 19
Indicateurs du degré des inégalités de revenu au
Canada – 2013 ....................................................................... 54
TABLEAU 20
Mesures d’aide financière de base – 2016 ............................. 61
TABLEAU 21
Mesures d’aide à la famille – 2016 ......................................... 63
TABLEAU 22
Mesures d’incitation au travail – 2016 .................................... 65
TABLEAU 23
Couple ayant deux revenus égaux et un enfant
fréquentant un service de garde non subventionné –
2016 ........................................................................................ 67
V
TABLEAU 24
Couple ayant deux revenus égaux et un enfant âgé de
3 ans fréquentant un centre de la petite enfance – 2016 .......67
TABLEAU 25
Famille monoparentale avec un enfant fréquentant un
service de garde non subventionné – 2016 ............................68
TABLEAU 26
Famille monoparentale avec un enfant âgé de 3 ans
fréquentant un centre de la petite enfance – 2016 .................68
TABLEAU 27
Soutien du revenu pour un couple ayant deux enfants et
un seul revenu – 2016 ............................................................ 69
TABLEAU 28
Soutien du revenu pour une famille monoparentale avec
un enfant – 2016 ..................................................................... 70
TABLEAU 29
Soutien du revenu pour un couple sans enfants et ayant
un seul revenu – 2016 ............................................................ 71
TABLEAU 30
Soutien du revenu pour une personne vivant seule –
2016 ........................................................................................ 72
TABLEAU 31
Autres mesures budgétaires et fiscales ..................................73
VI
FAITS SAILLANTS
Mis en œuvre au cours des dernières décennies, le régime de soutien du revenu
poursuit deux objectifs, soit de :
— procurer un revenu de base aux ménages les moins bien nantis;
— promouvoir l’incitation au travail.
Le régime de soutien du revenu québécois verse annuellement près de 30 milliards
de dollars aux ménages québécois par l’entremise d’une série de mesures
regroupées dans trois grands types, soit :
— 18,2 milliards alloués à l’aide financière de base;
— 9,7 milliards accordés à l’aide à la famille;
— 2,0 milliards dédiés à l’incitation au travail.
Ces mesures sont adaptées aux différentes situations des ménages en fonction de
leurs caractéristiques propres. Elles permettent d’atteindre les objectifs poursuivis
dans le respect de la diversité des situations de vie rencontrées. Ainsi :
— les ménages avec enfants ont davantage de besoins à combler que les autres
ménages;
— les familles monoparentales avec de jeunes enfants présentent davantage de
difficultés à concilier le travail et la vie familiale;
— les ménages sans enfants font face à moins de contraintes à l’égard de leur
participation au marché du travail.
Les différentes composantes du régime forment un ensemble cohérent qui vise à
ajuster le soutien dans le temps à l’égard des changements dans la situation
conjugale, la présence d’enfants et la progression du revenu.
Faits
saillants
1
 Un soutien du revenu en lien avec l’évolution du revenu des
ménages
L’aide financière que procure le régime de soutien du revenu est en lien avec
l’évolution des revenus des ménages.
Ainsi, l’aide accordée est plus généreuse lorsque les revenus d’un ménage sont
faibles, alors qu’elle devient moins importante avec l’augmentation de ceux-ci. Le
soutien diminue donc progressivement afin de rendre l’effort de travail plus
attrayant et d’inciter davantage à la participation au marché du travail.
Par exemple, un couple sans revenu de travail et ayant deux enfants dispose d’une
1
aide financière d’environ 30 000 $ .
Dans le cas où l’un des conjoints gagne un revenu de travail de :
— 20 000 $, le couple bénéficie d’une aide financière de plus de 20 000 $, ce qui
lui permet de porter son revenu disponible à 40 345 $;
— 40 000 $, le couple profite d’une aide financière d’environ 14 000 $, procurant
ainsi un revenu disponible de 47 111 $.
GRAPHIQUE 1
Illustration du régime de soutien du revenu pour un couple ayant deux
enfants et un revenu – 2016
(en dollars)
80 000
0
10 000
20 000
40 000
50 000
60 000
70 000
80 000
90 000
100 000
Revenu incluant
le soutien
70 000
Revenu disponible
30 000
60 000
47 111 $
50 000
40 345 $
40 000
Revenu net
de travail
30 000
20 000
10 000
0
0
1
2
20 000
40 000
60 000
Revenu de travail
80 000
100 000
Au Québec, le revenu médian après impôt pour tous les types de ménage confondus s’élève à
47 400 $ en 2013.
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Des résultats probants
Le régime de soutien du revenu a permis au Québec de se démarquer en matière
d’équité et de justice sociale. Les investissements réalisés à cet égard ont porté
fruit et les résultats obtenus montrent une amélioration importante de la situation
des personnes à faible revenu en plus d’une diminution des inégalités de revenu.
— En effet, alors que le taux global de faible revenu était de seulement 10,8 % au
Québec en 2013, il s’élevait à 14,0 % en Ontario, à 13,1 % en
Colombie-Britannique et à 12,1 % dans l’ensemble du Canada.
— Le Québec affiche le coefficient de Gini le plus bas en comparaison avec le
Canada et les régions canadiennes.
— Quant à la redistribution des revenus, le rapport entre les revenus des plus
riches et celui des moins fortunés s’élevait à 3,9 au Québec en 2013,
comparativement à 4,8 en Ontario, 4,7 en Colombie-Britannique et 4,5 dans
l’ensemble du Canada.
TABLEAU 1
(1)
Indicateurs du degré des inégalités de revenu au Canada
– 2013
(en nombre)
Régions
Rang(2)
Coefficient de Gini
(en %)
Rapport entre le
revenu des plus
riches et celui des
moins fortunés
Québec
1
29,2
3,9
Provinces de l’Atlantique
2
29,9
4,0
Provinces des Prairies
3
31,6
4,5
Canada
4
31,9
4,5
Colombie-Britannique
5
32,0
4,7
Ontario
6
32,8
4,8
Note : Les indicateurs ont été calculés en utilisant le revenu après impôt.
(1) Des résultats plus faibles signifient moins d’inégalités.
(2) Le rang est déterminé entre le Québec, le Canada et les régions canadiennes sur la base du revenu après impôt.
Source : Statistique Canada.
Ces constats nous permettent d’affirmer que le régime québécois de soutien du
revenu repose sur une approche flexible en offrant aux ménages un revenu de
base tout en reconnaissant leurs situations particulières, en favorisant l’intégration
au marché du travail et en permettant à tous les Québécois de contribuer à notre
enrichissement collectif.
Faits
saillants
3
INTRODUCTION
Au fil des dernières décennies, le Québec s’est doté d’un éventail de mesures
visant à soutenir financièrement les ménages. La mise en place de ces mesures
résulte de choix de société fondés sur l’équité et la justice sociale, lesquels ont
permis l’instauration d’un véritable régime de soutien du revenu en lien avec la
réalité financière des ménages. Les composantes du régime québécois sont
complétées par des mesures du gouvernement fédéral visant les mêmes objectifs.
Le régime de soutien du revenu s’appuie sur deux grands objectifs, soit :
— procurer un revenu de base aux ménages les plus démunis ou ceux à faible
revenu, afin de leur assurer un niveau de vie adéquat favorisant une intégration
rapide au marché du travail;
— promouvoir l’incitation au travail pour encourager l’autonomie financière à long
terme et l’enrichissement collectif.
Le régime de soutien du revenu renferme plusieurs composantes adaptées aux
différentes situations des ménages selon leurs caractéristiques propres. Il permet
d’atteindre les grands objectifs, et ce, dans le respect de la diversité des situations.
Les bénéfices du régime peuvent être observés de façon concrète. Le taux de
faible revenu au Québec, qui est un indicateur d’un niveau de vie modeste, est
inférieur à celui observé dans l’ensemble du Canada. En 2013, 10,8 % des
Québécois vivaient sous le seuil de faible revenu, comparativement à 12,1 % des
Canadiens dans l’ensemble du pays.
Les bénéfices du régime de soutien du revenu se reflètent également en matière
de répartition de la richesse. En 2013, les contribuables les plus riches au Québec
gagnaient un revenu 3,9 fois plus élevé que celui des moins fortunés alors que
ceux de l’ensemble du Canada gagnaient 4,5 fois plus.
Ce document brosse un portrait du régime de soutien du revenu au Québec et des
objectifs poursuivis, en plus d’en présenter les principaux résultats en matière
d’évolution de la pauvreté et de la répartition des revenus.
Introduction
5
1.
LE RÉGIME QUÉBÉCOIS DE SOUTIEN DU
REVENU
Au fil des années, le gouvernement du Québec a mis en place plusieurs mesures
fiscales et budgétaires visant à venir en aide aux plus démunis et à soutenir
financièrement les ménages.
Ces mesures de soutien du revenu visent à offrir une aide financière de base qui
permet aux ménages québécois de disposer d’un niveau de vie adéquat, tout en
incorporant des mécanismes d’incitation au travail afin de promouvoir l’autonomie
financière à long terme des individus. Ces mesures constituent un véritable soutien
du revenu.
1.1
Les grands objectifs du régime
Afin d’aider financièrement les ménages, le régime de soutien du revenu vise deux
objectifs, soit :
— procurer un revenu de base aux ménages les plus démunis ou ceux à faible
revenu, afin de leur assurer un niveau de vie adéquat favorisant une intégration
rapide au marché du travail;
— promouvoir l’incitation au travail pour encourager l’autonomie financière à long
terme et l’enrichissement collectif.
 Une aide financière adaptée à la réalité des ménages
Le régime québécois de soutien du revenu renferme plusieurs composantes
adaptées aux différentes situations des ménages selon leurs caractéristiques
propres telles que la situation conjugale, le nombre d’enfants, la capacité de
travailler ou encore l’état de santé. Par exemple :
— les familles avec enfants doivent combler leurs besoins ainsi que ceux de leurs
enfants;
— les familles monoparentales avec de jeunes enfants présentent plus de
difficultés à concilier le travail avec la famille;
— les ménages sans enfants font face à moins de contraintes à l’égard de leur
participation au marché du travail.
Ainsi, le régime de soutien du revenu a évolué au fil des années afin d’adapter
l’aide financière offerte selon les particularités des ménages tout en favorisant
l’incitation au travail.
Le régime québécois
de soutien du revenu
7
 Quatre grands types de ménage
Le régime de soutien du revenu au Québec a été développé autour de quatre
grands types de ménage dont la nomenclature repose sur la situation conjugale et
la présence ou non d’enfants, soit :
— les personnes seules;
— les couples sans enfants;
— les familles monoparentales;
— les couples ayant des enfants.
En plus de tenir compte de la situation conjugale et de la présence ou non
d’enfants, l’aide financière offerte par le régime dépend du revenu.
— Les personnes seules constituent le groupe de ménages le plus important,
comptant pour 55 % des ménages. Ceux-ci sont principalement à faible
revenu, 54 % gagnant moins de 25 000 $.
— Les couples sont le deuxième type de ménage en importance. Un peu plus de
la moitié d’entre eux ont des enfants. Ils ont généralement une meilleure
situation financière que les personnes seules alors que 63 % ont un revenu
supérieur à 75 000 $.
— Finalement, les familles monoparentales comptent le plus petit nombre de
ménages. La répartition de leurs revenus s’apparente à celle des personnes
seules.
TABLEAU 2
(1)
Nombre de ménages
(en nombre)
P
selon le type de ménage et leur revenu total – 2016
Personnes
seules
Couples
sans
enfants
Familles
monoparentales
Couples
ayant des
enfants
Total
Moins de 15 000 $
768 386
23 460
66 984
21 183
880 013
De 15 000 $ à 25 000 $
303 525
27 208
38 242
24 081
393 056
De 25 000 $ à 50 000 $
517 423
81 232
82 982
86 668
768 305
De 50 000 $ à 75 000 $
239 320
126 860
42 435
114 423
523 038
De 75 000 $ à 100 000 $
94 242
131 779
21 271
127 502
374 794
De 100 000 $ à 150 000 $
48 316
164 030
10 899
185 192
408 437
De 150 000 $ à 250 000 $
13 942
79 602
3 203
107 469
204 216
5 843
23 857
1 411
33 288
64 399
1 990 997
658 028
267 427
699 806
3 616 258
250 000 $ ou plus
TOTAL
P : Prévisions du ministère des Finances.
(1) Excluant les ménages constitués d’aînés.
8
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Une aide gouvernementale de 30 milliards de dollars en 2015
Au total, les ménages québécois reçoivent un soutien du revenu de près de
30 milliards de dollars par année. Le gouvernement du Québec verse plus de
11 milliards de dollars en soutien du revenu alors que le gouvernement fédéral
verse un peu moins de 19 milliards de dollars, soit une aide financière combinée
qui se répartit comme suit :
— 18,2 milliards de dollars en aide financière de base;
— 9,7 milliards de dollars en aide à la famille;
— 2,0 milliards de dollars en incitation au travail.
La principale aide du gouvernement fédéral est orientée vers les aînés avec les
programmes de pension de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu
garanti qui totalisent à eux seuls près de 12,5 milliards de dollars.
— Ces deux programmes, qui visent à fournir un soutien financier aux aînés, ne
sont accessibles qu’aux personnes âgées de 65 ans ou plus. Or, une analyse
complète de la situation des aînés aurait nécessité de prendre également en
compte la question des régimes de retraite, soit une dimension du revenu qui
dépasse les mesures de soutien gouvernemental. Par conséquent, ils sont
exclus de la présentation du régime de soutien du revenu au Québec.
En excluant l’aide financière aux aînés accordée par le gouvernement fédéral,
l’aide du Québec correspond à près de 65 % de l’aide reçue par les ménages.
Programme de la Sécurité de la vieillesse
Le programme de la Sécurité de la vieillesse du gouvernement fédéral procure aux
1
personnes âgées de 65 ans ou plus un revenu de base leur assurant un niveau de vie
adéquat qui s’articule autour de deux mesures.
La pension de la Sécurité de la vieillesse
La pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) est une prestation mensuelle réductible
2
en fonction du revenu qui s’élève à 571 $ par mois .
Le Supplément de revenu garanti
Le Supplément de revenu garanti (SRG) est une prestation réductible en fonction du
revenu familial qui s’ajoute à la PSV pour les aînés à faible revenu. Cette prestation
3
4
mensuelle s’élève à 774 $ pour les personnes seules et à 1 026 $ pour les couples.
5
Une personne ayant entre 60 et 64 ans peut recevoir une allocation mensuelle
6
pouvant atteindre 1 083 $ si son conjoint est prestataire du SRG ou l’Allocation au
7
survivant qui peut atteindre 1 213 $ si son conjoint est décédé.
1
L’âge d’admissibilité, qui est présentement de 65 ans, sera progressivement augmenté à 67 ans entre avril 2023
et janvier 2029.
2 Montant pour la période allant de janvier à mars 2016. Ce montant est indexé trimestriellement au coût de la vie.
3,4 Voir la note 2.
5 L’âge d’admissibilité, qui est présentement entre 60 et 64 ans, sera progressivement augmenté pour s’établir
entre 62 et 66 ans entre avril 2023 et janvier 2029.
6,7 Voir la note 2.
Le régime québécois
de soutien du revenu
9
TABLEAU 3
Aide versée dans le cadre du régime de soutien du revenu au Québec
– 2015
(en millions de dollars)
Québec
Montant
Fédéral
Montant
Total
Mesures d’aide financière de
base
Aide financière de dernier recours
2 881
Pension de la Sécurité de la
vieillesse
9 425
Crédit d’impôt remboursable pour
la solidarité
1 844
Supplément de revenu garanti
3 021(1)
Programme Allocation-logement
Sous-total
74
4 799
Crédit d’impôt remboursable
pour la TPS(2)
Sous-total
902
13 348 18 147
Mesures d’aide à la famille
Soutien aux enfants(3)
2 214
Prestation fiscale canadienne
pour enfants(4)
2 539
Programme de services de garde
à contribution réduite
2 307
Prestation universelle pour la
garde d’enfants
1 792
Crédit d’impôt remboursable pour
frais de garde d’enfants
609
Déduction pour frais de garde
d’enfants
241
Sous-total
5 130
Sous-total
4 572
9 702
Mesures d’incitation au travail
Prime au travail(5),(6)
Bouclier fiscal(6)
344
61
Crédit d’impôt pour les
travailleurs d’expérience(6)
100
Déduction pour les travailleurs
716
Sous-total
TOTAL
1 221
11 150
Prestation fiscale pour le revenu
de travail
255
Montant canadien pour emploi
510
Sous-total
765
1 986
18 685 29 835
Note : Les montants pour 2015 sont des projections effectuées à partir des dernières données disponibles. Les
montants fédéraux sont estimés en appliquant la proportion de contribuables québécois à l’ensemble des
dernières statistiques provenant des dépenses fiscales fédérales ou des statistiques de prestations.
(1) Incluant l’Allocation pour les personnes âgées de 60 à 64 ans et l’Allocation au survivant.
(2) Taxe sur les produits et services.
(3) Incluant le supplément pour enfant handicapé.
(4) Incluant le supplément de la prestation nationale pour enfants et la Prestation pour enfants handicapés.
(5) Incluant la prime au travail adaptée aux personnes présentant des contraintes sévères à l’emploi et le supplément
pour les prestataires de longue durée quittant l’aide financière de dernier recours ou le Programme alternative
jeunesse.
(6) À titre illustratif, le coût présenté pour 2015 considère les bonifications des budgets 2015-2016 et 2016-2017
même si ces dernières entrent en vigueur seulement en 2016.
10
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Une aide adaptée aux quatre grands types de ménage
La plupart des mesures de soutien du revenu s’appliquent à tous les ménages à
l’exception de l’aide à la famille. L’aide maximale accordée pour la majorité des
mesures tient compte des besoins propres aux quatre grands types de ménage.
TABLEAU 4
Aide fiscale maximale par mesure selon le type de ménage – 2016
(en dollars)
Famille(1)
mono-(1)
parentale(1)
Couple(1)
ayant un(1)
enfant(1)
Personne
seule
Couple
sans
enfants
Aide financière de dernier recours(2)
7 956
11 580
9 060
11 580
Crédit d’impôt remboursable pour la
solidarité
966
1 231
1 083
1 348
960
960
960
960
421
552
697
697
Soutien aux enfants
―
―
3 231
2 392
Programme de services de garde à
contribution réduite(4)
―
―
12 412
12 412
Crédit d’impôt remboursable pour frais de
garde d’enfants
―
―
6 750
6 750
Prestation fiscale canadienne pour enfants
―
―
3 799
3 799
Prestation universelle pour la garde
d’enfants
―
―
1 920
1 920
―
―
2 204
2 204
Prime au travail générale
726
1 133
2 419
3 148
Bouclier fiscal
225
450
450
810
Crédit d’impôt pour les travailleurs
d’expérience(6)
902
1 805
902
1 805
Déduction pour les travailleurs(5)
291
582
291
582
1 653
2 581
968
1 007
145
291
145
291
Mesures d’aide financière de base – Québec
Programme Allocation-logement
(3)
Mesures d’aide financière de base – Fédéral
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS
Mesures d’aide à la famille – Québec
Mesures d’aide à la famille – Fédéral
(5)
Déduction pour frais de garde d’enfants
Mesures d’incitation au travail – Québec
Mesures d’incitation au travail – Fédéral
Prestation fiscale pour le revenu de travail
Montant canadien pour emploi
(1) Avec un enfant âgé de 3 ans.
(2) Les ménages n’ont pas de contraintes sévères à l’emploi et bénéficient du Programme d’aide sociale. Le montant
des aides maximales pour les ménages ayant des contraintes temporaires ou sévères à l’emploi est présenté au
tableau 6 du document.
(3) Pour avoir droit à l’Allocation-logement, un des conjoints doit avoir 50 ans ou plus ou avoir un enfant à charge.
(4) Subvention annuelle moyenne pour un centre de la petite enfance.
(5) En considérant le taux marginal maximal d’imposition et en excluant les impacts sur les transferts sociofiscaux.
(6) Aide maximale pour un travailleur de 65 ans.
Le régime québécois
de soutien du revenu
11
1.2
Une aide financière de base
Le premier volet du régime de soutien du revenu a pour objectif d’offrir une aide
financière de base aux ménages les plus démunis afin de leur assurer un niveau
de vie adéquat.
Le gouvernement du Québec verse 4,8 milliards de dollars par année aux plus
démunis. L’aide financière de base comprend différents volets, soit :
— les programmes d’aide financière de dernier recours;
— le crédit d’impôt remboursable pour la solidarité;
— le programme Allocation-logement.
Par ailleurs, le gouvernement fédéral verse, par l’intermédiaire du crédit d’impôt
remboursable pour la TPS, plus de 900 millions de dollars aux ménages
québécois.
TABLEAU 5
Mesures accordant une aide financière de base
(1)
– 2015
(en millions de dollars)
Montant annuel
Québec
Aide financière de dernier recours
2 881
Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité
– Composante TVQ
838
– Composante logement
992
– Composante villages nordiques
– Sous-total
14
1 844
Programme Allocation-logement
Sous-total
74
4 799
Fédéral
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS
902
Sous-total
902
TOTAL
5 701
Note : Les montants pour 2015 sont des projections effectuées à partir des dernières données disponibles. Les
montants fédéraux sont estimés en appliquant la proportion de contribuables québécois à l’ensemble des
dernières statistiques provenant des dépenses fiscales fédérales ou des statistiques de prestations.
(1) Excluant l’aide destinée aux aînés.
12
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Programmes d’aide financière de dernier recours
Le principal soutien visant à accorder une aide financière de base est constitué des
programmes d’aide financière de dernier recours. Ceux-ci sont destinés aux
ménages les plus démunis, afin de lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Ils se scindent en deux volets distincts qui visent chacun des clientèles spécifiques,
soit :
— le Programme d’aide sociale;
— le Programme de solidarité sociale.

Programme d’aide sociale
Le Programme d’aide sociale vise à accorder une aide financière de dernier
recours aux personnes qui ne présentent pas de contraintes sévères à l’emploi,
c’est-à-dire qui sont aptes à occuper un emploi.
L’aide financière de base offerte par ce programme s’élève, pour l’année 2016,
à 7 956 $ pour les personnes seules et à 11 580 $ pour les couples.
2
En 2015, environ 197 000 ménages ont bénéficié d’une aide financière de près de
1,6 milliard de dollars provenant du Programme d’aide sociale.

Programme de solidarité sociale
Le Programme de solidarité sociale offre aux personnes qui présentent des
contraintes sévères à l’emploi, en raison notamment de problèmes physiques ou
relatifs à la santé mentale, une aide financière de dernier recours tout en favorisant
leur intégration et leur participation sociales.
L’aide financière de base offerte par ce programme s’élève à 11 364 $ en 2016
pour les personnes seules et à 16 992 $ pour les couples.
En 2015, plus de 1,3 milliard de dollars d’aide financière du Programme de
3
solidarité sociale ont été versés à près de 127 000 ménages .
2
Clientèle de mars 2015.
3
Voir la note précédente.
Le régime québécois
de soutien du revenu
13
TABLEAU 6
Nombre de ménages et barèmes des programmes d’aide financière de
dernier recours – 2016
(en dollars)
Nombre de
ménages en
mars 2015
Prestation
de base
mensuelle
Allocations
contraintes
temporaires
mensuelles
114 473
623
―
13 965
965
―
11 580
61 886
623
132
9 060
6 279
965
227
14 304(2)
119 412
947
―
11 364
7 943
1 416
―
16 992
Prestation
annuelle
Programme d’aide sociale
Sans contraintes à l’emploi
– Personne seule
– Couple
7 956(1)
Avec contraintes temporaires à l’emploi
– Personne seule
– Couple
Programme de solidarité sociale
– Personne seule
– Couple
Note : Depuis 1997, les barèmes ne couvrent que les besoins essentiels des adultes, les besoins des enfants étant
dorénavant couverts par le soutien aux enfants. Les programmes d’aide financière de dernier recours
comprennent donc quatre prestations de base et deux allocations pour contraintes temporaires. Les
prestations de base sont établies selon que les prestataires sont des personnes seules ou des couples et selon
qu’ils ont ou non des contraintes sévères à l’emploi. Les prestations d’aide financière de dernier recours sont
indexées automatiquement le 1er janvier de chaque année.
er
(1) Le montant indiqué inclut le montant de l’ajustement pour personnes seules introduit le 1 février 2014. Le
montant de l’ajustement est de 480 $ pour l’année 2016 et de 600 $ pour l’année 2017 et les suivantes. L’aide
additionnelle est réduite de la valeur de l’Allocation-logement et elle est nulle si le prestataire demeure dans un
logement subventionné.
(2) Les deux adultes ont des contraintes temporaires à l’emploi.
Source : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
GRAPHIQUE 2
Illustration de la prestation d’aide sociale pour un couple ayant deux
enfants et un revenu de travail – 2016
(en dollars)
14 000
Montant maximal de l'aide
sociale : 11 580 $
Montant de l'aide
12 000
10 000
8 000
6 000
4 000
Revenu de travail
maximum de 3 600 $ sans
réduction de l'aide sociale
2 000
0
0
14
2 500
5 000
7 500Revenu
10 000
12 500
familial
Sortie du
Programme
d'aide sociale
16 190 $
15 000
17 500
20 000
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité
Le volet du régime de soutien du revenu visant à accorder une aide financière de
base prévoit une autre mesure, soit le crédit d’impôt remboursable pour la
solidarité.
Le crédit d’impôt pour la solidarité (CIS) est accordé aux ménages à faible ou à
moyen revenu pour atténuer les coûts reliés à la taxe de vente du Québec (TVQ)
et au logement, tout en reconnaissant qu’il est plus coûteux de vivre dans un
village nordique qu’ailleurs au Québec.
Ce crédit d’impôt comprend trois éléments, soit :
— une composante pour compenser la TVQ;
— une composante pour les ménages supportant des frais de logement
admissible;
— une composante pour les particuliers habitant un village nordique.
Admissibilité aux composantes du crédit d’impôt pour la solidarité
Toute personne adulte est admissible à la composante TVQ du CIS, qu’elle réside ou
non dans un logement admissible, un logement subventionné, un établissement de
santé ou au domicile de ses parents.
Toutefois, pour être admissible à la composante logement, un ménage doit être
propriétaire, locataire ou sous-locataire d’un logement admissible et en faire la preuve.
– Les logements subventionnés tels que les HLM, les CHSLD ou les logements privés
qui bénéficient d’un supplément au loyer ne sont pas admissibles à la composante
logement du CIS.
Pour bénéficier de la composante relative à la résidence sur le territoire d’un village
nordique, un ménage doit vivre dans l’un des quatorze villages du Nunavik.
er
À compter du 1 juillet 2016, l’aide financière maximale offerte par le crédit d’impôt
s’élèvera à 966 $ pour une personne vivant seule et à 1 231 $ pour un couple sans
enfants. Le crédit d’impôt prévoit une aide financière additionnelle pour les enfants
à charge de même que pour les particuliers habitant un village nordique.
Par ailleurs, afin d’accroître les liquidités des ménages les plus démunis, le crédit
d’impôt remboursable pour la solidarité est versé sur une base mensuelle,
trimestrielle ou annuelle selon le montant de l’aide fiscale établi.
En 2015, 2,9 millions de ménages ont bénéficié d’une aide financière totalisant
plus de 1,8 milliard de dollars au moyen de ce crédit d’impôt.
Le régime québécois
de soutien du revenu
15
Une aide importante au logement
L’aide gouvernementale pour le logement au Québec comprend un ensemble de
mesures fiscales et budgétaires qui ont totalisé près de 829 millions de dollars en
2014-2015, soit :
– 464 millions de dollars pour la contribution du gouvernement du Québec;
– 365 millions de dollars en provenance du gouvernement fédéral.
Cette aide est principalement accordée par l’entremise de quatre programmes dont la
gestion relève de la Société d’habitation du Québec (SHQ).
Les habitations à loyer modique (HLM) : 398 millions de dollars en 2014-2015
Ce programme permet à des ménages à faible revenu d’occuper un logement dont le
loyer correspond à 25 % de leur revenu. Les locataires sont sélectionnés en fonction
de leur revenu et de l’état du logement qu’ils occupent.
– Le financement de la SHQ prend la forme d’une subvention gouvernementale qui
comble la différence entre les frais d’exploitation et les revenus provenant des loyers
(soit une différence appelée « déficit d’exploitation »).
Les ménages qui habitent un HLM ne sont pas admissibles à la composante logement
du crédit d’impôt pour la solidarité.
La construction de nouveaux logements abordables : 196 millions de dollars
en 2014-2015
AccèsLogis Québec est aujourd’hui le principal programme de développement de
logements abordables. Il soutient la réalisation de logements par des offices
d’habitation, des coopératives ou des organismes à but non lucratif.
Le programme vise à fournir un logement pour les ménages à revenu faible ou
modeste, ou pour une clientèle en difficulté ayant des besoins particuliers en matière
d’habitation. Étant donné la clientèle visée, le coût du loyer est fixé à un niveau
inférieur au loyer médian du marché.
Par ailleurs, une partie des logements construits sont admissibles au programme
Supplément au loyer (PSL).
Le programme Supplément au loyer (PSL) : 90 millions de dollars en 2014-2015
Ce programme permet à des ménages à faible revenu d’habiter des logements du
marché locatif privé, ou appartenant à des coopératives ou à des organismes sans but
lucratif, tout en payant un loyer similaire à celui qu’ils paieraient dans un HLM, soit
25 % de leur revenu total.
Les ménages qui bénéficient du PSL ne sont pas admissibles à la composante
logement du crédit d’impôt pour la solidarité.
Le programme Allocation-logement : 74 millions de dollars en 2014-2015
Le programme Allocation-logement est une aide financière destinée aux familles avec
enfants et aux personnes âgées de 50 ans ou plus et à faible revenu qui consacrent
une part trop importante de leur budget au paiement de leur loyer.
L’allocation tient compte du nombre de personnes dans le ménage, de ses revenus
ainsi que du coût de son loyer. L’aide peut atteindre 960 $ par année et elle n’est pas
imposable.
16
Le régime québécois
de soutien du revenu
TABLEAU 7
Paramètres du crédit d’impôt remboursable pour la solidarité – 2016
(en dollars)
Montant annuel(1)
Composante pour la TVQ
Montant de base
283
Montant pour conjoint
283
Montant additionnel pour personne vivant seule
135
Composante pour le logement
Montant pour un couple
665
Montant pour une personne vivant seule
548
Montant pour chaque enfant à charge
117
Composante pour les particuliers habitant un village nordique
Montant par adulte
1 664
Montant pour chaque enfant à charge
360
Réduction de l’aide
Seuil de réduction
33 685
Taux de réduction pour une composante
3%
Taux de réduction pour deux composantes et plus
6%
Note : L’aide financière offerte par le crédit d’impôt est indexée automatiquement chaque année selon le taux
d’indexation établi par la Loi sur les impôts.
(1) Les montants indiqués sont ceux qui seront en vigueur à compter du 1er juillet 2016.
GRAPHIQUE 3
Illustration du crédit d’impôt pour la solidarité
deux enfants et un revenu de travail – 2016
(1)
pour un couple ayant
(en dollars)
Composante TVQ
1 600
Montant maximal : 1 465 $
Montant de l'aide
1 400
Composantes
logement et TVQ
1 200
1 000
800
Montant maximal : 566 $
600
400
Seuils de
sortie
200
0
0
33 685
$ 00045 00050 52
552 00060
$ 58 102
5 000 10 00015 00020 00025 00030 00035
00040
00055
000$
Revenu familial
(1) Les montants indiqués sont ceux qui seront en vigueur à compter du 1er juillet 2016.
Le régime québécois
de soutien du revenu
17
Mesure fédérale d’aide financière de base
Le régime de soutien du revenu au Québec tient compte des mesures fiscales et
budgétaires qui relèvent de la responsabilité du gouvernement fédéral et qui visent à
assurer aux ménages un niveau de vie adéquat.
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS
En plus du programme de la Sécurité de la vieillesse, le gouvernement fédéral offre un
crédit d’impôt remboursable pour la TPS afin de rembourser une partie de cette taxe
payée par les ménages à faible revenu.
L’aide financière maximale offerte par le crédit d’impôt s’élève, pour l’année 2016, à
421 $ pour une personne seule et à 552 $ pour un couple. Par ailleurs, le crédit d’impôt
prévoit une aide financière additionnelle pour les enfants à charge. L’aide fiscale
maximale à cet effet s’élève en 2016 à 145 $ par enfant à charge.
Le montant du crédit d’impôt remboursable pour la TPS est réductible en fonction du
revenu et est versé sur une base trimestrielle.
Les sommes versées par le gouvernement fédéral à l’égard du crédit d’impôt
remboursable pour la TPS totalisent plus de 900 millions de dollars en 2015.
18
Le régime québécois
de soutien du revenu
1.3
Des mesures d’aide à la famille
Le deuxième volet du régime de soutien du revenu au Québec accorde une aide
financière aux ménages avec enfants, en plus de favoriser la participation des
parents au marché du travail. L’aide de ce volet totalise 9,7 milliards de dollars.
Ce volet comprend de nombreuses mesures budgétaires et fiscales du
gouvernement du Québec qui totalisent une aide de 5,1 milliards de dollars. Il
comprend :
— le crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux enfants;
— le Programme de services de garde à contribution réduite;
— le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants;
— l’exemption de la contribution réduite pour les prestataires d’assistance sociale.
Exemption de la contribution réduite
pour les prestataires d’assistance sociale
1
Lorsqu’un parent est prestataire d’un programme d’assistance sociale , celui-ci est
admissible à une exemption du paiement de la contribution réduite pour la garde de
son enfant âgé de moins de 5 ans.
– L’exemption de paiement maximale est de 2 journées et demie ou 5 demi-journées
de garde par semaine, pour un maximum de 130 journées ou 261 demi-journées de
2
garde par année .
En 2014-2015, l’exemption de la contribution réduite représentait une aide d’environ
11,8 millions de dollars. Ainsi, au cours de cette période, l’aide accordée équivalait à :
– près de 1,6 million de jours de garde gratuits;
– 12 600 enfants bénéficiant de services de garde gratuit à raison de 2 journées et
demie par semaine.
1
2
Soit les programmes d’aide de dernier recours.
Sous certaines conditions et sur la recommandation d’un intervenant autorisé, le parent pourrait bénéficier de
l’exemption pour une période plus longue, notamment lorsque l’enfant est affecté d’un problème psychosocial
justifiant qu’il bénéficie de services de garde pour une plus longue durée.
Le régime québécois
de soutien du revenu
19
De son côté, le gouvernement fédéral accorde une aide de 4,6 milliards de dollars
sous les formes suivantes :
— la Prestation fiscale canadienne pour enfants;
— la Prestation universelle pour la garde d’enfants;
— la déduction pour frais de garde d’enfants.
TABLEAU 8
Mesures d’aide à la famille – 2015
(en millions de dollars)
Montant
Québec
Soutien aux enfants(1)
Programme de services de garde à contribution réduite
2 214
(2)
2 307
Crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants
Sous-total
609
5 130
Fédéral
Prestation fiscale canadienne pour enfants(3)
2 539
Prestation universelle pour la garde d’enfants
1 792
Déduction pour frais de garde d’enfants
241
Sous-total
4 572
TOTAL
9 702
Note : Les montants pour 2015 sont des projections effectuées à partir des dernières données disponibles. Les
montants fédéraux sont estimés en appliquant la proportion de contribuables québécois à l’ensemble des
dernières statistiques provenant des dépenses fiscales fédérales ou des statistiques de prestations.
(1) Incluant le supplément pour enfant handicapé.
(2) Incluant la contribution réduite exemptée pour les parents prestataires d’assistance sociale.
(3) Incluant le supplément de la prestation nationale pour enfants et la Prestation pour enfants handicapés.
20
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux enfants
Le crédit d’impôt remboursable pour le soutien aux enfants est une composante de
l’aide gouvernementale québécoise aux familles. Cette aide financière non
imposable comporte deux éléments, soit :
— le paiement de soutien aux enfants;
— le supplément pour enfant handicapé.
En 2015, le soutien aux enfants a permis d’offrir une aide financière de plus de
2,2 milliards de dollars aux parents de 1,5 million d’enfants.

Paiement de soutien aux enfants
Le paiement de soutien aux enfants est composé d’un montant universel et d’un
montant réductible en fonction du revenu familial. Afin que les parents obtiennent
de façon régulière les prestations de soutien aux enfants, ces dernières sont
versées sur une base mensuelle ou trimestrielle.
Pour l’année 2016, l’aide
grâce au paiement de
premier enfant. De plus,
financière additionnelle de

fiscale maximale offerte aux ménages avec enfants,
soutien aux enfants, s’élève à 2 392 $ pour un
les familles monoparentales bénéficient d’une aide
839 $.
Supplément pour enfant handicapé
Lorsqu’un ménage a un enfant handicapé, un supplément vient s’ajouter au
paiement de soutien aux enfants. Cette aide fiscale additionnelle de 189 $ par mois
(soit 2 268 $ par année) vise à reconnaître les coûts supplémentaires auxquels
une famille doit faire face.
TABLEAU 9
Paramètres du soutien aux enfants – 2016
(en dollars)
Maximum
Minimum
Premier enfant
2 392
671
Deuxième et troisième enfants
1 195
620
Quatrième enfant et les suivants
1 793
620
839
335
Couple
47 665
―
Famille monoparentale
34 656
―
4%
―
2 268
2 268
Montant
Famille monoparentale
Seuil de réduction
Taux de réduction
Supplément pour enfant handicapé
Le régime québécois
de soutien du revenu
21

Une aide universelle
Afin de prioriser l’aide financière pour les ménages à faible revenu et de préserver
l’équité du régime fiscal des particuliers, le montant du paiement de soutien aux
enfants est réductible en fonction du revenu.
Toutefois, afin de reconnaître que l’ensemble des familles supportent des
dépenses additionnelles, peu importe leur revenu, le paiement de soutien aux
enfants dont bénéficient les familles compte un volet universel. Pour l’année 2016,
ce montant minimal est établi à 671 $ pour le premier enfant.
Le supplément pour enfant handicapé n’est pas réductible en fonction du revenu
familial du ménage.
GRAPHIQUE 4
Illustration du soutien aux enfants pour un couple ayant un enfant – 2016
(en dollars)
3 000
Montant maximal (2 392 $)
Montant de l'aide
2 500
2 000
Taux de réduction
de 4 %
1 500
1 000
Montant universel (671 $)
500
Seuil de réduction
47 665 $
0
0
22
25 000
90 690 $
50 000
75 000
100 000
Revenu familial
125 000
150 000
175 000
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Programme de services de garde à contribution réduite
Le Programme de services de garde à contribution réduite permet aux ménages
avec enfants de 5 ans ou moins de bénéficier de places subventionnées en
services de garde.
La contribution réduite de base s’établit à 7,55 $ par jour en 2016. Une contribution
additionnelle, modulée en fonction du revenu familial, est exigée depuis le
22 avril 2015. En considérant la contribution additionnelle d’un maximum de
13,15 $ et la contribution de base de 7,55 $, le tarif de garde quotidien peut
atteindre un maximum de 20,70 $.
— La prise en compte de la déduction pour frais de garde d’enfants du fédéral
ramène le coût de garde quotidien pour les parents à 15,00 $.
Par ailleurs, afin d’accommoder les familles nombreuses, seulement 50 % du tarif
additionnel est demandé à l’égard du deuxième enfant et aucun tarif additionnel
n’est requis à l’égard du troisième enfant et des suivants.
— De plus, les prestataires d’assistance sociale n’ont pas à payer la contribution
additionnelle. Ils peuvent bénéficier d’une exemption du paiement de la
contribution de base à raison d’un maximum de deux jours et demi par
semaine.
Ainsi, la tarification de la garde demeure peu élevée pour les parents québécois.
En effet, près de 60 % des familles paient moins de 9,00 $ par jour.
Au total, les parents ont déboursé 550 millions de dollars pour la garde de leurs
enfants en 2015. Pour sa part, le gouvernement a versé 2,3 milliards de dollars
pour la garde de plus de 225 000 enfants.
Enfin, les parents d’enfants âgés de 5 ans ou plus qui fréquentent un service de
garde en milieu scolaire bénéficient d’un tarif réduit de 8,10 $ par jour.
GRAPHIQUE 5
Tarif quotidien pour les services de garde à contribution réduite à l’égard
des enfants de 5 ans ou moins – 2016
(en dollars)
25
Premier enfant
20,70 $
Deuxième enfant
Tarif quotidien
20
Troisième enfant et suivants
14,13 $
15
10
8,25 $
7,55 $
7,55 $
5
50 545 $
75 820 $
158 820 $
0
0
25 000
50 000
75 000 100 000 125 000 150 000 175 000 200 000 225 000
Revenu familial
Le régime québécois
de soutien du revenu
23
 Crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants
Afin de permettre à un particulier ou à son conjoint de travailler, de poursuivre des
études ou de chercher activement un emploi, le gouvernement offre un crédit
d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants payés pour des services de
garde non subventionnés.
Les ménages à faible revenu bénéficient d’un crédit d’impôt équivalant à 75 % des
frais de garde payés dans l’année. Le taux de l’aide fiscale diminue
progressivement en fonction du revenu pour s’établir à un minimum de 26 %
lorsque le revenu atteint 155 095 $.
Le montant des frais de garde admissibles ne peut excéder 9 000 $ par enfant âgé
de moins de 7 ans et 5 000 $ pour les enfants admissibles plus âgés. Toutefois,
peu importe l’âge de l’enfant, si ce dernier est atteint d’une déficience grave et
prolongée des fonctions mentales ou physiques, le plafond est de 11 000 $.
De plus, afin d’améliorer les liquidités des familles qui doivent payer des frais de
garde importants en cours d’année, le gouvernement prévoit des versements par
anticipation du crédit d’impôt aux parents qui en font la demande.
En 2015, c’est près de 455 000 ménages qui ont réclamé 609 millions de dollars
pour le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants.
GRAPHIQUE 6
Taux du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants – 2016
Taux du crédit d'impôt (en %)
80
75 %
70
60
57 %
50
40
30
20
52 850
20 000 34 800
40 000
60 000
24
60 %
26 %
095
380000 120 000 136
80 000 95100
140925
000155
160
000
Revenu familial (en $)
Le régime québécois
de soutien du revenu
Une politique familiale qui encourage
l’utilisation des services de garde
Afin d’aider les ménages avec enfants à concilier la famille et le travail, le
gouvernement verse une aide financière importante pour la garde d’enfants.
Pour une famille à faible revenu, soit disposant d’un revenu familial de moins de
35 000 $, la part des tarifs de garde assumée par le gouvernement du Québec varie de
75 % à 85 % selon le type de service de garde.
Service de garde non subventionné
Dans le cas d’un service de garde non subventionné, les parents ont droit à une aide
fiscale allant de 75 % à 26 % des tarifs sous la forme du crédit d’impôt remboursable
pour frais de garde d’enfants. L’aide peut être versée mensuellement par anticipation.
Service de garde subventionné
Les services de garde subventionnés sont financés, d’une part, par une subvention
gouvernementale qui peut atteindre plus de 85 % pour une famille à faible revenu et
d’autre part, par une contribution modulée en fonction des revenus des parents qui
varie entre 7,55 $ et 20,70 $ en 2016.
Par ailleurs, les prestataires d’assistance sociale n’ont pas à payer la contribution
additionnelle. Ils peuvent bénéficier d’une exemption du paiement de la contribution de
base à raison d’un maximum de deux jours et demi par semaine.
Une aide fiscale proportionnelle aux revenus des parents
À titre illustratif, les parents d’un enfant fréquentant un service de garde non
subventionné à 35 $ par jour recevront un montant maximal de 26,25 $ du crédit
d’impôt pour frais de garde d’enfants. Le gouvernement prend donc à sa charge ce
montant et les parents déboursent 8,75 $.
Si l’enfant fréquente plutôt un centre de la petite enfance, les parents auront à
débourser une contribution de 7,55 $ si leur revenu familial est de 25 000 $. Le
gouvernement versera alors une subvention d’environ 47,74 $ au service de garde
pour un financement total de 55,29 $.
Contributions des parents et du gouvernement aux services de garde pour
enfants – 2016
(en dollars)
Revenu
net
Service de garde non subventionné
Parent Gouvernement
Total
Centre de la petite enfance
Parent Gouvernement(1)
Total
25 000
8,75
26,25
35,00
7,55
47,74
55,29
50 000
12,95
22,05
35,00
7,55
47,74
55,29
75 000
14,00
21,00
35,00
8,25
47,04
55,29
100 000
15,05
19,95
35,00
11,88
43,41
55,29
150 000
23,10
11,90
35,00
19,38
35,91
55,29
200 000
25,90
9,10
35,00
20,70
34,59
55,29
(1) Subvention moyenne versée à un centre de la petite enfance.
Pour plus de détails sur l’aide à la famille incluant les services de garde, consulter
l’annexe 4 du présent document.
Le régime québécois
de soutien du revenu
25
Les mesures fédérales d’aide à la famille
Le gouvernement fédéral offre aux familles des aides financières atteignant
4,6 milliards de dollars par année, lesquelles s’intègrent au régime québécois de
soutien du revenu.
Les mesures budgétaires et fiscales relevant du gouvernement fédéral visant à aider
financièrement les familles sont :
– la Prestation fiscale canadienne pour enfants (PFCE);
– la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE);
– la déduction pour frais de garde d’enfants.
La Prestation fiscale canadienne pour enfants
La PFCE est une prestation mensuelle non imposable similaire au paiement de soutien
aux enfants du Québec. Elle comprend une prestation de base, ainsi que le
supplément de la prestation nationale pour enfants (SPNE) et la Prestation pour
enfants handicapés (PEH).
La prestation de base de la PFCE est déterminée selon le nombre d’enfants et le
revenu familial. Pour l’année 2016, le montant maximal de l’aide financière est établi à
1 490 $ par enfant et un supplément est accordé pour le troisième enfant et les
suivants.
Le supplément de la prestation nationale pour enfants
Le SPNE est une prestation destinée aux familles à faible revenu. Le montant de l’aide
financière accordée dépend également du nombre d’enfants et du revenu familial.
L’aide maximale s’élève à 2 309 $ pour le premier enfant en 2016.
La Prestation pour enfants handicapés
La PEH offre aux familles un montant de 2 730 $ par enfant handicapé afin de
reconnaître les coûts additionnels que cela implique pour les ménages.
La Prestation universelle pour la garde d’enfants
La PUGE est une prestation universelle imposable visant à venir en aide aux familles
et dont l’objectif est d’établir un équilibre entre le travail et la vie de famille ainsi qu’à
appuyer leurs choix en matière de garde d’enfants par l’entremise d’un soutien
financier direct.
En 2016, la prestation maximale par enfant de moins de 6 ans s’élève à 1 920 $ et
pour les enfants âgés de 6 à 17 ans, elle s’établit à 720 $.
La déduction pour frais de garde d’enfants
Les frais de garde payés à un service de garde subventionné ou non sont admissibles
à une déduction dans le revenu imposable du conjoint qui a le plus bas revenu.
Puisque la déduction affecte aussi le revenu net du ménage, certains ménages
peuvent voir leurs transferts sociofiscaux, telle la PFCE, augmenter grâce à la
déduction pour frais de garde d’enfants.
26
Le régime québécois
de soutien du revenu
1.4
Des mesures visant l’incitation au travail
Un des principaux défis rencontrés dans l’établissement d’un régime de soutien du
revenu réside dans la capacité à concilier son objectif de lutte contre la pauvreté et
celui de l’incitation au travail. Il est certes important d’offrir aux citoyens un revenu
suffisant pour couvrir leurs besoins de base, mais il est impératif de favoriser
l’autonomie financière à long terme et l’intégration au marché du travail.
À cet égard, le régime de soutien du revenu offre plusieurs mesures fiscales visant
à accroître l’incitation au travail des Québécois. C’est plus de 1,2 milliard de dollars
annuellement qui sont versés par le gouvernement québécois par l’entremise :
— du crédit d’impôt remboursable attribuant une prime au travail;
— du bouclier fiscal;
— du crédit d’impôt non remboursable pour les travailleurs d’expérience;
— de la déduction pour les travailleurs.
De plus, le gouvernement fédéral verse aux résidents du Québec 765 millions de
dollars en incitation au travail avec :
— la Prestation fiscale pour le revenu de travail (PFRT);
— le montant canadien pour emploi.
TABLEAU 10
Mesures d’incitation au travail – 2015
(en millions de dollars)
Montant
Québec
Prime au travail(1),(2)
Bouclier fiscal
344
(2)
61
(2)
Crédit d’impôt non remboursable pour les travailleurs d’expérience
100
Déduction pour les travailleurs
716
Sous-total
1 221
Fédéral
Prestation fiscale pour le revenu de travail
255
Montant canadien pour emploi
510
Sous-total
765
TOTAL
1 986
Note : Les montants pour 2015 sont des projections effectuées à partir des dernières données disponibles. Les
montants fédéraux sont estimés en appliquant la proportion de contribuables québécois à l’ensemble des
dernières statistiques provenant des dépenses fiscales fédérales ou des statistiques de prestations.
(1) Incluant la prime au travail adaptée aux personnes présentant des contraintes sévères à l’emploi et le supplément
pour les prestataires de longue durée quittant l’aide financière de dernier recours ou le Programme alternative
jeunesse.
(2) À titre illustratif, le coût présenté pour 2015 considère les bonifications des budgets 2015-2016 et 2016-2017
même si ces dernières entrent en vigueur seulement en 2016.
Le régime québécois
de soutien du revenu
27
Des mesures d’incitation au travail nécessaires
pour favoriser l’autonomie financière
En raison du vieillissement accéléré de la population du Québec, l’intégration au marché
du travail se doit d’être au cœur des préoccupations des politiques publiques.
Le gouvernement a donc mis en place plusieurs mesures afin d’accroître les incitations
financières offertes aux travailleurs, notamment la prime au travail, le crédit d’impôt pour
les travailleurs d’expérience et le bouclier fiscal. Ces efforts se poursuivent à cet égard par
la bonification de ces trois mesures dans le cadre du budget 2016-2017. Ces mesures
favorisent l’incitation au travail en rendant l’effort additionnel de travail financièrement plus
attrayant.
Une problématique de TEMI élevés qui peut nuire à l’incitation au travail
Un effort additionnel de travail est habituellement accompagné d’une réduction de l’aide
gouvernementale et d’une hausse de l’impôt à payer. Or, cette ponction progressive,
désignée sous l’appellation de taux effectif marginal d’imposition (TEMI), peut dans
certaines situations dépasser 60 % des gains de travail. Ainsi, le ménage dispose de
moins de 40 cents sur chaque dollar de revenu gagné.
Ce phénomène n’est pas nouveau et s’observe dans la majorité des pays occidentaux qui
ont mis en place de généreux programmes de transferts sociofiscaux.
Un phénomène qui ne touche que 5 % de la population
Seulement 5,2 % de la population est touchée par un TEMI qui excède 60 %.
À cet égard, le Québec s’est doté de mesures qui visent à réduire l’incidence négative des
TEMI pour une partie de la population, notamment :
– la prime au travail qui atténue la réduction de l’aide financière de dernier recours;
– le bouclier fiscal qui compense la perte de certains transferts sociofiscaux à la suite
d’une hausse des revenus de travail.
Illustration des TEMI de l’ensemble des mesures fiscales (provinciales et fédérales)
pour un couple sans enfants et un revenu de travail – 2016
100
Zone de revenu où le
TEMI excède 60 %
TEMI (en %)
80
60
40
20
0
0
28
20 000
40 000
60 000
Revenu de travail (en $)
80 000
100 000
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Crédit d’impôt remboursable attribuant une prime au travail
er
Mise en place depuis le 1 janvier 2005, la prime au travail a été instaurée dans le
but de valoriser l’effort de travail et d’inciter les personnes à quitter le programme
d’aide financière de dernier recours. Ce crédit d’impôt remboursable est constitué
de la prime au travail générale, de la prime au travail adaptée aux personnes
présentant des contraintes sévères à l’emploi ainsi que du supplément pour les
prestataires de longue durée quittant l’aide financière de dernier recours ou le
Programme alternative jeunesse.

La prime au travail générale
La prime au travail générale, destinée à toute personne ne présentant pas de
contraintes sévères à l’emploi, est une aide fiscale en lien avec un effort de travail.
Elle est conçue de telle sorte que le montant maximal est atteint à un niveau de
revenu à partir duquel un ménage apte au travail n’a plus droit aux prestations
d’aide sociale.
En incluant les annonces du budget 2016-2017 :
— une personne seule peut recevoir un montant maximal de 726 $ pour
l’année 2016;
— pour un couple ayant des enfants, la prime maximale est de 3 148 $.
Afin de cibler les travailleurs à faible revenu, la prime est ensuite réduite à un taux
de 10 % à partir d’un certain seuil de revenu qui varie selon le type de ménage.
Par exemple, la prime au travail d’une personne seule augmente de 9 % en
fonction des revenus de travail gagnés jusqu’à atteindre un maximum à un revenu
de 10 464 $. La prime au travail est ensuite réduite de 10 % en fonction du revenu
net et cette personne n’en bénéficie plus à compter d’un revenu de 17 722 $.
En 2015, la prime au travail générale a permis de rejoindre 520 000 ménages
québécois afin de les inciter à intégrer le marché du travail ou à augmenter leurs
revenus provenant du travail. Elle représente une aide financière de 291 millions
de dollars.
TABLEAU 11
Paramètres de la prime au travail générale – 2016
(en dollars sauf indication contraire)
Revenus
Taux de
exclus majoration
Montant
maximal
Seuil de
réduction
Taux de
réduction
Seuil de
sortie
Personnes seules
2 400
9%
726
10 464
10 %
17 722
Couples sans enfants
3 600
9%
1 133
16 190
10 %
27 521
Familles
monoparentales
2 400
30 %
2 419
10 464
10 %
34 656
Couples ayant des
enfants
3 600
25 %
3 148
16 190
10 %
47 665
Le régime québécois
de soutien du revenu
29
Bonification des primes au travail
Le budget 2016-2017 prévoit que le taux de majoration de la prime au travail générale
er
pour les ménages sans enfants passera de 7 % à 9 % à compter du 1 janvier 2016.
– Le taux de majoration de la prime au travail pour les personnes présentant des
contraintes sévères à l’emploi passera de 9 % à 11 % en 2016 pour les ménages
sans enfants.
La bonification de la prime au travail cible les ménages sans enfants puisqu’ils ont des
taux de majoration inférieurs à ceux des ménages avec enfants.
– En effet, les taux combinés de la prime au travail et de la prestation fiscale pour le
revenu de travail du fédéral atteignent 27,5 % pour les ménages sans enfants, alors
qu’ils sont de 33 % ou de 42 % pour les familles.
Cette bonification a pour effet d’augmenter la prime au travail pour tous les ménages
sans enfants qui bénéficient des primes au travail générale et adaptée et de permettre
à un plus grand nombre de ces ménages de devenir admissibles à l’aide fiscale.
Ainsi, une personne seule verra sa prime au travail générale maximale augmenter de
564,48 $ à 725,76 $, soit une bonification de 161,28 $.
La bonification permettra à quelque 326 000 ménages sans enfants de bénéficier d’une
aide fiscale additionnelle de 42 millions de dollars par année à compter de 2016.
Illustration de la bonification de la prime au travail générale pour une personne
seule – 2016
Montant de la prime générale
(en dollars)
800
726 $
600
564 $
Après budget 2016-2017
Avant budget 2016-2017
400
200
0
0
5 000
10 000
15 000
20 000
Revenu de travail
30
Le régime québécois
de soutien du revenu

La prime au travail adaptée
Les particuliers présentant des contraintes sévères à l’emploi bénéficient plutôt
d’une prime au travail adaptée à leur condition. Le fonctionnement de la prime au
travail adaptée est semblable à celui de la prime générale. Toutefois, la prime
maximale est revalorisée afin de refléter les seuils de sortie du Programme de
solidarité sociale.
En incluant les annonces du budget 2016-2017 :
— une personne seule peut bénéficier annuellement d’une prime maximale
de 1 338 $;
— pour un couple ayant des enfants, cette prime peut atteindre 3 649 $.
Tout comme la prime au travail générale, cette aide financière est réduite en
fonction du revenu familial à un taux de 10 %.
En 2015, environ 9 000 ménages ont bénéficié de la prime au travail adaptée, ce
qui représente une aide financière de 7 millions de dollars.

Le supplément à la prime au travail
Un supplément de 200 $ par mois est versé aux personnes qui retournent sur le
marché du travail après avoir reçu de l’aide financière de dernier recours pendant
au moins 36 des 42 derniers mois.
Plus de 4 000 contribuables ont ainsi reçu un supplément totalisant 4 millions de
dollars en 2015.
Le régime québécois
de soutien du revenu
31
Complémentarité avec la Prestation fiscale
pour le revenu de travail fédérale
Au Québec, la PFRT du régime fédéral est modifiée pour être combinée à la prime au
travail du régime québécois.
– La PFRT croît en même temps que la prime au travail et les deux mesures
atteignent leur maximum au même revenu.
– Les montants de la PFRT sont complémentaires à ceux de la prime au travail afin
d’offrir une aide généreuse, peu importe le type de ménage.
L’effet combiné de la prime au travail et de la PFRT permet d’offrir une aide
substantielle aux prestataires d’aide financière de dernier recours qui choisissent
d’intégrer le marché du travail.
À titre d’exemple, une famille monoparentale verra sa prestation d’aide sociale réduite
d’un dollar pour chaque dollar de revenu de travail gagné.
– En contrepartie, elle recevra 0,42 $ provenant de la prime au travail et de la PFRT
pour chaque dollar gagné.
– Au seuil de sortie de l’aide sociale, soit à 10 464 $, une famille monoparentale
recevra 3 387 $, dont 2 419 $ proviendra de la prime au travail et 968 $ de la PFRT.
– Ainsi avec un revenu de travail de 10 464 $, cette famille disposera d’un revenu de
13 851 $.
Illustration de la complémentarité de la prime au travail générale et de la
Prestation fiscale pour le revenu de travail fédérale pour une famille
monoparentale avec un enfant de 7 ans – 2016
(en dollars)
7 476 $
73 5000
Montant de l'aide
Aide sociale
2 419 $
2 500
PFRT
2 000
Prime au travail générale
1 500
968 $
1 000
500
10 464 $
0
0
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
40 000
Revenu familial
32
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Bouclier fiscal
er
Effectif depuis le 1 janvier 2016, un bouclier fiscal a été instauré par le
gouvernement dans le cadre du budget 2015-2016 afin de donner suite aux
recommandations de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise.
Le bouclier fiscal est une mesure d’incitation au travail qui vise à permettre aux
ménages d’accroître leur revenu disponible à la suite d’un effort additionnel de
travail. Il protège les ménages contre une baisse de leurs transferts sociofiscaux
liés à la prime au travail et au crédit d’impôt remboursable pour frais de garde
d’enfants.
Ainsi, un ménage qui augmente ses revenus de travail par rapport à l’année
précédente pourra se prévaloir d’une aide financière additionnelle.
Le bouclier fiscal est déterminé en recalculant les transferts sociofiscaux
concernés en fonction d’un revenu familial réduit d’un montant équivalent à 75 %
du moindre des montants suivants :
— la hausse du revenu de travail;
— la hausse du revenu familial net du ménage;
— un montant de 3 000 $ par travailleur (montant maximal de 6 000 $ pour un
couple).
Ainsi, un couple ayant un enfant fréquentant un service de garde non subventionné
et dont les revenus de travail passeraient de 40 000 $ à 55 000 $ sur trois années
consécutives profiterait d’une aide de 1 617 $.
Il est estimé que le bouclier fiscal permettra de protéger près de 400 000 ménages
contre une baisse de leurs transferts sociofiscaux de 61 millions de dollars.
TABLEAU 12
(1)
Bouclier fiscal pour un couple dont les revenus de travail passeraient de
40 000 $ à 55 000 $ sur trois ans
(en dollars)
2016
2017
2018
Total
6 000
5 000
4 000
15 000
Compensation liée à la prime au travail
450
357
—
807
Compensation liée au crédit d’impôt
remboursable pour frais de garde d’enfants
270
270
270
810
AIDE FISCALE TOTALE
DU BOUCLIER FISCAL
720
627
270
1 617
Hausse des revenus de travail
(1) Couple ayant un enfant de 3 ans fréquentant un service de garde non subventionné et deux revenus égaux.
Le régime québécois
de soutien du revenu
33
À titre illustratif, le bouclier fiscal pour un couple ayant un enfant a pour effet de
réduire le TEMI situé dans la zone de revenus entre 20 000 $ et 60 000 $. Ainsi,
les couples dont le revenu se trouve dans cette zone sont plus incités à accroître
leur offre de travail puisqu’une partie de leurs transferts sociofiscaux sont protégés.
GRAPHIQUE 7
Effet du bouclier fiscal sur les TEMI d’un couple ayant un enfant âgé de
3 ans – 2016
TEMI
TEMI du Québec (en %)
90
TEMI ajusté
80
70
60
50
40
30
20
10
0
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
Revenu de travail (en $)
34
Le régime québécois
de soutien du revenu
Bouclier fiscal et
contribution additionnelle pour la garde d’enfants
Le bouclier fiscal vise à protéger la perte de transferts sociofiscaux à la suite d’une
hausse du revenu d’un ménage. En plus de s’appliquer à l’égard d’une diminution de la
prime au travail, il permet de limiter la réduction du taux du crédit d’impôt remboursable
pour frais de garde d’enfants.
Or, le bouclier fiscal ne s’applique pas à l’égard de la contribution additionnelle pour la
garde d’enfants, celle-ci étant déterminée à partir d’un revenu qui diffère de celui
servant à l’établissement du taux du crédit d’impôt remboursable pour frais de garde
d’enfants.
Une contribution additionnelle déterminée à partir du revenu de l’année
précédente
La contribution additionnelle est établie à partir du revenu net de l’année précédente
afin qu’elle puisse être prise en compte dans la fiscalité fédérale pour la même année
d’imposition que la contribution additionnelle.
– Pour l’année 2015, la contribution additionnelle sera calculée en fonction du revenu
familial de 2014.
– Sans une telle approche, un ménage ne pourrait réclamer au fédéral les frais de
garde provenant de la contribution additionnelle payée à l’égard de l’année 2015
dans sa déclaration de revenus fédérale de 2015.
Puisque la contribution additionnelle est calculée sur le revenu de l’année précédente,
une hausse du revenu pour l’année en cours n’a aucun impact immédiat sur la
contribution additionnelle. Cet impact se répercutera uniquement l’année suivante si
l’enfant fréquente toujours un service de garde à contribution réduite.
Quant au taux du crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants, il est établi
à partir du revenu de l’année en cours qui figurera dans la déclaration de revenus. Le
bouclier fiscal viendra donc atténuer l’impact possible de la hausse du revenu sur le
taux du crédit d’impôt.
Le régime québécois
de soutien du revenu
35
Le Régime québécois d’assurance parentale
En plus des mesures fiscales d’aide à la famille, le Québec a mis en place un
programme de remplacement de revenu, soit le Régime québécois d’assurance
parentale, qui offre des prestations de maternité, de paternité, des prestations
parentales et des prestations d’adoption aux nouveaux parents québécois.
Pour avoir droit à ces prestations imposables, les parents doivent avoir contribué au
régime par l’entremise de cotisations basées sur leur revenu de travail. Par exemple, le
taux de cotisation sur leur revenu est de 0,548 % pour un salarié, soit 54,8 cents par
100 $ de revenu de travail.
Principaux paramètres du Régime québécois d’assurance parentale – 2016
Maximum des gains assurables
71 500 $
Taux de cotisation sur le revenu de travail
Salariés
0,548 %
Employeurs
0,767 %
Travailleurs autonomes
0,973 %
Les nouveaux parents peuvent choisir entre deux types de prestations, soit le régime de
base ou le régime particulier.
Le régime de base
Le régime de base est composé de 18 semaines de prestations de maternité et de
5 semaines de prestations de paternité. Ces prestations équivalent à 70 % du revenu
assurable.
Le régime comprend aussi des prestations parentales partageables de 7 semaines à
70 % du revenu et de 25 semaines à 55 % du revenu.
Le régime particulier
Le régime particulier est composé de 15 semaines de prestations de maternité, de
3 semaines de prestations de paternité et de 25 semaines partageables entre les
conjoints. Peu importe le type de prestations, elles équivalent à 75 % du revenu
assurable.
Illustration
Par exemple, un couple a donné naissance à son premier enfant et les deux conjoints
ont un revenu de 50 000 $ chacun, soit un salaire hebdomadaire de 962 $. Le couple,
ayant opté pour le régime de base, a droit à des prestations totalisant 33 415 $ pendant
55 semaines, soit :
– 30 semaines à 70 % de son revenu, soit 673 $ par semaine;
– 25 semaines à 55 % de son revenu, soit 529 $ par semaine.
36
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Crédit d’impôt pour les travailleurs d’expérience
Les personnes âgées de 64 ans ou plus qui demeurent sur le marché du travail,
soit les travailleurs d’expérience, profitent d’un crédit d’impôt leur permettant
d’éliminer l’impôt qu’ils auraient eu à payer sur une partie de leur revenu de travail,
soit un taux de 15,04 %. Le revenu de travail maximal admissible dépend de l’âge
du travailleur d’expérience.
Par exemple, pour un travailleur de 65 ans en 2016, le montant maximal de 902 $
sera atteint à un revenu de 11 000 $. Ce travailleur bénéficiera de ce montant
jusqu’à un revenu de 33 505 $, revenu à partir duquel l’aide accordée diminue
graduellement. À un revenu de 51 553 $, le travailleur ne reçoit plus d’aide fiscale.
GRAPHIQUE 8
Illustration du crédit d’impôt pour un travailleur d’expérience
âgé de 65 ans – 2016
(en dollars)
1 000
902 $
Montant de l'aide
800
600
Taux de réduction
de 5 %
400
200
Revenu de travail
de 11 000 $
51 553 $
33 505 $
0
0
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
Revenu
Le régime québécois
de soutien du revenu
37
Dans le but d’inciter davantage les travailleurs d’expérience à demeurer le plus
longtemps possible sur le marché du travail, le crédit d’impôt pour les travailleurs
d’expérience a été bonifié au cours des dernières années.
Par exemple, un travailleur âgé de 64 ans en 2016 aura droit à un crédit d’impôt
d’une valeur maximale de 602 $ alors qu’un travailleur de 65 ans aura droit à un
crédit d’impôt maximal de 902 $.
En considérant la dernière bonification apportée au budget 2016-2017, l’aide sera
élargie pour permettre l’admissibilité aux personnes âgées de 62 ans à compter
de 2018. Au terme des bonifications annoncées, c’est plus de 232 000 travailleurs
d’expérience qui seront incités à demeurer sur le marché du travail.
TABLEAU 13
Revenu de travail excédentaire admissible au crédit d’impôt pour les
travailleurs d’expérience, selon l’âge et l’année d’imposition
(en dollars)
Bonification graduelle
2015
2016
2017
2018
62 ans
—
—
—
4 000
63 ans
—
—
4 000
6 000
64 ans
—
4 000
6 000
8 000
4 000
6 000
8 000
10 000
65 ans ou plus
Les mesures fédérales d’incitation au travail
Tout comme le Québec, le gouvernement fédéral offre des mesures fiscales visant à
favoriser l’incitation au travail, soit :
– la Prestation fiscale pour le revenu de travail;
– le montant canadien pour emploi.
La Prestation fiscale pour le revenu de travail
La Prestation fiscale pour le revenu de travail vise à offrir un allègement fiscal aux
travailleurs à faible revenu qui sont déjà sur le marché du travail et à encourager les
autres Canadiens à entrer sur le marché du travail.
Le montant canadien pour emploi
Tous les travailleurs, à l’exception des travailleurs autonomes, peuvent demander le
montant canadien pour emploi, soit un crédit d’impôt non remboursable visant à tenir
compte des coûts assumés par les employés, tels que les frais liés aux ordinateurs à
domicile, aux uniformes et aux fournitures.
Pour 2016, les travailleurs peuvent bénéficier d’un montant de 1 161 $.
38
Le régime québécois
de soutien du revenu
1.5
La résultante : un régime en lien avec la réalité
financière des ménages
Le régime de soutien du revenu au Québec comporte plusieurs éléments dont une
aide financière de base, une aide à la famille et des mesures d’incitation au travail.
Lorsque combinés, ces éléments forment un tout cohérent qui assure un soutien
financier en lien avec la progression du revenu des ménages tout en favorisant la
participation au marché du travail. Ainsi :
— certaines mesures, telles que la prime au travail ou le bouclier fiscal,
permettent d’atténuer la réduction des prestations due à une augmentation du
revenu de travail;
— les seuils de réduction de certaines mesures s’appliquent à des revenus
différents afin d’éviter une diminution trop importante du soutien financier;
— le régime fiscal québécois assure une complémentarité avec le régime fiscal
fédéral notamment à l’égard des montants de la PFRT qui s’ajoutent à ceux de
la prime au travail afin d’offrir une aide généreuse, peu importe le type de
ménage.
Le régime québécois
de soutien du revenu
39
À titre illustratif, lorsqu’un couple ayant deux enfants atteint un revenu de travail de
plus de 3 600 $, il voit son aide sociale diminuer d’un dollar pour chaque dollar de
travail gagné. Toutefois, il reçoit avec la prime au travail et la PFRT 0,33 $ pour
chaque dollar gagné jusqu’à un maximum de 4 155 $, qui correspond au niveau de
revenu où le couple n’est plus admissible à l’aide sociale.
— Lorsque le couple atteint le seuil de sortie de l’aide sociale de 16 190 $, il reçoit
aussi le montant maximal de la prime au travail et de la PFRT, soit
respectivement 3 148 $ et 1 007 $.
— Lorsque le couple atteint un revenu de 47 665 $, il n’a plus droit à la prime au
travail et le soutien aux enfants commence à être réduit. Ainsi, ces
deux mesures ne sont jamais réduites au même moment.
GRAPHIQUE 9
Complémentarité du Programme d’aide sociale, de la Prestation fiscale pour
le revenu de travail, de la prime au travail générale et du soutien aux enfants
pour un couple ayant deux enfants – 2016
(en dollars)
16 000
Prestation maximale
15 167 $
14 000
Revenu de travail maximal
de 3 600 $ sans réduction
de l'aide sociale
Montant de l'aide
12 000
10 000
Sortie du Programme d'aide sociale
8 000
6 000
Aide
sociale
Prime
au travail
PFRT
Réduction du soutien aux enfants
Montant minimal du
soutien aux enfants
4 000
2 000
0
Soutien aux enfants
16 190 $
1 291 $
47 665 $
Revenu familial
40
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Un soutien en lien avec l’évolution du revenu des ménages
L’aide financière offerte par le régime de soutien du revenu au Québec suit
l’évolution du revenu des ménages dans le temps. L’aide accordée est plus
généreuse lorsque les revenus du ménage sont faibles, alors qu’elle devient
progressivement moins importante avec l’augmentation de ses revenus.
Par exemple, un couple ayant deux enfants et sans revenu de travail dispose d’une
4
aide financière d’environ 30 000 $ .
Dans le cas où l’un des conjoints gagne un revenu de travail de :
— 20 000 $, le couple bénéficie d’une aide financière de plus de 20 000 $, ce qui
lui permet de porter son revenu disponible à 40 345 $;
— 40 000 $, le couple profite d’une aide financière d’environ 14 000 $, procurant
ainsi un revenu disponible de 47 111 $.
GRAPHIQUE 10
Illustration du régime de soutien du revenu pour un couple ayant deux
enfants et un revenu – 2016
(en dollars)
80 000
0
10 000
20 000
40 000
50 000
60 000
70 000
80 000
90 000
100 000
Revenu incluant
le soutien
70 000
Revenu disponible
30 000
60 000
47 111 $
50 000
40 345 $
40 000
Revenu net
de travail
30 000
20 000
10 000
0
0
4
20 000
40 000
60 000
Revenu de travail
80 000
100 000
Au Québec, le revenu médian après impôt pour tous les types de ménage confondus s’élève à
47 400 $ en 2013.
Le régime québécois
de soutien du revenu
41
2.
UN REVENU DE BASE POUR TOUS LES
MÉNAGES
L’aide financière accordée par le régime de soutien du revenu est généreuse. Elle
permet aux ménages québécois de bénéficier d’un revenu de base, et ce, même si
les personnes n’occupent pas d’emploi.
— Pour l’année 2016, un couple ayant deux enfants et aucun revenu de travail
reçoit près de 30 000 $ et une famille monoparentale avec un enfant, près de
21 000 $.
L’aide pour les ménages sans enfants demeure elle aussi généreuse.
— Un couple sans enfants dont les adultes ne travaillent pas reçoit plus de
13 000 $ en transferts alors qu’une personne seule reçoit près de 10 000 $.
Ainsi, l’aide accordée par le régime de soutien du revenu permet à tous les
ménages québécois de bénéficier d’un revenu minimum.
Les tableaux des pages suivantes présentent en détail l’aide accordée par niveaux
de revenu et par type de ménage considéré dans l’analyse.
Un revenu de base
pour tous les ménages
43
2.1
Le soutien du revenu pour les ménages avec enfants
 Les couples ayant des enfants
Le régime de soutien du revenu au Québec, dont la politique familiale constitue un
élément central, permet aux couples ayant des enfants de bénéficier d’un revenu
disponible substantiel, et ce, même s’ils n’occupent pas d’emploi. Ils ont par
ailleurs la possibilité d’augmenter de façon appréciable leur revenu en fournissant
un effort de travail.
Par exemple, un couple sans revenu ayant deux jeunes enfants reçoit une aide
financière totalisant près de 30 000 $ en 2016, dont environ la moitié provient de
l’aide à la famille.
— Si le couple gagne un revenu de travail de 10 000 $, son revenu disponible
augmentera pour atteindre 35 306 $.
— S’il gagne plutôt un revenu de travail de 20 000 $, son revenu disponible
passera à 40 345 $.
TABLEAU 14
Revenu disponible pour un couple ayant deux enfants et un revenu – 2016
(en dollars)
Mesures de soutien du revenu
Revenu
de
travail
Aide(1)
financière(1)
de base(1)
Aide(2)
à la(2)
famille(2)
Incitation(3)
au travail(3)
Charge(4)
Total fiscale(4) Montant
—
14 837
14 757
—
29 594
—
5 000
13 620
14 757
462
28 839
10 000
8 990
14 757
2 112
15 000
4 360
14 757
3 762
20 000
3 257
14 757
25 000
2 867
30 000
35 000
En %
du
Revenu
revenu disponible
—
29 594
–183
28 656 573,1 %
33 656
25 859
–553
25 306 253,1 %
35 306
22 879
–923
21 956 146,4 %
36 956
3 623
21 637
–1 292
20 345 101,7 %
40 345
14 757
2 380
20 004
–2 046
17 958
71,8 %
42 958
2 297
13 919
1 880
18 095
–3 609
14 486
48,3 %
44 486
2 275
12 769
1 380
16 423
–5 409
11 014
31,5 %
46 014
29 594
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) Incluant les programmes d’aide financière de dernier recours, l’Allocation-logement, le CIS et le crédit d’impôt
remboursable pour la TPS.
(2) Incluant le soutien aux enfants, la PUGE, la PFCE ainsi que le SPNE.
(3) Incluant la prime au travail générale et la PFRT.
(4) Incluant les impôts fédéral et provincial, la contribution santé et les cotisations à l’assurance-emploi (A-E), au
Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) et au Régime de rentes du Québec (RRQ).
44
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Les familles monoparentales
À l’instar d’un couple ayant des enfants, une famille monoparentale peut disposer
d’un revenu disponible sans devoir compter sur un revenu de travail.
Un parent avec un jeune enfant peut recevoir une aide financière de près de
21 000 $ lorsqu’il n’a aucun revenu de travail, dont près de 9 000 $ proviennent de
l’aide à la famille.
— Si cette personne gagne un revenu de travail de 10 000 $, elle disposera d’un
revenu disponible de 25 162 $.
— Si elle gagne plutôt un salaire de 20 000 $, elle aura un revenu disponible de
30 035 $.
TABLEAU 15
Revenu disponible pour une famille monoparentale avec un enfant – 2016
(en dollars)
Mesures de soutien du revenu
Revenu
de
travail
Aide(1)
financière(1)
de base(1)
Aide(2)
(3)
à la(2) Incitation
famille(2) au travail(3)
Charge(4)
Total fiscale(4) Montant
11 793
8 950
—
20 743
—
5 000
9 376
8 950
1 004
19 330
10 000
4 746
8 950
3 097
15 000
2 733
8 950
20 000
2 733
25 000
2 215
30 000
35 000
—
En %
Revenu
du
revenu disponible
—
20 743
–722
18 608 372,2 %
23 608
16 793
–1 631
15 162 151,6 %
25 162
3 023
14 706
–2 540
12 166
81,1 %
27 166
8 950
2 546
14 229
–4 194
10 035
50,2 %
30 035
8 950
1 079
12 244
–5 557
6 687
26,7 %
31 687
1 773
8 950
579
11 302
–6 777
4 525
15,1 %
34 525
1 751
8 871
79
10 701
–8 259
2 442
7,0 %
37 442
20 743
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) Incluant les programmes d’aide financière de dernier recours, l’Allocation-logement, le CIS et le crédit d’impôt
remboursable pour la TPS.
(2) Incluant le soutien aux enfants, la PUGE, la PFCE ainsi que le SPNE.
(3) Incluant la prime au travail générale et la PFRT.
(4) Incluant les impôts fédéral et provincial, la contribution santé, les cotisations à l’A-E, au RQAP, au RRQ et le coût
net de garde non régie à 35 $ par jour.
Un revenu de base
pour tous les ménages
45
2.2
Le soutien du revenu pour les ménages sans enfants
 Les couples sans enfants
Le soutien du revenu pour les couples sans enfants prend en compte les charges
familiales moindres qu’ils ont à supporter.
Ainsi, un couple sans enfants qui n’a aucun revenu de travail pourra disposer d’un
revenu disponible de 13 355 $. Par ailleurs :
— si le couple gagne un revenu de travail de 10 000 $, il verra son revenu
disponible atteindre 18 843 $;
— si le revenu de travail du couple est plutôt de 20 000 $, son revenu disponible
passera à 23 635 $.
TABLEAU 16
Revenu disponible pour un couple sans enfants et ayant un revenu – 2016
(en dollars)
Mesures de soutien du revenu
Revenu
de
travail
Aide(1)
financière(1)
de base(1)
Aide(2)
(3)
à la(2) Incitation
(2)
famille
au travail(3)
Charge(4)
Total fiscale(4) Montant
En %
Revenu
du
revenu disponible
—
13 355
—
—
13 355
—
—
13 355
5 000
12 138
—
413
12 551
–183
12 368 247,4 %
17 368
10 000
7 508
—
1 888
9 396
–553
8 843
88,4 %
18 843
15 000
2 878
—
3 363
6 241
–923
5 318
35,5 %
20 318
20 000
1 775
—
3 152
4 927
–1 292
3 635
18,2 %
23 635
25 000
1 775
—
1 652
3 427
–1 662
1 765
7,1 %
26 765
30 000
1 775
—
287
2 062
–2 565
–503
−1,7 %
29 497
35 000
1 753
—
—
1 753
–4 314
–2 561
−7,3 %
32 439
13 355
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) Incluant les programmes d’aide financière de dernier recours, l’Allocation-logement, le CIS et le crédit d’impôt
remboursable pour la TPS.
(2) Incluant le soutien aux enfants, la PUGE, la PFCE ainsi que le SPNE.
(3) Incluant la prime au travail générale et la PFRT.
(4) Incluant les impôts fédéral et provincial, la contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP et au RRQ.
46
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Les personnes vivant seules
En ce qui concerne les personnes vivant seules n’occupant pas d’emploi, elles
peuvent disposer d’un revenu disponible de 9 192 $.
— Si ces personnes ont un revenu de travail de 10 000 $, elles disposeront d’un
revenu disponible de 13 873 $.
— Si elles ont plutôt un revenu de travail de 20 000 $, elles auront un revenu
disponible de 18 942 $.
TABLEAU 17
Revenu disponible pour une personne vivant seule – 2016
(en dollars)
Mesures de soutien du revenu
Revenu
de
travail
Aide(1)
financière(1)
de base(1)
Aide(2)
à la(2) Incitation(3)
famille(2) au travail(3)
Charge(4)
Total fiscale(4) Montant
—
9 192
—
—
9 192
—
5 000
6 807
—
767
7 574
10 000
2 184
—
2 242
15 000
1 357
—
20 000
1 381
25 000
30 000
35 000
En %
du
Revenu
revenu disponible
—
9 192
–183
7 391 147,8 %
12 391
4 426
–553
3 873
38,7 %
13 873
1 429
2 786
–1 103
1 683
11,2 %
16 683
—
67
1 448
–2 506
–1 058
−5,3 %
18 942
1 381
—
—
1 381
–4 291
–2 910 −11,6 %
22 090
1 381
—
—
1 381
–6 040
–4 659 −15,5 %
25 341
1 359
—
—
1 359
–7 801
–6 442 −18,4 %
28 558
9 192
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) Incluant le programme d’aide financière de dernier recours, l’Allocation-logement, le CIS et le crédit d’impôt
remboursable pour la TPS.
(2) Incluant le soutien aux enfants, la PUGE, la PFCE ainsi que le SPNE.
(3) Incluant la prime au travail générale et la PFRT.
(4) Incluant les impôts fédéral et provincial, la contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP et au RRQ.
Un revenu de base
pour tous les ménages
47
2.3
Un régime de soutien qui encourage l’effort de travail
Le régime de soutien du revenu du Québec poursuit deux principaux objectifs, soit
de :
— procurer un revenu de base aux ménages les plus démunis et ceux à faible
revenu;
— promouvoir l’incitation au travail.
À l’égard du premier objectif, le régime permet à tous les Québécois de bénéficier
d’une aide financière de base, notamment par l’aide financière de dernier recours,
leur procurant ainsi un revenu minimum, et ce, même s’ils ne possèdent aucune
autre source de revenu.
En ce qui a trait au deuxième objectif, l’aide financière de base offerte par le
régime de soutien du revenu doit demeurer incitative, à savoir procurer un revenu
suffisant tout en maintenant le gain financier attrayant associé à la participation au
marché du travail. Cet objectif du régime est fondamental étant donné que l’emploi
représente un des meilleurs leviers dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion
sociale.
Cette section du fascicule présente donc le niveau de soutien financier accordé
aux quatre grands types de ménage en fonction du nombre d’heures travaillées et
la façon dont ce soutien vient compléter le revenu de travail, voire inciter les
ménages à participer au marché du travail.
48
Le régime québécois
de soutien du revenu
 Les ménages avec enfants
Le régime québécois accorde un soutien du revenu aux ménages avec enfants afin
de leur permettre de subvenir tant à leurs besoins qu’à ceux de leurs enfants.
Ainsi, ces ménages bénéficient d’un revenu de base même si aucun des conjoints
n’occupe un emploi.
— À titre illustratif, un couple ayant deux enfants bénéficie d’un revenu disponible
de près de 30 000 $ tandis qu’une famille monoparentale avec un enfant
dispose d’un revenu de près de 21 000 $.
Par ailleurs, on constate qu’en intégrant le marché du travail, même partiellement,
ces familles peuvent accroître grandement leur revenu tout en continuant à
bénéficier d’un soutien financier important. Par exemple :
— si l’un des conjoints travaille 30 heures par semaine au salaire minimum, ce qui
équivaut au nombre d’heures lui permettant de quitter l’aide sociale, le ménage
disposera d’un revenu de 37 885 $ incluant un soutien du revenu de 18 014 $,
soit 8 291 $ de plus que s’il ne travaillait pas. S’il travaille 35 heures, le couple
bénéficiera d’un gain financier de près de 10 500 $;
— le parent d’une famille monoparentale travaillant 20 heures par semaine
bénéficiera d’un revenu de 25 228 $ incluant un soutien de 16 219 $, soit près
de 4 500 $ de plus que s’il n’occupait pas d’emploi. Ce revenu additionnel
s’élèvera à 9 049 $ s’il travaille 35 heures.
GRAPHIQUE 11
GRAPHIQUE 12
Couple ayant deux enfants et dont
un seul des conjoints travaille au
(1)
salaire minimum – 2016
Famille monoparentale avec un
enfant et un travail au salaire
(1)
minimum – 2016
Incitation au travail (2)
Soutien du revenu (3)
Revenu de travail net (4)
37 885 $
Incitation au travail (2)
Soutien au revenu(3)
Revenu de travail net(4)
40 073 $
29 792 $
25 228 $
29 594 $
20 743 $
Sans
emploi
30 heures
de travail
35 heures
de travail
Sans
emploi
20 heures
de travail
35 heures
de travail
Note : Le seuil de sortie de l’aide sociale est généralement atteint à un revenu équivalent à environ 20 heures de
travail pour une famille monoparentale et à 30 heures pour un couple ayant des enfants.
(1) Selon un taux du salaire minimum de 10,75 $ sur une pleine année à la suite de l’annonce de la hausse effective
à compter du 1er mai 2016.
(2) Comprend la PFRT et la prime au travail générale.
(3) Comprend la PFCE, le SPNE, la PUGE, le SAE, le crédit d’impôt remboursable pour la TPS, l’aide sociale,
l’Allocation-logement, le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants et le crédit d’impôt remboursable pour frais
médicaux.
(4) Le revenu de travail net équivaut au revenu de travail moins les impôts et les cotisations obligatoires à payer.
Un revenu de base
pour tous les ménages
49
 Les ménages sans enfants
Les ménages sans enfants bénéficient également d’une aide financière de base
pour subvenir à leurs besoins qui s’avèrent moins élevés, ceux-ci n’ayant pas à
assumer la charge financière associée à la présence d’enfants.
Ainsi, un couple sans enfants dont aucun des deux conjoints n’occupe un emploi
dispose d’un revenu de base de 13 355 $ alors qu’une personne vivant seule sans
emploi obtient une aide qui atteint 9 192 $.
À l’instar des autres ménages, les couples sans enfants et les personnes vivant
seules, par une participation au marché du travail, peuvent accroître leurs revenus
en bénéficiant tout de même d’un soutien gouvernemental. Ainsi :
— un couple sans enfant dont un seul des conjoints travaille 30 heures par
semaine au salaire minimum, ce qui correspond au nombre d’heures lui
permettant de quitter l’aide sociale, pourra disposer d’un revenu de 21 206 $
incluant un soutien du revenu de 1 775 $, soit 7 851 $ de plus que si ce
conjoint ne travaillait pas. Si ce dernier décide plutôt de travailler 35 heures, le
ménage bénéficiera d’un gain financier de 10 007 $;
— en ce qui concerne une personne vivant seule, un travail de 20 heures au
salaire minimum lui rapportera un revenu disponible de 14 195 $ qui comprend
un soutien de 1 281 $, soit 5 003 $ de plus que si elle n’occupait pas d’emploi.
Ce revenu additionnel s’élèvera à 9 569 $ si elle travaille 35 heures.
GRAPHIQUE 13
GRAPHIQUE 14
Couple sans enfants ayant un
(1)
revenu au salaire minimum – 2016
Personne vivant seule travaillant au
(1)
salaire minimum – 2016
Incitation au travail (2)
Soutien du revenu(3)
Revenu de travail net(4)
23 362 $
Incitation au travail (2)
Soutien du revenu(3)
Revenu de travail net(4)
21 206 $
18 761 $
14 195 $
13 355 $
9 192 $
Sans
emploi
30 heures
de travail
35 heures
de travail
Sans
emploi
20 heures
de travail
35 heures
de travail
Note : Le seuil de sortie de l’aide sociale est généralement atteint à un revenu équivalent à environ 20 heures de
travail pour une personne vivant seule et à 30 heures pour un couple.
(1) Selon un taux du salaire minimum de 10,75 $ sur une pleine année à la suite de l’annonce de la hausse effective
à compter du 1er mai 2016.
(2) Comprend la PFRT et la prime au travail générale.
(3) Comprend le crédit d’impôt remboursable pour la TPS, l’aide sociale, l’Allocation-logement et le crédit d’impôt
remboursable pour frais médicaux.
(4) Le revenu de travail net équivaut au revenu de travail moins les impôts et les cotisations obligatoires à payer.
50
Le régime québécois
de soutien du revenu
3.
DES RÉSULTATS PROBANTS
Le régime de soutien du revenu a permis au Québec de se démarquer en matière
d’équité et de justice sociale. Les investissements réalisés à cet égard ont porté
fruit et les résultats obtenus montrent une amélioration de la situation des
personnes à faible revenu en plus d’une diminution des inégalités de revenu.
Cette section du document présente les taux de faible revenu observés dans les
provinces canadiennes en 2013. De plus, elle fait état des inégalités du revenu au
Québec et compare les résultats actuels à ceux observés ailleurs au Canada et
dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE).
3.1
Un taux de faible revenu moins élevé au Québec que
dans l’ensemble du Canada
En comparant le taux de faible revenu au Québec à celui de chacune des autres
provinces canadiennes, on constate que le Québec est l’une des juridictions où le
taux de faible revenu est le plus bas.
En effet, en 2013, le Québec se classait au troisième rang des provinces
canadiennes. Pour cette même année, la proportion des Québécois vivant sous le
seuil de faible revenu, selon l’indicateur de la mesure du panier de consommation
(MPC), s’établissait à 10,8 %, alors qu’elle atteignait 12,1 % au Canada.
GRAPHIQUE 15
Taux de faible revenu établi par l’indicateur de la MPC dans les provinces
canadiennes – Ensemble des personnes – 2013
(en pourcentage)
15,8
10,1
10,8
11,6
12,1
12,4
Can.
T.-N.-L.
13,1
13,1
13,2
N.-É.
C.-B.
N.-B.
14,0
7,4
Alb.
Sask.
Qc
Man.
Ont.
Î.-P.-É.
Source : Statistique Canada.
Des résultats
probants
51
3.2
Des taux de faible revenu moindres au Québec
Les plus récentes données disponibles montrent que le taux de faible revenu est
moindre au Québec que dans l’ensemble du Canada en 2013. Ainsi :
— le taux de faible revenu pour les familles économiques 5 est estimé à 7,8 % au
Québec alors qu’il s’élève à 9,5 % au Canada, soit un écart de 1,7 point de
pourcentage en faveur des familles québécoises;
— le taux de faible revenu est de 25,0 % au Québec pour les personnes seules 6,
comparativement à 27,1 % au Canada, soit un avantage de 2,1 points de
pourcentage en faveur du Québec.
GRAPHIQUE 16
GRAPHIQUE 17
Taux de faible revenu selon
l’indicateur de la MPC – Familles
économiques – 2013
Taux de faible revenu selon
l’indicateur de la MPC – Personnes
seules – 2013
(en pourcentage)
(en pourcentage)
27,1
9,5
25,0
7,8
Québec
Canada
Source : Statistique Canada.
Québec
Canada
Source : Statistique Canada.
5
La famille économique est définie comme un groupe de deux personnes ou plus qui partagent un
même logement et qui sont apparentées par le sang, par alliance, par adoption ou qui vivent en
union libre. Il est à noter que les personnes seules constituent pour Statistique Canada des
ménages vivant hors d’une famille économique.
6
Personne hors d’une famille économique.
52
Le régime québécois
de soutien du revenu
3.3
Une réduction du nombre de prestataires de l’aide
financière de dernier recours depuis les années 90
Il est également possible de constater que les impacts du régime de soutien du
revenu au Québec sur l’étendue de la pauvreté et l’incitation au travail en
observant l’évolution du nombre de prestataires des programmes d’aide financière
de dernier recours.
À cet égard, depuis 1995, on remarque que le nombre d’individus bénéficiant de
prestations des programmes d’aide financière de dernier recours n’a cessé de
diminuer. En effet, le nombre de prestataires est passé de 802 000 en mars 1995 à
449 000 en mars 2015, ce qui représente une diminution importante de 44 %.
GRAPHIQUE 18
Évolution du nombre de prestataires de l’aide financière
(1)
de dernier recours
(en milliers)
802
793
661
577
1995
1997
1999
2001
544
2003
518
2005
500
2007
486
484
2009
2011
458
449
2013
2015
Note : Les prestataires comprennent l’ensemble des membres du ménage incluant les enfants de moins de 18 ans.
(1) Au mois de mars de l’année.
Source : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.
Par rapport à la population âgée de moins de 65 ans, le taux de dépendance à
l’aide financière de dernier recours est passé de 12,6 % en 1995 à 6,6 % en 2015.
TABLEAU 18
Comparaison entre le nombre de prestataires de l’aide financière de dernier
recours et la population âgée de moins de 65 ans – 1995 à 2015
(en milliers et en pourcentage)
Prestataires de
l’aide financière de
dernier recours(1)
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007
2009
2011
2013
2015
802
793
661
577
544
518
500
486
484
458
449
Population âgée de
moins de 65 ans
6 367 6 385 6 399 6 435 6 493 6 550 6 600 6 674 6 752 6 799 6 811
Ratio (en %)
12,6
12,4
10,3
9,0
8,4
7,9
7,6
7,3
7,2
6,7
6,6
(1) Au mois de mars de l’année.
Sources : Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et Statistique Canada.
Des résultats
probants
53
3.4
Une répartition des revenus plus juste au Québec
qu’ailleurs au Canada
Pour apprécier les résultats du régime de soutien du revenu en matière d’inégalité
du revenu, différents indicateurs peuvent être utilisés, notamment le coefficient de
Gini et le rapport entre le revenu des ménages les plus riches et celui des
ménages les moins fortunés.
L’analyse à partir de l’un ou l’autre des indicateurs permet de constater que la
richesse est mieux répartie au Québec que dans n’importe quelle autre région du
7
Canada, sur la base du revenu après impôt . Cela signifie que les mesures de
redistribution sont efficaces pour lutter contre les inégalités. Ainsi, en 2013 :
— la valeur du coefficient de Gini au Québec est inférieure à celle de toutes
autres régions canadiennes;
— le rapport entre le revenu des ménages les plus riches et celui des ménages
les moins fortunés au Québec est le plus faible parmi les régions canadiennes.
TABLEAU 19
(1)
Indicateurs du degré des inégalités de revenu au Canada
– 2013
(en nombre)
Régions
Rang(2)
Coefficient de Gini
(en %)
Rapport entre le
revenu des plus
riches et celui des
moins fortunés
Québec
1
29,2
3,9
Provinces de l’Atlantique
2
29,9
4,0
Provinces des Prairies
3
31,6
4,5
Canada
4
31,9
4,5
Colombie-Britannique
5
32,0
4,7
Ontario
6
32,8
4,8
Note : Les indicateurs ont été calculés en utilisant le revenu après impôt.
(1) Des résultats plus faibles signifient moins d’inégalités.
(2) Le rang est déterminé entre le Québec, le Canada et les régions canadiennes sur la base du revenu après impôt.
Source : Statistique Canada.
7
54
Le revenu après impôt correspond au total du revenu du marché et des transferts
gouvernementaux, moins l’impôt sur le revenu. Le revenu du marché comprend principalement
les revenus d’emploi et de placement.
Le régime québécois
de soutien du revenu
Des indicateurs du degré d’inégalité des revenus
Le coefficient de Gini
Le coefficient de Gini est une mesure de la dispersion d’une distribution dans une
population donnée. Lorsqu’il s’applique à une variable de revenu, par exemple le
revenu total des particuliers après transferts gouvernementaux, impôts et cotisations
sociales obligatoires, il permet d’estimer une mesure du degré des inégalités des
revenus dans l’ensemble de la population.
– Essentiellement, relativement aux revenus des particuliers, le coefficient de Gini
reflète le rapport entre la proportion cumulée de la population, ordonnée selon le
niveau de revenu, et la proportion cumulée du revenu qu’elle reçoit.
La valeur du coefficient de Gini est comprise entre zéro et un. Plus la valeur du
coefficient est élevée, plus grande est l’inégalité de la distribution de la variable
considérée, et vice versa.
Ainsi, pour la distribution du revenu chez les particuliers, le coefficient serait de :
– zéro, dans le cas d’une population dont chaque ménage touche exactement le
même revenu, ce qui représente une situation d’égalité parfaite des revenus;
– un, si un ménage touchait tout le revenu, ce qui constitue une situation d’inégalité
parfaite des revenus.
Le rapport entre le revenu des ménages les plus riches et celui des ménages les
moins fortunés
Afin d’apprécier la redistribution de la richesse chez les particuliers, le ratio entre le
revenu des personnes les plus riches et celui des moins fortunées peut être utilisé.
Les données sur les revenus sont souvent présentées par tranches de 10 % des
ménages ou des individus, ordonnés selon leur revenu, communément appelées
« déciles ».
– Le premier des déciles sépare donc les 10 % des ménages qui gagnent le moins du
reste des 90 % des ménages. Le premier décile est souvent noté D1.
– Le décile supérieur est mesuré par le 10e décile (D10), qui sépare les 10 % qui
gagnent le plus du reste des 90 % des ménages.
Le rapport interdécile D9/D1 est le rapport du niveau de revenu minimum des 10 % des
e
ménages les plus riches (également le revenu maximum du 9 décile [D9]), au revenu
maximum des 10 % des ménages les moins riches (D1).
– Ce rapport mesure combien de fois les plus riches reçoivent ce dont les moins
riches disposent.
– L’évolution de ce rapport dans le temps représente la progression du revenu des
10 % des ménages les plus riches par rapport à celle du revenu des 10 % des
ménages les moins fortunés.
Des résultats
probants
55
Des indicateurs du degré d’inégalité des revenus (suite)
Il existe plusieurs indicateurs couramment utilisés pour mesurer les inégalités quant à
la répartition des revenus, dans une société. Ces indicateurs sont eux-mêmes fondés
sur certains concepts, dont il importe de rappeler la signification.
Le revenu après impôts et transferts
Le revenu du ménage se définit comme la somme de l’ensemble des revenus de ses
membres, après redistribution, c’est-à-dire après la prise en compte des transferts et
des paiements des impôts directs.
Au Canada, la définition du revenu généralement utilisée pour déterminer l’ampleur
des inégalités est celle fournie par l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu
(EDTR) de Statistique Canada pour les années antérieures à 2011 et par l’Enquête
canadienne sur le revenu (ECR) pour les années 2012 et 2013.
Les données de l’EDTR ont été révisées pour les années de 2006 à 2011. Cette
révision permet de comparer les données de l’EDTR avec celles de l’ECR.
Le niveau de vie des ménages
Le niveau de vie d’un ménage correspond à son revenu après impôts, ajusté selon sa
composition (revenu ajusté). Par construction, chacun des membres d’un même
ménage a le même niveau de vie.
– Un ménage composé de trois personnes se prévalant d’un revenu trois fois
supérieur à celui d’une personne vivant seule aura un meilleur niveau de vie, en
raison des économies d’échelle issues de la mise en commun de certains biens.
Pour cette raison, ce n’est pas directement le nombre de personnes du ménage qui
est utilisé dans le calcul du niveau de vie, mais une échelle d’équivalence.
L’échelle utilisée actuellement, notamment par l’Organisation de coopération et de
développement économiques (OCDE) et par Statistique Canada, est la racine carrée
du nombre de membres composant le ménage. Le niveau de vie est donc le revenu
disponible du ménage, divisé par la racine carrée de la taille du ménage.
56
Le régime québécois
de soutien du revenu
3.5
Les inégalités de revenu au Québec sous la moyenne
des pays de l’OCDE
À partir de la base de données sur la distribution des revenus de l’OCDE, le
ministère des Finances estime, qu’en 2012 dans la zone OCDE, les ménages
appartenant aux 10 % les plus fortunés de la population avaient un revenu après
impôts et transferts de 4,1 fois supérieur à celui des 10 % les moins fortunés
(rapport interdécile).
— Le Québec se démarque une fois de plus favorablement, puisque son rapport
interdécile, de 3,7, se situe sous la moyenne des pays de l’OCDE.
GRAPHIQUE 19
Revenu des ménages les plus riches en proportion du revenu des ménages
les moins fortunés, Québec et certains pays membres de l’OCDE – 2012
8,1
6,2
3,3
3,3
3,5
3,5
3,6
3,7
3,8
4,1
4,2
4,3
4,4
4,4
4,7
4,7
2,8
Sources : Organisation de coopération et de développement économiques, Statistique Canada pour les données
canadiennes et ministère des Finances du Québec.
Des résultats
probants
57
CONCLUSION
Le régime de soutien du revenu des particuliers, mis en place au cours des
dernières décennies, a permis au Québec de se classer parmi les sociétés les plus
justes et les plus équitables.
Nous devons maintenant nous assurer que ce régime de soutien du revenu,
construit au fil des ans, soit adapté aux nouveaux défis économiques et
démographiques du Québec qui s’accompagnent de nouvelles perspectives
d’emploi. Ces perspectives nous démontrent qu’il faudra favoriser encore
davantage la participation du plus grand nombre au marché du travail.
Bien entendu, toute révision devra tendre à améliorer la flexibilité du système
actuel en offrant aux ménages un revenu de base tout en reconnaissant leurs
situations particulières, en favorisant l’intégration au marché du travail et en
permettant à tous les Québécois de contribuer à notre enrichissement collectif.
Conclusion
59
ANNEXE 1 : MESURES D’AIDE FINANCIÈRE DE BASE
TABLEAU 20
Mesures d’aide financière de base – 2016
Mesures
Description
Principaux paramètres
RÉGIME DU QUÉBEC
Aide financière
de dernier
recours
– Programme visant à lutter contre la pauvreté et
l’exclusion sociale comprenant deux volets : la
solidarité sociale (ménage avec contraintes sévères
à l’emploi) et l’aide sociale (ménage sans contraintes
sévères à l’emploi).
– Les personnes vivant seules et sans contraintes à
l’emploi ont droit à une majoration qui passera de
40 $ à 50 $ par mois à compter de 2017.
– Mesure de soutien aux ménages à faible ou à moyen
Crédit d’impôt
revenu qui vise à atténuer les dépenses liées à la
remboursable
TVQ, au logement et au coût de la vie plus élevé
pour la solidarité
dans les villages nordiques.
(CIS)
– La prestation est réduite pour chaque dollar qui
dépasse 33 685 $. Le taux de réduction varie selon
les composantes demandées (3 % ou 6 %).
Programme
Allocationlogement
– Programme visant à soutenir financièrement les
personnes âgées de 50 ans ou plus et les familles
avec enfants qui consacrent une part trop importante
de leur budget au logement.
Aide sociale de 7 956 $
pour une personne seule
sans contraintes ou de
11 364 $ pour une
personne ayant des
contraintes sévères.
Prestation maximale de
966 $ pour une personne
seule ou de 2 630 $ si
elle habite dans un
village nordique.
Allocation versée
mensuellement pouvant
atteindre 960 $ par
année.
– L’allocation dépend du nombre de personnes, du
type de ménage, du revenu familial et du coût du
loyer.
RÉGIME FÉDÉRAL
Pension de la
Sécurité de la
vieillesse (PSV)
– La PSV est une prestation mensuelle imposable
offerte aux Canadiens âgés de 65 ans ou plus qui
ont habité au Canada pendant au moins 10 ans
après l’âge de 18 ans.
Prestation maximale de
571 $ par mois, réduite
de 15 % au-delà d’un
certain seuil de revenu.
Supplément de
revenu garanti
(SRG)
– La prestation mensuelle non imposable offerte aux
bénéficiaires de la PSV ayant un faible revenu est
déterminée en fonction de la situation du ménage et
du revenu familial.
Prestation maximale de
774 $ par mois pour un
célibataire ou un veuf de
65 ans ou plus.
– Le programme contient également l’Allocation pour
les personnes âgées de 60 à 64 ans, une prestation
fournie au conjoint d’un prestataire du SRG ainsi que
l’Allocation au survivant offerte aux personnes à
faible revenu dont le conjoint est décédé.
Crédit d’impôt
remboursable
pour la TPS
– Versement trimestriel non imposable qui aide les
particuliers et les familles à revenu faible ou modeste
à récupérer, en tout ou en partie, la TPS/TVH qu’ils
paient.
Prestation de 276 $ par
adulte.
– La prestation dépend du nombre de personnes dans
le ménage et est réduite à compter d’un revenu de
35 926 $ à un taux de 5 %.
Majoration de 276 $ pour
une famille
monoparentale.
Prestation de 145 $ par
personne à charge.
Majoration de 145 $ pour
une personne seule.
Annexe 1 :
Mesures d’aide financière de base
61
ANNEXE 2 : MESURES D’AIDE À LA FAMILLE
TABLEAU 21
Mesures d’aide à la famille – 2016
Mesures
Description
Principaux paramètres
RÉGIME DU QUÉBEC
Soutien aux
enfants (SAE)
– Le montant dépend du nombre d’enfants et du
revenu du ménage et est réduit de 4 % pour
chaque dollar de revenu familial net dépassant
un certain seuil qui diffère selon le type de
ménage.
– Supplément pour enfant handicapé de 2 268 $.
– Montant de 2 392 $ pour
le 1er enfant.
– Montant de 1 195 $ pour
le 2e et le 3e.
– Montant de 1 793 $ pour
le 4e et les suivants.
Crédit d’impôt
remboursable
pour frais de
garde d’enfants
(CFG)
– Le CFG permet de compenser une partie des
frais de garde payés par les parents afin
d’améliorer la conciliation travail et famille.
– Des versements anticipés sont prévus afin
d’assurer des liquidités aux familles.
Le taux varie de 75 % à
26 % selon le revenu familial
à compter d’un revenu de
34 800 $.
– Des services de garde régis offrent des places à
Programme de
contribution réduite pour les enfants de moins de
services de garde
5 ans subventionnées par le gouvernement.
à contribution
réduite
– Depuis le 22 avril 2015, le tarif de garde est
composé d’une contribution de base et d’une
contribution additionnelle modulée selon le
revenu familial payable à la déclaration de
revenus.
Le tarif quotidien de base :
– est de 7,55 $ jusqu’à
50 545 $;
– est de 8,25 $ jusqu’à
75 820 $;
– atteint 20,70 $ à compter
de 158 820 $.
RÉGIME FÉDÉRAL
Prestation fiscale
canadienne pour
enfants (PFCE)(1)
– Prestation mensuelle non imposable similaire au – Prestation de base de
1 490 $.
SAE déterminée selon le nombre et l’âge des
enfants ainsi que le revenu familial.
– Supplément de 104 $
pour le 3e enfant et les
– Elle inclut un supplément pour enfant handicapé
de 2 730 $ par enfant, réduite à compter d’un
suivants.
revenu de 45 282 $ à un taux qui dépend du
– Réductible de 2 % ou de
nombre d’enfants.
4 % à compter de
45 282 $.
Supplément de la
prestation
nationale pour
enfants (SPNE)(1)
– Supplément destiné aux familles à faible revenu – Montant de 2 309 $ pour
le 1er enfant.
déterminé selon le nombre d’enfants et le revenu
familial.
– Montant de 2 041 $ pour
– Contrairement à la PFCE, le SPNE est réduit à
le 2e enfant.
un revenu plus faible (26 356 $) et à des taux
– Montant de 1 943 $ pour
plus élevés pouvant atteindre 33 %.
le 3e enfant ou plus.
– Prestation de 1 920 $
– Prestation imposable universelle conçue pour
Prestation
pour un enfant de moins
venir en aide aux familles canadiennes qui
universelle pour la
de 6 ans.
cherchent à concilier le travail et la vie de famille.
garde d’enfants
(1)
(PUGE)
– Prestation de 720 $ pour
– Depuis le 1er janvier 2015, la PUGE a été
un enfant âgé de 6 à
bonifiée pour les enfants de moins de 6 ans et
17 ans.
inclut désormais les enfants de 6 à 17 ans.
Déduction pour
frais de garde
d’enfants
– Les frais de garde payés à un service de garde
subventionné ou non sont admissibles à une
déduction dans le revenu du conjoint qui a le
plus bas revenu.
Montant maximal :
– 8 000 $ pour un enfant
de moins de 7 ans;
– 5 000 $ pour un enfant
de 7 ans ou plus;
– 11 000 $ pour un enfant
handicapé.
(1) Les prestations fédérales seront éventuellement remplacées par l’Allocation canadienne pour enfant (ACE).
Annexe 2 :
Mesures d’aide à la famille
63
ANNEXE 3 : MESURES D’INCITATION AU TRAVAIL
TABLEAU 22
Mesures d’incitation au travail – 2016
Mesures
Description
Principaux paramètres
RÉGIME DU QUÉBEC
Prime au travail
Prestation maximale :
– La prime au travail applique un taux de majoration
aux revenus de travail qui excède les revenus exclus
– 725,76 $ pour un
et est ensuite réduite de 10 % en fonction du revenu
adulte;
net familial.
– 1 133,10 $ pour deux
– La prime au travail est intégrée à l’aide de dernier
adultes;
recours.
– 2 419,20 $ pour un
– Un adulte présentant des contraintes à l’emploi peut
adulte avec enfants;
bénéficier de la prime au travail adaptée dont la
– 3 147,50 $ pour
prestation maximale varie entre 1 338,26 $ et
deux adultes avec
3 648,80 $.
enfants.
Bouclier fiscal
– Applicable à compter de 2016, cette mesure vise à
protéger les travailleurs qui augmentent leur offre de
travail contre une perte importante à l’égard de la
prime au travail et du crédit d’impôt pour frais de
garde d’enfants.
Récupération de la perte
de certaines prestations
fiscales à la suite de la
hausse des premiers
3 000 $ (maximum de
6 000 $ pour un couple)
de revenus de travail
gagnés.
Crédit d’impôt
pour les
travailleurs
d’expérience
– Cette mesure d’incitation au travail permet d’éliminer
l’impôt que les travailleurs auraient eu à payer sur
une partie de leur revenu.
Montant maximal :
– Cette mesure a été bonifiée au budget 2015-2016 et
au budget 2016-2017 en permettant aux travailleurs
de 62 ans ou plus de bénéficier de la mesure en
bonifiant les revenus admissibles.
– 6 000 $ pour un
travailleur de 65 ans
ou plus;
– 4 000 $ pour un
travailleur de 64 ans.
– L’aide maximale est réductible à un seuil de 33 505 $
à un taux de 5 %.
Déduction pour
les travailleurs
– Cette déduction vise à reconnaître qu’une partie du
revenu de travail doit être consacrée au paiement
des dépenses inhérentes à celui-ci.
Le montant de la
déduction est 6 % du
revenu de travail et le
maximum est de 1 130 $.
RÉGIME FÉDÉRAL
– Tout comme la prime au travail, la PFRT vise à
Prestation
encourager les ménages à faible revenu à entrer sur
fiscale pour le
le marché du travail.
revenu de travail
(PFRT)
– La PFRT applique un taux de majoration aux
revenus de travail qui excèdent les revenus exclus et
se réduit par la suite de 20 % au-delà d’un certain
seuil.
Montant
canadien pour
emploi
– Ce crédit d’impôt non remboursable est l’équivalent
de la déduction pour les travailleurs du Québec au
fédéral.
Annexe 3 :
Mesures d’incitation au travail
Prestation maximale
variant entre 968 $ et
2 581 $ selon le type de
ménage.
Supplément de 530 $ par
personne handicapée.
Montant maximal de
1 161 $.
65
ANNEXE 4 : AIDE À LA GARDE D’ENFANTS
TABLEAU 23
Couple ayant deux revenus égaux et un enfant
fréquentant un service de garde non subventionné – 2016
(en dollars)
Fédéral
Québec
Déduction
pour frais
de garde
PFCE
SPNE
PUGE
15 000
—
1 490
2 309
25 000
22
1 490
2 309
50 000
1 002
1 490
75 000
1 002
1 056
Total
Soutien
aux
enfants
1 920
5 719
1 920
5 741
400
1 680
—
1 680
(1)
(2)
Aide à
la garde(2)
Total
2 392
6 750
9 142
2 392
6 750
9 142
4 572
2 389
5 760
8 149
3 737
1 389
5 400
6 789
100 000
1 369
556
—
1 591
3 516
671
5 130
5 801
125 000
1 369
56
—
1 591
3 016
671
5 130
5 801
150 000
1 369
—
—
1 591
2 961
671
3 420
4 091
175 000
1 369
—
—
1 591
2 961
671
2 340
3 011
200 000
1 737
—
—
1 503
3 240
671
2 340
3 011
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) PUGE nette des impôts fédéral et provincial.
(2) Valeur du crédit d’impôt pour frais de garde calculé sur un coût quotidien de 35 $.
TABLEAU 24
Couple ayant deux revenus égaux et un enfant âgé de 3 ans
fréquentant un centre de la petite enfance – 2016
(en dollars)
Fédéral
Québec
Déduction
pour frais
de garde
Total
Soutien
aux
enfants
PFCE
SPNE
PUGE
15 000
—
1 490
2 309
25 000
22
1 490
2 309
1 920
5 719
2 392
12 412
14 804
1 920
5 741
2 392
12 412
14 804
50 000
246
1 435
—
75 000
269
939
—
1 680
3 360
2 389
12 412
14 801
1 680
2 887
1 389
12 230
13 619
(1)
(2)
Aide à
la garde(2)
Total
100 000
514
456
—
1 591
2 561
671
11 375
12 046
125 000
680
—
—
1 591
2 272
671
10 400
11 071
150 000
847
—
—
1 591
2 439
671
9 425
10 096
175 000
921
—
—
1 591
2 513
671
8 993
9 664
200 000
1 168
—
—
1 503
2 672
671
8 993
9 664
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) PUGE nette des impôts fédéral et provincial.
(2) Le gouvernement verse une subvention moyenne de 47,74 $ par jour à un centre de la petite enfance. Toutefois,
cette subvention est réduite du même montant que la contribution additionnelle pour la garde d’enfants payée par
les parents.
Annexe 4 :
Aide à la garde d’enfants
67
TABLEAU 25
Famille monoparentale avec un enfant
fréquentant un service de garde non subventionné – 2016
(en dollars)
Fédéral
Québec
Déduction
pour frais
de garde
PFCE
SPNE
PUGE
15 000
—
1 490
2 309
25 000
144
1 490
2 309
50 000
1 219
1 490
75 000
1 369
1 056
100 000
1 737
125 000
1 737
150 000
175 000
200 000
Total
Soutien
aux
enfants
1 920
5 719
1 920
5 863
400
1 680
—
1 680
556
—
56
—
1 937
—
1 937
—
1 937
—
(2)
Aide à
(2)
la garde
Total
3 231
6 750
9 981
3 231
6 750
9 981
4 789
2 662
5 760
8 422
4 105
1 662
5 400
7 062
1 680
3 972
1 006
5 130
6 136
1 680
3 472
1 006
5 130
6 136
—
1 680
3 617
1 006
3 240
4 246
—
1 680
3 617
1 006
2 340
3 346
—
1 680
3 617
1 006
2 340
3 346
(1)
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) PUGE nette des impôts fédéral et provincial.
(2) Valeur du crédit d’impôt pour frais de garde calculé sur un coût quotidien de 35 $.
TABLEAU 26
Famille monoparentale avec un enfant âgé de 3 ans
fréquentant un centre de la petite enfance – 2016
(en dollars)
Fédéral
Québec
Déduction
pour frais
de garde
Total
Soutien
aux
enfants
PFCE
SPNE
PUGE
15 000
—
1 490
2 309
25 000
144
1 490
2 309
1 920
5 719
3 231
12 412
15 643
1 920
5 863
3 231
12 412
15 643
50 000
336
1 435
—
75 000
367
939
—
1 680
3 450
2 662
12 412
15 075
1 680
2 985
1 662
12 230
13 893
100 000
661
457
—
125 000
873
—
—
1 680
2 797
1 006
11 331
12 337
1 680
2 552
1 006
10 356
11 362
150 000
1 209
—
175 000
1 303
—
—
1 680
2 889
1 006
9 381
10 387
—
1 680
2 983
1 006
8 993
9 999
200 000
1 303
—
—
1 680
2 983
1 006
8 993
9 999
(1)
(2)
Aide à
(2)
la garde
Total
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
(1) PUGE nette des impôts fédéral et provincial.
(2) Le gouvernement verse une subvention moyenne de 47,74 $ par jour à un centre de la petite enfance. Toutefois,
cette subvention est réduite du même montant que la contribution additionnelle pour la garde d’enfants payée par
les parents.
68
Le régime québécois
de soutien du revenu
Annexe 5 :
Détails du soutien du revenu selon le type de ménage
ANNEXE 5 : DÉTAILS DU SOUTIEN DU REVENU SELON LE TYPE DE MÉNAGE
TABLEAU 27
Soutien du revenu pour un couple ayant deux enfants et un seul revenu – 2016
(en dollars)
Aide financière de base
Québec
Aide à la famille
(1)
Fédéral
Québec
Fédéral
SAE
Soustotal
PUGE PFCE SPNE
Incitation au travail
Québec
Charges fiscales
Fédéral
SousPFRT total
Impôt Impôt
du
du
Québec fédéral
Soustotal
Revenu
disponible
—
—
29 594
–183
–183
33 656
–553
–553
35 306
–923
–923
36 956
—
–1 292 –1 292
40 345
–384
–1 662 –2 046
42 958
–964
–2 032 –3 609
44 486
–1 414 –1 544
–2 451 –5 409
46 014
ADR
AL
CIS
Soustotal
TPS
—
11 580
960
1 455
842 14 837
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
—
—
—
—
—
5 000
10 363
960
1 455
842 13 620
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
350
112
462
—
—
10 000
5 733
960
1 455
842
8 990
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
1 600
512 2 112
—
—
15 000
1 103
960
1 455
842
4 360
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
2 850
912 3 762
—
—
20 000
—
960
1 455
842
3 257
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
2 880
744 3 623
—
25 000
—
570
1 455
842
2 867
3 587
3 840 2 980 4 350 14 757
2 380
— 2 380
—
30 000
—
—
1 455
842
2 297
3 587
3 840 2 980 3 512 13 919
1 880
— 1 880
–614
35 000
—
—
1 433
842
2 275
3 587
3 840 2 980 2 362 12 769
1 380
— 1 380
PT
69
Note : Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
ADR : Aide de dernier recours.
AL :
Allocation-logement.
CIS :
Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité.
TPS : Crédit d’impôt remboursable pour la TPS.
SAE : Soutien aux enfants.
PUGE : Prestation universelle pour la garde d’enfants.
PFCE : Prestation fiscale canadienne pour enfants.
SPNE : Supplément de la prestation nationale pour enfants.
PT :
Prime au travail générale.
PFRT : Prestation fiscale pour le revenu de travail.
Autres : La contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP et au RRQ.
(1) Excluant le soutien à la garde d’enfants, soit le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants ou le Programme de services de garde à contribution réduite.
Autres
70
TABLEAU 28
Soutien du revenu pour une famille monoparentale avec un enfant – 2016
(en dollars)
Aide financière de base
Québec
Aide à la famille
Fédéral
Québec
Incitation au travail
Fédéral
Québec
Fédéral
ADR
AL
CIS
TPS
—
9 060
960
1 076
697
11 793
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
—
—
—
—
—
5 000
6 643
960
1 076
697
9 376
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
692
312
1 004
—
—
10 000
2 013
960
1 076
697
4 746
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
2 185
912
3 097
—
—
15 000
—
960
1 076
697
2 733
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
2 056
968
3 023
—
—
20 000
—
960
1 076
697
2 733
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
1 579
968
2 546
–745
—
25 000
—
442
1 076
697
2 215
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
1 079
—
1 079
–1 545
—
30 000
—
—
1 076
697
1 773
3 231
1 920
1 490
2 309
8 950
579
—
579
–2 345
—
35 000
—
—
1 054
697
1 751
3 231
1 920
1 490
2 230
8 871
79
—
79
–3 156
–302
Le régime québécois
de soutien du revenu
Note :
ADR :
AL :
CIS :
TPS :
SAE :
PUGE :
PFCE :
SPNE :
PT :
PFRT :
Autres :
PT
SousPFRT total
Impôt Impôt
du
du
Québec fédéral Autres
Soustotal
SAE
SousPUGE PFCE SPNE total
Charges fiscales
Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Aide de dernier recours.
Allocation-logement.
Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité.
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS.
Soutien aux enfants.
Prestation universelle pour la garde d’enfants.
Prestation fiscale canadienne pour enfants.
Supplément de la prestation nationale pour enfants.
Prime au travail générale.
Prestation fiscale pour le revenu de travail.
La contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP, au RRQ ainsi que le coût net d’un service de garde non subventionné à 35 $ par jour.
Soustotal
Revenu
disponible
—
—
20 743
–722
–722
23 608
–1 631
–1 631
25 162
–2 540
–2 540
27 166
–3 449
–4 194
30 035
–4 012
–5 557
31 687
–4 432
–6 777
34 525
–4 801
–8 259
37 442
Annexe 5 :
Détails du soutien du revenu selon le type de ménage
TABLEAU 29
Soutien du revenu pour un couple sans enfants et ayant un seul revenu – 2016
(en dollars)
Aide financière de base
Québec
Incitation au travail
Fédéral
Québec
Fédéral
Soustotal
Impôt
du Québec
Impôt
du fédéral
—
—
—
—
287
413
—
—
1 312
1 888
—
—
2 337
3 363
—
—
865
2 287
3 152
—
365
1 287
1 652
—
1 775
—
287
287
1 753
—
—
—
ADR
AL
CIS
TPS
Soustotal
—
11 580
—
1 223
552
13 355
—
5 000
10 363
—
1 223
552
12 138
126
10 000
5 733
—
1 223
552
7 508
576
15 000
1 103
—
1 223
552
2 878
1 026
20 000
—
—
1 223
552
1 775
25 000
—
—
1 223
552
1 775
30 000
—
—
1 223
552
35 000
—
—
1 201
552
Note :
ADR :
AL :
CIS :
TPS :
PT :
PFRT :
Autres :
Charges fiscales
PT
PFRT
Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Aide de dernier recours.
Allocation-logement.
Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité.
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS.
Prime au travail générale.
Prestation fiscale pour le revenu de travail.
La contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP et au RRQ.
Soustotal
Revenu
disponible
—
—
13 355
–183
–183
17 368
–553
–553
18 843
–923
–923
20 318
—
–1 292
–1 292
23 635
—
–1 662
–1 662
26 765
—
–483
–2 082
–2 565
29 497
–799
–1 063
–2 451
–4 314
32 439
Autres
71
72
TABLEAU 30
Soutien du revenu pour une personne vivant seule – 2016
(en dollars)
Aide financière de base
Québec
Incitation au travail
Fédéral
Québec
ADR
AL
CIS
TPS
Soustotal
—
7 956
—
960
276
9 192
—
5 000
5 539
—
960
308
6 807
234
10 000
909
—
960
315
2 184
684
15 000
—
—
960
397
1 357
362
20 000
—
—
960
421
1 381
25 000
—
—
960
421
1 381
30 000
—
—
960
421
35 000
—
—
938
421
Note :
ADR :
AL :
CIS :
TPS :
PT :
PFRT :
Autres :
Charges fiscales
Fédéral
Soustotal
Impôt
du Québec
Impôt
du fédéral
—
—
—
—
—
—
9 192
533
767
—
—
–183
–183
12 391
1 558
2 242
—
—
–553
–553
13 873
1 067
1 429
—
–181
–923
–1 103
16 683
—
67
67
–438
–761
–1 307
–2 506
18 942
—
—
—
–1 238
–1 341
–1 712
–4 291
22 090
1 381
—
—
—
–2 038
–1 921
–2 082
–6 040
25 341
1 359
—
—
—
–2 849
–2 500
–2 451
–7 801
28 558
PT
PFRT
Les montants ayant été arrondis, les sommes peuvent ne pas correspondre aux totaux indiqués.
Aide de dernier recours.
Allocation-logement.
Crédit d’impôt remboursable pour la solidarité.
Crédit d’impôt remboursable pour la TPS.
Prime au travail générale.
Prestation fiscale pour le revenu de travail.
La contribution santé et les cotisations à l’A-E, au RQAP et au RRQ.
Autres
Soustotal
Revenu
disponible
Le régime québécois
de soutien du revenu
ANNEXE 6 : AUTRES MESURES DESTINÉES AUX
MÉNAGES QUÉBÉCOIS
Au-delà des mesures de soutien du revenu présentées dans le fascicule, le
gouvernement contribue au mieux-être de la population par le biais de nombreuses
autres mesures, de nature fiscale ou budgétaire, notamment :
— le régime public d’assurance médicaments;
— l’aide financière aux études;
— l’accessibilité à la justice au moyen de l’aide-juridique;
— le crédit d’impôt remboursable pour le maintien à domicile des aînés;
— le crédit d’impôt remboursable pour frais médicaux.
À elles seules, ces mesures représentent un soutien additionnel de près de
4 milliards de dollars qui s’ajoutent aux 11 milliards de dollars déjà consentis dans
le régime de soutien du revenu.
TABLEAU 31
Autres mesures budgétaires et fiscales
(en millions de dollars)
2015
Régime public d’assurance médicaments du Québec
Aide financière aux études
(1)
2 517
(2)
844
(3)
68
Accessibilité à la justice au moyen de l’aide-juridique
Crédit d’impôt remboursable pour maintien à domicile des aînés
396
Crédit d’impôt remboursable pour frais médicaux
TOTAL
55
3 880
(1) Prévision pour 2015-2016 présentée dans les comptes de la santé de 2013-2014 à 2015-2016.
(2) Le montant correspond aux crédits alloués, en 2015-2016, au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement
supérieur pour le programme d’aide financière aux études, comme présenté dans le budget de
dépenses 2015-2016 du Secrétariat du Conseil du trésor.
(3) Le montant correspond aux crédits alloués en 2015-2016 comme présenté dans le budget de
dépenses 2015-2016 du Secrétariat du Conseil du trésor.
Sources : Dépenses fiscales, édition 2015 du ministère des Finances et budget de dépenses 2015-2016 du
Secrétariat du Conseil du trésor.
Annexe 6 :
Autres mesures destinées aux ménages québécois
73
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