close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

APESS-Info 2016_03 Master

IntégréTéléchargement
Luxembourg, le 16 mars 2016
Communiqué de presse
Non à l’enseignant unique et non à une formation au
rabais !
Si l’APESS peut parfaitement comprendre le bien-fondé d’un assouplissement des
conditions d’accès au concours de recrutement face à la pénurie de plus en plus inquiétante
dans certaines branches, elle n’en demeure pas moins sceptique quant aux voies tracées
par le MEN.
Tout d’abord, nous avons du mal à concevoir en quoi des études par trop
spécialisées comme celles en bio-informatique si curieusement vantées par le MEN peuvent
servir au sein de l’enseignement secondaire, alors qu’en biologie il s’agit de familiariser les
élèves avec le patrimoine naturel indigène dans les classes du cycle inférieur, puis de leur
montrer les diverses disciplines comme la génétique dans les classes supérieures.
Ne faudrait-il pas plutôt une préparation spécifique des candidats aux exigences
du concours de recrutement et de l’enseignement secondaire en général ?
À l’autre extrémité des propositions du MEN, nous émettons également des
réserves très sérieuses sur la possibilité de faire un bachelor scientifique suivi d’un master
pédagogique.
En effet, nous voyons mal comment les futurs professeurs pourront transmettre à
leurs élèves un esprit de recherche digne de ce nom s’ils ne l’ont pas du tout auparavant
acquis au cours d’études scientifiques dans leur spécialité. En même temps, on aboutirait de
la sorte à deux catégories de professeurs inégalement formés dans leur spécialité et dont
bon nombre ne seraient plus capables d’enseigner dans les classes du cycle supérieur.
Dans le même ordre d’idées, le fameux master in secondary education proposé
par le MEN en partenariat avec « uni.lu » ne sera rien d’autre qu’une formation au rabais :
cantonner les candidats dans un carcan pseudo-pédagogique sans fondement
scientifique relève franchement de l’inconscience dans un pays dont la seule ressource est
la matière grise que nous ne pouvons laisser se rouiller dans les murs grisâtres de l’UL.
Mais surtout, ce master in secondary education sera la porte ouverte à l’enseignant
unique, dans la mesure où il ouvrira l’accès au professorat à des diplômes sans valeur,
décrochant de la sorte le professorat de la carrière universitaire.
Car, ne nous leurrons pas : la prochaine étape sera dès lors le nivellement vers
le bas des exigences au concours de recrutement. Or, au-delà de l’exigence indéniable
du savoir-faire pédagogique, la maîtrise profonde de la discipline enseignée et la
transmission du savoir restent les fondements d’une école de la réussite.
Page |2
Plutôt que de revendiquer des exigences minimalistes comme le voudrait l’ACEN,
l’APESS demande le maintien d’exigences élevées au concours de recrutement, seul gage
d’un enseignement de qualité. Elle estime en outre que, plutôt que de pointer du doigt les jurys
des examens-concours, il serait judicieux d’entendre l’avis de ces jurys sur les raisons des
échecs.
Enfin, quant au président de l’ACEN qui a eu le culot de s’en prendre à l’Intersyndicale
et à la motivation des collègues nommés, elle lui conseille d’avoir la motivation et surtout le
courage de se soumettre au concours et au stage autrement plus éprouvants.
Qu’il ose en outre prendre comme critère de la motivation la participation à des
activités parascolaires n’en rajoute qu’au ridicule de sa prise de position. Car, au-delà de la
qualité pédagogique indéniable de bon nombre d’activités parascolaires, n’en déplaise au
président de l’ACEN, l’école n’est pas le Club Med et la vraie motivation se joue toujours à
l’intérieur des salles de classe !
Daniel REDING, Président de l’APESS
Alain KIEFFER, Vice-Président
Eric BRUCH, Secrétaire général
Pascal ZEIHEN, Trésorier
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
16
Taille du fichier
115 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler