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Lundi 21 mars 2016
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Numéro 56
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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Rédacteur en chef: François Schaller
Obama en visite depuis hier
La chaîne hôtelière
Starwood (Sheraton)
s’implante à Cuba
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JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
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COLLECTION PROMISE AU MUSÉE DE BERNE
Cousine de Gurlitt
toujours opposée
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FORUM DE L’ASSET MANAGEMENT À BERNE
Délimitation visée avec la banque
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DÉBAT SUR L’HÉLICOPTÈRE MONÉTAIRE
Réaction négative en Allemagne
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GROUPE FAMILIAL LEADER SUR SON MARCHÉ
Hilti est un modèle de rentabilité
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CERTAINES TECHNOLOGIES AGRICOLES
Déjà des références de l’agritech
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GUY METTAN SUR L’ÉCONOMIE RUSSE
Puissance agricole en gestation
Immense succès d’une réforme
fiscale rapide et accompagnée
RIE III. Le changement d’imposition des entreprises a triomphé dans le canton de Vaud. Bon signe à l’échelle fédérale.
FRANÇOIS SCHALLER
87,12%. L’immense succès de la
Réforme anticipée de l’imposition
des entreprises (RIE), en vote populaire hier dans le canton de
Vaud, est un signal important à
l’échelle fédérale. La RIE III, encore en discussion au parlement,
changera considérablement les
conditions cadres fiscales de l’industrie.
Après l’acceptation des Neuchâtelois il y a cinq ans, dans d’autres
circonstances, l’impression commence à s’imposer que le nouveau
régime d’égalité vers le bas entre
sociétés suisses et étrangères est
globalement acceptable sur le plan
politique.
Le canton de Vaud l’a assorti de
«compensations» sociales dont la
Confédération ne s’inspirera
guère, mais la voie paraît bien balisée. Même si une partie de la
gauche, qui semble ne plus exister
que contre ce qu’elle appelle les
«cadeaux» fiscaux, reste convaincue qu’une victoire du non est
possible après l’acceptation de justesse seulement de la deuxième
réforme il y a sept ans.
Il est vrai que la gauche en général a été incitée à soutenir cette réforme dans le canton de Vaud
parce qu’elle était assortie de cadeaux sociaux, ce qui ne sera précisément pas le cas s’agissant de
la RIE III fédérale. Le vote d’hier
n’a apparemment pas changé la
PASCAL BROULIS. Victoire
importante pour l’ancien président et conseiller d’Etat aux
Finances du canton de Vaud.
détermination politique sur ce
point: il faut s’attendre à un référendum lancé par l’extrême
gauche et/ou les Jeunes socialistes.
La visibilité s’améliore en tout cas
dans le canton de Vaud, et s’annonce meilleure en Suisse pour
les entreprises, les plus mobiles en
particulier.
Que le Groupement romand des
entreprises multinationales se soit
aussitôt fendu d’un long communiqué très optimiste est un signe.
L’augmentation sensible des recettes fiscales dans le canton de
Neuchâtel ces dernières années
laisse aussi augurer d’un intéressant effet de relance. S’il se vérifie,
on pourra dire que les pressions
venant de l’Union européenne, à
l’origine de cette grande réforme
à tiroirs, ont parfois des vertus
pour la Suisse que l’UE elle-même
ne soupçonne pas. PAGE 8
PAGE 2
ÉLECTIONS DANS LE CANTON DE VAUD
Lausanne n’est pas une exception
PAGE 8
ÉDITORIAL MARJORIE THÉRY
PAGE 14
Fintech: ni anecdotique, ni révolutionnaire
Le rendez-vous du lundi
Locaux administratifs:
situation sous contrôle
Tradition 7097
THIERRY BARBIER-MUELLER. L’administrateur-délégué de la Société Privée de Gérance (SPG), plus grande
régie immobilière romande, estime que la situation est
loin d’être catastrophique sur le marché de l’immobilier
de bureau. SUPPLÉMENT INDICES
BOUTIQUES BREGUET
G E N È V E G S T A A D Z Ü R I C H – W W W. B R E G U E T. C O M
C’est l’un des thèmes les plus polarisants sur la place financière de Genève. Les fintech, ou technologies financières, sont encore souvent perçues selon le prisme culturel de chaque interlocuteur. Résultat: il y a presque
autant d’avis que d’acteurs, et une assez grande dimension émotionnelle, que l’on soit afficionado ou sceptique
irréductible. Voilà qui a au moins de mérite d’alimenter
un débat dans un microcosme réputé plutôt consensuel.
Après bientôt deux ans d’utilisation intensive en Suisse,
le terme fintech semble déjà éculé. Premier écueil: son
utilisation abusive dans la communication, sans forcément en comprendre le sens et les enjeux (qu’on soit
pour ou contre), ce qui entretien les confusions. Ensuite,
l’évocation perpétuelle d’une «bulle» imminente des
fintech, comme pour balayer leur pertinence. Comme
s’il s’agissait d’un simple effet de mode.
Sans parler d’un certain isolationnisme en Suisse, considérant un peu que les fintech ne concernent que l’étranger, les paiements ou le retail banking. Comme si le pri-
vate banking made in Switzerland y était par nature hermétique. Enfin, l’assimilation des fintech à un simple «rebranding» du traditionnel IT bancaire, dont la seule utilité
serait de dépoussiérer l’ancien terme. Il serait pourtant
regrettable de passer à côté de ce que représente vraiment les fintech pour de banales confusions sémantiques.
Il s’agit bien d’un mouvement de fond dans tous les segments de la finance, allant du retail banking à l’asset
management, en passant par les assurances.
Il y a certainement une bulle à l’échelle globale, et le secteur teste ses limites. Mais bulle ne veut pas dire que le
phénomène ne fera que passer. La bulle internet a-t-elle
mis fin aux entreprises du web? Etre dans le juste trop
tôt, c’est aussi avoir tort, et le scepticisme contagieux et
brutal de l’époque avait causé d’immenses dégâts. Mais
aujourd’hui, les plus grandes entreprises du monde sont
dans les technologies de l’internet. Internet, c’est aussi
la clé pour comprendre le potentiel des fintech. Internet
démultiplie les possibilités.
C’est bien un modèle totalement différent qui se met en
place dans la finance, de même manière qu’internet a
déstabilisé l’industrie musicale, la presse, les voyages,
les achats divers, la recherche d’emploi etc. Les fintech
ne sont en cela ni révolutionnaires, ni anecdotiques, mais
s’inscrivent dans une continuité incontournable des changements impliqués par le web. C’est pour cela qu’il ne
faut certainement confondre avec le IT bancaire, qui
fonctionne lui en circuit fermé. Assimiler IT bancaire et
fintech, ce serait comme comparer le logiciel professionnel
de voyages Amadeus avec Booking.com ou Airbnb. Ou
encore comparer Encarta avec Wikipédia. Tous ont des
finalités similaires dans leurs domaines, mais des audiences, une puissance technique et des modèles économiques radicalement différents.
Et il ne s’agit pas que de modèles B2C. Les fintech B2B
se développent, et la Suisse a clairement les capacités
pour se profiler sur un segment fintech à haute valeur
ajoutée, en cohérence avec le positionnement de sa place
financière. Ce mouvement est déjà amorcé. (Lire aussi
en page 2).n
Les leçons du dernier jugement
MADOFF. Pourquoi la théorie des red flags ne tient pas. Problème des e-mails apparemment compromettants mais tronqués.
SÉBASTIEN RUCHE
Les entités financières qui investissaient chez Madoff savaientelles qu’il fraudait? Ont-elles
fermé les yeux? Cette question
centrale dans le dossier jugé la semaine dernière à New York figure également au cœur du dernier volet genevois du scandale l’affaire Santander/Echeverria
qui sera jugée en appel ces prochains mois à Genève. Eclairage
sur la façon dont un juge newyorkais a analysé les principaux
points du dossier. Ils se retrouvent
souvent dans le cas genevois.
Les e-mails. Dans les deux affaires, des gestionnaires sont
soupçonnés d’avoir ignoré des emails leur signalant des incohérences dans la gestion supposée
de Madoff. Dans le dossier newyorkais tranché lundi dernier, le
juge relève que le plaignant cite
des passages de ces e-mails, mais
omet certaines parties nécessaires
à la compréhension de ce que
leurs auteurs savaient et
croyaient à l’époque. Comme
dans le dossier genevois, à la différence près que le procureur a
en plus refusé de faire témoigner
les auteurs des e-mails alors qu’ils
étaient disposés à s’exprimer par
commission rogatoire.
Les red flags. Les nombreux signaux d’alerte auraient dû attirer
l’attention sur l’attitude illégale
de Madoff. «Le recul est infaillible, mais relier les points en temps
réel requiert de la clairvoyance»,
affirme le juge new-yorkais.
Ce qui explique que «la théorie
des red flags» a été rejetée dans
de nombreux dossiers liés à Ma-
doff. Avec le recul, un événement
paraît avoir été beaucoup plus
probable qu’il ne l’était au moment des faits. Or une affaire doit
être jugée avec les connaissances
de l’époque des faits, pas avec les
informations obtenues par la
suite. PAGE 3
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