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Assemblée Générale CNEEA - Bulletin mars 2016

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AG - MARS 2016
e
www.cneea.fr
Coordination Nationale des Enseignants et des Écoles d’Art
Adresse pour tout courrier postal 109 rue Sébastien Gryphe 69007 LYON
Tel : (président) 06 30 79 73 55 Tel : (vice-présidente) 06 73 94 37 20
contact@cneea.fr
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CNEÉA
19 MARS 2016 Espace St Sulpice 75006 Paris
L’assemblée générale de la CNEÉA se tiendra le samedi 19 mars à Paris
à l’espace Saint-Sulpice 26 bis, rue Cassette 75006 PARIS à partir de 10h.
(Métro : 4 Saint Sulpice ; 12 Rennes ; 10 Mabillon. Rer: B Luxembourg)
signalez votre participation contact@cneea.fr
• Et si l’on parlait des assistants ? [p.3]
• Questions pour un workshop… [p.5]
• Situation ésam Caen-Cherbourg… [p.6]
• Situation EESAB… [p.8]
La convocation de l’assemblée générale
est l’occasion de faire le point sur
la situation des écoles d’art et de design
La situation des écoles a peu évolué. Il semble
que nous nous engluons dans un statut quo tant
sur les statuts des établissements que sur ceux
des personnels.
Les orientations ministérielles s’établissent
sans tenir compte de l’inadéquation des établissements aux missions qui sont les leurs et qui
sont inscrites dans leur statut.
La précarisation croissante de l’ensemble des
personnels se poursuit - la logique de projet
établissement autorise trop de directions et de
conseils d’administration à recruter sans ouvrir
les postes aux concours.
Aujourd’hui les stratégies des uns et des
autres sont de plus en plus évidentes.
Il faut conforter un système inadéquat, inadapté en jouant sur les peurs et sur les mots.
La grande inquiétude du moment serait la
main mise par l’université sur les écoles. C’est
un écran de fumée pour cacher l’enjeu essentiel: les écoles supérieures d’art et de design
vont-elles faire partie ou non de l’enseignement
supérieur.
Qu’elles soient des écoles de la création n’empêchent nullement de trouver place, une place
spécifique tenant compte des caractéristiques
des écoles, dans l’ensemble des établissements
d’enseignement supérieur qui ne comporte pas
uniquement des universités.
Ce sont d’ailleurs ceux qui s’inquiètent aujourd’hui du soi-disant risque enseignement supérieur qui dirigent les écoles et qui ne cessent
de passer des partenariats avec l’université pour
créer des doctorats dont les écoles ne sont pas
véritablement porteuses.
La CNEÉA a présenté aux deux assemblées
son point de vue sur la loi de création:
• affirmant le recrutement de professeurs titulaires pour contrecarrer le statut de professeur
associé qui devait servir à nourrir les troisièmes
cycles.
• affirmant la nécessité de poursuivre concrètement le processus engagé par l’article 85 de
la loi Fioraso pour faire évoluer le statut des
personnels.
• affirmant la nécessité de changer le statut des établissements pour qu’il corresponde
aux missions d’enseignement supérieur et aux
modes de fonctionnement collégial.
• affirmant la nécessité de réguler les recrutements et particulièrement ceux des directeurs.
• affirmant la place des écoles dans l’enseignement supérieur et la recherche avec la reconnaissance de ses propres caractéristiques.
Face à cette situation, il est important de se
mobiliser, de ne pas perdre de vue les horizons
qui sont les nôtres.
L’assemblÉe générale est ensuite
l’occasion d’élire un bureau.
Certains membres souhaitent prendre du
recul par rapport au travail important qu’ils ont
effectué pendant des années au sein du bureau
de la CNEÉA. Il est important que de nouvelles
énergies viennent soutenir l’action de la CNEÉA.
Nous invitons donc ceux qui le souhaitent à participer activement à l’action du bureau en l’intégrant.
politique générale de la CNEEA
La CNEÉA vous le savez a pour mission principale un travail d’information sur les situations
des écoles.
AG- MARS 2016 - page 2 -
e
Sur le long terme, on constate que les positions défendues par la CNEÉA sont souvent reprises et déformées par les interlocuteurs privilégiés du ministère.
Dés l’apparition des EPCC, la CNEÉA ainsi que
certaines organisations syndicales ont souligné
les limites d’un tel dispositif, dès la mise en place
des mémoires, la CNEÉA a indiqué le risque de
voir se diluer les spécificités des écoles. Les écoles d’art et de design ont toujours
proposé un modèle spécifique d’enseignement
et de formation. Elles ont toujours participé à la
vie artistique et culturelle des territoires locaux
avec exigence.
ORDRE DU JOUR
- Bilan moral de l’association pour 2015:
- Point sur les actions
- Propositions de modification des statuts
- Présentation du budget pour approbation:
- Rapport & Bilan financier
- Élection du bureau : 3 sièges sont à pourvoir. Il s’agira d’établir les horizons de travail des
nouveaux arrivants.
- Perspectives : statut des personnels, état
de la recherche, 3e cycle, journées d’étude, etc.
e
Vous trouverez en pièce jointe une procuration si vous ne
pouvez venir.
Il serait souhaitable qu’un membre au moins de chaque
école puisse être présent.
signalez votre participation contact@cneea.fr
L’assemblée générale de la CNEÉA se tiendra le samedi 19 mars à Paris
à l’espace Saint-Sulpice 26 bis, rue Cassette 75006 PARIS à partir de 10h.
(Métro : 4 Saint Sulpice ; 12 Rennes ; 10 Mabillon. Rer: B Luxembourg)
Billet - MARS 2016 -
- page 3 -
Et si l’on parlait des assistants ?
ASSISTANT TERRITORIAL D’ENSEIGNEMENT
ARTISTIQUE 1ÈRE CLASSE, QU’EST-CE QUE C’EST ?
UN PROFESSEUR QUI TRAVAILLE PLUS ET QUI
GAGNE MOINS !
mets en place des ARCs, pratique l’évaluation et le
bilan, peut suivre des mémoires et être membre d’un
jury de diplôme, DNSEP inclus.
Ce qu’il ne fait pas :
assister un professeur...
Ce que dit le texte de loi :
Le décret n° 2012-437 du 29 mars 2012, dans son article
3 spécifie, que «les titulaires des grades d’assistant d’enseignement artistique principal de 2e classe et d’assistant
d’enseignement artistique principal de 1re classe sont
chargés, dans leur spécialité, de tâches d’enseignement
dans les conservatoires à rayonnement régional, départemental, communal ou intercommunal classés, les établissements d’enseignement de la musique, de la danse et
de l’art dramatique non classés ainsi que dans les écoles
d’arts plastiques non habilitées à dispenser un enseignement sanctionné par un diplôme national ou par un
diplôme agréé par l’Etat.
Réflexion : les emplois et fonctions tels qu’on les
connait seraient donc illégaux ?
Ce que dit la fiche métier du CNFPT :
Fiche n° 04/D/31 - ENSEIGNANT EN ARTS PLASTIQUES
Cadre statutaire : Catégorie :B, A
Filière :CulturelleCadre d’emplois : Assistants territoriaux d’enseignement artistique, Professeurs territoriaux d’enseignement artistique
Cette fiche métier du CNFPT explique très clairement
les fonctions, les activités, la situation fonctionnelle
et les conditions d’exercice, les compétences nécessaires, savoir-faire et savoirs etc., dans lesquels il
apparait très clairement que ce sont bien les mêmes
pour le cadre d’emploi de professeur et pour celui
d’assistant territorial d’enseignement artistique,
d’ailleurs regroupés sous la même appellation d’enseignant en arts plastiques (seuls changent le salaire et le nombre d’heures).
Ce que fait en réalité l’assistant territorial :
Exactement la même chose qu’un professeur d’enseignement artistique (PEA-catégorie A) mais il travaille 20h au lieu de 16h pour un salaire moindre
(puisqu’il appartient à la catégorie B).
Il donne cours, seul ou avec d’autres, participe et
Réflexion : les deux documents, décret et fiche
CNFPT sont totalement contradictoires :
Le décret ne prévoit pas qu’un assistant quel qu’il
soit (depuis la réforme des catégories B, les assistants et assistants spécialisés d’enseignement artistique ont été recatégorisés en assistant 3ème, 2ème
et 1ère classe) intervienne dans des écoles qui délivrent des diplômes nationaux...Par contre, la fiche
CNFPT donne les mêmes missionS aux professeurs
et aux assistants des écoles d’art qui délivrent des
diplômes nationaux.
Parcours souvent classique de l’ASEA-ATEA:
En général, il s’agit d’un PEA vacataire ou contractuel, fatigué d’attendre les lois sur la résorption de
la précarité qui, un jour, et après de longues années
de contrats à temps «non complet», a la mauvaise
idée de passer le concours du CNFPT correspondant
au statut d’assistant, poussé par son directeur (et
souvent aussi parce que l’école n’accepte d’ouvrir
que ce poste-là, moins cher). Il y est reçu, devient
stagiaire pendant un an puis titulaire en continuant
ce qu’il faisait avant mais plus longtemps et moins
bien payé.
Problème :
Les différents acteurs (CNEEA, ANDEA, Syndicats) qui
revendiquent l’alignement des PEA territoriaux sur
les nationaux, ont totalement oublié les ASEA-ATEA
en cours de route car le statut n’existe QUE dans la
fonction publique territoriale et n’a pas d’équivalent
dans la fonction publique nationale.
Lorsque les choses se seront améliorées pour les
PEA, qu’adviendra-t-il pour les ASEA-ATEA? Leur statut sera-t-il redéfini, en fonction de leurs missions?
Les directions, au contraire, profiteront-elles du décret pour redéfinir lesdites missions en les redirigeant vers les cours périscolaires?
Hummmm...
Billet - MARS 2016 -
- page 4 -
…Et si l’on parlait des assistants ?
Les dernières découvertes ne sont pas encourageantes :
Durant l’été 2015, sur le site de l’ANDEA, sont apparues deux discrètes annonces de postes pour les
écoles de Valenciennes et d’Angoulême.
Ces écoles recherchaient des « techniciens d’assistance pédagogique » chargés pour Valenciennes du
laboratoire photographique, pour Angoulême de
l’édition.
Prenons simplement l’exemple de Valenciennes :
Le profil recherché était le suivant :
• Formation : Photographe plasticien(ne) diplômé(e)
(DNSEP, Ecoles de photographie) averti(e) des enjeux
de la création contemporaine
• Statut demandé : adjoint du patrimoine (catégorie
C-filière culturelle plutôt archives ou bibliothèque)
ou agent de maîtrise (catégorie C-filière technique):
La différence entre la formation demandée et le statut recherché est déjà très parlante…
• Missions (citons…)
-Transmettre les bases techniques et les pratiques
liées aux outils de la photographie numérique et à
ses modes extensifs de présentation
- Assurer le suivi technique des projets des étudiants
- Participer à la mise en oeuvre des projets pédagogiques et culturels (workshops, expositions…) de
l’établissement
- Organiser le fonctionnement de l’atelier photo ; gérer le matériel photographique et les fongibles.
- Organiser le prêt de matériel : planning des réservations, vérification au retour des matériels, inventaire, entretien ...
- Faire les prises de vue des diplômes et événements,
constituer une base images pour la diffusion des activités et l’archive
Le savoir-faire étant (citons toujours…) :
- Maîtrise technique de toutes les étapes de la photographie argentique et numérique.
- Capacité à transmettre son savoir
- Capacité à suivre la réalisation des projets et travaux des étudiants en favorisant la cohérence des
choix techniques avec la nature des projets
- Capacité à gérer des dossiers (commandes, inventaire, archives)
Reste la durée du travail :
40h/semaine en période d’accueil des étudiants (du
lundi au vendredi / 8 heures par jour)
Et voilà tout est dit !
Voilà ce qu’on fait d’un statut incohérent dont on ne
sait plus quoi faire, quand, honteusement, on lui demande de faire le boulot d’un prof sans le payer à
hauteur de la demande. On le tire vers le bas, en le
faisant travailler 40h pour un SMIC, mais on espère
quand même trouver un bac + 5 !...
Sans doute, comme c’est le cas déjà dans certaines
écoles, un bon nombre d’étudiants fraîchement diplômés seront ravis au début d’accepter ce type de
travail…pour renoncer sans doute assez rapidement
dès que l’opportunité se présentera.
Pour info : A ce jour, à notre connaissance, aucune
fiche métier n’existe sur le statut de « technicien
d’assistance pédagogique », ni dans la filière technique, ni dans la filière culturelle…
e
Billet - MARS 2016 -
- page 5 -
Questions pour un workshop…
Depuis des années se sont développés
dans nos établissement les workshops. Ce sont des
phases actives et participatives de la pédagogie.
Elles permettent aux étudiants d’appliquer et de vérifier par la pratique les enseignements en lien avec
un élément concret :
Un artiste ou un auteur : workshop personnalité
Une matière et/ou sa transformation : workshop matériau ou process
Un thème ou un questionnement : workshop thématique
Un entreprise ou une institution, ses savoir-faire ou
ses méthodes : workshop entreprise ou donneur
d’ordre
Une tendance générale dans nos écoles a amené à
multiplier les formules de ce type, stimulant dans de
nombreux cas la notion de production et des interrogations sur ses implications. De nombreux professeurs imaginent, encadrent et évaluent quotidiennement des workshops pour le plus grand bénéfice des
étudiants.
Mais un workshop a un coût certain lié à l’invitation
et à la réception d’une personnalité, à l’achat d’un
stock de matériau ou d’une publication associée.
Dans le contexte économique actuel, la formule du
workshop entreprise ou donneur d’ordre est tentante dans l’esprit de nombreux directeurs ou administrateurs car elle permet la prise en charge totale
ou partielle du budget par l’entreprise partenaire.
Certains administrateurs de nos EPCC voient aussi
sans doute dans ces opérations une façon de développer les « ressources propres » des établissements. Il existe aujourd’hui une réelle pression pour
multiplier les workshops entreprises ou donneur
d’ordre alors que les nécessaires exigences pédagogiques de l’exercice sont laissées de côté.
Des libertés sont prises qui amènent parfois à oublier les règles juridiques les plus élémentaires.
• Ici, on a pu regretter que des étudiants travaillent
sur une demande soumise par le donneur d’ordre
sans qu’aucun retour d’aucune sorte ne leur parviennent jamais (Apport pédagogique nul).
• Là, c’est l’utilisation de travaux d’étudiants par
l’entreprise ou son service Com sans contrepartie
pour l’auteur, sans contrôle et sans autorisation
d’utilisation (Mépris de règles déontologiques et du
droit de la propriété).
• Que dire des pseudo concours (parfois rendus obligatoires comme un cours important…) qui cachent
de véritables études de tendances à vil coût
(Escroqueries marketing).
Disons tout de suite que ces cas restent rares, mais
ils n’en sont que plus insupportables et risquent
dans l’avenir de se multiplier sous diverses pressions (lobbies, tutelles, services économiques divers,…).
Disons aussi que ces pratiques sont parfois couvertes par des professeurs inexpérimentés ou tenus
par un statut fragile et corvéable.
Le danger que ces opérations dégradées, très minoritaires répétons le, risque de faire courir aux écoles
est grand. Les professeurs qui encadrent ces travaux
sont eux aussi soumis à des risques qu’ils ont du
mal à évaluer. Nos étudiants constituent une cible
tentante pour beaucoup, et aliéner leur « services »
à une structure extérieure n’est pas un geste anodin.
C’est pourquoi la CNEÉA demande depuis des années qu’une charte de bonne conduite claire et
simple soit établie pour protéger nos étudiants,
nos professeurs et nos écoles. Nous lançons une
réflexion autour des excès et des dérives qui ont
parfois émaillé certains workshops en relevant en
toute confidentialité les situations extrêmes portées
à notre connaissance.
Nous appelons les professeurs qui auraient eu à
connaître des situations limites à leurs yeux à nous
faire savoir leur réserves sur ces cas. La CNEÉA s’engage à la plus complète discrétion concernant les
noms des professeurs, des écoles et des partenaires
concernés afin de ne mettre personne en porte-àfaux.
Une journée d’étude des risques encourus par tous
dans ces situations permettra d’édicter des règles
simples et non contraignantes afin de servir de repère à chacun.
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Billet - MARS 2016 -
- page 6 -
Situation ésam Caen-Cherbourg…
janvier 2016
Après plus d’un an d’une crise profonde, les enseignants de l’école supérieure d’arts et médias de
Caen/Cherbourg, ont estimé qu’il était devenu indispensable et urgent d’attirer l’attention du HCERES, en
tant qu’autorité indépendante responsable de l’évaluation de l’enseignement supérieur, sur les nombreux
problèmes rencontrés dans leur établissement. Ils ont
ainsi fait parvenir un courrier très argumenté, le 14 décembre 2015, pour demander un report d’évaluation au
président du HCERES, Monsieur Michel Cosnard, et ont
adressé par la même occasion une copie aux différentes
personnalités décisionnaires que sont Madame Fleur
Pellerin, ministre de la culture et de la communication,
Monsieur Michel Orier, directeur général de la création
artistique du ministère de la culture et de la communication, Monsieur Pierre Oudart, directeur adjoint chargé
des arts plastiques à la direction générale de la création
artistique du ministère de la culture et de la communication, Madame Isabelle Manci, inspectrice à l’inspection
de la création artistique du ministère de la culture et de
la communication, Monsieur Marc Pottier, président du
CA de l’ésam Caen/Cherbourg, et plus récemment, début janvier 2016 à Thierry Mandon, secrétaire d’État, en
charge de la Recherche et de l’Enseignement supérieur,
pour les informer de cette démarche espérant une réponse concertée de leur part. Depuis lors, et à quelques
semaines du rendu de ce rapport, aucun des destinataires de ce courrier n’a répondu au cri d’alerte lancé par
l’équipe enseignante, laissant par conséquence dans
l’inconnu l’ensemble du personnel de l’établissement et
les étudiants, tous concernés par l’impact de cette évaluation sur l’avenir de leur école.
Ce courrier revenait sur l’historique de la situation de
l’ésam Caen/Cherbourg depuis la création de l’EPCC en
2011 qui avait entraîné la suppression définitive de toute
direction sur le site de Cherbourg, sans mise en place
d’une direction générale des études et de la recherche.
Au vu des critères requis pour mener à bien la rédaction
du rapport, qui doit être remis au HCERES très
prochainement, l’équipe enseignante estime que les
conditions ne sont pas actuellement réunies pour le remettre. Les défaillances des instances et la collégialité
rompue empêchent de construire et de mener à bien,
dans le calme requis et avec l’ensemble de la communauté pédagogique, le projet pédagogique et de recherche de l’établissement.
Les problèmes, au regard de l’inventaire sommaire ici
listé, sont multiples :
• Problème de représentation du personnel au Conseil
d’administration (un seul enseignant du supérieur élu)
• Dysfonctionnements du Collège pédagogique et du
Conseil des études et de la vie étudiante (dus à
des ordres du jour souvent envoyés moins de 24h avant
la séance, des « Projets de Compte rendu »
très orientés et partiellement restitués, …)
• Coordinations d’option incomplètes (depuis janvier
2015 il n’y a plus de coordination de l’option art)
• Absence de Conseil scientifique (alors qu’il est annoncé comme déjà créé en 2011 lors du dernier
rapport AERES, comme sur le site de l’établissement)
• Absence de direction des études et de la recherche
(l’équipe pédagogique n’a pas d’interlocuteur de
référence et la majeure partie des enseignants participant au laboratoire de « l’art et de l’eau » l’ont
quitté en décembre 2014)
• Absence de coordination pour le site de Cherbourg (fragilisant et vidant d’année en année l’école,
avec 4 étudiants inscrits en 2ème à la rentrée 2014 et
plus aucun étudiant de 3ème année depuis la rentrée
2015)
• Dialogue rompu avec la direction engageant une absence de concertation (le travail du Collège
pédagogique n’est pas pris en compte et les décisions
sont prises arbitrairement et de façon
autoritaire)
• Désorganisation administrative (les contenus de cours
ne sont pas diffusés depuis 4 ans, les grilles de
crédits publiées dans le livret de l’étudiant sont inexactes
et partielles...)
• 5 postes d’enseignants à plein temps non remplacés
ou remplacés très partiellement (un arrêt longue
maladie, deux mises à disposition et deux mutations,
tous remplacés par deux mi-temps, un 8e de
temps et des workshops, ce qui ne comprend plus de
présence pour les entretiens, les suivis de mémoires, les
différents jurys d’évaluation, de diplôme ou de concours)
alors que les effectifs augmentent graduellement (248
étudiants sur les deux sites en 2012 avec une équipe au
complet et 292 à la rentrée 2015)
La nature des problèmes nuit à l’élaboration commune
et sereine du document d’évaluation.
Suite à une synthèse de Madame Isabelle Manci, en
avril 2015, faisant état de nombre des dysfonctionnements évoqués, et dont le rapport définitif n’a jamais
été présenté au personnel de l’établissement rendant
sa publication encore aujourd’hui impossible, Monsieur
Jean-Marc Réol, chargé de mission, est arrivé en juin
Billet - MARS 2016 -
- page 7 -
… Situation ésam Caen-Cherbourg
2015 et a pu s’entretenir à plusieurs reprises avec les enseignants des différentes options. Ce dialogue a permis
d’élaborer un certain nombre de perspectives possibles
pour l’avenir du projet pédagogique et de la recherche
à partir du constat et du bilan des expériences passées
mais le contexte actuel ne permet pas de formaliser
correctement les propositions issues de ce travail et de
construire une véritable stratégie pédagogique pour les
années à venir.
Étant donné l’inexactitude voire l’inexistence de nombreux documents produits par l’administration attestant
des activités en terme de pédagogie et d’adossement à
la recherche, et qui sont des éléments d’appréciation
décisifs pour l’autoévaluation du HCERES, les enseignants s’inquiètent de la qualité du rapport qui sera remis
par la direction au risque de mettre l’EPCC en difficulté. Il
est important de préciser, qu’à leur connaissance,
il n’a pas été prévu de présentation du rapport à l’ensemble de l’équipe pédagogique avant son envoi. Les
enseignants sont donc très inquiets et espèrent se faire
entendre par le présent communiqué de la cneéa.
9 janvier 2015 – Suspension sans sommation des primes
de coordination pour n’avoir pas siégé au Collège
pédagogique du 8 janvier.
10 janvier 2015 – Courriers de mise en demeure envoyés
à plusieurs enseignants pour s’être rendus à l’AG du
8 janvier.
13 janvier 2015 – Demande de démission du directeur et
de refonte des instances signée de 150 étudiants et
27 professeurs auprès des élus du Conseil d’administration.
12 février 2015 – Lors du Comité technique, la représentante des enseignants du supérieur défend le profil de
poste pensé collectivement par l’équipe enseignante
pour un directeur des études et de la recherche haut
placé
dans l’organigramme. Elle n’est pas suivie par la direction et nombre de membres élus qui lui opposent un
profil de poste trop édulcoré au vu des enjeux. Le Conseil
d’administration avait, à l’époque, acté la nécessité
de créer un tel poste mais, depuis, n’y a donné aucune
suite.
—
Historique de la crise de l’ésam Caen/Cherbourg
Mars 2015 – Inspection de Madame Isabelle Manci pour
évaluer la situation.
Juin 2014 – Reconduite du directeur en place par des élus
nouvellement nommés au Conseil d’administration
malgré l’abstention du représentant du personnel administratif et technique, du représentant des enseignants
du supérieur et deux votes contre venants des deux représentants des étudiants.
10 avril 2015 – Lecture de la note de synthèse du rapport
de Madame Isabelle Manci au Conseil
d’administration, allant dans le sens des dysfonctionnements pointés par l’équipe enseignante et préconisant
l’envoi d’un chargé de mission.
Avril-mai 2015 - Courriers et rencontres avec les élus.
3 octobre 2014 – Premiers courriers et rencontres avec le
président du Conseil d’administration pour l’alerter
des conditions catastrophiques de la rentrée dont l’instauration de cours en visioconférence pour ne plus se
déplacer pour seulement 4 étudiants inscrits en 2ème
année sur le site cherbourgeois.
Novembre-Décembre 2014 – Courriers et rencontres avec
les élus pour lister l’ensemble des
dysfonctionnements.
16 décembre 2014 – Au Conseil d’administration, une
délégation d’enseignants prend la parole pour exposer
l’ensemble des dysfonctionnements, ainsi que les représentants du personnel administratif et technique et des
étudiants. Le projet de compte rendu n’en fait aucune
restitution.
8 janvier 2015 – Assemblée générale d’enseignants et
d’étudiants à Cherbourg pour évaluer la gravité de la
situation.
Juin 2015 – Envoi d’un chargé de mission Monsieur JeanMarc Réol pour rencontrer et travailler avec
l’équipe enseignante à la réorganisation du projet pédagogique et de la recherche.
Octobre 2015 – Malgré des mails d’enseignants pour demander la tenue d’élections pour élire leurs membres
à l’Andéa, la direction n’y donne aucune suite et l’équipe
enseignante n’a pu participer aux Assises Nationales
se tenant tous les 10 ans.
5 novembre 2015 – Une délégation d’enseignants intervient à nouveau au Conseil des études et de la vie
étudiante pour revenir sur les nombreux dysfonctionnements se multipliant au sein de l’école et entravant leur
travail. Le projet de compte rendu envoyé par la direction
diffère de celui rédigé par les enseignants présents
et ne rend pas compte de l’ampleur de certains échanges.
e
Billet - MARS 2016 -
- page 8 -
Situation EESAB …
L’EESAB (Brest, Lorient, Quimper, Rennes) a
fortement tangué tout au long de l’année 2015. En
décembre dernier, le Directeur Général/directeur du
site de Rennes n’a pas obtenu l’autorisation de poursuivre son mandat jusqu’à son terme (juin 2016),
donc au-delà de l’âge de sa retraite (65 ans en juin
2015). Il a été remplacé à la tête du site de Rennes
par la directrice adjointe, pendant qu’on lui confiait
une mission. À partir de juin 2015, le secrétaire général et la directrice de Rennes ont assumé l’intérim
de la Direction Générale.
Un premier recrutement du futur DG a été annulé.
Le second vient de nommer la directrice du site de
Quimper au poste de DG. Simple jeu de chaises musicales.
Les dernières élections internes avaient vu les personnels massivement se désengager. Pas de listes,
peu de candidats au CA, aux comités de sites et au
Conseil pédagogique. L’administration a été réduite
à procéder à des tirages au sort. Les “ tirés au sort ”
démissionnant parfois dans l’heure.
Il n’est pas inutile de savoir que les instances de
l’EESAB (CA, CT, Conseil pédagogique) sont doublées de réunions préalables qui les vident de leur
contenu. Ainsi, le CA est précédée d’une réunion
des personnes publiques qui ne sont autres que les
membres du CA moins les représentants du personnel et les personnalités extérieures. C’est là que les
décisions sont concoctées. Le CT est précédé d’une
réunion syndicat/employeur qui traite de toutes les
questions relatives au personnel. Le Conseil pédagogique est précédé ou suivi par le Comité de Direction qui décide. C’est ainsi que la démocratie est
court-circuitée.
Au chapitre social, des suppressions et réduction
de postes ont eu lieu au sein de l’EESAB, entraînant
CNEÉA BULLETIN D’ADHESION ANNÉE 2016
Nom
le non-renouvellement du contrat d’une collègue de
Brest au prétexte d’une ré-organisation des services
et le non-remplacement d’un départ en retraite à Lorient. La précarité s’installe durablement, avec un recours non-négligeable aux vacataires (illégaux).
Les rapports avec les syndicats se sont tendus au
point que la CGT a boycotté durant neuf mois le
groupe de travail établissement qui prépare le Comité Technique. D’une façon générale, les rapports humains se sont dégradés, entraînant des accrochages
sérieux entre administration et enseignants sur au
moins un des sites.
Quant aux projets de recherche et les actions internationales, ils sont à la discrétion de la DG, en l’absence de Conseil scientifique, stimulant de ce fait les
comportements opportunistes.
Ce sont là les faits. Une vision plus intime montre
des problèmes financiers s’accroissant, un désengagement des personnels, une totale absence de
démocratie, la concentration des décisions entre les
mains du complexe politico-administratif, la mise
à l’écart des enseignants, une extension de la bureaucratie au détriment de la pédagogie, choses
que l’EESAB partage avec quasiment toutes les EPCC
créés dans la cadre de la réforme des écoles supérieures d’art. On assiste ainsi à un délitement progressif de l’établissement qui perd de sa vitalité, de
ses énergies.
Comme on l’a vu, cet état s’aggrave du fait de l’incapacité de l’EESAB à s’extraire du localisme propre
au réseau culturel breton qui fait que les mêmes
personnes dirigent les établissements culturels depuis des décennies (FRAC, TNB...). Ainsi s’aggrave le
provincialisme de l’établissement à une époque où
on l’enjoint de se lancer dans des partenariats internationaux...
adhésion: 30 euros
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
École de . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Situation d’enseignant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tél (fixe) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél (mobile) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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