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Antoine TURMO
Adresse : VI* Union
Régionale C. N. T.
Bourse du Travail
Place Salnt-Sernin
TOULOUSE (H.-G.)
*
ABONNEMENT
A n n u e l............... 20,00 F
Semestrlel . . . . 10,40 F
Paiements: Celma Michel,
4, m e Belfort, Toulouse.
C.C.P. N« 952-38
N
157
V W W W W W W W W W /V ^S/V W W »
C E U X
3 JANVIER 1965
lenerrekiopoikiiei maxnetilmi
UNE LETTRE INEDITE
ui
DE LA RESISTANCE
LET T R E DE KROPTOKINE
Viola, Bromley, Kent,
5 mars 1902.
" Mon cher ami,
■> OUS nous demindons pulir quels motifs, le général de Gaulle a
J^ l
sc.nti le liesoin de célébrer la tardlve cérémonie du transfert
*" ^
des cendres de Jean Moulin au Panthéon. Nous estimons d’un
goút douteux, presque morbide, cetie manle de promener des os et
des cendres communc a tous les régimes plus ou moins dictatoriaux.
Et les ínènics rites les president : La nuit, la lumière des torches,
le martellement des pas. les cris rituels, les musiques adequates...
Nous pensons, e.n ce moment, à ce qui fut le ceremonial moyenageux
du letour des cendres de l’Aiglon, ramenées par Hitler dans la France
occupée; son entrée nocturne, sinistre, aux Invalides, les uniformes
allemands tronant partout, à eóté des uniformes français, places au
second plan Et nous pensons aussi à ce qui fut la promenade frénetiquc des resteu de José Antonio, le fondateur de la Phalange espa­
bilóle, du cimetière d'Alicante, oü il fut enseveli, après son execution,
à la cripte du Monument aux Morts, à Cuelgamuros. Voyage sanglant,
marqué par les salves des pélotons d’exécution qui « célébraient »
le passage du cadavre, fusillant autant d’hommes que le mois avait
de jours, la nuit de chaqué étape. Rituel de fous, qui rappelait étrangément ce qu’avait été, quatre siècles auparavant, la chevauchée sans
répil de Jea.nne la Folie à travers l’Espagne, promenant le corps de
son mari Philippe le Bel de cathédrale en cathédrale... Sans l’accompagnement sinistre des exécutions... pourtant. Mais toujours les haltes
dans la nuit, les flambeaux, les chants de guerre et de mort...
Pourquoi chercher à fare naítre du souvenir de Je a n Moulin et
de tous ceux qui sont tombés dans la lutte pour la libération de
France, de tels parallélismes inévitables ? Jean Moulin fut un hom me
courageux et simple, qui réalisa l’unification de toute la Résistance
française... suivant les ordres, ou les devançant, du général de Gaulle,
point qui reste à éclaircir. Avant lui, avec lui et après lui la moisson sanglante des allemands sur la terre française ne regarda pas
les idéologies ni les nationalités de ceux qui furent sacrifiés. Pour
cette libération du sol l’rançais moururent des polonais, des juifs,
des espagnols par milliers. Fusillés comme otages, brillés vifs à
Rouffignac, à Oradour, dans la forèt de Buzet, pendus à Tulle, tués
en combats ou dans les camps de la mort... Si on a voulu les
honorer tous dans les honneurs rendus à Je a n Moulin, il faut dire
qu’ils n’en avaient aucun besoin, que le meilleur hommage qu’on
peut leur rendre, est de s’efforcer de démontrer qu’ils ne sont
morts pour rien.
Et, dans eet ordre d’idées, le général de Gaulle s’est-il demande,
les hommes qui le secondent dans sa politique se sont-ils demande
si Je an Moulin et tous ceux qui, comme Jean Moulin, sont morts,
avaient-ils imaginé le destin de la France tel quel est, vingt ans
après leur mort ? Sont-ils morts pour cette France-Ià ? Parce que
tous ceux qui sont tombés dans les rangs de la Résistance ne mouraient pas seulement pour chasser l’envahisseur du pays : ils mouraient pour défendre « une certaine idée de la France » qui devait
se faire après la libération. Beaucoup faillirent à leur tàche, car
on n e sut pas profiter des possibilités qu’offraient les premiers mois
de confusión et de faiblesse de l’Etat. Mais dans l’échec de ce
qu’aurait pu étre l’organisation d’une France nouvelle, entre pour
beaucoup la hàte avec laquelle le général de Gaulle se précipita
à Paris pour s’emparer d’un Pouvoir « qu’il ne fallait pas laisser
aux mains des communistes «... mais qui, en ce moment, ètait
surtout aux mains d’Herriot. II ne fallait pas, surtout, laisser la
France aux hommes de gauche, qui auraient pu lui donner le sens
de la vieille République jacobine du père Combes, l’apótre de la
laïcité; du pacifiste Jaurès et, plus près de nous, dans la Résis­
tance mème, d’hommes à l’esprit largement ouvert comme Cassou,
Camus et tant d’autres.
Ceux qui moururent, comme ceux qui restent, de cette Résis­
tance héroïque et courageuse, qui se fit, non à Londres, mais dans
la France mème, avaient « une certaine idée de la France » qui
n ’est pas, et de loin, la réalité de la Gaulle d'aujourd’hui.
Les cendres de Je an Moulin au Panthéon, ne donnent, aux
ombres de ces morts pour rien, aucun apaisement, aucune satisfaction.
Prix : 0,50 F
» J'a i lu votre lettre avec beau­
coup d’intérèt — personnel et
général — et je voudrats pouvoir
y répondre tout au long. ainsi que
discuter un des points essentiels
— l’individualisme (1). Peut-ètre
le feraisJ je un jour, pour l’indi­
vidualisme, sous forme d’articles.
En tout cas, je tàcherai de vous
répondre maint anant sans entrer
dans de trop long détails.
s> J 'aborde le point central de
votre lettre — celui oü vous demandez, pourquoi la jeunesse ne
vient plus, comme elle venait en
11890-1894. « C’est qu’aüors »,
dites-vous, « on était avec tout
ce mouvement d’art et de littérature libertaire... », etc.
» Eh bien, on l’est encore. Seu­
lement, ce sont eux qui ne veulent plus de nous, tant que ça,
et qui après nous avoir donné
quelques camarades, sont maintenant ce qu’ils ont toujours été :
épicuriens,
individualistes t r è s
bourgeois, qui trouvent évidemment dans
Nietzsche
(comme
leur prédécesseurs trouvaient dans
« Darwin ») mieux leur affaire,
ou plutót leur excuse, que dans
lanarchie.
» Le mouvement de 1890-1894
s'explique, à mon avis. de cette
façon
La jeunesse ouvrière
avqit cru (l’agitation boulangiste
creant une atmosphère inquie­
tante) qu’il sufñrait de quelques
dévouements heroiques pour provoquer la révolution. Des gens sérieux et instru’ts de la bourgeoisie l’avaient cru de méme. On
s’est aperçu depuis que c’était une
¡Ilusión, et forcé fut de s’atteler.
en France comme ailleurs au lent
travail d’organisation et de propagande préparatoire au sein des
masses ouvrières. C’est la phase
oü nous sommes en ce moment.
» Quont à la jeunesse bourgeoise, elle a toujours aimé en F ra n ­
ce — entre l’àge de 19 et de 30
ans — les affirmations hardies et
épatantes. La négation. le « nihi­
lisme » de l’anarchie les a en­
trames. D’autre part, le dévouement de la jeunesse ouvrière, leur
sacrifice et leur immolation de
soi-mème les a impressionnés. Et
enfin. un mouvement pareil à
celui du nihilisme de Bazarofï
— mouvement de moeurs Kulturbeewgung — pour s’afïranch r de
certains — mensonges conventionnels. est mür en France. II
s’est produit. Avec cette difíérence qu’en Russie le mouvement
de moeurs nihilistes 11859-1869)
fut suivi du mouvement popula- elle en a eu assez, dés que le pit1'iste, v .narod
tandls qu’en toresque,
le
dramatique,
s’est
France rien de pareíl ne s’est ralenti et qu’il a fallu s ’atteler á
produit. C’est pourquoi le mouve­ la besogne lente de tous les jours.
- « J e suís venu à vous parce
ment révolutionnaire n’y a ríen
gagné dirretement. Oü sont les que je croyats la révolution pro­
mais je vois maintenant
Miraboau ? Oü sont les auteurs che
de dithyrambes à Ravnchol ? que c'est un travail d’éducation
Qul est venu s’atteler à la beso- qui est nécessaire. » Que de fols
gne révolutionnaire ? Cette jeu- Je l’ai entendu dire depuis vingtneses a-t-elle donné un seul qul cinq années ! lis se sont amusés
vient relever les vieux ? — Nihil. du pittoresque de Ravachol, de
» Cette jeunesse est aujourd'hui Valllant, de Pauwels (3) — et ils
Nietzschéenne, parce que — com­ sont rentrés dans leur petit trainme vous le dites trés bien — le train dès qu'ils se sont aperçus
qu'on leur demandait de prouver
par des sacriflecs, leur soif de
liberté. Je ne leur demande pas
d’actes de révolte individuelle; les
épicuriens n ’en font pas. Mais
méme pour défendre la cause des
opprimés (voyez le dernier appel
de Grave), pour l’école libertaire,
pour les petits soins de la propagnnde au jour le jour — oü
sont-ils ? II faudra encore trouver des travaRleurs ! Connaissezvous un mouvement, une prise
d’ai-mes,
plus
improductif
en
hommes pour le mouvement subséquent ? (4).
» Pourquoi ? — Par e ? que l’individualisme étroitement ego'xste
— tel qu’on l’a présenté depuis
Mandeville (Fable of the Bees)
jusqu’a Nietzsche et les jeunes
anarchistes français — ne peut
inspirer personne. II ne contient
rien de grand, d’enlraínant.
» J ’irai méme plus loin — et
Max NETTLAU
ceci me semble de haute imporNietzschéanisme est un des spu- tance (une nouvelle philosophie
rious individualismes. C’est l’in- à développer) : Ce qu’on a apdividualisme du bourgeois, qui ne pelé jusqu’à ce jour « individua­
peut exister que sous la condition lisme », n ’a été que du béte
d’oppression pour les masses et égoïsme qui mène á l’amoindris— notez-le bien — de laquaiisme, sement de l’individu. Béte, parce
de servilisme vers la tradition, qu’il n ’était pas de l’individualisd’oblitératian
de
l’individualité me du tout. H ne menait pas à ce
dans l’oppresseur lui-méme, aussi que l’on avait posé comme but :
bien que dans la masse opprimée. le développement complet, large,
La « helle béte blonde » est, au le plus parfait attainable de l’in­
fond, une esclave — esclave du dividualité. Personne, sauf Ibsen,
roi, du prétre, de la loi, de la n ’a su, ce me semble, s’élever á
tradition — un numero sans indi- la conception du vrai individua­
vidualité du troupeau exploiteur. lisme; et lui encore, l'ayant entrevu par une visión du génie,
» Ce n ’est pas parce que nous
n’est pas parvenú à l’exprimer de
sommes devenus trade-unionistes
façon à se faire comprendre. Tout
que cette jeunesss nous a quittée (2). Attirée par le pittoresque,
(Suite en page 2.)
LE JAPON - Une fourmillère hmme
Le fourmillement dans les rues,
aux heures d’affluence dans les
grandes valles, est une des réalités
qui surprend le plus les touristes
en visite au Japón. La population
de ce pays est actuellement de
95 millions, et on prévoit qu’avant
1970 elle atteindra les 100 mil­
lions.
Sa densité démographique était,
en octobre demier, de 255 personnes au kilométre carré, alors que
celle du Cañada ne dépassant sürement pas 5 et celle des EtatsUnis 25. Sous cet angle, le Japón
tient dans le monde le quatriéme
rang, venant immédiatement après
la Hollande, la Belgique et For­
móse.
Cette forte densité de la popu­
lation provient d’abord de l’e.xigui'té du pays. Par suite de sa
défaite en 1945, le Japón a été
réduit, en son territoire, de 45 sc.
II a perdu la Mandchourie, la
Coree, Formóse, ainsi que son pro­
tectorat sur plusieurs iles du Paci­
fique; de son territoire proprement
national ont été occupées par la
Russie les íles Kuriles et par les
Etats-Unis les iles Ryukus. II
resta done au Japón, pour loger
sa population, un territoire dont
l étendue correspondait à peu près
au tiers de l’Ontario.
T A U X
DE LA NATAL1TE
I
Un autre des principaux facleurs qui pnt contribué à élever
la densité de la population, c ’est
le taux des natalités. II était, par
millier de personnes, de 36 en
1920, de 30 en 1937, de 34 en
1947... de sorte que la population
— Mon père est à la Recherche scientifique. II gagne 100.000 AF.
Un mercenaire au Congo en gagne 180.000. Décidément
on doit se
faire mercenaire. .
COMMENT AIRES
DIA TRAS DIA
L a R e v o lu c ió n
N dos periódicos libertarios, el uno escrito en lengua trancesa
y el otro bilingüe, se ha desarrollado una polémica que ha
tomado innecesariamente un tono agrio. Culpemos de ello al
estado general de los .nervios, usados por la vida moderna.
La polémica era en torno a la revolución. ¿Es o no útil y
utilitaria hoy la revolución? Según el escritor libertario que. ha
iniciado, con ciertas afirmaciones, la polémica, hoy las revoluciones,
« ne sont plus payantes », porque de ellas se apoderan los bolche­
viques y sirven para entronizar otras dictaduras.
En su ingenuidad, este escritor libertario cree que en España,
por ejemplo, sin necesidad de revolución, podría instalarse un régi­
men de libertad, con atisbos socialistas y con prácticas económicas
igualitarias.
Nosotros sabemos sobradamente el peligro que a toda revolu­
ción hacen correr los que consideran que sólo apoderándose del
Poder y por medio de dictaduras, pueden canalizarse las revoluciones
hacia soluciones no capitalistas. La experiencia de la Revolución rusa;
la de la española; la cubana y la más reciente todavía de Argelia,
evidencia hasta la saciedad el riesgo que corren hoy todos los movi­
mientos revolucionarios.
Pero, con todos los riesgos — que han existido siempre, aunque
quizá no con el carácter sistemático y la organización, científica de
la práctica del golpe de Estado que hoy existen — no hay, no ha
habido, para los pueblos oprimidos y las masas sedientas de Justicia
más recurso que la revolución. Además, muchas veces las revoluciones
se producen independientemente de la voluntad de los propios revolu­
cionarios. En repetidas ocasiones hemos dicho y repetido que el 19 de
julio de 1936, no pensábamos hacer la revolución en España. La revo­
lución vino como consecuencia del propio levantamiento fascista y de
la propia actitud de las fuerzas políticas y económicas de la burguesía.
Hoy mismo, la revolución puede venir en España, cuando menos
lo esperemos, como consecuencia de una huelga, de un tumulto .deter­
minado por causas múltiples. ¿Quién puede prever y determinar de
antemano los movimientos de las masas, las razones a que obedecen
en sus reacciones colectivas?
En todo momento, la misión de los anarquistas, señalada y expuesta
con lucidez por Bakunin y por Maiatesta, sobre todo, es aprovechar
todos los movimientos de las multitudes, donde quiera que ellos se pro­
duzcan. para darles carácter social y conducirlos lo más lejos posible
en el terreno de las realizaciones revolucionarias. Hoy, esta misión espe­
cífica sigue siendo la misma, agravada por la .necesidad de evitar que
otras fuerzas si apoderen de la revolución y la desvien. No siempre se
conseguirá este objetivo, pero si renunciamos por anticipado a interve­
nir y a encauzar los movimientos revolucionarios, entonces sí que
quedará lihrc el camino para los aprovechados bolcheviques de todas
las revoluciones, sean éstos comunistas stalinianos, castristas o no
importa qué nuevos istas agreguemos al panorama.
La Revolución es un fenómeno inevitable, con el que hay que
contar para impulsar el progreso de los pueblos, como hay que con­
tar con los terremotos, las erupciones volcánicas, los ciclones, las
tormentas, revoluciones de la naturaleza. Hay pueblos que jam ás se
verán libres ni darán pasos hacia adelante, si no se movilizan sus
masas y se producen estallidos revolucionarios. En este orden de
cosas, están diversos países de Europa, entre ellos España, y todos
los países de América del Sur. Y a no hablamos del Africa y del
Asia, donde, además de las revoluciones de masas, hay toda una
revolución de fondo a efectuar en las creencias y en las costumbres.
¿Podemos los anarquistas inhibirnos del destino de esas enor­
mes masas humanas, renunciar a lo que ha sido nuestra finalidad
manumisora? El anarquista es, ante todo, un hombre, y nada de
lo humano puede dejarle indiferente. El día que se encerrase en
una torre de marfil y se hiciese insensible e invulnerable a los
grandes debates y problemas humanos, entonces sí que el an ar­
quismo desaparecería, como idealidad, como filosofía y como movi­
miento.
¿Quiere esto decir que hemos de ser fanáticos de la Revolución
y que hemos de practicarla como practican el arte los estetas? No.
Nosotros no somos partidarios de la revolución por la revolución,
pero lo hemos sido, lo somos, debemos serlo de la revolución como
uno de los medios de impulsar él progreso, de restablecer la justicia,
de devolver la libertad a los hombres y a los pueblos que la han
perdido.
Con todos sus riesgos pasados, con sus riesgos presentes y con
sus riesgos futuros, procurando llevar la barca a buen puerto, sal­
varla de los escollos y conduciéndola lo más lejos posible en el
terreno de las conquistas de mayor bienestar, de más libertad, de
más justicia y de más derecho. Combatiendo todos los absolutos y
todos los absolutismos. Pensando que hay que restar siempre sumas
a la autoridad, hasta hacerla inexistente. Denunciando todas las
encarnaciones pasadas, presentes y futuras del Estado y acostum­
brando a los hombres a vivir sin necesidad de gendarmes, que lo
encarnan.
Sólo así haremos obra anarquista. Obra eficaz. Obra revolucio­
naria.
Federica MONTSENY
E
J o rg e F e d e ric o N I C O L A I
El talento y ejemplar conducta
de Nicolai, que a los 91 años
acaba de morir en Chile, ejercie­
ron en mi tal influencia, que no
puedo por menos de dedicarle
unas líneas.
Alrededor de 1922, al entrar en
los talleres de «La Protesta», salía
un hombre para mi desconocido
en compañía del compañero Mora.
Al encontrarme con uno de los
administradores del diario, me
dijo: «Ese que sale con Mora, es
Jorge Nicolai: anda pasando más
hambre que el perro de un ciego,
pero no hemos podido hacerle co­
ger un centavo. Y Mora, lo invitó
a comer.»
Según las noticias, Nicolai mu­
rió en una situación de penosa
miseria. Lo que puede deberse a
un lamentable descuido o a su
extremo puritanismo. Y también
puede darse el caso de que las
condiciones en las que alguien
vió una negra miseria, eran para
el gran sabio una holgada abun­
dancia.
«La Protesta» tenía destinada
una ayuda mensual para Nettlau,
Maiatesta y otros compañeros en
excepcionales condiciones, en las
que se encontraba Nicolai, pero
éste era un caso excepcional en­
tre los más; él reunía las condi­
ciones del hombre puro, del sabio
entre los más sabios, el idealista
sin dobleces, y del luchador sin
retrocesos. Las páginas más he­
roicas de su lucha las libró en
Alemania, enfrentándose con la
chusma que provocó la guerra de
1914. Encarcelado y amenazado de
muerte, logró fugarse, entró en
Suiza, y de allí, no recuerdo si
a Montevideo y luego a la Ar­
gentina.
Nicolai estudió medicina; pero
su extraordinario talento, a la
manera de Darwin y Reclus, lo
llevó a estudiar todas las ramas
del saber. Y las ideas, más que
con la palabra o afiliación las expl'caba con una ejemplar con­
ducta difícil de alcanzar.
Su presencia se hacía notoria
sauts d'énergie lui font concevoir
des projets illusoires.
Et c’est la fin. Le íuyard sous
la pluie que l’on reconnait à peine
et qu’on ne salue plus, dans les
montagnes oú il semblad vouloir
s’accrocher à un pouvoir qui
n’existait plus, cependant que la
Pettacci se suspendait toujours à
son bras.
Les Partisans qui, de concert
avec les AUiés, libéraient rapidement l’Italie du fascisme mussolinien eurent tót fait, dés qu’il fut
répéré, de lui « régler son
compte ».
Un livre à lirc, pour tous ceux
qui s’intéressent à cette sombre
,
j
ALIANZA SINDICAL
C.N.T. - U.G.T.-S.T.V.
GRAN CONFERENCIA
EN MONTPELLIER
El Comité de Coordinación
de la A. S. invita a todos los
afiliados de las Sindicales arriba
mencionadas y españoles en ge­
neral, a la Conferencia que ten ­
drá lugar el domingo, día 10 de
enero, a las 9,30 de la mañana,
en el local de la S.F.I.O., rué
Cullon (junto a Place J . Jaurés).
En el curso de la misma, el
compañero
Ramón LIARTE
miembro presidente del Comité de
Coordinación Nacional, disertará
sobre el tem a:
«LA ALIANZA SINDICAL ANTE
EL PR ESEN TE Y EL PORVENIR
DE ESPAÑA»
Españoles, amigos de España,
vuestra asistencia será fraternal­
mente acogida.
¡VENID
TODOS!
del cual una áspera polémica que
ocupara largos espacios en nues­
tras publicaciones.
Frente a tal confusión, la B i­
blioteca de ferroviarios de R o­
sario, adherida a la F.O.R.A., or­
ganizó una conferencia sobre el
deporte con el concurso de Nico­
lai. El local, que era espacios-),
resultó minúsculo.
Allí se encontraban los pole­
mistas más extremistas del uno
y otro bando. Pero Nicolai, en dos
horas de peroración, desarmó a
los unos y a los otros. Con razo­
nes que nadie se animó a rebatir,
dejó sentado que el deporte, libre
de rivalidades localistas o nacio­
nalistas y de especulaciones co­
merciales, es un ejercicio benefi­
cioso.
La conferencia, editada en fo ­
lleto y profusamente repartida,
disipó los malos entendidos que
provocaban virulentas polémicas.
De sus obras, todas buenas. «La
Biología de la Guerra», es el ale­
gato más sabio y audaz que he
leído contra el crimen de las
guerras. Y «La miseria de la dia­
léctica», es sin duda la obra de
estos últimos tiempos en que s» es­
tudia con más profundidad, la far­
sa que encierran todas las dialéc­
ticas, particularmente la dialéc­
tica marxista.
El excepcional talento y su alto
grado de dignidad hoy tan esca­
sos en nuestros medios, apartaron
a Nicolai de toda desviación, y
¡ murió como vivió: fiel a su con/ dición de sabio, idealista y lu ­
chador sin retrocesos, en bien de
todos los humanos.
Serafín FERNANDEZ
« R E F L E J O S »
ALBUM DE D IBU JO S
DE MONROS
Veinte dibujos a pluma, a gran
formato: ÍO’OO F.
Pedidos : Servicio de Librería,
4, rué Belfort, Toulouse (H.-G.)
L e ttre in é d ite ...
(Suite de la page J)
de máme il y a dans Ibsen une
certaine visión de l’individualisme
à venir que j entrevois, et qui sera
la supérieure affirmatlon de i ’individualité — tout aussi dillérente
de rindividualisme misanthrope
bourgeois que du communisme
chrétien, et également hostile à
l’un et l’autre, puisque l’un et
l’autre sont l’obstacle au plein
développement de l ’individualite.
» L ’individualisme qui, je crois,
deviendra l’idéal de la philosophie
proehainement à venir, ne cher­
chera pas son expression dans
l’appropriation de plus que la
juste part de chacun. du patrimoine commun de la produetmn
(le ssul qu’ait compris la bourgeoisie); il ne sera pas dans la
création de par le monde d'une
foüle d’esclaves servant la nation
élue (individualisme ou pro sibi
Lum iere sur le phénom éne fosaste
(Suite de la page 8.)
à la lecture de son épais bouquin,
qu’il nourrsse une certaine admiration à l’endroit de l’ancien ins­
ti tuteur athée qui priait Dieu et
riégociait avec le Pape.
II nops le montre dans tout
l’éclat de son bluff de la marche
sur Rome et aussi dans la déchéance et la stupeur qui semblent
l’avo'r frappé aux derniéres années
de sa vie.
On le volt devenir vieux avant
la vieillesse,
incapable de s’alimenter convenablement, réveur et
souvent illuminé, córame s’íl avait
perdu tout contact avec la réalitó.
Puis
spasmodiquement, des sur-
por donde iba. Atraído por el
estudiantado y el profesorado, fue
rector de la Universidad de Cór­
doba, hassta el golpe dictatorial
uruburista en 1930, y, en Chile,
rector de la Universidad de San ­
tiago.
En las pocas conferencias para
las que se lograba el concurso
de Nicolai, los locales para con­
tener el público resultaban siem­
pre pequeños. Una conferencia
que dió sobre deporte, tuvo gran­
des repercusiones en nuestros me­
dios. La burguesía, que no cedía
un céntimo de aumento sino a
costa de grandes luchas, para fo­
mentar el deporte entre las ju ­
ventudes con el propósito de
apartarlas de las luchas sociales,
gastaba grandes sumas. Lo que
provocó un mal entendido sobre
el juego del deporte, y alrededor
période de l’Histoire liumaine, et
qui veulent comprendre comment
se font et se défont les tyrans.
G. R ene COTE.
(1) « Mussolini, une fo rcé d e la
S atu re ».
(Laffont édit. Paris 1963 (F.O.
M.A.C.).
Darwinianum ou plutót Huxleianun?,) (5); il ne sera pas dans
l’individualisme sensuel et « l’affranchissement du bien et du
mal », que nous ont préché quelques anarchistes français — mes­
quins reflets de nos peres, les
« esthétes », les « admirateurs du
beau », les poétes byroniques et
Don-Juanesques qui le préchaient
aussi — non dans l’oppression du
voisin
(individualismos
Nietzscheanum) qui ravale « la bello
bóte blonde » à l’état de boeut
dans un troupeau de bceufs mais dans une espéce d’individualismus ou personalismus ou pro
sibi communisticum, que je vois
venir, et que je chercherais à bien
définir si je pouvais y donner le
temps nécessaire.
“v
(A suivre.)
(1) J ’avait dit que, tout en reconnaissant la valeur du commu­
nisme anarchiste et acceptant
moi-méme ces idées, cela ne
m’empéche pas de voir le fait que
des aspirations individualistes de
très bonne foi existent et se font
entendre, que pour nous il ne
suffit pas d’espérer universaliser
les idées communistes anarchistes,
qu’il faudrait plutót trouver un
modus vivendi avec l’individualisme de bon aloi, pour posséder en
lui un allié ou un ami dans la
lutte contre l ’autorité, au lieu de
le traiter en ennemi ou en indifférent et d’étre, nécessairement,
considéré par lui de la méme
maniére.
(2) J ’avais écrit sous l ’impressión de cette admiration illimitée,
aveugle du syndicalisme, dont j ’a:
été témoin dans les années à par­
tir de 1895 quand tan t de cam a­
rades ont cru que notre cause
était en bonne voie de se répan-
dre. de réussir rapidement gráce
au syndicalisme, et quand pour
certains tout autre moyen de
propagande et genrs d’action étail
un effort inutile, oisif, deprecie
J a vais insisté sur la nécessité de
rétablir l’équilibre, de restaure;’
l’universalité de la propagande.
(3) Le camarade mort dans
l’église de La Madelsine à Paris
par l’explosion subite d’une bom­
be qu’il avait sur lui.
(4) Cette observation est très
exacte; mais le changement com­
plet de l’attitude de tant d’anarchistes dés que. à partir de 1895,
ils ont vu tous ces syndicats ins­
pires de l’esprit de Fernand
Pelloutier, aussi tant d’ouvriers
socialistes (les Allemanistes) se
désmtéressant du parlementarisme
(l’idée, assez commune alors, qu ’
désormais par la voie du syndica­
lisme on aboutirait tout droil à
l’anarchie),
a
dü interrompre
l’effort propagandiste dirige non
seulement vers ces amateurs du
pittoresque dont parle Kropotkine,
mais surtout vers ceux qui furent
attirés par les larges horizons
ouverts à toute l’humanité par la
propagande d’Elisée Reclus, de
Kropotkine lui-méme, et autres
jusqu’en 1894. Dés qu’on se croyait
en possession de la panacée syndicaliste, on fit semblant, pour
ainsi dire, de ne plus a voir besoin
d’eux. Alors ils ne sont plus venus
C’est ce rétrécissement, ce caractére unilateral de la propagande
à partir de 1895 que je déplorai,
il y en avait qui étaient convaincus qu’on avait fait fausse route
entiérement jusqu’en 1895. Je pen­
sai a P611 Pres le contra iré.
(5) On connalt l’aversion profonde de Kropotkine pour le professeur Huxley qui avait (imposé)
le bourgeoisisme le plus plat sur
le darwinisme.
REPORTAGES
Actualidades latino-americanas
Paraguay, nido y refugio de jefes nazis
Para nadie, medianamente infor­
mado en política
internacional,
observador de las variadas y di­
ferentes etapas que salpican y ca­
racterizan a todos y cada uno de
los países latinoamericanos, ts an
secrteo la existencia de numerosos
jefes y altas personalidades nazis,
ocultos en este continente desde
la u rminación de la Segunda Cuena Mundial.
La mayor parte siguen, a pesar
de todo, burlando la acción de la
justicia. Muy raras
excepciones
rompen esa norma, como es el co­
nocido caso de Eichmann, detenido
en una calle de Buenos Aires y
ajusticiado por Israel.
Los países que cuentan con ma­
yor contingente de esta clase de
individuos, fueron y son Argen­
tina y Paraguay. También Boli­
vià y Perú se distinguen en esta
clase de protecciones.
La « razón » de la « causa >,
que defendieron y defienden estos
hombres, está claramente puesta
de manifiesto con solo comparar
su situación actual con la de otros
hombres que también liemos per­
dido una batalla y, por quererlo
así el destino, nos hallamos igual­
mente por estas latitudes.
Pero
mientras los primeros reciben el
desprecio y la repulsa casi uná­
nime de los pueblos de la tierra,
nosotros, los antifranquistas, los
republicanos españoles, luimos y
somos acojidos con cariño y somos
considerados, a los efectos gene­
rales, como nativos e hijos de es­
tas tierras.
Nos mueve a tratar este tema
el hecho de poseer informes del
lugar donde se hallan los más te­
midos criminales y a que, según
noticias que nos llegan, en 1965
serán considerados libres de culpa
todos los nazis
ocultos por el
mundo, acusados de haber organi­
zado y participado en el asesinato
colectivo de cientos, de miles, de
millones de hombres, mujeres y
niños inocentes de diferentes na­
cionalidades. De ser los autores
del luto que seguirá por mucho
tiempo dominando en infinidad de
miles de hogares rusos, polacos,
griegos, checoeslovacos, yugoesla­
vos, franceses, judios y españoles.
No es venganza lo que nos
mueve a condenar eternamente a
estas hienas humanas, es justicia,
la justicia que reclamamos en vida
y seguiremos reclamando en muerte
contra Franco y sus compinches,
escapados por azar — como muy
bien decía nuestra Federica Mont­
seny en uno de sus editoriales —
de ser ahorcados junto a sus aliados
en Nuremberg.
Los bombardeos de Guernica.
Las masacres de Málaga, Sevilla,
Extremadura. Los miles de muertos
de Madrid. Las decenas de miles
de fusilamientos que siguieron a
la sublevación franquista. Las tris­
temente famosas frases de Franco
cuando en plena guerra y después
decía : « Presenten ante mi los
pedidos d e indulto
únicamente
después d e haber fusilado a los
condenados ». Los diez mil com­
pañeros exilados en Francia y eli­
minados salvajamente en los cam­
pos de la muerte de Alemania.
Todo eso no Duede ser olvidado
so pena de traición a los caídos.
Por otra parte la presencia e
influencia de los nazis europeos
en esta parle del mundo es el
lógico y alarmante resultado del
renacimiento y actividades nazis
en la mayor parte de estos países
latinoamericanos, especialmente en
Argentina, Paraguay v Bolivia e
incluso en Norte América, donde
el peligro nazi representado por
los seguidores de Goldwater quedó
al descubierto en las luchas ra­
ciales y especialmente en las re­
cientes elecciones generales. Pe­
ligro que sigue latente y potente
como una grave amenaza para el
mundo, apesar de la derrota elec­
toral del pasado noviembre.
¿ DONDE ESTA
JO SE M E N G E LE ?
tramos ese reportaje con un plano
ile la región y el lugar donde se
halla el tristemente famoso Doctor
de Auschwitz y otros peligrosos
elementos íntimos de Hitler.
Después de la captura de Eichmann, Mengele, que también se
hallaba en Argentina, se pasó al
Paraguay
donde es protegido y
ocultado por su compatriota el ti­
rano dictador Strossner.*v
Hay otro hotel lujoso en Asun­
ción, el mejor del pais. En él esíaban otros dos significados nazis.
Uno de ellos era Hans Ulrich Rude
que se hacia llamar Coronel, el
otro compinche de Mengele
se
hace llamar Mayor del Ejército.
El lugar sefialado en el croquis
como « Pirapo » es uno de los ni­
dos donde se ocultan alemanes
en fuga. El gobierno no permite
el acceso a ese lugar a periodistas
ni personas desconocidas. No es
extraño encontrar cadáveres aban­
donados de valientes agentes se­
cretos israelitas que, siguiéndole las
huellas a Mengele, se aventuran
a llegar a aproximarse a esos lu­
gares.
OTIiOS D E T A LLE S
SOBEE LAS HU ELLAS
DE M EN C ELE
Se encuentra el Doctor Mengele
a orillas del gran rio Paraná, en
una región de la selva virgen que
señalo en el croquis con una gruesa
cruz y una estrella. El lugar, como
también se señala en eí croquis,
se llama « Antonio L óp ez ». Casi
frente a esa colonia, pero al otro
lado del Paraná v ya en berra
argentina, puede verse que está
« El Dorado ». Este pueblo está
dotado de central telegráfica, banco
alemán llamado Banco Martens y
otras ventajas poco comunes en
esos lugares, como la firma argen­
tina Ricardo Caffetti. Allí suele ir
con frecuencia Mengele para co­
municarse con su hermano Aloys
de Gunzburg, que vive en Baviera y es distribuidor de maqui­
naria agrícola de la firma Ricardo
Caffetti. Una parte de la ayuda
económica que recibe Mengele
procede de su hermano.
En su continuo y diabólico huir.
Mengele visitó por primera vez
el Paraguay en 1955. En esa oca­
sión hizo amistad con un ruso
blanco de sgnificada situación anti­
judia, consiguiendo de él la Carta
de ciudadanía paraguaya en 1959.
Se llama este individuo Alexander
von Eckstein, ex-Mavor del ejército
paraguayo.
El compañero de fuga de Men­
gele fué Martin Bormann, del que
se hizo correr el rumor que ha­
bía fallecido en una de esas fugas
v que estaria enterrado en Ytá,
46 km. al Este de la capital
paraguaya. Como se recordará,
Bormann fué brazo derecho de
Hitler.
La estratagema consistia en que
Bormann había fallecido de cáncer
al estómago, el 15 de febrero de
1959 en casa del nazi Werner Jung.
La historia dió en principio resul­
tado, pero posteriormente alguien
logró comprar al sepulturero o en­
terrador de Ytá, llamado Carlos
Daniel, descubriendo que en el se­
pulcro no estaban los restos de
Bormann sino los de un joven ar­
gentino llamado Emilio Hermosilla,
fallecido años atrás.
Se sabe que otro alemán lla­
mado Alban Krug, de 58 años,
albergó durante más de un año
a Mengele en su granja, sita en
Bella Vista, que se halla cerca de
la colonia de Hoheme, a unos 40
km. al norte de Encarnación, ciu­
dad esta que es precisamente la
segunda del Paraguay y cuenta
con 15.000 habitantes. Hoheme es
al mismo tiempo una de las colo­
nias alemanes más próximas a la
capital. En ese lugar todos los
vecinos se recuerdan cuando Men­
gele había estado allí bajo el nom­
bre de Fritz Fischer. En Hoheme
se encuentra también
el hotel
« Tirol », que se indica en el cro­
quis. Es un lujoso hotel ocupado
por miembros del gobierno y mi­
llonarios
que
disfrutan allí de
fiestas y- recreos. El propio Stross­
ner va también al « Tirol » a reu­
nirse con sus amigotes.
à
Un
campesino de la colonia
x. Obligado », llamado Josef Nordmann, de 70 años, nacido en Oldemburg, afirmé)
haber visto a
Mengele en una casa de « Obli­
gado ».
Así mismo el barquero que se
gana la vida cruzando el rio Pa­
raná, entre Encarnación y Posadas,
territorio paraguayo y argentino
respectivamente,
asegura
recor­
darse de Mengele porque siempre
le daba 500 guaraníes por pasarlo
de un país al otro en su bote.
Aclararemos que el río en esta
parte lleva el nombre de Alto Pa­
raná en una selva virgen de 400
km., entre Encarnación e Iguazú,
como puede verse en el plano y
donde se hallan las famosas ca­
taratas del Iguazú. Es muy tor­
mentoso el rio en esa extensión
antes citada, alcanzando una piofundidad de 30 metros y un ki­
lómetro de ancho.
Un chofer de líneas paraguayas
de ómnibus aseguró que Mengele
había viajado hacia Asunción en
situaciém nerviosa, agotado y en­
flaquecido.
Un comerciante de
Asunción llamado Walter Duisberg
se interesó en ayudar al perse­
guido, pero contrariamente a los
anteriores éste se negó a facilitar
el menor detalle al representante
de gobierne) alemán de Bonn. Ho­
ras después los nazis del lugar reac­
cionaron, se enfurecieron y atar
carón la embajada alemana lle­
nándola de cruces svásticas y es­
trellas de Sión, además de slogans
contra los judios.
En las proximiddaes del rio Pa­
raná, casi frente a El Dorado, está
instalada una guarnición militar
llamada « Antonio López », puede
apreciarse en el plano. Esa guarrnción controla los puestos fronte­
rizos de la región y orillas del
Paraná. El lugar está severamente
vigilado y prohibido para los ex­
traños y extranjeros. Solo los indios nativos tienen pase por esc
sitiq. Esos hombres al referirse al
criminal de Auschwitz dijeron :
« De la guarnición « Antonio Ló­
pez » parte un sendero a través
del bosque, de muy difícil trán­
sito. A unos 5 km. hay un claro
del bosque con varias cabañas de
colonos alemanes v entre ellos está
Joseph Mengele ».
Otra posibilidad de llegar donde
está ese hombre es el camino de
cabras señalado en el plano con
el n“ 2, que parte de la carretera
Asunción-San Pablo en el lugar
denominado San Vicente, tamb:én
indicado en el croquis.
Exactamente en ese lugar hay otra guarnición militar y el camino está muy
sigilado. Los militares
disparan
sobre cualquier sospechoso s'n ninguna responsabilidad.
La posibilidad que resta para
poder hacer justicia sería un ataque
aéreo contra el caserío señalado
en las afueras de « Antonio Lopez ».
¡
¡
<
J)attug.aL .*
El anarquismo ha perdido
uno de sus más acrisolados
defensores -m
Dos valiosos libres de memo­
!
I rias, de documentaciones, de se­
guro bien documentados y mejor
escritos, se vié> forzado a dejarlos
abandonados para ser destruidos
por la policia.
Refiriéndose a esos libros, en
carta fechada del 18 de octubre
de 1962, me decía : « Es verdad
que yo alimento desde hace mucho
el deseo de escribir sobre el Mo­
vimiento Obrero y Anarquista, una
vez más... Sí, por que ya lo hice,
hasta con muchísimos pormenores,
basándome en notas y documenta­
ciones que tenía archivadas. lie
escrito sobre ello dos veces : una
en Rio de Janeiro en 1924: otra
en Madrid, del 32 al .34. El tra­
bajo por mi elaborado en Madrid
era, sin duda, más completo que
el elaborado en Rio. Mientras, en
los años transcurridos del 24 al 32,
en Lisboa, en Africa, en seguida
en Oporto (1922-28), después en
Francia (1928-32) y en España
desde enero de 1932 hasta No­
viembre de 1934, pude coleccionar
abundantes
e
importantes
ele­
mentos que utilicé lo mejor posi­
ble en un volúmen de « Memo­
rias » que pensaba publicar. Pero...
el proyecto se frustró, una vez
más. La huelga general de Astu­
rias (1934) dió lugara una serie
de acontecimientos en los cuales
se vieron envueltos numerosos re­
fugiados portugueses y, yo con
ellos. Como me viera obligado a
pasar de nuevo a Francia, después
a Casablanca, Rabat, Tánger y
volver a Lisboa, dejé todo a cargo
del compañero Reboredo; biblio­
teca, archivos, etc. Se desencadenó,
mientras tanto, la guerra de Es­
paña y fué por este motivo que
todo se perdió. No tan sólo lo que
era mió, sino igualmente cuanto
pertenecía a cada uno de nosotros,
individualmente. Y, asinrsmo, el
patrimonio — rico bajo todos los
aspectos — de las numerosas aso­
ciaciones de clase. Cuando escribí
en 1924 hubo de abandonarlo allá,
en el Brasil, al ser expulsado; y
asi perdí todo lo que de mejor
obraba en mi poder ».
j
Marques da Costa, en donde
quiere que llegara, enarbolaba su
bandera ácrata y fundaba un pe­
riódico; lanzaba sus manifiestos,
sólo o con la cooperación de otros
compañeros de Ideal. Desde su
llegada al Pará, en el 17, con la
publicación de « La Revolta »,
que escribe y publica sin la ayuda
de colaboradores, hasta « La Re­
belión », que publicara en tierras
españolas, se mostró siempre hom­
bre que no concedia fueros a la
tibieza ni a la t'midez. Cuando te­
nia que hacer referencia a sus
! ideas, lo hacia sin rodeos, y ello
hasta la hora de su muerte, en si­
tuación de libertad vigilada, en
Portugal.
j
j
Es una de sus últimas mis’vas,
el siguiente texto : « Lisboa, 28
! de agosto 1962. Amigo : Inten­
temos, una \'ez más, de conseguir
la normalización y cambio de co­
rrespondencia.
No quiero
decir
que « normalizar » sea intensi­
ficar. menudear la remesa de cartas,
periódicos, revistas, etc. Nada de
eso. Lo que quiero decir es que
veamos si las cosas discurren de
modo que podamos recibir siem­
I pre la correspondencia que se nos
I dirige y si nuestros corresponsales
tienen igual suerte de recibir
i cuanto les enviamos... Sigue hoy
I una carta que era para enviarte
en vez de esa a que ahora me
contestas. Ya que estaba escrita,
te la envio... Que sirva, por lo
menos, para verificar si se comete
I
| o no la miserable violación que
tantas veces ha sido ejercida en
nuestra correspondencia y sin qu e
se pueda uno apercibir d el fin
qu e tienen en vista... Más que
nadie, la policía y el gobierno co ­
Desde que un buen dia de mayo ¡
nocen mi pasado y mi presente
1954, el general Alfredo Strossner i
j vivir. Saben que no soy voluble,
qu e no soy susceptible d e cam biar
j
j
d e opinión... « Esto
m e cien:.’
<lc la cuna y n i será, ahora, en
el final d e nú vida, qu e yo me
vaya a inclinar ante e l som eti­
miento denigrante d e un estúpido
derecho d e hospitalidad. Deseo,
qu icio vivir los años <p ie m e res­
tan d e vida, fiel a las ideas que
h e profesado desde ¡oven. Y rom o
quiera que mi tan reducida a c ti­
vidad tiene este carácter im ple,
inofensivo y meramente intelectual,
espero que mis adversarios me d•■jarán en paz, libre de poder ac­
tuar sin recelo a intervenciones
ai hitrarías de agentes mal inhu­
mados, que no siempre saben co­
mo proceder para servir, conve­
niente y útilmente, al dictador por­
tugués ».
¡ Así era Marques da Costa I
Pese a la tupida vigilancia, a la
feroz persecución que sobre él se
ejercía y de las muchas cartas
nuestras que los cancerberos de
la P.I.D.E., en correos, nos ro­
bara (11) para mantener en sus
archivos elementos de acusación
v tenerlo, asimismo, más al al­
cance de sus sucias manos, aún
solicitaba que le enviáramos pe­
riódicos y libros, como lo de­
muestra su úlrima carta que es­
cribiera al autor de estas líneas y
que tiene fecha del 27 de octubre
de 1963 : « Recibí hace unos dias
dos ejemplares de « Voluntá >-,
del Uruguay, y el libro que me
enviaste, de Víctor Garcia, titulado
<• Escarceos sobre China ». ¡ Fué
una grande y agradable sorpresa !
En el árido ambiente editorial por­
tugués, en donde sólo aparecen li­
bros sobre temas ajenos a nuestra
ideología, extraños a la filosofia li­
bertaria, cuando cae en nuestras
manos una obra con estas carac­
terísticas, nosotros vibramos d e en­
tusiasmo; sentimos renacer la ES­
PERANZA DE M EJORES DIAS
y, desea más, sueña con otro
tanto !... Existe un libro, igual­
mente publicado en Méjico, que
no sé si lo posees. Fulano (13)...
lo ha recibido y le fué enviado
por el propio autor, Burnett BoIloten. Si no lo tienes adquiérelo,
fie intitula « La Revolución Es­
pañola. —- Las izquierdas y la
Conquista del Foder ». Y, si nie­
lo puedes remitir, ¡ cuanto te
quedaria reconocido ! ».
« Háblame de « El Libertario »
(14) ¿ aún se publica ? ¡ Mira
que no recibo ni un número, por
todos les diablos i Cuando estuvo
aquí Edgard Leuenroth, escribí un
artículo acerca de Aquilino R¡beiro, el traductor del libro .< Anar­
quía », de Jeari Grave. No sí el
destino que haya tenido... puesto
que jamás he recibido el periódico,
que seguramente, la policía viene
« reteniéndole » para
sus
ar­
chives ».
(Continuará)
Edgard RODRIGUES.
(11) La P.l.D.E'., d e can eos, en­
tre otras, robó las cartas fechadas
el 15-3-59; 5-5-59, 30-4-60. En este
año se ap od eré d e más d e diez
cartas. El 12-4-61, y 2',-2-63, a d e­
más d e libres, periódicos y re­
vistas qu e le enviaba a su dem anda.
(12) Tenem os inform aciones fi­
dedignas que, al menos tres cartas,
d e pués d e la qu e com o « su úl­
tima carta ¡i aún nos fueron en­
viadas, siendo apresadas por la
P.l.D.E.
(13) Omitimos el nombre d e la
persona qu e recibió dicho libro al
objeto d e evitar qu e sea forzado
a com parecer, una vez más, ante
la P.l.D .E..
(14) Se trata d el periódico anar­
quista qu e se publicaba en San
Paulo y actualm ente suspendido
a causa d e la Revolución d el p a ­
sado mes d e Abril.
(15) Se trata d e una carta f e ­
chada en 25-11-62, carta esta qu e
consta d e diez cuartillas m ecano­
grafiados a un espacio.
VVVW VVVVVVVVVVVVW »VVVVW *VW VV*VW V*»*>»»>**»'
CCLL4 ECÜATICN
Pin del Concilio ecuménico
o dctuaU dad
Año nuevo Un proMeM o h no se m it lescsMnr tt fesonccr
«Antes que el Concilio se pronuncie en favor de
los pobres, el mundo espera que, sin romanticismos,
> UANTAS veces hemos ya escrito estas palabras! Año nuevo, j
la Iglesia reduzca la pompa y el lujo de las cere­
j
Otro año nuevo. Doce meses más, que marcarán para muchos i
monias litúrgicas.»
■ *
alegrías, tristezas, ilusiones, desengaños, luchas, fracasos. Para
unos anunciarán la vida, con la aparición de nuevos seres sobre la I
«Antes que el Concilio reivindique la libertad
tierra. Para otros serán la muerte, víctimas dei inexorable paso del
para las escuelas católicas, que reforme la legis­
tiempo, de las enfermedades, de los accidentes.
lación de los «matrimonios mixtos.»
Aparte las contingencias individuales que cada nuevo año entraña,
«Antes que pronunciar palabras profundas sobre
hay luego aquellas perspectivas faustas o infaustas que nos reservan
el amor conyugal, que el Concilio regle el problema
ios acontecimientos. Formamos parte del mundo, de la humanidad,
del control de los nacimientos.»
y cada día nos aporta y exige de nosotros esfuerzo e integración
«La debilidad de la Iglesia Romana consiste en
al conjunto.
la ambigüedad, en la
hipocresía, e n ' la falta de
¿Qué será para nuestro pueblo, dentro de ese conjunto universal,
sinceridad y de autenticidad; la fuerza, la juven­
el año que empieza? Al hablar de nuestro pueblo, hablamos necesa­
tud y el porvenir de la Iglesia, consisten en la
riamente de nosotros mismos, por cuanto formamos parte de ese
veracidad y en su fidelidad ai mensaje del Evan­
pueblo.
gelio.»
¿Verá- el año 1965 la muerte de Franco y, con ella, el hundi­
«Palabras pronunciadas en una conferencia en
miento de la dictadura ¿Verá el año 1965 el levantamiento del pueblo
Roma, delante de los padres concillares, por el
español contra cuantos viven de tiranizarlo y explotarlo? ¿Veremos,
profesor de teología Hans Kung.)
por lo menos, la coordinación de todos los esfuerzos de una oposición
desperdigada, dirigidos a un objetivo común y supremo: derrocar ai
franquismo, por todos los medios a su alcance: movilización de las
« ¡ Qué espectáculo el dar la
No se nos escapa que éste pro­
masas, de la opinión pública, actuación inteligente en cuanto pueda blema pasa sin comentarios y hasta impresión de tener la necesidad,
determinar un estallido de la situación social y política?
casi desconocido para lu mayoría para llenar las Iglesias, de amena­
En un año, ¡cuántas cosas pueden producirse! ¡Cuántas, ajenas
de los mortales y sin emburgo, el zar con el pecado mortal i >•.
a nuestra voluntad, determinadas por imponderables de tipo Interna­ origen de esta reunión universal de
O esta otra del Mgr Huyghes :
cional, y cuántas, en las cuales podemos intervenir, procurando orien­ la Iglesia Romana, ha nacido de « El Indice condena los libros,
tarlas y dirigirlas!
la necesidad de salir del estanca­ sin escuchar a los interesados; esto
Lo que si quisiéramos es que este año que empieza, todos y cada miento dogmático en que se en­ es contrario a la dignidad del hom­
uno nos reconcentráramos, en torno al análisis del problema que más cuentra la Iglesia para no perder bre ».
nos preocupa, del cual depende nuestro porvenir, como individuos el contacto con la vertiginosa meOtro Padre conciliar dice : « La
y como pueblo. Hemos ido acumulando años, en la espera y en la
tamórfosis que se está operando utilización del Indice no facilita
desesperación, viendo morir a los amigos, a los familiares, a los en e! mundo, afin de no agrandar la confianza. Los jóvenes no hacen
compañeros, viendo alargarse la lista de las víctimas, agotándonos la fosa que la separa, cada dia ningún caso y hablan a este pro­
muchas veces en esfuerzos esporádicos y heroicos. En uno3, el más, de las masas ignaras, más pósito de « ghetto » católico ».
optimismo ha desbordado: ¡cuántas veces hemos dicho u oído decir:
El 22 de octubre del 1963, Mgr
preocupadas de los caprichos de
Las próximas navidades, en España! En otros, el pesimismo ha
la vida material que de las exce­ Roberts, en una conferencia pro­
destruido ya toda esperanza: Jam ás volveremos allá. Aquí iremos lencias obscuras de un paraíso ce­ nunciada en Roma, decía : « Los
muriendo todos.
miembros del Santo Oficio, utili­
leste.
Quisiéramos que, entre esos dos polos en que se ha dividido la
Que poderosas
razones deben zaban tales métodos que habrían
masa exilada, una tercera actitud se impusiera a todos:
inmediatamente
traducidos
existir para que, en el curso de sido
QUEREMOS que este año sea el que presencie la liberación de las sesiones del concilio, ciertas delante de los tribunales Ingleses
España. QUEREMOS hacer cuanto esté a nuestro alcance para
Eminencias conciliares, tan cautas de haberse producido en Gran
conseguirlo. QUEREMOS buscar el acuerdo entre todos los que y comedidas de ordinario, hayan Bretaña ».
somos víctimas de la misma situación y del mismo enemigo. ¥
« Ninguna reparación oficial se
intervenido en términos tales que,
QUEREMOS que todos nos sintamos responsables de ese porvenir algunos de los preceptos que han ha intentado hasta nuestros dias,
que de todos depende.
servido a la Iglesia Romana para exclama Mgr Elchengen, de Es­
No más tiempo perdido, buscando salvadores providenciales — captar las conciencias de los pue­ trasburgo, de esta miserable e in­
hombres o países. No hay providencia para los pueblos. No hay más blos durante veinte siglos, han sido justa condena contra el filósofo y
que la voluntad y la acción de los pueblos mismos, que la voluntad vilipendiados como onerosos en la matemático Galileo ».
y la acción de las minorías que los orientan, que Ies insuflan con­ época moderna.
Si hasta nuestros dias la Iglesia
fianza, que actúan y constituyen la levadura de todos los movimien­
Las gentes simplistas que creían se vanagloriaba, al reinvindicar los
tos. Pensemos que no hay combina alguna capaz de conseguir que que el dogma católico, con todos asesinatos de Copérnieo, de Giordano
Franco se vaya y que el franquismo desaparezca. Franco puede sus postulados, era único, inequi­ Bruno, la retractación de Galileo
morir, de enfermedad o de otra manera, y puede continuar el fra n ­ voco e inamovible, deben rascarse en 1633 y más tarde su muerte,
quismo sin Franco. Pero Franco y el franquismo desaparecerán, en la cabeza abobados al leer sen­ acusado de herejía en la cámara
el momento en que haya suficiente fuerza popular organizada para tencias como estas :
de torturas por el tribunal de la
derrocarlos, para terminar con el andamiaje sobre el cual se
así
como tantos V
Mgr Arce Méndez : « En los tra­ Inquisición,
levantan.
tados de moral en uso, la Iglesia tantos otros crímenes, ¿ cómo no
Muchos suponen que es el miedo a lo que vendrá luego, el impone doscientas leyes positivas preguntarse cuales son las razones
arma más eficaz que el franquismo tiene para chantajear sobre los que atentan, incluso, a la veste- poderosísimas que han inducido a
que, dentro y fuera de España, temen a eso que puede venir, más menta de los hábitos sagrados, so­ los padres de la Iglesia, para que
que al propio franquismo. No hay tal cosa. Al punto que se ha peña de pecado mortal. Recorde­ en el Concilio y casi a la luz pú­
llegado, la incógnita del mañana es menos temible que la que supone mos lo que decimos a propósito blica, lancen a voz en grito el
la propia continuidad del franquismo, aún para los que tienen inte­ del ayuno euearístico. Por una sola « mea culpa » contra el anatemareses que defender.
gota de agua absorbida antes de lismo hecho durante más de diez
Lo que cabe, es derribar al monstruo. Romper el cerco con que la comunión, amenazamos a los siglos ?
rodea al pueblo español. Vencer el temor a la represalia. Devolver católicos con el infierno, cuando la
¡ Cuantos « autos de fé » ¡
a las masas obreras la confianza en la propia fuerza. Hacer de la transgresión ligera de las leyes no ¡ Cuantos señalados por el comité
Alianza Sindical el arma de movilización proletaria que puede ser, comportan ninguna prohibición ». del « Indice » para preservar el
si a ello nos aplicamos. Estimular la rebeldía de los estudiantes;
« Igual se prohíbe comer carne, axioma según el cual « después
apoyar la acción de los intelectuales; sincronizar los movimientos incluso la más mala, los viernes, de Tesus-Cristo, « la ciencia no
de protesta de los obreros.
v en cambio un banquete de su­ tiene nada que hacer en la tierra ».
O jalá el año que comienza sea el año en que termine el reino culento pescado abre las puertas
¡ Y cuántos en los tiempos mo­
de la violencia y del crimen, y comience el de la paz y de la justicia. del cielo ».
dernos de nuestra época, han su­
.
(
/¿y,aneáa
" La Economia española: Proyectos y realidades ”
Con este título, sintetizado, fué
inagurado el ciclo de Conferen­
cias 64-65, del Ateneo Cervantes
de Lyon.
Tema desarrollado de forma
muy documentada y con magnifica
ilación por el orador José Car­
dona, que forma parte de la plé­
yade de jóvenes conocidos, por
las « generaciones que se buscan ».
En efecto, esta nueva generación
no solo se busca, comienza ya a
encontrarse, a encontrar la ruta o
directriz de la nueva España.
Analizó, por mejor decir, disecó
las
realidades
económicas
es­
pañolas; Flan de |Es#abiKzacSóh
y de Desarrollo fueron expuestos
y pasados por el tamiz de una
crítica aguda y certera que de­
mostró de forma evidente que la
economia
franquista no puede
orientarse hacia el bienestar del
pueblo español, de ese país, que
viene a reemplazar las antiguas
colonias, ofreciendo a los turistas
del mundo enteró novedades y re­
creo, clima y diversiones a precios
baratos a costa de la miseria de
los trabajadores, que vénse obli­
gados a recorrer el mundo entero,
no como turistas, sino para ofren­
dar el fruto de sus brazos.
Con cifras al apoyo, mostró que,
si bien hay un progreso innega­
ble en ciertos sectores de la in­
dustria española, se producen mer­
mas considerables en los productos
agrícolas y en otros sectores in­
dustriales, como el carbón, hierro,
etc... Igualmente probó que el tra­
bajador español no beneficia en
nada del plan de desarrollo, que
sigue explotando tan inicuamente
como lo era el obrero europeo
hace un siglo, ya que España, país
colonizado . por sus clases diri­
gentes, vive de una era en atraso
comparado con no importa qué
país europeo o de América.
Puso en evidencia que las prin­
cipales fuentes de riqueza del era­
rio español son artificiales, los in­
gresos del turismo, con el envio de
las economías de los millones de
trabajadores emigrados al extran­
jero, dan un cincuenta por ciento
de las divisas, con las que nivelan
el déficit del comercio, cuyas im­
portaciones son muy superiores a
las exportaciones.
Demostró que el régimen fran­
quista será incapaz de resolver el
agudo problema del hambre y la
miseria del pueblo español, prin­
cipalmente en las regiones agrí­
colas y poco industriales, que con­
tinúan con estructuras económicas
y políticas de tipo medieval, lo
que como efecto tiene que aún
dentro de la clase obrera se vaya
constituyendo una subclase, ya que
en las regiones industriales el ni­
vel de vida! es superior al de las
otras regiones donde carecen de
industria y de riquezas naturales.
Dijo que el nudo gordiano era
precisamente ese, el problema agra­
rio que solo puede ser resuelto por
nuevas formas de producción y
por una economia dirigida y orien­
tada colectivamente.
Haciendo historia del período de
la República, pasó en revista las
tareas de tipo renovador y cons­
tructivo que esta había empren­
dido, pero dijo que tuvo la debi­
lidad de no arrancar de raiz los
vestigios
del feudalismo y el ca­
ciquismo, que siguieron en los
puestos de mando del ejército, la
administración y la iglesia, lo que
les permitió confabularsey cons­
pirar contra la recién nacida Re­
pública. Que el triunfo del fran­
quismo, debido a la ayuda de
los italo-alemanes y marroquíes,
fué para España una doble hemo­
rragia, en la que n o solamente se
perdieron sus mejores hombres,
sino en la que se puso en la pi­
queta a todo cuanto significaba
instrucción, progreso y libertad,
que en España se abolieron los
Galileos,
los Einstein, los Pasteur
v todos cuantos constituyen una
contribución para la ciencia y el
saber.
Terminó su elocuente alocución,
haciendo una llamada a todas las
fuerzas
que defendieron la Re­
pública, para que se unan y de
nuevo instauren en España un ré­
gimen de libertad y progreso.
frido, sino la hoguera, sí el ana­
tema de réprobos y herejes por
decir lo que en éste concilio han
dicho las Eminencias que en otros
tiempos les condenaion y que. en
nuestros dias, en ciertos países co­
mo España, siguen condenándoles !
Algo hay que se agrieta en el
edificio secular. Muchos de los jóve­
nes educados en los seminarios se pa­
san al campo civil, después de
haber terminado los estudios; los
países que recientemente han acce­
dido a la independencia, carecen
de misioneros; las normas que les
impone la Iglesia son demasiado
rígidas para un hombre de la
época actual, incluso si tiene algo
de asceta.
El número de masas crédulas,
especialmente en los centros urba­
nos, decrece en proporciones alar­
mantes. La Iglesia se siente depa­
sada por el ritmo acelerado de La
época. Las mesnadas se escapan;
¡rara alcanzarlas se impone alige­
rarse del lastre que la impide mar­
char; ¡ qué importa si hay que
asesinar a los que asesinaron !
¡ qué importa si hay que señalar
con el índice a aquellos que seña­
laron ! Lo que interesa es el fin
que se persigue, sí para conse­
guirlo hay que remangarse la so­
lana y bailar el « Twist » lo ha­
remos en la seguridad de que ren­
dimos un gran servicio a Dios.
Aún que parezca simplista, en
el fondo éste es el razonamiento
que se hace la Iglesia : borrar de
la faz de la tierra la impresión que
la leyenda negra de la historia
de la religión ha dejado en una
parte de las poblaciones. Hacer
que el católico lo sea por convic­
ción y no por miedo al ser oculto
que ve siempre apuntándole con el
índice; en suma, adelantarse a los
pueblos, para mejor indicarles el
camino.
Pero al hablar de la Iglesia no
se puede hacer sin tener en cuenta
las segregaciones por que todos los
Terarcas no admiten el principio
de una evolución, no ya solamente
en las relaciones de la Iglesia con
el mundo exterior, pues son con­
trarios a la evolución de los tiem­
pos que vivimos, y, para ellos, C a­
bleo, Copérnic, Giordano Bruno y
tantos otros están muertos y bien
muertos.
Tal es el caso de los flamantes
tonsurados españoles, sirviendo de
irrisión en ¡as sesiones del concilio
empleando un lenguaje propio de
trogloditas recién salidos de las
cavernas.
Ya pueden dictar Encíclicas de
Paz y Humanidad, los Papas Juan
X X III, Pablo VI y todos los que
puedan venir : el clero español
seguirá fiel a su tradicionalismo :
aprovechando el poder espiritual
para absorber y sojuzgar el poder
temporal. Esta fué la línea de con­
ducta del clero español y ésta se­
guirá siendo, mientras puedan ha­
cerlo y sin descolgar el trabuco
del hombro, seguirán enseñando el
catecismo en lugar del silabario,
atiborrando la‘ cabeza de los espa­
ñoles, aereando por todo el país
las proezas de Santiago Matamoros
o un paquete de huesos santifica­
dos, en lugar de enseñarles quienes
fueron Seneca, Galileo o Einstein.
i Cómo puede haber gentes aún
que, llamándose
Demócratas, se
escandalicen cuando el PUEBLO
ESPAÑOLj quema las Iglesias ape­
nas rompe las cadenas que le apri­
sionan ? ¿ Es que no ven que si
las Iglesias arden, no son estas
las que quema el pueblo, sino las
guaridas en las que se cobijan los
que, en su ministerio se empeñan
en reforzar y hacer perdurar la
existencia de dos solas clases en
España, de dos castas diferentes;
los que ellos consideran
como
« Egregios » y los considerados
como « Gregarios », las élites y
la chusma, los pastores v los re­
baños, los que, en nombre de Dios,
deben gozar eternamente de las
riquezas de la tierra y los que,
en nombre de Cristo, deben nu­
trirse con un puñado de aceitunas
y escalar el « Golgota » completa­
mente desnudos.
I N T E R N A T I O N A L E
B ALANC E HISTORICO
— III —
« — 1946 - Enero — ¿ La re­
cién
creada
Confederación
de
Furezas Monárquicas (que agrupa
importantes sectores de la antigua
Renovación Española, lo que queda
de la C.E.D.A., la Liga Regiona­
lista Catalana, un grupo de la
revista « Acción Española », y
otros elementos
intelectuales) se
dirigen a la A.N. de F.D., preten­
diendo que se haga caso omiso
del gobierno de la República en
el exilio, y que se constituya un
Frente Antifranquista para restau­
rar la monarquía en la persona de
don luán, monarquia que sería so­
metida a plebiscito.
Esta
pro­
puesta es acogida favorablemente
por los dirigentes del M.L.; los
republicanos y los socialistas con­
sultan con los -respectivos partidos
del exilio que no aceptan la pro­
puesta.
« El P.C.E., que, llevado de la
esperanza de una caída rápida de
Franco por la acción interior de
guerrillas, trata de asegurar su
legitimidad en la situación de tran­
sición,' ingresando en la A.N'. de
F.D.
« Se procede a la ejecución de
diez guerrilleros, capturados por
la guardia
civil en sus opera­
ciones.
« Se intenta, por parte de va­
rios destacados
militantes de la
C.N.T., la constitución del Par­
tido Libertario, cuyo papel debía
ser el de informar políticamente
la sindical y coordinar la acción
de la misma contra la dictadura.
« Nota diplomática del gobierno
francés, dirigida a Gran Bretaña,
Estados Unidos y Rusia, pidiendo
apoyen su intención de llevar al
Consejo de Seguridad la cuestión
española.
« — El 25 de julio (1946), co­
mienzan las conversaciones
con
otras fuerzas antifranquistas para
constituir un Consejo Nacional de
la Resistencia y un gobierno de
transición. Los monárquicos pre­
sentan el 8 de agosto una decla­
ración
unilateral ». El 12 del
mismo mes, Alianza presenta una
« ponencia », estableciendo las
bases mínimas del gobierno tran­
sitorio. El secretario de Alianza,
que es, a su vez, secretario po­
lítico de la C.N.T. emprende un
viaje más o menos misterioso, que
so termina en Portugal, y de allí
vuelve con un documento de los
monárquicos, cuya redacción se
atribuye a Gil Robles... Ese do­
cumento, fechado el 6 de noviem­
bre de 1946, merece ser conocido,
pues lo que en él se dice, lo en­
contraremos más adelante en nue­
vas conversaciones con los mo­
nárquicos — ». R. Llopis en su
folleto « España espera su hora ».
. En tal documento se establecían
las bases siguientes » — . « Re­
conocimiento de la Religión Ca­
tólica como la más importante;
regulación de las relaciones cou
la Santa Sede, mediante Concor­
dato; renuncia a toda venganza o
represalia; renuncia a la huelga por
las fuerzas obreras durante el pe­
riodo de transición; plebiscito para
determinar la institución política,
pero si de hecho se produce una
restauración monárquica o repu­
blicana, compromiso de aceptarla,
siempre que después sea sometida
a plebiscito — >>.
Marzo. — « Nota tripartita »;
■en esta declaración firmada por
Bidault, Byrnes y Bevin, se expresa
la esperanza de los gobiernos de
Francia, Estados Unidos y Gran
Bretaña de que el pueblo espa­
ñol « se libere » de Franco por
medios pacíficos, se constituya un
gobierno de transición que convo­
que a elecciones generales, pro­
clame la amnistía general y la
vuelta del exilio. Esta declaración
implica en sí la condena de la
acción guerrillera y resistente, la
declaración de no intervención mi­
litar aliada en España, y una in­
vitación al exilio de que se ponga
de acuerdo con los monárquicos
para la formación de un gobierno
de transición que comprenda to­
das las fuerzas democráticas.
« Pleno del Comité Nacional
de la C.N.T. del interior, al que
asiste un delegado del exterior, en
el que se desaprueba el viaje a Por­
tugal del secretario político' y el
acuerdo con los monárquicos y se
le destituye. Se aprueba tamlvén
una resolución en el sentido de
que si el gobierno Giçul agota sus
posibilidades, se vuelva a entrar
en contacto con los monárquicos.
Por último se organiza una sec­
ción para la acción revolucionaria
nacional. Tres semanas más tarde,
este Comité Nacional es detenido
y con él es el tercer Comité Na­
cional de la C.N.T. que cae en
menos de un año.
« Abril. —• Se designan Minis­
tros sin cartera en el gobierno de
la República, a Rodríguez Castelao (I.R.) y Santiago Carrillo (P.
C.E.). Con la entrada de este úl­
timo, el gobierno Giral puede ser
calificado de unitario y compre­
sivo de todas las fuerzas políticas
de la oposición.
« Mayo. — « ...intentan pre­
sentarnos al mundo como nazifasc'stas v antidemócratas. Sin un dia
pudo no importarnos la confusión
por el prestigio de que gozaban
las naciones de esta clase de ré­
gimen ante el mundo, hoy, cuando
se ha arrojado sobre los vencidos
tantos baldones de crueldad y de
ignominia, es de justicia el des­
tacar las muy distintas caracterís­
ticas de nuestro Estado... Estos
dos frentes, el del sectarismo oc­
cidental V el del eomurrsmo asiá­
tico, son los que promueven, alien­
tan y sostienen en el exterior ¡as
campañas contra nuestra Patria...
Con España seguirán siempre es­
tando la verdad v la razón. Nó,
no son los pueblos los que¡ están
contra España; es la política de
los grupos apoderados de los ór­
ganos de opinión; es la eterna
obra de los fariseos, el « Barra­
bás »> de una multitud engañada...
(Franco, 14-5-1946).
« Julio. — Manifiesto de la
Alianza Nacional de Fuerzas Democrátxas aceptando som eter las
instituciones a plebiscito.
Existe
una grave tensión entre la Alianza,
que acepta la idea del plebiscito,
v el gobierno Giral, que propugna
la legirimidad republicana.
« Agosto. — Declaración de la
Confederación de Fuerzas Monár­
quicas, proponiendo un gobierno
de transición.
« La A.N. de F.D. precisa en
una ponencia las bases mínimas
de un posible gobierno provisio­
nal.
» Diciembre. — Resolución de
la Asamblea General de la O.N.U.,
condenando el régimen de Franco
y reconméndando la retirada de
embajadores.
« La A.N. de F.D. rechaza ca­
tegóricamente la posibilidad
de
una restauración monárquica, im­
puesta sin consulta al país.
« — Para el régimen, la cues­
tión vital durante el año ha sido
resistir. El tiempo trabaja a su
favor, sutilmente la situación ha
ido cambiando... La amenaza de
caída violenta
ha
desaparecido
prácticamente. Las grandes
potencias vencedtrras aconsejan la vía
pacífica, y limitan su acción a una
condena moral v a un aislamiento
económico v diplomático que no
resultará decisivo. En la oposición
tradicional, Ifts tendencias a una
transición pacifica, apoyada por
los tres grandes de occidente, van
ganado terreno, y en el interior
quedan prácticamente a'slados y
sin ayuda los grupos de acción y
de resistencia que son poco a
poeo exterminados por la acción
de fuerzas de represión
perfec­
cionadas cada día.
« En la oposición, la presencia
monárquica, que cuenta con el
apoyo teórico de una parte del
ejército, produce la proliferación
de organizaciones de base antifran­
quista v la división entre los afe­
rrados a la legitimidad republicana
y los que sacrifican ésta al opor­
tunismo de una restauración mo­
nárquica.
Todos se hallan pen­
dentes de la política de las po­
tencias vencedoras y, de un modo
especial, de los Estados Unidos,
renunciando a toda acción que no
sea pactos y disputas alrededor de
una herencia en cuya posesión es­
peran entrar de un momento a
otro —■ ».
(Continuará)
OSCAR D ’OCAL.
^AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA^
Panorama literario
de la España franquista
Es prenso, imprescindible, cuando nos referimos
a Iberia, especificar si se trata de la España leal
— hoy pobladora de los cementerios en la pen­
ínsula, y unlversalizada en sus desparramamientos
por todas las latitudes del globo — o de la que bajo
los auspicios del fascismo, las democracias y la
traición internacionales, se apoderó del cotarro,
temporalmente y lleva ya un cuarto de siglo cor­
tando y rajando nuestra vapuleada tierruca.
Hay es, precisam ente, d e esta
última que querem os ocuparnos;
la com placencia d e ciertas p er­
sonas, qu e tam bién han preferido
el destierro voluntario
(nosotros
fuim os am rjados a bom bazos dos
1 en
c^f} Nor/e, y en 39
d el Este) al am biente corrupto del
país qu e nos vid nacer, nos ha
perm itido entrar en contacto con
| lo qu e nosotros llamaremos « pa­
¡ norama literario d e la España fran­
i quista ».
C om o los escritores contem porá­
neos d el interior no son traducidos,
o en muy raras excepciones, los
' qu e llevam os cerca d e treinta años
i corriendo por estos mundos no h e­
mos tenido oportunidad d e encon­
trar ninguna obra escrita en E s­
¡ paña después d e la guerra civil.
I Más al fin, cuando menos lo es­
perábam os, por una d e esas coiri! videncias d e la vida, hénos aquí,
d esd e hace varios meses, enfras­
cados en la grata labor d e leer
toda clase d e publicaciones penin­
sulares, revistas, novelas, y hasta
tratados d e gram ática y poética
española —• por Félix C asellos
C osadem ont y Antonio Montoro
Sandhis, respectivam ente —, cosas
qu e buena falta nos hacían para
refrescarnos la m emoria y tonificar
con
dosis d e aticism o
nuestro
caustico y rudo lenguaje.
A decir verdad, la ausencia de
valores no nos ha desilusionado.
Conocíam os a fon do las particula­
ridades d el sistema
revandhista
qu e tiene am ordazados a los escri­
tores que no comulgan con el d es­
pótico
régimen. H abíam os
visto
tam bién — en la televisión — al
editor barcelonés declarando a su
interolcutor t/anki : q u é el 65 por
ciento d e los libros escritos en
Racionalismo universal
D ejem os a los dentistas discutir
¡a te is d e Rousseau d e si « El
hom bre nace bueno y la sociedad
lo corrom pe » o si, com o dicen
otros pensadores, al venir el h om ­
bre a este picaro mundo ya viene
tarado.
La experiencia nos enseña que
la actual sociedad está fom vida
por un conjunto d e seres egoístas
qu e tras el biom bo d e sus millones
o una vistosa etiqueta d e « per­
sonas honradas » ocultan la misara
carroña q u e im púdicam ente m ues­
tran las masas abatidas, los que
carecen d e un vistoso uniforme, de
un traje d e etiqueta o del presti­
gio qu e siem pre dans los intereses
creados.
Y es a esa sociedad a la que
tem en los débiles, los desvalidos
y los q u e se matan por temor a una
falta com etida.
Es realm ente penoso presenciar
el triste espectáculo d e toda esa
gente — a quien la ignorancia acom ­
paña desd e la cuna al sepulcro — ,
deslum brada por la luz qu e las
candilejas ofrecen a los artistas
y hacen q u e muchos imaginen que
realm ente son reyes los patanes
a quienes la casualidad entrega
el rol d e tan egregio personaje.
? Por qué, nos preguntamos, ese
público nutrido y constante que
festeja la burda truhanería donde
por lo general cam pea lo qu e es
grosero y torpe ? Y no podem os
menos qu e responder
qu e ello
se d eb e a la falta d e cultura o
educación racional d e los pueblos.
Valga lo q u e afirmamos lo mis­
mo para e l escenario d el teatro,
qu e para el am plio escenario d e la
vida.
La raíz d e estas crueles reali­
dades es m ucho más honda d e lo
q u e a sim ple vista parece. Arranca
desd e la misma base d e la estruc­
tura social, p orqu e es ahí don de se
sostienen en prodigioso equilibrio,
situaciones qu e esperan desde hace
m ucho tiem po un orden más lógico
y firme o un derrum be cuyas pro­
yecciones son sum am ente difíciles
d e calcular para los que hasta este
instante las disfrutan.
L os trabajadores han sido, son
y serán la víctima propicia d e los
potentados en el orden político y
económ ico, los qu e después d e uti­
lizarlos y explotarlos en todos los
sentidos, no tienen inconveniente
en desprestigiarlos y prostituirlos;
y ocurre así, porque es a esos tra­
bajadores a quienes las puertas del
tem plo d e la cultura se les ha c e ­
rrado.
Tanto en Oriente, com o en O cci­
dente, bajo « régimen burgués »
o socializante estatal, la escala que
todos los seres debían encontrar
tendida a su lado para ascender
en la m edida d e sus personales
posibilidades, hacia la cum bre —
a la qu e p or desgracia pocos lle­
gan —, se o frece para contraste,
galanam ente, sólo a los d e la
clase privilegiada — nueva o vieja
clase
privilegiada,
pero
privi­
legiada
siem pre al fin — Esta
escala es la cultura, la cual, en
su sentido m ás am plio y más p ro­
fundo, el racionalista, hoy por hoy.
ni siquiera los privilegiados alcan­
zan a utilizarla.
L a mano inexorable de una es­
p ecie d e hado impío signa a los
niños desd e la cuna.
Para el « rico » — e l privile­
giado — , la posibilidad d e aproxi­
marse hasta tocar la esencia d e
Fidias. d e Rubens, d e Shakespeare
o d e B eethoven; para el pobre —
el eterno proletario — , sólo habrá
existido el trabajo rudo y la vida
m iserable qu e por lo general, es­
tará casi siem pre envilecida por los
vicios. — Este « eterno proleta­
rio » es siem pre y en todas partes
quien no tiene un padre D IR I­
G EN TE d e algo — .
El hom bre ito se conform ó con
admirar los m itológicos frutos del
árbol misterioso, sino qu e los c o ­
m ió; no se conform ó con estudiar
especulativam ente el mal, sino, que
se rebajó y envileció en él. Esta
es la cau.a d e los vicios, entre los
que descuella, la ignorancia.
Las ciencias, e l arte, la cultura
en general en su esencia íntima,
es captada por sólo una clase hu­
mana : la d e los más sensibles e
inteligentes; la d e los más puros
y desinteresados. Y a los seres d e
esta clase, en la presente sociedad
d e amos y esclavos,
muy
rara
vez leí corresponde una situación
económ ica o una posición social
qu e les perm ita utilizar los medios
d e cultura racional. L o trem endo,
lo espantoso d el régimen actual,
es qu e cada dia aumenta el es­
fuerzo opresor al percibir los sín­
tomas evidentes d e su fin irrem e­
d iable — d e cualquier form a la
sociedad autoritaria se encuentra
a las puertas d e su fin; interesa
muy m ucho saber si en su propia
y regura destrucción arrastrará con
todo y todos — , está eri esa atroz
falta d e correspondencia.
Cuando Rodin creó su « E dad
d e Bronce »; cuando M aeterlink
escribe la «Trilogía d e la M uerte»,
y Joy ce con cibe « E l artista a d o ­
lescente >., no lo hacen para diri­
girse a un hom bre o a una clase
social, lo hacen para hablarle a toda
la humanidad, porque todos son
cap aces en mayor y menor grado
España eran
rechazados por la
censura.
i Cómo poder realizar una obra
intelectual, artística y literaria, sin
el elem ento fundam ental a toda
creación d el e.piriikt
la L i­
bertad ?
Sí, en España se es libre d e es­
cribir apologías al régimen, o su
jefe, a los « XXV. años d e jraz »
(impuesta a garrote vil), a Cristo,
la Iglesia y se terminó la temática,
i Oh no I; tam bién se pu ed e d es­
potricar contra los rojos, m etién­
donos a todos en el mismo saco.
Para estos bajos
m enesteres los
prem ios lyt certámenes, al cual más
ridiculo, se multiplican por cientos;
algo qu e haria reir a los muertos pero
qu e a nosotros nos entristece por
las terribles consecuencias qu a ello
acarrea para ese pueblo al que,
pese a la distancia y el tiempo,
pertenecem os enteram ente.
Escribidores d e esta
categoria
hay muchos : es sobre ellos qu e
reposa el franquism o y su papel
consiste en hacer parecer las másgrandes mentiras, com o verdades,
y los más terribles crímenes, com o
norm ales actos d e justicia. T am ­
bién corre a cargo d e estas lechu ­
zas el realce d e todo cuanto p u ed e
beneficiar al déspota, para lo que
no pierden ripio ni ocasión. Por
su parte, el astuto dictador, protege
a sus escribas y hasta les per­
mite, d e vez en cuando — dando
sensación d e tolerante •
—- p e q u e ­
ñas insolencias, qu e d e ser h e ­
chas por otros individuos no an da­
rían m ucho tiem po por la calle.
Esta
generación d e señoritos,
em borronadores d e papel, qu e han
sido incapaces d e crear nada to ­
lloso, tienen el cinismo de m o­
farse d e la generación d el 98.
P erm ítem e d e sentar cátedra d e
expertos en problem as sociales y
hasta reproáhan la fineza y nitidez
d e estilo, qu e los escritores d e este
cam po em plean. No reparan en
señalar deficiencias en los literatos
d e otros países y después se dan
cuenta, qu e si no fu ese por las
aportaciones qu e los exilados hacen
a la cultura ibérica, en casa no
quedarían más qu e recuerdos d e
m ejores tiem pos y paja,
mucha
paja. Paja para alimentar un Pueblo
qu e el franquism o ha em brutecida
hasta la m édula, y qu e hoy no se
ocupa d e estudiar, pero, por el
contrraio se deleita en las plazasd e toros y en los cam pos d e fu t­
bol.
Por desgracia esta es la realidad
d e la España franquista después
d e esos « XXV años d e paz >■
q u e aparecen hasta en la sopa.
Pobreza moral, física y material
a todo lo largo d el horizonte. Y
nadie más responsable d e este es­
tado d e cosas caótico, qu e los es­
critores al servicio d el más cana­
llesco tirano hoy en vida.
Ellos se han encargado d e con ­
figurar la nueva España. Ellos se
han encargado tam bién d e hacer
buena la tesis d el
granuja deP
Pardo : « e l pueblo español ca­
rece d e preparación y madurez
para disfrutar d e un sistenui d e ­
m ocrático y libre « y ellos siguen
la obra, em bruteciendo las mentes,
para qu e ese
viejo truco siga
siendo efectivo.
L a artimaña qu e con tanta fr e­
cuencia esgrim e el zorro d el Pardo
ha d eb id o copiarla a sus colegas
bolcheviques, pues ella ha sido y
es, el único recurso y escapatoria
a qu e los fachas rojos echan siem ­
pre mano, cuando sus teorías no
pueden resistir nuestras convin­
centes
razones, las razones
del
ideal anarquista.
L a regresión,
m ejor dicho, la
derrota d el régim en fraitquista, en
el mundo d e la cultura, es tan
evidente, qu e hoy ; cualquiera qu e
tenga ocasión d e otear el pano-
España
AL
UN
DIOS
DE
RAZA
se
HABLA
CANINA
EXTREMADURA
ZONA 10. — «Ha ocurrido aquí
mismo, cerca de Badajoz. Una
mujer, una enferma, se puso a
gritar: «¡Le oigo!, ¡Le oigo! ¡Es
Ja voz de D ios: me llama con
toda su fuerza! ¡Ave María! ¡Vive
Dios en mi!
Acudió la gente y ya empeza­
ban las cébalas sobre el miste­
rioso ruido, sobre si era la F á tima 1964 o la virgen de Lourdes
trasladada a Badajoz, etc. Como
señalara un barranco hondo de
donde la voz divina salía, los ve­
cinos, con el cura en cabeza, fue­
ron allí.
¿Qué han encontrado? Un pe­
rro, un perro que con el ladildo
y el eco de las montañas daba
una nota musical extraordinaria.
Pensamos algunos de aquí qué
quién sabe... al fin y al cabo Dios
escoge unos caminos tan origi­
nales para dirigirse a los hom­
bres, y sobre todo a las m uje­
res.»...
Es una enferma, se dice ahora
en aquella zona, para justificar
el ridículo. De acuerdo: es una
enferma. Pero sin la superstición,
el oscurantismo, la ignorancia
sembrados por la religión en Es­
paña estas estupideces no se pro­
ducirían. Nueva y urgente labor
a enfrentar con denuedo — nunca
hemos dejado de hacerlo — : la
desaparición, en España, de ído­
los, fetiches, misterios consagra­
dos y supersticiones, poderes fa ­
voritos del clero trabucaire y a r­
ma eficacísima, desgraciadamente,
para la simpleza de nuestras pohres mujeres españolas, consumi­
das de ignorancia por obra y gra­
cia de la parroquia cercana. Bueno-Monreal debe estar satisfecho.
Seguro que si él se encuentra en
ese momento por Extremadura
el perro no habría sido tal, y los
planos de una nueva capilla es­
tarían ya dibujándose.
ARAGON
ZONA 22. Corresponsal. — ¿Es­
táis enterados de la historieta
del llamado Vicente Baztán? Esto
demuestra hasta qué punto son
alimentadas por el propio régi­
men la superstición y la imbe­
cilidad colectivas. Resulta que el
sujeto mencionado tiene la virtud
de HACER LLOVER, nada menos.
Los periódicos relatan QUE HA
HECHO LLOVER en Miranda de
Ebro, en Barcelona, Zaragoza y
Valencia. Sólo en G alicia no lo
ha conseguido; debe ser maldi­
ción del caudillo.
¡Pobre España! Si no consegui­
mos pronto cambios profundos de
pensamiento y de ambiente...».
Los patrocinadores de tales me­
meces, alentadores sistemáticos de
todo lo que adormece y embru­
tece al pueblo, se hallan, sin em­
bargo, representados en la U.N.
E.S.C.O., que parece ser es orga­
nismo propagador de cultura. Son
también estos organizadores de la
memez colectiva los que preten­
den celehrar a Unamuno, en fin,
son los señoritos «cultivados» que,
no contentos con exterminar el
cultivo agrario, parecen decididos
a exterm inar también el cultivo
intelectual: vírgenes coroneles, vo­
ces misteriosas, el enano bajo
palio, ¿«si Dios quiere», patronas
a troene y moche... ¡Imbéciles!
¡Cómo sobresale, ante tan desola, dor panorama, el loable esfuerzo,
las magníficas iniciativas empren­
didas por los trabajadores tanto
de la C.N.T. como de la U.G.T.
creando, en la España no fra n ­
mueve
ESPAÑA
quista, ateneos, centros culturales,
expediciones educativas, inspirado
todo ello en Ferrer Guardia y cuya
culminación se tradujo, en 36-38,
en el Consejo de la Escuela nue­
va, tan injustamente olvidado.
Aquel ansia de saber, del más
alto al más humilde, aquella pa­
sión de cultura, de conocimientos,
que llevaba al adulto analfabeto
a leer el abecedario, aquella ola
de instrucción espontánea y po­
pular, de respeto por las artes, de
apego por el teatro, de cultivo
del folklore musical más español,
el auge de la zarzuela, las piezas
de aficionados, la extensión de
nuestros clásicos, tantos y tantos
imborrables recuerdos que retra­
tan una época rica en experien-
CRONICA DE BARCELONA
G U E R R A
AL « SINDICALISMO »
V E R T I C A L
EN DONDE
T A M B I E N
E L OPUS-DEI
En nuestra /rasada crónica ter­
minábam os ia inform ación prom e­
tiendo
un
com entario sobre el
m alhadado resultado de un « con­
venio » dich o « colectivo », nom­
b re y apellido q u e llevan ahora
los acuerdos entre los santones del
verticalismo sindical q los patronos,
con exclusión absoluta de unas de
las partes interesadas : los <« pro­
ductores asalariados », qu e, d e
paso añadimos, es el nuevo título
q u e se hace circular en los medios
fascistas sindicales, ya qu e « pro­
ductores » lo son todos los encua­
drados d e « oficio'■ » eu la organi­
zación sindical del «' sistema .»
instaurado y mantenido por la d ic­
tadura (« caudillaje », dicen los
glosados
d el
régimen) qu e nos
viene p rodigan do a través de estos
años nuestros e l ya un poco arrugado
« generalísim o » Franco. « Pro­
ductores económ icos » son todos
los q u e explotan e l esfu erza ajeno,
a cam bio d e unas determ inadas
cantidades establecidas por hora
d e tarea, día, semana, o periodo de
30 dias, sin valoración salarial por
cantidad d e objetos, piezas, m e­
tros, etc., etc., qu e e l interesado
efectú e o ayude a efectu ar m ane­
jando una máquina... « Produc­
tor asalariado
» pués, es el
« obrero », el « proletario », el
« paria », etc., etc., es decir lo
tradicional en el sistema d e explo­
tación capitalista, que en este país
lo han adornado d e fórmulas alg e­
braicas extraídas d e vocablos « pu­
lidos » con tela esm eril fabricada
esta en las covacas purulentas d e
esta aberración antihumana, dia1bólica, sanguinaria, refinada, qu e es
toda la contextura argótica qu e se
m aneja en los tem plos « labo­
rales » q u e van d e la enorm e
« basílica », o casa sindical, u b i-i
cad a en Madrid, Paseo d e l Prado,
pasando por la cloaca inmunda
qu e es el llam ado « ministerio
d el trabajo » d el gobierno fran­
quista...
Para tener validez d e aplicación,
el ministro d e trabajo tenia que
promulgar tal « acuerdo » y ser
pu blicado en el boletín oficial del
Estado, o « C aceta * d e antaño...
Todo se ha ido a paseo, d ebid o
a « presiones » d e otros intereses,
d e los cuales los inversores (ciertas
partes) del flam ante « Plan d e D e­
sarrollo » no les son ajenos, Plan
qu e dirige el « opus-deista » L ó ­
pez R odó, han logrado que Rom eo
Corria (« R om eo y Julieta » se le
llama en los am bientes « sindi­
cal:* tas » d el sistema) lo haya ar­
chivado en sus armarios sin fon do
d e su célebre ministerio, lo qu e ha
venido a dem ostrar la oposición de
intereses qu e cada dia se va agu­
dizando en esta España d e bando­
leros « económ icos »... Y va a
probar más nuestra afirmación el
próximo
decreto qu e com o des<iuite( los d el « Opus D e i » sien­
ten un horror mítico por toda alza)
a la presión d e qu e ha sido objeto
por parte d e los ministros « ec o ­
nóm icos » el ministro falangista del
ala franquista titular d el dicho m i­
nisterio de trabajo, d ecreto-ord e­
nanza elevando el límite d el sala­
rio mínimo garantizado y otras za­
randajas dichas « m orales » para ir
cubriendo la dem agogia d e Rom eo
y contra la voluntad d e los «■ ec o ­
nómicos » d el « Opus D ei »■ E s­
tos, por contra,, com o seguramente
habrán leído ustedes en la prensa,
han realizado
una « dem ostra­
ción » d e fuerza, aunque no d e la
clase d e fuerza y a la moda clá­
sica qu e conocen. A quí en España,
por e l m om ento todo se realiza
entre saraos y fiestas, en espera d e
algo más substancial...
_ D ecia m o s qu e recientem ente se
había llegado a un « acu erdo »
entre las partes interesadas (que
ya liem os explicado cuate si son) en
lo concerniente a un cúm ulo d e
cuestiones qu e ponían engorros a
unos y a otros (repetim os : los
obreros para decir siem pre amén),
cuya refundición y com pilación se
había qu edado se llamaría « Orde­
nanza L aboral » para uso d e la
Industria X, pongam os por caso.
La cosa había sido enharinada,
pastada y cocid a convenientem ente
por verdaderos artífices d e la mis­
tificación ética y por los cucos du ­
chos en el escam oteam iento d e los
derechos d el qu e alquila sus bra­
zos y su cerebro, derechos qu e le
p ertececen por razón d e ser el que
soporta las mayores cargas d e todo
orden qu e la S ociedad d e los hom ­
bres (es un decir) ha creado para
garantizarse la respectiva existen­
cia. L a con fección d e la tal lla­
mada « Ordenanza » tendia a
favorecer los intereses d e d eter­
minada región industrial y o bli­
gaba el resto, con explotaciones
industriales fuera d e tal región, a
estar sujetos al cum plimiento d e
lo qu e en tal « código » se pre­
ceptuaba.
E S T A
LA CONCENTRACION
D E NAVARRA
D eciam os qu e en Pamplona, el
dia 29 del pasado N oviem bre, el
« Opus D ei » efectu ó una concen­
tración d e encapuchados sin ca­
pucha. Cuatro trenes
especiales,
sin las clases de segunda y ter­
cera, caravanas d e autocares de
lujo y una legión im ponente de
coch es d e turismo, depositaron en
la capital d e Navarra y carlista
por añadidura, unas diez mil p er­
sonas proceden tes d e Madrid, Bar­
celona, Valencia, Sevilla y otras
capitales y provincias d e la peri­
feria e interior d el pais. El m o­
tivo : celebrar « Asamblea » la
« A sociación d e Amigos d e la Uni­
versidad d e Navarra »... Misas,
conferencias, coloquios, y com o fi­
nal asam blea d e asistentes en el
Teatro Gay arre, incapaz d e co b i­
jar a tan numerosa comitiva, h a­
bién dose tenido qu e habilitar cir­
cuitos cerrados d e televisión para
qu e todos los asistentes pudieran
seguir « in visu » la magna pri­
m era concentración
oponente al
« sistema » d e partido único...
D espués de Escarré, nos viene el
« padre » Escrivà d e Balaguer,
presidente y fundador d el « Opus
D ei », aragonés d e nacimiento,
gran canciller d e la dicha Univer­
sidad foral, a precisar con toda
exactitud lo qu e ya sabíamos
q u e el « Opus D ei » es una or­
ganización d e reaccionarios capi­
talistas, qu e están hartos d e ir a
rem olque, económ icam ente y p o­
líticam ente, d e los im béciles faTangistas más o m enos ilustrados
d e la rama franquista, qu e a pesar
d e todo, pertenecer al « Opus
Dei » no im pide qu e se tengan
« ideas » y millones, y, adem ás,
se colabore con lo qu e se d esp re­
cia ahora y se ¡mudó antes, a tos
fines d e una m ejor y substancial
tajada a masticar, y que « sin
libertad » no hay fórmula humana
d e seguir adelante, aún que ese
« adelante » signifique
apretar
más el gaznate d e los pobres diablos
qu e tenemos que sufrir la presión
política,
económ ica y social de
todas estas apestosas camarillas,
qu e repentinamente se han creído
en la obligación d e sentirse con­
cienzudos amantes de la libertad,
libertad qu e nos escam a enorm e­
mente, por aquello d e qu e « dim e
con quien andas y te diré quien
eres »........
Y LA IUNTA ÇUE MANDA
Vara general conocim iento d e la
autenticidad « proletaria » (entre
comillas) d e lo qu e es el « Opus
D ei », dam os algunos nombres de
los qu e han qu edado nombrados
m iem bros d e Ui « nueva » Junta
d e gobierno d e la « Asociación d e
Amigos d e la Universidad d e Na­
varra : José Gastan T obeña, R a­
món Castroviejo, Jo sé Eina E s­
crivà d e Romani, con de d e Mayalde, alcalde actual d e la « villa
y corte » d e M adrid; Gregorio Marañon Mora, hijo del otro Marañon, aqu el d e « Al servicio d e
la R epública », retoño entretenido
com o « je fe » d e n o sabem os qué
com o martingala con nom bre d e
« H ispanidad »; José Maria F e­
rnán, e l cursi escritor d e milagros
terrenos y extra-terrenos, en los
cuales no están com prendidos los
qu e diariam ente realizan los d es­
graciados braceros y cam pesinos
d e la región andaluza para sub­
sistir, m onárquico
donjuauista y
andaluz d e alcurnia, y cierra la
cabalgata ferial opusdeista, Alvaro
D om ecq, d e Jerez d e la Frontera,
gran patricia d el coñac y también
uno de les tantos « generosos »'
qu e no terminan nunca de d eci­
dirse a ser « generosos », d e acuerdo
con ciertas martingalas qu e tienen
qu e ver con la paz y la tierra...
Amigos y com pañeros : el telón
em pieza a levantarse; la farsa ini­
cia el pr mer acto; alguien tiene
qu e desaparecer d e la escena, co ­
mo ere todo buen dram a que se
ap recie; oqui « vemos » cual,, o
cuales van a ser los sacrificados,
quizás el editorial d e la « Hoja
Oficial », diario d el lunes corres­
pondiente al dia 23 d e noviembre
nos lo aclararía. Es más, a noso­
tros ya nos lo ha aclarado... Saber
ser espectadores es una gran virtud;
ser com parsa as un papel misera­
ble y mezquino, pero e l resto d e
la deducción la dejam os para el
lector inteligente...
Terminamos
diciendo qu e la
« libertad » por aquí va adqu i­
riendo unas vestiduras
bizarras.
Procuraremos teneros al corriente
d e un « slogan » qu e está circu­
lando
insistentemente entre los
m edios
patronales, o « produc­
tores económ icos » refiriéndose a
un tem a « espeluznante » para
los qu e estam os aquí y banal para
los qu e estáis fuera, hacem os re­
ferencia al « despido libre
T iene miga el asunto y procura­
remos teneros al corriente d e cóm o
se está cociendo e l « bollo «... '
Jerónimo MAYOL Y CUNILLÉ.
cías y esperanzas, una época que
contrasta tan dolorosamente con
la tristeza actual de una España
sometida al fanatismo político y
clerical, explotador de bajas pa­
siones y proyector de envileci­
miento y oscurantismo.
MADRID. — «Esta gente nos da
nuevamente la lata con la histo­
ria del Mercado Común. Dicen
I haber iniciado conversaciones, en
Bruselas, con dicho organismo
internacional. ¿Qué hacéis por ahí
afuera? ¡Hay que impedir que esa
gente recita nuevas apoyos,..».
Tal vez no nos sea posible im ­
pedir nuevos apoyos. Sin embarga,
si que nos es dado expresar la
indignación de toda la España
digna ante los nuevos intentos de
audiencia al franquismo en B ru ­
selas. Conocemos el asuntos sa­
bemos que, incluso si existen a l­
gunas conversaciones, el fracaso
del franquismo sigue siendo no­
torio, puesto que no se trata de
admisión ni asociación que el
franquismo deseaba.
MADRID. — «Acaban de ser
juzgados varios de los antifascis­
tas detenidos hace algunos meses,
entre los que figura el hijo del
ministro del Aire, José Daniel
Lacalle, que se vé infligir ocho
años de cárcel y 100.000 pesetas
de multa. Se pronuncian igualmenet otros 12 condenas que van
de 10 a 28 años de cárcel. Entre
los condenados figura también
una mujer.
BARCELONA. — «Sigue el in­
ternacionalismo
capitalista:
El
Banco Mundial ha aceptado de
subvencionar la construcción o
mejoramiento de una carretera
Barcelona-La Junquera . ».
¡Bravo! El Banco Mundial cons­
truye también sus carreteras. Ha­
blábamos el otro día de que los
franceses construyen «su» fábrica
atómica,
los americanos «sus»
oleoductos y carreteras... pero ol­
vidábamos el Banco Mundial.
¡Magnífico! Pronto España no
pagará nada de cuanto en ella
se haga. El pais se verá libre de
toda carga económica y el régi­
men podrá abrir oposiciones para
guardias, para militares o curas:
cuarteles, policía, seminarios... Es­
paña en marcha. Ahrimos una in ­
vestigación para averiguar lo más
rápidamente posible de qué re­
moto país, de qué oculto fondo
internacional salen los fondos des­
tinados a salarios de los barren­
deros municipales, quién paga el
césped de los jardines, qué clase
de contubernio internacional y
secreto, de poderosos intereses fi­
nancieros mundiales se ponen en
juego cada vez que hay que cam ­
biar una bombilla fundida en el
alumbrado público.. ».
C.N.T. - INFORMACION
SECCION PRENSA
ssas
Activités de nos camarades Espaçnols m
Flelei a nuestro sentimiento solidario hacia todos los explotados,
sil como hacia todos nuestros oompsñeros de ideología, abrimos estas
págines a aquellos que de eDo tienen mayor necesidad en este mossento : nuestros camaradas españoles, refugiados en Francia, privados I
l s todo medio de expresión.
(Suite de la page 5)
He aquí por qué «ESPOIR» aoogerá a todos los españoles que se
rama, no solam ente literario, sino
4 (rijan a nosotros para exponer sus problemas, pedir nuestra ayuda y,
d e cualquier otra rama del arte
»i es necesario, nuestro consejo, enviándonos sus comunicados o sus
o la ciencia, constatará el sinnú­
«rtiouloa en su lengua materna,, ya que no conocen otra.
mero d e concesiones fudam enlales
que el tirano se ha visto obligado
a hacer contra su gusto, y lo que
es p eor aún, contra sus mismos
priniepios fascistas, con miras a
17* UNION REGION ALE . UNION LOCALE DE LYON
salvar las apariencias, ya qu e de
Permanence tous les samedis de 17 heures i 19 heures, et tous les
otra form a, y pese1 a qu e su ep i­
ilmancbes, de 10 h. á 12 heures, á la rué St-Jean. N° 60, LYON (5a).
dermis es dem asiado espesa para
sonrojarse, hubiese sufrido las mil
y una humillaciones.
F. L. DE LYON
FIESTA DEL NIÑO
Porque los pueblos ibéricos si­
¡ guieron hablando sus respectivas
La F.L. de Lyon comunica a
Los niños y niñas que deseen lenguas vernáculas, negándose a
todos sus afiliados, que la asam­ contribuir a la Fiesta del Niño obed ecer al déspota.
blea general se celebrará el do­ (para el mes de febrero del 65,
Porque los pueblos ibéricos si­
mingo dia 3 enero, a las 9 h. .30 en el probablemente), deben presentarse guieron leyendo, a escondidas, a
nuevo local
(Palais du Travail), con toda urgencia a la Bolsa del Sender, Juan Ramón,
M achado,
sala número i, Villeurbanne.
Trabajo e inscribirse (apellido, Lorca, Casona, etc., y tantos otros
Debido a la importancia v el nombre y dirección) en la lista qu e podríam os adjuntar a la lista.
interes que representa la misma, que Cerda tiene a disposición de Enemigos torios del régimen : d es­
terrados unos, muertos en exilio y
os rogamos la máxima puntuali­ todos.
UN RUEGO
asesinados por el tirano. otros;
dad y asistencia numerosa.
A LOS COMPAÑEROS DE
pero todos ellos ¡alores reconoci­
LOS PIR IN E O S-O RIEN T ALES
dos internacional m ente.
F. L. DE ALBI
i Cuándo el franquism o ha so ­
La solidaridad es el impulso de ñado con un plantel d e poetas
Esta local convoca asamblea
para el 3 de enero 1965, a las la vida de todos los géneros parti­ d e parecido calibre F Más escu ­
nueve de la mañana, y en el lo­ cularmente el nuestro; ninguna ac­ chem os la opinión d e los chupa
cal de F. O. Esperamos la asis­ ción es posible sin su concurso.
tintas fachas en uno de sus por laA ese fin, surgió Solidaridad In­ roces más elocuentes, « Alfonso
tencia de todos.
ternacional Antifascista para im­ Paso », llevar la envidia 1/ el m ez­
FEDERACION LOCAL
pulsar a todos los antifascistas que, quino rencor hasta ultratumba
a través de las fronteras, luchan
DE BEZ IE R S
« Muñoz Seca era monárquico
y sin victimas de las peripecies del sin ser carca. L o mataronI en 11)36
régimen;
sin
olvidar
a
centenares
Compañero:
algo vagamente parecido a las iz­
de enfermos y ancianos que por quierdas. Eso no le rlió rcnom bic
Entendiendo esta F. L, que igual, sufren en los hospicios y hos­ universal, pues sabem os que solo
en cada uno de nosotros existen pitales.
se goza d e prestigio internacional
Ellos son nuestros precursores cuando tino tiene la suerte que
riquezas físicas, morales, econó­
micas y culturales que fusionadas que en su juventud cumplieron la le maten las derechas .
y mancomunadas entre sí, forman misión constructiva hacia la eman­
H ace falta haber perdido toda
la fuerza motriz de nuestro mo­ cipación social de los pueblos; se­ noción d e dignidad, decoro, y hasta
vimiento y pretendiendo encontrar ria lamentable en nuestros medios, estética, para escribir con tan poca
el resurgir de nuestro potencial dejarles en el olvido.
sustancia y tanta maldad. Dire :
libertario, hemos organizado en
i Habéis olvidado que en otros lo mataron en 1936 algo vagamente
nuestro local que también es el tiempos fuisteis los puntales ver­ parecido a las izquierdas. ¡ Qué
tuyo y el de los pueblos del ticales del sosten de S.I.A. y que quiere esto significar F. ¡, no s e ­
mundo, un ciclo de Estudios So­ sin saber el porque, ni presentar ría tam bién víctima « Muñoz
ciales y Económicos que sirvan una objeción valedera, habéis ol­ Seca » d e los
mercenarios, s e ­
para unificar la diversidad de vidado cuanto antaño manifesta­ dientos d e sangre, al servicio de
pensamientos que forman nuestra bais. ?
la cruzada, com o tantos 1/ tantos
personalidad colectiva y dirigirles
No obstante, las necesidades, co­ otros españoles conservadores, m o­
y encauzarlos en beneficio de mo los casos, son permanentes y nárquicos i/ sin ideologías
mar­
nuestras pretcnsiones revolucio­ más numerosos, que S.I.A. tiene cadas F
narias.
que solucionar, a medida de sus
i T qu é pensar d e la acogida
posibilidades materiales.
que han ten ido en España Casona
Lejos de nosotros el sentido
Es preciso, compañeros, que reac­ y su arte F Ahora resulta que el
personal de las cosas y de las
ideas. Estas no pertenecen a los cionéis, ingresando en S.I.A. o cum­ teatro d e esta repatriado, tanto
hombres que son hijos de las cir­ pliendo nuestros deberes para con tiem po prohibido en los escena­
cunstancias y de las condiciones ella. Que no sirva de obstáculo rios d e España, satisface mucho a
económicas que le someten y le el retraso en vuestra cotización; la burguesía española. El teatro
ninguno de los capítulos de sus d e los Pemán, los Calve Sotelo,
sojuzgan frente al vivir diario.
Bueno Vallejo y Alfonso Sastre, ha
Las ideas y los procesos revolu­ estatutos exigen el pago retrasado.
Será nuestro placer el recibir desem peñado su p ap el durante los
cionarios que determinan los cam ­
años d e terror, pero en el mom ento
bios profundos en los sistemas vuestro ofrecimiento de coopera­
qu e se em pieza a respirar, la ca ­
sociales que imperan en cada épo­ ción para impulsar la magnífica
lidad d el teatro engendrado en el
ca se deten a los pueblos a los obra de solidaridad de S.I.A.
exilio ha ido a im ponerse
a Es­
cuales por encima de todo nos
Por el Secretariado,
paña, desplazando a los niños m i­
debemos nosotros como movimien­
G I L .
m ados d el franquismo.
to histórico y determinante.
Panorama literario de la España franquista
C O H H i M1CHI ES
Acude a nuestras reumones bi­
mensuales y aporta la ayuda mo­
ral y material de tu presencia
y de tu pensamiento interviniendo
en los debates con arreglo a tus
facultades y a tus sentimientos,
demostrando que no son los hom­
bres que te guían, y sí. el espíritu
emancipador de tu conciencia y
de tu voluntad. Escríbenos, si no
puedes asistir desde cualquier si­
tio, lugar o país que te encuen­
tres con la segurdad que nos
sentiremos felices de poder estu­
diar tus proyectos o la forma de
sentir y expresar las ideas.
Sé con nosotros el cuerpo fiel
y permanente de los destinos in­
comparables del Movimiento L i­
bertario, en el cual residen las
fórmulas humanas y justas, que
han de permitir a los hombres
que un día conozcan un mundo
mejor.
Primera reunión del Ciclo:
Domingo, 3 de enero 1965
Temas :
1) Si no existiera la economia,
¿tendría razón de ser la política?
2) Para ser un movimiento
antipolítico tendremos que ser una
fuerza social y económica. ¿Cómo
lo demostraren?,os?
Dirección: Cáseme S a in t-Ja c ques, C.N.T.F., N" 27, Béziers
(H érault).
Racionalismo universal
(Suite d e la page 5)
ríe sentir la belleza, y el qu e siente
y com prende la belleza, se apro­
xima a esas mentes qu e si bien es
cierto no son iguales en potencia
creadora, son dueños d e una cap a­
cidad receptiva q u e las hermana.
Em pero la inmensa mayoría de
esos seres e infinidad d e aquellos
qu e nacieron en condiciones psi­
cológicam ente ventajosas no p u e­
den escuchar la voz, o mejor, el
clam er q u e a ellos se dirige, por­
que la vida, vale decir la sociedad,
los ha alejado por obscuros rumbos
y tes cerró el paso a todo contacto
superior.
Esa misma humanidad qu e en
una sociedad más justa — económ ica
y social mente hablando —, podría
apreciar en la m edida de1, su cap a­
cidad las ciencias o el arte, hoti
va en busca d e un regocijo o una
em oción q u e está estrecham ente
vinculada a la pestilente atm ós­
fera qu e la rodiea. Y es justamente
ese am biente, el qu e tenemos la
im periosa necesidad q u e no sea
el del prostíbulo o la cantina.
Por eso, repetim os, tenem os el
im perioso d eb er d e arbitrar hasta
agotar todos los m edios posibles,
para poner al alcance d e todos
los desheredados d e la fortuna —
los no privilegiados —, la cultura
racional necesaria, para qu e pu e­
dan ensanchar el horizonte de sus
escasísimos conocimientos. Y conste
qu e nosotros mismos no somos pielisam en te privilegiados.
Para qu e en un día no lejano
adquiera verdadera pujanza este
pensam iento; para qu e esta idea
tenga contornos definitivos, es preciso hacer com prender a los poderosos — d e
buena o
mala
gana — , qu e están lejanos los días
aquellos en qu e
se
agrupaban
enorm es cantidades d e hom bres como si fueran grandes rebaños de
carneros siem pre obedien tes a la
voz d el pastor. — ¿ Pero es que
esos dias supuesto> no son los mismos qu e estam os viviendo ? En
este caso necesario es bregar con
entereza para im pedir a toda costa
el carnerage — . Es necesario que
los trabajadores piensen t/ue
sólo
una sólida educación racionalista
universal p u ed e destruir el engaño
y la opresión am biciosa, que hoy
im piden hacer poA ble ese belltsimo sueño qu e es la augusta aspiración d e todos los amantes d e
la libertad y d e la felicidad, y
qu e será la piedra triangular en
q u e descansará el majestuoso ed i­
ficio del bienestar individual y co ­
lectivo.
Cosme PAULES.
Nosotros no podem os por menos
que lamentar la decisión d e este
adm irable poeta, pero conocem os
dem asiado los sinsabores d el exi­
lio para incurrir en la ligereza de
juzgar a nadie. Dudam os qu e los
hom bres d el tem ple de Casona
vuelvan a España a colaborar con
el verdugo. Estamos convencidos
qu e los idealistas nacen, no se
hacen : por consiguiente confiam os
en la integridad d el autor de
« Los A rboles Mueren d e Pie
y
esjieramos, qu e tanto en e l exilio
com o en España, su digna labor
continuará al servicio d e la b e ­
lleza, ¡te la superación humana, y,
sobre todo, al servicio d e la verdad.
Otro detalle sum amente signifr
cativo, en la serie d e concesiones
anteriormente señalarlas, es la crea
t ión del M usen Picasso, — en el
que fue Palacio de Berenguer ríe
Aguilar — p ¡r la ciudad de Bar
relima. El plum ífero 1jire nos in ­
form a d e esta realización, « luán
Plazaolar >• no solam ente se lo tpr•siera llevar a España, sino al rielo.
Veamos lo qu e nos tliee en uno de
sus párrafos : « Ahí está Picasso,
lleno d e años 1/ ríe desengaños
pensando diariam ente en la muerte,
según confesión pnrjriii; hablando
de Dios, el ausente d e su vida ar­
tistica, más d e lo qu e quisieran
sus « amigos
y sus enem igos;
torturado por la nostalgia d e Es
paña t/ d e Barcelona. Un hom bre
necesariam ente lim itado a las m e­
didas d e una época que fen ece.
Seria un error em peñarse en con­
denar al ostraci.m o una obra que
se ha impuesto por su genialidad
y que, querám oslo o no, irrumpe
vencedora en todas partes ».
C om o se puede apreciar : el
p obre diablo cum ple su misión o
las mil maravillas. Hay t/ue re­
conciliar a Picasso con dios a toda
co .ta ; pues la hipocresía d e los
soldados al servicio d e la « sonta
causa » no andan a una mentira
más o menos, y com o la ausencia
d el « todopoderoso » en la vida
y en la obra del maestro, hubiese
sido suficiente motivo — en otros
tiem pos - - pura qu e los cruzados
lo asesinaran a sangre fría, com o
hicieran con cuantos ateos y lib re­
pensadores cayeron en sus satanescas garras, ahora, una reconcilia­
ción tan maternal con un enem igo
encarnizado, no puede desmostrar
más t/ue lo qu e venimos
afirmanan: la bancarota fraudulenta del
franquism o en el cam po d e la
Cultura.
Aerado ORRANTIA.
Actualidades latino-americanas
(Suite d e la page 3.)
se apoderó militarmente del Pa­
raguay, el país se enfrenta a una
tiranía que ha suprimido todas
las libertades manteniendo el te­
rror y la persecución política y
gremial.
La elegancia con que inició su
golpe puede asegurarse que es
casi única. Por lo curioso quere­
mos retrotraernos a aquel día, re­
cordándolo a los lectores de « E S­
POIR ».
Fué así :
Estaba el Doctor
Chávez ce­
nando en su quinta cuando llegó
uno de sus generales a visitarlo.
Era Strossner. Se hizo anunciar
y la mucama le informó que el
Presidente estaba en el comedor
terminando de cenar. Muy cortés,
Strossner respondió : « No le mo­
leste... Puedo esperar ».
Entretanto en Asunción el ejér­
cito se estaba apoderando de la
Prefectura de Policía.
Cuando estaba a punto ’ de ser­
virse el café, el Dr Chávez salió
a recibir al geneial y éste, con un
cortés saludo militar, le anunció
que había dejado de ser Presi­
dente y que lo venía a « invitar »
a pasar a una cañonera que lo
llevaría a Buenos Aires.
El general colocó en la Presi­
dencia a Tomás Romero, mientras
al Dr Chávez lo nombraba Em­
bajador en Buenos Aires. Poco des­
pués, Strossner pasaba a ocupar el
puesto en el que ya lleva más
de diez años.
!
Fué desde luego un golpe ga­
! lante no dando ocasión a que na­
die se enojara.
I Poco después empezaron las per­
! secuciones, encarcelamientos, tor­
econó­
¡ turas físicas, explotación
! mica y soc'al. Las cárceles están
repletas actualmente y los cam­
pos de concentración v de trabajos
\ forzados nada tienen que envidiar
a los que funcionarna en la Ale­
\ mania nazi. En 1955, los nazis em­
pezaron a dirigir sus pasos hacia
' <í Paraguay y hoy el país es un
\ nido de forajidos y cuartel general
¡ de las juventudes nazi-fascistas de
, estos países.
Strossner vive en una elegante
\illa, situada al norte de las afue: las de la ciudad de Asunción. A
\ las 6 h. 30 sale todas las mañanas
' de su chalet dirigiéndose en lu­
; joso automóvil a! Palacio Presiden­
I cial. Cuando el dictador está en
\ el Palacio se prohíbe el paso a
\ los peatones por las calles que ro­
dean el edificio.
Las tentativas para derribar a
este hombre lian sido varias y con­
tinuadas, fracasando todas hasta
el momento. El 14 de mayo úl­
timo fué descubierta una de ellas.
El jefe en esa ocasión fué Mover,
con residencia aquí en Montevi­
deo. Hov se encuentra preso e
incomunicado en una cárcel de
Asunción.
Más recientemente, en ocasión
de la visita de de Gaulle, fué des­
cubierto el último de los intentos
de abatir volentamente al dictador.
Hubiera bastado que el automóvil
que conducia a Strossner no des­
viara la ruta inicialmente trazada
para que cayera bajo las balas
de una conspiración militar.
Al descubrirse, numerosas per­
sonas
solicitaron asilo en varias
embajadas. Otros fueron detenidos.
Entre los complicados se encuentra
el general [osé Luis Cuchunal.
Los coroneles Enrique García de
Zúñiga y Aníval Clavell. Los pre­
sos llegan a más de cien, entre los
que está el Dr Germán Acosta y
muchos civiles más.
La conclusión es clara : Stross­
ner ya 110 cuenta con la unánime
incondicional dad del ejército pa1aguayo. Después de este último
intento, Strossner ha redoblado su
vigilancia. Terminar con él será di­
fícil, pero sus dias están contados,
no obstante la ayuda y protección
yanqui.
El día que se realice su caída,
es posible que habrá llegado el
momento — depende de quienes
resulten ser los mandones de turno
— que los naz;s alemanes aban­
donen sus innumerables nidos y
refugios para huir del país hacia
nuevos escondrijos.
Como puede apreciarse, están
llagando muy caro, a alto precio,
su « gloria » pasada. Su presente
v su futuro se diferencia muy poco
de la clase de « vida » de las
ratas de caño. En cierto modo, la
justicia se está cumpliendo.
No está lejos el día que los ac­
tuales verdugos de España ten­
gan que seguir el nrsmo camino
de vía crucis que sus amigos y
e\-aliados. Poique haberse librado
de la limpieza de Nuremberg no
significa haberse salvado definiti­
vamente.
Tengamos
un
poco más de
PAZ...iencia y quizá lleguemos a
ver cumplidas nuestras esperanzas.
Al finalizar la redacción de este
reportaje, nos llegan noticias pro­
cedentes de Stanleyville (Congo),
anunciando que un hijo de Martin
Bormann es uno de los misioneros
rescatados por los paracaidistas
belgas en acciones criminales con­
tra las libertades de esa joven Re­
pública africana.
Montevideo. Diciembre de 1964.
PARDO ARIAS,
Corresponsal de
« ESPOIR » en
Uruguay.
el
(Suite dei la page
1)
qui était de 55 millions en 1920
passa à 70 millions en 1937 et
à 78 millions en 1947. Pour freiner l’accroissement de la population, mi fit appel, à partir surtout
de 1948, au contróle des naissances,
légalisant l’avortement, les appareils anticonceptionnels et meme la
stérilisation. On parvínt ainsi A faire
baisser de moitié le taux de la
natalité : il n’était que de 17 p.
1.000 en 1960. Mais à cette date,
la population avait attelnt 93 mil­
lions, et continuait d’augmenter à
un rythme d’un million par année.
IN G EN IO SITE DU PEU PLE
Par son agriculture, le Japón,
avec seulement 17 % de terre ara­
ble mais gráce íi une températura
favorable et en plusieurs régions
A une double récolte, réussit A
produiré près des trois
quarts
des vivres qui lui sont nécessaires.
11 lui faut évidemment améliorer
ges instruments de travail et utiliser davantage des engrais chimiques. II lui a fallu aussi cons­
truiré les maisons sur les terrains
incultivables et aménager pour la
culture le flanc des montagnes.
Par ses pécheries, le Japón pourrait facilement combler son déficit
de vivres, car la mer entoure le
pays et serait pour lui une source
illimitée de revenus. Mais depuis
Ja dernióre guerre des conventions
internationales
viennent
mettre
obstacle à ses efforts : les nations
avoisinantes saisissent ses bateaux
de peche... Des 111 bateaux de
péche japonais saisis en 1961, la
Russ:e en avait saisi 89 ayant un
équipage global de 579 pécheurs;
des 104 saisis en 1962, elle en détínt 92 comprenant un équipage de
506 pécheurs...
L ’industrialisation du Japón sem­
ble étre le plus sur moyen de régler présentement le probléme de
sa population.
Avec un sous-sol
pauvre, et par conséquent une matière premiére importée, le Japón,
tout en se contentant de profits
minimes et de gages inférieurs,
réussit à vendre ses marchandises
sur les marchés étrangers à des
prix rivalisant avec ceux des autres
nations.
Si le Japón pouvait vendre sur
les marchés étrangers autant de
produits qu’il peut disposer, il n’y
aurait plus pour lui de probléme
de population. C'est dans ce con­
texto qu’il faut comprendre son
tout récent contrat de commerce
avec la Russie : il s’étend de 1963
à 1965 et s’élève à plus de 600
millions de dollars. Présentement
surtout, le Japón doit commercer
pour vivre.
L ’EM IGRATION
L ’émigration ne semble étre au
probléme
de
la
surpopulation,
qu’une solution secondaire, complémentaire. De sérieux efforts en
ce sens ont été faits et continuent
de se faire : de 1945 à 1957, m’assure-t-on, 53.000 Japona;s ont emi­
gré... alors que durant la ménie pe­
riodo la population augmentait de
près de 20 millions... C ’est un
procé'dé fort dispendieux pour le
gouvemement, et qui ne donne pas
lourntl Imprimí >ur les prewe» je
50CIETE OENERALE D’IMPRESSJOt
fCoopératlve Ouvrlére de Produdlon;
Utilera
61, rué dee Amldonnlen
Téléphone ¡ 22-89-73 — TOU1 OUSt
toujours satisfaction aux emigrants
ni au pays que les reçoit... lis devront se contenter des terres que
n’ont pas choisies les habitants du
pays. et patienter jusqu’á ce
qu’elles soient rendues productives.
S’ils abandonnent ces terres pour
prendre un commerce ou entrer
dans l’industrie, ces milieux deviennent surpeuplés et alors commence une concurrence raciale déplaisante. L ’émigration a certainement sa place, mais elle doit se
faire modérément et intelligemment.
La solution définitive viendra de
la justice sociale
Internationale.
Les pays comme les individus ne
peuvent vivre isolés les uns des
autres : nous avons tous à nous
entraider. Ainsi le Japón, pour régler le probléme de sa popula­
tion, a besoin d’étre aidé par les
autres pays. Il a beso n tout d’abord
qu’on lui remette toutes les iles
qui font partie de son territoire
national; il a besoin de capitaux
étrangers pour développer ses in­
dustries et de commerce extérieur
pour écouler ses produits; il a besoin de plus de liberté pour ses
pécheurs et plus de sympathie pour
ses émigrants.
Dlreoteur-Géraot i A. TUR Mí)
llen é GROLEAU
JZ eé L io teá
D’oú est sort: le phénoméne fasciste en Italie — et son incarnation dans la personne du Duce
Benito Mussolini ? Comment se
fait-il qu’un peuple intel·ligent, généreux et fraternel, ayant l'enthousiasme facile et facilement la
larme à l’oeil se so:t si Irénévolement mis A la disposition d'un tyran ?
A toutes ces qüestions, le livre
que vient de publier Hibbcrt (1)
n’apporte pas de réponses pre­
cises, parce qu’1! semble que ce
ne soit pas son propos. II relate
plutót, au jour le jour, la vie de
ce sinistre fanfaron qui se prit
L M ilirt
sur le M M n e
iisciste
Curieuse Information
En lisant, nous avons cueilli
dans la chronique de Valentine
de Coincoin (« Canard Enchainé »,
du 9 décembre 1964) l’information
supplémentaire qui suit et qui
confirme
les commentaires
des
« Echos...
de Presse », précédents.
« C e matin, une lettre. On m ’y
parle
d es
quintuplés ! prématurés » d ’Asniéres. L e trafic publicitaire, Vexploitation com m erciale,
prom ptem ent organisés autour d e
la naissance d es pauvres
bébés
SamboT, sont-ils les seuls aspeets
révoltants d e cette hístoire P Quintuplés ou non, certains prématurès cultivés en serre chande, que
deviennent-ils ?
L a C anette qui m’écrit, a mis
au m onde une prém aturée d e cinq
mois et dem i. J ’imagine qu e c’est
un
cas particuliérement
grave.
FEUILLETON D’« E SP O IR »
Numero 43
( o llectivisu tio n s
I/oeuvre constructiye
de la
Révolution Espagnole
;;
(Recueil de DocumenJs)
!
Editions C.N.T. - F.A.I., 1937.
L ’ceuvre réalisée et celle que la Municipalité réalisera.
Quoique la Confédération domine à Amposta, les di­
verses charges de la Municipalité ont été réparties entre
les éléments de la C.N.T. et de l’U.G.T. e t il y régne
la plus parfaite harmonie. XI serait heureux que la máme
cordialité fút partout remarquée.
Toute la propriété urbaine a été collectivisée, les loyers
ont été diminués e t leur montant sert aux besoins de la
Municipalité. La Municipalité a saisi des salines qui peu­
vent produiré environ cinq cent mille pesetas par an et
on désire monter une fabrique de lessives.
Annuellement. il se perd de grandes quantités de paille
de riz qui pourrait étre utilisées pour la fabrication du
papier si la Généralité s ’intéressait à cette initiative.
On a le projet de fixer un salaire familial, on étudie
le meilleur moyen de le mettre en pratique et il est entendu que la Municipalité convoquera le peuple une fois
par an pour étudier la meilleure façon d’employer les
bénéflces, tous frais déduits.
En conclusión, Amposta est un des villages de la
Catalogne révolutionnaire qui promet le plus d’avenir.
E t cela est dü à l ’esprit de lutte des camarades en
général, et des Jeunesses Libertaires en particulier, m a­
gnifique groupement de jeunes gens et de jeunes filies
qui ouvrent le chemin de l’avenir à tous les opprimés.
X . — ARENYS DE MAR
Villages et cités
Indistinctement nous voulons visiter des villages peu
habités et des villes aux denses populations. E t nous
observons constamment que, dans des petites villes peu
peuplées on a fait de grandes réalisations au point de
vue révolutionnaire, plus importantes, certes, que dans
des villes A population nombreuse. Cela doit étre attri-
Pourtant, lors d e la naissance, le
docteur VV., s'écria glorieusement :
« sÇette enfant 'ne dem an de q u é
vivre ! », et les parents ne dem andèrent qu ’á le croire. L es soins
furent délicats. Plusieurs fois par
semaine, la maman dut donner d e
son sang, c e qu ’elle fit d e grand
cceur, en ayant l’impression qu ’elle
donnait ainsi deux fois la vie au
petit étre. Q uelques mois s’écoulérent, puis la maman ful appelée dans le bureau du docteur
\V.
— Madam e, il me faut vous
avertir. Reaucoup d e prématurés
semt aveugles ou idiots...
La fillette a vécu.
Elle a maintenant onze ans.
E lle est aveugle.
Et elle est idiote.
Voilá l’enfant qui « ne dem an­
dan qu ’á vivre «... Fem m e, que
deviendra-t-elle ? II m e sem ble
que si j’étais le docteur respon­
sable d ’une telle sous-destinée, je
m e poserais la question, et que
je ne ser ais; fiére, ni d e la morale
m edícale, ni d e m oi-m ém e.
On va m ’écrire qu e j’ai tort et
qu ’un m édecin a pour prem ier devoir d e toufours exercer son art
en faveur d e la vie, du mieux, ou
¿i la rigueur, du m oindre mal.
L e mieux ? L e moindre mal ?
Dans le cas qu e je viens d ’évoquer, oti sont-ils ?
Mais adm ettons qu e j’aie tort. II
est bien difficile d e n’avoir pas
tort auoc yeux d'un m onde com m e
le ndtre, oú la science elle-m ém e
est peut-étre une prém aturée, jtuísqu ’on la voit — pas toujours, nwis
souvent —• se com portar en aveu­
gle et en idiote.
Valentine de Coincoin ».
bué sans doute A la vie peu compliquée d’un modeste
village par rapport à celle d’une grande cité.
Nous nous intéressons à ce qui a été réalisé et à ce
que l’on pense réaliser encore. Nous mesurons l’importance et le caractére sympathique de toutes les initiatives
qui ont été mises á jour pour établir l’ére nouvelle. Et
nous faisons ressortir tout cela dans les breves informations que nous donnons et que nous avons recueillies
dans les milieux confédéraux, en visitant les unes et les
autres localités.
Ambiance sociale
Arenys de Mar est une ville de 5.000 habitants. Quoique
d’autres syndicats y aient des adhérents, la C.N.T. prédomine.
Les m ilitants sont, en grande partie, des jeunes gens
animés et optimistes. lis pensent mener à bien de grands
projets et parvenú- dans leur ville, au máximum de
réalisations.
A partir du mouvement révolutionnaire qui ne revétit
pas, dans la localité, un caractére violent, il fut procédé aux diverses saisies imposees par les circonstances,
ce travail fu t effectué par nos camarades de la C.N.T.
aidés de deux ou trois hommes indépendants qui, sans
appartenir A la Confédération, s’étaient mis à leur dis­
position.
On commença aussitót la collectivisation de quelques
corps de métier, en particulier la métaliurgie et la construction. On espére que les ouvriers du textile, qui sont
en plus grand nombre dans la ville, seront aussi trés
rapidement collectivisés; mais on attend que les accords
se rapportant à cette industrie soient pris pour toute la
Catalogne. Pour le moment, les manufactures sont contrólées par les Comités de Contróle constitués dans chacune d’elles. Les ouvriers du textile, victimes de la crlse
actuelle, ne travaillent que trois jours par semaine et
encaissent le montant de quatre journées, ils peuvent
ainsi subvenir aux plus pressantes nécessités.
Dans cette ville — nous disent les camarades — il
n ’y a pas de chómeurs, puisque ceux qui étaient sans
travail avant le mouvement sont occupés aujourd’hui
par la Municipalité (constituée comme dans les autres
localités par des éléments des diverses tendances exista nt
dans la population) aux oeuvres publiques.
Le tribnt de guerre
Les travaílleurs d’Arenys de Mar, comprenant qu’ils
devaient unir tous les efforts pour livrer la bataille au
fascisme, ont un certain nombre de leurs camarades sur
les fronts. Mais il faut faire constater que les seules
organisations locales qui ont envoyé des éléments à la
guerre sont la C.N.T. et la P.A.I. Cela est un détail assez
éloquent que certains méditeraient avec profit.
Sur le terrain économique, l ’aide des travailleurs se
manifesté de différentes manières, appropriées A la situation de chacun.
En ce qui concerne les propriétaires, ils sont obligés
á son propre jeu et perdit la
main.
Du journaliste socialiste du de­
but du siécle au íasciste fusillé
liar les Part’sans le 28 avril 1945,
et dont le corps fut livré dérisoiíement à la fureur populaire, il
y a tout le cheminement d’un
monde douloureux, déchiré par les
contradictions qui devaient finalement amener ce monde à basculer
du cóté du socialisme — ce que
ne pouvaient naturellement [Ais
tolérer les oligarchies financiéres
qui, à ce moment-lá se partageaient
l’Europe.
Hibbert, tout en se limitant un
peu trop A la personne de Musso­
lini — et A son égéric Claretta
Pettaci — réussit quand meme,
sans trop le dire, A nous fa;re
comprendre la naissance du cuite
du « Duce >, d’abord en Italie et
plus tard en Allemagne.
L ’Europe avait été ruinée par
la guerre 14-18, et ITtalie pauvre
et plus ou moins unifiée était mure
pour tomber dans les bras de n’importe quel maítre-chanteur.
C’est alors quavant Ilitler en
Allemagne, un homme survint.
« Le Duce », qui dénonya l’inutile humibation du Traité de Versailles, réclama
pour l’Italie un
droit nouveau A l’existence,
et
s’empressa d’organiser, comme base
du pouvoir politique, une milice
terroriste qui devínt rapidement.
dans les mains de Mussolini, un
instrument de gouvemement.
Hibbert, qui s’appuie semblet-il sur une documentation de pre­
miére main, n’est pas tendre pour
Mussolini mais il semble souvent,
(Suite en page 2).
de payer un impót de guerre basé sur le capital qu’ils
possédent. On a saisi les b ’ens de ceux qui se sont.
enfuis. On a pris aussi des mesures spéciales en ce qui
concerne les spectacles, cafés, etc., qui contribuent par
leurs oboles à soutenir le budget de guerre. Dans ce
but, on acquitte un timbre de 5 centimes A chaqué entrée
et pour chaqué consommation.
La campagne culturelle
Dans un ancien collége, appartenant A une congrjgation religieuse, ont été installées des écoles gratuites
suivant les directives pedagògiques du C.E.N.U.
lies Jeunesses Libertaires de la localité, préoccupées
d’élever le niveau de culture de la jeunesse, ont recher­
ché les formes les plus attrayantes de travail. Ils donnent déjA des séances de cinéma scolaire et, vu l’excellent résultat obtenu, pensent continuer dans ce sens.
Les riches avaient en grande partie une conception
déplorable de la classe ouvrière. Pour eux, les travailleurs
avaient tous de basses mentalités. Es étaient ineapables
de sentir et de comprendre l’art et la beauté. Le démenti
le plus formel leur a été infligé par ces travailleurs
eux-mémes. Ils ont su respecter les oeuvres d’art appar­
tenant A la bourgeoisie et l’Eglise, respectant méme les
manifestations de l’art religieux. Ainsi, par exemple, dans
l ’église d’Arenys qui a été utilisée comme garage, on a
ttrúlé tous les attributs religieux, ’exception faite de l’autel principal, véritable joyau de l’art baroque. II est amusant de voir aujourd’hui, dans la nef enfumée de l’église.
évoluer toute une série d’automobilss de différentes m a r-'
ques. sous le regard des figurines précieuses de l’autel
que les « incendiaires » surent respecter.
La leyon du travail
II
y avait dans la localité un certain nombre de fils
de famille qui suivaient les cours de l’Université A B a rcelone. Comme la plus grande partie de ceux qui ont été
élevés dans le luxe, ils consfderaient les travailleurs avec
un certain mépris.
Pour eux le travail était déshonorant et les travail­
leurs constituaient une classe inférieure.
Au début du mouvement révolutionnaire, ces jeunes
gens. sous la direction des ouvriers durent apprendre A
travailler.
Munis de pies et de pelles, ils furent pendant quelque
temps employés A la réalisation de travaux sur la plage
et m aintenant ils sont les adjoints des maitres dans les
écoles.
On a déja l’assurance qu’ils aimeront le travail et
qu’ils comprendront que ce travail, qui a abímé leurs
mains, leur a aussi rendu leur dignité.
C’est ainsi que travaille le prolétariat conscient d’Are­
nys de Mar, ces ouvriers qui, face A la mer, sont dis­
posés A affronter l’ennemi si celui-ci se présente, e t
seront prompta A se mobiliser comme ils le firent lors
de l’affaire de Rosas.
• A SUIV RE.
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