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Benkhalfa défend l`option de l`endettement interne

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Double présence algérienne au Salon Livre Paris
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Quotidien national d'information
N° 6328 Prix 10 DA France 1 C
Mercredi 16 mars 2016
UN EMPRUNT OBLIGATAIRE GRAND PUBLIC D’UNE PÉRIODE DE SOUSCRIPTION DE SIX MOIS
Benkhalfa défend l’option
de l’endettement interne
Par
LE MINISTRE des Finances,
Abderrahmane Benkhalfa, a fourni,
hier, un peu plus de détails sur l’emprunt obligataire d’Etat que compte
lancer le gouvernement au mois
d’avril prochain. S’exprimant sur
les ondes de la Radio nationale, le
ministre a indiqué que cet emprunt
sera destiné aux entreprises, aux
opérateurs économiques ainsi
qu’aux petits épargnants. Il s’agira
donc d’un emprunt grand public,
dont le montant des fonds à lever ne
sera pas plafonné et la période de
souscription de six mois. Le
ministre expliquera, en outre, que
«l’argent récolté dans le cadre de
cette opération servira à financer
des projets économiques, dont ceux
du secteur ferroviaire, des mines, et
toutes les activités gérées par le
Fonds national des investissement
(FNI)». Benkhalfa, qui a défendu
l’option de l’endettement, a estimé
qu’«une économie sans emprunt est
comme une galette sans levain».
«S’endetter pour gagner et faire
gagner au pays à la fois de la croissance et de la dynamique économique n’est pas une maladie au
contraire, c’est un instrument et un
Photo : Archives
Smaïl Boughazi
levier de croissance», a souligné le
ministre dans le même sillage.
Quant au taux d’intérêt proposé
pour cet emprunt, le premier argentier du pays a estimé qu’il est supérieur au taux d’inflation et permettra
aux souscripteurs de rentabiliser
SELON UN RAPPORT D’OXFORD BUSINESS GROUP
leur épargne. Revenant sur les
grands axes de la stratégie menée
par le gouvernement face à la chute
des recettes du pays, le ministre a
estimé que l’exécutif mène actuellement «une politique à trois voies».
Elle est basée sur «l’optimisation de
la fiscalité, des ressources disponibles dans le pays et de l’endettement».
«Nous sommes en face d’une
situation où nous devons maintenir
le cap de la croissance, garder le
niveau des dépenses d’équipements,
ACTUALITÉ
UNE HAUSSE GÉNÉRALE EST ENREGISTRÉE
SUR LE MARCHÉ PÉTROLIER MONDIAL
Le grand port de Cherchell,
futur hub du fret maritime
Le pétrole algérien a gagné
près de 2 dollars en février
SÉCURITÉ
„ L'Algérie attachée à réaliser
les objectifs de l'Initiative
«5+5 Défense».....................p2
Par
Par
L’IMPORTANCE du futur
grand port maritime d’El Hamadia,
près de Cherchell, dans la wilaya de
Tipasa, pourrait faire de l’ombre aux
enceintes portuaires du bassin méditerranéen occidental au vu des capacités de traitement de containers que
pourra assurer ce gigantesque
projet. Selon un rapport du cabinet
d’expertise Oxford Business Group,
le mégaprojet du port de Cherchell,
une fois opérationnel, aura le potentiel d’attirer de manière significative
les flux du commerce maritime dans
l’ouest de la Méditerranée quasi
dominé par du fret issu de la Chine.
Cette perspective est d’ailleurs prise
en considération par les autorités
des ports des pays riverains de la
M é d i t e r r a n é e , d o n t Va l e n c e ,
Algésiras et Barcelone en Espagne,
et Gioia Tauro en Italie, qui concourent pour devenir la plaque tournante chinoise de l’ouest de la
Méditerranée.
Suite en page 24
LES COURS du Sahara
Blend, le brut de référence
algérien, ont enregistré en
février dernier une hausse de
1,98 dollar, limitant ainsi leurs
pertes après l’annonce d’une
initiative saoudo-russe sur le gel
de la production de pétrole.
Selon les chiffres publiés par
l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son
dernier rapport mensuel, la moyenne mensuelle des prix du Sahara Blend
s’est établi à 33,26 dollars le baril en février contre 28,31 dollars un mois
auparavant.
Suite en page 5
Photos : Archives
Photos : DR
Bahia Aliouche
Ziad Abdelhadi
Supplément Théma
Numéros verts : outils efficaces
d'amélioration progressive
des services publics
Lire pp 11 à 15
et aller vers un renouveau économique avec d’autres moyens et ressources», soutient Benkhalfa, pour
qui l’Algérie «n’est ni dans le rouge
ni dans la situation d’autres pays
qui ont des dettes ou une épargne
inexistante». Toutefois, pour lui, la
situation actuelle impose d’intensifier les projets d’investissement,
émettant le vœu aussi de voir l’économie nationale s’intégrer à l’économie mondiale. Par ailleurs, sur le
plan fiscal le ministre a révélé que
les opérations de bancarisation des
fonds informels et l’obligation de
transactions par chèque ont généré
au Trésor public des recettes supplémentaires de 140 milliards de
dinars. Dans ce sens, le ministre, qui
mise sur l’optimisation de la collecte des ressources fiscales, a
appelé les Algériens à adopter la
culture du civisme fiscal. Il table,
pour l’exercice actuel, sur quelque
3 200 milliards DA de recettes fiscales ordinaires, à savoir le double
des exercices précédents. Enfin,
Benkhalfa a annoncé une batterie de
mesures incitatives en direction des
commerçants et des entreprises ainsi
que des portes ouvertes sur la fiscalité, qui vont s’ouvrir au public à
partir du 27 mars en cours.
S. B.
SAHARA OCCIDENTAL
„ Ban Ki-moon recadre
sévèrement Rabat,
dénonce des «attaques
irrespectueuses»....................p3
SYRIE
„ Armée russe : annonce
de retrait partiel
et des interrogations ........p17
2
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 16 mars 2016
ASSURANT LA PRÉSIDENCE TOURNANTE DE L’ORGANISATION
L’Algérie attachée à réaliser les objectifs
de l’Initiative «5+5 Défense»
Par
Reda Cadi
Algérie, qui assure la présidence tournante de
l’Initiative «5+5
Défense», et au titre du plan d’action de l’année 2016, a affirmé son
attachement à la réalisation des
objectifs de l’Initiative, a déclaré
hier à Alger, le directeur des relations extérieures et de la coopération au ministère de la Défense
nationale, le général-major Aoura
Salah, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense
nationale. «Dans cette dynamique
et à l’occasion de sa présidence,
l’Algérie est attachée à réaliser les
objectifs escomptés en les inscrivant dans les déclarations
conjointes de nos ministres de la
Défense», a affirmé l’officier supérieur dans son allocution d’ouverture de la 22e réunion du Comité
directeur de l’initiative «5+5
Défense» qui se tient, pour la
deuxième fois, à Alger. L’Algérie
posera «les mécanismes communs
pour surmonter les défis, en adhérant à toutes les activités qui se
conforment avec sa politique extérieure», ajoutera-t-il.
Rappelant que les objectifs
fixés par les ministres de la
Défense des «5+5» lors de la création de cette initiative, en 2004,
paraissaient très ambitieux, le
général-major notera que «la
concertation et l’engagement de
nos pays ont permis d’outrepasser
tous les différends et difficultés, de
préserver le processus de coopération et développer la confiance et
l’entente mutuelle». «L’esprit du
travail volontaire, la flexibilité et
le pragmatisme qui caractérisent
l’Initiative, le nombre et le niveau
des activités, en moyenne 325 activités réalisées depuis 2005 jusqu’à
2015, les réunions de haut niveau,
les différents exercices conjoints
dans le contrôle maritime et la
sécurité aérienne, ainsi le nombre
important des projets lancés et
ceux en cours de développement,
constituent des critères témoignant
de l’importance de ce partenariat»,
argue-t-il.
Cette 22e réunion de deux jours
des représentants des pays
membres de l’Initiative, qui com-
Photo : DR
L’
prend 5 pays de la rive sud de la
Méditerranée (Lybie, Tunisie,
Algérie, Maroc et Mauritanie) et
5 de sa rive nord (Malte, Italie,
France, Espagne et Portugal),
devait déterminer les activités prioritaires à exécuter inscrites au plan
d’action 2016, et établir le programme des activités de coopération pour l’année 2017. Les
participants à la rencontre ont également étudié et discuté les projets
engagés et en cours de maturation
au sein de l’Initiative, et qui visent
«à consolider la coordination, à
promouvoir et à concrétiser la
coopération dans les domaines de
sûreté et de défense au service de
la stabilité et de la sûreté en Médi-
terranée occidentale». Cela doit se
faire à travers «le partage de
connaissances et d’expériences que
les pays de l’Initiative œuvrent à
rendre effectives sur le terrain,
dans l’optique de développer et de
renforcer les liens de confiance et
de compréhension mutuelle, afin de
faire efficacement face aux défis et
menaces dans la région».
Après l’intervention du généralmajor Aoura, les participants qui
ont pris successivement la parole
se sont accordés sur l’importance
de la coopération sécuritaire au
sein de cet espace afin de faire face
aux menaces planant sur la région,
rapporte l’APS. Le représentant du
Portugal, Nuno Pinheiro Torres, a
indiqué que le dialogue et la
coopération entre les deux rives de
la Méditerranée constituent un axe
«fondamental» notamment pour la
stabilité des pays de cet espace. Il a
relevé que la prolifération de
réseaux transnationaux liés au terrorisme et au crime organisé, exige
des pays de la région une «action
commune», appelant à la mise en
place de «projets concrets» pour
assurer «la sécurité de notre
région». Quant au colonel Anouar
Benhamouda de Tunisie, il a salué
le «niveau exemplaire» de la
coopération sécuritaire entre
l’Algérie et son pays et leur engagement en faveur de la stabilité de
la région. Le représentant de la
Gaïd Salah à Ouargla : «Davantage de vigilance des éléments de l’ANP»
Au troisième jour de sa visite à la 4e Région militaire
(RM), le général de corps d’armée, vice-ministre de
la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée
nationale populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah, a
effectué, hier, une visite à des unités et des structures de l’armée à Ouargla, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale.
Cette journée a été réservée à l’inspection des
unités et structures de la Garnison d’Ouargla, où
d’amples exposés lui ont été présentés. Le viceministre, en compagnie du Général-major Cherif
Abderrazak, Commandant de la 4e RM, a visité et
inspecté le Centre des opérations de détection et de
contrôle. Cette visite a permis à M. Gaïd Salah de
s’enquérir de près des unités, notamment celles
zzz AU FIL DES JOURS
Par
Kamel Amghar
LA MONARCHIE marocaine vient d’orchestrer une grosse manifestation anti-ONU à
Rabat, en présence de nombreux officiels
makhzeniens et de leaders partisans ! Ban
Ki-moon, le Secrétaire général de la vénérable Organisation onusienne, qui a réitéré
le droit inaliénable du peuple saharaoui à
l’autodétermination lors de sa récente visite
dans la région, a été traité de tous les noms
d’oiseaux ! Que cela émane d’une association ou d’une ONG, ce serait compréhensible. Mais que le roi et ses courtisans
puissent s’autoriser de tels écarts à l’endroit
des Nations unies, cela constitue une grave
atteinte, sans précédent, aux bons usages
diplomatiques. Il s’agit à l’évidence d’un
comportement indigne d’un Etat membre
de l’ONU. La réaction de Ban Ki-moon ne
s’est pas faite attendre, jugeant «de telles
déployées le long des frontières où il a pris connaissance de leurs situations et de leur disponibilité opérationnelle, ajoute le communiqué. Il a également
tenu plusieurs rencontres avec les personnels de la
4e RM, où «il a mis l’accent sur les divers troubles prévalant dans la sous-région et qui nécessitent davantage
de vigilance de la part des éléments des Forces armées
pour la sauvegarde de la sécurité et la stabilité de
notre pays». Cette tournée a été une occasion pour
le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’étatmajor de l’ANP «d’écouter les interventions des personnels de la Région qui ont réitéré leur unité
indéfectible pour la sécurisation des frontières nationales contre toute éventuelle menace», conclut le
communiqué.
France, le général Jean-Marie
Clament, a, lui, estimé que l’Initiative «5+5 Défense» contribuait
particulièrement à «faire face aux
différents défis dans notre espace
et sa périphérie». «La France reste
attachée à cette Initiative dans un
contexte particulier [...] et nous
devons préserver ses grands principes», a-t-il insisté.
Pour le représentant italien, le
colonel Roberto Vannacci, la
Méditerranée «est, aujourd’hui, au
centre de problèmes sécuritaires. Il
faut arriver à des solutions viables
et permanentes», a-t-il soutenu,
soulignant que son pays privilégie
«la voie du dialogue et la coopération dans cet espace». Le représentant libyen, Ibrahim Slimane
Younès, a appelé, quant à lui, à
soutenir les efforts de l’armée
libyenne dans sa lutte contre le terrorisme, tandis que le représentant
du Maroc, le colonel-major
Mohamed Achour, a mis en évidence l’évolution de l’Initiative
«5+5 Défense», soulignant le
«climat de confiance» qui y règne.
Pour sa part, le représentant
espagnol, le général-major Ruiz De
Gordoa Perez de Leceta Luis
Antonio, a abondé dans le même
sens, notant que l’Initiative a réalisé des «avancées» qui constituent
«un grand pas qui nous permettra
de riposter aux menaces qui nous
guettent». «On est arrivé à un
climat de confiance extraordinaire
qui nous permettra de coopérer
par des actions concrètes», a-t-il
précisé. Quant au représentant
mauritanien, le colonel Ismail
Cheikh Sidya et à la représentante
de Malte, Mercieca Joanne, ils ont
mis en évidence l’«importance
qu’accordent leur pays à cette Initiative et leur engagement à tout ce
qui en émanera comme décisions».
L’Initiative «5+5 Défense» a vu
le jour suite à la signature de la
déclaration d’intention par les
ministres de la Défense des dix
pays, le 21 décembre 2004 à Paris,
dans le but de «consolider la coordination et promouvoir la coopération dans les domaines de sûreté et
de défense de ces pays, ainsi que
l’échange d’expériences pour une
Méditerranée occidentale sûre et
stable».
R. C.
Triste fin de règne ?
attaques irrespectueuses envers sa personne
et l’ONU», en exigeant des clarifications au
MAE marocain et des garanties pour que
pareils dépassements ne se reproduisent
plus. Le Polisario n’est finalement pas seul à
dénoncer «l’entêtement» du roi Mohamed
VI qui a, du coup, mis ses soutiens inconditionnels (la France, essentiellement) dans
l’embarras. La réaction haineuse du palais
royal a pris des allures de scandale dans les
milieux diplomatiques et les médias internationaux. Nageant à contre-courant de l’histoire, seul le royaume wahabbite d’Arabie
saoudite apporte sa douteuse caution à l’occupation coloniale marocaine, en se disant
prêt à contrevenir au droit international et à
investir au Sahara occidental. Grand exportateur d’extrémisme et de terrorisme dans
le monde, essentiel facteur d’instabilité au
Moyen-Orient et principal responsable de la
déroute des pays arabes, le trône moyenâgeux des al Saoud s’emploie visiblement à
instaurer le chaos dans la région Mena
(Moyen-Orient et Afrique du Nord).
Parrains généreux de tous les extrémistes
qui dévastent aujourd’hui la Syrie, l’Irak, la
Libye et le Yémen et menacent nombre
d’autres pays comme la Tunisie, le Liban,
l’Egypte, l’Algérie et les Etats d’Afrique subsaharienne, l’Arabie saoudite et ses clones
du Conseil de coopération du Golf (CCG),
appuyés par la Turquie d’Erdogan, mettent
en péril la stabilité du monde entier. Russes
et Américains partagent, une fois n’est pas
coutume, les mêmes inquiétudes sur ce
point. Les saisies d’armes extrêmement dangereuses, opérées ces derniers jours dans
plusieurs pays dont l’Algérie, dévoilent, peu
à peu, cette diabolique stratégie du chaos
total. La menace se précise. Les riches roitelets arabes, affolés par la perte de leur
influence nocive sur le cours des événements, expose le monde entier à une vraie
catastrophe. Ils savent leurs trônes menacés
par le vent de liberté et de démocratie qui
balaie fortement l’ensemble de la région
depuis 2011. Ils ont visiblement décidé de
stopper la marche inexorable de l’histoire
quitte à prendre la posture d’Etats-voyous.
N’est-il pas temps de les remettre à leur
place? Misant sur un hypothétique changement à la Maison-Blanche qui leur serait
favorable, les al Saoud et leurs sbires agissent ouvertement contre la légalité internationale et mettent en doute l’autorité de
l’ONU et celle des institutions multilatérales
qui régentent les rapports internationaux.
Ces monarchies moyenâgeuses, qui coupent
encore des mains et des cous pour des
crimes de lèse-majesté, n’ont plus de place
dans le 21e siècle. Comme les dinosaures,
elles doivent s’adapter ou disparaître à
jamais. Mais, leur offensive barbare révèle
leur faiblesse et annonce leur triste fin de
règne.
K. A.
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 16 mars 2016
RABAT ORGANISE DES MANIFESTATIONS CONTRE LE SG DE L'ONU
ET L'ACCUSE D'IMPARTIALITÉ
LE CONSEIL DE SÉCURITÉ INSISTE
ET OFFRE DES GARANTIES
DE SÉCURITÉ
Ban Ki-moon recadre sévèrement
Rabat, dénonce des «attaques
irrespectueuses»
Installation prochaine
du gouvernement d’entente
libyen à Tripoli
Par
Karima Mokrani
Par Hasna
Yacoub
e Secrétaire général de
l’Organisation des Nations
unies, Ban Ki-moon s’est
dit «profondément déçu» et «en
colère» après les attaques du
Maroc contre sa personne, en les
qualifiant d’«irrespectueuses»
envers l’ONU. Il n’a pas manqué
de faire part, dans un communiqué diffusé avant-hier juste
après sa rencontre à New York
avec le ministre des Affaires
étrangères marocain, Salaheddine
Mezouar, de «son étonnement
concernant la récente déclaration
du gouvernement du Maroc» et a
exprimé «sa profonde déception
et sa colère au sujet de la manifestation qui a été mobilisée
dimanche», et qui l’a visé en personne. Le SG de l’ONU a souligné que «de telles attaques sont
irrespectueuses envers lui et
envers l’Organisation des Nations
unies». M. Ban a demandé au
ministre marocain des «précisions
concernant la présence de plusieurs membres du gouvernement
marocain parmi les manifestants
comme il lui a exigé de veiller à
ce que l’Organisation des Nations
unies jouisse du respect au
Maroc», selon le communiqué de
l’ONU. Dimanche, des centaines
de milliers de manifestants se sont
rassemblés à Rabat pour protester
contre «le manque de neutralité»
de Ban Ki-moon sur le dossier du
Sahara occidental. La manifestation était organisée à l’appel de
plusieurs partis et syndicats
et visait à dénoncer des propos
attribués à M. Ban sur le Sahara
occidental. De même, le gouvernement marocain avait dénoncé le
8 mars dernier «avec une grande
stupéfaction» ce qu’il avait qualifié de «dérapages verbaux, faits
accomplis et gestes de complaisance injustifiés» du Secrétaire
général lors de son déplacement
dans les camps des réfugiés sahraouis. Dans un communiqué, le
ministère marocain des Affaires
étrangères avait de son côté
dénoncé l’utilisation du mot
«occupation» par M. Ban pour
décrire le statut du Sahara occidental. Selon le communiqué de
l’ONU, M. Ban «a pris note du
malentendu» autour de ce terme,
qu’il dit avoir utilisé pour décrire
sa «réaction personnelle» au sort
des réfugiés sahraouis. Mais il a
accusé Rabat d’avoir cherché
à représenter de manière délibérément erronée les objectifs de son
voyage et a réaffirmé qu’il s’en
tenait strictement au mandat
donné par le Conseil de sécurité
pour régler ce conflit. Il a aussi
réitéré son appel à des «négociations de bonne foi et sérieuse,
sans condition préalable, pour
faire des progrès aussi vite que
possible» dans ce dossier. Ne
manquant de réagir à ce rappel à
l’ordre de M. Ban au royaume
chérifien, le représentant du Front
Polisario auprès de l’ONU,
Photo : DR
L
Ahmed Boukhari, a tenu à
affirmer que le communiqué des
Nations unies «est une révolte
légitime contre le comportement
irresponsable de Rabat». Et
d’ajouter que «depuis l’obstruction du referendum d’autodétermination en 2004, le Maroc a
choisi avec ces agissements la
délation qui l’a amené à dépasser
toutes les limites et à refuser
toute marque de respect à la communauté internationale et au SG
de l’ONU». Le représentant du
Sahara occidental avait déjà mis
en garde contre les tentatives du
Maroc de bloquer tout progrès
dans le règlement du dossier sahraoui pendant le mandat de Ban
Ki-moon qui arrive à échéance en
fin 2016. En voulant gagner du
temps jusqu’à expiration du
mandat de Ban Ki-moon, le
Maroc espère également que le
changement prochain à la tête de
la Maison-Blanche jouerait en sa
faveur. Il s’attend à ce que la
future administration américaine
soit «plus sensible à ses revendications fallacieuses sur le Sahara
occidental», avait déclaré
M. Boukhari. Pour rappel, le
Secrétaire général de l’ONU a
effectué une tournée dans la
région en vue de relancer les
négociations pour le règlement du
conflit au Sahara occidental. A
Alger, il a lancé un appel urgent à
donner «plus d’attention et d’action» à la question du Sahara occidental occupé par le Maroc, en
insistant sur le droit inaliénable du
peuple sahraoui à l’autodétermination. «Les Sahraouis ont le
droit à la dignité, à la protection
de leurs droits humains et surtout
à jouir de leur droit à l’autodétermination», avait indiqué M. Ban.
Le premier responsable de l’ONU
avait également reconnu que «la
résolution de la question du
Sahara occidental a beaucoup
tardé», et que «la communauté
internationale a longtemps
négligé ce conflit avant que je
nomme des personnes d’une certaine expérience pour s’occuper
de ce dossier». Le Maroc a tenté
de torpiller la visite de M. Ban et
ses efforts à trouver une solution
au conflit du Sahara occidental.
Pour preuve, le royaume chérifien
a demandé le renvoi à juillet de la
visite du SG de l’ONU au Maroc
de sorte qu’elle n’influera pas sur
le prochain rapport que M. Ban
Ki-moon devra présenter devant
le Conseil de sécurité prévu en
avril. Les autorités marocaines qui
ont évoqué la non correspondance
du calendrier de cette visite avec
celui du roi Mohamed VI, veulent
en fait bloquer tout progrès dans
le dossier sahraoui pendant le
mandat de Ban Ki-moon qui
arrive à échéance en fin 2016.
Après avoir échoué à faire capoter
la visite de M. Ban, le gouvernement marocain a recouru aux
attaques directes contre sa personne. Il s’agit là d’un «signe
d’affolement» du Maroc comme
l’a affirmé le ministre sahraoui
délégué pour l’Europe, Mohamed
Sidati, ajoutant que les autorités
marocaines «ont eu recours, une
nouvelle fois, à la pression et au
chantage». Pour sa part, la représentante de la République arabe
sahraouie démocratique (Rasd) en
Espagne, Khira Bulahi, a expliqué
que le «Maroc vivait actuellement
un isolement international et ses
positions sont en contradiction
avec la légalité internationale».
Citant l’Union africaine, qui
milite pour la décolonisation du
Sahara occidental et la Cour de
justice européenne (CJE), qui a
dénoncé en décembre l’accord
commercial UE/Maroc pour les
produits agricoles et de la pêche
parce qu’il inclut le Sahara occidental, la diplomate sahraouie a
relevé : «Ce que fait le Maroc
constitue un autre pas dans le
parcours intransigeant comme il a
l’habitude de faire». A noter par
ailleurs que le président de la
Conférence européenne de coordination et de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), Pierre Galand a
exhorté, hier à Bruxelles, la communauté internationale à témoigner plus de «cohérence» eu
égard au droit du peuple du
Sahara occidental à se défaire du
joug et des liens coloniaux marocains. Evoquant l’attaque violente
orchestrée par les autorités marocaines contre M. Ban après son
déplacement dans la région pour
relancer les pourparlers entre
Rabat et le Front Polisario sur le
Sahara occidental, le président de
l’Eucoco a affirmé que la réaction
des autorités marocaines est une
«insulte» pour les Nations unies
toutes entières. «Le Maroc n’a
pas seulement tenté de discréditer
le Secrétaire général de l’ONU, il
l’a insulté et il a, par-delà, insulté
les Nations unies et cela est extrêmement grave», a-t-il regretté.
H. Y./Agences
3
LES DÉMARCHES se multiplient
pour une reconnaissance officielle du
gouvernement d’entente nationale
libyen par l’ensemble des membres de
la communauté internationale. Et cela
doit se réaliser dans les plus brefs délais
d’autant plus qu’il y a urgence, entre
autres, l’enraiement de la menace terroriste du groupe Daech et d’autres organisations terroristes qui sévissent dans
le pays depuis son embrasement en
2011 suite à la tombée du régime
Kadhafi. C’est le Conseil de sécurité de
l’ONU qui lance l’appel à la finalisation
de ce processus de mise en place de ce
gouvernement d’entente nationale. Hier,
il a insisté sur la nécessité que ce gouvernement siège à Tripoli, la capitale,
assurant de «la prise de mesures pour
garantir sa sécurité». Dans un communiqué publié lundi sur le site officiel de
l’ONU, le Conseil de sécurité a «encouragé le Conseil présidentiel libyen à
travailler rapidement à cette fin dans
l’intérêt du peuple libyen». Aussi, il a
appelé les Etats membres de l’ONU à
«cesser tout soutien et contact officiel
avec des institutions parallèles qui prétendent être les autorités légitimes
du pays, mais ne font pas partie de
l’Accord politique libyen». Pour rappel,
la Libye compte actuellement deux gouvernements et deux Parlements, l’un à
Tripoli, non reconnu, et l’autre à
Tobrouk, dans l’est du pays. Sur les
deux plans politique et sécuritaire, la
situation est loin d’être stable. Bien au
contraire, le désordre et l’instabilité
semblent perdurer, favorisant davantage
l’installation des groupes terroristes,
principalement Daech, mais aussi les
menaces d’interventions étrangères
sous-prétexte que cela va permettre le
retour de la paix dans le pays.
L’Algérie, depuis le début du conflit,
s’oppose à cette solution et insiste sur
celle politique inclusive, loin de toute
intervention étrangère, surtout pas militaire. Récemment, un gouvernement
d’entente nationale a été mis en place,
mais pas reconnu par tous, notamment
les deux gouvernements existants
jusque là et d’autres parties. Il
n’empêche, l’ONU qui est l’initiatrice
des actions qui ont mené à la mise en
place de ce gouvernement d’entente
nationale continue de croire en la justesse de sa vision et de ses démarches et
travaille de façon à le faire accepter par
tous. L’objectif premier derrière la désignation de ce gouvernement est la lutte
contre le terrorisme qui est aussi une
menace pour tous les pays de la région,
voire d’autres. Dans le communiqué
publié sur le site de l’ONU, le Conseil
de sécurité affirme «faire l’écho de
l’appel lancé par le Dialogue politique
libyen à la Chambre des représentants
afin qu’elle assume ses responsabilités
dans la mise en œuvre des dispositions
pertinentes de l’accord politique libyen,
et au Conseil présidentiel pour qu’il
prenne des mesures afin de commencer
rapidement à travailler depuis la capitale Tripoli, conformément aux dispositions sécuritaires de l’accord politique
libyen signé le 17 décembre 2015». De
leur côté, les membres du Conseil présidentiel libyen ont «réitéré leur soutien
à la mise en œuvre intégrale de l’accord politique, y compris la reconnaissance du gouvernement d’entente
nationale en tant que seul gouvernement légitime de la Libye». C’est lui le
vis-à-vis de l’ONU.
K. M.
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 16 mars 2016
Le pétrole
algérien a
gagné près
de 2 dollars
en février
L’ACCORD OPEP-HORS OPEP POURRAIT ÊTRE DÉCIDÉ EN AVRIL
La réticence de l’Iran à geler sa production
pèse lourd sur les prix du pétrole
Par
Bahia Aliouche
es prix du pétrole se sont
repliés hier en cours d’échanges européens sous
l’effet du refus de l’Iran de geler
sa production de brut. Le baril de
Brent de la mer du Nord pour
livraison en mai valait 38,56 dollars sur l’Intercontinental
Exchange (ICE) de Londres, en
repli de 97 cents par rapport à la
clôture de lundi. Dans les
échanges électroniques sur le
New York Mercantile Exchange
(Nymex), le baril de «light sweet
crude» (WTI) pour livraison en
avril perdait 95 cents à 36,23 dollars. Les cours du Brent et du
WTI, après avoir nettement
rebondi depuis la mi-février et
l’annonce par l’Arabie saoudite
et la Russie d’un accord pour
geler la production, renouaient
avec les pertes depuis lundi, les
investisseurs ayant de plus en
plus de mal à croire à la concrétisation de cette mesure après des
déclarations de la Russie et de
l’Iran. «Au cours des derniers
jours, les prix du pétrole ont
semblé lutter pour s’installer au
dessus du niveau de 40 dollars le
baril, en grande partie en raison
de la réticence de l’Iran de se
joindre aux autres producteurs
pour plafonner leurs niveaux de
production», expliquait Michael
Hewson, analyste chez CMC
Markets.
Alors que le marché bruissait
depuis plusieurs semaines de spéculations autour de la tenue fin
mars d’une réunion entre producteurs membres de l’Organisation
des pays exportateurs de pétrole
(Opep) et hors-Opep afin de
s’entendre sur une limitation de
la production, le ministre russe
Photo : DR
L
de l’Energie a laissé entendre
lundi à Téhéran qu’une telle réunion n’aurait probablement lieu
qu’en avril, tout en confirmant
que l’Iran n’était pas prêt pour
l’instant à une telle mesure.
«Après s’être davantage
concentrés ces dernières
semaines sur le déclin de la production américaine et la possibilité en découlant de voir la
surabondance d’offre réduite, les
investisseurs semblent désormais
accorder de nouveau plus d’attention aux excédents actuels»,
notaient les analystes de
Commerzbank, ajoutant que la
première source de préoccupation du marché était l’Iran.
Téhéran, revenu sur le marché
pétrolier mondial à la suite de la
levée de sanctions sur son programme nucléaire, a en effet
porté un coup au marché depuis
le week-end à travers des propos
de son ministre du Pétrole, Bijan
Namadar Zanganeh, qui a
demandé à ce qu’on laisse son
pays «tranquille» tant qu’il n’atteindrait pas une production de
4 millions de barils par jour (bj),
soit un million de plus qu’actuellement.
En février, premier mois complet où Téhéran ne subit plus de
sanctions internationales, la production iranienne a augmenté de
220 000 bj, et les exportations
iraniennes ont bondi de 300 000
barils par jour depuis le début de
l’année, selon des données de
l’Agence internationale de
l’Energie (AIE).
Ces chiffres sont donc bien
plus modestes que ceux annoncés
par l’Iran au moment de la levée
des sanctions mi-janvier, où le
pays avait dit vouloir augmenter
immédiatement sa production de
500 000 bj, et que la hausse des
exportations de 400 000 b/j
annoncée par Téhéran début
mars, laissant penser à l’AIE que
le retour de l’Iran sur le marché
sera «progressif». «Si tous les
autres pays réduisent maintenant
(leur production), tout ce qu’ils
feront est de donner des parts de
marché à l’Iran. Dans la mesure
où la raison pour laquelle les
prix du pétrole ont si lourdement
chuté est liée aux parts de
marché, il semble qu’il n’y aura
pas de réduction de production
dans un proche avenir», relevait
Michael Van Dulken, analyste
chez Accendo Markets.
De même, les analystes de
Commerzbank estimaient que la
question se posait de savoir si
d’autres pays comme l’Arabie
saoudite et ses alliés du Golfe
seraient prêts à accepter que
Téhéran soit exempté d’un
accord de gel de la production
qui pourrait être décidé en avril,
ce que semblait suggérer la
Russie.
B. A./Agences
CHÉRIF OMARI, CONSEILLER AU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE :
«L’Algérie commence à devenir un véritable grand
producteur de pomme de terre»
Par
Abdallah Kaddour
LE CONSEILLER au
ministère de l’Agriculture, du
Développement rural et de la
Pêche, Chérif Omari, a affirmé
hier que «l’Algérie commence à
devenir un véritable gros producteur de pomme de terre».
Sachant que la production
moyenne annuelle de pomme de
terre en Algérie est de 4.5 millions de tonnes. Après avoir largement satisfait les besoins du
marché local, la filière offre,
désormais, des opportunités aux
opérateurs pour se lancer dans
l’industrie de transformation et
gagner des marchés à l’exportation. C’est pourquoi les pouvoirs
publics incitent les opérateurs à
investir dans la valorisation des
excédents de pomme de terre,
sachant que la récolte est appelée
à augmenter davantage vu les
potentialités en terme de superficie et de rendement par hectare.
Les prévisions du secteur tablent
sur une augmentation de la production de ce tubercule de 2 mt
d’ici à 2019. Selon M. Omari,
plusieurs opérateurs commencent à se lancer aussi bien dans
l’exportation de la pomme de
terre que dans la transformation
et le conditionnement, qui sont
des activités quasi inexistantes
en Algérie. L’avantage de la
transformation est qu’elle est
susceptible de réguler une partie
du marché pour éviter les fluctuations de prix et les pertes de
rendement. Outre la transformation, d’autres opérateurs tentent
de s’imposer à l’export en
ciblant des marchés accessibles
comme la Russie, les pays du
Golfe et les pays du sud de
l’Europe. L’Algérie a exporté
dernièrement quelque 287 tonnes
de pomme de terre à partir de
Mostaganem vers plusieurs pays
européens. L’exportation de
cette quantité a été concrétisée
par des opérateurs privés à partir
du port de Mostaganem vers
l’Espagne, l’Allemagne, la
France, et les Pays-Bas. Elle a
aussi été favorisée par le surplus
enregistré dans la production de
pomme de terre hors saison,
dépassant les 900 000 tonnes,
réalisée sur une superficie de
3 623 ha, soit un rendement
variant entre 230 et 250 quintaux
par hectare. La wilaya d’El Oued
s’apprête, de son côté, à exporter
près de 4 800 tonnes de pomme
de terre vers huit pays, à savoir
quatre pays arabes (les Emirats
arabes unis, l’Arabie saoudite, le
Qatar et la Tunisie), et quatre
autres européens (la Russie,
l’Italie, la France et l’Espagne).
Toutefois, la hausse de la pro-
duction de pomme de terre a
dévoilé un grand déficit en
chaîne logistique, notamment
pour le stockage et le conditionnement, des activités incontournables pour structurer l’offre et
s’inscrire dans l’exportation.
La région de Oued Souf, qui
assure pourtant 40% de la production de la pomme de terre, ne
dispose d’aucune centrale de
conditionnement ni de stockage,
obligeant les producteurs à
stocker leurs récoltes dans le
nord du pays, générant des surcoûts considérables. «Nous
sommes en train de sensibiliser
les opérateurs privés pour qu’ils
s’accaparent de cette dynamique
et investissent dans les plateformes logistiques, de conditionnement et les capacités de
stockage en froid», a fait savoir
M. Omari.
A. K./APS
5
Suite de la page 1
En glissement annuel, le
pétrole algérien a tout de même
perdu 24,92 dollars, d’après les
données de l’Opep. Le prix du
Sahara Blend est établi en fonction des cours du Brent, brut de
référence de la mer du Nord, côté
sur le marché de Londres avec
une prime additionnelle pour ses
qualités physico-chimiques
appréciées par les raffineurs. La
hausse du brut algérien intervient
dans un contexte de rebond
général des prix au marché pétrolier mondial, la première fois
depuis trois mois, gagnant plus
de 8%. L’Opep explique cette
tendance par de nombreux «facteurs positifs», notamment la
dynamique qui a marqué récemment le marché physique ainsi
que la proposition des principaux
pays exportateurs de geler la production, en dépit de l’offre qui
reste largement excédentaire et
des signes du ralentissement de
l’économie mondiale.
L’Arabie saoudite et la Russie
- les deux plus gros producteurs
de brut au monde - ainsi que le
Qatar et le Venezuela, avaient
proposé un accord pour geler leur
production à ses niveaux de janvier afin d’enrayer la chute des
prix qui ont perdu près de 70%
de leur valeur depuis juin 2014.
L’Algérie, selon le ministre de
l’Energie, Salah Khabri souscrit à
cette démarche. Pour M. Khabri,
même s’il n’est pas suffisant, le
gel est un premier pas puisqu’il
permet aux deux des plus grands
producteurs (Arabie saoudite et
Russie) de s’asseoir à la même
table et de discuter dans l’intérêt
des pays producteurs.
L’Algérie pourrait même
réduire sa production en cas de
décision prise dans ce sens lors
de la prochaine réunion (Opep et
hors-Opep), selon M. Khabri qui
rappelle qu’elle (c’est-à-dire
l’Algérie) a déjà appelé à une
baisse de l’offre pour soutenir les
cours.
En février dernier, la production de l’Algérie, selon le rapport
de l’Opep, a atteint 1,125 million
de barils par jour (Mbj), soit en
léger repli de 30 000 barils par
jour comparativement à la production moyenne de 2015
(1,156 Mbj).
Globalement, les pays de
l’Organisation ont produit
32,396 Mbj en février, contre
32,887 Mbj en janvier, mais sans
compter la production de la
Libye et l’Indonésie.
L’Organisation a ainsi vu sa
production diminuer de près de
500 000 barils/jour, en raison
notamment d’une forte baisse en
Irak, au Venezuela et aux Emirats
arabes unis. La moyenne du prix
du panier de l’Opep a connu une
hausse de 2,22 dollars en février
comparativement à celle de janvier, pour atteindre 28,72 dollars
le baril.
B. A.
L ’ É V É N E M E N T
Mercredi 16 mars 2016
ÉDITORIAL
Clarifications après la mission
de consultation du FMI à Alger
Par
Noureddine Khelassi
D’ABORD, la question du cadre statutaire. Ensuite, la forme et le fond. Les services du
FMI ont achevé une mission de consultation pour l’année 2016 en Algérie, au titre de l’article IV de ses statuts. En vertu duquel une mission du Fonds conduite par Jean-François
Dauphin, a séjourné à Alger du 1er au 14 mars. A la fin de sa mission, M. Dauphin a émis
une déclaration contenant un constat et des recommandations. Sur ce point précis, une
remarque s’impose : les déclarations de fin de mission rendent compte de conclusions préliminaires après un séjour dans le pays concerné. Les avis exprimés sont ceux des services du
FMI et ne reflètent pas nécessairement ceux de son Conseil d’administration. A partir de ses
conclusions préliminaires, les services du FMI prépareront un rapport qui, sous réserve de
l’approbation de la Direction, sera présenté au Conseil d’administration avant prise de décision. On a donc une déclaration et un rapport préliminaires soumis à examen avant conclusions finales. Pour autant, cela n’a pas empêché des porte-voix médiatiques du courant
néolibéral algérien de tirer des conclusions hâtives et tranchées et de faire, à la place du
FMI, des constats absolument pessimistes. Or M. Dauphin a souligné des points positifs au
sujet de la politique monétaire de l’Algérie et des mesures d’ajustements structurels ou
conjoncturels adoptées pour faire face au choc pétrolier. Comme il a pointé des problèmes
structurels archi-connus de l’économie algérienne et formulé des préconisations qui, même
validées demain par le Conseil d’administration, ne seront jamais des oukases. La relation
entre le FMI et ses membres est connue. Le Fonds exerce une ferme surveillance sur leurs
politiques de change. Le FMI adopte des principes spécifiques pour guider ces Etats en ce
qui concerne ces politiques. Ces principes respectent les orientations sociales et les politiques
intérieures des Etats membres. Et le Fonds prend dûment en considération, pour leur application, la situation particulière de chaque Etat. Autrement dit, et sauf faiblesse considérable,
sur les plans intérieur et extérieur, un Etat reste en ultime ressort souverain dans ces décisions politiques. M. dauphin s’est donc contenté de dire que l’Algérie doit poursuivre sa politique de consolidation budgétaire et de réformes économiques. Ce qui veut dire qu’elle est
sur la bonne voie mais que ce n’est pas encore assez dans la mesure où la chute de ses
revenus extérieurs relève d’une tendance baissière durable. Il faudrait donc un ajustement
budgétaire soutenu et des réformes structurelles de grande ampleur pour répondre à l’impact des prix du pétrole et pour réduire des vulnérabilités présentes de longue date. L’Algérie
est-elle en mesure de les mener à terme ? Oui, à en croire la mission du FMI car elle a des
atouts. En premier lieu, malgré leur forte diminution depuis 2014, les marges budgétaires et
extérieures déjà accumulées et restées à un niveau élevé, lui permettent encore de refondre,
de manière progressive et à moindre coût social, le modèle de croissance. Cette grande
réforme doit être accomplie à temps, avant qu’un ajustement plus rapide ne devienne inévitable. En somme, il faudrait faire les réformes à moindres conséquences d’aujourd’hui pour
éviter d’accomplir celles du prix le plus fort de demain. Autre atout pour mener à temps ces
réformes profondes, la dette extérieure reste très faible. Conclusion logique, il faudrait poursuivre sur la voie de l’assainissement budgétaire, d’une meilleure rationalisation des
dépenses et de la réforme des subventions. C’est indispensable pour rétablir la viabilité des
finances publiques et assurer l’équité entre générations. Il faudra pour cela maîtriser les
dépenses courantes, notamment le train de vie toujours dispendieux de l’Etat et mobiliser
davantage de recettes hors hydrocarbures. Et mener la réforme des subventions tout en
protégeant les ménages pauvres, ce qui signifie d’adopter une politique de subvention ciblée
exclusivement sur les couches les plus fragiles. D’autre part, les experts missionnés à Alger
estiment, au vu de la diminution rapide de l’épargne budgétaire, que l’Algérie devra faire
appel à l’endettement pour financer les déficits inévitables à venir. Et, recette convenue, ils
proposent aussi une ouverture du capital des entreprises publiques dans la transparence tout
en recommandant l’amélioration de la gouvernance de ces sociétés. Sur ce point précis, à
aucun moment il n’a été question du 51/49 qui serait à remettre en cause. Mais les mêmes
porte-voix médiatiques du courant néolibéral ont allégrement franchi le pas. On le voit donc,
le FMI préconise des recettes libérales classiques. Mais comme le stipulent ces propres statuts, le FMI propose et l’Algérie dispose. En fonctions de ses équilibres internes. C’est-à-dire
de la paix sociale et de la stabilité politique.
N. K.
Quotidien national d’information
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CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DES DROITS DES CONSOMMATEURS
La sécurisation de la chaîne
alimentaire, une nécessité impérieuse
Photo : S. Zoheir
6
Par
Fatiha Ouidir
ors d’une journée d’étude, organisée dans le
cadre de la célébration de la Journée mondiale
des droits des consommateurs, l’inspecteur
vétérinaire des services agricoles, Moad Batache, a
estimé, depuis la wilaya de Jijel, que le Plan algérien
de surveillance des contaminants et résidus dans les
aliments d’origine animale (Pascra) sera d’une grande
importance dans la sécurisation de la chaîne alimentaire, indiquant que ce plan, qui concerne actuellement
neuf wilayas pilotes, constitue un outil essentiel dans
la sécurité alimentaire et contribuera également à la
valorisation des produits agroalimentaire bio, comme
le lait, les œufs et les viandes. Par ailleurs, le même
responsable a tenue à expliquer que ce programme,
qui est au stade de finalisation, permettra aussi au pays
d’agir selon les procédures conformes aux normes
internationales pour protéger les consommateurs et de
répondre aux normes requises à l’échelle mondiale
pour l’exportation de produits d’origine animale.
Pour sa part, Nadjet Boularak, cadre à la direction
du commerce, a longuement évoqué les missions préventives et répressives dévolues à cette direction en
matière de contrôle de qualité des produits et de
répression des fraudes. L’intervenante a rappelé la batterie de mesures prises par l’Algérie en réponse aux
évolutions du marché, tant national qu’international,
pour la protection du consommateur, traduite par la
promulgation, en 1989 et en 2009, de textes de loi
relatifs à la protection du consommateur. De son côté,
Reda Boufenech, nutritionniste exerçant à l’hôpital de
Taher, a abordé «l’incidence sur la santé humaine des
résidus d’antibiotiques contenus dans les aliments»,
des vecteurs qui favorisent, selon lui, les bactéries
L
pathogènes. L’association de wilaya de protection du
consommateur a exposé, par la voix de son vice-président, Hachemi Ouaar, un rapport-bilan mettant en
relief ses actions sur le terrain, axées essentiellement
sur un travail d’information et de sensibilisation du
grand public aux dangers susceptibles de provenir
d’une mauvaise consommation et d’une utilisation de
matériels et équipements ne répondant pas aux normes
exigées. Une exposition d’équipements de contrôle de
la qualité et de répression des fraudes a été montée sur
l’esplanade de la cité administrative de la wilaya, permettant au public de découvrir et de déguster le tout
premier camembert «made in Jijel», mis sur le marché
à l’occasion de cette journée internationale par la laiterie Igilait. Des écoliers, lauréats d’un concours de
dessin sur le thème de la consommation, ont été
récompensés au cours de cette manifestation d’information.
Toujours dans le cadre de la protection du consommateur et la lutte contre les pratiques frauduleuses, le
directeur du commerce de la wilaya de Tizi Ouzou,
Dogmane Akkacha, a indiqué que plus de 800 points
d’abattage clandestin de volaille sont recensés à travers la wilaya. Une brigade a été conçue spécialement
par les services de la direction du commerce pour éradiquer cette activité commerciale illégale, a-t-il
indiqué. Depuis le lancement de l’opération, 376 abattoirs illicites ont été fermés définitivement pour défaut
de registre de commerce, a-t-il relevé encore. Par
ailleurs, il a mis le point sur les actions de sensibilisation menées par les inspecteurs, en collaboration avec
les services de la direction de l’éducation, en direction
des écoliers des paliers primaire, moyen et secondaire,
ainsi que les universitaires sur les risques de la
consommation.
F. O./APS
POUR LA COMMERCIALISATION À L’INTÉRIEUR OU À L’EXTÉRIEUR DU PAYS
La normalisation du produit national
s’avère nécessaire
Par
Chahira Cheref
LA NORMALISATION du produit national est
devenue une nécessité absolue pour sa commercialisation à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’étranger, ont
affirmé hier à Bouira les participants à une rencontre
organisée à l’Université Akli Mohand-Oulhadj à l’occasion de la Journée mondiale des droits du consommateur. «Le produit national a besoin d’une véritable
adaptation aux normes légales internationales en
matière de production et conditionnement afin qu’il
soit commercialisé localement ainsi qu’à l’étranger»,
ont fait savoir des chercheurs spécialistes et enseignants.
De son côté, Akli Moussouni, expert en agronomie, a estimé que plusieurs produits agricoles à
l’image de l’huile d’olive, le lait, sont de nature douteuse en raison notamment, selon lui, de l’inconscience professionnelle et l’irresponsabilité de certains
producteurs et distributeurs. D’après le constat fait par
ce chercheur, certains produits sont commercialisés
sans aucun contrôle et sans normes légales, citant en
exemple la viande blanche et le lait en sachet. A celà
s’ajoute aussi le niveau de la toxicité et celui de l’aci-
dité du produit national restant élevé par rapport aux
normes légales internationales, et cela ne va pas dans
l’intérêt du consommateur algérien, a-t-il averti. «Tous
ces facteurs freinent le cours de la commercialisation
normale de nos produits en Algérie et à l’étranger», at-il dit, recommandant à cet effet une série de mesures
en vue d’assurer une bonne commercialisation et
consommation du produit local.
Parmi ces mesures figurent d’abord la production
pouvant suffire le marché national avant de passer à
l’étape de la normalisation qui est indispensable. Le
même intervenant a préconisé en outre un contrôle
rigoureux sur les produits commercialisés pour
protéger le consommateur de toute menace d’intoxication ou toute autre maladie. Afin d’assurer une bonne
performance de production et pour protéger le
consommateur, l’enseignant Gachi Khaled de l’université de Blida a appelé, pour sa part, les pouvoirs
publics à mettre en place tout un mécanisme juridique
et économique. La même source a ajouté entre autres
la nécessité pour l’Etat de créer des lois obligeant les
producteurs et les distributeurs à respecter les normes
connues en matière de production, de traitement et de
conditionnement.
C. C. /APS
R É G I O N S
Mercredi 16 mars 2016
In Salah :
2 100 logements
de différentes
formules
en cours
de réalisation
AÏN DEFLA
Ouverture en 2016 d’un centre de protection
des mineurs à Khemis Miliana
5 325 personnes aux besoins spécifiques bénéficient de la pension d’invalidité à 100%, 3 851 de
la prime forfaitaire de solidarité et 5 399 autres personnes sont couvertes par la sécurité sociale,
a relevé la même source. 251 personnes aux besoins spécifiques sont insérées dans le monde du
travail au niveau de la wilaya, a-t-on soutenu, faisant état de l’existence de 17 associations
d’aide à cette frange de la société
Par
Algérie presse service
n centre de protection
des mineurs sera ouvert
durant l’année en cours
à Khemis Miliana (Aïn Defla),
a-t-on appris lundi du directeur
local de l’action sociale (DAS).
La mission dévolue à ce
centre, d’une capacité d’accueil
d’une soixantaine d’enfants, est
la prise en charge de la délinquance primaire notamment
chez les récidivistes, a indiqué à
l’APS Zineddine Kenzi, en
marge de la célébration de la
Journée nationale des personnes
aux besoins spécifiques.
L’encadrement de ce centre
sera assuré par des équipes de
33 professionnels, dont des psychologues et des éducateurs
spécialisés, a précisé M. Kenzi,
notant que lors de sa présence
au sein de cette structure, le
jeune suivra un programme
éducatif et sportif «minutieusement étudié». L’établissement
offre des commodités
modernes, à l’instar de l’Internet, une bibliothèque bien
garnie en ouvrages ainsi qu’une
salle de jeux, a-t-il fait savoir.
Tout en relevant que la
future structure n’est pas habilitée à recevoir des enfants
ayant des troubles du comportement ou des problèmes de
dépendance, il a soutenu que ce
Photo : Archives
U
sera plutôt un établissement
conçu pour protéger, former,
orienter et accompagner des
enfants en «difficulté».
«Il est clair que les mutations socio-économiques ont
exacerbé le phénomène de
la délinquance», a observé
M. Kenzi, signalant que le
centre accueillera des enfants en
rupture momentanée ou définitive avec leurs familles.
19 037 personnes aux
besoins spécifiques sont par
ailleurs recensées sur le territoire de la wilaya de Aïn Defla,
a souligné M. Kenzi à l’occa-
sion de la célébration de la
journée nationale de cette
frange de la société.
Ce chiffre englobe
8 684 personnes atteintes d’un
handicap mental, 5 780 d’un
handicap moteur, 1 158 d’un
handicap auditif, 1 822 d’un
handicap visuel et 1 593 autres
polyhandicapés.
5 325 personnes aux besoins
spécifiques bénéficient de la
pension d’invalidité à 100%,
3 851 de la prime forfaitaire de
solidarité et 5 399 autres personnes sont couvertes par la
sécurité sociale, a relevé la
même source. 251 personnes
aux besoins spécifiques sont
insérées dans le monde du travail au niveau de la wilaya, a-ton soutenu, faisant état de
l’existence de 17 associations
d’aide à cette frange de la
société.
La célébration de la Journée
nationale des personnes aux
besoins spécifiques a été marquée à Aïn Defla par l’organisation de portes ouvertes sur le
thème ainsi que la tenue de
diverses activités culturelles,
pédagogiques et sportives, a-ton noté.
APS
DISPOSITIF DU MICROCRÉDIT
160 millions de dinars pour financer
des microprojets à Laghouat en 2015
LES FINANCEMENTS de
microprojets à Laghouat par le
biais du dispositif de l’Agence
nationale du microcrédit
(Angem), ont atteint les
160 millions de dinars, durant
l’année écoulée, a-t-on appris
mardi des responsables de l’antenne locale de cet organisme.
Ce montant a touché plus de
800 porteurs de projets, dont
une grande majorité a bénéficié
de la formule du crédit sans
intérêt (250 000 DA) pour
l’achat de matières premières,
a indiqué à l’APS le directeur
de l’antenne locale de
l’Angem, Fethi Benkhalifa.
Ces activités financées, dont
celles initiées par des femmes
au foyer sont de l’ordre de
60%, sont réparties sur différents métiers, tels que la tapisserie, la couture-dame, la
plomberie, la soudure, l’informatique et les services, a-t-il
précisé. Comparativement aux
années l’ayant précédées,
l’année 2015 a été marquée
aussi par une hausse en matière
de recouvrement des créances
détenues par l’Angem dans la
wilaya de Laghouat auprès des
promoteurs.
Selon M. Benkhalifa, cette
hausse a été enregistrée, grâce
aux actions de sensibilisation
sur l’importance du remboursement des crédits pour la poursuite des actions de
financements des projets,
organisées à travers la wilaya
par la cellule de communication de l’antenne locale de ce
dispositif.
L’Angem poursuit son programme relatif à la garantie de
l’insertion professionnelle de
certaines catégories sociales, à
travers la mise en ouvre de
conventions sectorielles établies notamment en faveur des
pensionnaires des établissements pénitentiaires, les écoles
des sourds-muets et la
Chambre de l’artisanat traditionnel, a-t-il ajouté. Quelque
30 000 microprojets ont été
montés par le biais du dispositif de l’Angem à travers la
wilaya de Laghouat depuis
2005, en grande partie par la
gent féminine, a fait savoir le
même responsable.
7
UN PROGRAMME de
2 100 logements, toutes formules de construction
confondues, est en cours de
réalisation dans la wilaya
déléguée d’In Salah (750 km
au nord de Tamanrasset), a-ton appris hier des responsables de cette collectivité.
Ce programme d’habitat,
dont les travaux sont à des
taux d’avancement différents,
est réparti entre 1 600 unités
au nouveau pôle urbain de
Djoualil (10 km d’In Salah) et
500 autres au quartier
Deghamcha, auxquelles
s’ajoutent un programme
de 3 000 lots de destinés à
l’habitat rural aidé, dont
2 000 ont été déjà attribués, at-on précisé.
Les responsables de la
wilaya déléguée d’In Salah
font état également de l’aménagement d’une zone d’activités de 266 lots destinés à la
promotion de l’investissement, dont 13 parcelles ont
été déjà affectées, et son raccordement aux réseaux
divers.
Dans le but d’encourager
l’investissement agricole,
vocation première de la
région, il est relevé l’identification de 20000 hectares de
terres à mettre à la disposition
des promoteurs et investisseurs agricoles, en plus d’actions d’accompagnement,
dont la réalisation de forages
d’irrigation et l’électrification
agricole.
A ces opérations visant
l’impulsion de la dynamique
de développement dans la
région, s’ajoutera le lancement prochain d’une opération de réhabilitation des
locaux de l’ex- tannerie d’In
Salah, en vue de son exploitation comme un espace d’exposition et de promotion de
produits de divers métiers,
notamment l’artisanat traditionnel.
Un apport de 4 millions de m3 d’eau dans les barrages
de Mascara depuis début mars
LES BARRAGES de la
wilaya de Mascara ont enregistré, depuis début mars
en cours, un apport de 4 millions
de mètres cubes d’eau supplémentaires à la faveur des
précipitations ayant atteint
70 millimètres, a-t-on appris
mardi du directeur des
ressources en eau. Selon
M. Mourad Rechis, le volume
d’eau dans les quatre barrages
de la wilaya de Mascara a augmenté de 119,5 millions m3 hier
lundi dont 46,6 millions m3 au
barrage de Chorfa, 42,7 millions
m 3 au barrage de Ouizert,
29,2 millions m3 au barrage de
Bouhanifia et 1 million m3 au
barrage de Fergoug. Ces infrastructures qui avaient accueilli
également 4,6 millions m 3 en
février dernier, enregistrent un
taux de remplissage de 70%.
«Cette quantité est suffisante
pour la disponibilité de l’eau
potable et la réservation d’un
taux à l’irrigation des plaines de
Hebra dans la commune de
Mohammadia et de Sig, au
nord-ouest de la wilaya», a-t-on
relevé. La pluviométrie a atteint
dans la wilaya de Mascara
69,2 mm durant les deux premières semaines du mois de
mars, selon le directeur des ressources en eau qui estime cette
quantité «satisfaisante» dans la
mesure où elle contribue à
réduire le déficit relevé depuis le
début de l’année et à rendre l’espoir aux agriculteurs.
8
Mercredi 16 mars 2016
C O N J O N C T U R E
ELLE SERA AU CENTRE DE LA PLANÈTE FINANCE
La Réserve fédérale américaine prise
entre deux feux
La plupart des observateurs estiment néanmoins que la prudence devrait l’emporter. Et que la Fed optera
pour le statu quo. «En revanche, elle préparera probablement les esprits à une hausse des taux en avril ou
plus probablement les 16 et 17 juin, date de sa prochaine réunion suivie d’une conférence de presse»,
prévoit M. Julien. «Elle ne peut pas différer éternellement le relèvement des taux, car l’économie
américaine est solide», ajoute Christian Parisot, chez Aurel BGC
Par
Marie Charrel
près la Banque centrale
européenne (BCE),
la Réserve fédérale
américaine (Fed) sera, cette
semaine, au centre de l’attention
de la planète finance.
Mercredi 16 mars, à l’issue
d’une réunion de deux jours, son
comité de politique monétaire (le
Fomc) devra choisir s’il relève
ou non ses taux directeurs.
«Le suspense est total, car les
marchés sont particulièrement
déboussolés depuis le début de
l’année», juge Alexandra Estiot,
spécialiste des Etats-Unis à BNP
Paribas. «Ce climat d’incertitude
devrait convaincre la Fed
d’opter plutôt pour le statu quo»,
estime, pour sa part, Thomas
Julien, économiste chez Natixis,
à New York.
Constatant la solidité de la
reprise américaine, la Fed a
entamé une remontée de ses taux
directeurs en décembre 2015 –
cela n’était pas arrivé depuis
l’été 2006. Aujourd’hui, ils
évoluent entre 0,25% et 0,5%,
contre 0% à 0,25% auparavant.
Et leur hausse devrait se
poursuivre ces prochains mois.
Or, celle-ci aura des
conséquences pour l’ensemble
de l’économie mondiale. En
rendant les placements plus
attractifs aux Etats-Unis,
mais aussi en contribuant au
resserrement des conditions de
financement à l’international, le
changement de cap de la Fed
peut déclencher une tempête sur
les places boursières des autres
continents. «Du moins, s’il est
mal préparé, comme en 1994 : le
Photo : DR
A
Proche du plein-emploi
Autant dire que la Banque
centrale américaine se trouve
aujourd’hui dans une situation
délicate. D’un côté, les derniers
indicateurs macroéconomiques
américains, plutôt bons,
confirment que le pays
est en mesure de supporter le
indicateur-clé que la Fed
surveille avec l’emploi,
donne, elle aussi, des signes
d’accélération. En janvier, elle
s’est élevée à 1,4%, au plus haut
depuis quinze mois. Surtout :
l’indice des prix sous-jacent, qui
exclut les tarifs de l’énergie
et de l’alimentaire, s’est élevé à
1,7% en janvier, se rapprochant
de la cible de 2% de l’institution.
Certes, la hausse du dollar
face aux autres devises
enregistrée en 2015, notamment
face à l’euro, a quelque peu
pénalisé les exportateurs
américains, nombreux à plaider
pour un report de la hausse
des taux. Mais en renonçant
implicitement, lors de sa réunion
du 10 mars, à agir pour faire
baisser la monnaie unique face
au billet vert, la BCE s’est retirée
de la guerre des monnaies.
Et a facilité la tâche de son
homologue américaine.
relèvement des taux. En février,
242 000 emplois ont été créés,
soit bien plus qu’attendu. Avec
un taux de chômage à 4,9%, au
plus bas depuis huit ans, les
Etats-Unis sont proches du
plein-emploi. Et le taux de
participation au marché du
travail se redresse enfin. De
même, la consommation des
ménages a enregistré en
janvier sa plus forte hausse
depuis dix mois. «Elle profite de
l’importante baisse des cours du
pétrole», explique M me Estiot,
rappelant que la consommation
pèse 70% de la croissance
américaine. L’inflation, enfin,
Les membres de la Fed
très divisés
Photo : DR
relèvement surprise des taux
américains avait alors provoqué
un krach obligataire mondial»,
rappelle Christophe Boucher,
économiste à Paris-X-Nanterre.
Un scénario que Janet Yellen, la
présidente de la Fed, souhaite à
tout prix éviter.
Si elle ne s’en tenait qu’à
ce tableau positif, la Fed
n’hésiterait probablement pas à
relever ses taux le 16 mars.
Seulement voilà : la tempête qui
a secoué les marchés en début
d’année a quelque peu obscurci
l’horizon. Angoissées par le
ralentissement économique
des pays émergents – et en
particulier celui de la Chine –,
les Bourses américaines,
européennes et asiatiques ont
violemment plongé. Entre début
janvier et mi-février, le S&P
500, indice phare du marché
boursier américain, a ainsi perdu
10%. «Les marchés ont surréagi
à ces craintes, si bien qu’il y a
trois semaines encore, la
plupart estimaient que la Fed
renoncerait totalement à
remonter ses taux en 2016»,
analyse Paul Ashworth, analyste
chez Capital Economics.
Depuis, ils ont retrouvé leurs
esprits. Le S&P 500 a regagné
9,5% depuis son point bas du
11 février. Et les financiers
estiment désormais que la Fed
devrait bel et bien poursuivre la
normalisation de sa politique, en
remontant ses taux deux ou trois
fois d’ici décembre 2016…
Que décidera la Fed ? Si l’on
se fie à leurs dernières
déclarations, les douze membres
du FOMC semblent très divisés
sur le sujet. «Tout dépendra de
la façon dont ils estiment les
risques baissiers, notamment
ceux liés au ralentissement de
l’économie mondiale», explique
Mme Estiot.
Probable statu quo
Les plus «faucons» d’entre
eux, redoutant qu’un resserrement monétaire trop lent ne
génère de l’inflation et des bulles
financières, pourraient juger
qu’il est opportun de profiter de
l’accalmie sur les marchés pour
relever les taux dès à présent.
De quoi regagner des marges
de manœuvre pour faire face
à éventuel ralentissement de
l’économie dans le futur.
La plupart des observateurs
estiment néanmoins que la
prudence devrait l’emporter. Et
que la Fed optera pour le statu
quo. «En revanche, elle préparera probablement les esprits à
une hausse des taux en avril ou
plus probablement les 16 et
17 juin, date de sa prochaine
réunion suivie d’une conférence
de presse», prévoit M. Julien.
«Elle ne peut pas différer
éternellement le relèvement des
taux, car l’économie américaine
est solide», ajoute Christian
Parisot, chez Aurel BGC.
Dans tous les cas, économistes et marchés scruteront de
près les dot plots, ces prévisions
que les membres de la Fed
tireront, chacun, pour le calendrier 2016 de la hausse des taux.
Même si elles ne présagent en
rien les choix futurs de la Fed,
ces prévisions donneront une
indication fiable de l’état d’esprit
de l’institution. Surtout, les dots
plots révéleront jusqu’à quel
point les banquiers centraux
américains redoutent que le
ralentissement de l’économie
mondiale contamine, ou non, la
croissance de leur pays. M. C.
In lemonde.fr
C O N J O N C T U R E
Mercredi 16 mars 2016
9
SELON UN HAUT RESPONSABLE DU FMI
Les pays pétroliers de la région Mena
doivent s’adapter à un pétrole bon marché
Jusqu’à présent, la première réaction des exportateurs a été logiquement de puiser dans leurs importantes réserves financières pour
limiter l’impact de la chute des prix sur la croissance et se donner le temps de mettre au point des plans d’ajustement, constate-t-il.
Mais la plupart des pays ne peuvent pas soutenir d’importants déficits budgétaires indéfiniment. En 2015, la moitié des pays
exportateurs de pétrole de la région Mena ont accusé des déficits supérieurs à 10% du PIB
Par
Algérie presse service
es pays pétroliers de la
région Mena doivent
s’adapter à un pétrole bon
marché, recommande un haut
responsable du FMI, en exhortant
ces producteurs à maintenir leurs
niveaux d’investissements publics
pour soutenir la croissance.
«Comme les pays l’ont appris
dans les années 1980, une réduction non ciblée des investissements
risque de pénaliser la croissance»
des producteurs de brut du Moyen
Orient et de l’Afrique du Nord,
relève Ahmed Messaoud, responsable du Département Moyen
Orient et Asie Centrale au Fonds
monétaire international.
Certaines dépenses clés dans la
santé, l’éducation et l’infrastructure de transport ne peuvent être
réduites car «elles sont porteuses
d’importants bienfaits sur le long
terme», précise Ahmed Messaoud,
cité dans le dernier numéro de la
publication trimestrielle du FMI
«Finance et développement».
La chute drastique des cours de
pétrole durant les années 1980,
période durant laquelle le brut a
baissé à 10 dollars le baril, «a été
suivie par une décennie de choix
difficiles, dont certains, comme la
réduction de l’investissement
public, ont eu des effets durables
dans la région». Rappelle ce
responsable du FMI.
Il explique, qu’en comprimant
ou en retardant certains investissements publics jusqu’a la remontée
des cours, les gouvernements
Photo : DR
L
risquent de se retrouver comme
dans les années 1980 avec un
nombre important de projets a
réaliser. «Les exportateurs ne doivent donc plus attendre la fin d’une
période de pétrole bon marché,
mais bien s’adapter à une nouvelle
réalité», dira-t-il.
Au lieu de réduire ces investissements, les dirigeants «devraient
chercher à accroître l’efficience de
l’investissement public»,
préconise-t-il à ce titre.
S’appuyant sur les analyses du
FMI, il explique «qu’avec certains
changements dans le mode de gestion des investissements publics
dans les pays de la région Mena,
on obtiendrait les mêmes résultats,
pour une dépense inférieure de
20%». «Il est donc d’autant plus
crucial de mettre en place les
bonnes politiques et de ne pas
répéter les erreurs des années
1980 quand le pétrole a plongé à
10 dollars», souligne ce
responsable.
En 2015, la baisse des cours a
coûté 360 milliards de dollars aux
exportateurs de pétrole de la
région, soit le sixième de leur
production totale, selon les chiffres
du FMI. Les pertes devraient
s’aggraver encore cette année, avec
les nouvelles baisses de prix de fin
2015 et début 2016.
Jusqu’à présent, la première
réaction des exportateurs a été logiquement de puiser dans leurs
importantes réserves financières
pour limiter l’impact de la chute
des prix sur la croissance et se
donner le temps de mettre au point
des plans d’ajustement, constate-til. Mais la plupart des pays ne
peuvent pas soutenir d’importants
déficits budgétaires indéfiniment.
En 2015, la moitié des pays
exportateurs de pétrole de la région
Mena ont accusé des déficits
supérieurs à 10% du PIB.
Pour équilibrer leurs comptes,
les exportateurs de la région sont
confrontés à des choix difficiles :
réduire d’environ un tiers les
dépenses et augmenter fortement
les recettes non pétrolières ou,
mieux, combiner ces deux stratégies, selon Ahmed Messaoud.
La plupart des pays répondent de
mieux en mieux au défi posé par
les faibles prix du pétrole. Les
budgets 2016 annoncés récemment
dans la plupart des pays pétroliers
de la région Mena prévoient des
réductions de dépenses et de
nouvelles sources de recettes.
Ahmed Messaoud souligne que
«ces décisions constituent une première étape importante sur la voie
de l’ajustement budgétaire».
Compte tenu de l’ampleur de
l’effort nécessaire, les exportateurs
de pétrole devront formuler des
plans à moyen terme pour tenir
leur trajectoire de réduction des
déficits, étaler les mesures dans le
temps pour adoucir leur impact sur
l’économie, et veiller à l’acceptabilité des réformes sur le long terme.
Cependant ces pays doivent
être très attentifs à l’impact de la
réduction des déficits sur le
chômage et les inégalités.
Il reste une certaine marge de
réduction des dépenses de
fonctionnement qui a contribué à
porter le «prix d’équilibre budgétaire» du pétrole bien au-dessus de
100 dollars pour certains pays de la
région. La réforme des prix de
l’énergie peut aussi amener
d’importantes économies, et plusieurs pays semblent s’orienter
dans cette direction, préconise-t-il.
Outre les réductions de
dépenses, les Etats doivent aussi
trouver de nouvelles sources de
recettes. Le système actuel, dans
lequel plus de trois quarts des
recettes proviennent d’activités
pétrolières, n’est pas tenable, a-t-il
mis en garde.
APS
MALMENÉ PAR UN SCANDALE FINANCIER
Toshiba cède son électroménager au chinois Midea
LE GROUPE japonais
finaliserait des discussions avec le
groupe chinois Midea, numéro
deux mondial de l’électroménager.
Toshiba est engagé dans un vaste
plan de démantèlement depuis
l’éclatement d’un scandale
financier en 2015. Il a donné
rendez-vous aux investisseurs
vendredi pour al divulgation de son
plan stratégique.
Le conglomérat industriel
japonais Toshiba, malmené par un
scandale financier, va céder au
chinois Midea son activité d’électroménager, faute d’avoir pu la
marier avec son compatriote Sharp,
selon la presse japonaise. Par
ailleurs, le groupe a annoncé qu’il
divulguerait vendredi les grandes
lignes de sa stratégie annuelle et
des cessions en cours.
Toshiba est dans les dernières
phases de discussion avec Midea
pour cette cession, a affirmé en
Une mardi le quotidien Nikkei.
Concrètement, Toshiba envisage
de vendre d’ici cet été à Midea plus
de la moitié de sa filiale Toshiba
Lifestyle.
Deuxième mondial
Midea, un spécialiste des
produits blancs, à commencer par
les climatisations et lave-linge,
serait deuxième mondial du secteur
très divisé de l’électroménager,
avec 4,2% de parts de marché (en
nombre d’unités), selon les chiffres
de l’institut Euromonitor.
Toshiba est en train de se
séparer une à une de ses activités
jugées non prioritaires, souhaitant
concentrer davantage de ressources
sur la division des mémoires flash
Nand et celle des équipements de
centrales électriques.
Outre la filiale d’équipements
médicaux qu’il est en passe de
céder à son compatriote Canon, le
groupe étudie le regroupement de
ses PC avec ceux de Fujitsu et
Vaio (entité créée pour reprendre
les ordinateurs éponymes de Sony).
Il a aussi vendu un pan de son
activité de semi-conducteurs au
même Sony, et cette campagne de
vente n’est pas finie.
L’échec
de l’option Sharp
S’agissant de son électroménager, était envisagé un mariage
avec la division similaire de Sharp
au cas où ce dernier aurait accepté
d’être démantelé par un fonds
semi-public pour sauver son pilier
que sont les dalles LCD.
Toutefois, Sharp a préféré un
sauvetage préservant son intégrité,
via l’offre du taïwanais Hon Hai,
ce qui a rendu caducs les plans
imaginés pour ses produits blancs.
Toshiba a négocié avec plusieurs
groupes, selon la presse, dont le
turc Arcelik.
Ces diverses tractations
devraient aboutir sous peu, le
patron de Toshiba étant pressé de
donner des gages d’assainissement
des finances aux actionnaires du
groupe échaudés par les affaires
révélées l’an passé.
Entre 2008 et 2014, trois PDG
de Toshiba et plusieurs de leurs
collaborateurs se sont rendus
coupables d’artifices financiers qui
ont abouti à surévaluer le bénéfice
net des exercices concernés de
155,2 milliards de yens
(1,2 milliard d’euros au cours
actuel). Ces pratiques ont masqué
la mauvaise santé de plusieurs
divisions.
AFP
Wall Street dans la neutralité positive avant la Fed
WALL STREET a fini en
petite hausse lundi dans un marché
restant très prudent à l’approche
d’une réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) : le Dow
Jones a pris 0,09% et le Nasdaq
0,04%.
Selon des résultats définitifs,
l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 15,82 points
à 17 229,13 points et le Nasdaq, à
dominante technologique,
1,81 point à 4 750,28 points.
Très suivi par les investisseurs,
l’indice élargi S&P 500 a en
revanche cédé 2,55 points, soit
0,13%, à 2 019,64 points. En
l’absence d’actualité, la Bourse de
New York, d’abord pessimiste, a
fini par suivre la tendance des
principales places européennes,
dans un marché peu actif.
«Le sentiment des investisseurs
est neutre» en ce moment, après
une remontée de quelque 11% de
l’indice S&P depuis son point le
plus bas de l’année atteint février
», a souligné Charlie Bilello, chez
Pension Partners.
«Les investisseurs sont
prudents avant la réunion de deux
jours de la Réserve fédérale»,
mardi et mercredi, soulignaient de
leur côté les analystes de Wells
Fargo. Les investisseurs n’attendent guère de nouvelle mesure du
Comité de politique monétaire,
mercredi, mais ils suivront de près
la conférence de presse de la
présidente de la Fed Janet Yellen, à
l’affût de tout nouvel indice sur les
intentions des responsables de la
politique monétaire quant à une
éventuelle prochaine nouvelle
hausse des taux d’intérêt.
Même si plusieurs analystes
estiment qu’après quatre semaines
de hausse les valorisations sont un
peu élevées, le marché tient à minimiser les prises de risques avant
ces éclaircissements et à la veille
d’indicateurs très suivis.
«Si les chiffres (sur les ventes
de détail) sont corrects demain
(mardi) alors les attentes d’une
hausse des taux d’intérêt (dans les
mois à venir) seraient renforcées et
je crois que ce serait une bonne
chose», a dit M. Bilello.
Du côté de l’inflation, les investisseurs devraient surveiller mardi
l’évolution des prix à la production
et mercredi celle des prix à la
consommation.
Le marché obligataire était en
hausse. Le rendement des bons du
Trésor à dix ans reculait à 1,960%
contre 1,981% vendredi soir,
et celui des bons à 30 ans à 2,73%,
contre 2,75% précédemment.
AFP
10
F O C U S
Mercredi 16 mars 2016
FACE AUX FINTECH, DANS LES TRANSFERTS D’ARGENT
Par
Christine Lejoux
a coopérative belge Swift,
qui regroupe quelque
7 000 banques dans le
monde, expérimente des
innovations dans les paiements
internationaux, un marché très
convoité par les fintech. Les
résultats de ce pilote seront
dévoilés à l’automne prochain.
«C’est maintenant qu’il faut
agir.» Tel est, en substance, le
message que les banques
membres de Swift (Society for
worldwide interbank financial
telecommunication) avaient
adressé à ce réseau mondial
d’échange de données
financières, en 2015, lors du
salon Sibos organisé par ce
dernier. L’objet de cette
urgence ? La modernisation des
infrastructures de paiements
internationaux de Swift. Il faut
dire que la création de cette
coopérative belge - qui compte
quelque 10 000 adhérents dans
200 pays environ, dont 7 000
banques - remonte aux années
1970. Certes, Swift - qui permet
aux banques d’échanger des
informations financières automatisées et standardisées, donc à
moindre coût - représente toujours «une grande partie des
paiements internationaux interbancaires, entre pays nécessitant
une conversion de devises, qu’il
s’agisse de paiements au
bénéfice d’entreprises ou de particuliers», a souligné Thierry
Chilosi, l’un des responsables de
Swift pour la zone Europe,
Moyen-Orient, Afrique, lors
d’une conférence de presse, le
11 mars.
Mais cette position devient
plus difficile à tenir, depuis
quelques années. D’abord parce
que les nouvelles technologies
ont considérablement modifié les
attentes des utilisateurs finaux de
Swift. Désormais habitués à voir
nombre de leurs demandes
satisfaites quasi-instantanément,
d’un simple glissement du pouce
sur l’écran de leur smartphone,
ils ne comprennent plus qu’envoyer de l’argent à l’étranger
L
prenne deux à cinq jours, quand
ce n’est pas dix jours pour
certains pays. Une durée qui
n’est qu’agaçante pour la
clientèle des particuliers, mais
qui devient carrément problématique dans le domaine du commerce international. En 2016, il
n’est en effet pas simple pour un
fournisseur d’admettre que son
paiement par le donneur d’ordre
mette plus de temps à franchir
les mers que les navires chargés
d’acheminer sa cargaison.
L’émergence
de nouveaux acteurs
Si, encore, il n’y avait que le
problème du délai des transferts
d’argent internationaux. Mais
non. Particuliers comme entreprises, les utilisateurs finaux de
Swift réclament également un
service meilleur marché, davantage de transparence sur les tarifs
afin de savoir exactement quelle
somme le bénéficiaire recevra,
ainsi qu’une plus grande traçabilité des transactions, entre leur
déclenchement et le moment où
le compte du bénéficiaire est
crédité, un peu à la manière de
que proposent DHL et UPS dans
le transport de colis. Ces
nouvelles exigences, Swift doit
les prendre en considération
d’autant plus rapidement que de
nouveaux entrants s’ingénient
d’ores et déjà les satisfaire. C’est
le cas de PayPal et, beaucoup
plus récemment, de fintech
(startups spécialisées dans les
technologies financières ; Ndlr)
comme TransferWise. Ces
nouveaux concurrents, dont
l’émergence est favorisée par la
directive européenne sur les services de paiement (DSP2),
notamment, opèrent principalement sur le marché des transferts
d’argent internationaux entre
particuliers.
Mais Thierry Chilosi, chez
Swift, ne se fait aucune illusion :
«Ces nouveaux acteurs vont
venir sur le segment B2B (business to business), car il représente 80% à 85% des revenus
que les banques tirent du marché
des paiements internationaux.»
La blockchain, complémentaire de Swift
De fait, il n’y a pas de
commune mesure entre les
quelques milliers d’euros
adressés par une personne
émigrée à sa famille restée au
pays, et les dizaines ou centaines
de millions d’euros que s’échangent des multinationales. Un
potentiel auquel Western Union,
acteur traditionnel des transferts
d’argent entre particuliers,
s’intéresse également. Face à
cette menace, Swift a lancé en
décembre 2015, un projet
d’innovation visant à
améliorer les éléments pointés
du doigt par ses utilisateurs,
projet qui a été adopté par
45 banques dans le monde,
parmi lesquelles figurent trois
établissements français, à savoir
BNP Paribas, la Société générale
et Natixis (groupe BPCE). L’un
des objectifs étant par exemple
de ramener à une journée le délai
de réception des fonds. Un
pilote, porté par 21 banques,
dont une Française (BNP
Paribas), vient d’être mis en
place. Il portera dans un premier
temps sur le marché B2B des
paiements internationaux, avant
d’être sans doute étendu au
transfert d’argent entre particuliers. Swift dévoilera les résultats
de cette expérimentation à
l’automne prochain, au cours de
l’édition 2016 de son salon
Sibos, qui se tiendra à Genève.
Des résultats qui, comme la
coopérative l’espère, pourraient
convaincre bien d’autres banques
de rallier ce projet de modernisation des paiements
internationaux. Et ce, d’autant
plus qu’il «ne nécessitera pas
d’investissements technologiques
de la part des banques, mais
(seulement) une amélioration de
leurs processus internes, de leur
back-office», assure Stanley
Wachs, directeur international de
l’innovation des paiements chez
Swift. Parallèlement, cette
dernière lancera à partir du mois
de juin des ateliers de réflexion
sur la façon dont les technologies
de rupture telles que la
blockchain pourraient aider à
réinventer les paiements
interbancaires internationaux,
dans les cinq prochaines années.
La blockchain, cette technologie
ouverte et libre, qui permet la
circulation de monnaies cryptées
comme le Bitcoin, est «complémentaire de Swift», estime
Stanley Wachs. Complémentaire
et non pas concurrente, «la
blockchain n’apportant pas du
tout le même niveau de sécurité
que Swift, puisqu’elle ne possède
pas, par exemple, les capacités
de lutte contre le blanchiment
dont les banques disposent»,
insiste Stanley Wachs.
C. L.
In latribune.fr
Photo : DR
Swift a lancé en
décembre 2015,
un projet
d’innovation
visant à améliorer
les éléments
pointés du doigt
par ses
utilisateurs, projet
qui a été adopté
par 45 banques
dans le monde,
parmi lesquelles
figurent trois
établissements
français, à savoir
BNP Paribas, la
Société générale
et Natixis (groupe
BPCE). L’un des
objectifs étant par
exemple de
ramener à une
journée le délai
de réception des
fonds. Un pilote,
porté par 21
banques, dont une
Française (BNP
Paribas), vient
d’être mis en
place. Il portera
dans un premier
temps sur le
marché B2B des
paiements
internationaux,
avant d’être sans
doute étendu au
transfert d’argent
entre particuliers.
Swift dévoilera les
résultats de cette
expérimentation à
l’automne
prochain, au
cours de l’édition
2016 de son salon
Sibos, qui se
tiendra à Genève
Photo : DR
Les banques organisent la riposte
T
E M
H
A
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE DE LA TRIBUNE
P14
Pp12-13
P15
Constantine
Annaba
Le téléphone rapproche
les citoyens de l'administration
C'est facile, c'est gratuit et ça sert
Mis en place par différentes administrations,
entreprises et institutions
Un apport bénéfique pour
les institutions et les citoyens
NUMÉROS VERTS, ACCÈS DIRECT ET PROXIMITÉ AVEC LE CITOYEN-CONSOMMATEUR
Outils efficaces d’amélioration
progressive des services publics
Par
Kamel Amghar
e rapport direct au citoyen est
déterminant dans tous les domaines
de la vie. La sécurité, la santé,
l’information, la culture, l’économie, voire
même la politique, fondent aujourd’hui
leur efficacité sur ce lien quasi-intime avec le
premier concerné pour améliorer
constamment la qualité des prestations et,
parfois, les personnaliser. Les services
de sécurité et ceux de la Protection civile,
l’administration publique, les hôpitaux,
les associations d’aide aux malades, les
entreprises économiques, les médias, les
opérateurs culturels et les organisations
sociopolitiques cultivent assidûment cette
proximité pour simplifier le contact, cibler
exactement le public intéressé, le fidéliser et
être en permanence à l’écoute des pulsions de
la société ou du marché pour se perfectionner
en conséquence, prendre une longueur
d’avance. Cela permet de faire une énorme
économie de temps, d’intervenir au bon
moment, d’influer positivement sur les
situations et de participer activement à
l’évolution des tendances. Les institutions, les
organismes humanitaires, les opérateurs
L
Photo : Archives
En somme, cette
proximité directe
avec le citoyen,
via le téléphone, a
incontestablement donné
davantage d’efficacité et de
performance au service
public de manière globale.
Seulement, on est en droit
d’exiger un peu plus
d’efforts de certains
établissements et autres
organismes dont le
fonctionnement et le mode
opératoire ne sont pas
encore parfaitement
adaptés à cet effet
économiques et les acteurs de la société civile
s’investissent dans cette technologie pour être
au plus près de l’événement. Des sites
Internet et des numéros de téléphones gratuits
sont mis à disposition pour un accès direct,
sans intermédiaire aucun, aux services et aux
produits. La popularisation du téléphone
portable a joué un rôle important dans ce
registre.
En Algérie, des dizaines de numéros
d’appel d’urgence ou verts sont mis à la
disposition du grand public, qui s’y est
rapidement familiarisé. Désormais, les
pompiers sont alertés en temps réel lors des
sinistres. «On est ainsi informé à la minute
près. Cela nous permet d’avoir une idée
approximative du problème et de nous
mobiliser à temps pour agir avec toute
l’efficacité requise», estime Salim, sapeur
pompier à la brigade de la Protection civile de
Taskriout dans la région est de Béjaïa. Les
usagers de la route et les citoyens de manière
générale partagent cette idée. «L’appel
d’urgence à la Protection civile rend un
grand service pour l’évacuation des grands
malades et le sauvetage des blessés lors des
accidents de circulation. Cet accès direct a
permis de sauver de nombreuses vies»,
s’accorde-t-on à dire. Les hôpitaux et le
SAMU offre aussi un service d’assistance
similaire avec, cependant, une célérité
moindre. Les services hospitaliers mettent
vraisemblablement un peu plus de temps pour
s’ébranler en raison, sans doute, de la
paperasserie nécessaire et d’un relâchement
relatif de leurs dispositifs.
Les services de sécurité (police et
Gendarmerie nationales) sont pareillement
sollicités de manière immédiate. De l’avis des
responsables des deux corps, «l’instantanéité
de l’information d’alerte est un précieux outil
de renseignement utile. Les appels anonymes
de citoyens permettent de localiser avec
précision et de déjouer les plans des
criminels, des voleurs et des contrebandiers»,
souligne Nordine, un inspecteur de police
exerçant au chef-lieu de wilaya de Béjaïa.
De nombreux véhicules volés ont été ainsi
rapidement récupérés, quelques minutes ou
quelques heures après. Des dealers et des
cambrioleurs ont été également pris la main
dans le sac.
Les fournisseurs de services publics de
base (Sonelgaz, Algérienne des eaux,
opérateurs téléphoniques, providers Internet,
l’office national de l’assainissement (ONA),
les grandes communes) disposent de numéros
verts pour signaler le avaries et les coupures
de service. A ce niveau, l’intervention est
jugée relativement lente. Par exemple, les
coupures d’Internet et du téléphone, assez
fréquentes, durent quatre à cinq jours. Cela
fait beaucoup de temps perdu. Pour
l’électricité, la réparation d’une panne, en cas
de mauvais temps, peut prendre 12 à
24 heures. C’est déjà mieux. Mais pour
l’eau et l’assainissement, le citoyen doit
généralement prendre son mal en patience.
Cela risque de prendre des semaines pour
régler temporairement le problème. Les
entreprises économiques, à travers leurs
services clientèle et consommateurs, se
mettent à la page pour moderniser le service
après-vente ou remédier à un éventuel couac
dans leur chaîne de conditionnement et de
distribution.
En somme, cette proximité directe avec le
citoyen, via le téléphone, a incontestablement
donné davantage d’efficacité et de
performance au service public de manière
globale. Seulement, on est en droit
d’exiger un peu plus d’efforts de certains
établissements et autres organismes dont le
fonctionnement et le mode opératoire ne sont
pas encore parfaitement adaptés à cet effet.
K. A
12
T H E M A
Mercredi 16 mars 2016
Mercredi 16 mars 2016
CONSTANTINE
13
TIZI OUZOU
Le téléphone rapproche
les citoyens de l’administration
Nasser Hannachi
tilisés timidement par les citoyens,
en particulier lors de leurs premières
années d’existence, les numéros
d’urgence et verts sont devenus un véritable
lanceur d’alerte. «Franchement, au début,
on n’y croyait pas tellement quant au
sérieux et la prise en charge des doléances
exprimées. Mais, avec le temps, la
population a muri et donc commencé à
dénoncer ouvertement les multiples actes
jugés importants (criminalités, accidents de
la route, agressions…», juge un élu local.
Cette assertion est appuyée par les bilans
annuels des cellules de communication de
la direction générale de la Sûreté nationale
(Dgsn) et de la Gendarmerie nationale qui
reflètent la courbe croissante des alertes
reçues émanant de toutes les wilayas du
pays. Pour la police, le nombre aura
dépassé les 184 000 durant les 6 mois de
2015. La Gendarmerie nationale se félicite
également du bon réflexe des populations
qui n’hésitent pas à taper le 10-55. Depuis
U
son lancement en 2011 sur tout le territoire
national, ce numéro d’urgence est de plus
en plus utilisé. Les standards des brigades
et groupements de ce corps de sécurité ne
cessent de sonner, jour et nuit. Au moins où
4 000 appels/jours sont enregistrés dans les
centres d’appels. Tous les SOS émis ne sont
pas forcément synonymes de hausse de
criminalité, selon les responsables, mais
indique d’une façon «optimiste» le degré de
conscience qu’a acquis le citoyen pour
garantir la sécurité d’autrui et des biens.
Accidents de la route, dénonciation d’actes
criminels ou simples informations, ce sont
les principaux motifs transmis, qui permettent aux concernés d’activer.
La Dgsn comme la gendarmerie
s’appuie sur ces précieux renseignements
pour agir à temps. Des arrestations de
malfaiteurs en flagrant délit ont pu être
accomplies grâce au numéro vert, indiquent
les services de sécurité. Il va sans dire que
les résultats positifs obtenus ont poussé ces
services à élargir leur maillage par une
télématique appropriée afin d’intervenir en
Photo : DR
De notre correspondant à Constantine
urgence dans chaque région. «Les citoyens
ont développé un bon réflexe de dénonciation, et en parallèle, ils n’hésitent pas à
chercher des numéros de service, par
exemple les coordonnées de la Sonelgaz,
s’interroger sur l’itinéraire à prendre en
cas d’intempérie… Tout cela dénote d’un
rapprochement entre les populations et
l’administration. C’est une bonne chose»,
estime-t-on du côté de la Gendarmerie
nationale.
Par ailleurs, la notion des numéros utiles
s’est étendue à d’autres secteurs dont la
société de l’eau et de l’assainissement de
Constantine (Seaco), à titre d’exemple, qui
a mis à la disposition de ses abonnés, un
numéro vert pour permettre des interventions plus rapides. «On s’est passé des
longues files d’attente aux seuils des
guichets pour porter nos doléances. C’est
plus pratique avec le numéro vert, mais
parfois il faut s’armer de patience…», dira
un client. Les pouvoirs publics qui tablent
sur une administration moderne dans tous
ses segments sont parvenus à atteindre une
proportion importante en matière de prise
en charge des préoccupations quotidiennes
des citoyens.
Certaines personnes mettent cependant
un bémol, affirmant qu’il reste à changer
certaines mentalités et leur inculquer la
notion de service public pour tirer plein
profit des numéros verts mis à la disposition
de la population. «Excepté la gendarmerie
et la police qui répondent vite, certains
organismes nous font poireauter avant de
décrocher, je fais allusion en particulier au
SAMU. La semaine dernière, vers 1 heure,
un proche a eu un malaise. Les fameux
numéros du SAMU sonnaient dans le vide.
Même le standard de l’hôpital était aux
abonnés des absents. C’est déplorable», se
désolent-ils. Toutefois, ces quelques
«pannes» nocturnes ne peuvent être
généralisées à l’ensemble des organismes
publics qui travaillent énormément avec le
numéro vert de plus en plus sollicité dès
lors qu’il continue à sauver des vies et
servir la population en générale.
N. H.
Une culture de prévention,
de sécurité et de bonne gestion
Par
Q
Fatiha Ouidir
ui parmi nous ne connaît pas le numéro vert 15 48 ou 15 55 ? La majorité des
citoyens de différentes catégories recoure à ces numéros verts pour dénoncer les
crimes ou demander des conseils. L’efficacité de ces numéros s’explique par la
prise en charge rapide des appels par les services de police. Un récent bilan de la Sûreté
nationale indique que plusieurs criminels ont été neutralisés grâce aux appels sur le
numéro vert, notons dans la même optique que les appels concernent également les
préoccupations quotidiennes des citoyens. Selon leur bilan, les services de police ont
reçu durant les neufs premiers mois de l’année précédente 1 499 642 appels
téléphoniques sur le numéro vert 15 48 et celui de police-secours, le 17. Les appels
concernent 190 477 demandes d’intervention et de secours, 45 093 signalements
d’accidents de la route, 487 075 demandes de renseignements et 776 997 appels divers.
Avec l’exploitation des appels, les services de la gendarmerie sont également intervenus
durant ces trois dernières années dans 63 873 accidents de la route, 27 710 menaces sur
des personnes et des biens, 145 490 appels à l’aide et 278 710 autres appels exploités
dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la contrebande, le trafic et la vente de
stupéfiants et l’atteinte à l’ordre public.
Du côté des citoyens, tous ceux que nous avons abordés s’accordent sur l’utilité de
ces numéros verts pour l’instauration de l’ordre. «Pour moi, je considère que ces
numéros vert contribuent amplement pour dénoncer les crimes, les affaires de
criminalité. D’ailleurs, le maillage et la présence permanente sur le terrain des unités de
la Gendarmerie nationale et de la police a contribué à la résolution rapide et efficace de
nombreuses affaires criminelles», nous a confié le jeune Ahmed. «Le numéro vert est
une nouvelle culture de prévention et de sécurité. Je salue cette initiative et tous les
efforts des services de sécurité. A mon sens, je vois que la participation des citoyens est
plus que nécessaire pour instaurer la stabilité et la sécurité de tout le monde», renchérit
Amina. L’utilité du numéro vert des services de sécurité n’est plus à prouver. Il
contribue chaque jour à la mise en échec d’actions criminelles. Ces numéros viennent
donc renforcer la sécurité des citoyens et répondre ainsi à leurs attentes et préoccupations, diront d’autres.
La même satisfaction est signalée pour le numéro vert de la Sonelgaz (33 03) qui est
également très sollicitée par les citoyens pour signaler des coupures de courant, des
fuites de gaz ou simplement se renseigner. «J’appelle souvent ce numéro pour me
renseigner quand il s’agit des coupures d’électricité ou autre, cela me facilite la tâche
sans que je me déplace à l’agence», indique Ahlem. «Sincèrement, ce numéro a une
grande utilité dans la vie quotidienne. Il répond à nos attentes et à nos préoccupations»,
renchérit Amine.
Ainsi, il s’avère que ces numéros d’urgence contribuent grandement à la prise en
charge des doléances et attentes des citoyens, et facilitent le travail des services de
sécurité ainsi que des différentes institutions et administrations qui les ont mis en
service. Le travail via le téléphone et les SMS est devenu une réalité en Algérie et les
citoyens sont les premiers à se réjouir de ce rapprochement avec l’administration.
F. O.
Photo : DR
NUMÉROS VERT ET D’URGENCE
De notre correspondant à Tizi Ouzou
Malik Boumati
ersonne ne pariait sur la réussite des
numéros verts créés par les services
de sécurité, notamment la Sûreté et la
Gendarmerie nationales, dans leur quête de
rendre leur action plus efficace sur le
terrain. Depuis le lancement du 10 55, le
numéro vert de la Gendarmerie nationale
en février 2011, et du 15 48 celui de la
police bien plus tôt, l’action des services de
sécurité trouve une certaine efficacité dans
l’élucidation des délits et autres crimes.
Parfois, ils arrivent même à empêcher des
délits et crimes grâce aux appels de
citoyens. Pour la Sûreté nationale, le
numéro 17 police secours est toujours
opérationnel à partir du téléphone fixe.
Pour ce qui est du 15 48 (police) et du
10 55 (gendarmerie), les citoyens désirant
fournir des renseignements devraient
utiliser leurs téléphones mobiles.
Tout renseignement est utile pour les
éléments des services de sécurité. Le
P
citoyen soucieux d’aider la police ou la
gendarmerie à empêcher ou à élucider un
délit ou un crime, il appelle le numéro vert
et, selon les cas, les agents sont aussitôt sur
les lieux indiqués. Le succès de ces
numéros verts, même relatif, est effectif sur
tout le territoire national où il est mis à la
disposition de la population. Dans la
wilaya de Tizi Ouzou, les citoyens
n’hésitent pas à appeler ces numéros,
rassurés qu’ils sont par l’anonymat dont ils
bénéficient. Selon la commissaire Djamila
Temmar, responsable de la cellule de
communication à la sûreté de wilaya, le
15 48 et le 17 police secours sont très
efficaces dans l’accomplissement des missions des policiers.
Le signalement de disputes ou tapage
nocturne ou bien un vol par effraction ou
une agression, les citoyens sont nombreux
à appeler ces deux numéros verts de la
Sûreté nationale, selon notre interlocutrice,
qui cite également des renseignements sur
les accidents de la route, notamment dans
Photo : DR
Photo : DR
Photo : DR
Les citoyens hésitent de moins en moins
à composer le 15 48 ou le 17 Police secours
les cas des délits de fuite, le trafic de
drogue et même le signalement d’individus
suspects. C’est ainsi que 3 380 appels ont
été enregistrés durant l’année 2015 sur le
17 police secours (téléphone fixe) et
1 976 appels sur le 15 48 (téléphone
mobile). La commissaire Djamila Temmar
ajoute que le 17 police secours a reçu
469 appels durant les deux premiers mois
de l’année en cours alors que le 15 48 en a
reçu 395. C’est un signe que les citoyens
hésitent de moins en moins à faire appel
aux services de sécurité.
Toujours selon la responsable de la
cellule de communication de la sûreté de la
wilaya de Tizi Ouzou, l’action des
policiers est menée selon le renseignement
fourni par le citoyen. Dans certains cas,
l’opérateur du centre des opérations donne
l’information aussitôt à ses collègues du
secteur concerné. Ces derniers agissent
immédiatement pour empêcher un délit ou
pour sauver des personnes dans les cas
d’accidents de la circulation, d’accidents
domestiques ou simples malaises. Ils
peuvent également intervenir quand des
habitants d’un quartier ou d’une rue
signalent un va-et-vient suspect que les
éléments de la police vont interpeller pour
un éventuel contrôle, ou une surveillance
pour un flagrant délit qui mènera
directement son auteur dans les geôles. De
nombreux délits ont été empêchés grâce
aux citoyens qui appellent les numéros de
la police, selon Djamila Temmar qui cite
même l’interpellation des trafiquants de
drogue grâce aux appels des citoyens.
Enfin pour certaines affaires, notamment
criminelles, les services de sécurité
n’agissent pas dans l’immédiat, mais
exploitent les renseignements fournis par
les citoyens pour une action future
susceptible d’élucider les crimes en
question. Et dans ce cas, l’opérateur
interroge plus en détail le citoyen qui
appelle le numéro vert dans le but de
collecter le maximum d’informations susceptibles d’être exploitées dans l’enquête
qui suit tout acte criminel.
M. B.
14
Mercredi 16 mars 2016
T H E M A
SÉCURITÉ
ANNABA
C’est facile, c’est gratuit et ça sert
De notre correspondant à Annaba
Mohamed Rahmani
a police au service du
citoyen». Ce slogan se vérifie
par le fait que le numéro vert
mis à la disposition du public est toujours
sollicité et amène l’intervention des forces
de sécurité en toute circonstance.
Un appel au secours, pour un accident de
la circulation, pour signaler un acte
délictueux, dénoncer un dealer de drogue
ou pour quelque comportement
répréhensible, la police aussi bien que la
Gendarmerie nationale interviennent
rapidement pour rétablir la situation.
«A maintes reprises, nous recevons des
appels des citoyens pour nous signaler et
nous renseigner surtout sur des malfrats,
la plupart du temps des trafiquants de
drogue qui écument les quartiers populaires mais aussi ceux dits résidentiels et
c’est grâce à ces renseignements que nous
avons pu arrêter ces individus et saisir
des quantités de drogue. Les citoyens
nous aident beaucoup dans notre travail
et sans eux, nous n’aurions pas pu arriver
à ces résultats et nous les en remercions.
La collaboration avec les citoyens nous
permet de mieux maîtriser la situation et
protéger de manière efficace les biens et
les personnes, c’est notre rôle et notre
mission. Nous sommes au service des
citoyens», nous dira un commissaire de la
sûreté de wilaya d’Annaba.
Pour les citoyens, les numéros verts de
la Gendarmerie nationale ou de la police
sont très utiles car il y va parfois de leurs
vies ou de leurs biens, l’intervention de
l’un de ces corps de sécurité a été
salvatrice pour eux. «J’ai été agressé et
j’ai dû remettre mon téléphone portable à
deux bandits qui m’ont attaqué au quartier Place d’Armes. J’ai appelé la police
avec le téléphone d’un passant qui a bien
voulu m’aider et des agents sont très vite
arrivés sur les lieux. Ils m’ont porté
secours avant de m’emmener au commissariat. Là, je leur ai donné le signalement
des deux malfaiteurs et deux jours plus
tard, ils les ont arrêtés et m’ont restitué
mon bien. Je reconnais qu’ils ont été très
efficaces car ils ont rapidement résolu
cette affaire surtout que cela s’est passé
Photo : DR
«L
autres, sans les appels des citoyens, il
nous est difficile d’intervenir à temps. Il y
a actuellement près de 120 000 habitants
au chef-lieu de cette commune, ajoutez
aussi les 40 000 étudiants inscrits à
l’université, plus les bidonvilles, El Qaria
et les nouvelles cités, nous sommes
vraiment débordés et nous ne pouvons
pas être efficaces sans l’aide et la
collaboration des citoyens que nous
remercions beaucoup. Notre numéro vert
est très sollicité et c’est bien grâce à ce
numéro que la situation est maîtrisée et
que les citoyens se sentent en sécurité»,
nous indique un policier.
Au niveau de la Gendarmerie
nationale, l’autre corps de sécurité affecté
lui aussi à la Protection des biens et des
personnes extra-muros, le numéro vert
Photo : DR
dans ce quartier réputé être chaud», nous
a confié un citoyen résident en ville.
Pour la commune de Sidi Amar, une
localité populeuse dont la population a
augmenté sensiblement ces derniers temps
avec la construction de nouvelles cités,
malgré le fait qu’un seul commissariat y
est implanté avec un effectif réduit et des
moyens dérisoires (deux véhicules
vétustes), la prise en charge de ces appels
est satisfaisante. Il est vrai que les agents
affectés à la sécurité sont débordés et ne
peuvent humainement pas répondre
rapidement aux attentes des habitants
mais le travail s’en trouve facilité. «Ces
appels nous rendent service et c’est
grâce à eux qu’on arrive à coincer des
malfaiteurs, cambrioleurs, voleurs à
l’arraché, casseurs, agresseurs, dealers et
mis à la disposition des citoyens s’avère
très utile surtout sur les routes et en zone
rurale où la police n’est pas implantée. En
effet, des automobilistes en détresse à la
suite d’une panne ou d’un accident de la
circulation, la gendarmerie est
l’unique recours. Elle est sollicitée et
invariablement, elle répond présente pour
apporter son aide et son assistance. Une
agression, une conduite dangereuse, un
vol de bétail, une bande de malfaiteurs
qui écument les routes secondaires en
dressant des barrages pour dépouiller de
leurs biens les automobilistes. Cela avait
été le cas au niveau de la double
voie menant à la daïra de Berrahal
(30 kilomètres au nord du chef-lieu de
wilaya) où une bande s’attaquait aux
voitures qui passaient à la faveur des
ralentisseurs pour obliger sous la menace
les conducteurs à s’arrêter et leur prendre
par la force leur bien. L’intervention de la
gendarmerie qui a surveillé les lieux a
donné des résultats et toute la bande est
aujourd’hui sous les verrous. Une action
que tout le monde a saluée et qui a
dissuadé d’autres qui comptaient user de
la même méthode pour agresser les
automobilistes.
Ce corps de sécurité a, lui aussi,
dans le cadre de ses missions procédé à
l’arrestation de trafiquants de drogue qui
utilisent des caches en zone rurale pour y
déposer leur poison qu’ils écoulent dans la
ville. Des renseignements utiles ont été
communiqués via le numéro vert aux
brigades de gendarmerie qui sont
intervenues pour mettre la main sur des
réseaux spécialisés dans ce type de trafic.
En définitive, ces numéros s’avèrent
très utiles aussi bien pour les citoyens qui
les utilisent pour un appel au secours ou
pour dénoncer des malfaiteurs que pour la
gendarmerie ou la police qui, grâce à ce
moyen de communication, maîtrisent la
situation. Reste à mettre les moyens qu’il
faut pour répondre aux attentes des
citoyens, des moyens conséquents pour
être encore plus efficaces et ce, pour le
plus grand bien des citoyens et de la
société tout entière.
M. R.
T H E M A
Mercredi 16 mars 2016
15
SÉCURITÉ
LE TÉLÉPHONE POUR AMÉLIORER LE SERVICE PUBLIC
Un apport bénéfique
pour les institutions et les citoyens
Par
Chahira Cheref
fin d’améliorer leurs services et
pour se rapprocher de plus en plus
du citoyen, certaines institutions
publiques ont mis à la disposition de ce
dernier des numéros spéciaux. Entre
autres, la Gendarmerie nationale, la
Protection civile, Sonelgaz, Algérie
Télécom
Selon, ces services, ces numéros à
utilité publique ont beaucoup participé à
la réussite de plusieurs interventions et de
traiter plusieurs affaires. Pour sa part, la
cellule de communication de la direction
générale de la Sûreté nationale (Dgsn) a
indiqué récemment que les salles
d’opération de la police à travers
les 48 wilayas du pays avaient reçu
1 964 513 appels téléphoniques sur le
numéro vert 15-48 l’an dernier. Ajoutant
que ces appels ont permis de traiter
plusieurs affaires, la même cellule a
précisé que 129 525 appels concernaient
des demandes d’intervention et de
secours, 31 163 appels visaient à signaler
des accidents de la route et 296 736 appels
concernaient des demandes de
renseignement et d’orientation.
De son côté, la Gendarmerie nationale
a également mis un numéro vert
10-55 accessible à tous et à n’importe
quel moment afin de lutter contre la criminalité dans toutes ses formes. A cet effet,
le citoyen peut appeler en cas d’urgence.
Accessible via tous les opérateurs de la
téléphonie fixe ou mobile, ce numéro
permet au citoyen d’être en contact direct
avec les services de la GN de sa région.
Il est à noter également que grâce à ce
numéro, une affaire de criminalité a été
récemment élucidée par les services de la
Gendarmerie nationale. Cette affaire
concerne une femme enlevée de force
dans la wilaya de Skikda qui a été libérée
saine et sauve grâce au bon réflexe d’un
citoyen qui a eu la bonne idée d’alerter la
Photo : DR
A
GN. Afin de répondre aux réclamations de
ses clients, la Société de distribution
d’Alger (SDA), une filiale du groupe
Sonelgaz, a mis depuis quelques mois à la
disposition de ses clients (800 000 pour
l’électricité et 500 000 pour le gaz) un
numéro direct, le 33-03. Selon le P-dg de
la SDA, ce numéro est connecté aux
services de dépannage de la Sonelgaz
dans le but de traiter rapidement les
demandes des abonnés qui tolèrent de
moins en moins les retards dans les
interventions des agents de dépannage.
Pour leur part, les citoyens expriment
leur satisfaction quant à une telle
initiative. «Grâce à ce service mis à notre
disposition, on peut appeler ces
institutions pour réclamer ou demander
de l’aide. De plus, les appels sont
gratuits, pour cela je trouve que ce
dispositif est de plus en plus intéressant»,
nous a confié un citoyen. Pour signaler les
différents accidents, les concernés ou les
témoins n’ont qu’à appeler l’un des
numéros des services concernés. Pour leur
part, ces derniers se déplacent rapidement
vers les lieux afin de porter aide aux
blessés.
A cet effet, je trouve que cette
initiative est très bénéfique pour les
institutions et les citoyens à la fois,
ajoutera un autre.
C. C.
NUMÉROS VERT, DE SECOURS ET D’URGENCE
Manque de réactivité, un problème de culture sociale
Par
A. Lemili
C’EST souvent au petit bonheur la
chance que d’obtenir un numéro de
téléphone d’urgence ou celui vert.
Quoiqu’il en soit, faudrait-il qu’au bout
du fil, une fois l’appel abouti soit assuré le
service attendu. Ceci est une autre
histoire. En outre, s’ils ont le mérite
d’exister, ces numéros devraient au moins
être connus de tout le monde. Or, ce n’est
pas le cas à l’exception de ceux qui font
pratiquement partie de la mémoire
collective et qui sont le 12 pour les
dérangements, le 17 pour police-secours,
le 14 pour les pompiers et enfin le 19 pour
les renseignements.
Par acquis de conscience, nous avons
appelé les dérangements (12) et la réponse
tourne en boucle «En raison d’un encombrement momentané….», la Protection
civile (14) et à la deuxième sonnerie un
correspondant répond au quart de tour,
ensuite c’est au tour des services de police
(17) là également le correspondant est
aussi sinon plus rapide que celui de la
Protection civile puisqu’il décroche à la
fin de la première sonnerie. Le service des
renseignements de la poste (19) sonne
sans qu’il n’y ait de réponse et enfin la
même chose pour celui vert d’une
importante société de l’eau et de
l’assainissement.
Donc seuls les services de police et de
la Protection civile sont sur la brèche. En
réalité, il n’y avait pas de raison d’essayer
puisque cela a été ainsi pour les
dérangements et les renseignements des
services de poste depuis la nuit des temps
alors que celui de la société d’eau et pour
ne pas la nommer la Seaco si l’enseigne
commerciale a changé, hélas les
mauvaises habitudes sont demeurées
coriaces.
Autre société prestataire de service
réactive, la SDE (Société d’électricité de
l’Est) et ses divers centres de dépannage
lesquels, mêmes s’ils ne font pas suivre
d’effet rapidement les sollicitations, n’en
demeurent pas moins les alertes et les
agents avec lesquels nous nous sommes
entretenus du temps de décalage dans
lesdites interventions nous répondront en
général que les brigades disponibles sont
déjà retenues en intervention ou que la
sollicitation s’est faite en concomitance
avec un changement d’équipe. Mais quoi
qu’il en soit, l’intervention est par la suite
effective et surtout efficace.
Par voie de conséquence, si des
institutions comme la Protection civile et
la police sont nettement rompues à
l’exercice, ce qui quelque part semblerait
logique même s’il n’est pas dans notre
intention de justifier l’inertie et l’apathie
des autres prestataires qui restent
paradoxalement attachés à des pratiques
d’un autre temps même si ces temps ont
évolué et qu’au troisième millénaire les
sciences du marketing ont donné aux
pratiques commerciales des ailes, les
travailleurs algériens demeurent englués
dans des attitudes anachroniques et
fonctionnant dans des schémas classiques
qui consisteraient à obtempérer selon
l’humeur du moment, de la courbe
relationnelle avec la hiérarchie immédiate,
d’un ego juxtaposé, quand il s’agit
d’importants centres d’appels, aux conflits
interpersonnels et donc globalement d’un
sadisme administratif qui ne dit pas son
nom mais qui, pourtant, se résume dans
une définition des plus simples : la
bureaucratie.
Avec ce constat des lieux, y a-t-il
vraiment des raisons de croire que tout
devrait s’arranger un jour ? Pourtant, que
de soucis seraient épargnés aux appelants
si tout cela fonctionnait normalement.
D’ailleurs, le bénéfice n’en reviendrait pas
seulement à ces derniers mais à ceux aussi
qui relèvent des services concernés et qui,
si les principes du marketing commercial
leur étaient accessibles, comprendraient
que le souci premier est de faciliter la
stabilité et surtout la pérennité de
l’entreprise. Ce que les services de
police et de la Protection civile font en
préservant la sécurité et les vies d’autrui.
A. L.
16
M O N D E
Mercredi 16 mars 2016
SELON DES RESPONSABLES DES FORCES DE SÉCURITÉ
Irak : des civils fuient une ville
de l’Ouest par crainte des combats
Lors du retrait dimanche de l’EI, les habitants de Hit avaient l’espoir que les forces gouvernementales et
les combattants tribaux qui leur sont alliés entrent dans la ville et la sécurisent. Mais certains djihadistes
sont restés dans la ville et d’autres y sont ensuite revenus, et les habitants craignent d’être pris dans les
combats entre les deux camps
Par
Agence France presse
es milliers de civils irakiens ont
fui ces derniers jours Hit, un des
principaux bastions du groupe Etat
islamique (EI) dans l’ouest de l’Irak que
les forces gouvernementales veulent
reprendre, selon des responsables des
forces de sécurité.
De hauts responsables des forces de
sécurité avaient indiqué ce week-end
qu’un certain nombre de combattants de
l’EI, dont des hauts dirigeants étrangers,
avaient quitté cette ville située à 145 km à
l’ouest de Bagdad. Mais plusieurs sources
ont indiqué mardi que la ville était toujours sous le contrôle des djihadistes, faisant craindre de nouveaux combats avec
les forces gouvernementales.
Des milliers de familles ont fui Hit ces
derniers jours pour rejoindre Al-Baghdadi, située à une trentaine de km plus au
Nord, ou d’autres localités de la province
d’Al-Anbar, a indiqué à l’AFP le colonel
de police Fadhel al-Nimrawi.
«Au moins 120 familles sont arrivées
hier à Al-Baghdadi, mais des milliers de
familles sont encore» à Hit, a-t-il dit.
Photo : DR
D
«Nous ne sommes pas certains du nombre
de combattants de l’EI encore en ville
après que certains aient fui», a ajouté le
colonel Nimrawi, précisant que les djihadistes étaient pour «la plupart déployés
sur des positions défensives autour de la
ville».«Malheureusement, Hit demeure
sous le contrôle de Daech (acronyme en
arabe de l’EI), mais elle sera reprise dans
les prochains jours», a déclaré pour sa
Publicité
part à l’AFP Yahya Rassoul, le porteparole du Commandement joint des opérations qui supervise la lutte antidjihadiste
en Irak. Lors du retrait dimanche de l’EI,
les habitants de Hit avaient l’espoir que
les forces gouvernementales et les combattants tribaux qui leur sont alliés entrent
dans la ville et la sécurisent.
Mais certains djihadistes sont restés
dans la ville et d’autres y sont ensuite
revenus, et les habitants craignent d’être
pris dans les combats entre les deux
camps. «Il n’y a pas de forces de sécurité
à Hit, les habitants sont effrayés car ils
savent qu’il va y avoir une grande opération militaire», a déclaré Naim al-Kaoud,
le chef de la tribu Nimr.
Le week-end passé, l’EI s’est également retiré de Routba, une ville isolée
plus à l’Ouest, pour y revenir 24 heures
plus tard, selon des responsables de la
sécurité. Les forces gouvernementales ont
réussi à reprendre ces derniers mois à l’EI
la ville de Ramadi, chef lieu de la province d’Al-Anbar. Elles tentent de
reprendre d’autres villes au groupe qui
s’est emparé en juin 2014 de larges pans
du territoire.
AFP
17
M O N D E
Mercredi 16 mars 2016
APRÈS LA DÉCISION INATTENDUE DE POUTINE
Syrie : une annonce de retrait
partiel et des interrogations
L’annonce surprise de Vladimir Poutine du désengagement du gros de son contingent militaire de Syrie
aura surpris les observateurs de cette crise et suscité des grilles de lectures différentes. Bien que l’ONU
espère qu’il aura un effet positif sur les négociations de Genève, ce nouveau coup de théâtre orchestré par
le chef de l’Etat russe intervient alors que la tragédie entre dans sa sixième année
Par
Moumene Belghoul
Genève, l’annonce du
Kremlin a été saluée par
l’émissaire de l’ONU
pour la Syrie, Staffan de Mistura,
qui a parlé de «développement
significatif» et espéré un «impact
positif sur l’avancement des
négociations». Le repli tactique
de l’armée russe intervient alors
que la situation sur le terrain est
loin d’avoir été apaisée. Le
porte-parole du Kremlin, Dimitri
Peskov, a souligné que ce retrait
n’était en «aucun cas» une
mesure de rétorsion des Russes
envers Damas. Vladimir Poutine,
qui a toujours la main sur l’échiquier syrien depuis l’irruption
des avions russes dans le ciel
syrien le 30 septembre, avait
annoncé cette décision surprise
après avoir appelé le président
Bachar al-Assad. «La tâche qui
avait été confiée à notre
ministère de la Défense et aux
forces armées a été globalement
accomplie et j’ordonne donc au
ministère de la Défense d’entamer le retrait de la majeure
partie de notre contingent», a
annoncé Poutine. «Néanmoins,
Photo : DR
A
pour permettre la surveillance
de la trêve dans les combats
(entrée en vigueur le 27 février),
la partie russe conserve sur le
territoire syrien un site de logistique aérienne», fait remarquer
le Kremlin. L’armée russe va,
néanmoins, maintenir les
systèmes de défense antiaérienne
«les plus modernes», les fameux
S-400. La presse russe estimait
hier que l’annonce surprise de
Vladimir Poutine permet à
Moscou de présenter son intervention comme une victoire politique, évitant l’enlisement et
favorisant le processus de paix.
Selon la Maison Blanche, Pou-
tine a évoqué avec son homologue américain, Barack Obama,
«le retrait partiel» des forces
russes de Syrie. Ce retrait partiel
sera diversement apprécié et analysé. Il est évident que c’est la
force de frappe russe qui aura
permis à l’armée syrienne d’engranger des victoires sur ses
ennemis, alors qu’elle se trouvait
en mauvaise posture l’été dernier. A New York, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali
Tchourkine, a indiqué que la
diplomatie russe avait reçu
l’ordre «d’intensifier (ses) efforts
pour aboutir à un règlement
politique en Syrie».
L’annonce du retrait russe est
intervenue justement quelques
heures après le début d’un nouveau cycle de négociations entre
des représentants de Damas et de
la très hétéroclite opposition. De
Mistura a rappelé que «la mère
de toutes les questions» était de
trouver un accord sur une transition politique. Mais alors que,
pour Damas, l’avenir du président syrien demeure «une ligne
rouge», l’opposition, sous
influence étrangère, veut la mise
en place dans les six mois qui
viennent d’un «organe de transition» doté de tous les pouvoirs.
La tragédie en Syrie, qui a
débuté en mars 2011, s’est transformée en un conflit complexe
impliquant une multitude d’acteurs étrangers. Elle a fait plus de
270 000 morts, poussé plus de la
moitié des syriens à quitter leur
pays.
M. B./Agences
ORDONNANT UN TEST D’OGIVE NUCLÉAIRE ET DES TIRS DE MISSILES
Pyongyang fait monter les enchères
la Rédaction Internationale
LE DIRIGEANT nordcoréen Kim Jong-Un a annoncé
un test imminent sur une ogive
nucléaire et des tirs de missiles
balistiques multiples, faisant
monter les enchères dans son
face à face aux Occidentaux.
Kim a donné cet ordre après ce
qui a été décrit comme la simulation réussie de la technologie
relative à la rentrée dans l’atmosphère d’une ogive nucléaire,
nécessaire pour mener à bien une
frappe sur le continent américain, a rapporté l’agence officielle nord-coréenne. Les
tensions ne cessent de s’aggraver
sur la péninsule divisée depuis le
quatrième essai nucléaire mené
par la Corée du Nord le 6 janvier, suivi le 7 février par un tir
de fusée à longue portée largement considéré comme un test
déguisé de missile balistique. Le
Conseil de sécurité de l’ONU a
répliqué début mars en décrétant
les sanctions les plus lourdes
jamais infligées à Pyongyang qui
menace depuis quasi quotidiennement de frappes nucléaires
Séoul et Washington parce qu’ils
mènent des exercices militaires
conjoints à grande échelle
considérés par le Nord comme la
répétition générale d’une inva-
sion de son territoire. La presse
nord coréenne a publié des
photos du Président nord coréen
posant à côté de ce qui a été présenté comme une tête nucléaire
miniaturisée susceptible d’être
montée sur un missile balistique.
S’il est connu que la Corée du
Nord dispose d’un petit arsenal
d’armes nucléaires, sa capacité à
les diriger sur une cible choisie
fait l’objet de débats houleux. De
nombreux points d’interrogation
pèsent sur les capacités de la
Corée du Nord en matière de
vecteur nucléaire. Bon nombre
de spécialistes pensent qu’elle
est loin d’avoir mis au point un
missile balistique intercontinental qui puisse frapper le
continent américain. Il est de
plus incertain qu’un éventuel
engin miniaturisé nord coréen
puisse supporter les chocs, les
vibrations et les variations de
températures associés à un vol
balistique. L’agence nord
coréenne a publié des photographies de Kim Jong-Un supervisant un test de simulation de la
chaleur intense que subirait une
ogive en rentrant dans l’atmosphère après la phase de vol balistique. L’ogive, protégée «par du
matériel résistant à la chaleur
nouvellement mis au point», a
été soumise à des flux ther-
miques cinq fois plus chauds que
ceux associés à un vol d’Icbm.
Selon l’agence, l’essai fut une
réussite totale et garantit que la
tête nucléaire peut supporter la
phase de rentrée dans l’atmosphère, étape cruciale dans la
capacité du Nord à développer
une véritable force de frappe
nucléaire. Le ministère sud
coréen de la Défense n’a pas
caché son scepticisme. «Selon
notre analyse militaire, la Corée
du Nord n’a pas encore acquis
la technologie de rentrée dans
l’atmosphère», a dit un porteparole, Moon Sang-Gyun.
Pyongyang n’a jamais testé ce
type d’armement, mais a déployé
récemment un exemplaire de ce
type de missile, le KN-O8, lors
de défilés militaires. La Chine
avait testé en 1966 un missile
balistique à moyenne portée,
équipé d’une charge nucléaire de
12 kilotonnes, le premier essai
de vol de missile nucléaire audessus de régions habitées
jamais mené par un Etat.
R. I.
Photo : DR
Par
18
S P O R T S
Mercredi 16 mars 2016
BAYERN MUNICH – JUVENTUS TURIN
ITALIE
Une symphonie du football
Le sélectionneur
Antonio Conte
arrêtera après
l’Euro-2016
Tous les ingrédients sont là pour faire du choc d’aujourd’hui, une soirée
sportive à marquer d’une pierre blanche
Par
A. Lemili
a Juventus de Turin a
été menée au score
pendant près d’une
heure sur son terrain par la
formation de Pep Guardiola
lors de la manche aller des
huitièmes de finale de Ligue
des champions d’Europe. Pis,
elle l’a été sur un avantage de
deux buts des Bavarois, ce
qui logiquement aurait laissé
présumer le très difficile
retour sinon le quasi impossible retour à la marque. Les
Bianconeri l’ont pourtant fait
et c’est ce qui pourrait, sans
doute, peser sur le mental des
coéquipiers de l’inusable
Buffon aujourd’hui dans
l’impérial Allianz Arena.
Statistiquement dans un
tel cas de figure, les chances
de passage aux quarts de
finale des Turinois sont
plutôt minces (21%), mais
heureux encore, que les statistiques sont faites pour être
contredites.
Est-il besoin de rappeler
qu’au cours du match aller,
les Munichois étaient donnés,
à la limite, battus en raison
des absences de plusieurs
joueurs cadres et là également les spécialistes avaient
misé sur la hauteur du compartiment défensif de l’équipe de Pep Gardiola. Or, le
hargneux Lahm et autre
Bernat ont fait en sorte de
gérer à la perfection le déroulement du match en évitant
de faire des fautes à l’approche des buts de Neuer et
par voie de conséquence de
s’épargner des coups de pied
arrêtés qui auraient été favorables aux longilignes attaquants turinois que sont
Mandzukic et Morata.
Rappelons qu’avec le
résultat obtenu à Turin
même, les Bavarois sont déjà
assurés d’être en quart de
finale. Mais une telle habi-
Photo : DR
L
tude qui aurait pu être prêtée
aux joueurs du Bayern, il y a
une dizaine d’années, fait
effectivement et désormais
partie du passé. Les clubs
allemands ont compris que la
technique n’est plus de se
recroqueviller derrière pour
préserver un résultat acquis
mais d’aller essentiellement
vers l’avant, autrement dit de
porter le danger en permanence dans le camp de l’adversaire et pour cela ils
disposent d’un coach lumineux, qui s’appelle
Guardiola. Un technicien
capable de transformer du
vulgaire métal en or. Ce qu’il
fait avec Ribéry, Roben,
Muller et les autres.
Bien entendu, consultés
sur les chances de la Juve de
passer ce tour, les journalistes spécialisés sont
unanimes à déclarer l’impossibilité pour ce faire tout en
restant prudents sur leur pronostic lorsqu’ils reviennent
sur la capacité de revenir au
score face à leur adversaire
au match aller et qu’ils ont
considéré dés lors comme
une véritable performance en
mesure d’être autrement rééditée en raison, notamment,
de l’invincibilité de Gianluigi
Buffon sur ses dix derniers
matches et la superbe forme
affichée par Paulo Dybala
lequel marque à chaque rencontre. Mais deux hirondelles
peuvent-elles faire le printemps ?
Le coach espagnol du
Bayern de Munich qui quittera son club à la fin de la
saison pour rejoindre Man
City ne pense qu’à laisser
une image propre et sereine
derrière lui. Ce qu’il a toujours fait même lorsqu’il était
joueur. Aussi dans l’immédiat ses seules préoccupations, si tant est qu’il en ait
par ailleurs compte tenu des
satisfactions morales qu’il
tire de l’exercice d’un sacerdoce, est de mener le plus
loin dans la ligue des cham-
pions son équipe et pourquoi
pas arracher le trophée
après s’être pratiquement
assuré le titre de champion
d’Allemagne.
Et il est tellement investi
dans cette mission, qu’il a été
vu, ces derniers jours en
Hollande où il était à la
recherche de jeunes
recrues… des perles rares
comme seuls les grands techniciens savent en dénicher.
Surpris par les journalistes au
cours de cette prospection,
Guardiola dit «jusqu’au dernier jour, mon énergie est
consacrée au Bayern… Tous
ceux qui me connaissent
depuis trois ans le savent :
ma concentration et mon travail sont dédiés au Bayern
Munich. Du premier au dernier jour.»
En somme, tous les ingrédients sont là pour faire du
choc d’aujourd’hui, une
soirée sportive à marquer
d’une pierre blanche.
A. L.
RAPPEL DE BENZEMA EN ÉQUIPE DE FRANCE
Foot : les conditions ne sont pas «réunies»
LE PREMIER ministre
français, Manuel Valls, a
estimé, hier, que les conditions pour un rappel du footballeur Karim Benzema en
équipe de France «aujourd’hui ne sont pas réunies»,
rappelant qu’«il est toujours
mis en examen».
«Je pense que les conditions aujourd’hui ne sont
pas réunies pour que Karim
Benzema vienne dans l’équipe de France. Il est toujours mis en examen. En
même temps, c’est la décision de la Fédération
française de football et du
sélectionneur», a déclaré le
Premier ministre sur RMC.
L’attaquant du Real
Madrid est mis en examen
depuis le 5 novembre pour
«complicité de tentative de
chantage» et «participation
à une association de malfaiteurs» contre Mathieu
Valbuena, son coéquipier en
équipe de France. La Fédération française de football
(FFF) l’avait déclaré «non
sélectionnable» tant que sa
situation judiciaire n’avait
pas évolué, mais la justice
française a levé vendredi
dernier son contrôle judi-
ciaire. «Par rapport à la jeunesse, un grand sportif ce
doit être exemplaire», a
redit, hier, Manuel Valls,
soulignant également que le
football, «c’est notre patrimoine».
«Le foot, ce n’est pas
quelque chose à part qui
n’intéresserait que les amateurs de sports (...) Donc il
faut faire attention, tous les
gestes et tous les choix ont
leur importance», a-t-il
encore dit.
Le ministre des Sports,
Patrick Kanner, avait déjà
exprimé lundi le même avis.
«Je pense que lorsqu’on
signe la charte de déontologie pour être membre de
l’équipe de France on doit
la respecter, et je pense
qu’aujourd’hui les conditions ne sont pas réunies
en la matière pour
M. Benzema», avait déclaré
le ministre. La levée du
contrôle judiciaire du joueur,
une «première étape»
selon la Fédération (FFF),
pourrait ouvrir la voie à son
retour en équipe de France
en vue de l’Euro-2016
(10 juin-10 juillet).
AFP
LE SÉLECTIONNEUR de l’équipe d’Italie, Antonio Conte, quittera
ses fonctions après l’Euro-2016 cet été
en France, a annoncé mardi le président
de la Fédération italienne de football
Carlo Tavecchio.
«Antonio Conte m’a fait savoir qu’il
quitterait son poste à la fin du Championnat d’Europe. Il ressent le besoin
du terrain, de l’entraînement au quotidien, et c’est compréhensible», a
déclaré Tavecchio à son arrivée au
siège de la fédération pour une réunion
du Conseil fédéral.
Antonio Conte (46 ans) a pris les
rênes de la sélection italienne après le
Mondial-2014 au Brésil. Selon les
médias sportifs italiens, il devrait prochainement être nommé entraîneur de
Chelsea.
«Pour le moment, toute notre
concentration doit être tournée vers
l’Euro, où nous chercherons par le travail et le sacrifice à tirer le meilleur de
notre potentiel. Ceux qui me connaissent savent que mon implication sera
totale», a déclaré le technicien, cité
dans un communiqué de la fédération.
Conte était arrivé à la tête des
Azzurri auréolé de trois titres consécutifs de champion d’Italie avec la
Juventus et avait pour mission de qualifier pour l’Euro une équipe traumatisée
par son Mondial raté au Brésil, avec
une élimination dès le premier tour.
L’Italie s’est sans surprise qualifiée
pour le tournoi, en finissant première
d’un groupe éliminatoire largement à sa
portée (Bulgarie, Norvège, Croatie,
Azerbaïdjan et Malte) avec sept victoires et trois matches nuls.
Mais si la défense, largement inspirée de celle de la Juventus (Buffon,
Bonucci, Barzagli...), s’est montrée
solide, Conte n’a pas réellement réussi
pour l’instant à donner une vraie identité de jeu à son équipe, et l’attaque
(16 buts en 10 matches éliminatoires)
reste un chantier ouvert à trois mois de
la compétition (10 juin-10 juillet).
En France, les Italiens affronteront la
Belgique, la Suède et l’Eire dans le
groupe E. En novembre dernier, la
sélection belge (N°1 au classement
Fifa) avait nettement battu l’Italie 3-1
en match amical, illustrant l’écart qui
existe encore entre la Nazionale et les
meilleures équipes européennes.
Les derniers mois ont par ailleurs été
marqués par plusieurs désaccords entre
Conte et les instances italiennes. Le
sélectionneur espérait ainsi organiser un
stage en février et voulait que la finale
de la Coupe d’Italie soit avancée d’une
semaine pour que les joueurs concernés
par ce match et par l’Euro puissent
prendre quelques vacances.
Ces deux demandes ont été rejetées
et, selon les médias sportifs italiens,
Conte l’aurait mal vécu.
Pour le remplacer, plusieurs noms
ont été évoqués, notamment ceux de
Roberto Donadoni (Bologne) et Cesare
Prandelli (libre), deux anciens sélectionneurs. Claudio Ranieri, leader
du Championnat d’Angleterre avec
Leicester, Fabio Capello ou Giampiero
Ventura (Torino) sont d’autres pistes.
AFP
S P O R T S
19
Mercredi 16 mars 2016
HANDBALL/DIVISION EXCELLENCE
L’IC Ouargla veut continuer
à bousculer la hiérarchie
Le président de la section handball du club, Abdelmadjid Bouzid, a affirmé, de son côté, que
les Rouge et Noir, forts de l’avantage du terrain et du public, étant donné qu’ils vont évoluer
à domicile lors de leurs plus importantes rencontres de la phase retour du championnat, tenteront
de jouer encore les trouble-fête pour, pourquoi pas, réduire l’écart qui est de six points
sur le leader GS Pétroliers
Ittihad Chabab
Ouargla (ICO),
pensionnaire du
championnat
d’Algérie Excellence de handball
(messieurs), est déterminé à
continuer de jouer les troublefête pour bousculer la hiérarchie,
à quelques jours du début de la
phase retour de la compétition,
prévue vendredi. L’entraîneur
Taoufik Zaghdoud a fait part à
l’APS des ambitions de son
équipe de jouer les premiers
rôles, après avoir réussi l’objectif
tracé en début de saison de jouer
le maintien, en empochant déjà
18 points à l’issue de la phase
aller. L’équipe s’emploiera ainsi
à récolter le plus grand nombre
possible de points au cours de la
phase retour, notamment à domicile, afin d’améliorer sa position
et d’aller chercher l’une des trois
premières places qualificatives à
des compétitions continentales
ou arabes, sachant que l’ICO
occupe actuellement le 5e rang au
classement, à deux petits points
du champion d’Algérie sortant,
la JSE Skikda, qu’il accueille
vendredi à Rouissat et devant des
formations plus huppées comme
l’ES Aïn Touta et le MC Saïda.
Zaghdoud a reconnu, toutefois,
la difficulté de cette mission,
surtout que le club aura à faire
face à des adversaires de taille, à
l’instar du GS Pétroliers, du
CRB Baraki et de la JSES, tout
en notant que l’élimination de
l’équipe en 8 es de finale de la
Coupe d’Algérie face au MCS
Photo : DR
L’
n’a pas découragé le staff technique, ni les joueurs, pour aller
le plus loin possible dans le
championnat.
Dans le but de relever le défi
et de continuer la série de
victoires, l’ancien coach du CR
Bordj Bou Arréridj a insisté sur
l’importance de la conjugaison
des efforts de l’ensemble des
membres de l’équipe, à savoir
joueurs, staff technique, dirigeants et supporters.
Absence de sponsors
Le président de la section
handball du club, Abdelmadjid
Bouzid, a affirmé, de son côté,
que les Rouge et Noir, forts de
l’avantage du terrain et du
public, étant donné qu’ils vont
évoluer à domicile lors de leurs
plus importantes rencontres de la
phase retour du championnat,
tenteront de jouer encore les
trouble-fête pour, pourquoi pas,
réduire l’écart qui est de
six points sur le leader GS Pétroliers.L’équipe, qui a été renouvelée à 50-60% avec la venue
des nouvelles recrues cette
saison, dont Sofiane Benyamina,
Naoui Yakoub et l’ex-international Hammadi Djandri, a les
moyens de relever le défi, a-t-il
assuré.Abdelmadjid Bouzid a
évoqué, cependant, les difficultés
et les contraintes liées aux
sources de financement et l’importance du sponsoring pour
appuyer et promouvoir le professionnalisme au sein du club, à
travers la mise en place d’une
stratégie visant à accompagner
les objectifs assignés, notamment en matière de formation
des jeunes (différentes catégories) pour constituer un réservoir
de joueurs appelés à alimenter
l’équipe A et contribuer à jeter
les fondements d’une formation
de qualité pour développer la
petite balle à l’échelle régionale.
Dans ce cadre, le président de
l’association (président de club),
El-Hadj Omar Miloud, a
souligné l’«énorme» effort mené
par les dirigeants auprès des
instances compétentes dans le
pays, afin d’identifier un sponsor
en faveur de l’équipe, notamment parmi les entreprises
pétrolières opérant dans la
région.Le patron du club du Sudest a renouvelé à cette occasion
son appel à l’accompagnement
de l’ICO pour lui permettre
d’accomplir son programme
«ambitieux» portant sur la
réalisation d’un socle de travail
professionnel, avant de saluer les
efforts de la wilaya et de
l’Assemblée populaire de wilaya
(APW) d’Ouargla, relatifs au
soutien et à l’encouragement du
club et du mouvement sportif
dans la wilaya. L’IC Ouargla,
qui porte l’espoir et les attentes
de ses supporters à travers
l’ensemble du territoire de cette
wilaya et de la région, a été
fondé à la fin des années
1980 sous l’appellation d’Association de la Zaouia de Rouissat
(Zaouia El-Kadiria), avant de
devenir Mouloudia Chabab
Rouissat en 1997 puis Ittihad
Chabab Ouargla en 2003. Le
club a accédé en championnat
d’Algérie Excellence la saison
dernière.
APS
ELIMINATOIRES CAN-2017 (3E ET 4E JOURNÉES - GR. J)
Algérie : une première pour Benzia
LE SÉLECTIONNEUR de
l’équipe nationale de football, le
Français Christian Gourcuff, a
fait appel à 23 joueurs en vue de
la double confrontation face à
l’Ethiopie, les 25 et 29 mars, dans
le cadre, respectivement, des 3e et
4e journées (Gr. J) des qualifications de la Coupe d’Afrique
des Nations CAN-2017, a
annoncé mardi la Fédération
algérienne (FAF) sur son site
officiel. L’attaquant de Lille
OSC (Ligue1/France) Yassine
Benzia constitue l’unique nouveauté dans cette liste, marquée
par l’absence de l’attaquant de
Beni Yas (division1/Emirats
arabes unis) Ishak Belfodil.
Sur les 23 joueurs, quatre
évoluent en championnat
de Ligue1 Mobilis: Izzedine
Doukha (JS Kabylie), Malik
Asselah (CR Belouizdad),
Nacereddine Khoualed (USM
Alger) et Ziti Khoutir Mohamed
Liste des 23 joueurs
Gardiens : M’bolhi Rais (Antalyaspor/Turquie), Izzedine Doukha (JS Kabylie), Malik
Asselah (CR Belouizdad).
Défenseurs : Belkaroui Hichem (Nacional Madeira/Portugal), Ghoulam Faouzi (SSC
Naples/ Italie), Khoualed Nacereddine (USM Alger), Mandi Aïssa (Stade de Reims/
France), Medjani Carl (Levante/Espagne), Zeffane Mehdi (Rennes/ France),
Bensebaïni Ramy (Montpellier/France), Ziti Khoutir Mohamed (JS Kabylie).
Milieux : Abeïd Mehdi (Panathinaïkos/ Grèce), Bentaleb Nabil
(Tottenham/Angleterre), Boudebouz Ryad (Montpellier/ France), Feghouli Sofiane
(FC Valence/Espagne), Taïder Saphir (Bologne/Italie), Brahimi Yacine (FC Porto/
Portugal), Mesloub Walid (FC Lorient/France), Ghezzal Rachid (Olympique
Lyonnais/ France), Mahrez Riyad (Leicester/ Angleterre).
Attaquants : Benzia Yassine (Lille OSC/ France), Slimani Islam (Sporting Lisbonne/
Portugal), Soudani Hillal Al Arabi (Dinamo Zagreb/ Croatie).
APS
(JS Kabylie). Les joueurs
concernés entreront en stage au
Centre technique national de Sidi
Moussa à partir du 21 mars.
L’Algérie accueillera l’Ethiopie
le vendredi 25 mars au stade
Mustapha-Tchaker de Blida
(20h30) avant de se rendre à
Addis-Abeba pour affronter les
Ethiopiens quatre jours plus tard
(le mardi 29 mars). Au terme de
la 2e journée, l’Algérie occupe la
tête du classement avec 6 points,
devant l’Ethiopie (4 pts).
Les Seychelles pointent à la
3e place avec 1 point, alors que le
Lesotho ferme la marche
avec 0 point.
Cyclisme/Grand Tour
d’Algérie 2016 :
La gazette du Tour
La gazette du Grand tour
d’Algérie cycliste (GTAC-2016) qui
se déroule du 4 au 28 mars avec la
participation de 16 équipes
représentant onze pays sur un parcours total de plus de 3500 Km.
DOPAGE : les membres de la
commission nationale anti-dopage
sont à pied d’oeuvre depuis le début
du Tour international de Sétif, cinquième épreuve du GTAC-2016.
Des contrôles inopinés sont
effectués à l’hôtel et après chaque
arrivée d’étape. Pour le moment, les
médecins font leur travail dans la
discrétion totale.
CHUTES : Selon les résultats
communiqués par la direction du
GTAC-2016, trois coureurs ont été
victimes de chutes survenues lors de
la première étape du Tour international de Sétif, reliant Blida à Bouira.
La plus spectaculaire est celle dont a
été victime l’Allemand Keuser
Andreas de l’équipe koweitienne
Massi Kuwait Cycling qui a
carrément fauché un jeune qui
traversait la route à cinq kilomètres
de l’arrivée.
VENT : un vent largement
défavorable (55 km/heure) avait
soufflé pendant la deuxième étape
du Tour international de Sétif,
courue entre Sétif-Bougaâ et Sétif.
Les coureurs avaient du mal à
monter le col de Bougaâ où seule
l’équipe émiratie d’Al Nasr Dubaï
avait réussi à maintenir une cadence
infernale pour enfin arriver à
remporter l’étape.
CONTENT : Le maillot jaune de
leader, le Marocain Essaid
Abelouache de la formation
émiratie Nasr- Dubaï a été très
content de remporter sa première
victoire d’étape de l’année 2016.
Avec trois maillots distinctifs sur le
dos (jaune, rouge et à pois), le
Marocain a vécu ses meilleurs
moments depuis le début du
GTAC-2016.
ABANDON : 55 coureurs ont pris
le départ de la 2 e étape du Tour
international de Sétif (SétifBougaâ-Sétif), après l’abandon de
sept coureurs lors de la première
étape dont l’arrivée a été disputée à
Bouira.
ENGOUEMENT : Le Grand Tour
d’Algérie cycliste a renoué avec les
bains de foule des grands jours Lundi
lors de la deuxième étape à Sétif.
Jeune, vieux et écoliers se sont
massés en force dans les
communes de Khelil, El Hadra et
Beni Oussine.
APS
Handisport/Meeting international d’athlétisme :
26 pays dont l’Algérie au rendez-vous de Tunis
QUELQUE 350 athlètes,
représentant 26 pays, dont
l’Algérie, sont attendus à Tunis,
pour prendre part au traditionnel
meeting international
d’athlétisme handisport, prévu
au stade de Radès du 24 au
26 mars, a annoncé lundi, la
Fédération tunisienne des sports
pour handicapés (FTH).
Le meeting de Tunis sera une
occasion pour les athlètes
présents de réaliser les minima
de participation aux jeux
Paralympiques de Rio
(septembre-2016) et constituera
pour d’autres une étape de
préparation à ces joutes.
L’Algérie sera ainsi présente
avec les athlètes de l’équipe
nationale (B), concernés que ce
soit par une classification ou par
l’obtention des minima pour
assurer une place à Rio-2016.
Dans une conférence de presse
tenue à Tunis, le président de la
FTH, Mohamed Mezoughi, a
affirmé que toutes les dispositions ont été prises pour le bon
séjour des participants et la réussite de l’événement.
Outre l’enjeu des
performances, plusieurs nations
profiteront du meeting pour
classer leurs athlètes en vue des
prochaines compétitions internationales prévues dans le
programme de l’IPC (Comité
paralympique international).
C U L T U R E
Mercredi 16 mars 2016
21
RENCONTRES «PASSERELLES THÉÂTRE» À L’ESPACE BACHIR-MENTOURI
Œuvrer pour consolider les rapports
e
entre les médias et le 4 art
L’objectif est d’ouvrir
un espace de
réflexion, d’échange
et de partage
d’expériences dans
l’esprit d’une
confluence d’idées
pour une mobilisation
des forces
constructives d’une
action théâtrale
énergique et inventive
Par
Sihem Bounabi
ans le cadre du rendezvous bimensuel «Passerelles théâtre», organisé,
par l’Etablissement arts et
culture de la wilaya d’Alger, à
l’espace des activités culturelles
Bachir-Mentouri à Alger,
dimanche dernier, le public a été
convié à une rencontre autour de
la thématique du «Théâtre au
sein de la presse culturelle
algérienne» avec l’universitaire
et homme de théâtre Brahim
Noual, l’universitaire et critique
théâtrale Mohamed Boukerras et
les journalistes culturel Samira
Sidhoum, Fayçal Metaoui et
Nabil Hadji.
Brahim Noual, universitaire
et homme de théâtre chevronné à
la longue expérience dans le
théâtre et animateur de cette rencontre, souligne que «miroir des
conditions réelles de la société
algériennes avec ses dimensions
culturelle et politiques, la presse
est devenue un outil essentiel
pour la connaissance et la compréhension de la vie artistique».
Brahim Noual, déclare égale-
Photo : DR
D
ment aux présents que «cette
rencontre conviviale s’inscrit
dans notre quête de dialogue
sérieux entre toutes les parties
prenantes d’un débat d’idée
pour lancer la base d’une passerelle permettant de rapprocher
les protagonistes de la liberté
d’expression».
Parmi les questionnements
posés autour du rapport entre la
presse et le 4 e art citons : les
deux médias emblématiques
symbolisent-ils encore une force
socioculturelle ? Les deux partenaires ont-ils un pouvoir intellectuel respectable, et jusqu’où peut
aller l’échange et l’appui de la
presse à la production théâtrale
et à l’expression scénique ?
Brahim Noual explique aussi
qu’il s’agit avant tout d’ouvrir un
espace de réflexion, d’échange et
de partage d’expérience dans
l’esprit d’une confluence d’idée
pour une mobilisation des forces
constructives d’une action
théâtrale énergique et inventive.
Lors de cette rencontre, où
chaque intervenant a partagé
avec les présents, son expérience
sur le terrain et sa vision de
l’approche de la critique
théâtrale, le journaliste Fayçal
Metaoui souligne d’emblée qu’il
existe malheureusement peu
d’espaces de débat sur théâtre en
Algérie, et le forum «Passerelles» qu’organise l’Etablissement Art et Culture est le seul du
genre dans le pays. Il déclare
aussi que «le théâtre peut être
considéré comme un média, en
ce sens qu’il est porteur non seulement d’idées mais de beaucoup
de choses sur l’actualité sur ce
qui se passe au sein de la société
dans une forme esthétique et
artistique». Il ajoute qu’«en
Algérie, le théâtre a toujours une
fonction sociale importante
malgré tout ce qu’on peut en
dire. Il y a des associations et
des coopératives actives». Toutefois, Fayçal Metaoui estime
que «les médias algériens n’arrivent pas à promouvoir ou aider
à l’émergence de stars dans le
domaine du théâtre, ce qui est
curieux dans un pays comme
l’Algérie. Il y a aussi une autre
mentalité, celle de combattre le
succès. Dès qu’une tête émerge,
elle est la cible de tous les tirs,
un comportement qui doit être
analysé en urgence». Il met également en exergue le fait, que les
médias sont un support important pour garder les traces pour
l’Histoire.
Ainsi, «il faut retenir une
chose : les médias sont importants pour la sauvegarde de la
mémoire culturelle nationale.
Des pièces de théâtres produites
dans les années 1960 et
1970 n’ont été pas enregistrées
par l’ex-RTA ou par les producteurs eux même. Aujourd’hui,
ces pièces ont disparu, sont
effacées !» Il suggère dés lors de
«créer des sites électroniques
pour le théâtre. Les revues universitaires et les études doivent
être rendues publiques, publiées
pour être accessibles à tout le
monde. L’université et l’ISMAS
doivent s’ouvrir sur la société,
sur les médias, sur l’univers de
la critique».
Pour sa part, le journaliste
Nabil Hadji pointe du doigt le
fait que la plupart des journalistes s’intéressent au théâtre
qu’à l’occasion des festivals et
sont peu présents pour relayer
l’activité théâtrale le reste de
l’année. Un constat partagé par
les autres intervenants présents à
cette rencontre. Nabil Hadji s’est
exprimé en tant que journaliste
spécialisé dans la critique
théâtrale, mais également
comme coordinateur des ateliers
de critiques théâtrales dans de
nombreux festivals théâtraux. Il
souligne à ce propos que «le
constat est qu’aujourd’hui, il
n’existe pas une véritable critique théâtrale au sens large du
terme, mais plutôt des efforts
individuels de passionnés de
théâtre», dira-t-il. «A l’ère du
numérique, il existe très peu de
site spécialisé et actualisé,
à l’exception des sites des
festivals d’Alger et de Béjaïa»,
ajoutera-t-il. L’absence de
revues spécialisées ou académiques, malgré l’existence de
nombreux centres de recherche
universitaires dans le domaine,
de publications consacrées au
4e art éditées par une institution
théâtrale et, le point le plus
important, d’une entité consacrée
à la transcription de l’histoire du
théâtre, démarche nécessaire qui
tarde à voir le jour malgré de
nombreuse tentatives, alors que
l’enjeu et la transmission de la
mémoire du théâtre algérien aux
nouvelles générations, est
également soulignée.
S. B.
COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LA CONFECTION D’UN DICTIONNAIRE MONOLINGUE DE TAMAZIGHT
Constituer un trésor de la langue amazighe
dialectes amazighs et dans
différents domaines, dans la
perspective d’une évolution
convergente, d’une part, et,
d’autre part, la réalisation d’un
lexique fondamental destiné à
l’usage scolaire, suivi d’un
glossaire arabe-amazigh pour les
apprenants arabophones. Au plan
méthodologique, le colloque qui
a réuni une pléiade d’experts
nationaux et étrangers, venus
notamment de France, Maroc,
Suisse, des Etats-Unis, a plaidé
en faveur «d’un travail de lexicologie qui doit être accompagné d’un travail intense
d’aménagement linguistique en
priorisant pour cette tâche la
formation de termes génériques».
Les participants ont à ce
propos, mis en évidence la
nécessité impérative de rendre
ces termes accessibles au grand
public, prônant pour se faire,
l’emprunt inter-dialectal et la
création lexical par extension de
sens. Intervenant à la séance de
clôture, Azzedine Mihoubi, qui a
salué la tenue de ce colloque,
jugé d’un haut niveau, a tenu à
rassurer sur la disponibilité de
l’Etat à «mettre tout en œuvre
pour le développement et la promotion de cette langue»,
estimant que sa «deuxième naissance va débuter avec la mise en
place des centres de recherche
qui lui seront dédiés, notamment
le centre national de recherche
en langue et culture Amazigh,
dont la mise en service est prévu
en septembre prochain à Bejaia,
et l’installation de l’académie
Amazigh, tel que stipulé par la
Constitution». «La confection de
dictionnaire et de glossaires en
tamazight est déjà un soubassement fondamental pour la
promotion de la langue», a souligné le ministre, qui n’a pas
manqué de mettre en relief tout
le travail consenti jusque-là, dans
la sphère culturelle, notamment
en terme de mise en place de
divers festivals (chant, théâtre,
cinéma, peinture), d’édition, ou
de traduction, qu’il y a de
renforcer pour permettre à
tamazight de se généraliser et de
rayonner.
APS
Photo : DR
LES PARTICIPANTS au
colloque international sur la
confection d’un dictionnaire
monolingue en tamazight, qui a
été organisé à Béjaïa, ont recommandé la confection d’un «trésor
de langue amazighe, réunissant
tout le vocabulaire des parlers
amazigh, et ce à travers des
enquêtes linguistiques». «Ce
trésor servira de réservoir à la
confection des dictionnaires :
dialectaux, inter-dialectaux et
d’amazigh commun», soulignera
Si L’Hachemi Assad, secrétaire
général du Haut commissariat à
l’amazighité (HCA), initiateur de
l’événement au terme des
travaux achevés lundi soir. Le
colloque, clôturé par le ministre
de la Culture, Azzedine
Mihoubi, a retenu par ailleurs,
d’autres recommandations allant
dans le même sens, notamment
la nécessaire confection de
terminologies scientifiques et
techniques communes à tous les
www.latribunedz.com
AVEC UN PAVILLON NATIONAL ET CONSTANTINE INVITÉE SPÉCIALE
Mercredi 16 mars 2016
MÉTÉO
Double présence algérienne
au Salon Livre Paris
Centre Max. 18°
Min 07°
Ouest
Max. 19 Averses
Min 09° éparses
Est
Max. 14° Plutôt
Min 02° ensoleillé
Sud
Max. 29°
Ensoleillé
Min 09°
De notre correspondant à Paris
Merzak Meneceur
e soir sera inauguré le
salon du livre de Paris qui,
après 35 ans d’existence, a
décidé de faire peau neuve. Il
n’est plus question de Salon du
livre mais de Livre Paris. Le nouveau nom est porté par un
nouveau logo, une nouvelle
signalétique et plusieurs aménagements. Son organisateur, le
Syndicat national français de l’édition, assure vouloir «réinventer», «réenchanter»
l’événement littéraire ; qui attend
200 000 visiteurs en quatre jours
(ouvert au public du 17 au
20 mars), dont 30 000 professionnels. Livre Paris c’est
1 200 éditeurs, 40 pays, plus de
3 000 auteurs invités et près de
800 rencontres au programme.
Cette année, le pays à l’honneur
est la Corée du Sud. Deux villes
africaines sont invitées,
Brazzaville et Pointe Noire. Et
une troisième ville africaine,
nord-africaine, est annoncée
comme invitée spéciale :
Constantine, Capitale de la culture arabe.
Ainsi, l’Algérie est doublement présente au Livre Paris.
Avec le traditionnel pavillon des
éditeurs algériens, où plusieurs
dizaines d’entre-eux présenteront
des centaines d’ouvrages en plus
de nombreuses séances de signatures de dédicaces. Et avec
Constantine, parce que Capitale
C
Averses
éparses
Source
http://fr.weather.yahoo.com
Horaires des prières
Fadjr...........05.32
Echourouk ...06.58
Dohr...........12.57
Assar ..........16.21
Maghreb ....18.59
Icha ............20.17
„ Coupe d’Algérie de football (U21) : résultats du tirage au sort
Photo : DR
des quarts et demi-finales
de la culture arabe (jusqu’en avril
2016), sous l’égide du ministère
de la Culture, en partenariat avec
l’Institut français en Algérie.
L’antique Cirta, qui a ainsi son
pavillon spécifique, est présentée
par Livre Paris comme «un
creuset d’expressions romanesques et poétiques» qui «a
donné à l’Algérie quelques-uns
de ses écrivains les plus réputés
et en a inspiré beaucoup
d’autres».
20 auteurs de fiction, de
poésie ou d’essai sont attendus au
pavillon Constantine, qui s’apprête à connaitre une animation
ou prédomineront six rencontres
programmées avec les visiteurs
du salon, les échanges entre les
écrivains et le public, et la réception que donnera, vendredi,
l’Ambassadeur d’Algérie en
France. Les rencontres, qui seront
animées par des écrivains, des
historiens et des professeurs, porteront sur les «Nouvelles expressions littéraires» algériennes,
«Constantine, histoire et littératures», «La traduction, pratiques
et perspectives», «Romancière de
langue française», avec Maïssa
Bey, «Cinéma et littérature» et
«Romancier de langue arabe»,
avec Waciny Laredj.
M. M.
Le grand port de Cherchell, futur hub du fret maritime
Suite de la page 1
Les autorités du port de Valence, en particulier,
vont probablement suivre de très près le mégaprojet algérien, soutient OBG. En effet, avec le
nouveau projet, les flux de transbordement actuels
pourraient dévier vers le sud et d’importants investissements étrangers, qui étaient destinés à la côte
nord de la Méditerranée, pourraient être perdus.
Ces facteurs impacteraient la levée de fonds et les
opportunités de partenariats pour le projet d’expansion portuaire de Valence, dont l’appel d’offres est
prévu à la fin de l’année.
Le cabinet OGB note dans son rapport qu’un
volume significatif de cargaisons en vrac destinées
à terme à l’Algérie font une première escale au port
de Valence, qui gère aujourd’hui environ 4,5 m
d’EVP (équivalents vingt pieds) par an, où elles
sont divisées en chargements plus petits pour la
suite du transport vers les pays de destination.
Avec de nouvelles installations, une grande partie
du dégroupage pourrait ainsi être directement gérée
par le nouveau port algérien. En somme, le niveau
d’activité dans ce port espagnol pourrait baisser
alors que le nouveau port algérien devrait drainer
davantage de trafic chinois.
Le rapport indique également que le projet en
question intervient alors qu’une compétition bat
son plein dans la région pour attirer les activités
maritimes du géant asiatique dans le domaine du
fret maritime, à savoir la China Ocean Shipping
Company (Cosco), qui est considérée comme une
des plus grandes compagnies maritimes chinoises.
Cette compagnie vise actuellement des ports de
l’ouest de la Méditerranée afin de renforcer son
rôle dans la région. En 2009, l’entreprise a rem-
porté une concession d’une durée de 35 ans pour
exploiter deux terminaux à conteneurs dans le port
du Pirée, en Grèce, qui est devenu sa plaque tournante régionale pour l’est méditerranéen. Cosco est
actuellement en train de fusionner avec un géant
maritime public chinois, la China Shipping Company. Avec un tel rapprochement, les deux entreprises formeront la quatrième compagnie maritime
la plus importante au monde, contrôlant environ
8% du trafic maritime mondial, c’est dire l’importance pour un port de compter Cosco parmi ses
clients.
Z. A.
Fiche technique
Le nouveau port devra s’étendre sur une superficie de plus de
1 000 hectares et disposera d’une zone logistique de
2 000 hectares, comme il sera doté de 3 360 mètres linéaires
de quai pouvant accueillir des navires de grande taille.
L’infrastructure comptera 23 quais, avec un débit annuel de
6,5 millions d’EVP et reliera les réseaux ferroviaires et routiers
d’Algérie, devenant un centre de transbordement régional et
national. Les délais de réalisation ont été ramenés à 7 années
au lieu de 10. Les travaux ont débuté. Ce projet sera réalisé
par des entreprises nationales publiques et privées en
partenariat avec des étrangers, selon le Premier ministre, qui
avait souligné que ce port de transbordement aura des
capacités «énormes». Cette vocation du futur port lui
permettra, entre autres, d’acheminer les marchandises vers
l’Afrique après son raccordement aux axes autoroutiers. Le
financement de ce projet d’envergure, qui devra être réalisé
en 3 étapes, ne sera pas supporté par l’Etat. L’installation
portuaire de 3,3 milliards de dollars devrait plus que tripler la
capacité de manutention de fret actuelle de l’Algérie, pour
atteindre les 35 millions de tonnes par an. Aujourd’hui, les
ports existants d’Alger et de Ténès ont une capacité combinée
de 10,5 millions de tonnes par an.
Résultats du tirage au sort des quarts de finale et demi-finales de la Coupe d’Algérie de
football de moins de 21 ans (U21) effectué mardi au siège de la Fédération algérienne de
football (FAF):
Quarts de finale (25 et 26 mars 2016) :
JS Saoura - ES Sétif
MC Alger - USM Blida
Paradou AC - MCE Eulma
Amel Boussaâda - MC Oran
Demi-finales (15 et 16 avril 2016) :
Vainqueur (Amel Boussaâda - MC Oran) - vainqueur (MC Alger - USM Blida)
Vainqueur (JS Saoura - ES Sétif) - vainqueur (Paradou AC - MCE Eulma).
„ Convention de coopération entre les Douanes algériennes
et tunisiennes
Une convention de coopération entre les deux administrations douanières algérienne et
tunisienne a été signée, mardi à Alger, afin d’intensifier leur échange et coordination. La
convention a été signée par le directeur général des Douanes, M. Kaddour Bentahar, et le
directeur des Douanes tunisiennes, Adel Ben Hassen, à l’issue des travaux du comité
mixte de coopération douanière algéro-tunisienne. La convention porte sur
l’intensification des mesures déjà engagées pour faciliter le mouvement des voyageurs et
des marchandises et lutter contre la contrebande et la fraude commerciale. Elle prévoit
notamment un renforcement des actions de formation et la promotion d’échange
d’informations entre les directeurs régionaux des Douanes des deux pays pour une
meilleure complémentarité entre elles.
„ Saisie de 29 kg de kif dissimulés dans un puits à Tlemcen
Les services de la Gendarmerie nationale de Tlemcen ont opéré, lundi, la saisie de 29 kg
de kif traité, découverts dissumulés dans un puits dans une zone près des frontières ouest
du pays, a-t-on appris mardi auprès de ce corps de sécurité. Cette opération réalisée par
les gendarmes de la brigade de recherche de Maghnia (Tlemcen) sur les hauteurs du
village El Merazga est le fruit d’investigations lancées suite à la saisie de 22,66 quintaux de
kif traité à bord d’un camion. La première saisie a été marquée par l’arrestation d’un
narcotrafiquant, a-t-on rappelé, ajoutant que l’enquête se poursuit.
„ Accidents de la circulation: 24 morts et plus de 1 000 blessés
en une semaine
Vingt-quatre (24) personnes ont trouvé la mort et 1 005 autres ont été blessées dans
946 accidents de la circulation survenus dans plusieurs wilayas du pays durant la période
du 6 au 12 mars 2016, selon un bilan rendu public mardi par les services de la Protection
civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de Bouira qui a
enregistré 32 accidents de la route ayant entraîné le décès de six personnes et des
blessures à 46 autres, prises en charge par les secours de la Protection civile, puis
évacuées vers les structures hospitalières, précise la même source. Concernant le secours
à personnes, 11 174 interventions ont été effectuées avec la prise en charge de
1 113 blessés traités par les secours médicalisés de la Protection civile.
„ Destruction de 9 obus pour mortiers à Tizi Ouzou
Neuf obus pour mortiers ont été découverts et détruits lundi à Tizi Ouzou, indique mardi
un communiqué du ministère de la Défense nationale. «Dans le cadre de la lutte
antiterroriste, neuf (9) obus pour mortiers ont été découverts et détruits le 14 mars 2016 à
Tizi Ouzou (1re RM)», lit-on dans le communiqué. D’autre part et dans le cadre de la lutte
contre la criminalité organisée, 476 immigrants clandestins de différentes nationalités
africaines «ont été appréhendés à Tamanrasset et In Guezzam (6e RM), tandis qu’un camion,
7 véhicules tout-terrain, 16 motos, 7 détecteurs de métaux et 8 980 litres de carburant ont
été saisis», précise par ailleurs la même source. A El Oued (4e RM), trois contrebandiers
«ont été arrêtés et un camion, un véhicule et 11 300 unités de différentes boissons ont été
saisis», ajoute le communiqué qui précise qu’à Boumerdès (1re RM), 30 kilogrammes de kif
traité ont été saisis.
„ Béjaïa : 5 personnes d’une même famille sauvées d’une asphyxie
au monoxyde de carbone
Cinq personnes d’une même famille, un couple et leurs trois enfants, ont été sauvées inextrémis, dans la nuit du lundi à mardi, à Béjaïa, d’une mort certaine, après avoir inhalé
dans leur sommeil, une forte dose de monoxyde de carbone, a indiqué la Protection
civile. Les victimes, avaient été exposées aux émanations d’un chauffe-bain, plusieurs
heures durant et ont dû être transférées en extrême urgence à l’hopital Khellil-Amrane
dans un état critique, a-t-on précisé. «C’est un voisin de pallier, qui, ayant senti l’odeur du
gaz, a donné l’alerte», a-t-on ajouté.
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