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Communiqué du 22 mars 2016

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COMMUNIQUÉ
Au terme de la réunion du Conseil d’Administration du 21 mars, Barthélémy
Jobert a été réélu à la Présidence de notre université, avec 19 voix, soit
précisément le nombre nécessaire pour obtenir la majorité absolue au Conseil.
Notre candidat, Bernard Franco, a obtenu 11 voix et il y a eu 6 bulletins blancs.
Nous remercions toutes celles et tous ceux qui, par leur vote, ont accordé leur
confiance à Bernard Franco et au programme que nos listes ont porté. Nous
sommes en particulier reconnaissants aux étudiants de l’AGEPS et de l’UNEF
qui, jusqu’au bout, nous ont manifesté un soutien indéfectible, et dans certaines
circonstances courageux. La déclaration préalable de l’AGEPS a été pour nous
émouvante, et elle a fait apparaître toute la responsabilité que nous avons à
l’égard de nos étudiants. De manière plus générale, et que leurs voix se soient
portées sur Bernard Franco ou sur Barthélémy Jobert, les élus étudiants auront
montré une grande implication dans les affaires de notre université, et beaucoup
de recul critique : pour les enseignants que nous sommes, c’est un sujet de fierté.
Les trois formations syndicales BIATSS représentées au Conseil
d’Administration – la CGT, le SGEN-CFDT et l’UNSA – s’étaient exprimées
contre la fusion. Certaines avaient formulé des revendications proches de nos
propositions, comme la transformation des CDD en CDI et une politique de
titularisation des personnels contractuels. Pourtant, il semble qu’aucune des six
voix des élus BIATSS ne se soit portée sur la candidature de Bernard Franco ;
Barthélémy Jobert a difficilement pu recueillir 19 voix sans compter parmi elles
des voix d’élus BIATSS ; enfin la plupart de ces derniers s’étaient prononcés
pour l’abstention, ouvrant ainsi la porte au candidat de la fusion. S’ils
souhaitaient, par leur vote, porter à la Présidence un candidat hostile à la fusion,
comme à Paris 12, les électeurs de ces trois syndicats auront été abusés.
La CGT a même fait précéder son vote d’une déclaration préalable dans laquelle
elle renvoyait dos à dos les deux candidats, l’un étant accusé de thatchérisme,
l’autre d’« amateurisme navrant ». Ce qui nous a paru navrant, c’est le recours à
une insulte ridicule pour justifier l’injustifiable : la trahison des positions
exprimées, la trahison des personnels BIATSS qui, par leur vote, avaient fait
confiance à ce syndicat. Le terme employé témoignait même de la manière dont
la CGT s’identifiait au discours de Barthélémy Jobert, lui qui considère comme
amatrice toute candidature autre que la sienne.
L’université enfin a annoncé le résultat de l’élection par trois voies : le site, un
message comportant le relevé des décisions et un message plus personnel
adressé à la communauté par la Directrice Générale des Services. Ce dernier
message ne manque pas d’être tendancieux, soulignant que l’élection de
Barthélémy Jobert a été obtenue à la majorité absolue (pouvait-il en être
autrement ?), qu’elle a été obtenue au premier tour ; il n’évoquait aucune autre
candidature, ni même les bulletins blancs. A l’orée de cette nouvelle mandature,
une telle manière de faire présente déjà quelques signes inquiétants des dérives
de la précédente : une absence de neutralité de l’administration, une récupération
et une appropriation, même, de l’université.
Avant la réunion du Conseil d’Administration, nous savions que la candidature
de Bernard Franco ne pourrait aboutir. Nous avons néanmoins souhaité qu’il se
porte candidat. Il nous a en effet paru important de conduire jusqu’au bout notre
démarche dans ces élections, afin que soit représentée cette autre voie que nous
avons défendue pour notre université, et qu’un nombre important d’enseignantschercheurs, de BIATSS et d’étudiants ont souhaité voir aboutir.
Nous prenons acte de la décision de l’ensemble de notre communauté de voir
reconduite la gouvernance de Barthélémy Jobert et de voir réalisée la fusion de
notre université avec l’UPMC. Nous félicitons le Président Jobert de son
élection et lui souhaitons bonne chance, ainsi qu’à son équipe, pour la
réalisation des projets qu’ils forment pour notre université. Pour autant, nous
demeurons fidèles à nos convictions et à nos électeurs. En Conseil
d’Administration, nous voterons contre la fusion et nous nous situerons, à
l’égard de la politique conduite par Barthélémy Jobert, dans une opposition
constructive. Cette opposition, nous entreprendrons de l’organiser et de la
structurer, par exemple sous une forme associative, afin qu’une autre voix puisse
se faire entendre dans notre université.
Nous vous prions de croire, chères Collègues, chers Collègues, en l’expression
de nos salutations les plus cordiales.
L’équipe « Une Sorbonne humaine »
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