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Likouteï Si’hot
Perspectives ‘hassidiques sur la Sidra de la Semaine
d’après les causeries du Rabbi de Loubavitch
CHABBAT PARCHAT
TSAV
16 Adar II 5776 - 26 mars 2016
SEFER VAYKRA
Tsav – Pourim
Empressement
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 7, page 30)
Le verset Tsav 6, 2 dit : «Ordonne(1) à Aharon» et Rachi explique : «Le mot : ‘ordonne’
ŝŶĚŝƋƵĞů͛ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚŝŵŵĠĚŝĂƚĞƚƉŽƵƌƚŽƵƚĞƐůĞƐŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ(2). Rabbi Chimeon dit : il
ĞƐƚƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞƋƵĞůĞǀĞƌƐĞƚĐŽŶƐĞŝůůĞů͛ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚĚĂŶƐůĞĐĂƐĚ͛ƵŶĞ
ƉĞƌƚĞĮŶĂŶĐŝğƌĞ(3)».
KŶƉĞƵƚƐĞƉŽƐĞƌ͕ăĐĞƐƵũĞƚ͕ůĂƋƵĞƐƟŽŶƐƵŝǀĂŶƚĞ͘>ĞŵŽƚ͗«ordonne», au sens le plus
ƐŝŵƉůĞ͕ĞƐƚƵŶŝŵƉĠƌĂƟĨ͕ƵŶŽƌĚƌĞĚŽŶŶĠ͕ƵŶĞĚŝƌĞĐƟǀĞĠŵŝƐĞ(4). Comment constate-t-on,
en outre, dans ce terme, un «ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚŝŵŵĠĚŝĂƚĞƚƉŽƵƌƚŽƵƚĞƐůĞƐŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ» ?
/ů ĞƐƚ ƉŽƐƐŝďůĞ Ě͛ĂǀĂŶĐĞƌ͕ƐƵƌ ĐĞƉŽŝŶƚ͕ů͛ĞdžƉůŝĐĂƟŽŶ ƋƵŝ ƐƵŝƚ͘ ĂŶƐ ůĂ ƚƌĂŶƐŵŝƐƐŝŽŶ ĚĞƐ
Mitsvot à Israël, on trouve, dans la Torah, trois expressions, «parle», «dis» et «ordonne»(5).
/ůĞdžŝƐƚĞ͕ĞŶƚƌĞĐĞƐƚƌŽŝƐƚĞƌŵĞƐ͕ƵŶĞĚŝīĠƌĞŶĐĞĞƐƐĞŶƟĞůůĞ͕ƋƵŝĞƐƚůĂƐƵŝǀĂŶƚĞ͘
>ĞƐ ĚĞƵdž ƉƌĞŵŝĞƌƐ ǀĞƌďĞƐ ŶĞ ĨŽŶƚ ƋƵ͛ĞdžƉƌŝŵĞƌ ůĂ ǀŽůŽŶƚĠ ĚĞ ĐĞůƵŝ ƋƵŝ ƉĂƌůĞ͘ ůůĞƐ ŶĞ
ĚŽŶŶĞŶƚĂƵĐƵŶĞ ŝŶĚŝĐĂƟŽŶ͕ ĞŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ƐƵƌ ůĂ ŵŝƐĞĞŶƉƌĂƟƋƵĞ ĚĞĐĞƋƵŝ ĞƐƚĚŝƚ(6). A
ů͛ŝŶǀĞƌƐĞ͕ůĂƚƌŽŝƐŝğŵĞĞdžƉƌĞƐƐŝŽŶ͕«ordonne»,ĞƐƚƵŶĞŝŶƐƚƌƵĐƟŽŶĚŽŶŶĠĞ͕ŝŶĚŝƋƵĂŶƚƋƵĞ
celui qui donne l’ordre est placé au-dessus de celui qui le reçoit(7), au moins jusqu’à un
ĐĞƌƚĂŝŶƉŽŝŶƚ͕ĚĞƐŽƌƚĞƋƵĞ͕ƋƵĂŶĚŝůŽƌĚŽŶŶĞ͕ŝůƉĞƵƚġƚƌĞăƉĞƵƉƌğƐĐĞƌƚĂŝŶƋƵĞĐĞƋƵ͛ŝů
ĚŝƚƐĞƌĂƐƵŝǀŝĚ͛ĞīĞƚ(8).
WŽƵƌ ĐĞ ƋƵŝ ĨĂŝƚ ů͛ŽďũĞƚ ĚĞ ŶŽƚƌĞ ƉƌŽƉŽƐ͕ ŝů ĞƐƚ ŝŶĚŝƋƵĠ͕ ƉŽƵƌ ůĂ ƉůƵƉĂƌƚ ĚĞƐ DŝƚƐǀŽƚ͕
«parle» ou «dis»͕ƉĂƌĐĞƋƵĞůĞƵƌƚƌĂŶƐŵŝƐƐŝŽŶĂƵdžĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůŶ͛ŝŵƉůŝƋƵĞƉĂƐŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞŵĞŶƚƋƵ͛ĞůůĞƐƐĞƌŽŶƚŵŝƐĞƐĞŶƉƌĂƟƋƵĞ͘ŶĞīĞƚ͕ƵŶŚŽŵŵĞĐŽŶƐĞƌǀĞƐŽŶůŝďƌĞͲĂƌďŝƚƌĞ͘/ůƉĞƵƚĂĐĐŽŵƉůŝƌůĂDŝƚƐǀĂŽƵŶĞƉĂƐůĞĨĂŝƌĞ͘
(1) D.ieu s’adresse ici à Moché, notre maître.
(2) L’ordre donné doit être mis en pratique au plus vite.
(3) C’est dans ce domaine que les retards sont les plus fréquents.
(4) Concernant, en apparence, uniquement celui qui la reçoit, quand elle est émise.
(5) Selon les termes de Rachi, au début de la Parchat Vaykra, «pour toutes les paroles, pour tous les discours
et pour tous les ordres».
(6) Dès lors que lui-même ne confère pas un caractère impératif à ses propos.
(7) Au moins jusqu’à un certain point.
(8) A la différence des deux premiers cas.
1
ŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ŝůĞƐƚƉƌĠĐŝƐĠ͕ăƉƌŽƉŽƐĚĞĐĞƌƚĂŝŶĞƐDŝƚƐǀŽƚ͕«ordonne»ĞƚŝůĨĂƵƚƉĞŶƐĞƌ
ƋƵ͛ŝůĞŶĞƐƚĂŝŶƐŝƉĂƌĐĞƋƵĞĐĞƐDŝƚƐǀŽƚŽŶƚƵŶĞƐŝŐŶŝĮĐĂƟŽŶƉůƵƐƉƌŽĨŽŶĚĞ͕ƉůƵƐŚĂƵƚĞ͕
ƋƵŝƐĂŝƐŝƚůĂĚŝŵĞŶƐŝŽŶŝŶƚĠƌŝĞƵƌĞĚĞů͛ąŵĞŚƵŵĂŝŶĞ͕ůĞƐƚĂĚĞĞŶůĞƋƵĞůĐŚĂƋƵĞ:ƵŝĨǀĞƵƚ
ŵĞƩƌĞĞŶƉƌĂƟƋƵĞůĂsŽůŽŶƚĠĚĞ͘ŝĞƵ͕ƐĂŶƐƋƵ͛ŝůƉƵŝƐƐĞĞŶġƚƌĞĂƵƚƌĞŵĞŶƚ(9), selon les
propos bien connus du Rambam(10).
ŶƉĂƌĞŝůĐĂƐ͕ůĂŵĂŶŝğƌĞĚŽŶƚůĂDŝƚƐǀĂĞƐƚŵŝƐĞĞŶƉƌĂƟƋƵĞ͕Ě͛ƵŶĞĨĂĕŽŶĐŽŶĐƌğƚĞ͕ĞƐƚ
ŵŽĚŝĮĠĞ͘>ĂƉƌŽďĂďŝůŝƚĠƋƵ͛ĞůůĞƐŽŝƚĞīĞĐƟǀĞŵĞŶƚĂĐĐŽŵƉůŝĞĞƐƚďĞĂƵĐŽƵƉƉůƵƐĨŽƌƚĞ͘>Ă
DŝƚƐǀĂƐĞƌĂƐƵŝǀŝĞĚ͛ĞīĞƚ(11).
ĞƋƵŝǀŝĞŶƚĚ͛ġƚƌĞĚŝƚŶŽƵƐƉĞƌŵĞƩƌĂĚĞĐŽŵƉƌĞŶĚƌĞƉŽƵƌƋƵŽŝů͛ŽŶƉĞƵƚŝŶƚĞƌƉƌĠƚĞƌ :
«ordonne» au sens de : «ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚ ŝŵŵĠĚŝĂƚ Ğƚ ƉŽƵƌ ƚŽƵƚĞƐ ůĞƐ ŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ». La
ƌĂŝƐŽŶƉŽƵƌůĂƋƵĞůůĞĐĞƌƚĂŝŶĞƐĂĐƟŽŶƐƐŽŶƚƉĂƌĨŽŝƐŵŝƐĞƐĞŶƉƌĂƟƋƵĞƐĂŶƐĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚ
ĞƐƚůĂĚŝƐƚĂŶĐĞƋƵŝƐĠƉĂƌĞůĂĚĠĐŝƐŝŽŶŝŶƚĞůůĞĐƚƵĞůůĞĞƚůĂĨŽƌĐĞĚ͛ĂŐŝƌ(12)͘ĞůůĞͲĐŝĚƌĞƐƐĞĚŝĨĨĠƌĞŶƚĞƐďĂƌƌŝğƌĞƐƋƵŝĨŽŶƚŽďƐƚĂĐůĞăůĂƌĠĂůŝƐĂƟŽŶĐŽŶĐƌğƚĞĚĞůĂĚĠĐŝƐŝŽŶ͘
ŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ůŽƌƐƋƵĞůĂĚĠĐŝƐŝŽŶŶ͛ĞƐƚƉĂƐƉƵƌĞŵĞŶƚŝŶƚĞůůĞĐƚƵĞůůĞ͕ŵĂŝƐƌĠƐƵůƚĞĚĞůĂ
ĚŝŵĞŶƐŝŽŶƉƌŽĨŽŶĚĞĚĞů͛ąŵĞ͕ĐŽŵŵĞĐ͛ĞƐƚůĞĐĂƐƉŽƵƌůĞƐDŝƚƐǀŽƚĚĞƐƋƵĞůůĞƐŝůĞƐƚĚŝƚ͗
«ordonne»͕ƚŽƵƚĞƐůĞƐĚŝĸĐƵůƚĠƐĚŝƐƉĂƌĂŝƐƐĞŶƚĞƚŝůĞƐƚĂůŽƌƐƉŽƐƐŝďůĞĚĞŵĞƩƌĞƵŶĞƚĞůůĞ
décision en application rapidement, avec «empressement».
(9) Cette explication correspond à celle de la ‘Hassidout, qui est exposée, notamment, dans le Likouteï Torah,
Parchat Be’houkotaï, à la page 45c, soulignant que le terme Mitsva est de la même étymologie que Tsavta, le
lien. C’est l’attachement et l’unification de l’homme et de son Créateur. Les Mitsvot à propos desquelles il est
dit : «ordonne» réalisent ainsi une unification plus profonde et plus évidente. Leur influence sur la dimension
profonde de l’âme est donc plus forte et plus profonde.
(10) Dans le célèbre passage figurant à la fin du second chapitre de ses Lois du divorce. On rappellera également l’affirmation, non moins célèbre, de l’Admour Hazaken, selon laquelle : «un Juif ne veut pas et ne peut
pas se séparer de D.ieu». Quand il commet une faute, c’est uniquement parce qu’il n’a pas l’impression de se
séparer de D.ieu de cette façon.
(11) Jusqu’à un certain point, cette capacité existe pour toutes les Mitsvot. C’est pour cette raison qu’elles
sont toutes définies comme des Mitsvot et que l’on récite, pour chacune d’elle, la bénédiction : «Il nous a
sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné». Toutes sont des ordres, mais cet aspect apparaît
beaucoup plus clairement pour les Mitsvot à propos desquelles le verset dit : «ordonne». Bien entendu, le
libre-arbitre n’est pas supprimé pour autant, mais, en tout état de cause, grâce aux forces particulières qui lui
sont insufflées, un Juif reconnaît beaucoup plus clairement leur caractère impératif.
(12) La ‘Hassidout explique que le «rétrécissement de la gorge» instaure un goulot d’étranglement entre la
tête et le corps. De ce fait, une perception intellectuelle, même parfaitement claire, ne met pas systématiquement en éveil le sentiment qui lui correspond, comme le voudrait pourtant la logique. Dès lors, l’application
concrète manque également.
2
͛ĞƐƚƉŽƵƌĐĞƩĞƌĂŝƐŽŶƋƵĞĐĞƚĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚƉĞƵƚġƚƌĞ͗«immédiat et pour toutes les
ŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ(13)»͘>ĂĚĠĐŝƐŝŽŶĞŶĠŵĂŶĞĚƵƉƌŽĨŽŶĚĚĞů͛ąŵĞ͕ƋƵŝĐŽŶƟĞŶƚĚĞƐĨŽƌĐĞƐƐĂŶƐ
ůŝŵŝƚĞ͘ůůĞŶĞƐ͛ĂīĂŝďůŝƚĚŽŶĐƉĂƐ͕ĂǀĞĐůĞƚĞŵƉƐĞƚĞůůĞŶĞƉĞƌĚƉĂƐƐĂǀŝŐƵĞƵƌ͕ĂƵĮůĚĞƐ
ŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ͘ůůĞĐŽŶƐĞƌǀĞƚŽƵũŽƵƌƐůĂƉƵŝƐƐĂŶĐĞƋƵ͛ĞůůĞƉŽƐƐĠĚĂŝƚĚ͛ĞŵďůĠĞ͕«immédiateŵĞŶƚĞƚƉŽƵƌƚŽƵƚĞƐůĞƐŐĠŶĠƌĂƟŽŶƐ».
ĞƋƵŝǀŝĞŶƚĚ͛ġƚƌĞĞdžƉŽƐĠŶŽƵƐƉĞƌŵĞƩƌĂĚĞĐŽŵƉƌĞŶĚƌĞůĂƐƵŝƚĞĚĞƐƉƌŽƉŽƐĚĞZĂĐŚŝ͗
«ŝů ĞƐƚ ƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚ ŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞ ƋƵĞ ůĞ ǀĞƌƐĞƚ ĐŽŶƐĞŝůůĞ ů͛ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚ ĚĂŶƐ ůĞ ĐĂƐ
Ě͛ƵŶĞƉĞƌƚĞĮŶĂŶĐŝğƌĞ»(14).
Comme l’explique le Tanya(15), la Tsedaka est considérée à elle seule comme l’ensemble
des Mitsvot(16), ou même elle les surpasse, parce que : «avec cet argent, on aurait pu acheter ce qui aurait assuré la vitalité de son âme(17)». Cela veut dire que les Mitsvot entraînant
ƵŶĞƉĞƌƚĞĮŶĂŶĐŝğƌĞƚŽƵĐŚĞŶƚůĂǀŝƚĂůŝƚĠĚĞů͛ąŵĞĚ͛ƵŶŚŽŵŵĞ(18).
ĞĐĞĨĂŝƚ͕ůĞƵƌĂĐĐŽŵƉůŝƐƐĞŵĞŶƚĞdžŝŐĞƵŶĞŐƌĂŶĚĞǀŝŐƵĞƵƌ͕ƵŶĞĨŽƌĐĞƉůƵƐŝŶƚĞŶƐĞ͕ĠŵĂnant d’un stade plus haut de l’âme divine. C’est précisément à ce propos qu’il est écrit : «il
ĞƐƚƉĂƌƟĐƵůŝğƌĞŵĞŶƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞƋƵĞůĞǀĞƌƐĞƚĐŽŶƐĞŝůůĞů͛ĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚĚĂŶƐůĞĐĂƐĚ͛ƵŶĞ
ƉĞƌƚĞĮŶĂŶĐŝğƌĞ(19)».
WŽƵƌ ŵĞƩƌĞ ĞŶ ƉƌĂƟƋƵĞ ĐĞƐ DŝƚƐǀŽƚ͕ ƵŶĞ ĨŽƌĐĞ ĠŵĂŶĂŶƚ ĚĞ ůĂ ĚŝŵĞŶƐŝŽŶ ƉƌŽĨŽŶĚĞ
ĚĞů͛ąŵĞĞƐƚŶĠĐĞƐƐĂŝƌĞ͕ĂĮŶĚĞƐƵƌŵŽŶƚĞƌůĞƐŽƉƉŽƐŝƟŽŶƐĞƚůĞƐŽďƐƚĂĐůĞƐ͘ĞůĂƐŽƌƚĞ͕
ů͛ĂĐƟŽŶĐŽŶĐƌğƚĞĚĞůĂDŝƚƐǀĂĞƐƚĂĐĐŽŵƉůŝĞĂǀĞĐůĞƉůƵƐŐƌĂŶĚĞŵƉƌĞƐƐĞŵĞŶƚ(20).
* * *
(13) Non uniquement pour celle en laquelle l’Injonction a été édictée.
(14) Concernant le commentaire de Rachi, qui énonce le sens simple du verset, on consultera les causeries du
Chabbat Parchat Tsav des années 5725 (1965), 5731 (1971), 5744 (1984) et 5748 (1988). C’est l’explication
selon la ‘Hassidout qui est donnée ici.
(15) Au chapitre 37.
(16) C’est la raison pour laquelle, dans le Yerouchalmi, la Tsedaka est appelée : «Mitsva», sans autre précision.
La Tsedaka est la Mitsva par excellence.
(17) Un homme détient son argent et il peut en faire ce que bon lui semble. En ce sens, le consacrer à son
prochain revient systématiquement à un renoncement pour sa propre personne.
(18) Et, la réduisent.
(19) Et, c’est ce conseil du verset qui est de nature à mettre en éveil une force aussi haute.
(20) Après la disparition de tous les obstacles.
3
>͛ĞƐƐĞŶƟĞůĞƚů͛ĂĐĐĞƐƐŽŝƌĞ
(Discours du Rabbi, Likouteï Si’hot, tome 1, page 213)
>ĞǀĞƌƐĞƚƐƚŚĞƌϰ͕ϭϲĚŝƚ͗«sĂ(1)͕ƌĂƐƐĞŵďůĞƚŽƵƐůĞƐ:ƵŝĨƐƋƵŝƐĞƚƌŽƵǀĞŶƚ㌎ƵĐŚĂŶ
et jeûnez pour moi(2)»͘>ĂƉĠƌŝŽĚĞĞŶůĂƋƵĞůůĞƐĞƉƌŽĚƵŝƐŝƚůĞŵŝƌĂĐůĞĚĞWŽƵƌŝŵĨƵƚů͛ƵŶĞ
ĚĞƐƉůƵƐŇŽƌŝƐƐĂŶƚĞƐĚĞůĂƉĠƌŝŽĚĞĚĞů͛Ğdžŝů͘>ĞƐ:ƵŝĨƐŽĐĐƵƉĂŝĞŶƚĂůŽƌƐĚĞƐƉůĂĐĞƐƉƌĠƉŽŶĚĠƌĂŶƚĞƐ ĚĂŶƐ ůĂ ĚŝƌĞĐƟŽŶ ĚƵ ƉĂLJƐ(3)͘ DŽƌĚĞ͛ŚĂŢ͕ ůĞ ĐŚĞĨ ĚƵ ^ĂŶŚĠĚƌŝŶ(4), était aussi un
ministre du royaume, siégeant à la porte du roi(5)͘ƚ͕ůĂƌĞŝŶĞƐƚŚĞƌĠƚĂŝƚũƵŝǀĞ͘
ŶĂƉƉĂƌĞŶĐĞ͕ŝůŶ͛LJĞƵƚĂƵĐƵŶĞĂƵƚƌĞƉĠƌŝŽĚĞ͕ƚŽƵƚĂƵůŽŶŐĚĞů͛Ğdžŝů͕ƋƵŝĂŝƚĠƚĠĐŽŵƉĂƌĂďůĞăĐĞůůĞĚĞDŽƌĚĞ͛ŚĂŢ͘>ĞƐ:ƵŝĨƐĂƵƌĂŝĞŶƚ dû vivre͕ăĐĞƩĞĠƉŽƋƵĞ͕ĚĂŶƐƵŶĞƐĠĐƵƌŝƚĠ
ĂďƐŽůƵĞ͘WŽƵƌƚĂŶƚ͕ĐŽŶĐƌğƚĞŵĞŶƚ͕Đ͛ĞƐƚĞdžĂĐƚĞŵĞŶƚůĞĐŽŶƚƌĂŝƌĞĚĞĐĞůĂƋƵŝƐĞƉƌŽĚƵŝƐŝƚ͘
ůŽƌƐƋƵĞ͕ƐĞůŽŶůĞƐǀŽŝĞƐĚĞůĂŶĂƚƵƌĞ͕ůĞƵƌƐŝƚƵĂƟŽŶĠƚĂŝƚĂƵƐƐŝďŽŶŶĞ͕ůĞĚĠĐƌĞƚůĞƉůƵƐ
ƚĞƌƌŝďůĞƐ͛ĂďĂƫƚƐƵƌĞƵdž͗«ĚĠĐŝŵĞƌ͕ƚƵĞƌĞƚƐƵƉƉƌŝŵĞƌƚŽƵƐůĞƐ:ƵŝĨƐĞŶƵŶƐĞƵůũŽƵƌ»(6).
:ĂŵĂŝƐ ƵŶ ƚĞů ĚĠĐƌĞƚ ŶĞ ĨƵƚ ƉƌŽŵƵůŐƵĠ(7)͘ ĂŶƐ ƚŽƵƐ ůĞƐ ĂƵƚƌĞƐ ĞdžŝůƐ͕ ă ů͛ĞdžĐĞƉƟŽŶ ĚĞ
ů͛ŐLJƉƚĞ͕ůĞƐ:ƵŝĨƐŶ͛ĠƚĂŝĞŶƚƉĂƐƌĠƵŶŝƐƐŽƵƐƵŶĞŵġŵĞĂƵƚŽƌŝƚĠ͘EŽƐ^ĂŐĞƐ͕ĚŽŶƚůĂŵĠŵŽŝƌĞĞƐƚƵŶĞďĠŶĠĚŝĐƟŽŶ͕ĚŝƐĞŶƚ(8) que : «ůĞ^ĂŝŶƚďĠŶŝƐŽŝƚͲ/ůĮƚƵŶĞdƐĞĚĂŬĂĂƵdžĞŶĨĂŶƚƐ
d’Israël en les éparpillant(9)»͘ĞůĂƐŽƌƚĞ͕ƐŝƵŶƉĞƵƉůĞĐŚĞƌĐŚĞăůĞƐĨĂŝƌĞĚŝƐƉĂƌĂŠƚƌĞ͕ĐĞ
ƋƵ͛ă͘ŝĞƵŶĞƉůĂŝƐĞ͕ůĞƐ:ƵŝĨƐĚĞƐĂƵƚƌĞƐƉĂLJƐƐĞƌŽŶƚƉƌĠƐĞƌǀĠƐ(10).
ŶŐLJƉƚĞ͕ăů͛ŝŶǀĞƌƐĞ͕ůĞƐĞŶĨĂŶƚƐĚ͛/ƐƌĂģůƐĞƚƌŽƵǀĂŝĞŶƚďŝĞŶƚŽƵƐĚĂŶƐůĞŵġŵĞƉĂLJƐ͘
ŶƌĞǀĂŶĐŚĞ͕ŝůŶ͛LJĂǀĂŝƚƉĂƐƵŶĞĚĠĐŝƐŝŽŶƚƌĂŶĐŚĠĞĚĞƚŽƵƐůĞƐƚƵĞƌ͕ĐĂƌ͗«le Pharaon ne
décréta la mort que des garçons»(11).
͛ŚĂĐŚǀĠƌŽĐŚ͕ƉŽƵƌƐĂƉĂƌƚ͕ƌĠŐŶĂŝƚƐƵƌůĞŵŽŶĚĞĞŶƟĞƌĞƚŝůĠƚĂŝƚŝŵƉŽƐƐŝďůĞĚĞƐ͛ĞŶĨƵŝƌ͘
^ĂǀŝƐĠĞĠƚĂŝƚĂůŽƌƐĚĞƚƵĞƌƚŽƵƐůĞƐ:ƵŝĨƐĞŶƵŶƐĞƵůũŽƵƌĞƚŝůŶ͛LJĂǀĂŝƚƉĂƐůĞƚĞŵƉƐĚĞƐĞ
ƉƌĠƐĞƌǀĞƌ͘KŶƉĞƵƚĚŽŶĐƌĞŶĨŽƌĐĞƌĐŽŶƐŝĚĠƌĂďůĞŵĞŶƚůĂƋƵĞƐƟŽŶƋƵŝĂĠƚĠĨŽƌŵƵůĠĞĂƵ
ƉƌĠĂůĂďůĞ͗ĐŽŵŵĞŶƚ͕ĚĂŶƐƵŶĞƐŝƚƵĂƟŽŶŵĂƚĠƌŝĞůůĞĂƵƐƐŝƐƸƌĞ͕ƵŶĚĠĐƌĞƚĂƵƐƐŝƚĞƌƌŝďůĞĂͲ
t-il pu être émis ?
(1) Esther s’adresse ici à Morde’haï.
(2) Afin de prier pour que son intervention auprès de A’hachvéroch soit fructueuse.
(3) Dans les cent vingt-sept provinces de l’empire de A’hachvéroch.
(4) L’autorité suprême du peuple d’Israël.
(5) Selon le verset Esther 2, 19.
(6) Selon le verset Esther 3, 13.
(7) Certes, il y eut d’autres décrets d’extermination, dans l’histoire du peuple d’Israël, mais aucun autre ne
porta sur l’intégralité du peuple, que D.ieu nous en garde.
(8) Dans le traité Pessa’him 87b.
(9) Parmi les nations, afin de hâter la transformation de la matière du monde entier, de manière conjointe et
de permettre que vienne plus vite le Machia’h, aboutissement de ce processus de transformation.
(10) Et, le peuple n’est jamais en danger dans son ensemble.
(11) En les précipitant dans le Nil, comme l’indique le traité Sotta 12a. En revanche, le Pharaon déclara :
«Vous ferez vivre les filles».
4
La Guemara explique(12) qu’il y eut un décret parce que : «ůĞƐ:ƵŝĨƐƟƌğƌĞŶƚƉƌŽĮƚĚƵ
ĨĞƐƟŶĚĞ͛ŚĂĐŚǀĠƌŽĐŚ(13)». Cela veut bien dire que la pérennité juive et les voies de la
ŶĂƚƵƌĞƐŽŶƚĚĞƵdžĐŚĞŵŝŶƐĚŝīĠƌĞŶƚƐ͘>ĞƐŽƌƚĚĞƐ:ƵŝĨƐŶĞĚĠƉĞŶĚƉĂƐĚĞƐĐŝƌĐŽŶƐƚĂŶĐĞƐ
ŶĂƚƵƌĞůůĞƐ͕ŵĂŝƐƵŶŝƋƵĞŵĞŶƚĚĞůĞƵƌƉƌĂƟƋƵĞĚĞůĂdŽƌĂŚĞƚĚĞƐDŝƚƐǀŽƚ͘
>ĞƐǀŽŝĞƐŶĂƚƵƌĞůůĞƐŶĞĨĂŝƐĂŝĞŶƚƉĂƐĚĞƉůĂĐĞƉŽƵƌƵŶƚĞůĚĠĐƌĞƚ͘DĂůŐƌĠĐĞůĂ͕ĚğƐůŽƌƐ
qu’ils : «ƟƌğƌĞŶƚ ƉƌŽĮƚ ĚƵ ĨĞƐƟŶ ĚĞ ͛ŚĂĐŚǀĞƌŽĐŚ»͕ ƋƵĂŶĚ ŝůƐ ƚƌĠďƵĐŚğƌĞŶƚ Ğƚ ĐŽŶƐŽŵŵğƌĞŶƚĚĞƐĂůŝŵĞŶƚƐŝŶƚĞƌĚŝƚƐ͕ĐŚĞƌĐŚğƌĞŶƚăƌĞƐƐĞŵďůĞƌĂƵdžŶĂƟŽŶƐƋƵŝůĞƐĞŶƚŽƵƌĂŝĞŶƚ͕
aussitôt, l’inimaginable se produisit.
>ĂŵĂŶŝğƌĞĚŽŶƚŝůƐĨƵƌĞŶƚƐĂƵǀĠƐĚĠůŝǀƌĞůĞŵġŵĞĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚ͘>͛ĂďƌŽŐĂƟŽŶĚƵĚĠĐƌĞƚ
ŶĞĨƵƚĞŶĂƵĐƵŶĞĨĂĕŽŶŶĂƚƵƌĞůůĞ͘ƐƚŚĞƌĚĞŵĂŶĚĂăDŽƌĚĞ͛ŚĂŢƵŶĞŝŶƚĞƌǀĞŶƟŽŶŵŽƌĂůĞ͕
le jeûne et la Techouva : «sĂ͕ ƌĂƐƐĞŵďůĞ ƚŽƵƐ ůĞƐ :ƵŝĨƐ͙ Ğƚ ũĞƸŶĞnj ƉŽƵƌ ŵŽŝ͙ ƉĞŶĚĂŶƚ
trois journées, nuit et jour»(14)͘ŝĞŶƉůƵƐ͕ƐƚŚĞƌŶĞƐĞůŝŵŝƚĂƉĂƐăĨŽƌŵƵůĞƌĐĞƩĞƌĞƋƵġƚĞ
ĂƵdžĂƵƚƌĞƐ:ƵŝĨƐ͘ůůĞũĞƸŶĂĞůůĞͲŵġŵĞƉĞŶĚĂŶƚƚƌŽŝƐũŽƵƌŶĠĞƐ͕ďŝĞŶƋƵĞůĞũĞƸŶĞĂŝƚ͕ĚĞ
ŵĂŶŝğƌĞŶĂƚƵƌĞůůĞ͕ƉŽƌƚĠƉƌĠũƵĚŝĐĞăƐĞƐĐŚĂŶĐĞƐĚĞƚƌŽƵǀĞƌŐƌąĐĞĂƵdžLJĞƵdžĚƵƌŽŝ(15).
ŝŶƐŝ͕DŽƌĚĞ͛ŚĂŢĞƚƐƚŚĞƌƐĂǀĂŝĞŶƚƉĂƌĨĂŝƚĞŵĞŶƚƋƵĞ͕ƚŽƵƚĐŽŵŵĞůĞĚĠĐƌĞƚŶ͛ĂǀĂŝƚƉĂƐ
ĠƚĠƉƌŽŵƵůŐƵĠĚĞŵĂŶŝğƌĞŶĂƚƵƌĞůůĞ(16), il en était de même également pour le salut, qui
ĠŵĂŶĂĚĞ͘ŝĞƵ͘/ůƐĨƵƌĞŶƚƐĂƵǀĠƐĞŶƌĠƉĂƌĂŶƚůĞƐĐĂƵƐĞƐƋƵŝĂǀĂŝĞŶƚĐŽŶĚƵŝƚĂƵĚĠĐƌĞƚ͘/ůƐ
ƐĞĐŽŶĐĞŶƚƌğƌĞŶƚĚŽŶĐƐƵƌůĞũĞƸŶĞĞƚůĂdĞĐŚŽƵǀĂ͘ğƐůŽƌƐ͕Ɛ͛ĂĐĐŽŵƉůŝƌĞŶƚƌĂƉŝĚĞŵĞŶƚůĞƐ
termes du verset : «ĐĞĨƵƚƚƌĂŶƐĨŽƌŵĠ»(17).
Il découle ĚĞƚŽƵƚĐĞůĂƵŶĞŶƐĞŝŐŶĞŵĞŶƚĠƚĞƌŶĞů͘ĞƌƚĂŝŶƐĐŽŶƐŝĚğƌĞŶƚƋƵĞůĞŵŽLJĞŶ
ĚĞƉƌĠƐĞƌǀĞƌůĞƉĞƵƉůĞũƵŝĨĞƐƚůĂĚŝƉůŽŵĂƟĞ͘/ůĨĂƵƚĚŽŶĐŐĂƌĚĞƌƉƌĠƐĞŶƚăů͛ĞƐƉƌŝƚƋƵĞůĞƐ
voies naturelles ne sont qu’un vêtement extérieur(18), alors que les décisions véritables
sont prises dans un autre domaine(19).
ŶƵŶŵŽŵĞŶƚĚĞŵĂůŚĞƵƌ͕ĐĞƋƵ͛ă͘ŝĞƵŶĞƉůĂŝƐĞ͕ŝůĞƐƚĚĞŵĂŶĚĠĂƵƉĞƵƉůĞũƵŝĨĚ͛ĞdžĂŵŝŶĞƌ ƐĞƐ ĂĐƟŽŶƐ Ğƚ ĚĞ ƌĠƉĂƌĞƌ ĐĞ ƋƵŝ ĚŽŝƚ ů͛ġƚƌĞ͘ ͛ĞƐƚ ƵŶŝƋƵĞŵĞŶƚ ĂƉƌğƐ ĐĞůĂ ƋƵ͛ƵŶĞ
ŝŶƚĞƌǀĞŶƟŽŶƉĂƌůĞƐǀŽŝĞƐĚĞůĂŶĂƚƵƌĞƉĞƵƚĂǀŽŝƌƐŽŶĞīĞƚ(20).
* * *
(12) Dans le traité Meguila 12a.
(13) Non cacher et servi dans une vaisselle subtilisée au Temple.
(14) Esther 4, 16.
(15) Pourtant, la Torah elle-même lui demandait d’avoir recours aux voies de la nature, pour l’intervention
qu’elle s’apprêtait à mener auprès de A’hachvéroch.
(16) Mais, à la suite de la faute des Juifs.
(17) Esther 9, 1.
(18) Une apparence.
(19) Par D.ieu Lui-même.
(20) Non pas du fait de sa valeur intrinsèque, mais parce qu’elle contribue à révéler la bénédiction de D.ieu,
béni soit-Il, dans ce monde.
5
‫לע"נ‬
Offert par leurs enfants
et petits-enfants
pour l’élévation de l’âme de
Nissim ben Chalom ‫ז"ל‬
OHANA
décédé le 17 Adar 5775
et de son épouse
Ra’hel bat Yehouda ‫ע"ה‬
décédée le 4 Tevet 5769
'‫ת' נ' צ' ב' ה‬
Puisse leur souvenir être source de bénédictions.
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