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ARCHITECTURE, VILLES, RESSOURCES

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ARCHITECTURE, VILLES, RESSOURCES
ARCHITECTURE, VILLES, RESSOURCES
EQUIPE 2015/2016 :
Stéphanie DAVID (MA TPCAU) coordinatrice
Florian GOLAY (MAA TPCAU)
Gilles MARTY (MA TPCAU)
Cécile LEONARDI (MAA SHS)
Stéphanie DADOUR (MA HCA)
Jean-Christophe GROSSO (MA STA)
Frédéric GUILLAUD (CDI TPCAU)
Clémence Dupuis-Delamarzelle (CDD TPCAU)
Dimitri MESSU (CDD TPCAU)
Un monde dont l’avenir s’urbanise…
Pour la première fois de son histoire, plus de la moitié de l’humanité vit en milieu urbain et ce constat
dessine de nouvelles perspectives à prendre en compte. Comment maîtriser les effets et les déséquilibres, tant sociétaux qu’environnementaux, suscités par l’urbanisation effrénée que connaissent
certains territoires ? Comment engager le renouvellement de ceux qui, à l’inverse, tendent à s’enfricher
sous le coup de leur perte d’attractivité ou de leur décroissance démographique ? Et dans chacun de
ces contextes, comment faire de la ville une solution face à des problèmes qui, à l’avenir, n’en trouveront pas sans elle, ni au-delà d’elle ?
Le « déjà-là » : une ressource inépuisable…
Ce sont ces différentes questions que nous choisissons d’aborder au sein de notre thématique de
Master, et ce en considérant l’existant, le « déjà là » sous toutes ses formes (bâties, paysagères,
économiques, culturelles), comme une ressource déterminante à révéler et à activer par le projet, qu’il
s’agisse d’en explorer le potentiel dans le cadre du renouvellement durable d’espaces déjà urbanisés
ou qu’il soit question d’en affirmer les potentialités sur des territoires en cours d’urbanisation.
L’expérimentation de problématiques situées…
Faire de l’existant un facteur de développement demande d’y réfléchir en prenant pour terrain d’exercice et d’expérimentation des situations concrètes et des problématiques situées. Nous consacrons les
deux semestres de Master 1 à ce type d’immersions via des partenariats construits avec des institutions, des élus et des associations de la région urbaine grenobloise. Les deux semestres du Master
2 sont quant à eux consacrés à élargir cette réflexion à des contextes internationaux. Dans ce cadre,
notre adossement au LaBex AE&CC nous permet d’explorer les problématiques de développement
de villes anglosaxones (Detroit, Welwyn...). Nos étudiants sont cependant libres de défricher d’autres
terrains d’investigation sur des sites européens, asiatiques, africains ou latino-américains.
Une esthétique de l’existant, inventive et émouvante…
Dans le cadre du projet, au cours des 4 semestres proposés, nous considérons cet existant comme
véritable « matériau » du projet. En effet, convaincu que l’avenir de l’architecte passera par sa capacité
à faire forme et sens à partir d’autres types de ressources que celles disponibles par le passé (matière
brute et espace libre), nous mettons en avant les formes complexes existantes à transformer, faire muter, réinventer, comme matériau de l’architecture.
C’est aussi une quête esthétique : comment dépasser la résolution des problèmes posés par la transition écologique pour proposer une architecture qui touche, émeuve ses habitants, et qui incarne cette
transition pour la société ? Fabriquer avec l’architecture des images, des récits qui fédèrent autour
d’eux à la fois les idées et les émotions, en imaginer les formes et leurs assemblages…
Nous croyons en la capacité de l’architecture à transcender les injonctions écologiques et environnementales pour fabriquer de nouvelles formes hybrides, riches de ces nouveaux sens : rareté de la
ressource mais inventivité dans son réemploi, sobriété des modèles mais abondance des liens et des
interrelations qu’ils génèrent…
3
MASTER 1, Semestres 7 et 8
Vallée du Gresivaudan, territoire de projets de 2011 à 2014
C’est sur le terrain de la métropole grenobloise, complexe et riche, emblématique de bien d’autres
capitales régionales en Europe et au-delà, que nous situons les exercices de projet des deux semestres
de Master 1 … Et c’est en architectes que nous proposons aux étudiants d’aborder l’échelle territoriale
métropolitaine, alternativement dans le cadre du renouvellement des grands ensembles situés dans la
ville dense, puis dans la ville diffuse qui la prolonge par ses développements périurbains:
En faisant de la pratique et de l’expérimentation des lieux un levier pour formuler des problématiques et
dessiner des stratégies d’action.
En questionnant l’identité de cette métropole mouvante (irréductible à des critères ou des catégories)
pour produire des formes et des espaces relayant de nouvelles pratiques et de nouveaux modes d’emploi de la ville.
4
SEMESTRE 7 / PROJET : « la ville constituée, en renouvellement »
Responsable pédagogique
Florian GOLAY ((MAA TPCAU)
Enseignants intervenants
Fred GUILLAUD (CDI TPCAU)
Dimitri MESSU (CDD TPCAU)
Cadre problématique
Au premier semestre de Master 1, l’enseignement du projet au sein de notre thématique aborde le
renouvellement urbain et l’implication des architectes dans la redynamisation des quartiers paupérisés
des villes constituées. En partenariat avec les collectivités locales, nous proposons aux étudiants d’envisager le projet de renouvellement urbain sous l’angle du renouvellement, non seulement des formes
bâties et des espaces publics, mais également des jeux d’acteurs engagés dans cette régénération.
L’enjeu de l’exercice est de repérer les espaces et les acteurs « tiers », susceptibles de compléter et
de diversifier le projet urbain initié avec les acteurs classiques (bailleurs, promoteurs, commune). Les
étudiants doivent établir des propositions architecturales qui logent mieux ou qui relogent les habitants
« déjà là », qui logent leurs initiatives citoyennes ou économiques, qui logent dans cet espace urbain de
nouveaux désirs et de nouvelles manières d’habiter.
Contexte/site
Quartier en renouvellement urbain au sein d’une métropole de la région Rhône-Alpes Auvergne
Partenariats
2014/2015 : La Métro, Ville d’Echirolles, laboratoire Archaologie
2015/2016 : La Métro, Ville de Grenoble, laboratoire Archaologie et Ateliers Populaires d’Urbanisme
Objectifs pédagogiques
Comprendre les politiques urbaines contemporaines et s’initier aux problématiques du renouvellement
urbain.
Appréhender le paradoxe des quartiers périphériques : à la marge du centre-ville, au centre de l’agglomération urbaine.
Révéler, par l’immersion in situ, des stratégies d’acteurs à accompagner par le projet architectural.
Articuler des dispositifs organisationnels aux dispositifs formels.
Aborder la question de l’habitat entre grands principes fondateurs et enjeux d’innovation (modes de vie,
système constructif, économie de moyens et d’espaces...)
Distinguer les qualités et les failles du patrimoine bâti de la reconstruction, positionner sa réflexion et sa
pratique dans le dialogue critique.
Organisation pédagogique
Travail individuel ou en binôme
1 atelier hors les murs (immersion + rencontre des acteurs et habitants du quartier)
1 workshop (construction d’outils de médiation servant à l’animation d’une soirée-débat organisée in
situ )
Développement du projet en 3 séquences
Présentation des projets aux partenaires (élus, techniciens, associations…)
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SEMESTRE 7 / SÉMINAIRE : « Vers une ville-ressource, penser la ville durable
sous l’angle de ses modalités d’usage »
Responsable pédagogique
Cécile LEONARDI (MAA SHS)
Enseignants intervenants
Florian GOLAY (MAA TPCAU)
Apports théoriques :
Un cycle de cinq demi-journées est consacré à une exploration transdisciplinaire et multiscalaire des
questions soulevées par la ville durable. La crise économique que nous traversons depuis 2008 pose la
question des moyens que nous pouvons investir dans le renouvellement durable de nos comportements
et de nos espaces de vie. Dans ce contexte, une nouvelle fracture sociale tend à se dessiner entre ceux
qui peuvent accéder aux offres éco-responsables qui se multiplient dans nos pays occidentaux et ceux
qui n’en ont pas les moyens. Face à ce constat, des élus, des acteurs économiques, des ONG, des
associations, des architectes mettent leur imagination au service d’initiatives économes basées sur une
même équation : faire de la ville actuelle et de ses disponibilités une ressource étonnamment renouvelable qui peut servir, à très court terme, un développement économique, social, culturel et urbain
plus équitable. L’enjeu, dans ce cas, n’est pas seulement de convertir nos modes de développements
urbains à de nouveaux modèles, mais de faire de la ville actuelle le sujet de sa propre transformation en
misant sur l’imagination et la « capacitation » de ses usagers. Identifier les figures et les dynamiques de
ce type de développement durable constitue l’enjeu de ce premier cycle de cours.
Apports et encadrement méthodologiques :
Les questions soulevées durant les cours sont remises à plat pour servir l’élaboration des sujets de
mémoire de master. Chaque étudiant choisit son sujet librement et peut, s’il le souhaite, l’adosser aux
grands axes de réflexion développés dans le séminaire. Différentes séances sont consacrées à la
définition et à la problématisation des sujets abordés (cours méthodologiques + ateliers de réflexion en
sous-groupes). L’évaluation du séminaire porte sur la construction d’une problématique, d’une bibliographie commentée et d’un corpus, objet d’un exposé de 30 mn en fin de semestre.
Détail des séances:
Cours magistraux :
1. Retour sur les enjeux et les ressources d’un monde qui s’urbanise.
2. Temps libre et résilience urbaine : le loisir comme vecteur de transition.
3. Cultiver les restes de la ville post-fordiste : nouveaux modes d’emploi de la vacance et de l’obsolescence.
4. Les ressources de la cohabitation, vers d’autres usages du logement.
5. Production de l’habitat : des acteurs historiques à l’émergence de nouvelles communautés de projet
Ateliers projet :
• Identifier les ressources (matérielles et immatérielles) du site étudié
• Test in situ des outils d’analyse construits par chaque étudiant.
• Retour sur les résultats de l’analyse.
Ateliers mémoire :
1. Problématisation du sujet que l’étudiant a choisi de traiter dans le cadre de son mémoire et définition
d’une bibliographie sommaire. 2. Précision du sujet abordé suite aux premières lectures.
3. Définition d’un corpus d’étude.
4. La pratique du blog comme mode de communication et d’écriture d’une recherche en cours.
5. Présentation orale du projet de mémoire (sujet, problématique, bibliographie, corpus).
6
DONNER FORME AUX RESSOURCES DE L’URBANISME DE DALLE : IMMERSION ET PROSPECTION PARTICIPATIVE
La Villeneuve Grenoble-Echirolles, site de projet de 2015-2016
Dispositif de médiation : le bâtiment «boîte à images»
Soirée «dégustation de projets» avec les habitants
7
PROJETS : LOGER DE NOUVELLES INITIATIVES ET MANIÈRES D’AHBITER LES GRANDS ENSEMBLES
un parcours ludico-sportif a la villeneuve
Entrée nord
du parc
Le Tramway
JEUX POUR ENFANTS
EXISTANTS («LA PISTE»)
Le Marché
L’ECOLE
ELEMENTAIRE
PUBLIQUE LE
LAC
STATIQUE
le pavillon
dES EPICURIENS
l’ecolodge
de banlieue
PERCEE DU 70 ET ANCIENNEMENT DU 50
Vue sur les
massifs
montagneux
Le collège
Lucie Aubrac
(lodges et logements
temporaires)
dynamique
/ Acrobranche
Tyrolienne
« La frontière »
Arlequinois / Géantinois
le pavillon
du quotidien
(POINT INFO / LAVOIR /
GARAGE A VELO)
Les
résidences
2000
Le parc
Nord
le pavillon
des aventuriers
le restaurant
(avec vue sur le lac)
(escalade, local pour
tyrolienne et
acrobranche...)
L’ECOLE
DES FRÊNES
Le City Stade
Le Lac
Jeux d’acteurs et stratégies programmatiques (Emelyne Bermudez
et Coralie Chapelle : Un parc ludico-sportif et un «éco-lodge» à la Villeneuve)
Les buttes
Révéler le potentiel «touristique» des espaces verts de banlieue (Emelyne Bermudez et Coralie Chapelle)
Approche constructive : prendre appui sur les qualités d’un paysage artificiel généreux (Emelyne Bermudez et Coralie Chapelle)
8
COUPE PERSPECTIVE ESPACE DU RESTAURANT
ECHELLE 1/50EME
SEMESTRE 8 / PROJET : « La ville diffuse, en attente d’architecture »
Responsable pédagogique
Stéphanie DAVID (MA TPCAU)
Enseignants intervenants
Stéphanie DADOUR (MA HCA)
Clémence DUPUIS-DELAMARZELLE (CDD TPCAU)
Dimitri MESSU (CDD TPCAU)
Cadre problématique
Quel paysage produisons-nous en étendant nos modes de vie urbains au-delà des limites de la villecentre ? Quel urbanisme imaginer pour accompagner le développement raisonné de ce paysage ? En
quoi, par son imagination et sa capacité à partager son savoir avec les acteurs de la société civile, l’architecte peut-il contribuer à faire émerger d’autres modes de pensée et de production du cadre bâti en
milieu périurbain et proposer des formes et des récits fédérateurs et structurants pour la ville diffuse
périurbaine en expansion? Voici quelques-unes des questions que nous soumettons aux étudiants dans
le cadre de l’exercice de projet du semestre, en leur proposant des outils d’expérimentation et d’analyse
de la grande échelle et de la faible densité, proches des pratiques artistiques.
Contexte/site
Communauté de Communes de l’agglomération grenobloise ou du sillon alpin
L’intercommunalité comme unité de lieu, et comme échelle d’action
Partenariat avec les acteurs du territoire
Partenariats
Communes, Communautés de Communes, PNR…
2013/2014 : Communes de La Terrasse et Tencin, Communauté de Communes du Grésivaudan
2014/2015 et 2015/2016 : Commune de Charavines, Communauté de Communes du Pays Voironnais
Objectifs pédagogiques
• Expérimenter in situ le terrain de projet, à travers des pratiques d’arpentage
•Construire et expérimenter des méthodes de lecture du grand territoire en architecte
• Elaborer une stratégie programmatique en prise avec des questions de développement local, en fonction d’un diagnostic
• Au cœur du projet, la notion d’équipement et de service public dans une cadre de vie diffus
• Construire avec peu, une surface limitée entre 500 et 1000m2, mais au fort rayonnement
• Aborder la matérialité et la dimension constructive de l’architecture en lien avec les ressources (savoirs-faires, matériaux, déconstruction, réemploi...) dont recèle le territoire du projet
Organisation pédagogique
• Binôme d’étudiants
• 2 ateliers hors des murs (arpentage + test échelle 1 des emprises de projets sur site)
• 4 cours « 1 architecte / 1 œuvre » en lien avec le contexte périurbain
• Développement du projet en 3 séquences
• Présentation/ exposition des projets aux partenaires (élus, techniciens, habitants)
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SEMESTRE 8 / SÉMINAIRE : « Les ressources de la ville diffuse : analyser, comprendre et accompagner le développement d’un « urbain qui advient » »
Responsable pédagogique
Cécile LEONARDI (MAA SHS)
Enseignants intervenants
Stéphanie DAVID (MA TPCAU), Stéphanie DADOUR (MA HCA)
Apports théoriques :
Deux demi-journées sont consacrées à initier les étudiants aux problèmes et aux opportunités que soulève l’étalement urbain :
• Un première demi-journée est dédiée à examiner de manière critique certaines idées reçues
concernant la ville diffuse et son insoutenabilité supposée, idées relatives à ses modes d’urbanisation, aux profil de ses habitants, aux formes d’appropriation de ses « paysages » et aux
nouveaux rapports qu’ils organisent entre ville et nature(s).
• Une seconde demi-journée a pour but de présenter une méthode d’approche de l’« l’urbain généralisé » : l’arpentage et ses protocoles. Le corpus de références servant d’appui à cette séance
puise dans les pratiques artistiques du XXème siècle (surréalistes, situationnistes, land artistes)
pour en faire émerger outils et représentations questionnant la grande échelle.
Apports et encadrement méthodologiques :
Approfondissement du travail mené sur les mémoires au premier semestre. Approche méthodologique
de l’analyse comparée de références et de la construction de grilles analytiques adaptées à la spécificité d’un corpus. Prolongement des ateliers de réflexion en sous-groupes en mettant l’accent sur la
co-évaluation des travaux de chacun et la co-construction, par le débat, d’une culture commune autour
des sujets abordés. A l’issue du semestre, une évaluation est organisée sous la forme d’un exposé de
30 mn et d’un dossier synthétisant la recherche menée par chaque étudiant.
Détail des séances :
Cours magistraux :
1. Le périurbain en questions : définitions, figures, usages et enjeux de la ville diffuse.
2. Journée de rencontre et d’échange avec un conférencier concernant les problématiques du territoire
étudié dans le cadre du projet.
3. Apprivoiser la grande échelle : expérimentations et protocoles d’arpentage dans les arts, la littérature
et l’architecture.
Ateliers projet :
• Analyser la carte IGN du territoire étudié dans le cadre du projet.
• Tirer de cette première analyse un protocole d’arpentage.
• Construire sur la base de ce protocole un guide d’arpentage à tester in situ.
• Restitution de l’expérience d’arpentage et des données collectées suite au séjour d’immersion.
Ateliers mémoire :
• Exploration de scénarii méthodologiques concernant l’analyse du corpus défini par l’étudiant.
• Présentation de la ou des grilles analytiques construites par l’étudiant
• Retour sur les premiers résultats de la démarche engagée
• Définition d’un plan de rédaction
• Présentation orale de la démarche analytique retenue, de ses premiers résultats et de sa « mise en
texte » dans le cadre d’un plan de rédaction.
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Maquette représentant le territoire, issue de la seule carte IGN
Arpentages avec les habitants
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PRENDRE LA MESURE DU TERRITOIRE PÉRIURBAIN : ARPENTAGES ET PROTOCOLES
Paysage périurbain de la vallée du Grésivaudan, terrain de projet de 2010 à 2014
ACTEURS
ENJEUX
RÉÉDUCATION INTENSIVE
PATIENT EN FIN D’HOSPITALISATION
CENTRE DE RÉÉDUCATION
EN ARRIÈRE-PAYS VOIRONNAIS
PATIENT EN RÉÉDUCATION
ALTERNATIVE
AU MILIEU HOSPITALIER
THÉRAPIES ALTERNATIVE
À PARTIR DE L’EXPLORATION DE
L’ARRIÈRE PAYS
DIVERSITÉ
DES STATUTS DES VISITEURS
ALTERNATIVE
AU TOURISME DU LAC DE PALADRU
TOURISME THÉRAPEUTIQUE
EFFORT QUOTIDIEN
DANS LE DÉPLACEMENT
Jeux d’acteurs et stratégies programmatiques (Jeremy Faivre + Antoine Baudy 2014/15 : centre de rééducation en arrière-pays voironnais)
PERSPECTIVE INTÉRIEURE SUR ACCUEIL BUCOLIQUE
Jouer avec le contexte et les archétypes (Kevin Mallejac + Valentin Poirson 2014/15 : complexe culturel et de loisir à Charavines)
«À TRAVERS LES MURS»
Matérialités et ambiances (Jeremy Faivre + Antoine Baudy 2014/15 : centre de rééducation en arrière-pays voironnais)
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PROJETS : UNE DYNAMIQUE D’ACTEURS AU SERVICE D’UNE IDENTITÉ ARCHITECTRUALE
PROJET
MASTER 2, Semestres 9 et 10
Arpentage de Détroit réalisé dans le cadre du Detroit workshop, session 2014
Le cadre du projet en master 2 déborde le contexte rhône-alpin puisque c’est au sein d’une ville étrangère que les étudiants sont invités à choisir leurs thèmes de travail, que ce soit un objet patrimonial
levier de développement local (1er semestre), ou un site de PFE travaillé par des problématiques globales et génériques mais mis en projet au moyens de ressources urbaines locales (2nd semestre).
Le focus est également porté sur l’architecture existante sous toute ses formes et quelle que soit sa
valeur patrimoniale, comme matière à projet, en expérimentant outils et méthodes pour une conception
architecturale sensible et créative autour des formes existantes.
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SEMESTRE 9 / PROJET : « Conversation pieces »
Responsable pédagogique
Gilles MARTY (MA TPCAU)
Enseignants intervenants
Fred GUILLAUD (CDI TPCAU)
Clémence DUPUIS-DELAMARZELLE (CDD TPCAU)
Cadre problématique
La question fondamentale posée dans cet atelier est la question du DIALOGUE. Dialogue entre l’architecture et la ville, dialogue entre l’ancien et le nouveau, dialogue entre un contexte local et la culture
internationale. L’architecture est toujours en relation avec un site, une ville, un contexte, une histoire
particulière, d’autres édifices, un paysage remarquable, un territoire spécifique. Apprendre à dialoguer,
c’est apprendre à mettre les choses en relation et en perspective, dans l’espace et dans le temps, en
accordant ce qui est déjà là avec notre propre sensibilité contemporaine.
Contexte/site
Chaque équipe, composée de deux étudiants, choisit un site et un édifice historique parmi un vaste
choix de villes à travers le monde. Nous les appelons des « Pièces à conversation » ou « Conversation
Pieces » en anglais.
Les programmes à inventer et à développer combinent la restauration de ces édifices historiques et la
création de fonction culturelles innovantes : musées, centres culturels, pôles de création et d’expérimentation, lieux touristiques… Il s’agit avant tout de donner une nouvelle vie à des édifices historiques
tombés en désuétude, à l’abandon ou menacés de destruction, par des fonctions contemporaines qui
vont en assurer la mutation programmatique, culturelle, sociale et urbaine.
Le projet à réaliser vise la restructuration totale ou partielle de ces édifices, en laissant aux étudiants
toute marge de manœuvre sur l’attitude à adopter vis à vis du patrimoine : restauration à l’identique,
requalification partielle, restructuration complète, extension, déconstruction partielle ou totale. Tous les
projets explorent le rapprochement possible entre le patrimoine et la création d’une architecture résolument contemporaine et radicale.
Objectifs pédagogiques
• Analyser un édifice ou un complexe d’édifices patrimoniaux : fonction, histoire, anatomie…
• Comprendre et interpréter un contexte historique, culturel et territorial spécifique
• Structurer un programme architectural d’équipement culturel de dimension internationale
• Définir une stratégie justifiée de restauration et/ou de déconstruction d’un édifice historique
• Comprendre le jeu des acteurs d’un projet et en anticiper le modèle économique
• Développer une approche globale d’insertion du projet architectural dans son contexte urbain
• Organiser les continuités spatiales entre l’édifice, les espaces publics et la ville
• Structurer un parcours et une expérience de visite forte et cohérente
• Appréhender la vision globale d’un édifice, du détail jusqu’à la forme d’ensemble
• Comprendre et appliquer les principes de l’architecture adaptative et bio climatique
• Motiver la matérialité du projet par des choix radicaux, clairs et cohérents
• Spécifier les ambiances physiques et spatiales des espaces emblématiques du projet
• Maîtriser une argumentation de projet cohérente et logique
• Communiquer efficacement son projet grâce à un travail de représentation
Organisation pédagogique
Binôme d’étudiants
Travail d’analyse sur la base d’un corpus de références
Apports théoriques (toutes les semaines 1h)
Développement du projet en 3 étapes
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SEMESTRE 9 / SÉMINAIRE : « L’existant, matière à projet des métropoles
contemporaines : configurations, jeux d’acteurs et modalités d’actions »
Responsable pédagogique
Cécile LEONARDI (MAA SHS)
Enseignants intervenants
Stéphanie DAVID (MA TPCAU)
Stéphanie DADOUR (MA HCA)
Gilles MARTY (MA TPCAU)
Clémence DUPUIS DELAMARZELLE (CDD TPCAU)
Fredéric GUILLAUD (CDI TPCAU)
Apports théoriques :
Nous abordons le phénomène métropolitain en nous intéressant à la compétition mondialisée que se
livrent les villes et aux problématiques de développement que connaissent les gagnantes et les perdantes de cette compétition. Le séminaire est consacré à analyser les problématiques et les ressources
de cet urbain en mutation :
Dans un premier temps nous interrogeons la possibilité d’analyser une ville à distance, et ce en testant
des protocoles d’arpentage adaptés à sa réalité numérique (wikis, réseaux sociaux, google street et
cartographies collaboratives). Dans un second temps, nous questionnons les outils et les attitudes que
les étudiants peuvent développer pour construire un récit analytique adapté à la ville et à la situation
qu’ils auront choisi d’étudier dans le cadre de leur PFE.
Un second cycle de cours est destiné à éclairer le travail de montage programmatique et projectuel
que les étudiants doivent imaginer à hauteur de leur site d’étude. Ce cycle a pour but de présenter les
innovations politiques, programmatiques et spatiales expérimentées dans le cadre de trois projets de
régénération urbaine menés dans des villes françaises qui ont été marquées par les conséquences de
leur désindustrialisation et/ou de leur décroissance démographique (Nantes, St-Etienne, St-Nazaire).
Apports et encadrement méthodologiques :
L’enjeu, ici, est d’accompagner chaque binôme dans la construction d’une démarche analytique qui soit
à la mesure de la ville sur laquelle il a choisi de travailler et qui prenne judicieusement les mesures de
la situation qu’il entend interroger dans ce contexte. A l’issue du semestre, l’analyse et la stratégie de
chaque binôme est évaluée sur la base d’un exposé de 30 mn et d’un dossier de synthèse remis à son
directeur de PFE après corrections.
Détail des séances :
Cours magistraux :
1. Construire une analyse à distance, arpentage numérique et portraits de ville.
2. Une analyse impure de l’urbain : des leçons de Panerai aux enseignements de Las Vegas.
3. Construire un regard entre studium et punctum, la photographie comme outil d’investigation.
4. Remettre l’existant en projet séance 1 : de la friche à la stratégie d’action.
5. Remettre l’existant en projet séance 2 : expériences programmatiques et droit à la ville.
6. Les pensées du décentrage au service du projet architectural.
Ateliers mémoire PFE :
1. Suite à l’arpentage numérique, présentation d’un « portrait de ville » de face et de profil.
2. Construction d’une démarche analytique et de ses protocoles.
3. Retour sur les modes de collecte testés et sur l’analyse des premières données.
4. Elaboration d’un récit analytique à la mesure de la ville et des sites étudiés.
15
Présentation finale
Session apport théorique
16
PIÈCES A CONVERSATION : LE DIALOGUE EN ARCHITECTURE
Centrale thermique abandonnée de Charleroi, Antoine Baudy et Jérémie Faivre
Un centre de la fédération de l’espagne, Danil Vadsaria et Elaine Sanchez
Requalification d’une usine à Lisbonne, Caroline Renaud et Jordan Barnaud
Buffalo Central Terminal, Marystelle Coq et Colin Miquet
Tours de défenses de Vienne, Alice Meybeck et Siham El Kanaoui
Centrale thermique abandonnée de Charleroi, Antoine Baudy et Jérémie Faivre
17
PROJETS : RECONVERSION DE PATRIMOINES EN DESUETUDE
Buffalo Central Terminal, Marystelle Coq et Colin Miquet
SEMESTRE 10 / PROJET : « Projet de Fin d’Etudes »
Responsable pédagogique
Stéphanie DAVID (MA TPCAU)
Enseignants intervenants
Fred GUILLAUD (CDI TPCAU)
Jean-Christophe GROSSO (MA STA)
Cécile LEONARDI (MAA SHS)
Directeurs d’études
Stéphanie DAVID (MA TPCAU)
Fred GUILLAUD (CDI TPCAU)
Florian GOLAY (MAA TPCAU)
Stéphanie DADOUR (MA HCA)
Clémence DUPUIS DELAMARZELLE (CDD TPCAU)
Cadre problématique
Le Projet de Fin d’Etude est l’occasion pour les étudiants de faire à la fois la synthèse des acquis de
leur formation d’architecte et de témoigner sous forme d’un projet manifeste des engagements qu’ils se
proposent de défendre dans leur future pratique professionnelle, en lien avec les enjeux qu’ils perçoivent pour l’avenir de l’architecture.
En même temps que cet engagement c’est une sensibilité personnelle qu’ils expriment en valorisant les
compétences et outils qui leur sont propres, au service de la création de formes et de sens incarnant ce
monde urbanisé en transition écologique qui peine à trouver une identité et une esthétique qui le porte.
Contexte/site
Métropole située en Europe ou ailleurs, de taille intermédiaire, au rayonnement régional, devant jouer
un rôle polarisant à l’échelle d’une région sans avoir les atouts d’une ville-monde.
Partenariats
Avec le laboratoire AE&CC, sites de PFE travaillés dans le cadre de projets de recherche plus globaux
et proposés aux étudiants, qui ont la possibilité de faire sur site un workshop partagé avec d’autres
thématiques de master, valorisant des approches complémentaires du projet.
2014/2015 : DETROIT workshop avec The University of Detroit Mercy
2015/2016 : WELWYN GARDEN CITY workshop avec The International Garden Cities Institute
Objectifs pédagogiques
• Faire la synthèse des acquis au cours de la formation
• Faire la transition avec le monde professionnel en abordant la dimension opérationnelle des phases
d’études, tout en continuant à se construire intellectuellement
• Aborder le projet au travers de phases « professionnelles » ESQ, AVP, PRO, en développant une sensibilité personnelle au moyen notamment des outils créatifs expérimentés en S9
• L’existant, matière à projet des villes contemporaines
• Témoigner d’une capacité d’analyse et de compréhension des phénomènes urbains contemporains,
cadre du projet architectural
• Exprimer une posture et un engagement personnel par le projet et la conception architecturale
• Le projet attendu comme une stratégie d’action, capable de participer activement aux nouvelles dynamiques économiques, sociales, environnementales
• Confronter sa pratique du projet à des contextes internationaux, européens ou plus éloignés : un choix
de site libre et ouvert au monde
Organisation pédagogique
Binôme d’étudiants
Développement du projet en 3 phases (ESQ, AVP, PRO)
Intensif de type workshop au début de chaque phase
18
BERLIN Raumfabrik la coopérative habitante actrice d’un renouveau dans le quartier général de ka STASI (PFE 2015 Carole Deslou-Paloli, Charlotte Piard)
19
LE MONDE, TERRAIN DE JEU ET D’ENGAGEMENT POUR LE PFE
BERLIN, Raumfabrik : la coopérative habitante actrice d’un renouveau dans le quartier général de la STASI
PFE 2015 Craole Deslous-Paoli, Charlotte Piard
L’EXISTANT, MATIÈRE À PROJETS DES VILLES DU FUTUR
PESARO habiter un port de la côte adriatique : un chantier naval en reconversion (PFE 2014 Gaëlle San Isidoro et Joanna Litzler)
20
Mise à jour mars 2016
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