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2016_03_Bulletin_Info_SIAO95 - DRIHL Ile-de

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Mars 2016
Bulletin Info SIAO 95
Service Intégré d’Accueil et d’Orientation du Val d’Oise
Édito
Indicateurs de février 2016 :
En janvier 2016, le SIAO du Val d’Oise passait le cap de
ses 5 ans d'existence ! A l'occasion de la sortie du Rapport d'activité 2015 mettant en lumière des éléments
d'observation sociale départementale pour le secteur
AHI, nous vous invitons à venir débattre le 12 avril lors
des Coordinations Territoriales à l’appui de chiffres clés
(cf. page 6). Ces rencontres convieront chacun à prendre
la parole : prescripteurs, gestionnaires, équipes du SIAO
et, nous l'espérons, personnes accueillies... afin de dresser un bilan des articulations en place, des difficultés ou
améliorations constatées depuis cinq ans, du contexte
de l'hébergement et des attentes de l'ensemble des acteurs pour les mois et années à venir.
Les membres du Comité de suivi, le 23 mars dernier allaient dans ce sens, en remettant à jour la Charte de
l'Accueil et de l'Orientation et en s'interrogeant sur le
sens donné au travail social aujourd'hui pour les acteurs
de terrain qui se voient gérer une pénurie de places et
accueillir de nouveaux publics dans des dispositifs d’urgence sous-dimensionnés ou inadaptés. Par ailleurs, la
Réforme de l'Asile a été évoquée avec la présentation du
schéma régional des demandeurs d’asile, qui va inévitablement impacter le secteur de l’hébergement et du
logement accompagné. Le flux de la demande d’asile en
Ile-de-France est de 28 000 demandes en 2015 avec une
augmentation prévue pour 2016 à hauteur de 40 000
nouvelles demandes, dont une hypothèse à 3 500 pour
le 95. Pour rappel, la capacité totale de places CADA* et
HUDA** en IDF est de 8 856 dont 664 places pour le Val
d’Oise (563 en CADA, 101 en HUDA) !
Nous reviendrons le mois prochain sur le bilan de la mobilisation saisonnière, avec la fermeture des capacités
d’accueil qui débute dès le 4 avril.
Valérie PELISSON CORLIEU, Directrice du SIAO 95,
Christian FOURNIER, Directeur Général d’ESPERER 95
*Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile
**HUDA Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile
* Sur la même période d'activité
** Moyenne sur l'activité du lundi au vendredi, hors week-end
Les données seront consolidées dans le cadre du bilan annuel et sont
donc susceptibles d’évoluer.
Retrouvez toutes les publications et l’actualité du SIAO 95 sur notre site esperer-95.org
PAGE 2
► DÉ PARTE MENT AL
BULLETIN INF O SIAO 9 5
COMITÉ DE SUIVI SIAO DU 23 MARS 2016
La gestion de la fin du dispositif hivernal était au programme du comité de suivi SIAO, quelques jours avant la fin
(théorique) de la période hivernale. En introduction, il a pu
être rappelé l’accroissement des capacités de mises à l’abri
mobilisées par rapport à l’hiver dernier : +17% de places en
CHU hivernaux, avec 87 places/jour en moyenne1, et +16%
de places hôtelières, avec 624 places/jour en moyenne1.
Parmi les personnes stabilisées sur ces places, le constat est
fait qu’une grande majorité dispose d’une demande SIAO :
77% des personnes en CHU hivernaux, et 93% des ménages
stabilisés en hôtel (dont 7% sont en cours d’orientation vers
une place pérenne). Cela démontre une véritable mobilisation des acteurs sociaux afin que le plus grand nombre bénéficie d’une évaluation sociale permettant de sortir de
cette mise à l’abri cyclique.
Car, évidemment, ces évaluations sociales adressées au
SIAO doivent faciliter l’obtention de solutions pérennes et
adaptées. Au 1er mars 2016, pour ces publics dits
« hivernaux », 120 propositions ont été effectuées par le
SIAO, aboutissant à 71 admissions (soit 156 personnes) :
65% vers de l’hébergement (HU, stabilisation et CHRS) et
35% vers du logement adapté (majoritairement vers le dispositif Solibail).
Ce pré-bilan du déroulement de la mobilisation hivernale
fût l’occasion pour les accueils de jour de faire part de leurs
difficultés au regard de leur fréquentation grandissante,
mais aussi de l’évolution du public accueilli. Cette situation,
non propre au contexte hivernal, engendre tantôt des actes
de violence (avec une multiplication des dépôts de
plaintes), tantôt de l’impuissance face à l’impossibilité d’accueillir et d’accompagner décemment les personnes en
besoin. Souhaitons que le PDALHPD2, par le biais de son
action H « Renforcer les dispositifs d’accueil de jour/nuit »,
puisse déboucher sur des moyens supplémentaires à
l’égard de ce dispositif central de la veille sociale.
L’ouverture des lits « intempéries » de manière durable
n’a pas non plus été sans poser de difficulté aux structures
d’hébergement. Au nombre de 31 cet hiver, ces lits d’appoint, censés s’ouvrir de manière très limitée dans le temps
lors de conditions climatiques extrêmes, se situent généralement dans les bureaux d’accueil ou les salles d’activités
des structures, et ne permettent pas la réalisation d’un
diagnostic social des personnes. Il faut rester vigilant à ce
que ces lits ne deviennent pas des places d’urgence à dé-
faut venant pallier l’insuffisance des capacités d’hébergement de la période hivernale.
Quant au logiciel SI-SIAO, son déploiement reste toujours
dans l’attente de la transmission des comptes utilisateurs
aux structures de premier-accueil (prescripteurs) et aux
gestionnaires d’hébergement/logement. Si la création des
places d’hébergement sur le logiciel est à présent finalisée,
la DDCS est en cours d’enregistrement des logements intermédiaires. En outre, une fois le guide-utilisateur finalisé et
validé, les services de l’État devraient transmettre, à ceux
qui ont en fait la demande, les codes d’accès à partir de la
semaine prochaine (28 mars 2016). Pour rappel, toutes
demandes de formations et de renseignements complémentaires sont à formuler auprès de la chargée de mission
SI-SIAO, Madame Charlène CHARLES :
charlene.charles@esperer-95.org.
À terme, toutes les demandes devront transiter par le SISIAO, mettant fin au formulaire papier actuel. Le Conseil
Départemental a rappelé qu’une demande d’interfaçage
avec leur logiciel « métier » a été faite auprès de la DGCS.
Du côté de la Mission Logement du SIAO, 24 gestionnaires
(sur 27) ont déjà été rencontrés par l’équipe du SIAO. Pour
l’instant, 16 organismes sont inscrits au premier module sur
« l’accès au logement : cadre général » qui aura lieu les 29
mars, 31 mars et 5 avril prochain sur les différents territoires du département.
Autre axe de travail : l’actualisation de la Charte départementale du SIAO, qui pose la question de la place et de la
représentation des personnes accueillies, tant dans les dispositifs d’hébergement/logement qu’au sein des instances
de pilotage du SIAO… une nouvelle version de la Charte
sera prochainement soumise aux membres du comité de
suivi.
Enfin, la mise en œuvre du schéma régional de l’asile,
dont l’élaboration est attendue pour la fin 2017, devrait
impacter directement le secteur AHI (AccueilHébergement-Insertion). Nous ne manquerons pas de revenir sur le sujet lors des prochains mois !
___
1
Moyenne entre novembre 2015 et février 2016.
2
Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des
Personnes Défavorisées.
ENQUÊTE SOCIOLOGIQUE : «ELÉMENTS DE DIAGNOSTIC DES DISPOSITIFS D’URGENCE DU
VAL-D’OISE… REGARDS CROISÉS D’USAGERS ET DE PROFESSIONNELS »
La 1ère enquête sociologique est finalisée et validée par le comité scientifique. Elle est donc dorénavant téléchargeable sur le site d’ESPERER 95, partie SIAO : www.esperer-95.org
Cette enquête sociologique est à destination des institutions étatiques et municipales, des professionnels, et des usagers. Elle dresse, d’une part, un constat des principales problématiques présentées par le secteur AHI du Val-d’Oise. D’autre part, elle apporte des éléments de réponses pouvant
expliquer certains dysfonctionnements, et propose in fine quelques recommandations visant à
améliorer le fonctionnement du secteur AHI du 95.
Le SIAO 95 tient tout particulièrement à remercier les partenaires ayant participé à cette enquête
et accueilli le doctorant Aurélien Carotenuto-Garot, auteur de cette enquête. Une seconde enquête sociologique est en cours actuellement.
MARS 2 016
DÉ PARTEME NTAL ◄
PAGE 3
LES CONSEILS LOCAUX DE SANTÉ MENTALE EN VAL D’OISE
Le SIAO 95 participe depuis le mois de décembre 2015 aux
Conseils Locaux de Santé Mentale du Département. Il en
existe actuellement deux sur le département : un à CergyPontoise et sur l’Est-Val d’Oise.
Le Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) est un lieu de
concertation et de coordination entre les services de psychiatrie publics, les élus locaux du territoire concerné, les
usagers et les aidants.
Il requiert donc une volonté politique de promouvoir la
santé mentale sur un plan local. En effet, les CLSM ont
pour objectif de définir des politiques locales et des actions liées permettant l'amélioration de la santé mentale
de la population.
Le Conseil Local de Santé Mentale du Val d’Oise Est qui
s’est structuré en janvier 2015 a tenu sa première assemblée plénière le jeudi 10 décembre 2015 à Villiers-le-Bel.
Quatre groupes de travail ont été créés :
► Logement ;
► Emploi, loisir et citoyenneté ;
► Santé mentale des adolescents ;
► Situation dites «complexes».
Quelques actions sont envisagées : Renforcer l’interconnaissance des acteurs ; Favoriser la participation des personnes concernées par la maladie psychique et des riverains dans chacune des actions menées ; Mettre en place
des dispositifs de soutien, de supervision et de formation ;
Lutter contre la stigmatisation et favoriser l’intégration
dans la cité des personnes concernées par la maladie psychique ; Ouvrir une RESAD (Réunion d’Evaluation de Situations d’Adultes en Difficulté).
Le SIAO s’est inscrit dans le groupe « logement » qui s’est
réuni pour la première fois le 28 janvier 2016.
Le CLSM du Val d’Oise Est souhaite que tous les groupes
constitués autour de chaque thématique se rencontrent
au sein de chacun des services impliqués dans le groupe et
apprennent à se connaitre. De fait, les lieux de rencontres
seront différents à chaque fois afin de permettre cette
dynamique. Le 28 janvier 2016, nous avons donc été reçus
par l’Hôpital de Gonesse. Il regroupe 3 secteurs de psychiatrie. Chaque secteur dispose d'une unité d'hospitalisation complète de 25 lits, d’un CMP et d'un hôpital de jour
d'une capacité d'environ 15 places. De plus, il existe une
unité Intersectorielle Winnicott, dite de psychothérapie
institutionnelle, qui compte 10 lits d'hospitalisation pour
chaque secteur. C’est une hospitalisation au long cours
tandis que les unités d’hospitalisation sont destinées à du
court séjour, au moment de la crise.
Des alternatives à l’hospitalisation sont développées sur 2
secteurs :
-
les appartements associatifs,
les accueils familiaux thérapeutiques : chaque secteur
dispose de 2 places.
La seconde partie de la réunion a consisté à mieux se connaitre, cela s’est fait autour d’une présentation croisée.
La prochaine réunion est fixée au lundi 21 mars 14h au
GEM d’Arnouville.
Le Conseil Local de Santé Mentale de Cergy-Pontoise a été
créé par délibération du 29 septembre 2015. Son développement sera déployé courant 2016 à partir de son premier
comité de pilotage en février 2016 à Cergy-Pontoise. À ce
comité, la Vice-présidente en charge des solidarités urbaines et la Coordinatrice du CLSM ont présenté le projet
de règlement Intérieur du CLSM ; le projet de Charte de
participation de la cellule de cas complexe du CLSM ; et un
programme de travail. Les personnes invitées à ce comité
de pilotage ont demandé la possibilité d’élargir les participants aux réunions plénières en incluant par exemple
l’Education Nationale. Ensuite un débat a eu lieu au sujet
du programme de travail : la répartition du temps de travail et l’organisation n’ont pas semblé pertinentes à tous
les invités. Il a été proposé de renforcer le diagnostic
avant d’établir des groupes de travail, ce renforcement
devrait se faire en s’appuyant sur des études déjà menées
et effectuées à la demande de l’ARS et en s’appuyant sur
une rencontre directe de la coordinatrice du CLSM et des
professionnels de terrain.
Le second comité de pilotage aura lieu le 30 septembre
2016 à 10h. Une réunion de travail sur le « diagnostic » à
laquelle le SIAO participera se tiendra le 1 er avril 2016 à
Cergy.
En 2015 il a donc essentiellement été question de la création de ces nouvelles instances de coordination et de la
phase observation. Cette dernière consiste à la réalisation
de diagnostics préalables afin de déterminer les besoins,
connaître les ressources locales et définir les publics et les
thématiques prioritaires du projet du CLSM.
En 2016, la mise en relation des professionnels et la collaboration en sous-groupe devrait permettre de travailler
les différentes missions de ces CLSM : l’amélioration de
l’accès à la prévention et aux soins, l’inclusion sociale et la
lutte contre l’exclusion, la lutte contre la stigmatisation et
l’éduction en santé mentale.
Notons que lors de notre participation à la journée
« Parcours de soins/Parcours résidentiels des personnes
en précarité » organisée par la FAPIL le 29 janvier 2016,
nous avons eu l’occasion d’assister à la présentation du
CLSM mis en place sur la commune de Saint Denis. Un
Atelier Santé Ville a précédé la création de ce CLSM courant 2013, la question de la santé mentale occupait déjà
une place importante dans les réunions des Ateliers Santé
Ville.
► La suite page 4...
PAGE 4
► DÉ PARTE MENAL/RÉGION A L
En résumé, la FAPIL écrit : « Le conseil local de santé mentale de Saint-Denis est une étape de ce long processus
d’élaboration commune des actions en matière de santé et
de précarité. La particularité et l’essence de cette nouvelle
instance sont d’associer les usagers et les élus aux travaux : les premiers affinent les diagnostics posés par les
acteurs, les seconds ont un pouvoir de convocation qui
facilite la réunion d’acteurs très divers. Parce qu’aucun
professionnel ne peut s’en proclamer l’ « expert » et qu’elle
touche tous les domaines, la question des précarités
(économique, sociale, familiale, psychique) requiert une
approche qui s’affranchit des réponses institutionnelles en
silos. Soutenue par la DIHAL, l’expérimentation conduite
avec Plaine Commune Habitat est une proposition de réponse aux situations complexes. Elle résulte de la rencontre de plusieurs demandes : celle du bailleur, démuni
face à la souffrance psychique de certains locataires ; celui
des usagers de la psychiatrie et de leur famille qui ne trouvent pas de réponses adaptées à leur parcours fait d’allersretours entre institutions et milieu ordinaire ; celui du secteur de la santé mentale enfin dont de nombreux patients
stabilisés butent dans leur rétablissement sur cette problé-
BULLETIN INF O SIAO 9 5
matique d’accès au logement. Pour traiter collectivement
ces deux volets « accès » et « maintien » une plateforme
de coordination a été mise en place. Elle réunit les deux
centres médico-psychologiques, une équipe mobile psychiatrie précarité et les services sociaux et est pilotée par
le bailleur. L’accès au logement des personnes en
souffrances psychiques est réalisé via un bail glissant avec
un accompagnement pluridisciplinaire qui se poursuit
même après le glissement du bail. L’action visant le maintien des locataires de Plaine Commune Habitat à leur domicile consiste à aller vers les personnes et à les accompagner vers une reprise de contact avec les relais locaux
(CMP, hôpital, associations d’insertion, etc.) afin qu’elles
recréent progressivement du lien social. » ( Extrait - Actes
de la Journée partenariale Fapil, Paris, 29 janvier 2016)
Tandis que ces instances de coordination sont déjà effectives sur certains territoires français, le Val d’Oise débute.
Nous espérons qu’un échange de savoir-faire s’opèrera
entre territoires afin de s’enrichir mutuellement.
43ÈME ATELIER DE LA DIHAL : « L'HABITAT PARTAGÉ : UNE FORME
ALTERNATIVE AUX DISPOSITIFS D'HÉBERGEMENT ET DE LOGEMENT »
Le développement d’initiatives de logements partagés
offre des solutions complémentaires aux traditionnels
hébergements collectifs en proposant aux usagers un
cadre plus souple, mêlant les avantages de la vie en collectivité (développement du lien social) tout en offrant aux
résidents la possibilité de s’approprier un espace personnel et de s’inscrire en ces lieux sur le long-terme.
Cette forme d’hébergement permet d’accompagner des
publics très différents.
Deux des études de cas portaient sur un habitat partagé
destiné à des personnes en souffrance psychique et/ou
subissant d’importantes addictions et/ou sortante de prison (structure de type « famille-gouvernante » de l’UNAF,
et Dispositif d’Accompagnement et de Proximité de l’Eure
(DAPE) de l’association l’Abri). Un troisième dispositif accueille à la fois des individus orientés par les SIAO mais
aussi des « colocataires volontaires » qui sont souvent des
étudiants et/ou de jeunes actifs n’ayant jamais connu une
trajectoire de sans-domicile (APA : Association Pour l’Amitié). Une quatrième structure est spécialisée dans la prise
en charge des réfugiés politiques (dispositif géré par
France Terre d’Asile).
Le statut de l’habitat et les types d’accompagnements
associés à ce mode d’habitat varieront grandement d’un
dispositif à un autre.
Certains dispositifs se rapprocheront davantage d’un ac-
compagnement pluridisciplinaire (au sein duquel le secteur psychiatrique et psychologique a une place centrale)
avec une présence quotidienne de professionnels sur
place (ceux-ci vivant dans certains cas parmi les usagers),
comme cela peut être le cas des structures de type
« famille-gouvernante » ou encore du DAPE. Pour d’autres
structures, tel que l’APA, l’insertion passera surtout par le
développement d’un lien social avec des colocataires volontaires et l’usage de la vie en collectivité comme tremplin vers l’autonomisation. Pour ces trois dispositifs il
s’agira de stabiliser l’usager sur du long-terme, voire du
très long terme (dans certains cas, aucune limite concernant le temps de prise en charge), afin qu’il ait le temps
d’aller à son rythme. Une des contreparties étant le paiement d’un loyer allégé et donc l’inscription dans un logement intermédiaire. Dans le cas de la structure destinée
aux réfugiés politiques, la formule se rapproche d’un hébergement d’insertion puisque l’usager ne paye qu’une
participation financière de 10% et que son temps d’occupation sera plus limité (taux de rotation de 88% au cours
de l’année 2015).
Nous relevons donc que ces dispositifs présentent l’avantage d’être particulièrement malléables, et de fait adaptable aux besoins de différents types de public. De plus,
une des conclusions de ce 43ème atelier de la DIHAL est
que l’habitat partagé est un support se révélant plus économique que la plupart des dispositifs actuels.
MARS 2 016
TR IB UNE LIBRE ◄
PAGE 5
TRIBUNE LIBRE
PRÉSENTATION DES CENTRES DÉPARTEMENTAUX DE DÉPISTAGE ET DE SOINS
PAR LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DU VAL D’OISE
Le service des actions de santé,
c’est :
Un service rattaché à la Direction Prévention Santé
du Conseil Départemental du
Val d' Oise
Au niveau central : un service « Actions de santé » composé
d'un médecin chef de service, d'un bureau administratif et
comptable, d'une équipe dédiée au dépistage systématique
de la tuberculose.
Au niveau local : 4 CDDS (Centres Départementaux de Dépistage et de Soins), situés à Argenteuil, Cergy, Eaubonne et
Garges-lès-Gonesse. Le personnel des CDDS est composé de
médecins, responsables, infirmières, psychologues, secrétaires.
Le Service des Actions de Santé assure des missions par délégation de compétence avec l’État :
de son environnement socio-professionnel ainsi que la délivrance de médicaments anti tuberculeux.
► De lutte contre les Infections Sexuellement Transmissibles et le VIH (CeGidd - Centres Gratuits d'Information, de Diagnostic et de Dépistage),
Les CDDS de Cergy, d'Argenteuil et de Garges-lès-Gonesse
accueillent tout public et proposent des consultatives nominatives ou anonymes. Le centre de Cergy est pilote du CeGidd
pour le département et les centres d'Argenteuil et de Gargeslès-Gonesse en sont des antennes. Une antenne supplémentaire existe à l’hôpital de Gonesse.
Les CeGIDD ont pour missions la prévention, le dépistage, le
suivi et le traitement des Infections Sexuellement Transmissibles, du VIH et des hépatites B et C. Ils proposent des entretiens individuels et confidentiels, un accueil anonyme, des
consultations médicales, des prescriptions d’examens biologiques et de médicaments, des vaccinations contre l’hépatite
B. Ils accompagnent les patients dans la recherche des soins
appropriés.
► De lutte contre le cancer,
Le Conseil départemental cofinance, avec la Caisse Primaire
d'Assurance Maladie (CPAM) et l’État, l'association Prévention et Santé en Val d' Oise (PSVO) qui coordonne les campagnes de dépistage du cancer du sein et du cancer colorectal. L'association assure toute l'organisation des campagnes
au niveau du département du Val d'Oise.
PSVO invite gratuitement toutes les femmes de 50 ans
à réaliser une mammographie bénéficiant d'une double lecture : Dépistage Organisé du Cancer du Sein.
Ainsi que tous les hommes et femmes de 50 ans, à faire un
test de recherche de sang dans les selles. Ce test disponible
uniquement chez son médecin traitant est à effectuer chez
soi tous les 2 ans : Dépistage Organisé du Cancer Colorectal.
PSVO participe également à la sensibilisation et à l'information des habitants du Val d' Oise, à la formation des professionnels de terrains et santé, assure le suivi des dépistages et
bien d'autres missions pour mener à bien ces campagnes.
► De vaccination,
Les CDDS organisent des séances de vaccination gratuites
pour tout public à partir de 6 ans et pour tout vaccin recommandé dans le calendrier vaccinal.
► De lutte contre la tuberculose (CLAT - Centres de
Lutte Anti-tuberculose),
Dès information du service par signalement ou déclaration
obligatoire, les équipes des CDDS réalisent une « enquête
autour d’un cas » de manière à identifier les sujets ayant été
en contact étroit et prolongé avec la personne malade. Ces
enquêtes aboutissent à la réalisation de dépistages familiaux
ou collectifs (en établissement scolaire, en milieu professionnel, en établissement pour personnes âgées…).
Des consultations médicales sont proposées dans les CDDS
par des médecins pneumologues. Les CDDS assurent la prise
en charge et le suivi médico-social du malade, de sa famille et
Le service des Actions de santé a également en charge le
parcours santé des bénéficiaires du RSA.
Les infirmiers(ières) des 4 CDDS reçoivent depuis 2007 les
bénéficiaires du RSA dont les difficultés de santé constituent
un frein à l’insertion professionnelle et/ou sociale. Le parcours santé repose sur un diagnostic infirmier, un accompagnement vers les soins de droit commun, une possibilité
d’orientation vers des opérateurs spécialisés. Un médecin et
un psychologue peuvent également recevoir les bénéficiaires.
Enfin, ce service met en œuvre des actions d’éducation pour
la santé.
L’éducation pour la santé vise à donner des informations
générales ou ciblées, afin que l’individu se les approprie et
adopte un comportement sans risque pour sa santé et celle
de la collectivité.
Les équipes des quatre CDDS mettent en place des actions
d’éducation pour la santé auprès de publics tels que : public
dit en situation de précarité, collégiens, personnes handicapées, personnes âgées, étudiants… Ces actions peuvent être
ponctuelles ou s’inscrire dans la durée. Elles ont pour thèmes
la vie affective et sexuelle, les vaccinations, les Infections
sexuellement transmissibles, le VIH…
Retrouver toutes les coordonnées des Centres Départementaux de Dépistage et de Soins
sur le Répertoire des acteurs
sociaux du Val d’Oise sur le site
internet du SIAO 95 :
esperer-95.org
A GEND A ◄
Agenda
Les dates à retenir en avril...
Date
Heure
Objet
Lieu
29/03/2016
09:30
Comité de pilotage SDF (CA de Cergy-Pontoise)
CACP, Cergy
30/03/2016
09:30
Réunion FNARS / cabinet CRESS
FNARS, Paris
30/03/2016
13:30
Happening et conférence de Presse du Collectif des Associations Unies
Place du Palais Royal, Paris 1er
01/04/2016
09:00
Commission de Médiation DALO
DDCS, Préfecture de Cergy
01/04/2016
09:30
Groupe d'Apui National FNARS SIAO/115
FNARS, Paris
04/04/2016
09:30
Invitation table-ronde Logement social
Cergy
04/04/2016
14:00
Commission "Situations complexes"
DDCS
07/04/2016
14:00
Rencontre CCAS Argenteuil Bureau du Logement et SIAO
Mairie d'Argenteuil
12/04/2016
09:00
Coordination Territoriale du SIAO 95 «Les maux de l’héberge- Hôtel d'agglomération CP
ment et du logement accompagné en Val d’Oise»
(Salle Hubert Renaud)
12/04/2016
14:00
Coordination Territoriale du SIAO 95 «Les maux de l’héberge- Lycée Romain Rolland de Goussainville
ment et du logement accompagné en Val d’Oise»
(Amphithéâtre)
13/04/2016
09:00
Coordination SDF
Les cascades
14/04/2016
14:00
PDALHPD : Action D2 Dispositifs H/L et fluidité des parcours
DDCS
15/04/2016
09:00
Commission de Médiation DALO
DDCS, Préfecture de Cergy
15/04/2016
09:30
PDALHPD "action transversale : le guide…"
DDCS
18/04/2016
10:00
Rencontre Restos du Cœur et SIAO (AMH)
SIAO, Pontoise
20/04/2016
10:00
Rencontre CDDS Cergy et SIAO
Cergy
26/04/2016
09:00
Rencontre Mme Courtin (CACP) et SIAO
SIAO, Pontoise
29/04/2016
09:00
Commission de Médiation DALO
DDCS, Préfecture de Cergy
COORDINATION TERRITORIALE DU SIAO VAL D’OISE : 12 AVRIL 2016
« LES MAUX DE L’HÉBERGEMENT ET DU LOGEMENT ACCOMPAGNÉ EN VAL D’OISE »
Le SIAO Val d’Oise a le plaisir de vous inviter à ses coordinations territoriales du mardi 12 avril 2016 : « Les maux de
l’hébergement et du logement accompagné en Val d’Oise »
La tension s’exerçant sur le secteur de la veille sociale et de
l’hébergement-logement rend de plus en plus complexe l’accès des personnes à une solution adaptée, que celle-ci relève
de l’hébergement, du logement adapté ou du droit commun.
Plus de cinq ans après la mise en œuvre du SIAO, et outre
l’absence ou le manque de place disponible, l’articulation
entre l’offre et la demande vous semble-t-elle aujourd’hui
acquise ? Il semble nécessaire que les acteurs concernés
puissent débattre autour de leurs difficultés et des axes
d’améliorations entrevus, chacun de sa place dans le parcours des personnes : de la constitution d’une demande/
évaluation sociale jusqu’à leur l’orientation vers une place
d’hébergement/logement, en passant par la gestion de
l’attente.
À partir des constats d’observation sociale du SIAO pour
l’année 2015, nous convierons autour de la table des représentants : de structures de premier-accueil (prescripteurs),
et des gestionnaires de structures d’hébergements, de résidences de logements accompagnés ou adaptés, afin d’échanger avec vous, présents dans la salle !
L’inscription à l’une de ces deux demi-journées est accessible
en cliquant ici.
► Mardi 12 avril 2016 à 9h00, à Hôtel d’Agglomération de
Cergy-Pontoise, Salle Hubert Renaud (Parvis de la Préfecture, à proximité de la Gare de Cergy Préfecture)
Parvis de la Préfecture, 95027 Cergy
► Mardi 12 avril 2016 à 14h00, au Lycée Romain Rolland
de Goussainville, amphithéâtre du lycée
21 chemin Montmorency, 95190 Goussainville
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