close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

5 avril 2016 - OFI Asset Management : Flash Marchés

IntégréTéléchargement
FLASH
MARCHÉS
MARS 2016
Achevé de rédiger le 30/03/16
BREXIT : BEAUCOUP DE BRUITS, DE RISQUES MULTIPLES
POUR UNE ABSENCE DE GAIN
CONTEXTE GÉNÉRAL
Alors que la question de la sortie du
Royaume-Uni de l’Europe doit être soumise
aux électeurs britanniques le 23 juin 2016,
les récents sondages affichent un score très
serré. Une telle éventualité n’étant pas un
cas improbable, il convient d’essayer d’en
étudier les conséquences économiques et
financières. Il s’agit toutefois d’un exercice
compliqué car peu d’exemples historiques
présentent un tel cas de figure. De même,
si le Royaume-Uni choisit de rester dans
l’Union, nous pouvons nous interroger sur
l’impact que cela aura, à moyen/long terme,
sur l’industrie financière suite à l’accord
trouvé lors du Conseil européen des 18 et
19 février derniers.
ÉCoNomiE
En cas de sortie du Royaume-Uni, l’avenir
dépendra des futurs traités d’échanges de
biens et de services qui seront signés par
la suite. Il y a de ce fait deux cas de figure
extrêmes. Le plus favorable est celui où l’on
reste dans « l’esprit de la situation actuelle »,
favorable au libre-échange, avec au final peu
de conséquences par rapport à aujourd’hui.
Inversement, une situation commerciale
plus tendue aurait des conséquences très
négatives.
Les études sur ce thème donnent des estimations assez larges. Selon que la sortie
soit « soft » ou plus dure, les impacts
potentiels sur le PIB du Royaume-Uni vont
de - 0,6 à - 3 %, nonobstant le fait que le
Royaume-Uni « paye une cotisation » à
l’Europe de l’ordre de 0,5 % de son PIB
chaque année.
En cas de sortie de l’Union européenne, le
gain net pour le Royaume-Uni serait donc
négatif ; le gain sur les cotisations étant
fortement contrebalancé par les manques à
gagner de toutes natures auxquels le pays
aurait à faire face.
Pour l’Union européenne, l’absence de cotisations anglaises devrait être plus ou moins
compensée par les autres pays. Mais inversement, les pays cotisants perdraient un libre
accès à un grand marché de consommation…
Cet impact est variable selon les pays mais,
d’après ceux qui ont étudié la question, cela
pourrait coûter de 0,1 à 0,3 % de PIB et une
« sur-cotisation » de 2,5 milliards d’euros à
l’Allemagne…
À terme, le Royaume-Uni pourrait perdre
davantage selon l’issue des négociations,
notamment une partie des activités de la
place financière de Londres au profit de
Francfort, Luxembourg ou Paris.
Au final, le PIB de l’Europe serait revu à la
baisse de quelques dixièmes de points de
base dans un premier temps.
Le cas extrême serait celui de la fin du
mécanisme de l’euro. Ce choc très important
n’a pas été vraiment calculé par les économistes de la place, tant ce scénario semble
peu probable. Dans ce cas de figure, la
zone Euro ferait face à un choc ponctuel de
récession importante, qui serait suivi par une
phase de reprise de nature différente dans
chaque pays selon l’évolution de leurs nouvelles monnaies. Par exemple, l’Allemagne
pourrait souffrir d’un « nouveau Mark » fort
alors que la France serait vraisemblablement
dans une situation intermédiaire.
mARChÉs : CRisE, mAis PoNCTuEllE
Comme à chaque fois, en cas de crise de
la zone Euro ou de l’Europe (SME…), le choc
serait violent mais ponctuel ainsi que le
montre la crise dite « des dettes souveraines »
de septembre 1992 ou de 2011. En cas de
sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne,
il y aurait probablement une agitation importante sur les marchés, qui se caractériserait par :
• Une Banque d’Angleterre active pour chercher à calmer d’éventuels mouvements
de capitaux et une BCE qui reviendrait sur
le thème de la défense de l’euro comme
devise incontournable.
• Un « flight to quality » avec une détente
des taux « allemands » dans une logique
de « déconstruction » européenne et donc,
« re rating » des spreads souverains en
zone Euro selon la qualité intrinsèque de
chaque pays. Cette situation se traduirait
par un écartement des spreads avec une
mise en évidence de la fragilité de la signature française qui bénéfice actuellement
de la politique de la BCE et de la taille
importante de son marché, sans la mériter
forcément, au regard de la faiblesse des
réformes structurelles mises en œuvre
et du niveau de la dette. Nous pourrions
donc observer un écartement de plus de
250 points de base des spreads des pays
22, rue Vernier 75017 Paris - FRANCE • Tél. : +33 (0)1 40 68 17 17 • Fax : +33 (0)1 40 68 17 18
FLASH MARCHÉS
perçus comme fragiles, dont la France
ferait partie, comme lors de la crise de 2011
qui s’était caractérisée par un écartement
des spreads sur les pays périphériques.
Nous pensons toutefois que l’euro survivrait à cet événement. Cet écartement
violent serait très fort durant une à deux
années, mais les choses se normaliseraient
progressivement une fois de plus avec un
« sauvetage » très probable de la monnaie
unique.
• Une correction des marchés actions européennes, car la bonne santé économique
s’accommode mal d’entraves au libreéchange. Il y aurait donc probablement
une violente correction boursière en cas
de « Brexit ». Nous pouvons envisager un
ordre de grandeur de 20 %, comparable à
la correction observée lors de la phase
« d’explosion » du SME (ancêtre de l’euro) en
1992. Le marché anglais souffrirait sans
doute un peu plus et principalement sur la
partie Smid caps, avec une correction
envisageable de l’ordre de 25 %.
Dans tous les cas de figure, le Brexit ne sera
pas une bonne nouvelle. Jusqu’au 23 juin,
cette hypothèse sera génératrice de volatilité
sur les marchés et sur les prix des actifs risqués.
Après, il est difficile d’imaginer bien pire.
Cela dépendra de la nature des négociations
futures et, de ce point de vue, nous pouvons
faire confiance aux britanniques pour ne
pas hypothéquer l’avenir en matière de
« business ».
En cas de maintien dans l’Union européenne,
il ne faut pas s’attendre non plus à une réaction euphorique. La Livre retrouverait, tout
au plus, son niveau de prix abandonné ces
dernières semaines (hausse de l’ordre de
10 % vis-à-vis de l’euro). Les mouvements
sur les marchés boursiers et de crédits ne
seraient plus influencés par cette thématique.
À moyen et long terme, au regard des
accords gouvernementaux de mi-février, la
place financière de Londres verrait son rôle
et son influence renforcés en qualité de
centre européen de la finance ; la consolidation en cours des infrastructures de marché
en étant la démonstration.
DEsCRiPTiF DE NoTRE sCÉNARio BREXiT
• Actions zone Euro : - 20 %
• Actions anglaises : - 25 %
• Bund 10 ans : – 50 pb ; mouvement parallèle
de la courbe des taux
• Spread des souverains : + 150 pb sur l’Italie,
l’Espagne et le Portugal par rapport à
l’Allemagne
• Spread Corpo Investment Grade Core :
+ 50 % d’écartement sur la base des spreads
actuels
• Spread Corpo Investment Grade Périphérique (Italie, Espagne) : + 100 pb et + 50 %
des spreads en plus des 150 pb sur le souverain périphérique
• Spread Corpo High Yield Core : + 35 % des
spreads de crédit sur la base des spreads
actuels
• Spread Corpo High Yield Périphérique
(Italie, Espagne, Portugal) : + 100 pb et
+ 35 % des spreads en plus des 150 pb sur
le souverain périphérique
• Bancaire Senior : + 50 pb par rapport à
l’écartement des spreads corporates
• Bancaire Sub : rajouter + 150 pb à ce qui
est fait sur les spreads corporates
• EUR/USD : baisse de l’euro de 10 %
• EUR/GBP : baisse du GBP de 15 %
s’il n’est pas possible de se prononcer
aujourd’hui sur une probabilité du Brexit,
nous avons souhaité, avec cette étude
d’impact, partager le scénario que nous
avons imaginé s’il se produisait. Cette
appréciation de la situation est un exercice
théorique car ce cas de figure ne s’est
jamais présenté.
Jean-Pierre GRIMAUD,
Directeur Général
Suivez-nous !
Ce document à caractère promotionnel est destiné exclusivement à des clients professionnels/non professionnels
au sens de la Directive MIF. Il ne peut être utilisé dans un but autre que celui pour lequel il a été conçu et ne
peut pas être reproduit, diffusé ou communiqué à des tiers en tout ou partie sans l’autorisation préalable et
écrite d’OFI Asset Management.
Aucune information contenue dans ce document ne saurait être interprétée comme possédant une quelconque
valeur contractuelle. Ce document est produit à titre purement indicatif. Il constitue une présentation conçue
et réalisée par OFI Asset Management à partir de sources qu’elle estime fiables.
OFI Asset Management se réserve la possibilité de modifier les informations présentées dans ce document à
tout moment et sans préavis et notamment en ce qui concerne la description des processus de gestion qui ne
constitue en aucun cas un engagement de la part de OFI Asset Management.
OFI Asset Management ne saurait être tenue responsable de toute décision prise ou non sur la base d’une
information contenue dans ce document, ni de l’utilisation qui pourrait en être faite par un tiers.
Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale et conformément aux conventions signées par la
France, OFI Asset Management exclut des fonds qu’elle gère directement toute entreprise impliquée dans la
fabrication, le commerce et le stockage de mines anti-personnel et de bombes à sous munitions.
OFI Asset Management - Société de gestion de portefeuille – RCS Paris 384 940 342 – 22, rue Vernier 75017 Paris
Agrément COB n°GP 92-12 – Société Anonyme au capital de 42 000 000 euros.
22, rue Vernier 75017 Paris - FRANCE • Tél. : +33 (0)1 40 68 17 17 • Fax : +33 (0)1 40 68 17 18
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
4
Taille du fichier
112 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler