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Bulletin n° 3 avril 2016 - Aide à l`Eglise en Détresse

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N° 3 · mars/avril 2016
Afgiftekantoor
Leuven Masspost
Huit numéros par an
© Grzegorz Galazka
www.egliseendetresse.be
Le Salut est dans
l’Église : avec le
Pape François,
ouvrir la porte à
la Miséricorde.
La fête de Pâques est appelée « la fête des
fêtes », car sans la Résurrection, notre prédication serait vaine, et vaine aussi notre
foi (cf. 1 Cor 15,14). Si le Sauveur n’était
pas vivant, il n’y aurait pas non plus de
Rédemption, pas de vie chrétienne. « Il
faudrait que ses disciples aient davantage
l’air d’être sauvés pour que je
croie en leur Sauveur», raillait
Nietzsche. Mais nous célébrons justement Pâques pour
vivre en « sauvés ». Et le Pape
François nous a aussi donné
l’Année de la Miséricorde afin
que la Rédemption nous illumine le
cœur et le visage. C’est aussi le sens profond de l’indulgence du Jubilé que nous
obtenons lorsque nous passons par la
« Porte Sainte », dans les églises du Jubilé
de nos diocèses, ou lorsque nous accomplissons une œuvre de miséricorde.
Mais il n’y a que peu de gens qui s’intéressent aux indulgences. En raison des
nombreux abus qui ont malheureusement
existé au cours de l’histoire, ce grand don
a été discrédité. Cependant, quelle est la
profonde et belle vérité des indulgences ?
Même si tous nos péchés sont pardonnés
« La vraie révolution,
celle qui transforme
radicalement la vie, c’est
Jésus Christ qui l’a
accomplie à travers sa
Résurrection. »
Pape François, aux participants au Congrès ecclésial
du diocèse de Rome, le 17 juin 2013.
lors de la confession, leurs conséquences
demeurent tout de même. Ces conséquences négatives infligées à soi-même
sont appelées, de manière quelque peu
trompeuse, les « peines temporelles ». Il
s’agit là surtout de mauvaises habitudes et
d’attachements égoïstes. Pour les perdre
ou s’en guérir, l’Église nous offre l’indulgence plénière, tirée du trésor des grâces
état d’esprit de repentir avec le désir de
faire plaisir à Dieu que notre âme peut
éprouver la guérison et la sanctification.
Chers amis, en point d’orgue de l’octave
de Pâques, nous célébrons le Dimanche de
la Miséricorde Divine, également associé
à l’indulgence plénière. Jésus lui-même a
dit à Sœur Faustine : « En ce jour, les
entrailles de ma Miséricorde
sont ouvertes. Je déverse tout
un océan de grâces sur les
âmes qui s’approcheront de la
source de ma miséricorde.
Toute âme qui se confessera et
communiera, recevra le pardon
complet de ses fautes et la remise de leur
peine ». En cette année du Jubilé, puisse
le Dimanche de la Miséricorde devenir la
« fête des fêtes », afin que nous apportions
au monde, d’un cœur brûlant, la joie de la
Résurrection.
Puisse le dimanche de
la Miséricorde devenir
la fête des fêtes !
du Christ et des mérites des Saints. Pour
cela, nous devons remplir les conditions
suivantes : s’être confessé et avoir communié, prier aux intentions du Pape et
accomplir un acte de charité, par exemple
se rendre dans une église du Jubilé. Une
cinquième condition, qui est malheureusement souvent oubliée, est particulière- Je vous bénis avec gratitude
ment importante pour que la grâce soit
efficace. C’est l’intention ferme, la décision intérieure de se détourner du péché et
de vouloir s’améliorer. C’est pourquoi on
ne peut obtenir « automatiquement » des
indulgences ni à titre onéreux ni par des
P. Martin M. Barta
exercices religieux. Ce n’est que dans un
Assistant ecclésiastique
1
cu
Persé
t io n
dans un environnement hostile
© Andrzej Polec
Oasis d’amour
Le presbytère de Khartoum :
maison de confiance,
de prière et de repos.
Le christianisme est la religion la plus persécutée au monde. Plus de 100
millions de chrétiens souffrent de la violence, de l’oppression et de déplacements forcés. Le Soudan se situe en tête des listes internationales sur
les persécutions et exterminations des chrétiens.
Conformément à l’article 5 de la Constitution
du Soudan, la charia est la source de la législation et de la jurisprudence. Les minorités
religieuses, en particulier chrétiennes, sont
exposées à l’arbitraire du régime islamiste.
Les bâtiments ecclésiaux et les terrains qui ne
sont plus utilisés peuvent à tout moment
devenir la propriété de l’État. En outre, il n’est
pas délivré de permis de construire pour de
nouvelles églises. Les églises et leurs prêtres
sont surveillés par les services secrets. La
catéchèse et l’enseignement scolaire sont
soumis à l’arbitraire, un sentiment de vulnérabilité et de peur accompagne constamment
les prêtres.
Face à la Croix : les évêques guident
le peuple des fidèles.
Dans cette atmosphère, il est vital de ressentir
la solidarité des chrétiens de la planète – mais
plus encore la communion entre eux. Les
prêtres des 27 paroisses de l’archidiocèse de
Khartoum ont besoin d’un endroit où pouvoir
parler ouvertement et échanger sur leur travail,
ainsi que sur leurs perspectives, leurs succès
et leurs problèmes pastoraux. Un endroit où
ils recevront des conseils et seront reçus à bras
ouverts, et où ils rencontreront de l’affection
et de la compréhension. Une maison dans laquelle ils puissent prier, réfléchir et faire des
projets, où ils puissent approfondir leurs
connaissances théologiques et discuter de
l’application pastorale de celles-ci. En bref, ils
ont besoin d’une maison de prière pour se reposer spirituellement et psychologiquement.
Cette maison existe. C’est là que vont les
prêtres du Soudan et du Sud-Soudan. C’est
une maison de l’unité. Mais elle est vieille et
délabrée. Ses murs fissurés, les trous dans sa
toiture et ses portes déformées témoignent de
son utilisation intensive et de l’urgence de la
rénover. Aucun permis de construire n’est
pour cela nécessaire, il faut juste de l’argent.
Nous avons promis 10 400 euros pour que
cette oasis d’amour, d’unité et de repos puisse
continuer son action dans cet environnement
hostile.
•
Pour la mission en Chine
Au début, ils n’étaient que quelquesuns, puis une poignée et maintenant
ils sont plusieurs centaines. Aucune
autre religion ne se développe aussi
vite que le christianisme dans l’Empire du milieu – malgré une oppression continue. Désormais, plus de
100 millions sur le 1,3 milliard de Chinois sont chrétiens.
rité. Leur désir le plus cher est d’avoir
une chapelle plus grande, ou mieux encore,
une église. Ils pourraient s’y agenouiller devant le Seigneur, y prier, chanter et célébrer
ensemble la messe. Actuellement, ils se
réunissent en différents endroits, dans des
familles ou dans des maisons vides. Mais
ces espaces sont devenus trop petits pour
la communauté et empêchent sa croissance.
Le désir secret de la paroisse est que leur
Quelque part dans l’immensité de la Chine église devienne un Centre missionnaire. Car
vivent et prient nos amis, que nous ne pou- malgré les persécutions plus ou moins subvons pas nommer pour des raisons de sécu- tiles, tout le monde sait que les chrétiens sont
2
La lumière de la Foi : les jeunes Chinois
misent sur un avenir avec Dieu.
un élément de stabilisation de la société, ce
qui explique pourquoi la Chine athée ferme
aussi parfois les yeux. Nous avons promis
28 500 euros pour la construction de l’église,
cœur du futur centre missionnaire.
En cas de surplus, votre don ira à un projet similaire permettant de poursuivre le travail pastoral de l’AED.
•
cu
Persé
t io n
© Magdalena Wolnik
La liberté bafouée des chrétiens
Nord-Cameroun – La Rédemption par la Croix : liturgie du Vendredi Saint.
L’article 18 de la déclaration des droits de l’homme définit la liberté de religion comme un droit qui implique « la liberté de changer de religion ou
de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction
seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, la pratique, le culte et l’accomplissement des rites ».
Dans la plupart des pays islamiques, cette
déclaration s’applique sous réserve de la
charia. Il n’est pas rare que la liberté religieuse soit bafouée. Certains islamistes
radicaux considèrent même que seules la
charia et les paroles de combat du Coran
sont valables. C’est le cas du groupe terroriste Boko Haram au nord-est du Nigeria.
Il meurt en moyenne huit personnes par
jour, surtout des chrétiens, du fait de la violence de ce groupe terroriste islamiste.
humains pour que la population reste au
pays et pour lui fournir une aide spirituelle
et humanitaire. Mais il n’y a pas assez
d’écoles, la peur règne. La faim et le chômage poussent beaucoup de jeunes à fuir,
voire à rejoindre Boko Haram.
C’est un appel au secours que Mgr Ateba
nous adresse. Il demande des offrandes de
messe pour ses prêtres, il demande une aide
à la survie pour ses 30 séminaristes et ses
20 familles de catéchistes. Ils sont ses
Depuis deux ans et
forces d’amour, ils
demi, Boko Haram
sont
ses ambassaMessagers de l’amour
fait rage aussi dans le
deurs du courage et
nord du Cameroun. contre la faim, la peur et de la confiance, de
Cela concerne en
l’humanité et de la
Boko Haram.
particulier les diocharité. Ce sont ses
cèses de Maroua-Mokolo et Yagoua, dont armes contre la peur et la terreur. Les transla terre ne donne de toute façon même pas ports sont un gros problème. Pour ses prêle nécessaire pour vivre, en raison des tres et catéchistes, il a besoin d’une voiture
conditions climatiques et économiques. et d’un financement pour l’essence. Les
C’est un martyre silencieux. « Ce qui s’est distances entre les paroisses sont grandes,
passé à Paris avec les attentats, arrive et les malades ont besoin d’avoir rapidepresque tous les jours chez nous, mais per- ment leurs médicaments. Nous avons prosonne n’en parle », explique Mgr Bruno mis une aide pour sa liste de besoins
Ateba, évêque du diocèse de Maroua-Mo- urgents. L’humanité de son équipe rend
kolo. Lui et ses prêtres font des efforts sur- plus acceptable l’oubli du monde.
Pakistan – Prier pour les victimes de
la violence et pour la paix.
Les chrétiens du Pakistan vivent aussi
sous la menace permanente des fanatiques.
Il y a à peine un an, deux kamikazes ont
commis un attentat contre l’église Saint
Jean de Youhanabad, dans le diocèse de
Lahore. 17 personnes ont été tuées, 80
blessées. Ce n’est que grâce à l’intervention magnanime de jeunes agents de sécurité, qui y ont laissé la vie, qu’une
catastrophe plus grave et plus sanglante a
pu être évitée. Depuis lors, de nombreuses
familles de victimes mènent leur existence
dans une détresse absolue, d’autres continuent à souffrir de leurs blessures. Ce sont
les victimes oubliées des persécutions antichrétiennes. On peut craindre que de tels
événements ne se reproduisent à la Pentecôte ou n’importe quel dimanche. C’est
pourquoi la vidéo-surveillance aux entrées
de l’église doit être renforcée. Nous avons
promis 10 000 euros pour cela. Il faut que
les fidèles puissent à nouveau prier et méditer d’un cœur apaisé et sans avoir peur,
sur ce qu’écrit leur Saint patron, l’évangéliste Jean : « la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jn 1,17).
En cas de surplus, votre don ira à un projet similaire permettant de poursuivre le travail pastoral de l’AED.
•
3
n c il
Réco
ia t io n
Plus que de la tolérance
Le Pape François demande : Combien
aimes-tu ? Comment est ta foi ? » Sa
réponse : « Je crois autant que j’aime »,
car « l’amour est la mesure de la foi ».
La caractéristique des chrétiens, des persécutés et des opprimés est d’avoir
l’amour comme critère. C’est pourquoi, ils
sont toujours prêts à la réconciliation, ou
devraient l’être. Et si cela semble humainement impossible, alors il faut des gens
pour rappeler qu’avec Dieu, rien n’est
impossible.
Au Burundi, un petit pays dont les ethnies
hutu et tutsi avaient été prises dans le tourbillon du génocide rwandais, une jeune
communauté rappelle ce critère de la foi.
Elle s’appelle « Nouvelle vie pour la
réconciliation » et attire surtout les jeunes.
« La réconciliation se développe à partir
du pardon », dit l’archevêque de Gitega,
Mgr Simon Ntamwana, qui a fondé cette
œuvre apostolique. Tous les catholiques de
l’Église peuvent en faire partie, qu’ils
Burundi – Tout pour la réconciliation :
les novices construisent leur maison.
4
« Nous sommes tous frères », dit le Pape François lors de sa visite au Centre
de la jeunesse.
soient consacrés ou laïcs. L’œuvre de ré- et même leur a donné cette mission :
conciliation compte actuellement trois « Travaillez tous ensemble pour la paix.
prêtres, quatre religieux et une douzaine Musulmans, juifs, orthodoxes, cathode novices. Jusqu’à une époque récente, liques et fidèles d’autres religions, nous
les novices étaient sans abri. Avec d’au- sommes tous frères. Faites la paix, ne
tres, ils ont construit une maison compo- permettez pas que quoi que ce soit désée de petites chambres et d’une chapelle. truise notre unité et notre fraternité ! »
Pour l’instant, ça va. Mais les chambres Cette mission est en quelque sorte
sont vides. Il n’y a plus d’argent pour les l’ADN de ce Centre. L’Église aurait
pu s’accommolits, les matelas,
les chaises, les ta« Travaillez tous ensemble der d’être une petite minorité qui
bles, les armoires,
pour
la
paix
!
»
ne dérange perles étagères. Ils
sonne. Mais la
nous demandent
4 141 euros pour acheter de quoi équiper pusillanimité n’est pas à la mesure des
modestement les chambres des novices. chrétiens. Le Cardinal Vinko Puljic pense
Les jeunes hommes doivent pouvoir y étu- à l’avenir et construit, avec les jeunes, des
dier et parfois s’y retirer pour réfléchir ponts entre les peuples et les religions. Le
dans la prière aux nombreux projets et Centre de la jeunesse Saint Jean-Paul II
missions de réconciliation dans leur pays. en est l’un des principaux piliers. Les
Nous avons dit oui, car l’amour a jeunes y apprennent plus que la tolérance,
besoin d’un espace (meublé) d’intériorité. ils apprennent à se réconcilier. Et ils
apportent leur aide là où ils peuvent.
Le Centre de la jeunesse à Sarajevo Cependant, des professionnels sont né(Bosnie-Herzégovine) constitue un projet cessaires pour la troisième phase des trade réconciliation majeur. La troisième et vaux (pour les plâtres, l’électricité, les
dernière phase de travaux est en cours, escaliers, etc.). Le coût total s’élève à
mais le Centre fonctionne déjà. Peu avant 1,5 million d’euros. Nous avons promis
l’ouverture, le Pape François y a rencontré 200 000 euros pour l’avenir de la récondes milliers de jeunes. Il leur a demandé, ciliation.
En cas de surplus, votre don ira à un projet similaire permettant de poursuivre le travail pastoral de l’AED.
•
S y r ie
Un petit
espace de paix
Aucun lieu n’est sûr en Syrie. Mais
dans certaines villes, il y a moins de
voitures piégées qui explosent, ou
d’attentats-suicide sur les marchés
ou devant les administrations.
La vie normale n’existe pas en Syrie. Mais
dans certains endroits, on a encore de
l’eau au robinet, du courant électrique.
On peut même trouver de la nourriture et
des médicaments ; il existe aussi des endroits où les professeurs expliquent le
monde à leurs élèves. Homs est redevenue
un tel endroit. Des chrétiens aussi y
vivent. Et ils veulent y rester. Le Père jésuite Sammour Nawras prend soin d’eux.
Il est aumônier, architecte, enseignant, infirmier, chauffeur, électricien, livreur et
encore beaucoup plus. Il organise la survie. « Les gens veulent un peu de normalité », dit-il, « un peu de paix, ici à Homs,
dans leur patrie ».
Ils trouvent ce petit espace de paix dans
le panier mensuel de nourriture que le
Père Sammour distribue à 400 familles,
grâce à vous. Car les boîtes de thon, les
Le Père Sammour avec ses protégés :
« Ici, à Homs, nous sommes chez nous ».
« Je suis petit,
de Jésus mon cœur est rempli,
c’est sa maison à lui. »
paquets de spaghettis, le sucre, le fromage,
la farine et le thé apportent aussi un peu
d’amour dans les maisons bombardées.
450 autres familles trouvent un peu d’espoir de paix dans les allocations sans lesquelles ils ne pourraient pas payer leurs
loyers. 500 autres chrétiens reçoivent
votre aide sous forme de médicaments
sans lesquels certains ne survivraient
pas. En effet, les médicaments et la nourriture sont presque inabordables. 10 des 16
hôpitaux de la région de Homs ne sont
L’aide alimentaire à Homs : « pour les plus petits de mes frères et sœurs ».
plus en état de fonctionner, les autres
sont bondés. Cela fait cinq ans qu’il est
devenu dangereux d’aller à l’école ou à
l’université. Grâce à vous, 600 étudiants
peuvent désormais utiliser des moyens de
transport assez sûrs sans lesquels ils
n’iraient pas dans leurs écoles ou institutions.
Le Père Sammour organise toutes ces
petites aides concrètes, et c’est leur
somme qui donne aux paroissiens chrétiens la force de ne pas vouloir quitter
Homs, leur ville natale. Avec l’équivalent
de 65 euros par personne, nous aidons le
Père Sammour et ses paroissiens à
résister à la persécution antichrétienne, à
la haine des fanatiques, aux calculs et à
l’indifférence des autorités. Ce sont les
chrétiens qui se dressent entre les troupes
gouvernementales et les rebelles – en danger permanent d’être anéantis ou expulsés.
Mais ce sont eux qui portent dans leurs
cœurs les germes de la réconciliation.
Leur foi dans le Christ est la foi dans
l’amour et le pardon, et vos gestes de
solidarité donnent aux chrétiens de Homs
un espoir de paix. Ce pays écorché n’a besoin de rien de plus que de ces porteurs
d’espoir et d’amour.
En cas de surplus, votre don ira à un projet similaire permettant de poursuivre le travail pastoral de l’AED.
•
5
L’obole des Melkites
En Israël, les choses ne sont pas
faciles non plus pour les chrétiens.
Accablés par la pauvreté, souvent
regardés avec méfiance par les
Israéliens et méprisés par les
musulmans, ils tentent, par leur
exemple, de faire connaître la
Bonne Nouvelle aux hommes de bonne volonté en Terre Sainte. L’archevêque melkite catholique du diocèse d’Akka-Haïfa-Nazareth et de toute
la Galilée, Mgr Georges Bacouni (sur la photo avec le Pape), a exhorté les
fidèles de son diocèse à aider les autres chrétiens du Proche-Orient. Il a
organisé une quête dans ses paroisses pour alléger les souffrances des
croyants, frères et soeurs de la région. Il veut faire cela en lien avec l’Aide
à l’Eglise en Détresse. Ainsi, il est sûr que l’aide parviendra aux chrétiens
en détresse. Les pauvres aident de plus pauvres qu’eux. C’est comme
l’obole de la veuve : donner du peu de ce qu’on a. Merci pour la confiance
– c’est comme un appel : nous devrions multiplier cette obole.
Détresse, amour et gratitude – Vos lettres
24 heures sur 24 – année après année
Dans le journal de notre diocèse, je suis
tombé sur une annonce de l’Aide à
l’Eglise en Détresse. J’ai été immédiatement attiré par le bon travail qu’accomplissent les prêtres et les frères et sœurs
consacrés – 24 heures sur 24 – année
après année ! Ils travaillent dans des
conditions extrêmement dures et pénibles
et sont constamment confrontés au danger et à des urgences médicales. Dieu bénisse et encourage tous ces gens
désintéressés. Veuillez trouver ci-joint un
chèque de 1 000 dollars.
J’allais vous demander de prier pour une
intention particulière. Mais après avoir
vu les événements terribles qui frappent
ceux que Dieu a choisis – je n’ai pas le
moindre droit de demander votre prière.
Les temps que nous vivons sont extrêmement graves – partout dans le monde, des
chrétiens innocents sont abattus. Je prie
Jésus et sa sainte Mère qu’ils protègent,
guident et bénissent les enfants de Dieu
qui travaillent sans relâche pour Lui.
Un Bienfaiteur d’Australie
Un grand « fan »
Le monde est meilleur grâce à l’Aide à
l’Eglise en Détresse. Je suis un grand fan
de votre Œuvre.
Un Bienfaiteur du Brésil
Merci pour l’aide énergique
Merci beaucoup pour votre aide énergique
et pour vos nombreuses bonnes idées, qu’il
s’agisse d’aide pratique aux personnes en
détresse ou de la pastorale des petits.
Une Bienfaitrice d’Allemagne
Tous sensibilisés
Merci à l’Aide à l’Eglise en Détresse
d’être si proche de ceux qui souffrent en
ce moment au Proche-Orient. Cela nous
sensibilise tous et nous unit dans la prière.
Un Bienfaiteur d’Argentine
Aide à l’Église en Détresse a.s.b.l.
Abdij van Park 5, B-3001 Leuven,Tél. +32 (0)16 39 50 50, Fax +32 (0)16 39 50 60
Votre don : pour la Belgique :
IBAN : BE25 1960 0933 4182 et BIC : CREGBEBB. Pour un dégrèvement fiscal pour
un don à partir de 40 €, veuillez verser à l’Aide et Espoir a.s.b.l. sur le compte
IBAN: BE72 1960 1357 6116 et BIC : CREGBEBB.
Pour le Luxembourg :
IBAN : LU66 1111 0261 9404 0000 et BIC : CCPLLULL.
E-mail : info@egliseendetresse.be – Website : www.egliseendetresse.be
6
Johannes
Freiherr
Heereman,
Président du Conseil
exécutif
Chers amis,
Vous avez certainement déjà vu cela dans
certains films anciens ou historiques :
quand à midi les cloches sonnent, les
hommes et les femmes interrompent le
travail des champs et prient l’Angélus.
Aujourd’hui, le son des cloches est noyé
dans le bruit de la vie quotidienne. Mais
on peut toujours prier l’Angélus – ou
invoquer le Seigneur pour une intention
particulière.
De nos jours, hélas, il n’y a pas à chercher longtemps pour trouver des intentions de prière. Je fais partie d’une
chaîne de prière qui adresse au Ciel au
moins une fois par jour cette courte oraison pour nos frères et sœurs persécutés
de Terre Sainte, et surtout de Syrie et
d’Irak, berceaux du christianisme :
« Seigneur, aie pitié de la Terre Sainte et
donne-lui Ta paix ! »
On peut facilement «rattacher » cela à
l’Angélus, ce qui n’exclut pas de prier
encore plus, par exemple le rosaire, pour
nos frères dans la foi qui sont en
détresse. Mais savoir que l’on fait partie
d’une chaîne de prière regroupant plusieurs milliers de personnes, qui lancent
quotidiennement cette courte oraison
vers Dieu, renforce le sentiment de solidarité, donne du courage, et atteint forcément l'oreille bienveillante de notre
Père céleste.
Rédaction : Jürgen Liminski
Editeur responsable : Kirche in Not /
Ostpriesterhilfe,
Postfach
1209,
D-61452 Königstein – En Belgique :
Uma Wijnants, Abdij van Park 5,
B-3001 Leuven – P608135 – De licentia
competentis auctoritatis ecclesiasticae
– ISSN 0252-2519 – Printed in Belgium.
www.acn-intl.org
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