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Burger King permet aux restaurants convertis d

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N°60
Mercredi 6 Avril 2016
(exploitant de la franchise Burger King en France) avait
beaucoup de synergies à faire valoir tant au niveau des
achats qu’au niveau de son développement commercial.
C'est pour cela qu'il est entré en contact avec nous. Rien
qu'au niveau marketing, la notoriété de la marque Burger
King permet aux restaurants convertis d'enregistrer de
25 % à 50 % de croissance des revenus !
a la une
cette
semaine
Jean Eichenlaub
CEO, Qualium Investissement
Décideurs. Un sentiment sur l'année 2015 de Qualium Investissement ?
Jean Eichenlaub. 2015 a été l'année de toutes les cessions. Nous avons réalisé, en comptant ces derniers jours,
cinq ventes (Marais, Genoyer, Quick, Feu vert et Frères
Blanc) pour environ 1 200 M€. Beaucoup d'argent est donc
remonté à nos souscripteurs. À l'achat,
trois buildup ont été réalisés chez Mériguet, IMV Technologies et Sogal.
Décideurs. Le dossier « Quick » a tenu en
Décideurs. L'histoire n'a pourtant pas toujours été rose avec
Quick. Est-ce que vous referiez ce deal ?
J. E. L'entreprise a été rachetée en 2007. Il y a eu une
période compliquée au milieu de la vie de la participation.
En 2011, l'incident d'Avignon nous a fait très mal – alors
que nous réfléchissions déjà à une sortie. Pour rappel,
Quick avait été accusé à tort d'une intoxication alimentaire
dans un restaurant, ce qui s'était traduit par une baisse
des ventes. Après une restructuration de la dette, la
société a su retourner dans le vert (100 M€ d'Ebitda) grâce
à une saine gestion et de bons développements de produits. Preuve en est l'émission de high yield bonds qui a
permis à la société de se refinancer presque entièrement.
La cession s'est ensuite imposée, malgré un marché de la
consommation durement atteint par les malheureux événements du 13 novembre. Sans la perturbation de 2011,
nous aurions implanté un peu plus la marque à l'étranger,
notamment au Maghreb et en Afrique noire, où elle jouit
d'une belle cote de popularité.
Décideurs. Au-delà des buildup, à
« Burger King
permet aux restaurants
convertis d’enregistrer
de 25 à 50 % de croissance
des revenus »
haleine le marché du capital-investissement.
Que retenez-vous de cette grande histoire ?
J. E. C'est le deal qu'il fallait faire, à la
fois pour Quick et Burger King, et pour
Qualium Investissement. La négociation
a été très longue, les acheteurs restant intraitables mais
fair jusqu'au bout. Burger King était vraiment l'acquéreur
naturel de Quick. Aujourd'hui, tout se passe très bien,
l'intégration suit son cours normal. Évidemment, plusieurs
fonds ont joué des coudes, mais le Groupe Bertrand
l'achat, il va falloir conclure quelques
deals dans les prochains mois. Quelle
est votre feuille de route ?
J. E. On a vu des dossiers en 2015, certains non concluants après l'épreuve
des due diligences, et d'autres pour
lesquels nous n’avons pas voulu surenchérir. 2016 devrait être l'année des
acquisitions. Nous sommes sur trois
deals en ce moment dont un en exclusivité. Le dernier
buyout remonte à décembre 2014 (IMV Technologies). Il
nous reste probablement deux opérations à réaliser pour
investir totalement notre fonds, ensuite, seulement, nous
lancerons le fundraising.
Sommaire
2.
4.
5.
6.
7.
L’essentiel
Insider
Tour de table
International
Nominations
L’essentiel ///
les leçons de l'échec
Orange-Bouygues
eurazeo
Spotify
l'essentiel
Dealbreaking : les leçons de
l'échec Orange-Bouygues
L'opération capote au dernier moment en raison de divergences sur les conditions d'entrée de Bouygues au capital d'Orange et les exigences de Xavier Niel.
Bouygues Telecom devait convoler avec Orange pour un montant estimé à
10 MD€ – et fixé dès le début des négociations par l'intransigeant Martin Bouygues. Finalement, l'opération, véritable marathon entre une pléiade de compétiteurs, ne se fera pas. Les deux protagonistes viennent d'annoncer la rupture
de leurs discussions entamées il y a plus de trois mois. Premier point de friction,
les divergences entre l'État et Bouygues sur les conditions d'entrée de ce dernier au capital d'Orange. Représentant les intérêts de l'actionnaire de référence
du numéro un français des télécoms, Emmanuel Macron a tout fait pour que
Bouygues, payé en cash et donc en titres, entre au prix fort dans Orange. Selon
certaines sources relayées par Les Echos, il aurait même fait en sorte de ligoter
Bouygues en l'empêchant de jouir de ses droits de vote double pendant dix
ans, et d'augmenter sa participation pendant sept ans. Ensuite, c'est le manque
de confiance entre Martin Bouygues et Xavier Niel qui a cristallisé le blocage :
le patron de Free, dans le cadre de la cession d'actifs d'Orange visant à satisfaire l'Autorité de la concurrence, doutait de la possibilité de récupérer au
moins 75 % du réseau de l'entreprise du CAC 40. Il aurait posé une condition
suspensive au deal initial, pouvant alors se retirer à tout moment ! Au final, ce
modèle de dealbreaking devrait profiter au consommateur, les quatre acteurs
devant désormais surenchérir sur le plan commercial.
2
Sandro Maje racheté par le géant chinois Shandong
Le fabricant de textile Shandong monte à 80 % au capital de SMCP et valorise la cible
autour de 1,3 MD€.
Alors qu'une introduction en Bourse de Sandro Maje Claudie Pierlot (SMCP) était
envisagée par son actionnaire majoritaire KKR, il s'agirait finalement d'un rachat par
l'industriel Shandong Ruyi pour l'expert français du luxe accessible. Prophète du
textile en son pays, le chinois monte à 80 % au capital de SMCP et valoriserait l'entreprise autour de 1,3 MD€. Les fondatrices des marques et le sponsor américain
KKR réinvestiraient en tant que minoritaires dans le cadre de cette acquisition. Ce
sera dans tous les cas une belle sortie partielle pour le financier qui avait racheté la
cible à LVMH pour 650 M€ il y a trois ans (65 % du capital). Ce joli coup s'explique
notamment par les très bons résultats de SMCP en 2015 : progression des revenus
de 33 % à 675 M€, doublée d'une marge de 15,8 %.
Bouygues réalise l’extension du port de Calais
Les travaux d’extension du port de Calais, deuxième port européen de voyageurs,
seront réalisés par un groupement dont Bouygues Travaux Publics est le mandataire,
pour un total de 675 millions d’euros.
La société des ports du Détroit a confié la conception et la réalisation des travaux d’extension du port de Calais au groupement d'entreprises formé autour de
Bouygues Travaux Publics (mandataire), Colas Nord-Picardie, Spie Batignolles et
Jan De Nul. Inclus dans le projet Calais Port 2015, le contrat s’élève à environ 675
millions d’euros. Il comprend notamment la réalisation d’une digue en mer de trois
kilomètres, l’aménagement du bassin et l’instauration de nouvelles capacités d’accueil du trafic transmanche avec 44 hectares de plates-formes et voiries, et une
vingtaine de bâtiments d’exploitation et d’accueil. Le port de Calais est le premier
port français de voyageurs et le deuxième européen.
décideurs & dealmakers
Edmond de Rothschild booste
son offre immobilière
LA MAISON D'ARIANE DE ROTHSCHILD MET LA MAIN SUR CLEAVELAND ET RENFORCE CONSIDÉRABLEMENT L'OFFRE IMMOBILIÈRE DE SA
BANQUE PRIVÉE (2,5 MD€ D'ACTIFS).
CLEAVELAND, LE PREMIER ACTEUR INDÉPENDANT DE LA GESTION IMMOBILIÈRE AVEC 2,5 MD€ D'ACTIFS, REJOINT
LA MAISON FRANÇAISE EDMOND DE
ROTHSCHILD. VINCENT TAUPIN, LE PRÉSIDENT DU DIRECTOIRE SE FÉLICITE DE
CETTE ACQUISITION DONT LA CLASSE
D'ACTIFS PROMET UN RENDEMENT DE
5 % SUR LE LONG TERME CONTRE 2 %
POUR LES FONDS EUROS ET 0,5 % POUR
LES OBLIGATIONS SOUVERAINES. LA
VINGTAINE DE COLLABORATEURS DE LA
CIBLE JOUIT D'UNE FORTE RÉPUTATION
SUR LE MARCHÉ, GÉRANT D'IMPORTANTS
ACTIFS IMMOBILIERS DE FAMILY OFFICES
ET SOCIÉTÉS D'INVESTISSEMENT.
l'essentiel
Eurazeo dynamite le marché
du private equity
Non content d'avoir investi 134 M€ dans Les Petits Chaperons Rouges, Eurazeo
entre en exclusivité avec l'américain Mondelez pour reprendre les marques Carambar et Malabar entre autres.
La fin du premier trimestre est très dynamique du côté de l'investisseur
Eurazeo : après les prises de participation successives dans Glion et Les
Roches, MK Direct puis Novacap, l'entité dirigée par Patrick Sayer se positionne sur deux nouveaux deals à l'achat, Les Petits Chaperons Rouges
et un lot de marques détenues par Mondelez.
Concernant la première opération, Eurazeo investit pas moins de 134 M€
en fonds propres et en obligations convertibles dans le deuxième opérateur privé de crèches en France pour une participation de 41 % au capital.
Ce renflouement a lieu aux côtés du co-fondateur et CEO de la société
Jean-Emmanuel Rodocanachi (51 %) et de BPIFrance (8 %). L'objectif sera
surtout d'ouvrir de nouveaux établissements, toujours guidés par l'esprit
ludique et pédagogique de l'enseigne.
Quant à la seconde, le financier est entré en discussions exclusives avec
l'américain Mondelez pour la reprise d'un lot de marques agroalimentaires
dont font notamment partie les célèbres Carambar, Malabar et Krema.
Cinq sites de production sont également dans le viseur. Un montant de
250 M€ est évoqué pour le tout.
Witbe vise 10 M€ sur Alternext
Le concepteur de robots logiciels compte
sur l'IPO pour affiner la qualité de son offre
et se développer à l'international.
Pour une fourchette indicative de prix
comprise entre 8,23€ et 11,13€ l'action,
Witbe lance son introduction en Bourse
sur Alternext avec un objectif de collecte
de 10 M€ minimum. La période de souscription court jusqu'au 12 avril prochain.
L'entreprise parisienne, spécialisée dans
la conception de robots logiciels permettant de simuler le comportement humain
afin de tester la qualité des services numériques, compte sur l'IPO pour affiner
la qualité de son offre et se développer à
l'international. Fort d'un chiffre d'affaires
de 15,2 M€ en 2015 (dont 65 % réalisé
à l'étranger), Witbe est déjà bien bénéficiaire avec 21,7 % d'Ebitda.
3
Equistone s'affaire sur la cession de Fläkt
LE GP, QUI A LEVÉ 2 MD€ EN AVRIL 2015 POUR SON DERNIER VÉHICULE,
S'ACTIVE SUR LA CESSION DE CETTE PARTICIPATION.
SELON UNE SOURCE PROCHE DU DOSSIER, LA CESSION DE FLÄKT EST SUR « LA
BONNE VOIE ET DEVRAIT ÊTRE CONCLUE AVANT LA FIN DE L'ANNÉE VOIRE AU
TROISIÈME TRIMESTRE ». POUR AUTANT, IL EST ENCORE DIFFICILE À CE STADE DE
DIRE SI LE FABRICANT DE SYSTÈMES POUR LE TRAITEMENT DE L'AIR REPARTIRA
AVEC UN NOUVEAU SPONSOR OU UN ACTEUR INDUSTRIEL. ACTIONNAIRE MAJORITAIRE DE FLÄKT WOODS AUX CÔTÉS DE SAGARD DEPUIS 2007, EQUISTONE
COMPTE SUR LAZARD POUR MENER À BIEN L'UN DES DERNIERS DÉSINVESTISSEMENTS DU PRÉCÉDENT VÉHICULE.
JC David passe par la case LBO avec Apicap
L'entreprise de salaison de poissons fumés haut de gamme ouvre son capital au duo Apicap-Jacana Invest, accompagné du management.
Joli coup réalisé par Apicap et Jacana Invest (la holding d'investissement de la famille
Delachaux) avec le LBO sur JC David qui leur permet de prendre 70 % du capital de
l'entreprise de salaison de poissons fumés haut de gamme. Les actionnaires entrés en
2001, Hervé Diers et Laurent Gressier, conservent une participation minoritaire. Réalisant
déjà 8,6 M€ de chiffre d'affaires grâce à une croissance annuelle moyenne de 12 %, la
société de Boulogne-sur-Mer compte axer son développement sur une présence accrue
de ses produits dans les épiceries de luxe. Elle continuera par ailleurs à travailler pour les
professionnels de l'industrie du poisson (hareng, haddock, saumon).
décideurs & dealmakers
insider
« Il n’est pas toujours aisé
d’aligner les intérêts du
fonds d’investissement sur
ceux des managers »
Dans ce cadre, Natixis a su conserver l’equity people au
sein de chaque structure en mettant en place des formes de
partnership, à l’image de ce qui se pratique dans les cabinets d’avocats et les banques d’affaires. Soulignons enfin
que l’arrivée d’un acteur tel que Natixis assure la pérennité
de DNCA.
Eric Franc
Décideurs. Pourtant l’arrivée d’un fonds d’investissement à
Directeur Général, DNCA Finance
Décideurs. Après un partenariat réussi avec Banca Leonardo
4
et TA Associates, vous vous êtes associés à Natixis Global
Asset Management. Pourquoi avoir choisi de lier votre destin
à la filiale de Natixis ?
Eric Franc. L’arrivée en 2007 d’un premier actionnaire institutionnel majoritaire, Banca Leonardo, au capital de DNCA
a été un élément déterminant de notre développement. La
banque nous a offert un accès privilégié au marché italien,
tant et si bien qu’aujourd’hui un tiers des actifs que nous
gérons vienne de ce pays. En 2011, Banca Leornardo a
cependant pris la décision de céder la majeure partie de sa
participation à TA Associate ainsi qu’à nos collaborateurs
dans le cadre d’un LBO primaire. À
la suite de cette opération, le fonds
de capital-investissement américain
détenait 50 % du capital de DNCA,
Banca Leornardo en conservait 9
% tandis que le reliquat était entre
les mains des fondateurs et des collaborateurs. Une expérience qui a
permis à ces derniers de mettre en
perspective les avantages et les inconvénients d’un partenariat purement financier avec ceux d’une alliance industrielle. Au contraire de Leonardo, TA Associates ne nous a
rien apporté en termes de business.
Ainsi, lorsqu’en octobre 2014 s’est posée la question du
changement d’actionnaire, les fondateurs et collaborateurs
ont privilégié les projets présentés par des partenaires
industriels, et notamment NGAM. Fort de cette alliance,
notre nouvel actionnaire met à notre disposition ses capacités de distribution internationales. Un acteur qui a par le
passé démontré qu’il pouvait accompagner avec succès
des boutiques anglo-saxonnes au profil très proche du nôtre.
votre capital et la mise en œuvre d’un LBO a permis à la moitié
de vos collaborateurs d’accéder au capital.
E. F. Effectivement. Mais comme vous le savez, les managers peuvent rencontrer d’importantes difficultés lorsqu’ils
souhaitent sortir du LBO. Il n’est, en effet, pas toujours aisé
d’aligner les intérêts du fonds sur ceux des fondateur et des
managers. Si nous étions repartis avec un nouveau fonds
de private equity, les collaborateurs n’auraient pas réussi
à monétiser la totalité de leurs investissements. Pour cette
raison, nous avons préféré décliner les propositions émanant de fonds. Nous devions, par ailleurs, trouver un acteur
ayant la surface financière nécessaire pour acquérir une
large part du capital. Dans ce cadre nous avions entamé
des discutions avec Natixis Global Asset Management
mais également avec un certain
nombre d’acteurs anglo-saxons,
tels qu’AMG ou Royal Bank of
Canada.
« Notre stratégie ne fait
l’objet d’aucune ingérence
de la part de Natixis »
Contact : 15, avenue de la Grande-Armée - 75116 Paris Tél. : 01 43 92 93 94 - Fax : 01 43 92 93 95
Direction de publication : Pierre-Étienne Lorenceau
Rédaction : Firmin Sylla, Aurélien Florin
Maquette & Graphisme : Morgane Tudal et Caterina Leone
décideurs & dealmakers
Décideurs. N’avez-vous pas peur
de perdre ce qui fait votre force :
votre indépendance ?
E. F. La plus grande plus-value
apportée par Natixis réside dans la mise en œuvre de sa
stratégie « multi-boutiques ». Dans ce cadre, elle laisse aux
équipes déjà en place une très grande autonomie. Notre
stratégie de gestion ne fait l’objet d’aucune ingérence de sa
part. NGAM est seulement présent sur les questions relatives
aux risques et à la compliance.
Le groupe a conscience que notre marque et notre liberté
sont notre force. Natixis applique cette politique pour toutes
les boutiques dans lesquelles elle est actionnaire.
Retrouvez l’intégralité de cet entretien
sur le site internet Décideurs.
Partenariats & Publicité : Mathieu Meffre
Diffusion : Magdalena Ciemielewska
Une publication du groupe Leaders League - n° RCS Paris : B422 584 532
tour d'horizon
LA START-UP MAAT
PHARMA CONVAINC
DU MONDE
ManoMano.fr : Partech
construit un leader européen
Activité : Biotech (Lutte
Activité : Production
contre la leucémie)
d'alliages de cuivres et
d'aluminiums
Montant : 10 M€
CA nouveau groupe : 240
Investisseurs : CM-CIC
M€
Innovation, Seventure
Partners, Inra, Biocodex
Conseils juridiques :
cible : Vinci Avocats ;
investisseurs : Duteil, Lamy,
Fidufrance
HARPERCOLLINS
REPREND HACHETTE
DANS LA JV
ARLEQUIN
Activité : Edition de livres
Conseil juridiques : Gibson
Dunn, Paul Hastings
ZAZZEN CONTINUE À
OUVRIR SON CAPITAL
AUX VCS
Activité : Garde d'enfants
Investisseurs : Alliance
Entreprendre, 123Venture
Conseils juridiques : cible :
Jones Day ; investisseurs :
HPML
ZODIAC AEROSPACE
SUR UN EURO PP ET
DE L'HYBRIDE
Activité : Aéronautique
Montant : 480 M€
Conseil juridique cible :
Bredin Prat
BRONZE ALLOYS
S'OFFRE LES FILIALES
DE CLAL GROUP
Conseils juridiques :
L'investisseur franco-américain vient de conclure un tour
de table de 13 M€ pour la marketplace du bricolage et du
jardinage.
« Last but not least » comme les anglais aiment à répéter :
Partech Ventures vient de réaliser le 22e et dernier investissement de son véhicule PIV6 dans la marketplace ManoMano.fr,
anciennement connue sous le nom de monechelle.fr. Le
capital-risqueur mène un tour de table de 13 M€ au profit
du distributeur de matériel de bricolage et de jardinage,
aux côtés de BPIFrance, Piton Capital et CM-CIC Capital
Privé. Joint par Dealmakers, Philippe Collombel (Managing
Partner chez Partech) annonce la couleur : l'entreprise, dotée d'une équipe de direction « hautement compétente »,
doit « devenir le leader européen du marché » dans les
prochaines années. Ce dernier représentant une valeur de
100 MD€ dans sa fourchette basse, ManoMano.fr pourra
compter sur son développement très rapide au RoyaumeUni afin de s'imposer. L'Italie, l'Espagne puis l'Allemagne
sont aussi en ligne de mire. L'actif est d'autant plus beau
qu'il pourrait in fine aussi bien « sortir via une IPO, un distributeur ou un fabricant chinois », conclut l'associé.
Frichti : 12 M€ pour continuer
à livrer du « fait maison »
La start-up française fait appel aux fonds Idinvest et Alven
pour l'aider à affronter la concurrence sur le marché de la
livraison de plats à domicile.
Frichti avait déjà fait sensation lorsqu'elle avait annoncé
l'investissement d'Alven Capital à hauteur de 1 M€ il y a
quelques mois alors que la société venait tout juste d'être
créée. Aujourd'hui, les choses s'accélèrent considérablement
pour le cuisinier et livreur de plats « faits maison » puisqu'il
finalise un tour de table de 12 M€. Outre l'investisseur historique, Idinvest Partners arrive au capital, accompagné d'une
pléiade de business angels : Céline Lazorthes (fondatrice de
Leetchi), Céline Orjubin (cofondatrice de My Little Paris) et
Pierre Valade (ex-CEO de Sunrise, racheté par Microsoft).
Cette arrivée de fonds propres ne sera pas de trop pour la
jeune pousse qui doit faire face à une concurrence acharnée : Deliveroo, Foodora, Take Eat Easy ou encore AlloResto
sont sur le même créneau. À la seule différence que Frichti
prépare soi-même les repas équilibrés et à prix mini (entre 8€
et 12€) qui sont livrés à domicile ! Nouvel objectif : régaler en
dehors de Paris et à des horaires plus amples.
acquéreur : Coblence ;
cédant : Vandelet ; conseil
financier : Mazars
NEXTEDIA LÈVE 2 M€
Activité : Conseil digital
Investisseur : Sigma Gestion
Conseil juridique société :
Lerins Jobard
5
RYTHM BIEN REÇU
PAR LES FINANCIERS
Activité : Neurotechnologie
(Troubles du sommeil)
Montant : 10 M€
Investisseurs : Dr Laurent
Alexandre, Xavier Niel,
fonds publics
UNILIANS INTÈGRE
LABOSCHAMBÉRY,
MIRIALIS ET
MEDENDIS
Activité : Analyse médicale
CA nouveau groupe : 60 M€
Conseils société : financier :
KPMG ; juridique : Jacques
Bret
décideurs & dealmakers
international
Spotify veut régner
sur le streaming musical
La start-up suédoise, valorisée 8,5 MD$ lors de son dernier tour de table en juin
2015, lève 1 MD$ de dette convertible.
L'ère du streaming musical arrive à maturité et la guerre fait rage entre ses différents acteurs. C'est dans ce contexte fort concurrentiel que le suédois Spotify
lève 1 MD$ d'obligations convertibles auprès de TPG et Dragoneer Investment
Group. Pour le groupe cofondé et dirigé par Daniel Ek, ce financement par la
dette est un bon moyen de ne pas impacter la valeur de son action à un moment
où il doit conserver toute son attention sur le recrutement de nouveaux collaborateurs, et asseoir la notoriété de sa marque. Pour rappel, après un tour de table
qui l'avait valorisé autour de 8,5 MD$ en juin 2015, Spotify avait vu son principal
investisseur, Fidelity, réduire le prix de son action de 27 % deux mois plus tard...
Côté financiers, on comprend donc que cette émission obligataire convertible
se révèle être une bonne solution face à l'inflation des valorisations pré-IPO et
la volatilité des marchés actions par la suite. TPG et Dragoneer auront ainsi la
possibilité d'échanger leurs titres de dette en titres de capital lors de l'éventuelle
introduction en Bourse de Spotify en 2017, et ce avec un rabais de 20 % sur
le prix de l'IPO. Ce discount augmentera de 2,5 % chaque année. Selon The
Wall Street Journal, les deux prêteurs pourront également vendre leurs actions
– converties – après une période de 90 jours contrairement au standard de 180
jours. Reste à voir comment les autres plates-formes en vogue (Deezer, Apple
Music, Tidal ou encore Soundcloud) vont réagir à cette offensive de Spotify.
6
Le secteur de la sécurité arme le M&A
Honeywell International conclut le rachat
de l'entreprise irlandaise Xtralis, fabricant
de systèmes de sécurité et de détection de
fumée, pour 480 M$.
Jusqu'ici détenue par les financiers Pacific
Equity Partners et Blum Capital Partners,
Xtralis rejoint Honeywell International pour
un montant de 480 M$. L'entreprise irlandaise, spécialisée dans les systèmes de
sécurité et de détection de fumée équipant
de nombreux corporates du Fortune 500,
rejoindra la filiale Honeywell Automation,
comptant pour un tiers des revenus de la
société du New Jersey. Réputée pour fabriquer des pièces d'aéronefs et des systèmes
de contrôle climatique, Honeywell ajoute sa
pierre à la consolidation du secteur de la sécurité. Avant ce deal, c'est le fonds d'investissement Apollo qui s'était manifesté sur ce
marché avec le buyout d'ADT pour 7 MD$.
décideurs & dealmakers
Alaska Air se paie Virgin America
ÉGALEMENT SOLLICITÉ PAR JETBLUE AIRWAYS, VIRGIN AMERICA FUSIONNE AVEC ALPINE ACQUISITION CORP, LA FILIALE D'ALASKA AIR,
POUR UN MONTANT DE 3,9 MD€.
AVEC LE RACHAT DE L'ANCIENNE ENTREPRISE DU TRÈS MÉDIATIQUE RICHARD BRANSON,
VIRGIN AMERICA, ALASKA AIR SE DONNE BEAUCOUP DE VISIBILITÉ SUR LE MARCHÉ DES
COMPAGNIES AÉRIENNES AUX ÉTATS-UNIS (LE CINQUIÈME OPÉRATEUR DÉSORMAIS).
D'UN MONTANT DE 3,9 MD€ DETTE INCLUSE, CETTE OPÉRATION PERMET À L'ACQUÉREUR
DE CUMULER 7 MD$ DE CHIFFRE D'AFFAIRES. ALASKA AIRLINES VA ÉTENDRE SA PRÉSENCE EN CALIFORNIE ET RÉALISER DES SYNERGIES TOTALES DE 225 M$ PAR AN UNE
FOIS LA CIBLE INTÉGRÉE. LE GROUPE ASSURERA DÉSORMAIS 1 200 VOLS QUOTIDIENS.
L'Arabie Saoudite en passe de créer le plus gros fonds au monde
Doté d'une puissance de feu de 2 000 MD$, ce véhicule pourrait racheter les quatre plus
grandes entreprises cotées au monde : Apple, Alphabet (Google), Microsoft ou encore
Berkshire Hathaway.
Ne cherchez plus, l'Arabie Saoudite a son plan de sortie de la dépendance au pétrole : le pays
compte mettre sur pied le plus gros fonds souverain au monde, ou écrit autrement, le plus
gros fonds au monde. Cela devrait être rendu possible par l'introduction en Bourse d'Aramco,
la compagnie nationale d'hydrocarbures. Cette IPO est prévue pour 2018 mais elle pourrait
intervenir un an plus tôt. Le Public Investment Fund saoudien, qui fera passer les investissements à l'étranger de 5 % à 50 %, sera in fine doté de 2 000 MD$ ! De quoi racheter les quatre
plus grandes entreprises cotées au monde : Apple, Alphabet (Google), Microsoft ou encore
Berkshire Hathaway. Il faut croire que le baril à 40$ donne de l'idée à la famille royale Al Saoud.
nominations
Dr Pascal Anjot, Thierry Le Flohic, Ceva Santé Animale
Françoise Gri, Viadeo
Le laboratoire vétérinaire mondial continue de placer des praticiens
à son comité exécutif.
La femme d’influence devient présidente du Conseil d’administration.
Ceva Santé Animale, le groupe dirigé par Marc Prikazsky, vétérinaire, continue de placer des praticiens au sommet de sa direction
avec la double de nomination du Dr Pascal Anjot et de Thierry Le
Flohic. Le premier prendra la responsabilité de l’Unité Pharmacie
pendant que le second aura la charge des activités de biologie
du laboratoire vétérinaire mondial. Preuve de cette stratégie visant
à rapprocher Ceva de ses clients et de leurs propres partenaires,
le comité exécutif compte désormais cinq vétérinaires parmi ses
neufs membres. Le Dr Pascal Anjot, diplômé de l’Ecole Vétérinaire
d’Alfort, a notamment dirigé le grossiste Agripharm et présidé le
groupe Cristal jusqu’en 2011. Chez Ceva Santé Animale, il était directeur du département « Services clients et équipements » avant
cette promotion. Quant à Thierry Le Flohic, ingénieur en biochimie
et titulaire d’un MBA en management international de l’Université
d’Exeter, il est chez Ceva depuis 1995 : commençant au poste
d’ingénieur commercial dans la division Nutrition Animale, il s’y est
vite retrouvé manager des ventes avant de prendre la direction de
la filiale mexicaine du groupe.
Fin de l’intérim pour William Melton, président du board de
Viadeo par intérim depuis décembre 2015. Ce dernier, qui reste
administrateur, laisse son siège à Françoise Gri. La femme de
réseau (classée parmi les cinquante femmes les plus influentes
au monde par Fortune dans le cadre de son « Global Power
50 ») aura pour objectif principal la supervision du nouveau
plan stratégique du réseau social professionnel pour la période
2016-2018. Figure reconnue du monde des affaires, Françoise
Gri est diplômée de l’Ecole nationale supérieure d’informatique
et de mathématiques appliquées de Grenoble. Ayant notamment présidé Manpower France et Europe du Sud, elle commence sa carrière chez IBM en 1981. Elle y gravit rapidement
les échelons : directrice des ventes puis du marketing pour la
France, elle prend la responsabilité d’IBM France en 2001. En
2013, Françoise Gri est nommée Directrice générale de Pierre
& Vacances-Center Parcs. Plus récemment, elle a créé son
propre cabinet de conseil aux grands patrons en matière de
transformation digitale.
Quatre associés, Goodwin Procter
Le cabinet anglo-saxon marque son intérêt pour le M&A et le private equity.
Le cabinet américain Goodwin Procter s’installe à Paris grâce à l’équipe formée de quatre associés de King Wood
Mallesons (KWM) : Maxence Bloch, Christophe Digoy, Jérôme Jouhanneaud et Thomas Maitrejean. Maxence
Bloch est nommé associé dirigeant du bureau de Paris.
En investissant sur Paris, Goodwin Procter montre ainsi l’attrait du marché français des fusions-acquisitions et
du private equity. Une opération que l’américain programmait depuis plusieurs mois de manière très discrète. Le
cabinet fait partie des firmes américaines les plus rentables avec un chiffre d’affaires par avocat supérieur à un
million de dollars.
7
Charles Cardon, Dechert
En provenance de Weil Gotshal & Manges, Charles Cardon devient associé du cabinet Dechert.
Charles Cardon renforce l’équipe corporate de Dechert qu’il rejoint en qualité d’associé. Il intervient sur l’ensemble
des opérations stratégiques des sociétés cotées et non cotées. Il les conseille principalement en matière de fusions-acquisitions de type OPA/OPE amicales ou hostiles, retrait obligatoire, apport d’actifs, cession de titres ou
de sociétés et restructuration de dettes. Il assiste également les fonds d’investissement.
Avocat depuis 2005, Charles Cardon débute chez Willkie Farr & Gallagher où il exerce aux côtés de Laurent Faugérolas, spécialiste des capital markets.
Cyrille Carrière,
Groupama AM
Géraldine Courtois-Prévert,
DNCA Finance
Valérie Baudson,
CPR AM
Il apporte son expertise en matière d’ECM
Elle prend la responsabilité de la direction
financière.
La filiale d’Amundi se dote d’une experte de
l’asset management à sa tête.
Diplômée d’HEC en 1996, Géraldine Courtois-Prévert est nommée DAF de la société
de gestion DNCA Finance. Auditrice puis manager en consolidation chez PwC au début
de sa carrière, elle s’est ensuite illustrée au
sein du groupe BPCE comme directrice adjointe à la consolidation du groupe. Avant de
rejoindre DNCA, elle chapeautait le contrôle
de gestion pour la grande clientèle de Natixis.
CPR Asset Management, filiale du géant
mondial Amundi, se dote d’une experte de la
gestion d’actifs à sa tête avec la nomination
de Valérie Baudson en tant que Directrice
générale. Ancienne d’HEC, elle a d’abord
travaillé à l’Inspection générale de la banque
Indosuez en 1995. Depuis 2008 chez Amundi, elle est devenue responsable du métier
ETF, Indiciel et Smart Beta en 2013.
Cet ancien de l’ESCP Europe, spécialisé
en finance, devient directeur adjoint des
gestions actions et convertibles de Groupama Asset Management. Cyrille Carrière
a commencé à travailler pour Rothschild &
Cie Gestion en tant qu’analyste financier.
De 2007 à 2012, il est vice-président des
gestions actions smid caps Europe chez
Barclays Wealth Managers France. Il rejoint Groupama AM en 2012.
décideurs & dealmakers
14 AVRIL 2016
PAVILLON D’ARMENONVILLE • PARIS
RÉUNIR
•
DÉBATTRE
•
RÉCOMPENSER
EDITION FINANCE
G20 STRATEGY
& MANAGEMENT SUMMIT
6e édition
La 6e édition du congrès Décideurs édition Finance
rassemblera 400 participants tout au long d’une journée
de conférences axée sur l’orchestration de la croissance et
son financement.
9h - 12h25
12h30 - 14h
14h30 - 18h30
CONFÉRENCES
Le congrès sera suivi de la 6e édition des Trophées Leaders
de la Finance qui se tiendra à partir de 18h30 au Pavillon
d’Armenonville et rassemblera plus de 650 professionnels
de la finance.
18h30
DÉJEUNER D’AFFAIRE
20h
CONFÉRENCES
22h45
PARMI LES INTERVENANTS
DE CETTE ANNÉE
COCKTAIL D’OUVERTURE
DÎNER DE GALA ET REMISE DES TROPHÉES
DÉGUSTATION DE DESSERTS,
CHAMPAGNE ET DIGESTIFS
PARMI LES ENTREPRISES EN LICE
POUR LE TROPHÉE D’OR
Valérie Pécresse
Présidente
Région Île de France
Michel Giannuzzi
Président du directoire
Tarkett
Christophe Gouthière
Directeur général
finance gestion
Groupe Autodis
Pierre Duvieusart
Directeur financier
GRTgaz
Pierre-Frédéric Roulot
Président directeur
général
Louvre Hotels Group
Jean-Philippe
Gregoire
Directeur financier
Fraikin
Maéva Willems
mwillems@leadersleague.com
01 45 02 25 37
• Coca-Cola
• Bonduelle
• Paprec
• Aéroports de Paris
• Nexity
• Findis
• Teleperformance
• Webhelp
• Bordeaux Metropole
• Amundi Asset Management
• Engie
• Danone
• Publicis
• etc
Charlotte Fabre
cfabre@leadersleague.com
01 45 02 25 26
www.g20-summit-finance.com
www.tropheesleadersdelafinance.fr
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