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10 Avril 2016 | N. 33 © 2016 Cyceon, tous droits

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EN BREF
Microsoft, qui avait déjà
tenté de mettre la main sur
Yahoo! en 2008, s’y
intéresserait à nouveau.
Avec plusieurs fonds
d’investissement, Microsoft
participerait au financement
du rachat et établirait ainsi
des liens avec les
acquéreurs.
A l’occasion de la 5ème
édition du DIMDEX, le
Qatar a signé un protocole
d’accord avec la France
concernant l’achat de 24
avions de combat Rafale
fabriqués par Dassault
Aviation pour un coût
estimé à €6,7 milliards.
Le plus important parti
politique du Brésil (PMDB)
a quitté la coalition de la
présidente Dilma Rousseff
et retiré ses membres du
gouvernement, fragilisant
gravement ses chances de
rester en poste.
Olivier Fric, l'époux de
l'ancienne patronne d'Areva
Anne Lauvergeon, a été mis
en examen pour délit
d'initié dans un volet de
l'enquête sur le rachat de la
société Uramin par le géant
du nucléaire en 2007.
Un nouveau type de
malware se propage et
propulse la crypto-extortion
à un nouveau niveau. Petya
cible tout le système de
démarrage de l’utilisateur
et pour le moment la seul
moyen de l’éliminer
consiste à payer une
rançon.
Avalanche de rapports critiques contre le Brexit. La sortie du Royaume-Uni
(R-U) de l’Union européenne (UE) – le Brexit – pourrait coûter jusqu’à £100
milliards et 950,000 emplois d’ici 2020, a montré un rapport de PwC
commandé par la Confederation of British Industry (CBI) dont 4 membres sur 5,
représentant 7 millions d’emplois, veulent que le R-U reste dans l’UE. « Cette
analyse montre très clairement pourquoi quitter l’UE serait un réel choc pour
les niveaux de vie, les emplois et la croissance, » a déclaré Carolyn Fairbairn,
Directrice générale de la CBI. « Même selon les hypothèses optimistes, une
sortie entraînerait un grave trouble économique. (…) Quitter l’UE veut dire une
plus petite économie en 2030, » a insisté Fairbairn. Un autre rapport publié par le
Centre for Economic Performance (CEP) de la London School of Economics
(LSE) a expliqué que le Brexit causerait une chute du revenu national du R-U
de 1,3% selon l’hypothèse optimiste pour doubler à 2,6% selon l’hypothèse
pessimiste. Quel que soit le scénario comme un traité de libre-échange avec
l’UE, le CEP partage avec la CBI l’idée selon laquelle la question n’est pas de
savoir si le Brexit coûtera au R-U en termes économiques mais combien. Si
les britanniques votent pour la sortie, le Brexit aura des implications majeures,
plutôt négatives, pour l’ensemble des entreprises industrielles, a confirmé Oxford
Economics. En revanche, « notre vision centrale est que l’impact économique
négatif du Brexit devrait être relativement petit, » a répondu l’agence de
notation Moody’s qui a ainsi envoyé un peu de renfort aux partisans du Brexit qui
ont dénoncé ces derniers rapports comme de « l’alarmisme infondé ». Selon le
Conseil d’entreprise de la campagne Vote Leave, un sondage de YouGov auprès
de plus de 1000 PMEs a révélé que seulement 14% d’entre elles estiment que
l’UE facilite leurs affaires alors que 31% estiment que l’UE leur rend plus difficile
la création d’emplois. Au final, les rapports montrent un consensus quant aux
conséquences négatives du Brexit pour l’économie britannique. Cependant, la
multiplication de rapports véhiculant des conclusions similaires pourrait stimuler
le camp pro-Brexit en argumentant que c’est une action concertée et insincère
pour garder le R-U dans l’UE. Le Brexit gagne du terrain à 49% et le plus récent
sondage a révélé que beaucoup de zones parmi les plus densément peuplées du
R-U sont ardemment en faveur de celui-ci.
L’Afrique progresse vite, mais qui investit là-bas? Existent au moins 5
raisons d’investir en Afrique, selon Africa Capital Group, que sont la
croissance, la richesse naturelle, la valeur, le progrès politique et la
démographie. Bien que l’Afrique connaisse une croissance bien plus rapide que
celles des nations de l’OCDE depuis des années, nombreux sont les
entrepreneurs qui n’ont pas encore réalisés l’étendue et la variété des
opportunités d’investissement en Afrique. En effet, comme l’écrit Paul Collier,
professeur à Oxford University, sur le site internet de McKinsey & Company, « le
portefeuille d’investissement typique est très massivement exposé aux pays de
l’OCDE mais très peu à l’Afrique. » Cela va changer, assurent les analystes. Près
de 2000 entreprises chinoises ont investi en Afrique jusqu’à maintenant et le
Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) sponsorisé par Pékin a prévu
d’investir $60 milliards supplémentaires, principalement en prêts et en crédits
© 2016 Cyceon, tous droits réservés, reproduction interdite sans autorisation écrite préalable. 1/2
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Une réunion interne du FMI
aurait prédit un
« désastre » grec et
menacé de quitter la Troïka,
selon Wikileaks. Bien que
cela donne plus
d’indications sur la position
du FMI, cela n’a surpris
personne étant données
les fortes tensions entre le
FMI, la Grèce et les
créanciers depuis le début
du plan de sauvetage.
Une nouvelle motion de
destitution contre le
Président sud-africain
Jacob Zuma a été
examinée au parlement, qui
fait suite au scandale
financier dans lequel Zuma
est accusé d’avoir utilisé
près de €20 millions
d’argent public pour la
rénovation de sa résidence
privée.
Pour la première fois depuis
2011, les dépenses
militaires dans le monde
ont augmenté de 1 % en
2015 à $1.676 milliards a
évalué le SIPRI. La Chine a
augmenté ses dépenses de
7,4% à $215 milliards et la
Russie de 7,5% à $66,4
milliards.
Après le Liban, c’est au
tour de l’Algérie qui
traverse diverses difficultés
d’être en froid avec
l’Arabie Saoudite, qui s’est
vue opposée par le
président Abdelaziz
Bouteflika le principe de
« non-ingérence dans les
affaires internes d’autres
pays » dans une référence
directe au Yémen.
d’exportation. En dépit de l’idée largement répandue selon laquelle la Chine est
l’investisseur leader en Afrique particulièrement dans le secteur des
infrastructures, l’Europe et les Etats-Unis restent les plus gros investisseurs
du continent. Selon des rapports cités par le Financial Times, l’Europe
occidentale est première avec près de $47,6 milliards investis en 2014, suivie par
l’Amérique du nord avec $13 milliards et la Chine avec $6,1 milliards. Au final,
saviez-vous contrairement aux idées reçues que selon fDi Markets, la France
domine l’investissement direct en Afrique avec $18,3 milliards, c’est-à-dire 3
fois plus que la Chine? « La France a de forts liens historiques avec l’Afrique où
au moins 115 millions de personnes parlent français, et a développé un très fiable
réseau de partenaires et d’investisseurs à travers le continent. L’Afrique est
clairement en mouvement et les entreprises françaises l’ont compris depuis
longtemps, » explique Charles Rault, directeur exécutif de Cyceon.
Réel potentiel pour profonde crise multiple en Algérie. Alors que grandit
l’inquiétude quant au futur économique et politique de l’Algérie, le
gouvernement participe au financement de la construction évaluée à $1 milliard
du plus grand minaret du monde à 265 mètres de hauteur. Selon un responsable
algérien pour les affaires urbaines, le président Abdelaziz Bouteflika décrit le
projet comme un « monument à l’Islam » et à la guerre d’indépendance contre la
France. Plusieurs analystes politiques locaux interprètent le soutien de Bouteflika
au travers de l’agence nationale Anargema comme une façon d’apaiser les
radicaux et dévier l’attention de la population des difficultés économiques
croissantes. « L’économie nationale vit en effet les conséquences du choc
extérieur (pétrolier) depuis le milieu de l’année 2014, » a déclaré le banquier
central algérien, Mohamed Laksaci. A l’instar de ses homologues brésilien ou
russe, le dinar algérien a perdu beaucoup de sa valeur contre le dollar
américain mais il ne revient pas à la banque centrale de changer les lois de
l’économie, a insisté Laksaci. Plusieurs députés accusent le marché parallèle
d’être largement responsable de la franche baisse des réserves de change
algériennes, actuellement équivalentes à seulement 2 ans d’importations. Dès
lors, les mots de Laksaci pourraient traduire ce que beaucoup considèrent
comme étant de l’immobilisme de la part des haut-responsables politiques,
faisant obstacle au dynamisme et à la diversification de l’économie algérienne, le
tout au milieu d’un fossé grandissant entre l’Assemblée populaire nationale et
le gouvernement. Pourtant ce dernier a adopté des mesures d’austérité
politiquement risquées et le premier ministre Abdelmalek Sellal a récemment
promu le « renouveau industriel algérien » auprès de leaders économiques
américains. Globalement, la dévaluation du dinar n’a pas apporté le
développement économique espéré et l’économie algérienne est bloquée dans
une posture des années 1970, écrit l’économiste algérien Abderrahmane Mebtoul
qui a conseillé aux dirigeants algériens de visiter la Chine « pour voir comment ce
pays s’est adapté à la mondialisation. » Etant donné qu’un retournement
haussier du prix tant du pétrole que du gaz naturel paraît improbable, la
poursuite simultanée de problèmes politiques, sécuritaires et économiques a
encore le potentiel de déclencher une crise plus profonde en Algérie, avec de
sérieuses conséquences en dehors de ses frontières.
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