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2016-04-07 Projet Mood - Université de Montpellier

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Détecter les troubles mentaux grâce aux
réseaux sociaux
E t si le s ré se au x socia u x p e rme tt a ien t de su rve ille r l’é t a t d e sa n té
me n t a le d e s in te rn au t e s ? C’e st l’o b je ctif d u p ro je t de re ch e rch e
ca n ad ie n « Mo o d » auq u e l pa rt icip e n t d eu x ch e rch eu rs mo n t pe llié ra in s
d u L a bo ra to ire d ’inf o rma t iq u e , de rob o t iq u e e t d e m icro é le ct ron iqu e d e
Mo n t p e llie r (Un ive r sité d e Mo n tp e llie r - CNRS ) .
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
MONTPELLIER,
LE 7 AVRIL 2016
CONTACT PRESSE
Anne Delestre
04 34 43 31 93
anne.delestre@umontpellier.fr
CONTACT CHERCHEURS
Sandra Bringay
06 83 24 79 33
sandra.bringay@lirmm.fr
Jérôme Azé
04 67 41 86 31
jerome.aze@lirmm.fr
Chaque minute sur Facebook 293 000 statuts sont mis à jour, 510 000 commentaires
postés, 136 000 photos publiées. Une véritable mine d’or de données pour les
chercheurs, et bientôt pour les médecins qui pourront suivre leurs patients souffrant de
troubles mentaux grâce à leurs publications sur les réseaux sociaux.
Comment ? « Grâce à des outils de fouille de textes et d’analyse du discours qui
permettent de comprendre ce que ressentent les internautes en décryptant leurs
publications », expliquent Sandra Bringay et Jérôme Azé, chercheurs au Laboratoire
d’informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (Lirmm, Université de
Montpellier - CNRS). « Nous mettons au point des algorithmes qui permettent, par
exemple, d’identifier les émotions comme la tristesse ou le dégoût de soi dans le discours
pour repérer les internautes qui vont mal », détaille Sandra Bringay.
Prévention 2.0
Et la vie privée dans tout ça ? « Le projet Mood n’a pas pour objectif de repérer des
internautes en particulier, il traite des données anonymes », rassure la chercheuse. En
revanche, il permet de mieux comprendre comment s’expriment les gens et de tester les
algorithmes mis au point par les chercheurs. « Ces résultats pourront être mis au service
des médecins, par exemple pour suivre l’état de santé mentale de leurs patients qui
auront donné leur accord bien sûr », précise Sandra Bringay.
« Identifier grâce aux réseaux sociaux les patients qui souffrent de dépression,
d’anorexie ou qui sont victimes de harcèlement permettra de mieux les prendre en
charge », prévoient les chercheurs. Des résultats qui pourront notamment être très utiles
dans la prévention du suicide, qui fait chaque année trois fois plus de morts que les
accidents de la route.
UNIVE RSI TÉ DE M O NTPE LL IE R 163 RUE AUGUSTE BROUSSONNET - 34 090 MONTPELLIER - WWW.UMONTPELLIER.FR
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