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Lundi 11 avril 2016
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Numéro 69
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Solide pharma danoise
Les structures qui
permettent d’éviter
les OPA hostiles
PAGE 21
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7817.55
7815
7800
7785
7770
DOW JONES 17576.96
17710
17640
17570
17500
+0.72%
+0.20%
RÉGLEMENTATION POST-PANAMA PAPERS
Pas d’évolution
prévue en Suisse
PAGE 8
REPORT DES RÉSULTATS ANNUELS DE GOTTEX
Pour cause de restructuration
PAGE 3
JOHANN SCHNEIDER-AMMANN EN CHINE
La visite a été qualifiée de succès
PAGE 10
NOUVEAU CONTRE-PROJET DE LOI LSFIN
Dévoilé la veille de l’examen
PAGE 8
MIGROS FACE À L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE
Diversification du e-commerce
Discussions difficiles et risquées
sur la propriété intellectuelle
RIE III. La Suisse veut anticiper les standards internationaux. Au risque de pénaliser les entreprises dans un premier temps.
TIAGO PIRES
L’innovation et la propriété intellectuelle sont des éléments clés
du succès économique de la
Suisse. D’où l’attention particulière portée à la troisième réforme
de l’imposition des entreprises
(RIE III) par rapport à cette problématique résumée dans l’expression «patent box». Dimension
importante, largement occultée
jusqu’ici par le niveau des nouveaux barèmes uniques, les
manques à gagner en revenus fiscaux pour l’Etat, les compensations possibles.
Le problème à ce stade, c’est évidemment que les incertitudes
sont encore nombreuses. Un séminaire à venir organisé par les
fiscalistes et consultants de
KPMG et de Katzarov a tenté de
faire le tour des scénarios possibles.
La Suisse a de toute manière l’intention de s’aligner sur les standards internationaux, en gardant
si possible quelques marges cruciales de manœuvre.
Un délai transitoire est prévu
jusqu’en 2021. Bonne élève, la
Suisse cherche déjà à anticiper les
demandes de l’OCDE. Ce qui est
dès lors probable, c’est qu’elle devra d’abord s’accommoder d’un
lourd handicap, avec les risques
classiques de délocalisations d’activités en Europe ou dans le
monde.
Pour être performant par la suite,
il s’agira de s’aligner sur un niveau de taux d’imposition approximatif de 10% pour les revenus de propriété intellectuelle,
alors que certains régimes d’imposition sont actuellement bien
inférieurs.
Les experts tentent de dédramatiser. L’attractivité sera faible et limitée dans un premier temps seu-
lement. Etre déjà aligné sur les
futurs standards représentera ensuite un réel avantage.
De plus, la fiscalité ne représente
pas le seul critère de décision des
entreprises s’agissant de recherche et développement. La
qualité de vie, d’autres conditionscadres, les infrastructures, les
synergies entre différents pôles
de compétences (effet cluster) restent des éléments importants. Les
futures discussions au Parlement
deviennent dès lors cruciales.
Une exigence pour resserrer encore les liens entre la Suisse et l’innovation. PAGE 9
PAGE 6
LOBBY CONTROVERSÉ DE LA RECHERCHE
L’accord sur la Croatie détourné
LA CHRONIQUE DE BRUNO BERTEZ
La domestication par la douceur
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PRODUITS STRUCTURÉS
Le rendez-vous du lundi
PAGE 15
L’industrie suisse
des machines en Inde
UPENDRA DEGLURKAR. Le président du groupe lausannois Bobst en Inde explique pourquoi le développeur
et producteur d’équipements destinés aux fabricants
d’emballages s’est implanté à Pune. Avec quels effets
aujourd’hui.
Le groupe Bobst, basé à Lausanne-Mex, a investi
dans une importante filiale en Inde. Avec une unité de
production à Pune et un important centre de
recherche et développement. «Sur notre site de Pune,
nous employons 230 collaborateurs et nous en comptons encore une cinquantaine dans différentes
régions du pays, offrant à notre clientèle des services
après-vente et de la maintenance». Pourquoi avoir
choisi l’Inde? Le président local Upendra Deglurkar
explique que le pays est doté d’une économie solide.
La consommation progresse régulièrement en bout
de chaîne, et il y a une importante demande de
machines. Les coûts sont faibles en ce qui concerne la
production de médicaments, d’aliments raffinés, de
chaussures, de prêt-à-porter. «Autant de produits
requérant des emballages que produisent nos
machines.» Les coûts de production sont adaptés. Par
ailleurs, le pays compte une main d’œuvre hautement
qualifiée et moins chère qu’ailleurs. On ne s’étonnera
pas qu’Upendra Deglurkar estime qu’il s’agit d’un des
meilleurs endroits où avoir des unités de production.
Bobst Inde a été mis sur pied en 1996. La vente et la
maintenance des machines étaient auparavant assurées par l’intermédiaire d’agents. PAGE 5
Les baisses de taux
Sommet des matières
technique s’accélèrent premières à Lausanne
DEUXIÈME PILIER. Le niveau des taux d’intérêt a fait passer
la référence de 4,5% à 2,75% en dix ans.
Les grandes maisons de négoce se retrouvent ce soir à la
cinquième édition du FT Commodities Global Summit.
Les caisses de pension continueront d’occuper une place importante dans bon nombre de rapports annuels de sociétés. Les
annonces de Coop et de la SSR de
constituer des provisions pour un
abaissement potentiel (donc très
probable) en ont témoigné tout
récemment.
Il est vrai que les sociétés appliquant les normes IFRS ne devraient pas apporter de modifications
majeures
après
l’adaptation à la norme IAS 19
tant qu’il n’y aura pas de changement majeur dans le domaine des
taux. Certaines caisses, dont celle
de Credit Suisse, ont toutefois réduit le taux de conversion dans le
C’est sur fond d’énergie et de matières premières au plus bas que
s’ouvre ce soir à Lausanne la cinquième édition du FT Commodities Global Summit dirigé par
Lionel Barber (Financial Times).
Le grand rendez-vous comprendra cette année deux débats de
CEO (et non un seul). Pour
mieux distinguer les problématiques divergentes de l’énergie et
de l’agriculture.
Côté énergie, la chute des cours,
accompagnée d’une haute volatilité, s’est montrée plutôt favorable aux négociants qui bénéficient depuis un an et demi de
conditions propices, au terme
d’années de déclin des marges.
surobligatoire. Il faudra plutôt
suivre les implications potentielles de baisses du taux technique pour celles qui fonctionnent selon la norme Swiss GAAP
RPC. Les taux de couverture assez solides devraient toutefois limiter les conséquences financières d’injections de fonds dans
les fondations de prévoyance. La
marge de manœuvre en termes
de couverture est nettement plus
étroite du côté des caisses de droit
public. Celle de Bâle-Ville est
même retournée d’une capitalisation complète à une partielle
avec garantie d’Etat dans le cadre
d’une baisse du taux technique
de 4% à 3%. PAGE 4
LIONEL BARBER. Disons que le
rendez-vous du Beau-Rivage
est unique en son genre.
Côté agriculture, l’effondrement
des cours affecte plus directement
les marges d’entreprises, plus engagées dans la production et la
transformation. PAGE 3
ÉDITORIAL STÉPHANE GACHET
Sika: le silence assourdissant du politique
Sika tiendra demain mardi sa seconde
assemblée générale ordinaire sous l’influence du conflit total avec l’actionnaire
historique, la famille Burkhard (Schenker-Winkler holding, 16% du capital-actions, 52% des droits de vote).Assemblée
très attendue (lire page 5).
L’affaire est pourtant connue, et rien n’a
vraiment changé depuis décembre 2014
quand la famille a annoncé la vente au
groupe français Saint-Gobain.Tout a été
dit ou presque (le fait surtout que Sika
se débrouille très bien seul), mais pour
quel résultat s’agissant d’opting out?
Sur le fond, il y a deux points essentiels
à rappeler. L’attitude de Saint-Gobain
d’abord, qui accorde une prime de 80%
pour obtenir le contrôle d’une entreprise
(reconnue de première qualité) avec seulement 16% du capital. C’est d’un op-
portunisme peu glorieux pour un groupe
de cette importance. Quand une telle
opération est menée contre la volonté
du management (et du mid-management), autant parler d’une opération hostile primaire. Elle serait d’ailleurs impensable hors de Suisse, en raison d’un
régime d’opting-out singulier. Surtout
pas en France.
Sur le fond toujours, l’erreur de départ a
été commise par la famille, qui a agi en
propriétaire au sens le plus étroit du
terme, et agi dans le dos du management. Un véritable égarement d’héritiers
qui ont d’ailleurs foulé aux pieds tous les
principes établis par le père. N’ont-ils pas
en plus attendu le décès de la mère, en
2013, pour ouvrir les hostilités?
Certains de leur bon droit, convaincus
par l’opting out, les actionnaires de
contrôle ont oublié que les statuts de
Sika comportaient une clause de limitation des transferts d’action (Vinkulierung), dont le sens originel était précisément d’empêcher qu’une transaction
irréversible se fasse sans l’accord du management.
L’issue sera vraisemblablement juridique
et se jouera au Tribunal fédéral à l’horizon
L’’enjeu est
majeur,,
nos solutions
globales
2017. En réalité, la réponse devrait être
politique, et le silence des politiques est
assourdissant.
Sur l’opting out, dont Sika révèle toute la
faiblesse: l’intention du législateur était
dans les années 1990 de protéger l’industrie suisse (familiale surtout) face aux
raiders étrangers. Or, c’est précisément à
cela que Sika est aujourd’hui confronté.n
w: bmogam
m.com
t : 0 0 4 1 2 2 5 5 7 1 2 78
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