close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

cinéma & culture au cœur de Liège

IntégréTéléchargement
l 246
du 13 avril au 17 mai 2016
cinéma & culture au cœur de Liège
Mercredi 4 mai à 20 h
AVANT-PREMIÈRE + réalisateur
Jeudi 14 avril à 20 h
AVANT-PREMIÈRE + réalisatrice et actrice
Mercredi 20 avril à 20 h 15
P.3
AVANT-PREMIÈRE + réalisateur et acteur
P.17
AVANT-PREMIÈRE + actrice
Jeudi 21 avril à 20 h
Mardi 10 mai à 20 h
AVANT-PREMIÈRE + réalisatrice et actrice
P.24
P.8
P.9
journal des Grignoux 246 2 du 13 avril au 17 mai 2016
Les premiers spectateurs du Caméo à Namur
Lundi 9 mai à 20 h 30
Café politique
La presse papier alternative
a-t-elle encore un avenir ?
Rencontre avec des représentants des nouvelles revues
Dérivations et Médor, ainsi que de Politique, revue de débats,
Imagine Demain le monde et du journal satirique Le Poiscaille.
Animation : Jérôme JAMIN (ULg)
Ce mercredi 9 mars, le
cinéma Caméo a pris son
envol à Namur.
Après l’animation festive du samedi précédent,
où 2 000 personnes se sont emparées
du lieu, le cinéma est maintenant sur
orbite avec une fréquentation journalière
extrêmement encourageante qui installe
désormais ces salles namuroises comme
un lieu incontournable pour la diffusion
du cinéma art et essai en Belgique.
Notre enthousiasme débordant ne
nous empêchera pas de mettre les points
sur les i concernant notre développement
dans une autre ville que Liège.
Les Grignoux, mouvement d’éducation permanente, n’ont que faire de la
conquête de nouveaux marchés et du
culte d’un expansionnisme compulsif.
Le Caméo appartient d’abord à ses
spectateurs. Et il est programmé, animé,
géré, soigné, dorloté par des travailleurs
namurois.
Ce qui nous tient à cœur, c’est la mise
en place d’un axe wallon qui favorise la
synergie entre les deux villes. Cette solidarité débouche forcément sur la circulation des sensibilités, la mise en commun
des découvertes cinématographiques
ainsi que des innovations technologiques
liées aux métiers du cinéma.
Nous bénéficierons également d’une
économie d’échelle dans le travail de promotion et dans la présentation des films
sur nos différents médias.
L’addition de nos énergies et de nos
spectateurs aura inévitablement un poids
face aux professionnels de la distribution. Dans les différents courriers que
Édito
nous recevons, des cinéphiles regrettent
amèrement de ne pas voir sur nos écrans
des œuvres qui ont connu une belle carrière sur le territoire français (1). Avec
l’arrivée de ces cinq nouvelles salles à
Namur, nous espérons bien pouvoir favoriser la présence d’un plus grand nombre
de films correspondant aux attentes de
notre espace culturel francophone.
C’est en suivant cette logique que nous
avons choisi de distribuer en Belgique le
film Tempête de Samuel Collardey. Cette
œuvre d’exception (Bayard d’or du meilleur film au FIFF de Namur en 2015) nous
immerge dans le vécu d’un marin déchiré
entre son métier qui le passionne et la
présence sur terre de ses deux enfants.
Un film dense et impétueux, où se nouent
dans le tremblement du vivant des thématiques aussi diverses que les liens familiaux, la précarité, les choix de vie face
aux contraintes du travail.
Dans la foulée du très attendu Merci
Patron ! de François Ruffin, nous entamons un cycle de films documentaires
qui ne considèrent pas forcément le combat social comme une vieillerie du siècle
passé. Nous commencerons en avril avec
la projection d’Oser la grève sous l’occupation sur le combat d'ouvriers belges et
français au début des années 1940.
Du côté de la fiction, la vibration du
social est loin d’être en reste. Good Luck
Algeria nous entraîne dans le périple
d’un Franco-Algérien qui se prépare aux
Jeux olympiques d’hiver (en ski de fond)
pour sauver sa petite entreprise. Une
famille et des solidarités métissées qui
donnent chaud au cœur.
Séance normale
La débâcle financière provoquée par les
subprimes n’a pas seulement égratigné le
quotidien des banques, elle a aussi jeté des
milliers de ménages américains à la rue.
Et 99 Homes de Ramin Bahrani, sous la
forme d’un thriller percutant, nous montre
à quel point les expulsions se sont opérées
avec des interventions policières très violentes et la complicité d’hommes d’affaires
peu scrupuleux (Michael Shannon, acteur
fétiche de Jeff Nichols, y fait merveille dans
le rôle d’un abominable méchant). Avec
Trumbo de Jay Roach, le cinéma américain
s’empare à nouveau d’une période peu
reluisante de son histoire, cette époque
tendue de la guerre froide où le gouvernement pratiquait la chasse aux communistes ou présumés tels. Un témoignage
bouleversant sur un artiste en résistance
et sur ses collègues qui ne s’en sortent pas
vraiment par le haut (n’est-ce pas monsieur
John Wayne ?).
Ce n’est pas une blague. La comédie
française peut être fine, distinguée, émou-
On se quitte en vous annonçant la clôture des 40 ans des Grignoux par notre
participation active à la troisième édition
de la manifestation festive initiée par le
groupe Terre, Les alternatives : le festival
de la démocratie en entreprise.
Du côté des classiques, on ne quitte pas
le Japon, avec un premier cycle de sept
films consacrés à Akira Kurosawa. Une
occasion d’explorer ou de redécouvrir
toute une galaxie cinématographique où se
déclinent bien entendu quelques variations
du film de samouraïs. Mais il faut aussi
compter sur des polars, des adaptations
de Shakespeare, de Gogol, des drames
sociaux.
Une activité en harmonie avec notre
volonté de contribuer à la mise en place
d’un monde plus juste, plus solidaire. Au
programme : cinéma, village d’entreprises
autogérées, projections-débats, rencontres, animations pour les enfants, cabaret des travailleurs, concerts (voir p. 22).
Nous entamerons cette rétrospective par
Vivre dans la peur, où un patriarche en fait
voir de toutes les couleurs à sa famille car,
en 1955, il craint l’arrivée d’une nouvelle
bombe atomique (le pauvre homme seraitil plus rassuré en 2016, avec Fukushima et
les fissures de nos centrales ?).
CARTE DE MEMBRE
AVEC
SANS
5,30 €
6,50 €
5,00 €
5,30 €
4,80 €
5,00 €
4,20 €
4,20 €
Groupes encadrés sur réservation indispensable au 04 222 27 78.
4,20 €
La carte de membre annuelle (achat uniquement à la caisse) donne droit à une
réduction sur le prix d’entrée et à la réception du journal par voie postale.
3,00 €
Abonnement 10 séances non nominatif, non limité dans le temps, séances
de cinéma uniquement.
Ouvert du mercredi au dimanche
Fermé le lundi et le mardi
sauf soirées spéciales et jours fériés
48,00 €
soit 4,80 €
la place
Article 27 y compris 3D, non valable pour les activités événementielles.
1,20 €
Place cadeau pour séances de cinéma uniquement.
6,50 €
RÉSERVATIONS ET PRÉVENTES
Les séances classiques
Places en prévente pour la « semaine cinéma » en cours, c'est-à-dire de chaque mercredi au
mardi suivant, disponibles à la caisse de n'importe lequel de nos cinémas ou en ligne.
Les événements
Places en prévente dès le premier jour de validité du Journal des Grignoux les annonçant,
disponibles à la caisse de chacun de nos cinémas ou en ligne.
Tickets en ligne ▶ 0,10 € ou 0,20 € de frais de dossier en fonction du type de séance.
Plus de détails sur nos tarifs : www.grignoux.be/prix-entree
vante, fantaisiste. Un homme à la hauteur de Laurent Tirard vous fera fondre de
bonheur. Il suffit de quelques centimètres
de moins à Jean Dujardin pour que tout
bascule dans l’émotion, le souffle burlesque
et l’enfer de l’apparence…
Ticket
Nous vous souhaitons un agréable
printemps…
LES GRIGNOUX
( 1) On citera notamment L’odeur de la
mandarine de Gilles Legrand avec Olivier
Gourmet dans le rôle principal, Caprice
d’Emmanuel Mouret, Microbe et Gasoil de
Michel Gondry, Discount
de Louis-Julien Petit.
Visitez
également
notre galerie
d'exposition
©caro.p
RÉDUCTIONS
– de 21 ans
sur présentation de la carte d’identité.
Avant 18 heures
du lundi au vendredi, jours non fériés
(sauf les films pour enfants).
Séances de midi (sauf dimanche)
du lundi au vendredi, jours non fériés
Un homme à la hauteur
©toolsofdad
TARIFS PRINCIPAUX
Trumbo
OUVERT
du lundi au jeudi de 11 h à 1 h
vendredi et samedi de 11 h à 2 h
dimanche de 12 h à 23 h
jours fériés de 13 h à 1 h
04 220 20 99
Place Xavier
Neujean
4000 Liège
Le journal des Grignoux, programme des cinémas le Parc, Churchill &
Sauvenière gérés par le centre culturel « les Grignoux » asbl 9 rue Sœurs
de Hasque 4000 Liège · Tél. 04 222 27 78 · Fax 04 222 31 78
Programmation et infos : www.grignoux.be Courriel : contact@grignoux.be
Journal des Grignoux n° 246 du 13 avril au 17 mai 2016
Tirage : 57 000 exemplaires \ Équipe de rédaction : Michel Condé
Alicia Del Puppo · Odette Dessart · Ludivine Faniel · Vinciane Fonck
Dany Habran Pierre Heldenbergh · Laurence Hottart · Catherine Lemaire · Lo Maghuin · Adeline Margueron · Anne Vervier ·
Stéphane Wintgens \ Illustrateur : Pierre Kroll \ Graphisme : Sébastien Gillard · Yves Schamp \ Impression : Masset sa
Contact publicité les Grignoux : Christine Legros, christine.legros@grignoux.be \ Éditeur responsable : Pierre Heldenbergh, 5
Au Péri 4000 Liège \ Cinéma Churchill 20 rue du Mouton Blanc Liège \ Cinéma Sauvenière 12 Place Xavier Neujean Liège
Cinéma le Parc 22 rue Carpay Liège-Droixhe \ Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du Ministère de la Région Wallonne,
de la Ville de Liège et le soutien d’Europa Cinemas
journal des Grignoux 246 3 du 13 avril au 17 mai 2016
Événements
E
L
A
I
C
O
S
E
T
T
U
L
LA
n’est pas morte
Les séances en présence
des équipes de films
▶ Le cœur régulier
SAUVENIÈRE jeudi 14/4
p. 17
Vanja d’Alcantara, réalisatrice,
et Isabelle Carré, actrice
▶ Oser la grève
sous l’occupation
PARC mardi 19/4
p. 3
▶ Tempête
PARC mercredi 20/4
p. 24
coup de cœur
Dominique Dreyfus
et Marie-Jo Pareja, réalisatrices
En partenariat avec le CAL de la Province de Liège, CEPAG, CNCD, COMAC, CSC, Ecolo J, Entraide
et Fraternité, Etopia, FGTB wallonne, FPS Réseau Solidaris, Imagine Demain le Monde, Interfédé,
Magasins du Monde Oxfam, MOC, Pour.Press, RWLP et SAW-B
Samuel Collardey, réalisateur,
et Dominique Leborne, acteur
▶ À peine j’ouvre les yeux
SAUVENIÈRE jeudi 21/4
La graisse médiatique nous serine ad nauseam
que la grève, le combat syndical, la lutte des
classes sont des pratiques d’un autre âge. Une
autoroute bloquée, cela fait désordre à une
époque où on ne jure que par la bonne gouvernance.
Pourtant, si on se donne la peine de descendre sur terre, on
verra à quel point le mouvement social a toutes les raisons de
se battre contre la précarisation galopante et une répartition
des richesses de plus en plus inique. Nous avons construit un
cycle de quatre documentaires qui remettent les pendules à
l’heure et qui montrent que la lutte pour la survie et la dignité
est loin d’être archaïque : Merci patron ! et Oser la grève sous
l’occupation (ci-dessous) et, à l’affiche de notre prochain
journal, les films Comme des lions de Françoise Davisse et On
est vivants de Carmen Castillo
p. 8
Ghalia Benali, actrice
▶ Les premiers
les derniers
SAUVENIÈRE lundi 25/4
p. 17
▶ Au-delà des nuages
PARC mardi 26/4
p. 9
Bouli Lanners, réalisateur
Oser la grève sous
l’occupation
Cecilia Verheyden, réalisatrice,
et Michael De Cock, scénariste
▶ La chambre vide
PARC mercredi 27/4
p. 17
Merci patron !
Jasna Krajinovic, réalisatrice,
et Saliha Ben Ali, protagoniste
▶ Je me tue à le dire
SAUVENIÈRE mardi 3/5
p. 9
▶ Merci patron !
PARC mercredi 4/5
p. 3
▶ Serviteur
SAUVENIÈRE lundi 9/5
p. 9
▶ Baden Baden
PARC mardi 10/5
p. 9
Voici un documentaire qui révèle une tranche d’histoire peu
connue sur le combat ouvrier pendant l’occupation nazie.
Un récit poignant qui n’hésite pas à nous emporter dans les
circonvolutions complexes et vicieuses de l’Histoire
Dans ce documentaire culotté, des chômeurs nordistes jouent
un bon tour à Bernard Arnault, patron de LVMH, fossoyeur d’emplois
de la région
Xavier Seron, réalisateur,
et Jean-Jacques Rausin, acteur
François Ruffin, réalisateur
Arthur Devreux, réalisateur,
+ équipe
Rachel Lang, réalisatrice,
et Salomé Richard, actrice
Mardi 19 avril à 20 h
▶ Road to Istanbul
p. 17
SAUVENIÈRE mercredi 11/5
Astrid Whettnall, actrice
Les classiques du
CHURCHILL
en présence de Dominique DREYFUS
et Marie-Jo PAREJA, réalisatrices
Avant-première
en présence de François RUFFIN, réalisateur
p.4
▶ Othello
▶ Vivre dans la peur
CHURCHILL lundi 18/4
+ présentation
▶ Yojimbo
Les concerts
Projection unique
Mercredi 4 mai à 20 h
p.23
▶ Kočani Orkestar
PARC vendredi 22/4
▶ Jean-Paul Estiévenart Trio
& Logan Richardson
SAUVENIÈRE mardi 10/5
▶ Bart Defoort Quintet
SAUVENIÈRE jeudi 12/5
Et aussi…
▶ Exploration du monde p.23
Portugal
PARC samedi 23/4
▶ Captain America :
p.15
Civil War
SAUVENIÈRE mercredi 27/4
+ présentation
▶ Les Alternatives :
p.22
le festival de la démocratie
en entreprise
SAUVENIÈRE samedi 30/4
▶ Café politique :
p.2
La presse papier alternative…
SAUVENIÈRE lundi 9/5
A
près avoir fondé Fakir, un journal
satirique du Nord de tendance libertaire, François Ruffin se lance dans le
cinéma avec un documentaire pugnace à
la Michael Moore. Tout comme ce dernier
s’en prenait, dans Roger et moi (1989),
au PDG de General Motors qui avait mis
toute la ville de Flint au chômage, Ruffin
s’attaque sur le mode de la dérision à
Bernard Arnault, directeur de LVMH,
coupable selon lui d’avoir participé au
démantèlement du tissu industriel du nord
de la France en fermant et délocalisant des
usines textiles.
Dans le cas présent, Arnault a déplacé en
Pologne l’usine Kenzo de Poix-du-Nord.
Ruffin rend visite à divers chômeurs victimes de cette fermeture, jusqu’au jour où
il rencontre la famille Klur, à deux doigts
de l’expulsion à cause d’une dette d’assurance qu’elle ne peut pas payer. Ruffin, qui
n’a peur de rien, conçoit alors avec cette
famille un stratagème pour extorquer la
somme à Arnault (une goutte d’eau pour
la deuxième fortune de France).
Au-delà du résultat, de la revanche de
classe, le ton véritablement farcesque du
documentaire le distingue du tout-venant
des films sociopolitiques. Il y a un vrai sens
de la mise en scène dans les tractations du
couple Klur avec un émissaire d’Arnault.
Comme dans toutes les bonnes farces,
on feinte et on se déguise. Lors des entre-
vues, Ruffin – avec les cheveux décolorés
et des lentilles de contact – se fait passer
avec un aplomb incroyable pour le fils
Klur. L’émissaire ne reconnaît pas Ruffin,
qu’il avait pourtant expulsé peu de temps
avant d’une réunion d’actionnaires de
LVMH.
Ces visites sont filmées en caméra
cachée. L’envoyé d’Arnault insiste bien
sur la confidentialité de ce don : il sera
caduc s’il est divulgué. Ce que l’émissaire
ne sait pas, c’est que d’un autre côté un
conseiller d’Arnault va vendre la mèche
en déclarant à découvert devant la caméra
de Ruffin que son patron s’est personnellement occupé du cas des Klur. La clause de
confidentialité vole en éclats…
À côté de la réflexion sociale réelle,
irréfutable, juste, le documentaire Merci
patron ! a une dimension jouissive en
détaillant sur un mode humoristique la
victoire inespérée du pot de terre contre le
pot de fer. Les dialogues en caméra cachée
ont une truculence digne de Molière.
D’ailleurs, on verrait très bien cet épisode
sous forme de pièce de théâtre. On espère
avoir trouvé la relève politico-satirique
de Pierre Carles, qui jouait jadis le poil à
gratter des puissants.
Vincent Ostria, LES INROCKS
de François Ruffin, France, 2015, 1 h 24. Sortie
le 4 mai. PARC SAUVENIÈRE
A
u printemps 1941, deux grèves sans
précédent secouent le bassin liégeois,
en Belgique, et le nord de la France. Des
milliers de femmes et près de 200 000
ouvriers et mineurs, tenaillés par la faim
et poussés à bout par des conditions de
travail insoutenables, défient l’occupant
nazi. Ils osent faire grève pour obtenir du
pain et du savon.
Le 23 juillet 1941, un train quitte la gare
de Huy à destination du camp de concentration de Sachsenhausen. À son bord 244
mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, qui
forment le tout premier convoi de déportés français. Le 22 septembre 1941, un
second convoi conduit une soixantaine de
grévistes belges au camp de Neuengamme.
60 % d’entre eux n’en reviendront pas.
À travers le récit au jour le jour de cette
période courte mais mouvementée, le film
interroge les enjeux d’un tel mouvement
ainsi que les motivations de ceux qui l’ont
déclenché et met en lumière le rôle joué
par les différents protagonistes.
Peu connu voire inconnu du grand public,
cet épisode de l’histoire de la Seconde
Guerre mondiale est pourtant exemplaire.
Car au-delà du récit des faits, le véritable
enjeu de notre film c’est ce que cette grève
et sa répression nous apprennent de ces
premières années d’occupation.
Une époque au cours de laquelle l’Allemagne opère une restructuration géographique, politique et économique de l’Eu-
rope alors qu’en France, la classe ouvrière,
encore sur la lancée du Front populaire,
poursuit ses luttes sociales. Mais le déroulement des événements, le dénuement
politique de la Belgique, les tergiversations
de « l’État français » du maréchal Pétain,
le rôle du Parti communiste (français et
belge), la prise de position du patronat, les
liens entre ces divers protagonistes nous
révèlent, entre les lignes, la situation trouble
qui règne alors et nous permettent d’en
faire l’état des lieux.
On voit alors une administration allemande dont les mécanismes répressifs ne
sont pas encore tout à fait structurés. Un
État français qui collabore ouvertement
avec l’occupant, un occupant paralysé par
le Pacte germano-soviétique et qui ne peut
donc s’attaquer au Parti communiste. Un
Parti communiste qui détourne l’esprit
corporatiste de la grève au profit de l’idéal
résistant. Un patronat soucieux de ses bénéfices et revanchard des luttes menées sous
le Front populaire, prêt à fermer les yeux
sur les exactions des uns et des autres…
On voit comment le contexte de l’époque
transforme un problème social, une lutte
syndicale en une affaire politique dont
les grévistes font les frais ». (Dominique
Dreyfus & Marie-Jo Pareja, réalisatrices)
de Dominique Dreyfus & Marie-Jo Pareja,
Belgique/France, 2016, 52 mn.
Avec la voix de Jacques Bonnaffé. PARC
journal des Grignoux 246 4 du 13 avril au 17 mai 2016
CYCLE
AKIRA
KUROSAWA
Vivre dans
la peur
IKIMONO NO KIROKU
Un film glaçant et visionnaire sur les
dérives de l’armement nucléaire avec
un Toshirô Mifune en proie à la folie
T
okyo, 1955. Le chef de famille Kiichi Nakajima dirige une
fabrique de charbon avec ses enfants et petits-enfants.
Malgré la prospérité de son entreprise, le vieil homme souhaite
la vendre car il est hanté par la peur d’une nouvelle bombe
atomique lâchée sur le Japon. Pour échapper à cela, Nakajima
est prêt à toutes les concessions financières afin de s’exiler
au Brésil avec sa famille. Mais ses enfants ne voient pas cette
lubie d’un bon œil et souhaitent placer leur père sous tutelle…
Dix ans après les catastrophes de Hiroshima et Nagasaki,
le cinéaste Akira Kurosawa s’attaque aux traumatismes causés par la bombe atomique. Une peur loin d’être irrationnelle
puisque les Américains ont poursuivi jusqu’à la fin des années
1950 des expérimentations nucléaires dans l’atoll de Bikini,
situé dans l’océan Pacifique.
Dans Vivre dans la peur, Kurosawa dresse le portrait d’un
vieil homme littéralement rongé par la menace d’une nouvelle
Né en 1910, Akira Kurosawa est l’un des cinéastes japonais les plus
acclamés du XXe siècle, dont l’impressionnante carrière a donné naissance
à de nombreux chefs-d’œuvre puissants et indémodables. En cinquante
ans, le cinéaste a touché à tous les genres : le film d’action, la fresque
historique, le film noir, le drame intimiste… Grand connaisseur de la
littérature occidentale, il a également adapté de nombreux auteurs
à l’écran : de Shakespeare (Le château de l’araignée) à Gorki (Les
bas-fonds), en passant par Ed McBain (Entre le ciel et l’enfer).
Kurosawa a été l’un des plus importants ambassadeurs japonais à
l’étranger car son œuvre est de fait indissociable de son pays. Ses films
sont de formidables témoignages sur le Japon – aussi bien médiéval
(Yojimbo) que contemporain (Vivre dans la peur) – dans lesquels le
cinéaste fait preuve d’un regard empreint d’humanisme mais néanmoins
critique sur la société nippone. Son art du réalisme visionnaire fait
de Kurosawa rien de moins qu’un double cinématographique de
Dostoïevski, l’une de ses principales références littéraires.
Cinéaste influencé par la culture occidentale, il finira par l’influencer à son
tour. Martin Scorsese, Clint Eastwood, George Lucas…
de grands réalisateurs d’aujourd’hui vouent un culte à son œuvre
À la fin du XIXe siècle, un samouraï errant
(Toshirô Mifune) débarque dans un
village où sévit une guerre sanglante
entre deux clans. Une œuvre jubilatoire
qui a influencé Sergio Leone
À
la fin de l’ère d'Edo, un samouraï solitaire nommé Sanjuro
arrive dans un village écartelé entre deux bandes rivales,
menées d’un côté par le bouilleur de saké Tokuemon, de l’autre
par le courtier en soie Tazaemon.
Pendant que les deux bandes s’entretuent pour régner en
maître sur les lieux, les villageois terrorisés n’osent plus sortir.
Lorsque Sanjuro découvre la situation, il décide de mener en
bateau les deux clans rivaux en travaillant alternativement
pour l’un et l’autre…
Après une incursion dans le Japon contemporain avec son
précédent long métrage, Les salauds dorment en paix, Akira
Kurosawa renoue avec la reconstitution historique en réalisant Yojimbo, situé à la fin de la période d’Edo. À nouveau, le
cinéaste déclare s’être inspiré d’un célèbre auteur de romans
urbain. La menace est partout et pas uniquement
dans la tête du père, semble nous dire le réalisateur.
Celui-ci pointe également du doigt l’individualisme
grandissant dans le Japon d’après-guerre, avec
l’exacerbation du conflit entre générations – les
enfants vont jusqu’à mettre leur père sous tutelle
afin de préserver leur confort matériel. Film saisissant et visionnaire, Vivre dans la peur est un récit
bouleversant d’humanité sur la déchéance d’un
homme que personne ne veut croire.
noirs, l’Américain Dashiell Hammett, et notamment de ses
romans La clé de verre et La moisson rouge, qui content tous
deux l’histoire de bandes rivales semant le trouble dans leur
ville. Pour son film, le Japonais reprend à la fois les codes du
film de samouraï et ceux du western américain – dont il est
un grand admirateur –, en choisissant toutefois de les tourner
en dérision, avec un sens aigu de l’ironie. Il dresse toute une
galerie de personnages secondaires volontairement grotesques, que le héros Sanjuro ne tarde pas à humilier durant
des scènes de batailles proches du comique. La rue principale
du village devient une scène de théâtre où le personnage de
Sanjuro passe du rôle d’acteur à celui d’observateur de cette
guerre des clans.
Dans cette œuvre où la frontière entre le bien et le mal est
plus que poreuse, Kurosawa s’abstient de tout moralisme mais
parvient à saisir avec brio la complexité de l’âme humaine.
Son héros Sanjuro marque la fin de la grande époque des
samouraïs : le sens du devoir et de la loyauté se soustrait face
au cynisme et à l’appât du gain.
Énorme succès au Japon, Yojimbo sera la matrice de la
vague des westerns spaghettis, menée par Sergio Leone qui
en tournera un remake avec Pour une poignée de dollars en
1964. Kurosawa tournera quant à lui une suite avec le même
personnage, Sanjuro, toujours avec le grand Toshirô Mifune
dans le rôle éponyme.
d’Akira Kurosawa, Japon, 1955, 1 h 43, VO. Avec Toshirô
Mifune, Takashi Shimura, Chiaki Minoru. Sortie le 18 avril.
CHURCHILL
d’Akira Kurosawa, Japon, 1961, 1 h 50, VO. Avec Toshirô Mifune,
Tatsuya Nakadai, Takashi Shimura, Isuzu Yamada.
Sortie le 4 mai. CHURCHILL
Lundi 18 avril à 20 h
Présentation
par Dick Tomasovic du service Arts du
spectacle de l'ULg
catastrophe nucléaire, prêt à tout abandonner pour
s’installer à l’autre bout du monde. C’est Toshirô
Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa, qui prête ses
traits au personnage de Nakajima. Bien qu’âgé
seulement de trente-cinq ans, le comédien est
impressionnant dans le rôle d’un vieux patriarche
septuagénaire renié par les siens.
À travers cette figure, Kurosawa dresse également le portrait d’une société japonaise en pleine
mutation, encore meurtrie par la guerre. Sa peinture de Tokyo est saisissante de réalisme et l’omniprésence des bruits de la ville confère une atmosphère réellement oppressante à cet environnement
Yojimbo
Othello
es
u
q
i
s
s
Cla
Général maure au service de Venise,
Othello a épousé la belle et vertueuse
Desdémone. Il est envoyé à Chypre
prévenir une possible attaque turque.
Mais Iago, l’un de ses officiers, a
décidé de perdre le couple, dont il envie
l’insolent bonheur. Il convainc Othello
de l’infidélité de Desdémone…
O
n sait les difficultés financières que rencontra le
cinéaste pour mener son projet à terme : tournage à
épisodes, changements de comédiens, costumes et décors
bricolés. Mais on dirait presque que ces circonstances
ont aidé le film ! Sans doute ont-elles poussé Welles à
ce montage éclaté, véritable kaléidoscope de visions,
hallucinantes contre-plongées, subtils jeux d’ombre et de
lumière. Welles a beaucoup coupé le texte mais respecté
l’esprit shakespearien. Jouets du destin, victimes d’une
odieuse manipulation, les personnages apparaissent au
loin, minuscules dans un décor immense. Le milieu définit l’action : devant la caméra de Welles, Venise n’est
qu’un complot, et le fort chypriote, écrasé de soleil, un
lieu aveuglant, où la vérité se dérobe. Les hauts murs
de pierre incarnent une puissance brute, une barbarie
qu’Othello trouvera en lui pour étrangler Desdémone. La
splendeur baroque de la mise en scène contraste avec la
sobriété du jeu des comédiens. Le génie de Welles éclate
à chaque plan.
Ce magnifique Othello est un acte de foi dans le cinéma.
d’Orson Welles, Etats-Unis, 1952, 1 h 30, VO. Avec Orson Welles,
Michael McLiammoir, Suzanne Cloutier, Robert Coote.
En prolongation. CHURCHILL
journal des Grignoux 246 5 du 13 avril au 17 mai 2016
Un homme
à la hauteur
L’avenir
Une œuvre lumineuse où la philosophie est incarnée dans la chair du
vivant à travers le quotidien d’une enseignante confrontée au doute
et à la solitude. Isabelle Huppert est magistrale dans une composition
teintée à la fois de ferveur, de rage et de conviction contenues
Oubliez toutes les scories que la comédie française a pu nous infliger depuis des
décennies. Laurent Tirard (Molière, Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté, Le petit
Nicolas…) signe une romance racée, adulte, souriante et d’une originalité jubilatoire
D
iane (Virginie Efira) est pendue au téléphone.
On n’échappe ni à sa beauté sculpturale ni à la
voix chaude et suave qui est à l’autre bout du fil. Le
spectateur reconnaîtra le grain de la voix de Jean
Dujardin. Diane se laisse envoûter par la conversation de cet inconnu qui a retrouvé son téléphone
portable oublié dans une brasserie. Cet homme,
Alexandre, a été à cette occasion le témoin d’une
conversation animée qu’elle a eue avec son ex,
Bruno. La voix se fait de plus en plus insistante et lui
propose une rendez-vous. Elle finit par accepter de
prendre un café dans l’après-midi.
N
athalie (Isabelle Huppert) enseigne la philosophie dans un lycée parisien. Son mari, Heinz,
est aussi enseignant et porté vers la philosophie. Leur
imposante bibliothèque est un élément incontournable de leur univers.
Après 25 ans de vie commune, Heinz décide de
quitter Nathalie pour une autre femme. La scène
où il annonce à sa femme qu’il s’en va est complètement dépourvue de sentimentalisme. La réalisatrice, en s’interdisant ainsi toute forme de gesticulation hystérique, nous permet de mieux prendre
la mesure de la gravité de la situation. Dans cette
même foulée qui consiste à cultiver l’ambiguïté et
à torpiller les clichés liés à une certaine prévisibilité
psychologique, le personnage d’Yvette (incarné par
Édith Scob), la mère de Nathalie, est une femme
dépressive, possessive mais dotée d’un extraordinaire
sens de l’ironie qui offre au film quelques séquences
délicieusement humoristiques. Cette mère devenue
ingérable, Nathalie décide de la placer dans une maison de retraite.
Mais au lieu d’être déprimée par ces événements
qui l’assaillent, Nathalie les transforme en atouts,
s’apercevant qu’elle est à présent réellement libre
pour la première fois de sa vie. Elle tente de trouver le bonheur en elle-même au lieu de chercher un
nouvel amour.
Tout comme dans ses précédents films, Mia
Hansen-Løve aborde une multitude de thèmes,
canalisés dans des discussions philosophiques mises
en scène avec une précision et une légèreté telles
qu’elles s’apparentent plus à du bon sens qu’à des
bavardages prétentieux. Autre marque de fabrique
de la réalisatrice, les changements de décors (ville et
campagne, soleil et neige) donnent au film un rythme
tout en contraste et qui ne retombe jamais.
Quand la lecture de Rousseau ou de Pascal s’inscrit
dans une étonnante fluidité qui nous cueille à chaud,
nous ne pouvons qu’en sortir vivifiés.
LES GRIGNOUX
de Mia Hansen-Løve, France, 2015, 1 h 40. Avec Isabelle
Huppert, Edith Scob, Roman Kolinka, André Marcon. Sortie
le 20 avril. CHURCHILL
Quand on a 17 ans
Inspiré peut-être par l’air des montagnes (le film a été tourné à Luchon et dans ses
environs, les Pyrénées sont magnifiques) et sans aucun doute par la complicité de
Céline Sciamma (réalisatrice de Tomboy et Bande de filles) qui co-écrit le scénario,
André Téchiné signe avec Quand on a 17 ans son meilleur film depuis Les témoins
R
emarquablement écrit et construit, le scénario
s’intéresse aux relations complexes, contradictoires, entre Thomas et Damien (Corentin Fila et
Kacey Mottet Klein, formidables), deux lycéens qui
ne cessent de s’affronter, de se battre, de se chercher
– dans tous les sens du terme.
Construit comme un triptyque autour des trois trimestres d’une année scolaire, le film prend d’abord
le temps de poser son récit, de caractériser les personnages et d’installer des intrigues secondaires qui
sont autant de fondations. Il y a bien sûr les deux
adolescents que tout semble opposer : l’intellectuel
et le paysan, le fils de bourgeois – une médecin et
un militaire, en mission en Afghanistan – et l’enfant
adopté par des cultivateurs, le gars de la (petite) ville
et celui du haut de la montagne. Immédiatement,
cela fourmille de thèmes et de possibilités.
Il y a également leurs parents (Sandrine Kiberlain
en tête, parfaite dans le rôle de cette mère fantasque
et joyeuse), que Sciamma et Téchiné incluent largement dans le récit, prenant le contre-pied des
habituels films sur une adolescence évoluant dans sa
propre sphère, loin du monde des adultes. Quand on
a 17 ans est en cela d’une grande subtilité, montrant
notamment une relation mère-fils harmonieuse et
simple qui dynamite les clichés du genre.
Et puis, au fur et à mesure qu’avance le film, le
scénario continue de se nourrir des intrigues parallèles, qui tour à tour font écho à l’histoire des deux
adolescents ou lui servent de catalyseur. Cela permet
de faire exister les personnages secondaires et de
garder une grande homogénéité dans la narration
qui devient limpide et presque évidente, tout en
ménageant surprises, chemins de traverse et rebondissements.
Car si, au départ, on croit voir arriver les grosses
ficelles du scénario, on s’aperçoit rapidement que
Téchiné neutralise tout ce qui pourrait être outré,
se contente de suggérer ce qui est indispensable et
s’amuse avec les attentes du spectateur. Passée la
première demi-heure de mise en place, le film bascule ainsi dans un mélange d’humour, de douceur et
de complicité qui rend la situation initiale éminemment plus subtile qu’elle ne le paraissait au départ.
On est alors bouleversé par la manière dont le
cinéaste (âgé tout de même de 72 ans) s’approprie les affres de l’adolescence et filme avec grâce
ses corps-à-corps brutaux, expiatoires et ambigus.
Comme souvent, il n’est pas tant question dans
Quand on a 17 ans d’homosexualité que de la
rencontre amoureuse entre deux adolescents qui
s’avèrent être deux garçons. Nuance de taille pour
un film lumineux qui prend le sujet de l’adolescence
à bras-le-corps mais joue la carte de la retenue, du
sens du détail et de la légèreté.
LA GAZETTE UTOPIA
d’André Téchiné, France, 2016, 1 h 55. Avec Sandrine
Kiberlain, Kacey Mottet Klein, Corentin Fila.
En prolongation. CHURCHILL SAUVENIÈRE
C’est tout émoustillée et lumineuse qu’elle va à
sa rencontre. Mais à l’arrivée de l’inconnu, Diane
maîtrise difficilement son extrême stupéfaction.
On finit par découvrir ce personnage énigmatique
attablé face à elle : certes, il a la physionomie de
Jean Dujardin. Mais il lui manque de la hauteur. Ce
petit bonhomme a oublié de grandir. Par contre il
a du charme à revendre, de l’humour, une certaine
élégance et une incroyable audace dans ses propositions de gentleman : saut en parachute, restaurant
clandestin…
Ces deux-là vont apprendre à s’apprivoiser et finiront par tomber follement amoureux. Mais rien n’est
simple quand le partenaire fait 1 m 36 à tout casser.
Ils vont devoir vivre face au regard des autres et aux
appréciations de leurs proches.
jamais cette hilarité grasse, ce cynisme décontracté,
cette veulerie franchouillarde qu’on retrouve fréquemment dans les comédies de l’Hexagone. Ici, tout
est affaire de mesure, de proportion.
Le film jongle en permanence avec l’effet de surprise provoqué par la petite taille de Jean Dujardin.
Et son personnage n’est pas en reste dans sa manière
de pratiquer l’autodérision, de ne pas se laisser
abattre face au sarcasme.
À pas feutrés, le film glisse une réflexion sur la
notion de différence, qui peut ne porter que sur un
détail de quelques centimètres…
Ces quelques mots choisis pour présenter le film
sont loin d’être à la hauteur. Laurent Tirard a peaufiné une comédie romantique légère et bouleversante.
Le handicap du protagoniste principal ne déclenche
de Laurent Tirard, France, 2016, 1 h 40. Avec Virginie Efira,
Jean Dujardin, Cédric Kahn. Sortie le 4 mai.
PARC SAUVENIÈRE
LES GRIGNOUX
journal des Grignoux 246 6 du 13 avril au 17 mai 2016
The Sea of Trees
Trumbo
NOS SOUVENIRS
Dans ce nouvel opus de Gus Van Sant, Matthew McConaughey incarne
un homme en bout de course déterminé à mettre fin à ses jours…
À moins qu’il ne reste en lui une embryonnaire volonté de vivre ?
Un brillant scénariste hollywoodien est brutalement mis au pilori
pour cause d’appartenance au Parti communiste, dans une Amérique
maccarthyste parano et réac. Le parfait exemple d’un cinéma américain
qui sait allier divertissement, humour et profondeur du propos
A
rthur a pris un aller simple pour le Japon avec la
ferme intention de ne pas remettre les pieds aux
États-Unis. Ni ailleurs à vrai dire. Il s’est préparé pour
son dernier voyage vers la forêt d’Aokigahara, aussi
appelée Jukai (littéralement « mer d’arbres »), une
vaste étendue boisée au pied du mont Fuji, réputée
pour être une terre de suicides. À l’orée de la forêt,
plusieurs pancartes mettent d’ailleurs en garde le
promeneur solitaire : Avez-vous bien réfléchi à votre
geste ? Des moments de bonheur ne vous attendentils pas encore ?
Arthur n’y jette même pas un coup d’œil et s’enfonce sur des chemins de traverse qui ne mènent forcément nulle part, jusqu’à un arbre solide et large au
pied duquel il s’assied. Il aura là sa dernière demeure,
entouré par une nature encore sauvage, au pied de
cet arbre qui en a vu d’autres. Et Arthur se met à
avaler ses pilules.
Il est interrompu dans son funeste projet par un
type dépenaillé, aux avant-bras couverts de sang
séché. Cet homme a changé d’avis et renoncé à se
donner la mort mais il ne parvient pas à retrouver le
chemin de la sortie qui le ramènera à la communauté
des hommes et aux siens. Takumi, c’est son nom,
enjoint Arthur de l’aider et ce dernier, postposant
son geste fatal, tente tant bien que mal de le guider.
S
Et il nous fait découvrir, par flashbacks progressifs,
les tristes jours qui l’ont poussé à choisir l’irrémédiable : son amour mal fichu pour sa femme (Naomi
Watts) abîmée par l’alcool puis la maladie, son lent
calvaire, à elle, à lui, le désespoir qui s’immisce, l’intérêt qui se perd, l’envie qui se fane.
Ce trajet dans les méandres de la forêt et de son
esprit semble pourtant lui ouvrir une nouvelle perspective. Peut-être un nouveau départ ? Encore faudrait-il qu’il trouve la porte de sortie vers les vivants…
LES GRIGNOUX
de Gus Van Sant, États-Unis, 2015, 1 h 50, VO anglaise et
japonaise. Avec Matthew McConaughey, Ken Watanabe,
Naomi Watts. Sortie le 27 avril. SAUVENIÈRE
Mais il leur faut se rendre à l’évidence : cette forêt
les a absorbés pour de bon. En voulant la quitter, ils
s’y enfoncent encore plus… Mais plus ils se perdent,
moins Arthur se préoccupe de sa mort et plus il se
confie à Takumi et semble retrouver une fugace
lueur de vie.
Demolition
Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, primé à plusieurs
reprises en terre hollywoodienne (Wild, Dallas Buyers Club), signe à
nouveau une œuvre gorgée de fantaisie et d’émotions fortes
C
’est bien simple : Davis (Jake Gyllenhaal) a
tout. Une baraque de magazine de déco, à
l’épuration stylée ; un boulot de winner acharné ;
une femme qui l’aime. Et qui ne voit pas arriver
une bagnole qui leur fonce dessus à toute allure.
Davis s’en sort indemne, elle n’en réchappe pas.
Dans les couloirs des soins intensifs, Davis ne
réagit pas à l’annonce de la mort de sa femme.
Pas de larmes, d’effondrement, de trauma. Il agit
pourtant de manière tout à fait bizarre : énervé
par le distributeur de friandises, il se met à faire
des réclamations improbables à la boîte de maintenance desdits appareils. On ne peut pas lui en
vouloir : n’est-ce pas une manière comme une
autre de vivre son deuil ?
Pourtant Davis, lorsqu’il dissèque son comportement, ne trouve pas traces d’émotions ni de sentiments. Sa femme est morte et il ne ressent aucun
chagrin. La mécanique lisse et dénuée d’affects de
son propre fonctionnement va dès lors déboucher
sur une curiosité pathologique pour l’envers des
choses. Il démonte ainsi le frigo, l’ordinateur, tous
les appareils sur lesquels il peut tomber, histoire de
voir comment ils sont faits, à l’intérieur. Pas pour
les remettre en état, non, juste pour les voir gésir
éparpillés, au rebut, disloqués et inutiles. Triste
reflet de sa propre vie sans qu’il en prenne véritablement conscience ? Peut-être bien…
Au boulot, son comportement le mène de
facto vers l’exclusion du cercle restreint des vain-
queurs. Son beau-père, sincèrement dévasté par
le chagrin, gère son deuil de façon « digne » et ne
parvient plus à trouver des excuses à Davis, de
plus en plus déglingué. Dans sa vie privée, il entretient une relation téléphonique avec une femme
du service après-vente auquel il a envoyé tant
de réclamations. Cette Karen Moreno (Naomi
Watts), elle-même dépassée par son existence
plutôt foutraque, se prend d’affection pour ce
type en perdition et l’inclut bientôt dans sa vie et
celle de son fils.
Sans presque s'en rendre compte Davis a
envoyé tout valdinguer sans l’once d’un regret,
trop occupé à émerger d’une vie cotonneuse taillée sur mesure, qui était pourtant incapable de lui
procurer un début de joie. Il n’y a plus de bienséance qui tienne, de devoir ou de contraintes…
Mais peut-on vivre constamment dans cette
insouciance du lendemain, vautré dans un deuil
qu’on ne parvient même pas à nommer ?
On pouvait s’attendre à un drame et, à l’arrivée,
on déguste une œuvre drôle, libre et folle, ponctuée d’émotions fortes mais jamais plombées. Et
Demolition devient un plaidoyer pour la liberté
de se réinventer, de tourner le dos à toutes les
routines.
LES GRIGNOUX
de Jean-Marc Vallée, États-Unis, 2015, 1 h 40, VO. Avec
Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Chris Cooper, Polly
Draper. Sortie le 13 avril. PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
cénariste hors pair, Dalton Trumbo a écrit
quelques-uns des grands films d’avant-guerre.
Il faut le voir trempoter dans sa baignoire, un cigare
en bouche, puis se mettre à taper frénétiquement à
la machine sous le coup d’une subite inspiration. Sa
salle de bain est en fait son Q.G. créatif duquel rien
ou presque ne peut l’extraire, s’il est concentré. Bien
intégré dans le petit milieu du cinéma, son talent en
fait un homme aisé et fort demandé.
Mais cet homme respecté représente ce que l’Amérique va bientôt considérer comme le mal absolu :
il est communiste et plutôt fier de l’être. Avec la
guerre froide et la paranoïa ambiante, il souffle sur
Hollywood (comme sur la société américaine en
général) un vent de grande purge (pas stalinienne
pour le coup). Quelques fers de lance, d’une suffisance à vomir, entendent défendre mieux que quiconque l’éternel des « belles » valeurs conservatrices
et mènent à grand fracas une campagne contre le
péril rouge soi-disant à même de faire vaciller le
temple de l’entertainment (dont l’infâme actrice
Hedda Hopper, jouée par une Helen Mirren délectable en réactionnaire survoltée).
Qu’à cela ne tienne. Le parti n’est pas interdit
et personne n’a commis de crime, n’est-ce pas ?
Pourtant, de campagnes de diffamation en commissions d’enquête, les « Hollywood Ten » subissent de
plein fouet une disgrâce aussi brutale que ravageuse.
Et l’espoir que la Cour suprême, majoritairement
progressiste et dernier rempart de la liberté d’expression, vienne les exonérer une bonne fois pour
toutes va bientôt fondre comme neige au soleil sous
les coups du sort qui, décidément, s’acharne sur
cette poignée d’acteurs et de scénaristes de moins en
moins nombreux. Les amis d’hier tournent ostensiblement la tête et il n’y a bientôt plus personne pour
leur donner du boulot, si ce n’est ce producteur de
séries Z qui voit, lui, arriver à moindre coût des scénarios un peu moins mauvais, rédigés à la chaîne par
de brillants écrivains fauchés, réduits à brader leur
talent et à passer pour d’anonymes scribouillards…
Dalton Trumbo travaille ainsi à perdre haleine, sans
savoir s’il retrouvera un jour ses lettres de noblesse,
condamné pour l’heure à regarder à la télévision
d’obscurs prête-noms recevoir des Oscars pour des
scénarios qu’il a écrits (ainsi par exemple de Vacances
romaines ou Les clameurs se sont tues).
Cette histoire méconnue nous est racontée avec
un sens du divertissement mêlé de considérations
plus profondes que n’aurait pas reniées le scénariste
décrié. Ludique et infusé d’un bel humour, Trumbo
est une reconstitution ironique du petit milieu du
cinéma d’alors et permet à Bryan Cranston (« le »
Walter de Breaking Bad) d’endosser avec un plaisir
non dissimulé le rôle d’un homme qui, même accablé,
ne se départ jamais d’un regard distancié, mordant et
drôle, sur ses mésaventures politiques et juridiques et
sur la bêtise de certains de ses pairs.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Jay Roach, États-Unis, 2015, 2 h 04, VO. Avec Bryan
Cranston, Diane Lane, Helen Mirren, Louis C.K., Elle Fanning,
John Goodman. Sortie le 4 mai.
PARC SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 246 7 du 13 avril au 17 mai 2016
99 Homes
The Lady in the Van
Un homme ordinaire est foutu à la porte de chez lui, crise des subprimes oblige, et se
trouve contraint à accepter un pacte faustien pour survivre. Un drame « immobilier »
complexe et tendu ou comment le rêve américain peut virer au cauchemar
La truculente Maggie Smith joue une clocharde trublion des beaux
quartiers londoniens des années septante. Réjouissant
Q
Q
uand Alan Bennett, célèbre dramaturge, emménage dans ce quartier moitié-chic moitié-bobo
qu’est Camden Town en 1973, il repère très vite
une vieille dame acariâtre, sorte d’anti-mascotte du
quartier, nommée ironiquement « Lady » Shepherd.
Nomade excentrique d'un âge avancé mais indéterminé, elle a mystérieusement élu « domicile » dans le
quartier et vit dans son van déglingué, en changeant
de temps en temps de place de parking. Les habitants
du coin la tolèrent sans trop d’acrimonie, lui apportant qui de la nourriture, qui des vêtements. Mais la
dame est insupportable et ne réfrène jamais son désir
de tester leur générosité avec des exigences absurdes
et des saillies misanthropes pas piquées des vers,
semblant faire fi des convenances et de la bienséance.
Pourtant, elle garde aussi des airs de bourgeoise
effarouchée, à mille lieues de sa dégaine rapiécée.
Alan Bennett l’observe de chez lui, lui permettant
parfois d’utiliser ses commodités. Ses racines populaires et son côté lunaire font aussi de Bennett, dans
une moindre mesure, une sorte de paria du quartier,
et « Lady » Shepherd semble l’avoir bien compris,
elle qui cherche à tirer au maximum profit de sa
gentillesse. Elle ne voit cependant pas que la bonté
de Bennett est teintée de réticence.
À mesure que le temps passe, ces deux-là risquent
bien de se trouver d’étonnantes complicités. Et peutêtre Bennett découvrira-t-il le secret de cette étrange
vagabonde toujours sur le qui-vive, en cavale alors
qu'elle ne bouge quasiment pas…
Dennis ne peut supporter de voir sa mère et son
fils ainsi traités. Et la promiscuité d’autres personnes
aussi démunies que lui, au lieu de générer un hypothétique lien de solidarité, le hérisse. Une obsession
le ronge : récupérer la baraque et le confort perdus.
uand Rick Carver (Michael Shannon, parfait
en homme inquiétant et détestable, suintant
le cynisme arriviste) arrive devant chez vous, ce
n’est jamais bon signe. Mais ça, faudrait le savoir à
l’avance. Aujourd’hui, entouré comme à son habitude de plusieurs flics armes au poing, il est planté
devant la porte de Dennis Nash (Andrew Garfield).
Dennis, honnête ouvrier, vit avec son fils Connor
et sa mère Lynn dans le pavillon de banlieue où il a
grandi. Ce qu’on lui reproche ? Un simple retard de
remboursement de son emprunt. Mais cela suffit à
les faire dégringoler, lui et sa famille, vers la précarité
la plus complète.
The Lady in the Van est une comédie à l’esprit délicieusement « british », qui offre à Maggie Smith un
rôle taillé sur mesure et vous délectera par ses saillies
pince-sans-rire.
Dès que la porte est ouverte et que l’imposante
silhouette de Rick apparaît sur le seuil, les choses
s’enchaînent en quelques minutes, d’une violence
psychologique inouïe.
LES GRIGNOUX
La maison est saisie et on leur ordonne de déguerpir sur-le-champ. Ils ont à peine le temps de rassembler quelques affaires. S’ils veulent récupérer le reste,
les quelques possessions mobilières négligemment
jetées sur le trottoir, ils ont intérêt à revenir sans trop
tarder, sans quoi d’autres se serviront.
de Nicholas Hytner, Grande-Bretagne, 2015, 1 h 44, VO.
Avec Maggie Smith, Alex Jennings, Jim Broadbent.
Sortie le 13 avril. PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Pour cela, il est prêt à passer un pacte faustien avec
celui-là même qui les a fichus dehors : l’impénétrable
agent immobilier Rick Carver, bloc de marbre froid et
impavide, qui a décelé dans la détermination désespérée de Dennis le potentiel d’un beau salaud à son
image. Et c’est ainsi que Dennis, le petit ouvrier du
bâtiment, se met à travailler pour Rick, de boulots de
nettoyage en petites magouilles…
Dans ce 99 Homes – allusion au « 1% », cette
fameuse « crème de la crème » des gens les plus
riches, ceux-là mêmes qui ont tiré profit d’une crise
globale qu’ils ont engendrée, au détriment des 99
autres pourcents –, vendre son âme au diable prend
un sens contemporain et s’accompagne d’un remarquable questionnement sur la tentation, la honte,
l’humiliation et la cupidité.
Bahrani signe un drame tendu et incarné, qui
s’appuie avec une précision redoutable sur les horreurs résultant de la ruine d’individus dont la peur
de tout perdre peut aussi signer la faillite morale.
Ça ne vous étonnera guère de savoir que l’action
se déroule en 2010, au cœur d'une crise des subprimes bien implantée au pays de l’Oncle Sam et avec
des vautours comme Rick Carver prêts à n’importe
quelle bassesse morale pour une poignée de dollars.
Comme l’expulsion quotidienne de familles, qui se
retrouvent pour la plupart dans un motel miteux mis
« généreusement » à disposition.
Maggie’s Plan
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Ramin Bahrani, États-Unis, 2015, 1 h 52, VO.
Avec Michael Shannon, Andrew Garfield, Laura Dern.
Sortie le 4 mai.
PARC SAUVENIÈRE
MAGGIE A UN PLAN
Comédie enlevée autour d’un triangle amoureux, Maggie’s Plan s’inscrit
joyeusement dans la lignée névrosée et new-yorkaise du Woody Allen des débuts.
Ethan Hawke, Julianne Moore et Greta Gerwig se donnent finement la réplique
M
aggie, volubile, se confie à son vieux pote
Tony, déjà marié et papa. Elle se pense
incapable de s’engager durablement, ses liaisons
ne durent jamais plus de six mois. Elle voudrait
pourtant un enfant, elle se sent prête, c’est le bon
moment, et il faut donc qu’elle élabore une stratégie. Ce sera un don de sperme qu’elle s’injectera
elle-même ! Et elle a déjà trouvé le gars. Un certain Guy, un mathématicien un peu frappé devenu
entrepreneur.
Mais aussi bien pensé que soit ce fameux plan,
il se heurtera à l’imprévisible et aux aléas de la
vie. En l’occurrence une romance parallèle que
Maggie a développée, jusqu'alors de manière
tout à fait platonique, avec un collègue enseignant, John. Décontractés, ils passent pas mal
de temps à discuter de leur vie sur le campus. Elle
est conseillère d’orientation pour les étudiants
en art, lui est prof d’anthropologie mais parle
surtout de son roman en préparation, qu’il va
jusqu’à lui faire lire. Il s’épanche aussi pas mal sur
ses déboires avec sa femme Georgette (délicieuse
Julianne Moore à l’accent danois…). Il se sent
tout riquiqui face à son imposant succès, à son
bagout, à sa forte personnalité. Tous les traits de
caractère qu’il aimait chez elle, John les trouve
maintenant épuisants.
Et c’est justement le fameux soir où Maggie
attend qu’un spermatozoïde atteigne son ovule
que John va se pointer à la porte de son studio
pour lui déclarer sa flamme !
Cut. Trois ans plus tard.
Maggie voulait de la maternité, elle est servie !
Outre son gamin de trois ans, elle récupère plus
souvent qu’à son tour les deux enfants de John
et Georgette qui en ont la garde partagée. Elle
vit avec John qui peut enfin se réaliser en tant
qu’ « écrivain » (cela dit, il n’a toujours pas fini
son fameux roman commencé trois ans plus tôt),
pendant qu’elle se coltine les tâches domestiques
en plus de son boulot !
Face à une routine de plus en plus contraignante, son amour pour John faiblit légitimement… Maggie fera donc ce qu’elle aime faire :
échafauder un plan, plus ou moins tordu, qui lui
permettra peut-être de retrouver un peu de liberté
et d’insouciance.
On aime ces comédies bien rythmées, où les
dialogues fusent et qui déclinent avec gourmandise l’éternelle jubilation cinématographique
des complications amoureuses, entre retour de
flamme et fin de partie.
Servi par un impeccable trio d’acteurs, Maggie’s
Plan a la verve, l’intelligence et l’humour feutré
des meilleurs Woody Allen ou Noah Baumbach.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Rebecca Miller, États-Unis, 2015, 1 h 32, VO. Avec
Greta Gerwig, Ethan Hawke, Julianne Moore, Bill Hader.
Sortie le 27 avril. CHURCHILL SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 246 8 du 13 avril au 17 mai 2016
Jeudi 21 avril à 20 h
Avant-première
en présence de GHALIA BENALI, actrice
À peine
j’ouvre les yeux
Fritz Bauer,
un héros allemand
La jeune réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid a situé l’action de son premier film
quelques mois à peine avant la révolution de jasmin, avec la volonté de faire
ressentir ce qu’était la vie des Tunisiens – et particulièrement celle de la jeunesse
– sous l’ère Ben Ali. Un bourgeon rock et déluré dans le Printemps arabe
Après Le labyrinthe du silence, l’Allemagne redécouvre à nouveau au cinéma son plus
acharné chasseur de nazis, l’ancien procureur Fritz Bauer. Une œuvre fidèle à l’histoire,
qui se décline comme un thriller sans temps mort, entièrement tendue vers un combat
pour la justice et la vérité sur les mécanismes et les responsabilités du génocide
E
T
unis, été 2010. Farah est une jeune fille brillante
qui vient de réussir son bac avec succès et que
sa famille imagine déjà médecin. Mais Farah est aussi
une fille à l’énergie débordante – et au caractère
bien trempé – qui veut profiter de la vie et de sa
jeunesse. Elle sort dans les bars, s’enivre, découvre
l’amour dans les bras d’un des musiciens du groupe
de rock dans lequel elle chante des textes engagés.
Ses chansons parlent des problèmes de son pays, de
sa frustration et de ses rêves qui sont aussi ceux de
ses compatriotes. Libre et impulsive, Farah s’oppose
à la volonté de sa mère Hayet, qui connaît les interdits de son pays et tente de la protéger en l’éloignant
de son groupe. Car dans la Tunisie de Ben Ali, Farah
est considérée comme une rebelle et les membres
de son groupe sont surveillés par la police. Mais
le désir de liberté est trop fort pour être contenu.
Les rouages de la machine répressive vont alors se
refermer peu à peu sur la jeune fille, symbole d’une
jeunesse fière et vivante qui veut rester debout mais
risque d’en payer le prix…
À peine j’ouvre les yeux est donc le portrait d’une
jeune fille trop libre pour un système autoritaire qui
n’a plus d’autres solutions que la répression et la
violence pour perpétuer son règne, étendard d’une
jeunesse qui fera entendre sa voix quelques mois
plus tard. Le film de Leyla Bouzid suit à un rythme
effréné la tignasse bouclée et le visage poupin de son
héroïne, plongeant à sa suite dans la vie nocturne
tunisienne, ses rues, ses bars et ses boîtes de nuit. Il
laisse une grande place à la puissance de la musique
– du rock inspiré des rythmes du mezoued, une
musique populaire tunisienne – et aux textes chantés
par Farah. Et offre deux magnifiques personnages à
deux sublimes actrices autour desquelles le récit se
resserre peu à peu : la jeune Baya Medhaffar, dont
c’est la première apparition, incarne Farah avec une
énergie ébouriffante face à la célèbre chanteuse tunisienne Ghalia Benali, remarquable dans le rôle de sa
mère Hayet.
LA GAZETTE UTOPIA
de Leyla Bouzid, Tunisie, 2015, 1 h 42, VO. Avec Baya
Medhaffar, Ghalia Benali, Montassar Ayari. Sortie le 27 avril.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
n 1957, le procureur Fritz Bauer apprend
qu’Adolf Eichmann se cache à Buenos Aires et
rêve de l’extrader. Les tribunaux allemands préfèrent
tourner la page plutôt que le soutenir.
Fritz Bauer décide alors de faire appel au Mossad,
les services secrets israéliens…
En choisissant de se concentrer sur un seul et bref
épisode de la vie du procureur Bauer, son rôle dans la
traque et l’arrestation d’Adolf Eichmann, le réalisateur Lars Kraume évite les lourdeurs du biopic pour
livrer un thriller historique haletant.
Le scénario n’a pas besoin de forcer le trait tant
l’histoire est romanesque, et même si son issue est
connue (Eichmann sera jugé en Israël), nous voilà
pris par le suspense.
Sans jamais s’écarter de la véracité historique, le
film s’approprie avec brio les codes du film noir : un
visage aux yeux bandés secoué dans une Jeep roulant au milieu de nulle part, un échange sur un pont,
des volutes de cigares qui enfument les habitacles mal
éclairés des voitures d’époque.
Le jeune procureur Karl Angermann, personnage
de pure fiction, permet d’humaniser Bauer et de
développer le thème de l’homosexualité.
Dans la scène d’ouverture, le procureur est retrouvé inanimé dans sa baignoire. Suicide, assassinat ?
L’air entendu des enquêteurs et de leurs supérieurs
laisse à penser qu’ils n’y sont pas pour rien. Cette
scène fait écho à la vraie mort de Bauer, survenue en
1968, dont les circonstances troubles n’ont jamais
été éclaircies. Le ton est donné : cet homme est seul
contre tous. Son omniprésence dans une mise en
scène élégante et efficace renforce l’idée du justicier
isolé face au reste du monde, jusqu’à en faire un
archétype. La solitude de cet homme, soulignée par
un découpage tout en plans serrés, le désigne très vite
comme le « héros allemand » du titre.
Avec son front immense, ses épaisses lunettes, sa
sempiternelle cigarette et son air bourru, Fritz Bauer
n’a rien d’un James Bond : mais derrière ces allures
d'anti-héros se dégage un vrai héros, formidablement charismatique, mélange de courage implacable,
de mélancolie et de foi en l’humanité.
Vital Philippot, ZERODECONDUITE.NET
de Lars Kraume, Allemagne, 2016, 1 h 46, VO. Avec Burghart
Klaußner, Ronald Zehrfeld, Lilith Stangenberg.
Sortie le 20 avril. PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
L’association Allemagne-Belgique
décerne le prix Notger aux Grignoux
L'association Allemagne-Belgique a pour but de
contribuer à resserrer les liens entre notre pays,
et plus particulièrement la région liégeoise, d'une
part et l'Allemagne d'autre part, tant sur les plans
politique et économique que culturel.
En 2002, l'AAB a créé le prix Notger qui récompense une personnalité ou une institution qui a
particulièrement rapproché Liège et l'Allemagne.
Cette année, nous avons décidé d'honorer l'asbl
les Grignoux, qui a, chaque année, activement
participé à la Semaine allemande à Liège depuis sa
The Idol
Après Paradise Now et Omar (tous deux
nominés aux Oscars), le cinéaste palestinien
Hany Abu-Assad donne de la voix au
peuple palestinien à travers la success
story d’un jeune chanteur surdoué
L
e film raconte la véritable histoire du chanteur palestinien
Mohammed Assaf, qui a vu, en 2013, son rêve devenir réalité,
quand il a gagné la deuxième saison de l’émission télévisée Arab
Idol.
Mohammed Assaf, qui a aujourd’hui 25 ans, avait voyagé incognito pendant deux jours d’un camp de réfugiés de Gaza vers
l’Égypte pour participer à cette émission née au Liban et franchisée
dans le monde entier. Arrivé en retard, il courait le risque d’être
disqualifié. Il s’est alors mis à chanter dans le hall de l’hôtel où se
passaient les auditions, convaincant les organisateurs d’accepter sa participation. Il a fini par gagner la finale, en chantant Ali
Al-Keffiyeh, une chanson considérée comme l’hymne national
officieux de la Palestine.
de Hany Abu-Assad, Palestine, 2015, 1 h 40, VO. Avec Tawfeek Barhom,
Kais Attalah, Hiba Attalah. PARC SAUVENIÈRE
fondation en 1989, en programmant une semaine
de cinéma allemand ou en présentant de nombreux films allemands en version originale durant
toute l'année, contribuant ainsi à la diffusion de la
culture allemande à Liège.
La remise de ce prix aura lieu lors d'une soirée
de gala au Palais des Princes -Évêques le mardi
26 avril en soirée.
Marcel Stiennon, Président de l'association
Allemagne-Belgique
journal des Grignoux 246 9 du 13 avril au 17 mai 2016
Mardi 3 mai à 20 h
Avant-première
Mardi 10 mai à 20 h
en présence de Xavier SERON, réalisateur,
et Jean-Jacques RAUSIN, acteur
Avant-première
en présence de Rachel Lang, réalisatrice,
et Salomé Richard, actrice
Je me tue à le dire
Baden Baden
On est tous d’accord : la mort, ce n’est pas très sexy. Le cancer non plus.
Sauf peut-être quand on s’immerge dans l’univers décalé de Xavier
Seron. Une œuvre noire, follement gonflée et horriblement drôle
Avoir 26 ans à Strasbourg en 2015, sentir passer le temps, apprendre à
perdre ceux qu’on aime, bricoler, se chercher et se construire, s’étourdir sur
l’autoroute en Porsche tonitruante : c’est un premier film singulier, attachant
et lumineux que ce Baden Baden, coproduit par les Liégeois de Tarantula
J
e me tue à le dire raconte une tranche cruciale
de la vie de Michel Peneud. Pas la plus heureuse
qui soit. Car Michel a peur de mourir. Trentenaire
angoissé et hypocondriaque, ce brave garçon à la
pilosité abondante accompagne sa mère malade,
rongée par un cancer du sein. Une chose est certaine :
s’il aime follement sa génitrice, il n’a pas envie de finir
comme elle. Or depuis qu’il a décidé de mettre en
vente la demeure familiale et de placer sa mère dans
une maison de convalescence, Michel commence
à perdre des plaques de cheveux et découvre une
grosseur inquiétante sur sa poitrine. Rarement psychosomatisation aura été plus spectaculaire.
Ces symptômes ne sont pas sans lui rappeler le
cancer de sa mère et le médecin a beau lui assurer
que c’est bénin, il est loin d’en être convaincu.
Un tel sujet pourrait donner un film sombre et
sévèrement dépressif. Mais Xavier Seron parvient à
transformer les névroses de son personnage en de
solides tranches de rigolade.
Dans un noir et blanc ciselé avec maestria, le réalisateur enchaîne des scènes électrisées par un certain
malaise et des répliques assassines et jouissives de par
leur violence décalée.
Le cinéaste a pu compter sur l’implication totale de
ses comédiens dans une interprétation hors norme
qui se donne peu de limites. On saluera en premier
lieu l’acteur liégeois Jean-Jacques Rausin qu’on
attendait depuis longtemps dans un rôle aussi important. Clown triste et attachant, il suscite l’empathie
et permet au spectateur d’accepter l’inacceptable,
réussissant à rendre sympathique, touchant et drôle
un personnage franchement agaçant.
À ses côtés, Myriam Boyer est parfaite en femme
dévastée, proche de la mort, farouchement indépendante et qui a décidé malgré les circonstances de
B
profiter de la vie sans se plaindre, refusant désormais
de boire autre chose que du champagne (enfin du
mousseux, car on ne roule pas sur l’or).
d’après Willems Bertrand, LE CINÉPHAGE
de Xavier Seron, Belgique/France, 2015, 1 h 30. Avec JeanJacques Rausin, Myriam Boyer, Fanny Touron, Serge
Riaboukine. Sortie le 4 mai. CHURCHILL SAUVENIÈRE
Lundi 9 mai à 20 h
Projection unique
en présence de l’équipe du film suivie
du film Je me tue à le dire
Serviteur
Ethan et Jody sont un jeune couple en difficulté
financière. Ethan doit rembourser rapidement une
dette de jeu à un prêteur d'argent. Il décide alors de
mettre en scène un faux braquage au moment de
la fermeture de la boîte de nuit dans laquelle Jody
travaille. Deux inspecteurs de police sont mis au
courant du coup que le couple prépare et décident
de le prendre en flagrant délit.
Un premier film virtuose et culotté qui maîtrise
les codes du polar et tire profit d’acteurs totalement impliqués dans une trame particulièrement
électrique.
d’Arthur Devreux, Belgique, 2016, 21 mn. Avec Renaud
Rutten, Mathieu Debaty, Erwan Dujardin, Camille Voglaire,
Jean-Luc Couchard, Arnaud Tsamere, Michel Feilner.
SAUVENIÈRE
Au-delà des nuages
aden Baden, premier long métrage de Rachel
Lang, est le chapitre final d’un triptyque entamé
il y a cinq ans avec deux courts métrages : Pour toi
je ferai bataille et Les navets blancs empêchent de
dormir, où l’on suivait les pérégrinations d’Ana, jeune
femme d’une vingtaine d’années confrontée aux
aléas de l’existence.
Ana a maintenant 26 ans, une coupe à la garçonne
et, sur le parking d’un plateau de cinéma, elle se fait
grossièrement insulter par un type pour avoir amené
l’actrice principale sur le tournage avec 45 minutes
de retard.
Suite à l’engueulade phénoménale, Ana embarque
la Porsche de la production direction l’Alsace, chez
sa grand-mère. Mais à peine l’a-t-elle retrouvée
que celle-ci se casse la figure sur le carrelage et se
retrouve à l’hôpital. Alors Ana va se donner pour
mission de remplacer sa baignoire, trop dangereuse
pour une vieille dame, par une douche. Mission qu’elle
s’emploie – et ce n’est pas rien – à réaliser seule !
Unique enjeu purement dramatique, cette baignoire cristallise aussi tous les questionnements du
personnage d’Ana qui, le temps d’un été, achèvera
son passage à l’âge adulte.
Mais l’essentiel du film ne se trouve pas dans
la réalité brute de la construction de la douche –
quoiqu’elle offre quelques motifs burlesques, frôlant
la comédie – mais dans ces moments de « rien », de
flottement, très significatifs, où la vie s’exprime à la
dérobée.
De retour à Strasbourg, Ana revoit son meilleur
ami, qui peut à d’autres occasions et sans complexes
devenir son amant ; son ex, un artiste ténébreux
qui ne la laisse toujours pas indifférente ; sa mère,
qui s’inquiète de son manque d’ambition… Autant
ACHTER DE WOLKEN
Un joli film flamand sur un premier amour qui ressurgit
au crépuscule d’une vie. Une flamme sur le tard, entre
septuagénaires, racontée avec tendresse et réalisme
E
mma a accompagné Georges jusqu’au
bout. Parce qu’il aimait le bruit de la
pluie, elle allait jusqu’à arroser le toit plat
près de la chambre où il a passé ses dernières
semaines.
Et Georges est mort. C’était un homme
d’affaires-né, un industriel qui fit fortune
et qui laisse une entreprise florissante à
Emma – qui ne sait ce qu’elle en fera. À son
enterrement, à côté d’un grand nombre de
proches, beaucoup d’anciennes relations de
travail et un discours bien rodé de Werner,
le bras droit devenu chef d’entreprise. Puis
une surprise de taille : Gerard.
Dès qu’Emma le voit, son cœur bat la
chamade. Elle ne l’a plus vu depuis près de
50 ans et le voilà qui vient rendre ses hommages à l’homme qu’Emma lui a pourtant
préféré.
Ils ont la septantaine bien entamée
mais faudrait pas croire, ils savent utiliser
Facebook et sa fonction « chat » presque
aussi bien qu'un ado de 15 ans.
Gerard voudrait la revoir. Emma hésite.
Après tout, elle vient juste d’enterrer son
mari. Elle confie ses émois à sa pétillante
petite-fille Evelien, qui voit ça avec une compréhensive curiosité. La jeune fille se pose
elle aussi quantité de questions sur l’amour
et le désir, et cela paraît certainement un peu
plus « de son âge ».
Mais pourquoi, en fait, y aurait-il un âge
et un moment pour aimer ou cesser de le
faire ? Pourquoi, sur l’autel d’une vie déjà
bien remplie, ne plus se laisser la possibilité
de tomber amoureux, de revivre l’intensité d’un désir partagé ? Alors que sa fille
Jacky est prompte, trop prompte à juger
sévèrement l’émotion qui étreint sa mère,
Emma devra faire la part des choses et décider pour elle-même de ce qu’elle a encore
envie de vivre.
LES GRIGNOUX
Pour son premier film, la réalisatrice Cecilia
Verheyden a fait appel à l’auteur Michael De
Cock qui adapte ici sa propre pièce de théâtre
qui a connu un joli succès en Flandre.
Pour raconter cette histoire toute simple
d’une femme qui retombe amoureuse à plus
de 70 ans, elle opte pour une grande retenue
et une vraie délicatesse. Jamais tape-à-l’œil,
sa mise en scène élégante n’élude pourtant
aucune question liée au sujet. Notamment
celle de la sexualité des personnes âgées,
abordée frontalement mais avec énormément de tact et une touche d’humour.
(Hubert Heyrendt, LA LIBRE BELGIQUE)
de Cecilia Verheyden, Belgique, 2015, 1 h 48, VO
flamande. Avec Chris Lomme, Jo De Meyere,
Charlotte De Bruyne, Katelijne Verbeke. Sortie le
27 avril. PARC CHURCHILL
Mardi 26 avril à 20 h
Avant-première
en présence de Cecilia VERHEYDEN,
réalisatrice, et Michael DE COCK,
scénariste
de rencontres et de mises en situation sans enjeux
spécifiques mais qui dessinent le portrait d’Ana, qui
à bien des égards est aussi celui d’une génération,
celle des « vingtagénaires » d’aujourd’hui, avec ses
perspectives professionnelles floues, ses amours
libres mais compliquées et ses rapports fille/garçon
en pleine mutation.
Ana pourrait être la petite cousine francophone
de Frances Ha (héroïne éponyme du film de Noah
Baumbach) ou d’Hannah Horvath, personnage principal de la série Girls. Jeune femme de l’ère contemporaine qui déploie ses charmes loin des clichés
publicitaires, qui veut mettre les mains dans le cambouis sans avoir encore intégré les gestes adéquats,
aux prises avec l’héritage, parfois trop encombrant,
d’une certaine féminité.
Alicia Del Puppo, LES GRIGNOUX
de Rachel Lang, France/Belgique, 2015, 1 h 35.
Avec Salomé Richard, Swann Arlaud, Olivier Chantreau,
Lazare Gousseau, Zabou Breitman. Sortie le 11 mai.
PARC SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 246 10 du 13 avril au 17 mai 2016
Médecin
de campagne
Rosalie Blum
Dans ce coin de campagne tous les habitants
peuvent compter sur Jean-Pierre, le médecin qui
les ausculte, les soigne et les rassure jour et nuit.
Malade à son tour, Jean-Pierre voit débarquer
Nathalie, médecin depuis peu, venue de l’hôpital pour le seconder. Mais parviendra-t-elle à
s’adapter au quotidien des villageois et à gagner
la confiance de toute une communauté rurale
attachée à son médecin attitré ?
Thomas Lilti distille avec justesse une série de
micro-événements qui conjuguent à la fois le
romanesque et une évocation ancrée dans la réalité médicale. Un des plus beaux films français de
ce début d’année…
Vincent Machot mène une vie calme et ennuyeuse
entre son salon de coiffure, son cousin, son chat et
sa mère trop envahissante. Un beau jour il croise
par hasard Rosalie Blum, une femme mystérieuse
et solitaire, qu’il est convaincu d’avoir déjà rencontrée. Mais où ? Intrigué, il se décide à la suivre
partout. Il ne se doute pas que cette filature va
l’entraîner dans une aventure pleine d’imprévus
où il découvrira des personnages aussi fantasques
qu’attachants.
de Thomas Lilti, France, 2015, 1 h 42.
CHURCHILL
de Julien Rappeneau, France, 2015, 1 h 35.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Rosalie Blum est un joli film printanier, qui fait
de la douceur et de la gentillesse des mots nobles
et beaux.
A Perfect Day
Demain
Un groupe d’humanitaires est en mission dans
une zone en guerre des Balkans. Pour l’instant,
leur unique mission consiste à dénicher un câble
assez solide pour extirper d’un puits un imposant
cadavre.
Mais qui, dans ces Balkans dévastés de 1995,
possède une telle chose ?
Nous suivons, la journée durant, cette petite
troupe hétéroclite à la recherche du câble hypothétique. Mais ce câble manquant est surtout le symbole de situations qui, pour aussi tragiques qu’elles
soient, charrient leur lot d’absurdité, de cocasserie,
de paperasserie ridicule et, oui, de drôlerie.
de Fernando Leon de Aranoa, Espagne, 2015, 1 h 46, VO
anglaise/bosniaque/espagnole.
SAUVENIÈRE
Et si montrer des solutions, raconter une histoire
qui fait du bien était la meilleure façon de résoudre
les crises écologiques, économiques et sociales
que traversent nos pays ? Suite à la publication
d’une étude qui annonce la possible disparition
d’une partie de l’humanité d’ici 2100, Cyril Dion et
Mélanie Laurent sont partis enquêter dans dix pays
pour comprendre ce qui pourrait provoquer cette
catastrophe mais surtout comment l’éviter. Durant
leur voyage, ils ont rencontré les pionniers qui
réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la
démocratie et l’éducation. En mettant bout à bout
leurs initiatives, ils commencent à voir émerger ce
que pourrait être le monde de demain…
de Cyril Dion & Mélanie Laurent, France, 2015, 1 h 58.
PARC SAUVENIÈRE
ns
o
i
t
a
g
Prolon
A Bigger Splash
Les innocentes
Il fait chaud, le soleil tape, les corps sont nus, installés dans des transats. Marianne et Paul sont en plein farniente dans une villa sur une île
Italienne. Jusqu’à ce coup de fil de Harry qui annonce qu’il débarque
avec sa fille Pénélope, une toute jeune femme un peu trop aguicheuse.
La tranquillité du couple va être à tout le moins perturbée…
Le réalisateur de Io sono l’amore reprend à son compte La piscine
de Jacques Deray. Langueur des corps, moiteur des jours, toxicité
des relations… Tilda Swinton et Matthias Schoenaerts forment pour
l’occasion un duo envoûtant.
de Luca Guadagnino, Italie/France, 2015, 2 h, VO anglaise.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
The Revenant
Dans une Amérique profondément sauvage, le
trappeur Hugh Glass est sévèrement blessé et
laissé pour mort par un traître de son équipe,
John Fitzgerald. Avec sa seule volonté pour unique
arme, Glass doit affronter un environnement hostile, un hiver brutal et des tribus guerrières, dans
une inexorable lutte pour sa survie, portée par un
intense désir de vengeance.
Après l’ébouriffant Birdman, Iñárritu s’approprie
les codes du western en suivant le parcours vengeur de Leonardo DiCaprio, qui a reçu pour ce rôle
l’Oscar du meilleur acteur en 2016.
d’Alejandro González Iñárritu, États-Unis, 2015, 2 h 31,
VO. CHURCHILL SAUVENIÈRE
Land of Mine
Pologne, décembre 1945. Mathilde Beaulieu, une jeune interne de
la Croix-Rouge chargée de soigner les rescapés français, est appelée
au secours par une religieuse polonaise. D’abord réticente, Mathilde
accepte de la suivre dans son couvent où trente bénédictines vivent
coupées du monde. Elle découvre que plusieurs d’entre elles, tombées enceintes dans des circonstances dramatiques, sont sur le point
d’accoucher…
C’est plus qu’un beau film, c’est une expérience humaine et presque
spirituelle portée par un groupe d’actrices d’une grande cohérence, qui
se fond dans la réalité d’un autre temps, d’un autre pays.
d’Anne Fontaine, France, 2015, 1 h 55. CHURCHILL
Quelques jours après la capitulation de l’Allemagne en mai 1945,
quelque 2000 jeunes prisonniers de guerre allemands ont été remis aux
autorités danoises avec ordre de déminer les plages du littoral danois.
Dans des conditions effroyables, à mains nues, en rampant dans le
sable, ces adolescents ont été contraints d’effectuer ces dangereux
travaux. Très peu en sont revenus indemnes…
Un film tout en tension qui remet en perspective un épisode oublié
de l’histoire, en montrant la complexité de situations éminemment
tragiques sous un angle tout simplement humain.
de Martin Pieter Zandvliet, Danemark/Allemagne, 2015, 1 h 40, VO allemande
et danoise. CHURCHILL
Chocolat
Du cirque au théâtre, de l’anonymat à la gloire,
l’incroyable destin du clown Chocolat, premier
artiste noir de la scène française. Le duo inédit
qu’il forme avec Footit va rencontrer un immense
succès populaire dans le Paris de la Belle Époque
avant que la célébrité, l’argent facile, le jeu et les
discriminations n’usent leur amitié…
Omar Sy (Intouchables) incarne avec un flamboyant charisme ce premier clown noir devenu
icô ne qui se heurtera cependant au racisme
ordinaire de la France des anné es 20… Un
émouvant numéro orchestré par un Roschdy Zem
décidément cinéaste attentif et doué.
de Roschdy Zem, France, 2015, 1 h 50.
PARC CHURCHILL
Éperdument
Une femme, détenue, un homme, directeur
de prison. Une histoire d’amour contre tous
les déterminismes. Une passion puissamment incarnée par Adèle Exarchopoulos et
Guillaume Gallienne.
Éperdument n’est pas un film de prison. On
y chercherait à tort les tropismes propres au
genre : peu de bagarres, de coups tordus, de
délinquance endogène. Non pas que tout cela
soit absent par la grâce d’un directeur trop
bon. Tout cela existe mais se voit déplacé
face à l’enjeu central : l’insensé de la passion
et son inéluctabilité.
de Pierre Godeau, France, 2015, 1 h 50.
CHURCHILL
Spotlight
Inspiré de faits réels, Spotlight retrace la fascinante
enquête du Boston Globe qui a mis au jour un
scandale sans précédent au sein de l’Église catholique. Une équipe de journalistes d’investigation,
baptisée Spotlight, a enquêté pendant un an sur
des suspicions d’abus sexuels au sein de l’institution. Ils révèleront le vaste système de protection des prêtres prédateurs mis en place par les
autorités religieuses et permettront ainsi à des
centaines de victimes de s’exprimer.
Le réalisateur Tom McCarthy trouve l’équilibre
parfait entre le film à suspense et le film-dossier.
Sincère et intègre, nécessaire et suprêmement
divertissant : Spotlight est une ode à la presse papier.
de Tom McCarthy, États-Unis, 2015, 2 h 08, VO.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
A Second Chance
Andreas est un jeune inspecteur prometteur.
Quand il rentre de son service, il a le bonheur
de retrouver sa femme et leur nouveau-né. Un
matin, Andreas est appelé pour une violente dispute chez un couple de junkies. Il découvre sur
place un nourrisson caché dans un placard. Par
identification avec son propre enfant, Andreas est
sous le choc. Il retourne chez lui perturbé par cette
intervention. En pleine nuit les cris de sa femme le
réveillent. Face à l’impensable, Andreas va prendre
une décision au-delà de toute raison…
Un drame exceptionnel qui captive autant qu’un
thriller.
de Susanne Bier, Danemark, 2015, 1 h 42, VO.
CHURCHILL
journal des Grignoux 246 11 du 13 avril au 17 mai 2016
Le détail des séances
film par film est disponible
sur le site :
www.grignoux.be
sur la page d'accueil
(Tous les films).
Le détail des séances
film par film est disponible
sur le site :
www.grignoux.be
sur la page d'accueil
(Tous les films).
Le cœur régulier
Mémo
99 Homes
Le détail des séances
film par film est disponible
sur le site :
www.grignoux.be
sur la page d'accueil
(Tous les films).
▶ 99 Homes
PARC du 27/4 au 3/5
SAUVENIÈRE du 27/4 au 17/5
▶ A Bigger Splash
SAUVENIÈRE du 13/4 au 26/4
CHURCHILL du 27/4 au 10/5
▶ A peine j’ouvre les yeux
SAUVENIÈRE le 21/4
CHURCHILL du 27/4 au 17/5
▶ A Perfect Day
SAUVENIÈRE du 13/4 au 26/4
▶ A Second Chance
CHURCHILL du 13/4 au 19/4
▶ Angry Birds
PARC du 11/5 au 16/5
SAUVENIÈRE du 11/5 au 16/5
▶ Au-delà des nuages
PARC le 26/4
CHURCHILL du 27/4 au 16/5
▶ Baden Baden
PARC le 10/5
SAUVENIÈRE du 12/5 au 17/5
▶ Batman v Superman
SAUVENIÈRE du 13/4 au 3/5
▶ Captain America : Civil War
SAUVENIÈRE du 27/4 au 17/5
13
avril
1 h 52
p.10
2 h 04
p.8
1 h 42
p.10
1 h 46
p.10
1 h 42
p.18
1 h 40
p.9
1 h 48
p.9
1 h 36
p.15
2 h 31
p.15
2 h 26
▶ Jean de la Lune
SAUVENIÈRE le 23/4
p.10
2 h 00
▶ Kollektivet
CHURCHILL du 13/4 au 17/5
p.15
1 h 48
2 h 00
p.6
1 h 40
p.16
16
avril
p.10
p.23
52 mn
17
avril
p.8
12:05
14:00
16:15
18:20
20:30
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
The Lady in the Van
Good Luck Algeria
14:00
16:00
18:00
20:15
12:05
14:15
16:00
18:15
20:15
Demain
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Médecin de campagne
A Second Chance
Rosalie Blum
Les innocentes
Kollektivet
1 h 46
p.24
p.9
▶ Le petit monde de Leo
SAUVENIÈRE le 24/4
1 h 30
MARDI
19
avril
1 h 40
2 h 00
p.19
1 h 19
▶ Le livre de la jungle
PARC du 13/4 au 8/5
SAUVENIÈRE du 13/4 au 16/5
1 h 30
p.17
p.18
▶ Le garçon et le monde
SAUVENIÈRE le 23/4
Kollektivet
Sametka, la chenille qui…
15:30 Les innocentes
17:45 Land of Mine
20:00 Kollektivet
12:00
12:10
14:15
14:15
12:10
14:00
16:00
Spotlight
20:00 Médecin de campagne
17:00
12:00
14:15
15:45
18:00
20:15
Chocolat
The Lady in the Van
Good Luck Algeria
14:00
16:15
18:15
20:15
Le livre de la jungle
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
p.19
1 h 46
p.19
28 mn
p.17
p.7
1 h 32
p.10
1 h 42
p.3
1 h 24
p.3
52 mn
p.4
1 h 33
p.5
1 h 56
p.17
1 h 38
p.19
1 h 31
p.10
1 h 35
p.18
▶ Spotlight
CHURCHILL du 13/4 au 26/4
SAUVENIÈRE du 14/4 au 9/5
PARC du 28/4 au 17/5
▶ Tempête
PARC du 20/4 au 3/5
SAUVENIÈRE du 27/4 au 17/5
▶ The Idol
PARC du 11/5 au 17/5
SAUVENIÈRE le 13/5 et le 17/5
▶ The Lady in the Van
PARC du 13/4 au 19/4
SAUVENIÈRE du 13/4 au 3/5
CHURCHILL du 4/5 au 17/5
▶ The Revenant
CHURCHILL du 15/4 au 23/4
SAUVENIÈRE le 24/4
▶ The Sea of Trees
SAUVENIÈRE du 27/4 au 17/5
▶ Trumbo
PARC du 4/5 au 10/5
SAUVENIÈRE du 4/5 au 17/5
▶ Un homme à la hauteur
SAUVENIÈRE du 4/5 au 17/5
PARC du 5/5 au 9/5
▶ Vivre dans la peur
CHURCHILL du 18/4 au 17/5
▶ Yojimbo
CHURCHILL du 4/5 au 17/5
p.10
2 h 08
p.24
1 h 29
p.8
1 h 40
p.7
1 h 44
p.10
2 h 37
p.6
1 h 50
p.6
2 h 04
p.5
1 h 40
p.4
1 h 43
p.4
1 h 50
Pour le confort de tous,
les sallesdu
ne 30/3
sont plus
accessibles1 h 49
CHURCHILL
au 9/4
39 mn
dix minutes après le début du film.
The Lady in the Van
Othello
Le garçon et la bête - VF
12:10
Spotlight
Éperdument
17:00
14:30
18:15
20:30
Rosalie Blum
Les premiers les derniers
Les innocentes
Kollektivet
Land of Mine
Kollektivet
Les innocentes
12:05
14:00
16:00
17:00
19:45
12:00
14:15
16:15
18:15
20:30
19:45
14:00
16:00
18:15
20:15
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Médecin de campagne
Les innocentes
Rosalie Blum
Land of Mine
12:10
14:15
14:00
Kollektivet
Kollektivet
Spotlight
18:00
Rosalie Blum
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Éperdument
Les premiers les derniers
14:00
22:00
Sametka, la chenille qui…
Kollektivet
Land of Mine
Kollektivet
Kollektivet
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Médecin de campagne
Rosalie Blum
14:15
Le garçon et la bête - VF
17:00
Les innocentes
Kollektivet
20:30
22:20
15:15
17:30
19:45
16:15
18:30
20:30
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
The Lady in the Van
Good Luck Algeria
14:00
16:15
18:15
20:30
19:45
12:05
14:15
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
20:00 Demain
Médecin de campagne
Les innocentes
12:10
14:30
Kollektivet
Spotlight
16:00
17:45
14:15
Chocolat
Médecin de campagne
Othello
Éperdument
A Second Chance
Les premiers les derniers
The Revenant
12:05
Demain
17:30 The Lady in the Van
20:00 Oser la grève
sous l’occupation
+ réalisatrices
15:15
14:00
16:00
p.3 18:00
20:15
Land of Mine
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Médecin de campagne
Kollektivet
17:00
p.4 19:30
Kollektivet
The Revenant
20:15
12:00
14:00
17:00
19:30
12:00
14:15
14:30
Spotlight
Chocolat
A Bigger Splash
A Perfect Day
A Perfect Day
18:30
A Perfect Day
A Bigger Splash
12:15
A Perfect Day
A Bigger Splash
A Perfect Day
17:00
A Bigger Splash
A Perfect Day
12:15
20:30
22:30
14:00
19:45
21:45
14:00
Le garçon et la bête - VF
22:20
22:30
14:15
Robinson Crusoé 2D
14:00
20:15
18:30
20:30
16:15
17:00
19:30
22:00
Les innocentes
Spotlight
Spotlight
Sametka, la chenille qui…
15:15 Kollektivet
17:45 Éperdument
20:00 Othello
12:00
14:15
18:30
20:30
12:00
14:00
16:00
Les innocentes
20:00 Spotlight
17:15
14:15
A Bigger Splash
A Perfect Day
Quand on a 17 ans
17:00
17:00
20:00
22:20
14:00
16:15
Chocolat
Les premiers les derniers
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Land of Mine
18:15
20:30
Éperdument
Othello
Kollektivet
A Second Chance
Les premiers les derniers
A Bigger Splash
A Bigger Splash
A Perfect Day
Robinson Crusoé 2D
Robinson Crusoé 2D
A Bigger Splash
18:15
20:30
22:30
11:15
14:00
16:30
Demolition
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
Good Luck Algeria
Demolition
Demolition
12:00
Good Luck Algeria
Demolition
12:10
Demolition
Good Luck Algeria
Demolition
17:15
Good Luck Algeria
Demolition
Demolition
Good Luck Algeria
Demolition
Good Luck Algeria
12:05
14:00
16:30
The Lady in the Van
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
12:05
14:15
17:30
12:00
14:15
16:45
A Perfect Day
A Perfect Day
19:15
A Bigger Splash
A Perfect Day
A Bigger Splash
12:15
21:15
14:00
16:00
18:00
19:45
A Perfect Day
Quand on a 17 ans
20:15
22:15
A Bigger Splash
14:00
16:00
A Perfect Day
20:00 A Bigger Splash
22:20 A Perfect Day
17:00
18:00
20:15
22:15
Deadpool
El Clan
El Clan
20:00
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
12:05
The Lady in the Van
Le cœur régulier
p.17
+ réalisatrice et actrice
17:15
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
12:10
17:45
22:00
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
A Bigger Splash
22:20
El Clan
El Clan
Deadpool
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
Demolition
Demolition
14:15
Le livre de la jungle
14:00
Batman v Superman
17:00
Le livre de la jungle
Quand on a 17 ans
Quand on a 17 ans
17:15
El Clan
Deadpool
Deadpool
Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3
Spotlight
11:00
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
Demain
11:00
Demolition
Good Luck Algeria
18:45
Good Luck Algeria
Good Luck Algeria
Demolition
Demolition
Good Luck Algeria
Demolition
12:05
JAZZ PORTRAIT – JOHN COLTRANE à 20 h 15 à la brasserie Sauvenière p.23
12:00 A Perfect Day
12:15 Good Luck Algeria
14:00
Deadpool
Batman v Superman
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
19:45
22:00
14:15
20:00
14:15
17:15
20:00
19:45
22:00
13:45
16:15
22:15
14:15
20:00
14:30
20:15
20:00
22:15
13:45
16:00
18:15
19:00
22:00
12:10
12:15
16:15
Othello
20:00 Éperdument
22:15 A Second Chance
17:30
16:15
Éperdument
20:00 Vivre dans la peur
+ présentation
17:15
A Bigger Splash
Robinson Crusoé 2D
16:30
17:00
Good Luck Algeria
The Lady in the Van Kollektivet
El Clan Demolition
Batman v Superman Deadpool
Le livre de la jungle
4 salles
11:15
14:00
LUNDI
avril
1 h 41
▶ Le garçon et la bête - VF
CHURCHILL du 13/4 au 24/4
21:15
18
p.10
▶ Le cœur régulier
SAUVENIÈRE du 14/4 au 26/4
PARC du 20/4 au 26/4
CHURCHILL du 27/4 au 17/5
2 h 00
2 h 05
p.17
▶ Land of Mine
CHURCHILL du 13/4 au 26/4
1 h 50
p.16
3 salles
22:20
DIMANCHE
1 h 40
Kollektivet
1 salle
22:00
SAMEDI
p.5
▶ La chambre vide
PARC le 27/4
1 h 50
Good Luck Algeria
VENDREDI
avril
1 h 35
▶ L’étreinte du serpent
CHURCHILL du 21/4 au 26/4
SAUVENIÈRE du 27/4 au 17/5
22:00
15
p.18
p.10
1 h 55
Tickeents
ligne
JEUDI
avril
1 h 51
▶ L’avenir
CHURCHILL du 20/4 au 16/5
22:20
14
p.16
▶ Kung Fu Panda 3
SAUVENIÈRE du 13/4 au 8/5
PARC le 16/4 et le 24/4
p.10
▶ Les innocentes
CHURCHILL du 13/4 au 25/4
▶ Les premiers les derniers
CHURCHILL du 14/4 au 26/4
SAUVENIÈRE le 25/4
▶ Maggie’s Plan
SAUVENIÈRE du 27/4 au 10/5
CHURCHILL du 11/5 au 17/5
▶ Médecin de campagne
CHURCHILL du 13/4 au 1/5
▶ Merci patron !
PARC du 4/5 au 17/5
SAUVENIÈRE du 12/5 au 17/5
▶ Oser la grève
sous l’occupation
PARC le 19/4
▶ Othello
CHURCHILL du 13/4 au 3/5
▶ Quand on a 17 ans
SAUVENIÈRE du 13/4 au 26/4
CHURCHILL du 27/4 au 10/5
▶ Road to Istanbul
SAUVENIÈRE le 11/5
CHURCHILL du 12/5 au 17/5
▶ Robinson Crusoé 2D
SAUVENIÈRE du 13/4 au 24/4
▶ Rosalie Blum
CHURCHILL du 13/4 au 17/5
PARC le 20/4
SAUVENIÈRE le 24/4
▶ Sametka,
la chenille qui danse
CHURCHILL du 13/4 au 16/5
PARC le 27/4
SAUVENIÈRE le 8/5
p.19
1 h 35
Sorties de la semaine
À l’affiche
MERCREDI
p.7
▶ Chocolat
CHURCHILL du 14/4 au 19/4
PARC le 15/4 et le 25/4
▶ Deadpool
SAUVENIÈRE du 13/4 au 26/4
▶ Demain
PARC du 14/4 au 16/5
SAUVENIÈRE du 17/4 au 5/5
▶ Demolition
SAUVENIÈRE du 13/4 au 15/5
CHURCHILL du 20/4 au 14/5
PARC le 7/5 et le 8/5
▶ El Clan
SAUVENIÈRE du 13/4 au 19/4
CHURCHILL du 20/4 au 17/5
▶ Éperdument
CHURCHILL du 13/4 au 26/4
▶ Exploration du monde
Portugal
PARC le 23/4
▶ Fritz Bauer,
un héros allemand
SAUVENIÈRE du 20/4 au 26/4
PARC du 21/4 au 25/4
CHURCHILL du 27/4 au 17/5
▶ Good Luck Algeria
PARC du 13/4 au 18/4
SAUVENIÈRE du 13/4 au 10/5
CHURCHILL du 4/5 au 17/5
▶ Je me tue à le dire
SAUVENIÈRE du 3/5 au 17/5
CHURCHILL le 11/5
Demolition
Good Luck Algeria
Demolition
Demolition
Good Luck Algeria
21:00
14:00
17:00
19:45
21:45
12:05
14:15
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
20:30
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
12:10
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
A Bigger Splash
17:00
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
12:10
14:30
19:30
22:20
14:15
16:30
Quand on a 17 ans
20:00 The Lady in the Van
22:00 Quand on a 17 ans
El Clan
Spotlight
El Clan
Batman v Superman
Spotlight
Batman v Superman
The Lady in the Van
El Clan
Good Luck Algeria
Deadpool
Batman v Superman
Spotlight
El Clan
Deadpool
Batman v Superman
Deadpool
El Clan
Deadpool
Batman v Superman
17:00
19:45
22:00
El Clan
Deadpool
journal des Grignoux 246 12 du 13 avril au 17 mai 2016
À l’affiche
Sorties de la semaine
MERCREDI
20
avril
Tickeents
ligne
Le cœur régulier
1 salle
16:15
18:15
20:15
Le livre de la jungle
Le cœur régulier
Rosalie Blum
Tempête
p.24
+ réalisateur et acteur
avril
14:30
19:45
20:15
Demain
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
12:00
14:00
Kollektivet
Médecin de campagne
18:00
20:15
El Clan
Rosalie Blum
Rosalie Blum
Land of Mine
L’avenir
4 salles
Les innocentes
Sametka, la chenille qui…
15:30 Les premiers les derniers
17:30 Éperdument
20:00 Demolition
12:05
12:10
14:15
14:15
16:15
18:15
20:30
Rosalie Blum
Spotlight
12:05
14:00
16:15
L’étreinte du serpent
20:00 El Clan
17:00
18:15
20:30
L’avenir
Les innocentes
Médecin de campagne
Kollektivet
Land of Mine
12:00
14:00
16:00
18:15
20:30
Demolition
Vivre dans la peur
Kollektivet
Éperdument
Rosalie Blum
12:15
14:15
17:15
19:45
21:45
VENDREDI
22
avril
SAMEDI
23
avril
20:30
KOČANI ORKESTAR
en concert
14:00 et 17:00
12:10
Rosalie Blum
Les premiers les derniers
16:00 Médecin de campagne
18:00 Rosalie Blum
p.23 20:00 Éperdument
22:15 Kollektivet
12:00
14:00
14:00
p.23 14:00 Le garçon et la bête - VF
14:00
Exploration du monde
Portugal
20:00 Fritz Bauer, un héros…
16:30
18:30
20:30
Othello
Rosalie Blum
The Revenant
16:00
18:15
20:30
24
avril
avril
12:05
14:15
16:30
Kollektivet
Demolition
L’étreinte du serpent
12:10
14:00
16:15
18:15
19:45
Spotlight
El Clan
22:30
Rosalie Blum
Médecin de campagne
L’avenir
Demolition
Les premiers les derniers
14:15
14:15
15:30
16:15
Sametka, la chenille qui…
15:15 Land of Mine
17:30 Kollektivet
20:00 L’avenir
14:15
Le garçon et la bête - VF
17:00
Les innocentes
Rosalie Blum
16:00
18:15
20:20
Sametka, la chenille qui…
Les innocentes
17:45 Éperdument
20:00 Kollektivet
22:15 Land of Mine
20:30
18:15
20:30
22:15
11:15
14:00
16:00
18:15
20:15
Kung Fu Panda 3
Le livre de la jungle
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
14:00
16:15
18:15
20:20
12:00
LUNDI
25
Vivre dans la peur
Othello
Les innocentes
L’avenir
Kollektivet
22:15
22:15
DIMANCHE
14:00
15:30
18:00
20:15
Chocolat
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
16:00
18:00
20:15
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Médecin de campagne
Demolition
Médecin de campagne
Othello
Rosalie Blum
Médecin de campagne
El Clan
14:00
12:10
14:00
16:15
18:15
20:30
L’avenir
Les innocentes
L’avenir
Kollektivet
Land of Mine
13:45
16:00
19:30
12:05
14:15
16:20
18:30
20:30
Les premiers les derniers
Éperdument
El Clan
Demolition
Vivre dans la peur
18:00
20:15
12:15
14:00
16:15
18:30
20:30
22:15
12:00
MARDI
26
avril
14:00
Demain
Le cœur régulier
20:00 Au-delà des nuages
p.9
+ réalisatrice et scénariste
Le cœur régulier
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
Demolition
Batman v Superman
A Bigger Splash
Robinson Crusoé 2D
12:05
Fritz Bauer, un héros…
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
17:00
A Perfect Day
A Bigger Splash
12:05
A Perfect Day
A peine j’ouvre les yeux p.8
+ actrice
17:00
A Bigger Splash
A Perfect Day
12:05
A Bigger Splash
Fritz Bauer, un héros…
A Perfect Day
17:00
Jean de la Lune
A Bigger Splash
14:15
Le cœur régulier
Quand on a 17 ans
19:45
11:00
18:30
Demain
Robinson Crusoé 2D
A Perfect Day
A Bigger Splash
21:00
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Good Luck Algeria
Le cœur régulier
12:00
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Deadpool
Good Luck Algeria
12:15
12:15
14:30
17:00
19:45
22:00
14:15
18:00
Spotlight
Le garçon et la bête - VF
16:00
17:15
12:10
15:30
Le livre de la jungle
3 salles
12:10
14:00
JEUDI
21
L’avenir
15:30
16:00
17:45
18:00
20:15
Land of Mine
Vivre dans la peur
Rosalie Blum
Médecin de campagne
El Clan
12:15
14:15
Rosalie Blum
Spotlight
12:00
14:00
16:15
L’avenir
20:00 L’étreinte du serpent
17:15
18:15
20:30
L’avenir Le cœur régulier
L’étreinte du serpent
Fritz Bauer, un héros allemand
Vivre dans la peur
Demolition
Kollektivet
Les premiers les derniers
Éperdument
Rosalie Blum
12:00
14:00
16:00
18:30
20:30
22:35
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
12:10
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Quand on a 17 ans
17:00
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Demolition
Le cœur régulier
Demolition
12:15
14:15
20:00
14:30
17:15
20:00
22:15
Kung Fu Panda 3
Le garçon et le monde
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
14:00
Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
Demolition
Le cœur régulier
11:00
16:30
20:00
22:00
13:45
16:00
14:15
17:30
20:00
22:10
14:30
17:30
20:00
22:15
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
12:00
The Lady in the Van
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
17:15
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
12:00
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
Demolition
17:45
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
12:00
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
A Bigger Splash
17:00
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
14:00
The Lady in the Van
Batman v Superman
19:30
11:15
18:45
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
A Perfect Day
21:00
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
A Perfect Day
12:05
Quand on a 17 ans
The Lady in the Van
12:10
Demain
A Perfect Day
Deadpool
17:00
Quand on a 17 ans
Les premiers les derniers
+ réalisateur
p.17
17:15
A Perfect Day
A Bigger Splash
12:05
The Lady in the Van
Quand on a 17 ans
12:10
14:15
20:30
Quand on a 17 ans
Demolition
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
14:15
20:00
22:00
14:00
19:45
22:00
14:15
20:00
22:00
16:45
21:45
14:00
16:30
14:15
20:00
14:00
20:00
22:15
14:30
20:30
14:15
20:15
16:15
22:20
Deadpool
Batman v Superman
Deadpool
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Deadpool
Batman v Superman
Deadpool
A Bigger Splash
Deadpool
Deadpool
Batman v Superman
Batman v Superman
Deadpool
Batman v Superman
Batman v Superman
Deadpool
Le petit monde de Leo
Rosalie Blum
14:15 Batman v Superman
17:30 Deadpool
20:00 The Revenant
12:15
14:00
19:45
21:45
14:15
17:00
19:30
21:30
Le cœur régulier
Batman v Superman
Deadpool
Demolition
A Bigger Splash
Deadpool
Le cœur régulier
The Lady in the Van
Le cœur régulier
Batman v Superman
journal des Grignoux 246 13 du 13 avril au 17 mai 2016
À l’affiche
Sorties de la semaine
MERCREDI
27
avril
Tickeents
ligne
Tempête
1 salle
avril
14:00
16:00
18:15
20:15
Médecin de campagne
Le cœur régulier
Kollektivet
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
12:10
14:15
16:30
18:30
20:30
Fritz Bauer, un héros…
Au-delà des nuages
Rosalie Blum
Demolition
A peine j’ouvre les yeux
12:05
14:15
4 salles
L’avenir
Quand on a 17 ans
12:15
14:00
16:30
A Bigger Splash
20:00 El Clan
17:00
18:30
20:30
22:20
12:00
14:00
Spotlight
Tempête
20:00 99 Homes
Maggie’s Plan
3 salles
12:00
Sametka, la chenille qui…
15:15 Le livre de la jungle
17:30 99 Homes
20:00 La chambre vide
p.17
+ réalisatrice & protagoniste
14:00
JEUDI
28
À peine j’ouvre les yeux
15:30
16:00
18:00
18:00
20:15
Fritz Bauer, un héros…
Médecin de campagne
Rosalie Blum
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
12:10
14:15
Kollektivet
Quand on a 17 ans
12:05
14:00
16:00
A Bigger Splash
20:00 Kollektivet
17:00
18:15
20:30
Vivre dans la peur
Demolition
El Clan
A peine j’ouvre les yeux
L’avenir
12:15
14:00
16:15
18:15
20:15
22:15
12:05
VENDREDI
29
avril
14:00
Demain
99 Homes
20:00 Tempête
15:15
16:00
17:30
18:00
20:15
22:20
Le cœur régulier
Demolition
Médecin de campagne
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
12:10
14:30
A Bigger Splash
Fritz Bauer, un héros…
12:00
14:00
16:00
17:15
19:45
22:00
Demolition
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
18:15
20:15
22:15
Tempête À peine j’ouvre les yeux
Au-delà des nuages Maggie’s Plan
The Sea of Trees 99 Homes
Captain America : Civil War
L’avenir
Vivre dans la peur
Au-delà des nuages
Rosalie Blum
A peine j’ouvre les yeux
El Clan
12:10
14:15
16:15
18:15
20:15
22:10
Good Luck Algeria
Kung Fu Panda 3
Tempête
Tempête
Maggie’s Plan
Good Luck Algeria
12:05
Good Luck Algeria
99 Homes
Tempête
Good Luck Algeria
Tempête
The Sea of Trees
12:00
99 Homes
Tempête
Good Luck Algeria
Tempête
Good Luck Algeria
99 Homes
12:00
14:15
16:45
The Lady in the Van
Le livre de la jungle
Captain America : Civil War
12:00
14:30
17:30
20:00
22:15
14:15
The Sea of Trees
Maggie’s Plan
20:00
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
12:05
The Lady in the Van
Demolition
Captain America : Civil War
17:00
The Lady in the Van
The Sea of Trees
Captain America : Civil War
12:15
14:15
L’étreinte du serpent
Captain America : Civil War
12:10
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
+ présentation
p.15
17:15
99 Homes
L’étreinte du serpent
12:10
14:00
19:45
22:00
14:00
16:00
17:15
19:45
21:45
14:15
17:00
20:15
14:00
17:15
20:00
22:15
The Sea of Trees
Demolition
20:30
Captain America : Civil War
Captain America : Civil War
18:15
Tempête
Captain America : Civil War
12:05
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
17:15
20:30
14:00
Maggie’s Plan
Batman v Superman
The Sea of Trees
99 Homes
The Sea of Trees
Demolition
Maggie’s Plan
The Sea of Trees
Maggie’s Plan
Batman v Superman
Maggie’s Plan
Batman v Superman
22:00
The Sea of Trees
Maggie’s Plan
L’étreinte du serpent
20:00
LES ALTERNATIVES : LE FESTIVAL DE LA DÉMOCRATIE EN ENTREPRISE p.22
SAMEDI
30
avril
14:00
16:15
18:30
20:30
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
Tempête
99 Homes
14:00
16:00
18:00
20:15
22:15
DIMANCHE
1er
mai
Rosalie Blum
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
Rosalie Blum
14:00
Sametka, la chenille qui…
A peine j’ouvre les yeux
17:30 Au-delà des nuages
20:00 Kollektivet
22:15 Fritz Bauer, un héros…
Fritz Bauer, un héros…
Le cœur régulier
Médecin de campagne
Fritz Bauer, un héros…
14:00
14:15
Médecin de campagne
15:15
16:15
17:00
19:45
22:00
A Bigger Splash
Quand on a 17 ans
El Clan
mai
16:00
18:15
20:30
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
99 Homes
Tempête
mai
20:30
22:20
14:00
16:15
18:20
20:30
16:00
18:15
20:20
Rosalie Blum
Au-delà des nuages
A peine j’ouvre les yeux
L’avenir
14:15
15:30
18:00
20:15
Sametka, la chenille qui…
Kollektivet
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
13:45
16:00
18:15
20:15
12:15
14:00
16:00
18:15
20:15
Demain
Tempête
99 Homes
16:15
18:15
20:15
12:05
MARDI
3
18:15
11:15
13:45
LUNDI
2
14:00
14:15
Spotlight
99 Homes
20:00 Tempête
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Demolition
20:00 Kollektivet
18:00
Fritz Bauer, un héros…
A Bigger Splash
20:20
12:00
14:00
15:00
17:30
18:00
16:00
El Clan
20:00 A peine j’ouvre les yeux
17:00
18:00
20:20
Quand on a 17 ans
Le cœur régulier
18:00
20:15
Quand on a 17 ans
Vivre dans la peur
18:30
Au-delà des nuages
Othello
Vivre dans la peur
Le cœur régulier
L’avenir
12:15
20:30
14:30
14:15
Le livre de la jungle
14:15
Captain America : Civil War
14:00
Demain
17:00
Captain America : Civil War
The Lady in the Van
The Sea of Trees
17:30
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
17:00
Demolition
Maggie’s Plan
99 Homes
11:00
16:45
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
Captain America : Civil War
20:15
Demolition
19:45
Good Luck Algeria
99 Homes
Demolition
Good Luck Algeria
Tempête
12:05
The Lady in the Van
The Sea of Trees
12:00
Captain America : Civil War
The Sea of Trees
17:30
99 Homes
Tempête
12:00
The Sea of Trees
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
12:05
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
99 Homes
Tempête
Demolition
Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3
Good Luck Algeria
Tempête
99 Homes
20:15
22:15
11:15
14:15
14:15
19:45
21:45
Good Luck Algeria
Good Luck Algeria
Demolition
20:00
22:00
14:00
17:15
14:30
Captain America : Civil War
Captain America : Civil War
11:00
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
17:15
L’étreinte du serpent
Captain America : Civil War
12:10
14:00
20:00
14:00
16:00
17:00
20:15
14:00
16:30
17:00
20:15
The Lady in the Van
20:00 Captain America : Civil War
18:00
Captain America : Civil War
99 Homes
12:10
The Lady in the Van
Captain America : Civil War
17:15
15:00
17:45
20:00
Je me tue à le dire
p.9
+ réalisateur et acteur
20:30
20:15
14:00
19:30
22:00
The Lady in the Van
Batman v Superman
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
The Sea of Trees
Batman v Superman
Maggie’s Plan
Batman v Superman
Demolition
L’étreinte du serpent
Maggie’s Plan
journal des Grignoux 246 14 du 13 avril au 17 mai 2016
À l’affiche
Sorties de la semaine
MERCREDI
4
mai
JEUDI
5
mai
Trumbo
Yojimbo
1 salle
3 salles
12:10
14:30
Le livre de la jungle
14:00
16:15
Trumbo
20:00 Merci patron !
+ réalisateur
17:00
14:30
18:30
p.3 20:30
Le livre de la jungle
14:15
16:30
17:00
19:30
Trumbo
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
18:20
20:20
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Yojimbo
Rosalie Blum
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Le cœur régulier
Quand on a 17 ans
12:05
14:00
16:15
18:15
20:30
14:00
16:15
18:30
20:35
Vivre dans la peur
Quand on a 17 ans
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
L’avenir
Yojimbo
Kollektivet
The Lady in the Van
Rosalie Blum
4 salles
El Clan
Sametka, la chenille qui…
15:30 Au-delà des nuages
17:45 A peine j’ouvre les yeux
20:00 Au-delà des nuages
Tempête
Kung Fu Panda 3
16:00 Je me tue à le dire
18:00 Tempête
20:00 The Sea of Trees
22:15 The Sea of Trees
12:00
12:15
12:00
14:15
14:00
14:15
14:00
16:00
18:00
20:30
L’avenir
Demolition
A Bigger Splash
A peine j’ouvre les yeux
14:00
16:30
VENDREDI
mai
SAMEDI
7
mai
Demain
Un homme à la hauteur
20:00 Trumbo
15:30
18:00
14:00
16:15
18:15
20:15
Le livre de la jungle
Un homme à la hauteur
Demolition
Trumbo
12:05
L’avenir
Demolition
16:00 Le cœur régulier
18:00 Good Luck Algeria
20:00 Fritz Bauer, un héros…
22:15 Quand on a 17 ans
12:00
14:00
14:00
Rosalie Blum
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
A Bigger Splash
14:15
14:00
15:30
16:15
14:00
16:00
18:00
20:15
22:00
16:00
18:15
20:30
22:30
Fritz Bauer, un héros…
Rosalie Blum
Vivre dans la peur
The Lady in the Van
A peine j’ouvre les yeux
El Clan
Sametka, la chenille qui…
Kollektivet
17:45 The Lady in the Van
20:00 Quand on a 17 ans
22:15 Quand on a 17 ans
12:10
14:30
17:15
20:00
22:15
18:20
20:30
22:20
Kung Fu Panda 3
Spotlight
Au-delà des nuages
Quand on a 17 ans
12:10
Yojimbo
Kollektivet
A Bigger Splash
17:00
The Lady in the Van
A peine j’ouvre les yeux
Au-delà des nuages
Rosalie Blum
Demolition
14:15
14:30
19:45
22:00
16:30
Trumbo
Le livre de la jungle
12:10
14:00
16:30
19:45
22:20
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
Un homme à la hauteur
14:00
Le livre de la jungle
14:15
17:00
19:30
Tempête
Captain America : Civil War
20:15
99 Homes
Tempête
12:00
Je me tue à le dire
99 Homes
The Sea of Trees
17:00
Kung Fu Panda 3
Captain America : Civil War
14:15
Tempête
Captain America : Civil War
19:30
Kung Fu Panda 3
Kung Fu Panda 3
Captain America : Civil War
11:00
Captain America : Civil War
Captain America : Civil War
21:45
20:00
22:00
14:30
20:15
Trumbo
Un homme à la hauteur
12:05
Captain America : Civil War
Captain America : Civil War
17:15
14:00
20:00
22:00
16:45
Le livre de la jungle
The Sea of Trees
14:00
16:15
18:15
19:45
21:45
22:20
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
12:05
14:30
Captain America : Civil War
99 Homes
20:30
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
Tempête
Je me tue à le dire
Captain America : Civil War
11:15
22:30
20:00
22:00
99 Homes
Je me tue à le dire
Maggie’s Plan
Un homme à la hauteur
99 Homes
14:15
Demain
17:00
L’étreinte du serpent
Maggie’s Plan
The Sea of Trees
Un homme à la hauteur
Trumbo
20:00
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
12:15
Trumbo
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Je me tue à le dire
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
22:00
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
16:00 Maggie’s Plan
18:00 Tempête
20:00 Je me tue à le dire
21:45 Captain America : Civil War
14:00
14:00
16:00
18:15
20:30
22:20
11:15
DIMANCHE
8
mai
11:00
14:00
16:15
18:15
20:15
Le livre de la jungle
Demolition
Un homme à la hauteur
Trumbo
14:00
16:00
18:15
20:30
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Kollektivet
Rosalie Blum
14:00
16:15
18:30
20:20
The Lady in the Van
Au-delà des nuages
Good Luck Algeria
The Lady in the Van
14:15
15:30
18:00
20:30
Sametka, la chenille qui…
Quand on a 17 ans
A Bigger Splash
A peine j’ouvre les yeux
13:45
16:00
LUNDI
9
mai
14:15
Un homme à la hauteur
Trumbo
20:00 Un homme à la hauteur
15:30
16:15
17:30
18:15
Demain
17:15 Trumbo
20:00 Baden Baden
+ réalisatrice et actrice
15:00
19:15
MERCREDI
11
mai
12:10
14:00
16:15
18:15
20:20
Le cœur régulier
Kollektivet
Vivre dans la peur
The Lady in the Van
Kollektivet
L’avenir
14:00 A peine j’ouvre les yeux
16:00 Le cœur régulier
18:00 Demolition
20:00 Yojimbo
12:05
12:05
14:00
16:00
18:00
20:30
12:10
14:30
17:15
19:45
Au-delà des nuages
L’avenir
A peine j’ouvre les yeux
A Bigger Splash
Demolition
Kollektivet
Quand on a 17 ans
Fritz Bauer, un héros…
A Bigger Splash
mai
20:15
14
mai
15
mai
LUNDI
16
mai
12:00
14:00
16:15
18:30
20:30
Angry Birds
Demain
The Idol
Merci patron !
14:00
16:15
18:15
20:15
12:10
13:45
Demain
Merci patron !
20:00 The Idol
16:00
16:00
18:15
18:00
20:15
12:10
14:15
Merci patron !
The Idol
20:00 Merci patron !
16:00
16:15
17:45
18:30
14:00
16:15
18:15
20:15
Angry Birds
The Idol
Merci patron !
Demain
Captain America : Civil War
14:15
99 Homes
17:15
L’étreinte du serpent
99 Homes
Demolition
16:30
Good Luck Algeria
Maggie’s Plan
Captain America : Civil War
20:00
19:00
14:30
Un homme à la hauteur
17:00
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
19:30
21:30
18:30
20:30
18:00
20:15
22:15
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Baden Baden
21:00
12:00
14:15
19:45
22:10
Maggie’s Plan
The Sea of Trees
99 Homes
Captain America : Civil War
Maggie’s Plan
L’étreinte du serpent
The Sea of Trees
18:00
20:15
22:10
Demolition
Demolition
Trumbo
Rosalie Blum
Fritz Bauer, un héros…
Rosalie Blum
Good Luck Algeria
Demolition
12:05
14:00
16:15
18:15
20:15
Maggie’s Plan
Vivre dans la peur
The Lady in the Van
Le cœur régulier
A peine j’ouvre les yeux
12:10
14:15
15:30
17:45
19:45
20:30
14:00
16:15
18:30
20:30
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Rosalie Blum
Fritz Bauer, un héros…
Road to Istanbul
12:05
14:00
16:00
18:15
20:30
Good Luck Algeria
Rosalie Blum
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
Rosalie Blum
El Clan
12:00
Fritz Bauer, un héros…
Kollektivet
Good Luck Algeria
Maggie’s Plan
Road to Istanbul
14:00
Yojimbo
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Road to Istanbul
14:00
14:00
16:15
18:15
20:20
22:15
16:15
18:15
20:20
22:30
Vivre dans la peur
The Lady in the Van
Kollektivet
Yojimbo
Le cœur régulier
12:00
14:15
16:15
18:15
20:30
Yojimbo
Sametka, la chenille qui…
Au-delà des nuages
Je me tue à le dire
Kollektivet
12:15
14:00
16:45
Au-delà des nuages
Maggie’s Plan
L’avenir
A peine j’ouvre les yeux
Maggie’s Plan
16:15
18:15
20:15
14:00
16:15
18:35
20:30
Angry Birds
Merci patron !
The Idol
Merci patron !
Angry Birds
Demain
Merci patron !
The Idol
14:00
16:15
18:15
20:30
14:00
16:15
18:15
20:15
Fritz Bauer, un héros…
Rosalie Blum
Maggie’s Plan
Good Luck Algeria
16:00
18:00
20:15
Sametka, la chenille qui…
Au-delà des nuages
17:45 Kollektivet
20:00 The Lady in the Van
20:15
14:15
14:00
15:30
16:00
18:00
20:15
Le cœur régulier
L’avenir
Fritz Bauer, un héros…
A peine j’ouvre les yeux
12:10
14:00
16:00
18:30
20:30
Spotlight
The Idol
Merci patron !
16:15
18:15
20:15
Good Luck Algeria
Fritz Bauer, un héros…
Road to Istanbul
Good Luck Algeria
Rosalie Blum
12:00
14:00
16:00
18:00
20:15
Le cœur régulier
The Lady in the Van
Le cœur régulier
Yojimbo
Kollektivet
12:05
14:15
16:15
18:15
20:30
A peine j’ouvre les yeux
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
Vivre dans la peur
El Clan
17:00
19:45
22:00
14:00
16:15
14:15
18:00
Un homme à la hauteur
The Sea of Trees
Captain America : Civil War
Un homme à la hauteur
Rosalie Blum
Maggie’s Plan
The Lady in the Van
Le cœur régulier
15:30
17:15
p.17 20:00 Un homme à la hauteur
17:00
16:00
Sametka, la chenille qui…
Kollektivet
A peine j’ouvre les yeux
L’avenir
The Sea of Trees
Road to Istanbul
+ actrice
Trumbo
20:00 Tempête
21:45 Trumbo
17:15
14:00
Sametka, la chenille qui…
Demolition
17:45 A peine j’ouvre les yeux
20:00 The Lady in the Van
22:00 Demolition
20:00
Un homme à la hauteur
Angry Birds
12:00
14:30
12:10
Captain America : Civil War
15:30
22:30
Captain America : Civil War
Un homme à la hauteur
The Sea of Trees
Le livre de la jungle
14:00
14:15
20:30
14:15
Tempête
14:30
Vivre dans la peur
Rosalie Blum
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Maggie’s Plan
18:30
12:05
Mithra jazz festival – BART DEFOORT QUINTET à 20 h à la brasserie Sauvenière p.23
12:00 Trumbo
12:15 Merci patron !
12:05
12:05
16:30
Maggie’s Plan
Au-delà des nuages
L’avenir
Maggie’s Plan
A peine j’ouvre les yeux
Fritz Bauer, un héros…
Tempête
Trumbo
Demolition
17:00
19:30
The Lady in the Van
Yojimbo
Le cœur régulier
The Lady in the Van
Le cœur régulier
Kollektivet
14:00
Merci patron ! Baden Baden
Road to Istanbul
The Idol
Angry Birds
4 salles
12:15
14:00
16:45
Tempête
Trumbo
Captain America : Civil War
19:30
22:15
12:05
14:00
22:20
Trumbo
Baden Baden
Merci patron !
Tempête
18:00 Tempête
20:00 Trumbo
22:20 Un homme à la hauteur
14:00
16:15
18:30
20:30
14:15
Trumbo
Tempête
Demolition
Tempête
Trumbo
Le livre de la jungle
18:15
20:30
22:30
14:15
Le livre de la jungle
14:00
20:15
22:15
16:45
20:30
Captain America : Civil War
Captain America : Civil War
19:45
21:45
11:00
14:00
Le livre de la jungle
Le livre de la jungle
11:15
13:45
16:00
Captain America : Civil War
20:00 The Sea of Trees
17:00
14:00
Captain America : Civil War
18:15
20:15
14:00
16:45
Tempête
Trumbo
Baden Baden
17:15
Tempête
Trumbo
12:05
Tempête
20:00 Tempête
21:45 Trumbo
17:15
17:00
19:45
12:15
14:15
19:30
22:15
14:00
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
Un homme à la hauteur
The Idol
Captain America : Civil War
20:00
22:00
12:00
14:00
16:15
17:15
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Merci patron !
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Je me tue à le dire
12:10
The Sea of Trees
20:00 Captain America : Civil War
14:15
17:00
20:00
22:00
14:15
21:45
17:00
22:15
12:10
18:15
19:30
14:15
L’étreinte du serpent
The Idol
Un homme à la hauteur
Tempête
The Sea of Trees
Captain America : Civil War
17:15
20:00
11:00
14:00
MARDI
mai
Tempête
20:00 Je me tue à le dire
p.9
+ court métrage Serviteur
18:00
14:15
22:15
17
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
16:30
Sametka, la chenille qui…
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
99 Homes
Mithra jazz festival – JEAN-PAUL ESTIÉVENART TRIO & LOGAN RICHARDSON à 20 h à la brasserie Sauvenière p.23
12:05 The Sea of Trees
12:00 Trumbo
3 salles
22:20
DIMANCHE
Demolition
Captain America : Civil War
Road to Istanbul
1 salle
22:20
SAMEDI
21:15
14:15
17:15
18:00
22:15
Merci patron !
VENDREDI
13
19:00
Tickeents
ligne
JEUDI
mai
20:30
16:00
12:15
CAFÉ POLITIQUE : LA PRESSE PAPIER ALTERNATIVE A-T-ELLE ENCORE UN AVENIR ? à 20 h 30 la brasserie Sauvenière p.2
12:05 Spotlight
22:15
12
99 Homes
Je me tue à le dire
13:45
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Trumbo
Maggie’s Plan
Demolition
Maggie’s Plan
Maggie’s Plan
The Sea of Trees
Sorties de la semaine
À l’affiche
mai
Fritz Bauer, un héros…
14:00 Rosalie Blum
16:00 The Lady in the Van
18:00 Good Luck Algeria
p.9 20:00 Fritz Bauer, un héros…
12:00
MARDI
10
20:30
Quand on a 17 ans
Rosalie Blum
Le cœur régulier
Fritz Bauer, un héros…
Good Luck Algeria
16:30
18:30
21:30
12:00
14:00
L’étreinte du serpent
Maggie’s Plan
Un homme à la hauteur
Captain America : Civil War
17:00
16:45
17:00
19:30
21:30
6
Un homme à la hauteur
Trumbo
Je me tue à le dire
Yojimbo
Tickeents
ligne
18:00
20:15
22:15
99 Homes
99 Homes
99 Homes
Trumbo
Tempête
99 Homes
99 Homes
99 Homes
Baden Baden
The Sea of Trees
99 Homes
Baden Baden
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Trumbo
17:00
22:00
Je me tue à le dire
99 Homes
Je me tue à le dire
Angry Birds
Un homme à la hauteur
14:15
Baden Baden
17:00
99 Homes
99 Homes
99 Homes
19:45
Un homme à la hauteur
Trumbo
19:45
Angry Birds
Angry Birds
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
11:15
Angry Birds
Captain America : Civil War
22:00
13:45
16:30
Baden Baden
99 Homes
99 Homes
21:00
Baden Baden
Je me tue à le dire
14:15
Un homme à la hauteur
17:00
99 Homes
Je me tue à le dire
Trumbo
19:00
Un homme à la hauteur
The Sea of Trees
20:00
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Merci patron !
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
Un homme à la hauteur
12:10
21:45
14:15
17:00
19:45
22:00
99 Homes
Baden Baden
Je me tue à le dire
99 Homes
L’étreinte du serpent
SUPER-HEROS
journal des Grignoux 246 15 du 13 avril au 17 mai 2016
Le coin des
À la demande générale et sous le haut
patronage de la bibliothèque des
littératures d’aventures (BiLA), nous vous
proposons une giclée de super-héros en VO.
Pour une mise en jambe iconoclaste, nous commencerons par Deadpool, qui explose le mythe et les codes de la bienséance avec
gourmandise. Ensuite, retour aux fondamentaux avec Batman v Superman : l’aube de la justice et Captain America : Civil War.
Deux films destinés à réenchanter le mythe pour nous plonger dans de nouvelles sagas intersidérales à l’imaginaire décoiffant.
Mercredi 27 avril à 20 h
Présentation
Zizanie chez les super-héros ?
par Dick TOMASOVIC
du service Arts du spectacle de l’ULg
Batman v Superman :
l’aube de la justice
Captain America :
Civil War
Batman a toujours été un héros pragmatique.
Lorsqu’il découvre l’existence et l’apparente
omnipotence de Superman, il décide d’intervenir
pour éviter la catastrophe, sans se douter que
le pire est à venir et que Superman pourrait
bien être un allié plutôt qu’un ennemi…
Dire que cette nouvelle production Marvel est
particulièrement attendue serait un véritable
euphémisme ! Opposant Iron Man et Cap’,
ramenant la plupart des Avengers et introduisant
deux nouveaux super-héros, à savoir SpiderMan et Black Panther, elle porte de sacrées
responsabilités sur ses larges épaules
Deadpool
Quand Ryan Reynolds détonne en antihéros
délicieusement irrévérencieux, sexy et délirant
D
J
e suis super mais je ne suis pas un héros. Les spectateurs sont
prévenus ! Malgré sa combinaison rouge et ses capacités extraordinaires, Deadpool n’a rien du justicier prodige. Il est immature, mégalomane, imprévisible et possède, par-dessus le marché, des tendances
lubriques. Et ce depuis toujours, même lorsqu’il ne s’appelait encore
que Wade Wilson, ancien militaire des forces spéciales devenu mercenaire. Quand ce dernier découvrit qu’il souffrait d’un cancer en phase
terminale, il accepta de servir de cobaye pour une expérimentation hors
normes, censée accélérer sa guérison. La greffe réussit mais ravagea sa
peau. Wade se cacha alors sous le costume de Deadpool pour prendre
en chasse l’homme qui avait anéanti sa vie.
Deadpool ne fait pas de quartier. Et cela, Tim Miller l’a bien compris.
En adaptant à l’écran les aventures de l’antihéros le plus déviant et
controversé des comics Marvel, le réalisateur américain livre un film
fidèle au personnage iconique. Drôle et déjanté, ce spectacle est bourré
de scènes de castagne spectaculaires, de références cinématographiques avisées et d’allusions sexuelles franchement crues.
Ryan Reynolds, également coproducteur du film, s’est glissé avec
ferveur et délectation dans la combinaison moulante de cet « action
man ». Et si le film est interdit aux moins de 17 ans aux États-Unis en
raison de « sa forte violence et de son langage », il a bénéficié d’un buzz
incroyable auprès des fans avant sa sortie.
S
e peur que les actions d’un super-héros semblable à un dieu ne
soient pas contrôlées, le redoutable justicier de Gotham City décide
de se confronter au Messie des temps modernes de Metropolis, pendant
que le monde se demande de quelle sorte de héros il a vraiment besoin.
Mais alors que Batman et Superman sont en guerre l’un contre l’autre,
une nouvelle menace surgit, mettant l’humanité face à un danger d’une
ampleur sans pareil…
De John Wayne à Don Corleone, le cinéma américain a toujours présenté
ses icônes comme points de référence d’une histoire collective qui est
celle de l’Amérique elle-même. Batman et Superman, eux, ne sont pas
nés sur un grand écran mais pourraient difficilement être plus américains.
Ils ont vu le jour dans les pages de Detective Comics (futur DC Comics)
au carrefour des années 30. Ils sont simultanément les produits de
l’optimisme béat post-Dépression et de la fin du rêve d’invulnérabilité sur
lequel le pays s’est construit. Au fil des décennies, leur impact sur la pop
culture a créé entre eux comme un gouffre, qui les fait se tenir aujourd’hui
à deux bouts opposés de l’expérience américaine. Deux facettes d’une
même pièce. Le jour et la nuit. L’espoir et le désenchantement. L’idéalisme
et la peur.
Impossible d’y échapper : ces gars-là sont des symboles en puissance.
Batman v Superman de Zack Snyder pourrait saisir l’opportunité de croquer un instantané de l’Amérique binaire d’aujourd’hui, écartelée en son
centre par une fracture politique profonde. Mais bien entendu, tout cela
sera mis en scène dans le fracas d’un grand spectacle riche en effets
spéciaux et en surenchère pyrotechnique.
teve Rogers (Chris Evans) est désormais à la tête des Avengers,
dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs
interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement
et de supervision. Cette nouvelle donne provoque une scission au sein
de l’équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s’engager sans
ingérence gouvernementale, tandis que d’autres se rangent derrière
Tony Stark (Robert Downey Jr.) qui, contre toute attente, décide de se
soumettre au gouvernement. C’est ainsi que Captain America est rejoint
par le Soldat de l’hiver, le Faucon, la Sorcière Rouge, Ant-Man et l’Agent
13. Face à eux, Iron Man est entouré de la Veuve Noire, War Machine,
la Vision, Black Panther et Spider-Man. Une lutte fratricide s’engage…
de Zack Snyder, États-Unis, 2016, 2 h 32, VO. Avec Ben Affleck, Henry Cavill,
Jesse Eisenberg, Gal Gadot, Amy Adams, Jeremy Irons, Laurence Fishburne.
Sortie le 13 avril. SAUVENIÈRE
d’Anthony & Joe Russo, États-Unis, 2016, 2 h 30, VO. Avec Chris Evans,
Robert Downey Jr., Scarlett Johansson, Paul Rudd. Sortie le 27 avril.
SAUVENIÈRE
Marvel a toujours eu un peu de mal à faire connaître ses personnages
au-delà des lecteurs de comics. Si Spider-Man, Hulk, Captain America
ou les Quatre Fantastiques ont bénéficié d’une certaine exposition par
le biais de séries télévisées (live ou animées), force est de reconnaître
que les super-héros Marvel souffraient d’un manque de reconnaissance
à l’échelle planétaire, contrairement à ceux de DC Comics comme
Batman ou Superman. Désireux de profiter de l’engouement naissant du
public pour les super-héros, Marvel Studios, créé en 1996, ambitionna
de produire plusieurs films dédiés aux personnages de la maison. En
2008, le Iron Man de Jon Favreau est donc le premier film entièrement
financé par Marvel Studios et celui qui inaugure l’univers cinématographique Marvel (UCM).
de Tim Miller, Etats-Unis/Canada, 2015, 1 h 47, VO. Avec Ryan Reynols,
Ed Skrein, Morena Baccarin. Sortie le 13 avril. SAUVENIÈRE
L’ASSOCIATION DES ÉCOLES
DE DEVOIRS
EN PROVINCE DE LIÈGE
Recherche, pour toute la province,
des volontaires pour accompagner
des enfants et/ou des adolescents dans leur parcours scolaire.
INTÉRESSÉ(E) ?
Rejoignez-nous en téléphonant au 04 223 69 07
AEDL 8 Place Saint-Christophe (3e étage) 4000 Liège
info@aedl.be – www.aedl.be
journal des Grignoux 246 16 du 13 avril au 17 mai 2016
Kollektivet
El Clan
LA COMMUNAUTÉ
Sous couvert d’une fine analyse de la vie en communauté, Thomas Vinterberg
revisite avec brio l’évaporation douloureuse et poignante d’un amour déçu
À travers l’histoire d’une affaire authentique et sordide survenue
au début des années 1980 en Argentine, Pablo Trapero évoque
la dictature et se fend d’un film noir tendu et rock’n’roll
D
L
a première envie d’Erik, quand il revisite l’encombrante bâtisse de son enfance, au bord d’un
magnifique lac, est de s’en séparer. Il pourrait en
tirer pas mal d’argent et comme aucun lien affectif
n’a resurgi à l’occasion de la mort de sa mère, il est
plutôt enclin à s’en débarrasser.
Mais Anna, sa femme, chérit dans le secret de son
cœur une idée assez éloignée des aspirations de son
mari : créer une communauté. S’entourer d’amis et
de quelques inconnus triés sur le volet et occuper
cette imposante baraque, voilà un projet autrement
plus excitant que de la vendre sans état d’âme.
Le couple a une adolescente de 14 ans et semble
pour le moins solide et complice. Erik comprend
l’envie de changement, d’émulation d’Anna et il
se lance finalement dans l’aventure. Une dizaine
d’adultes, une ado et un gosse cardiaque s’emparent
alors des lieux, édictent des règles, partagent leurs
repas et créent une de ces fameuses communautés
qui essaimaient dans les années 70.
Vinterberg se fait-il réellement le chantre de la
cohabitation bonhomme d’adultes ragaillardis de
vivre ensemble, soudés autour de valeurs et d’expériences communes ? Il nous a habitués à des choses
plus corrosives qui, sous des atours de normalité, se
déglinguent progressivement, nous plongeant dans
des atmosphères de plus en plus malsaines (Festen
bien sûr, ou plus récemment La chasse). Il n’est donc
pas étonnant qu’il ne s’intéresse que modérément à
la création d’un esprit collectif, tout occupé à créer
une perturbation et à la faire enfler jusqu’à ses proportions limites.
En l’occurrence, la perturbation s’appelle Emma,
une jolie étudiante qui n’a pas froid aux yeux. Erik
et Emma entament une liaison, d’abord sous le couvert des traditionnels secrets et mensonges. Mais en
vivant en communauté et en se concevant ouvert,
tolérant, ne peut-on pas penser d’autres formes
d’amours plurielles que les trop classiques femme
trompée/mari volage ?
À vrai dire, Kollektivet est une histoire d’amour
sans cynisme, qui décortique les limites de ce qu’on
peut accepter sur l’autel d’un passé commun ou d’un
avenir à construire et la souffrance psychique qui
découle nécessairement de la perte d’amour, tous
les protagonistes fussent-ils bien intentionnés et
déterminés à trouver des équilibres apaisés.
Trine Dyrholm, qui joue le personnage d’Anna,
transcende son rôle de femme blessée qui cherche
un impossible compromis mais ne peut s’empêcher
de ressentir dans sa chair le vertige de l’abandon. Le
jury du festival de Berlin, qui lui a accordé son Ours
d’argent, ne s’y est pas trompé.
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Thomas Vinterberg, Danemark, 2015, 1 h 51, VO. Avec
Ulrich Thomsen, Trine Dyrholm, Helene Reingaard
Neumann, Fares Fares, Julie Agnete Vang. Sortie le 13 avril.
CHURCHILL
L’étreinte du serpent
EL ABRAZO DE LA SERPIENTE
Le cinéaste colombien Ciro Guerra met en scène le chassé-croisé
intemporel de deux voyageurs au cœur de l’Amazonie et ses mystères
C
e n’est pas de la science-fiction, pourtant c’est aussi un voyage vers une
planète inconnue : l’Amazonie. Un lieu
où la rationalité occidentale n’a pas cours,
où les savoirs et les certitudes des Blancs
ne servent pas à grand-chose. C’est le
fleuve, seul moyen de déplacement, qui
est au centre du film, et non la forêt, par
définition impénétrable.
L’étreinte du serpent mêle deux trajets :
celui d’un ethnologue allemand (interprété
par l’acteur belge Jan Bijvoet) vers 1910,
et celui qu’entreprend, quelques décennies
plus tard, un Américain sur les traces du
premier, dans une région située entre la
Colombie et le Brésil. La pirogue qui les
mène tous deux à la recherche d’une plante
sacrée, la yakruna, est guidée par le même
homme, le chaman Karamakate. Pour le
vieil Allemand, gravement malade, il est
vital de trouver la plante : elle seule peut
lui permettre de survivre et d’achever son
travail de recherche. Pour l’Américain, les
motivations sont plus obscures. Le film
mêle les fils des deux histoires, comme
si, sur la même rivière, deux temporalités
coexistaient.
Le voyage, au gré paresseux du fleuve,
est é galement une introspection : les
Blancs comme les indigènes mesurent la
distance qui les sépare. Chacun s’enfonce
dans sa jungle personnelle, à la recherche
d’une vérité qui lui échappe. En attendant
de trouver la fleur de yakruna, toute une
pharmacopée poétique vient en aide aux
voyageurs : une poudre que le chaman
insuffle dans les narines de l’explorateur
allemand, le mambé, le caapi, le chiricaspi… Autant de psychotropes plus ou moins
liés à l’hévéa, l’arbre à caoutchouc, qui
intéresse les Occidentaux pour d’autres
raisons : au début du XXe siècle, l’industrie
(de guerre notamment) a un grand besoin
de latex. Des colons vont donc envahir
l’Amazonie pour saigner les arbres et
recueillir leur sève, chassant ou massacrant
les populations.
C’est ce contexte historique précisément
situé qui fait de L’étreinte du serpent bien
plus qu’une fantaisie new age. Voyage vers
ce monde irrémédiablement disparu, filmé
dans un magnifique noir et blanc, riche
d’une infinité de nuances, L’étreinte du
serpent est aussi un grand film d’aventures.
François-Xavier Gomez, NEXT.LIBERATION.FR
de Ciro Guerra, Colombie/Vénézuela/Argentine,
2015, 2 h 05, VO. Avec Jan Bijvoet, Brionne
Davis, Nilbio Torres. Sortie le 20 avril.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
epuis le temps que Pablo Trapero (Leonera,
Carancho, Elefante blanco) dissèque la société
argentine, il fallait bien qu’il s’attaque un jour à la
sombre histoire de son pays. Malin, il n’aborde pas
frontalement les exactions perpétrées par les diverses
juntes militaires de 1976 à 1983 mais en polarise
l’horreur à travers un fait divers authentique.
Au lendemain de la dictature, Arquimedes Puccio,
tortionnaire mis au « chômage technique », continuait d’organiser des enlèvements crapuleux avec
trois complices et surtout l’aide de son fils, jeune rugbyman célèbre au-dessus de tout soupçon. Plus fort :
les victimes étaient séquestrées dans la cave familiale.
La rançon récupérée, et parfois même avant, les
kidnappés étaient froidement abattus.
En plus d’être interprété par le glaçant Guillermo
Francella, le chef de ce « clan » a ceci de fascinant
qu’il agit sans remords ni regrets, intimement persuadé de son bon droit et bénéficiant de quelques
protections encore haut placées. Ce qui permet à
Trapero d’exposer les rouages d’un esprit malade,
échantillon représentatif des bourreaux encore au
pouvoir peu de temps avant l’arrivée de la démocratie.
Et plutôt que de verser dans le drame ultra-réaliste, genre qu’il maîtrise pourtant, Trapero change
de braquet et plonge les mains dans le cinéma de
genre, emprunte au polar, entretient la tension, ose
de sacrés plans-séquences et agrémente la violence
d’une bande-son rock’n’roll qui évoque furieusement
certains aspects du cinéma de Martin Scorsese.
LA GAZETTE UTOPIA
de Pablo Trapero, Argentine/Espagne, 2015, 1 h 49, VO.
Avec Guillermo Francella, Peter Lanzani, Lili Popovich.
Sortie le 13 avril. CHURCHILL SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 246 17 du 13 avril au 17 mai 2016
Jeudi 14 avril à 20 h
Mercredi 11 mai à 20 h
en présence de Vanja d’ALCANTARA,
réalisatrice, et Isabelle CARRÉ, actrice
en présence d’Astrid WHETTNALL, actrice
Avant-première
Avant-première
Le cœur régulier
Road to Istanbul
Isabelle Carré magnifie la quête existentielle d’une femme sur les traces de son frère
dans un Japon empreint à la fois de sagesse et de tristesse. Une poignante ode à la vie
Le parcours d’une mère courage (Astrid Whettnall) à la recherche de sa fille partie faire
le djihad en Syrie. Le cinéaste algérien Rachid Bouchareb reste fidèle à un désir de
fiction nourri à la fois par le fracas du réel et par ses engagements moraux et politiques
E
ntre Alice et Nathan, la compréhension naît instantanément, provoquée par un lien fraternel
puissant. Ils n’ont pas besoin de se voir souvent, d’ailleurs ils ne se sont plus vus depuis très longtemps.
Mais lorsqu’ils se retrouvent enfin, il y a quelque
chose de fusionnel entre eux.
S
Après des années de fragilité psychologique,
Nathan semble enfin apaisé, habité par un appétit
de vivre et d’aimer qui est beau à voir. Entre deux
confidences, il raconte à sa sœur le Japon et cette «
révélation » que la vie vaut la peine d’être vécue et
croquée à pleines dents.
Révélation qu’il doit à un certain Daïsuke, un
homme bon et sage doué d’un profond sens de
l’écoute. Alors que Nathan était au bord du gouffre,
Daïsuke l’a hébergé et l’a reconnecté avec lui-même
et avec la beauté du monde. Il l’a littéralement sauvé
du suicide qu’il était venu chercher dans ce coin
reculé du Japon où les falaises voient s’échouer quotidiennement à leurs pieds des êtres las d’exister.
Alice n’est quant à elle pas franchement épanouie :
elle avance dans la vie mue par une habitude fatiguée
dans un mariage devenu poussif ; des élans qui se
font rares, une perte d’adhésion aux choses, aux
sentiments, à soi-même.
Peu de temps après leurs retrouvailles, Nathan est
victime d’un accident de voiture et Alice, dévastée,
abandonne provisoirement son domicile conjugal,
son mari trop occupé et ses enfants, pour partir sur
les traces de son défunt frère et s’approcher un peu
de son récent visage solaire qu’elle n’a eu que le
temps d’apercevoir.
La mort de Nathan rend impossible sa vie cotonneuse, vécue presque négligemment. Il n’y a plus
d’échappatoire, il lui faut affronter son propre vide
intérieur, dans une quête pour apprivoiser à la fois
l’idée de la disparition de cet être si cher et sa propre
solitude.
Elle ira naturellement vers Tojimbo, ce village dont
lui a tant parlé son frère. En arpentant elle aussi les
funestes falaises, elle fera la rencontre de plusieurs
personnes qui, avec pudeur, sentiront sa détresse et
lui apporteront un petit quelque chose qui lui permettra, peut-être, de retrouver désir et appétit pour
ce que la vie a à offrir.
Un film à fleur de peau, traversé de très beaux
moments contemplatifs et d’une délicate empathie
pour les blessures de cette femme à bout de souffle
Catherine Lemaire, LES GRIGNOUX
de Vanja d’Alcantara, Belgique/France/Canada, 2015,
1 h 35, VO française et japonaise. Avec Isabelle Carré,
Jun Kunimura, Niels Schneider. Sortie le 20 avril.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
ouvenez-vous. Une levée de boucliers particulièrement mal embouchés et furieusement réactionnaires avait agité la croisette de Cannes en 2006
pour empêcher la présence du film Indigènes, qui
évoquait l’engagement de soldats maghrébins aux
côtés des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cet emballement médiatique a remis le couvert avec
le film Hors-la-loi en 2010. Et Rachid Bouchareb de
quitter le territoire français pour travailler son œuvre
sous des cieux plus cléments.
Dans ce nouveau film, il raconte l’histoire d’une
infirmière, Élisabeth, et de sa fille Élodie, âgée de
19 ans, qui vivent seules dans leur maison au bord
d’un lac reculé en Belgique. Toutes deux semblent
évoluer dans une apparente quiétude. Quand sa
fille ne rentre pas d’un week-end qu’elle aurait dû
passer en compagnie de sa meilleure amie à réviser
ses examens, Élisabeth ne pense à rien de grave. Elle
s’inquiète davantage quand elle apprend qu’Élodie
serait partie à Chypre avec un certain Kader Slimani.
L’hypothèse de vacances inopinées est vite écartée
quand la police informe Élisabeth que sa fille se serait
convertie à l’islam et qu’elle aurait suivi son amant
pour aller combattre avec lui en Syrie. Complètement
désemparée, Élisabeth ne peut se résoudre à l’inéluctable et part en Turquie pour la retrouver.
Un tel résumé donne une trame, une trajectoire.
Mais il passe à côté de la tension dramatique qui
innerve le film. Au début, le spectateur est perplexe
face à cette jeune femme qui envoie des messages à
connotation religieuse sur Facebook. Elle est calme,
rangée mais semble déterminée à rompre définiti-
vement avec son entourage. La mère, absorbée par
son travail, n’est pas forcément attentive au comportement de sa fille. C’est à petites doses qu’elle
découvre son chemin vers le radicalisme religieux,
et le spectateur avec elle.
L’actrice Astrid Whettnall est à la hauteur de cet
incroyable défi d’incarner l’effarement, la douleur
et le désarroi de cette mère terrassée par un événement qu’elle n’a pas vu venir. Notre compatriote
a l’art d’aborder ces situations extrêmes avec une
étonnante économie de moyens. Aux cris et scènes
d’hystérie, elle préfère jouer avec un corps éreinté, un
visage tour à tour éteint ou allumé par l’espoir sous
un foulard qu’elle tente d’apprivoiser.
LES GRIGNOUX
de Rachid Bouchareb, France/Belgique/Algérie, 2016,
1 h 38 ,VO française et arabe. Avec Astrid Whettnall,
Pauline Burlet, Abel Jafri. Sortie le 11 mai.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
Mercredi 27 avril à 20 h
Projection unique
en présence de Jasna KRAJINOVIC,
réalisatrice, et Saliha BEN ALI,
protagoniste principale du film
En collaboration avec la Ville de Liège et
Dérives.
Entrée gratuite – réservation obligatoire
auprès de Dérives : 04 342 49 39 ou
info@derives.be
Les premiers
les derniers
La chambre vide
Dans les pas de Saliha, mère d’un jeune djihadiste mort en Syrie, ce portrait
sensible fait résonner la douleur des familles de « radicalisés ». Jasna
Krajinovic (Deux sœurs, Un été avec Anton) continue à être fidèle à une
démarche cinématographique gorgée de pudeur et d’extrême délicatesse
E
Lundi 25 avril à 20 h
Rencontre
avec Bouli LANNERS, réalisateur
Bouli Lanners, son art, son œuvre, ses balades en
forêt… Lors des avant-premières en cascade du
22 février, les interventions de Bouli ont été limitées.
En plus du stress, il y avait la fatigue liée à un
incroyable marathon promotionnel. En organisant
cette rencontre, nous vous offrons le temps
d’échanger avec un réalisateur disponible et apaisé.
Dans une plaine infinie balayée par le vent, Cochise
et Gilou, deux inséparables chasseurs de primes, sont
à la recherche d’un téléphone volé au contenu sensible. Leur chemin va croiser celui d’Esther et Willy,
un couple en cavale. Et si c’était la fin du monde ?
Dans cette petite ville perdue où tout le monde
échoue, retrouveront-ils ce que la nature humaine
a de meilleur ?
Sacré Bouli Lanners… Il signe un western urbain
dans un futur proche peu ragoûtant, avec des échappées burlesques portées par un florilège d’acteurs
totalement investis. Un morceau de philosophie charnelle qui prend la tangente du conte, de la fantaisie
teintée de blues.
de Bouli Lanners, Belgique, 2015, 1 h 40. En prolongation.
CHURCHILL SAUVENIÈRE
n août 2013, du jour au lendemain, Sabri, le fils de
Saliha, a quitté sa maison confortable de Bruxelles
pour partir en Syrie « faire le djihad ». Il avait 19 ans.
Trois mois plus tard, ses parents, ses frères et sa petite
sœur ont appris tout aussi brutalement son décès
« présumé », puisque la mort des jeunes Européens
enrôlés par Daech et disparus en Syrie n’est pas
reconnue par les États dont ils sont ressortissants.
De Sabri, que sa famille dévastée continue d’aimer
et de pleurer, il ne reste qu’une chambre vide, peuplée
de souvenirs déconnectés du combat mortifère qu’il
a embrassé.
Face à ce deuil difficile, Saliha et son mari se lient
avec d’autres personnes dont les enfants sont partis en Syrie. Ensemble, ils s’épaulent, cherchant à
comprendre comment leurs fils et filles ont pu si
rapidement couper des liens qui, pour les parents, se
sont transformés en plaies vives.
Du Parlement belge aux classes de lycée, Saliha
prend la parole pour témoigner de son deuil et agir,
à sa manière, contre les réseaux djihadistes. Luttant
contre l’ostracisme qui frappe les familles, elle
dénonce aussi le « laxisme » des autorités vis-à-vis
des recruteurs.
Dans un double mouvement, Jasna Krajinovic
filme Saliha dans son intimité avec les siens et la suit
dans ses rencontres publiques. Avec tact et sensibilité, elle nous permet d’entendre et de comprendre
une douleur devenue difficilement audible dans le
tout-venant médiatique.
de Jasna Krajinovic, Belgique, 2015, 1 h. PARC
journal des Grignoux 246 18 du 13 avril au 17 mai 2016
Angry Birds
Pour la première fois sur grand
écran, les aventures de ces drôles
d’oiseaux un tantinet caractériels et
férocement cloués au sol, inspiré du
célèbre jeu vidéo du même nom
S
ur une île paradisiaque vit toute une peuplade d’oiseaux
heureux qui ne volent pas. Malgré l’esprit de camaraderie qui règne sur l’île, trois volatiles ont toujours été
mis à l’écart. Il faut bien avouer qu’ils ne sont pas des plus
aimables… Il y a Red, un oisillon très colérique, le très pressé
Chuck et l’imprévisible Bomb.
Mais lorsque débarquent sur l’île de mystérieux cochons
verts, ces trois parias auront pour mission de découvrir leurs
intentions cachées…
Pour accentuer la tonalité comique, Sony Pictures a choisi
les voix françaises d’Omar Sy et d’Audrey Lamy pour faire
piaffer Red, l’oiseau rouge en colère, et Matilda, la psychologue qui tente de calmer les oiseaux les plus explosifs.
de Clay Kaytis & Fergal Reilly, États-Unis/Finlande, 1 h 42.
À partir de 5 ans. Sortie le 11 mai. PARC SAUVENIÈRE
Kung Fu Panda 3
Po avait toujours cru son père panda
disparu, mais le voilà qui réapparaît !
Enfin réunis, père et fils vont voyager
jusqu’au paradis secret du peuple panda.
Ils y feront la connaissance de certains de
leurs semblables, tous plus déjantés les
uns que les autres. Une nouvelle famille
avec laquelle ils vont pouvoir retrouver
les pandas enfouis en eux, à force de roulades sur les collines et d’interminables
banquets festifs.
Mais lorsque le maléfique Kaï décide
de s’attaquer aux plus grands maîtres de
kung-fu à travers toute la Chine, Po va
devoir réussir l’impossible : transformer
tout un village de pandas maladroits et
rigolards en experts des arts martiaux, les
redoutables Kung Fu Pandas !
de Jennifer Yuh & Alessandro Carloni,
États-Unis, 2016, 1 h 35. À partir de 4 ans.
PARC SAUVENIÈRE
Enfants
Tous les films de cette
page sont proposés
en version française
Le garçon et la bête
Kyuta, un jeune orphelin, tente de se
reconstruire une cellule familiale en
fuyant Tokyo pour rejoindre Jutengai,
un univers parallè le peuplé de bê tes
humanoïdes. Il se place alors volontairement sous la tutelle d’une brute au grand
cœur, l’ours Kumatetsu.
On attirera particulièrement votre
attention sur la finesse, le souffle
poétique de l’animation. Les scènes de
combat n’ont rien à voir avec la sauvagerie criarde des séries télévisées. Et la narration a l’intelligence d’exploser les clivages entre le bien et le mal, le maître et
le disciple, la bête et l’homme pour offrir
une approche nuancée et colorée de ce
conte aux résonances philosophiques.
de Mamoru Hosoda, Japon, 2015, 1 h 58.
À partir de 9 ans.
CHURCHILL
Sametka, la chenille qui danse
Le premier film de ce programme nous emmène
dans un cirque à l’ancienne où le lion Boniface
effraie gentiment les enfants. Mais cette brave
bête est fatiguée et a bien besoin de vacances.
Il ne rêve que d’une chose : retourner voir sa
grand-mère qui l’attend en Afrique.
Le second film met en scène la petite chenille Sametka. Au son de l’harmonica d’un petit
garçon, elle se met à danser ! Un producteur qui
passe par là trouve le numéro tellement fabuleux
qu’il veut emmener la chenille en tournée. Pour
Sametka, c’est le début d’une carrière internationale…
Les petits et les grands retrouveront avec
plaisir le style de Zdenek Miler, le « papa » de La
petite taupe et du Criquet, qui a réalisé Sametka :
un film sans paroles et au graphisme désuet tout
à fait rempli de charme.
de Zdenek Miler & Fiodor Khitruk, Russie/République
tchêque, 2013, 39 mn. Sans paroles. À partir de 3 ans.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Cours de yoga pour adultes
Massage assis
(pour particuliers et entreprises)
Réflexologie plantaire et palmaire
www.massagesyogaliege.be
SÉVERINE RADOUX
0497 39 69 95
Massages à domicile ou chez moi
(quartier Amercœur)
durée
courte
prix court
4,20 €
journal des Grignoux 246 19 du 13 avril au 17 mai 2016
Enfants
Tous les films de cette
page sont proposés
en version française
Le livre de la jungle
Nous émerveiller et nous faire redécouvrir un grand classique de la littérature
en utilisant la technique d’Avatar, tel est le pari de Jon Favreau qui a
souhaité à la fois être proche du dessin animé de 1967 et sculpter le monde
de la jungle avec des images de synthèse réalistes et stupéfiantes
Nouveau venu dans le paysage culturel liégeois, le festival Jungle entend mettre
à l’honneur la création contemporaine dans l’édition destinée à la jeunesse et se
veut un espace de rencontres et d’échanges pour le public et les professionnels.
Le festival connaîtra son apogée lors d’un week-end festif, du 22 au 24 avril.
En tant que partenaires, Les Grignoux vous proposent trois films pour
enfants sur l’Ailleurs, thématique-clé de cette première édition.
Une organisation de la librairie Livre aux Trésors, de l’asbl Tapage,
de l’asbl Les Ateliers du Texte & de l’Image et de Vincent Mathy.
Samedi 23 avril à 14 h
Jean de la Lune
La belle voix de Tomi Ungerer (l’auteur du conte) nous entraîne
dans un univers à nul autre pareil, dans lequel un petit bonhomme
rond et blanc fait le bonheur des enfants partout sur Terre
J
ean de la Lune vit dans la Lune. Depuis la Terre,
les enfants le voient et savent qu’il est là pour
veiller sur leur sommeil. Mais Jean s’ennuie tout
seul là-haut et rêve de visiter la Terre. Un jour, il
s’accroche à la queue d’une comète qui passait
par là et atterrit chez nous, au milieu d’une forêt
aux mille couleurs.
Le Président du Monde, un être égoïste et
assoiffé de pouvoir, persuadé qu’il s’agit d’un
envahisseur, le pourchasse. En fuyant, Jean de la
Lune rencontre un savant pas vraiment fou qui va
M
owgli est un petit homme élevé dans la jungle
par une famille de loups. Mais il n’est plus le
bienvenu depuis que le redoutable tigre Shere Khan,
qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé
à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu,
Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la
découverte de soi, guidé par son mentor la panthère
Bagheera et son ami l’ours Baloo. Sur le chemin,
il rencontre des créatures comme Kaa, un python
à la voix séduisante et au regard hypnotique, et le
roi Louie, qui tente de le contraindre à lui révéler le
secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu.
Réalisé par Jon Favreau, qui était aux manettes du
premier Iron Man, le film met en scène un seul acteur
en chair et en os, le jeune Mowgli (interprété par
Neel Sethi), tandis que les autres personnages sont
en images de synthèse.
Le public n’a pas forcément envie que vous lui présentiez la même histoire classique dont il a tous les
rebondissements dans la tête. Cependant il y a tout
de même certains éléments d’une histoire ou d’un film
culte qui sont des points de repère incontournables
demeurant gravés dans la mémoire collective et affective des spectateurs. Je me suis rendu compte que les
gens aiment que l’on rende hommage à ces souvenirs
d’une histoire célèbre, même si bien souvent, ce dont
ils se souviennent est en réalité très différent des scènes
exactes du roman ou du film original !
J’ai donc procédé ainsi en regroupant d’abord les
éléments essentiels que j’avais gardés en mémoire.
Quand j’ai revu le film de 1967, je me suis rendu
compte que j’avais oublié beaucoup de choses, mais
il me restait quelques images-clés que je tenais absolument à réutiliser : le serpent Kaa qui hypnotise
Mowgli, les singes accrochés aux lianes qui enlèvent
le jeune garçon, et Mowgli allongé sur le ventre de
Baloo qui flotte sur la rivière. Aucun de ces moments
n’était facile à recréer de manière hyperréaliste : bien
au contraire, ils ont posé énormément de problèmes
techniques ! S’ils n’avaient pas eu un tel impact sur moi
dans ma jeunesse, je les aurais volontiers remplacés
par d’autres séquences. (Jon Favreau)
de Jon Favreau, États-Unis, 2016, 1 h 36. Avec Neel Sethi et
les voix françaises de Lambert Wilson, Eddy Mitchell, Leïla
Bekhti, Cécile de France. À partir de 5 ans. Sortie le 13 avril.
PARC SAUVENIÈRE
l’aider. Et pendant ce temps, tous les enfants de la
Terre se languissent de Jean…
Au son d’une musique jazzy et envoûtante,
ce beau dessin animé déploie des couleurs chatoyantes et des idées malicieuses pour nous raconter un conte que petits et grands pourront goûter.
Il y est question de liberté, d’amitié, de voyage, de
curiosité et… d’astronomie bien sûr !
de Stephan Schesch, Allemagne, 2012, 1 h 35.
À partir de 5 ans. SAUVENIÈRE
Samedi 23 avril à 16 h 15
Le garçon
et le monde
Une ode à l’écologie, à la musique, à la nature, un joyau comme
nous avons rarement la chance de vous en proposer…
C
’est l’histoire d’un petit garçon. Deux jambes
en bâtons, trois poils sur le caillou. Il vit dans
la pampa, son père travaille aux champs, sa mère
tire l’eau du puits. La flûte du père résonne et
vient déposer ses notes sur le paysage en blanc
et bleu de cette vie presque misérable mais pleine
d’amour.
Un jour, le père est emporté par un train et,
plein de tristesse, le garçon part à sa recherche.
Commence alors son voyage dans le monde, le
plus long, le plus émouvant et le plus marquant des
voyages, celui de toute une vie.
C’est au cœur du monde dans toutes ses dimensions que le gamin s’aventure. Un monde magique
et musical, éclatant de mille feux et pourtant
aussi sombre que l’exploitation de l’homme par
l’homme. Il découvre les champs de douleur et de
coton, où son père travaillait. Il découvre l’usine
qui broie, la ville qui étourdit, les machines qui
détruisent, les chars qui tuent. Il rencontre aussi la
musique et l’art, la vie et la mort, la peur et la joie,
l’espoir, la nostalgie.
Dans un graphisme qui peut sembler naïf mais
d’une richesse incontestable, le film entraîne le
spectateur dans un voyage mirobolant, dont on
ressort les yeux émerveillés.
d’Alê Abreu, Brésil, 2013, 1 h 19. Sans paroles.
À partir de 7 ans et pour toute la famille. SAUVENIÈRE
Dimanche 24 avril à 11 h 15
Robinson Crusoé
Mardi, un jeune perroquet, vit sur une île paradisiaque avec d’autres animaux. Il rêve de la
quitter pour découvrir le reste du monde. Après
une violente tempête, Mardi et ses amis font
la découverte d’une étrange créature à deux
pattes qui a atterri sur la plage : Robinson
Crusoé. Interloqués par l’apparence et les habitudes de cette espèce étrangère, les animaux
de l’île sont pourtant contraints d’apprivoiser
l’énergumène ! C’est pour Mardi l’occasion de
vivre une extraordinaire aventure et peut-être
de quitter l’endroit…
De toutes les adaptations qu’a inspirées le
naufragé solitaire Robinson Crusoé, cette animation est la première à raconter l’histoire du
point de vue des animaux qui habitent l’île et qui
voient débarquer l’homme comme un extraterrestre. Une perspective inédite qui promet bien
des rebondissements !
de Vincent Kesteloot, Belgique, 2015, 1 h 30.
À partir de 4 ans. SAUVENIÈRE
Le petit monde
de Leo
durée
courte
prix court
4,20 €
Venez découvrir le beau monde créé par Leo Lionni ! Un programme
de cinq courts métrages remplis de douceur, de poésie et
surtout… plein de philosophie pour les plus petits !
D
es grenouilles qui n’en font qu’à leur tête
et n’écoutent pas les conseils du crapaud,
des poissons curieux et malins, un crocodile qui
accomplit un exploit, des mulots qui préparent
l’arrivée de l’hiver : les animaux sont bel et bien à la
fête dans ce programme de promenades oniriques
riches en couleurs.
Cinq dessins animés adaptés des célèbres et
magnifiques albums de Leo Lionni, illustrateur,
peintre, sculpteur et auteur du célèbre Petit-Bleu
et Petit-Jaune. La simplicité des couleurs se mêle
habilement à la narration et comblera de plaisir les
tout-petits (et les plus grands) !
Le programme est composé des films suivants : Un
poisson est un poisson, Cornelius, C’est à moi, Pilotin,
Frédéric.
de Giulio Gianini, Suisse, 2015, 30 mn. À partir de 2 ans
et demi. SAUVENIÈRE
journal des Grignoux 246 20 du 13 avril au 17 mai 2016
Pour le primaire
Les Oiseaux de passage
Cathy, 10 ans, reçoit un œuf à éclore comme
cadeau d’anniversaire. De l’œuf sortira un caneton qui devrait la reconnaître comme sa maman
au moment de l’éclosion. Mais c’est son amie
Margaux qui est présente par hasard ce jour-là. Et
Margaux, malade, se déplace en chaise roulante…
Ce film plein de fraîcheur et d’émotion déploie une
belle histoire d’amitié, tout en abordant des questions sérieuses comme le handicap ou la responsabilité que l’on peut avoir par rapport à d’autres
personnes… ou à des animaux domestiques !
Jean de la Lune
Les Oiseaux de passage
Les Enfants loups,
Ame & Yuki
Comment j’ai détesté les maths
Les enfants loups, Ame & Yuki
Pour le maternel
Bon voyage, Dimitri !
Mais aussi
Dimitri petit oisillon s’apprête pour la grande
migration vers l’Afrique, mais l’orage le
sépare bientôt de ses parents ! Heureusement
de sympathiques amis lui viendront en aide…
C’est l’une des quatre histoires qui composent
ce programme destiné aux tout-petits et qui
mélangent humour et poésie, aventure et
découverte amusante du monde environnant.
● L’Ours montagne, un superbe dessin animé
sur la rencontre entre deux enfants et un ours
fantastique.
Pour le secondaire
Bon voyage, Dimitri !
Loulou et autres loups
Comment j’ai détesté
les maths
Demain
Le grand méchant loup fait toujours peur aux
petits enfants… Heureusement, les cinq courts
métrages qui composent ce programme destiné aux enfants à partir de 4 ans ont pris le
parti de la dérision : on retiendra en particulier
le dernier et le plus long où un jeune louveteau
pas trop sûr de lui demande conseil à un lapin
farceur sur la manière de se comporter et de
s’alimenter ! Ce conte humoristique est servi
par une animation graphique remarquable,
directement inspirée de l’œuvre de l’illustrateur pour enfants Grégoire Solotareff.
Les maths, malgré l’importance qui leur est reconnue à l’école, restent pour beaucoup — enfants
ou adultes — une énorme pierre d’achoppement.
Ce documentaire passionnant part de la question :
pourquoi les maths suscitent-elles un tel rejet ? et
va à la rencontre de nombreux mathématiciens,
chercheurs ou pédagogues, afin d’éclairer la singulière passion qui les anime. C’est aussi l’occasion
de comprendre la place que les mathématiques
occupent aujourd’hui dans le monde, que ce soit
dans de prestigieuses firmes informatiques recourant aux algorithmes les plus complexes ou de
façon plus étonnante dans les temples de la haute
finance internationale. Sans prétendre répondre à
toutes les questions, le réalisateur Olivier Peyon
nous invite à un étonnant voyage au pays des
mathématiques qui séduira les étudiants les plus
rétifs en la matière !
Mais aussi
● Lilla Anna , les aventures d’une toute
petite fille avec son oncle très très grand…
(dès 3 ans).
● Le Petit Monde de Leo , cinq contes animaliers inspirés de l’œuvre graphique de
Leo Lionni.
Loulou et autres loups
Les Combattants
Demain
Quel avenir voulons-nous ? En cinq grands chapitres, le film de Cyril Dion et Mélanie Laurent
aborde les grands défis écologiques, économiques,
politiques, énergétiques et éducatifs auxquels
nous devrons bientôt faire face. Et surtout les
réalisateurs partent à la rencontre de multiples
intervenants qui essaient d’apporter des solutions
concrètes à ces questions. Un film plein d’optimisme mais également propice à la réflexion.
Pour le maternel
et le primaire
Les Trois Brigands
La petite orpheline Tiffany se retrouve prisonnière de brigands au fin fond d’une sombre
forêt. Mais c’est une situation bien plus excitante que d’être pensionnaire d’un orphelinat !
Un superbe dessin animé, plein d’humour
et de rebondissements, inspiré d’un album
de Tomi Ungerer pour les enfants entre 5 et
8 ans.
Un bonhomme tout blanc descend de la lune
et découvre la terre et ses habitants… Cette
exploration sera source d’émerveillement
mais également de quelques mésaventures.
Cette fable poétique et enchanteresse, adaptée d’un album de Tomi Ungerer, séduira les
enfants entre 5 et 7 ans environ.
AGENDA
▶ Bon voyage, Dimitri !
SAUVENIÈRE vendredi 29 avril à 10 h 00
▶ Chocolat
SAUVENIÈRE vendredi 15 avril à 9 h 30
▶ Les Combattants
SAUVENIÈRE jeudi 14 avril à 9 h 30
▶ Comment j’ai détesté les maths
SAUVENIÈRE jeudi 14 avril à 9 h 45
Les Trois Brigands
Disconnect
Mais aussi
ANIMATION – Plusieurs films pour le maternel et le primaire sont proposés
aux enseignants avec une animation par notre équipe (titres de films en fuchsia)
En pratique
Jean de la Lune
Loin des histoires européennes de loups-garous,
ce dessin animé d’origine japonaise nous fait partager le destin de deux jeunes enfants que rien
ne distingue apparemment des autres mais qui
possèdent une double nature humaine et animale.
Ce récit fantastique se caractérise cependant par
un traitement réaliste qui laisse une large place à
la représentation de la vie quotidienne, ainsi qu’à
la peinture tout en nuances des sentiments des uns
et des autres. Une œuvre originale pour les enfants
à partir de 7 ou 8 ans.
Infos et réservation ▶ 04 222 27 78
• PRIX D’ENTRÉE :
Enseignement fondamental : 3,20 €.
Enseignement secondaire et supérieur : 3,70 €.
Films à la carte : 4,20 €.
Gratuit pour les professeurs accompagnants.
• Les demandes d’ANIMATION en classe
(uniquement pour les films signalés comme
accompagnés d’animation) peuvent être faites
aux Grignoux (Laurence Gales ou Noémie
Theunissen).
• Une RÉSERVATION téléphonique est
indispensable.
• Pour D’AUTRES FILMS OU D’AUTRES SÉANCES,
contactez-nous par téléphone.
▶ Demain
SAUVENIÈRE vendredi 22 avril à 9 h 00
SAUVENIÈRE lundi 25 avril à 9 h 00
▶ Disconnect
SAUVENIÈRE jeudi 14 avril à 9 h 30
SAUVENIÈRE jeudi 28 avril à 9 h 30
▶ Les Enfants loups, Ame & Yuki
SAUVENIÈRE jeudi 14 avril à 9 h 30
SAUVENIÈRE jeudi 21 avril à 9 h 30
▶ Les Héritiers
SAUVENIÈRE mardi 26 avril à 9 h 30
▶ Jean de la Lune
SAUVENIÈRE mercredi 13 avril à 9 h 30
SAUVENIÈRE mardi 19 avril à 10 h 00
▶ Lilla Anna
CHURCHILL vendredi 15 avril à 10 h 15
▶ Loulou et autres loups
SAUVENIÈRE jeudi 21 avril à 10 h 15
SAUVENIÈRE vendredi 13 mai à 10 h 00
▶ Nous trois ou rien
SAUVENIÈRE mercredi 20 avril à 10 h 00
● Les Combattants, deux jeunes gens se lancent
dans une aventure teintée de « survivalisme ».
● Les Héritiers, une enseignante dynamique
convainc sa classe de participer au Concours
national de la Résistance et de la Déportation.
● Disconnect, un film choral qui aborde les multiples dangers d’Internet.
Et sans dossier pédagogique
● Chocolat, l’étonnante biographie du clown
Chocolat, premier artiste noir de la scène française, interprété à l’écran par Omar Sy.
● Nous trois ou rien, une comédie chaleureuse
sur l’exil d’une famille iranienne vers la France.
▶ Les Oiseaux de passage
SAUVENIÈRE mercredi 13 avril à 10 h 00
SAUVENIÈRE jeudi 14 avril à 10 h 00
SAUVENIÈRE mercredi 20 avril à 9 h 45
▶ L’Ours montagne
SAUVENIÈRE mercredi 13 avril à 9 h 45
▶ Le Petit Monde de Leo
SAUVENIÈRE vendredi 22 avril à 0 h 00
▶ Les Trois Brigands
SAUVENIÈRE mercredi 20 avril à 10 h 00
SAUVENIÈRE vendredi 22 avril à 10 h 00
SAUVENIÈRE mardi 26 avril à 10 h 00
SAUVENIÈRE mardi 26 avril à 10 h 00
Agenda actualisé sur http://grignoux.
be/ecran-large-programmedeliege
Attention ! Ces séances sont réservées
au public scolaire.
Annonce
journal des Grignoux 246 21 du 13 avril au 17 mai 2016
journal des Grignoux 246 22 du 13 avril au 17 mai 2016
itié par
Les Alternatives in
al
iv
st
fe
du
on
iti
ie
accueillent la 3 éd
lidaire où l’économ
e
rsaire, les Grignoux
démocratique et so
ve
ni
de
ns
an
on
io
m
at
40
ci
un
ur
so
le
ire
as
de
d’
tru
s et
En clôture
mmune de cons
stands d’entreprise
ns leur volonté co
RAMME : Cinéma,
OG
et expositions des
t
PR
re
AU
ba
e.
le groupe Terre, da
ca
bl
s,
ra
nt
du
fa
et
en
e
st
ns
ju
io
t
at
en
ppem
tions-débats, anim
soutient un dévelo
mocratique, projec
dé
et
e
tiv
pa
ci
rti
pa
en gestion
ts
travailleurs, concer
e
Avec l’aide des Affaires culturelles de la Province de Liège et des Tournées art et vie, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le L’union des SCOP
En partenariat avec
Annonce
14h
PROJECTION du film Demain
(prix habituels)
20h30
Samedi
30 avril
dès 14 h
16h\20h
CABARET des travailleurs des Grignoux et de Terre : concerts
proposés par les travailleurs des deux asbl.
EXPOSITION des travailleurs des Grignoux et de Terre :
présentation des divers talents artistiques de nos associations –
gravures, dessins, vannerie, poterie, photographies…
PROJECTION de courts métrages et rencontres.
Stands d’entreprises et d’associations en gestion
participative et démocratique.
TOUTE LA JOURNEE
Présence d’un « Valeureux Bar » où vous pourrez déguster des
produits locaux en payant avec la monnaie alternative Le
Valeureux afin de mieux nourrir l’économie réelle, locale et
éthique.
SAULE
r
Le Tour No To€u
!
jour même : 15
Prévente : 13 € / le
ent pour une
À LA BRASSERIE /
musiciens embarqu
io,
rad
s
ge
ssa
pa
de
s
d'une dizaine
Après deux an
tournée exclusive
et de st ud io,
e
né
ur
to
de
lé,
té
de dates.
besoin de comSaule a ressenti le
e,
ièr
s tourner en
lum
la
De
Et histoire de ne pa
poser à nouveau.
s, des
mi se à lui
st
elé
s'e
cis
e
tes
idé
e
tex
s
ro nd , un
du bois, de
de
t
tan
Imaginez
au
e.
:
rs
tourner dans la têt
sourires et du velou
ent
ett
nter au
om
pla
pr
i
nt
qu
vie
res
'on
un Saule qu
belles matiè
ule
Sa
n pa s
un
No
ec
.
av
us
des retrouvailles
mi lie u de ch ez vo
!
s au
me
plu
for
re
co
ine
en
ple
is
inspiré et en
sur scène, ma
! C'est
ns
manière intege
de
s
de
ter
u
tes
lie
mi
de
au
in
Af
milieu :
ins tit res de
» de Saule.
ra cti ve les pr oc ha
ça le « Tour No Tour
s
se
et
ule
Sa
,
um
alb
el
uv
no
r
leu
22h30
dez
Chicos y Men
TRÉE GRATUITE
LA BRASSERIE / EN
DANS LA COUR DE
nt la double
en français refléta
ern at ive »
vid Méndez
Da
Un e ma niè re « alt
de
é
nationalit
ue latinor, Péruvien
d’aborder la musiq
teu
an
ch
le
z,
Yépe
envie de la
américaine ; une
d’origine.
dénaturer,
réinventer sans la
t
tou
s
ine
rac
propose un
ses
se connecter à
Chicos y Mendez
chemin.
pre
r me su re
pro
su
n
so
t
illé
ta
an
en cré
rép ert oir e
e, spontalive : danen
gé
rta
pa
Une musique festiv
e
êtr
pour
agnée
mp
co
ac
e,
gé
ga
!
en
née et
sant et captivant
espagnol et
de textes écrits en
journal des Grignoux 246 23 du 13 avril au 17 mai 2016
VENDREDI 22 AVRIL à 20 h 30
MARDI 19 AVRIL à 20 h 15
JAZZ PORTRAIT
JOHN COLTRANE
En jazz comme ailleurs, les génies sont rares. Pour terminer ce cycle 2016,
Jean-Pol Schroeder vous propose de passer une soirée en compagnie d’un
authentique génie : le saxophoniste John Coltrane. Si Louis Armstrong a
mis le jazz sur les rails, si Charlie Parker l’a fait entrer dans la modernité,
John Coltrane, lui, en a fait reculer les limites au-delà de tout ce que l’on
aurait pu imaginer. Après avoir poussé l’improvisation harmonique aussi
loin que possible, Coltrane est entré, avec Miles Davis, dans l’univers modal,
qu’il explore à la tête de son quartet. Il passe ensuite le cap du free jazz,
pour s’éteindre en 1967 alors que de nouvelles idées semblaient annoncer
un nouveau changement de cap. Une dernière soirée qui, de New York à
Comblain, sera l’occasion de retrouver, aux côtés de Coltrane, des musiciens
hors normes comme Miles Davis, Eric Dolphy, Ravi Shankar, Thelonious Monk,
Stan Getz, Wynton Kelly, McCoy Tyner, Elvin Jones, Pharoah Sanders, etc.
ENTRÉE GRATUITE AVEC POSSIBILITÉ DE RESTAURATION
Nos galeries
KOČANI ORKESTAR
MUSIQUE TSIGANE – MACÉDOINE
reprennent carrément ses titres en concert. Ainsi Cibelle,
Balkan Beat Box ou encore Beirut avec lequel ils ont joué et
grâce auquel leur popularité a crû de façon spectaculaire
Cette fanfare est une bombe ! À la fois kitsch et jazzy, une
frénésie flamboyante qui redonnerait le moral à une armée
de déprimés !
PRÉVENTES : 12 € – LE JOUR MÊME : 14 €
Une organisation les Grignoux et les Jeunesses Musicales.
Avec l’aide des Affaires culturelles de la Province de Liège
Kočani Orkestar est l’une des premières fanfares à connaître
une renommée internationale. Originaire de Macédoine,
l’orchestre mixe rythmes turcs, bulgares et solos orientaux,
pour une fête sonore authentique.
Sa musique a figuré dans la BO du film Borat de Larry
Charles et a servi de générique pour Quand la mer monte
de Yolande Moreau. Ses morceaux ont aussi été remixés
ou réinterprétés par des artistes tels que Susheela Raman,
Animal Collective, Señor Coconut, Buscemi… Et d’autres
L'ASBL WÉGIMONT CULTURE
présente au cinéma Churchill
LE MITHRA
JAZZ FESTIVAL
JUSQU’AU 31.05 2016
CLAIRE HILGERS
SÉRIGRAPHIES
TRAVELLING, VOIR EN MOUVEMENT
TARIF – info sur les « Pass » : www.jazzaliege.be
Informations 0477 38 98 35
MARDI 10 MAI à 20 h
Avant le concert :
projection sur les écrans de la brasserie
EXPOSITION à la galerie le Parc
et au cinéma Churchill
Ornette Coleman – Tomorrow Is the Question
Portrait proposé par la Maison du Jazz
DU 14.04 AU 21.05 2016
361 B – ALGÈBRE
À la fin des années 1950, le saxophoniste Ornette Coleman,
grand prêtre du free jazz naissant, ouvre toutes grandes
les portes d'un univers libertaire dénué de contraintes
harmoniques. Il privilégie la mélodie en créant le concept
particulier d'harmolodie. Au rythme swing habituel, il substitue
un flux rythmique obsédant, puis, dans les années 1970, un
déferlement funky et free à la fois.
DANIEL REMI,
DANIEL WILLEM, KINA,
JEAN-CLAUDE DEPREZ,
ADELIN DONNAY,
FABRIS REMOUCHAMPS
Informations 0496 42 89 96
CONCERT
JEAN-PAUL ESTIÉVENART
TRIO
& LOGAN RICHARDSON
EXPLORATION DU MONDE
Le trio de JP Estiévenart, déjà bien connu des scènes belges
et européennes, présentera un concert-hommage à Ornette
Coleman. Accompagné d’une solide rythmique (Sam Gertsmans
et Antoine Pierre), le trompettiste a en plus invité le jeune
saxophoniste américain Logan Richardson.
Samedi 23 avril à 14 h et 17 h
JEUDI 12 MAI à 20 h
Avant le concert :
projection sur les écrans de la brasserie
La Maison du Jazz vous propose une promenade en images
en compagnie des grands sax ténors qui ont fait l’histoire du
jazz : de Coleman Hawkins à Chris Potter en passant par Lester
Young, Sonny Rollins, John Coltrane ou Archie Shepp.
CONCERT
BART DEFOORT QUINTET
Le Bart Defoort Quintet vient présenter son dernier album. C’est
le cinquième album produit en « leader » par le saxophoniste
Bart Defoort, dans lequel il propose ses nouvelles compositions
aux vastes inspirations (hard bop, jazz modal, funk).
Les mélodies sont lyriques et teintées de couleurs harmoniques,
les morceaux énergiques, les chansons émouvantes et le tout
magnifié est par la grande complicité des cinq musiciens.
PORTUGAL par Marie-Dominique MASSOL
Pays des mille et une richesses, de Faro à Porto et Lisbonne, sur la route des plages, des vins, des azulejos
ou des forteresses, « Bem vindo a Portugal ! ».
Rencontre avec un Portugal ancré dans la réalité d’aujourd’hui, fier de ses traditions et attaché à sa terre.
Prix unique par séance : 10 € / gratuit pour les enfants – 12 ans / tickets Article 27 acceptés
Pour plus d’informations : www.explorationdumonde.be
www.jazzaliege.be
PARKING NEUJEAN
boulevard de la Sauvenière & place Xavier-Neujean
Vendredi & samedi : OUVERT toute la nuit
Du dimanche au jeudi : OUVERT jusqu’à 1 h du matin
Le journal
des Grignoux
est disponible
au Stand Info
de Belle-Île
◀
ENTRÉE VOITURES
+ SORTIE PIÉTON
place Xavier-Neujean
ENTRÉE
▶
CENTRAL PARK
1 h de parking gratuit* OU FORFAIT soirée cinéma
(à partir de 17 h 45) ▶ 6 €* (jusqu’à 1 h du matin)
Le journal
des Grignoux
est disponible
à la Fnac
Gagnez des places de cinéma
avec le magazine SOLIDARIS
ENTRÉE VOITURES
place Xavier-Neujean
* Le ticket de parking est à valider
au cinéma Churchill ou Sauvenière
Les programmes
du Parc/
Churchill/
Sauvenière
sont diffusés quotidiennement
sur le télétexte de RTC Liège
journal des Grignoux 246 24 du 13 avril au 17 mai 2016
Mercredi 20 avril à 20 h 15
Avant-première
en présence
de Samuel COLLARDEY, réalisateur,
et Dominique LEBORNE, acteur
Good Luck Algeria
Good Luck Algeria est un de ces petits bonheurs qui ne courent
pas les rues : une comédie épatante et rafraîchissante qui
fait énormément de bien par les temps qui courent
Tempête
Les festivals de Venise et Namur ont primé ce film d’exception tant dans
sa forme que dans son propos. Un souffle social à la fois poignant et
chaleureux qui nous renvoie au meilleur de Guédiguian et Ken Loach
O
P
remiè res images saisissantes, éléments
dé chaî né s... Nous voilà perdus au milieu de
l’océan, brinquebalés par une somptueuse tempête,
écartelés entre admiration et peur au ventre face à la
beauté et à la force de la nature. Dans cette première
scène magistrale, tout est dit. L’excitation puissante
en même temps que le sentiment de vulnérabilité
qui transpercent d’un même trait ceux qui vivent
de tels instants.
Dom, beau trentenaire forgé par des années de
pêche en haute mer, n’imagine pas faire autre chose
de sa vie. S’il ne parle pas de passion, il la vit au quotidien. Mais voilà. À 36 ans, il n’est plus seul mais avec
cette famille qu’il a essayé de fonder il y a une quinzaine d’années. Dans le petit pavillon qu’il n’a jamais
le temps de retaper l’attendent toujours impatients
ses deux gosses, dont il a la garde, Matteo et Mailys.
À voir leurs retrouvailles, on a plus l’impression que
c’est une fratrie qui se reconstitue qu’un père qui
reprend son rôle en main. Elles sont certes vivifiantes,
leurs taquineries, leurs batailles qui dévastent l’appartement, mais elles ne laissent que peu de place et
de temps à l’écoute, à la communication dont ils
auraient tous besoin. Dom se trompe lourdement
en croyant sa progéniture suffisamment armée pour
affronter les écueils qui se présentent à elle. Il a beau
les aimer intensément, il est sourd aux tempêtes qui
s’agitent sous leurs crânes au sortir de leur enfance
houleuse. Et lorsque Dom fait défaut à Mailys dans
un moment crucial pour elle, cela va être comme un
véritable tsunami affectif…
En filigrane ? Un contexte social peu réjouissant,
où la crise qui guette les pêcheurs se révèle plus
vorace que les plus féroces requins et où aucun banquier, aucun syndicat ne mouille sa chemise pour les
aider à surnager…
On ne peut terminer sans préciser que, pour chacun des acteurs principaux, justes, exceptionnels,
charismatiques, c’est un premier passage à l’écran.
On en ressort complètement bluffé, à tel point que
deux grands festivals prestigieux n’ont pas hésité
à décerner à Dominique Leborne leur grand prix
d’interprétation masculine. Et ils ont eu bien raison !
C’est qu’avec une grande et humble simplicité, il a
offert sa propre histoire à Samuel Collardey, qui respecte et filme ses personnages de manière admirable,
magnifiant cette humanité vibrante à laquelle nous
appartenons tous.
n y rit volontiers, on y réfléchit aussi. C’est
un pamphlet humoristique particulièrement
bienvenu, qui pourrait ouvrir les yeux de tous ceux
qui oublient combien l’immigration a aussi contribué à construire nos pays.
C’est une histoire vraie. Celle d’un type ordinaire
et de sa petite entreprise montagnarde, une de
celles qui connaissent la crise. Ce n’est pas faute
de bosser, d’avoir des produits de qualité et d’avoir
la passion de son métier. Sam et Stéphane, quand
ils démarrent leur affaire, ont le feu aux tripes.
Ce sont de merveilleux artisans, leur boîte est à
taille humaine, chaque salarié s’y investit. Les skis
qui sortent de leur atelier sont passés par de longues étapes de fabrication où rien n’a été laissé au
hasard. Plus que tout, leurs créateurs ont la fierté
de les avoir fabriqués.
Mais la concurrence mondialisée devenant de
plus en plus féroce, les skis Duval dégringolent et
perdent peu à peu des parts de marché. Il suffirait
de sous-payer l’équipe, de licencier, de ne plus
travailler avec des matériaux aussi nobles… ou
de fusionner, de vendre leur renommée au diable
(comme le suggère leur banque) pour remonter
la pente. Mais à tout cela Sam (Sami Bouajila), le
gérant, se refuse. Il essaie de faire bonne figure, de
ne pas avouer à sa délicieuse et ironique compagne
Bianca (Chiara Mastroianni) qu’ils sont en faillite
totale. Bien sûr c’est illusoire et il faudrait qu’elle
soit aveugle et stupide pour ne rien voir…
Quand Bianca finit par découvrir l’ahurissant
et ridicule trait de génie qui anime son mari, son
tempérament italien explose. Il veut se qualifier
pour les épreuves de ski de fond des Jeux olympiques d’hiver et défendre les couleurs du pays
de son père : l’Algérie. Rien que ça ! À son âge !
Représenter une nation qu’il ne connaît même pas,
dont il ne parle même pas la langue ! La réponse
de Stéphane (son partenaire et ami d’enfance),
qui s’est auto-désigné comme son coach sportif,
fuse : « Pas besoin de parler algérien pour skier ! ».
Bianca pouffe d’incrédulité, de rage, de rire, mais
peut-être aussi de tant d’autres choses qui ne
s’avouent pas… Et comme elle, tout le monde
LA GAZETTE UTOPIA
de Samuel Collardey, France, 2015, 1 h 29. Avec Dominique
Leborne, Matteo Leborne, Mailys Leborne. Sortie le 27 avril.
PARC SAUVENIÈRE
se gausse de nos deux hurluberlus. Puis malgré
tout, comme il n’y a pas grand-chose à perdre ni
grand-chose à espérer d’autre, tous finissent par
se prendre au jeu de ce conte de fées, piégés dans
la poudreuse de leurs rêves fous, et surtout Kader,
le père de Sam…
Et ce n’est que le début des (més)aventures de
notre athlète sur le retour, de ses péripéties qui vont
l’entraîner bien loin, au-delà des frontières de la
France et du ridicule : vers l’Algérie. Et alors qu’il
était venu y quémander un hypothétique soutien
d’une fantomatique fédération de glisse, il va découvrir le pays de ses origines et ressentir les traces qu’il
a laissées en lui, le Français de seconde génération, l’enfant d’immigré qu’il restera à tout jamais.
La Gazette Utopia
de Farid Bentoumi, France/Belgique, 2015, 1 h 30.
Avec Sami Bouajila, Franck Gastambide, Chiara
Mastroianni, Bouchakor Chakor Djaltia. Sortie le 13 avril.
PARC CHURCHILL SAUVENIÈRE
Café-Restaurant
Reliure-dorure
Plats à emporter
78 rue sur la Fontaine 4000 Liège
Marie et Etienne PICHAULT
Ouvert à midi du lundi
au vendredi, le soir, le vendredi
www.amourmaracasetsalami.com
04 223 65 86
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
0
Taille du fichier
14 194 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler