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Jeudi 14 avril 2016
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Numéro 72
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Résultats trimestriels
Les premiers
chiffres sont positifs
aux Etats-Unis
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 7934.46
7930
7900
7870
7840
DOW JONES 17908.28
17940
17860
17780
17700
+1.87%
+1.06%
CONSEIL FÉDÉRAL IN CORPORE À LAUSANNE
A la gloire de la
formation duale
PAGE 7
REVENU DE BASE INCONDITIONNEL (RBI)
Expérience pilote à Lausanne
PAGE 7
BIRKENFELD SUR LES PANAMA PAPERS
Un mauvais coup de la CIA
PAGE 3
BORNES ÉLECTRIQUES DE GREEN MOTION
L’accord de licence en Chine
PAGE 6
JUGEMENT DANS L’AFFAIRE HILDEBRAND
La violation de secret bancaire
Migros refait la démonstration
de son impressionnante résistance
Face à toutes les concurrences. Le groupe coopératif basé à Zurich est devenu une curiosité à l’échelle européenne.
STÉPHANE GACHET
La conférence de presse annuelle
de bilan du groupe Migros est un
rendez-vous médiatique de premier plan. L’événement suscite
aussi l’intérêt de la communauté
financière: dix-huit banques
s’étaient inscrites hier au siège de
Zurich. UBS, CS, Vontobel, Pictet & Cie, Raiffeisen, Postfinance,
quelques établissements cantonaux. Avec quelques filiales européennes en Suisse: BNP, Unicredit, plusieurs allemandes
comme Commerzbank, Kfw
Ipex, Landesbank Baden-Würt-
temberg. Assez inhabituel pour
une entreprise non cotée, fédération de coopératives de surcroît.
Cette attention vient rappeler
que le groupe est une référence
incomparable dans le commerce
de détail, un exportateur important dans le food. Et que le duo
archi-leader qu’il forme avec l’autre coopérative (Coop) est une curiosité économique suivie et étudiée en Europe.
On pourra toujours se dire aussi
que Migros a sa propre banque
(de détail), et que le groupe intéresse le secteur bancaire comme
client ou prospect: 16,8 milliards
de francs de capitaux propres,
5,9 milliards de liquidités, avec
un enettement net des activités
commerciales et industrielles ramené... à 19 millions.
S’agissant des affaires en 2015,
Migros a refait hier la démonstration de sa résistance. Parvenant à
maintenir son chiffre d’affaires
(27,4 milliards) et sa capacité d’investissement: 1,3 milliard, en
baisse par rapport à 2014, mais à
un niveau historique élevé. Dans
un environnement concurrentiel
toujours dominé par la consommation transfrontalière, les hard
discounters, le commerce en
ligne.
La part globale (food et non-food)
a même augmenté à 21,2% contre
20,4% en 2014, sur un marché en
recul de plus de 2%.
Des zones de faiblesse persistent,
dans certains commerces et dans
l’activité voyage, mais elles sont
en bonne partie compensées par
la performance du réseau de détail: 59% du chiffre d’affaires total, et rentabilité hors norme avec
un Ebit de 54%. Cette seule
marge reflète largement la puissance d’un groupe très verticalisé.
PAGE 4
PAGE 3
EASYJET ET SON MARKETING BUSINESS
PAGE 22
CHIFFRES ANNUELS DU GROUPE LECLANCHÉ
L’accélération du redressement
PAGE 22
LORENZO PEDRAZZINI SUR L’IMMOBILIER
A propos des inégalités fiscales
PAGE 2
Popularisation
de l’hydro-dipping
AURÉLIEN DESPLAND. Ardiprod qu’il dirige à
Romanel-sur-Morges veut développer le procédé en
Suisse occidentale.
Créé en octobre 2014, l’atelier Ardiprod fait office de
village gaulois dans le domaine de l’hydro-dipping.
Une technologie d’impression qui existe depuis le
début des années 1990 aux Etats-Unis, déjà développée dans de grandes chaînes de production dans des
secteurs comme celui de l’automobile. Alors pourquoi Aurélien Despland, créateur de l’entreprise, a-til voulu se lancer dans ce domaine? Le peu de
concurrence en Suisse occidentale, et son background dans le graphisme l’ont incité à tenter l’expérience.
La magie de l’hydro-dipping se cache derrière une
technique d’impression par transfert d’un film hydrosoluble sur lequel des motifs sont imprimés. Dans les
faits, une fois le film posé à la surface de l’eau, la
pièce est plongée de manière à ce que la matière
épouse parfaitement toutes les faces. Se positionnant comme sous-traitant dans des domaines où la
production de pièces se fait en série, l’entreprise a
déjà travaillé avec un des poids lourds de l’horlogerie. D’autres contrats vont être signés prochainement. Un emblème des instruments d’écriture suisse
et un lunettier important devraient bénéficier des
services de l’entreprise. L’accent est donc mis sur le
marché local et national au vu de la forte concurrence dans le domaine à l’international. PAGE 6
Le blueprint pour
un Brexit possible
Acquisition surprise
et largement validée
L’influent think tank britannique Open Europe tente une
analyse neutre sur les effets d’une sortie de l’UE en juin.
LOGITECH. Le groupe fait son entrée sur le marché du
vêtement connecté. Les investisseurs approuvent aussitôt.
Le Brexit ne serait ni un désastre
économique, ni une panacée: il
comporterait certains coûts au départ, mais en faisant les bons
choix, notamment en matière de
libre-échange international, d’immigration et de réglementation,
la Grande-Bretagne pourrait parfaitement prospérer hors de
l’Union européenne. Cette évaluation est celle de Rodney Leach,
membre de la chambre des lords
et président de l’influent think
tank Open Europe.
L’organisation basée à Londres et
à Bruxelles a publié hier un blueprint pour faire du Brexit un succès, estimant que la campagne en
vue du vote du 23 juin prochain
Le développeur et producteur
d’accessoires informatiques Logitech a annoncé hier avoir fait
l’acquisition de l’entreprise américaine active dans les wearables
audio sans fil Jaybird. Environ 50
millions de dollars seront versés
en espèces, auxquels viendra
s’ajouter un montant maximal de
45 millions basé sur les résultats
de croissance ces deux prochaines
années.
Cette acquisition donne à première vue l’impression que Logitech arrive un peu tard dans un
marché du vêtement connecté
déjà saturé. On pouvait s’attendre
a ce que la société investisse davantage dans des technologies de
n’a pas offert d’analyse sérieuse
sur ce que serait la vie hors de
l’UE.
Les derniers sondages témoignent d’un résultat serré, voire
positif en faveur de l’autodétermination de la Grande-Bretagne.
Or, avec une adaptation judicieuse de sa législation, le pays
pourrait plus que compenser le
coût estimé entre 0,5% et 1,5% du
produit intérieur brut en cas de
sortie de l’UE.
L’intérêt pour une orientation
clairement libérale à l’intérieur
du pays est incertain. Mais vu la
division de l’opinion, un Brexit
ne pourrait qu’aboutir à un nouveau consensus. PAGE 20
BRACKEN DARRELL. Le CEO voit
en Jaybird un certain potentiel.
réalité virtuelle par exemple. Finalement, les investisseurs ont réservé une standing ovation à cette
opération. Le titre a progressé de
2,93% dans un SPI en hausse de
1,67%. PAGE 6
ÉDITORIAL PHILIPPE REY
Credit Suisse: la banque sans banquier
La capitalisation du groupe Credit Suisse
sur Swiss Exchange reflète actuellement
sa situation: une destruction de valeur
due à une mauvaise allocation de capital.
L’origine remonte à l’ère Rainer Gut, toujours président d’honneur. La gouvernance d’entreprise a singulièrement
laissé à désirer entre-temps. Elle continue
de susciter maintes questions dès lors
que ni le président du conseil, ni le président exécutif ne sont aujourd’hui des
banquiers. Moins encore des banquiers
expérimentés.
A peine plus de la moitié des membres
du conseil et du comité exécutif se composent de banquiers. De quoi installer
très vite le doute en cas de mauvais
temps. Les marchés n’ont pas leur pareil
pour anticiper ce genre de situation.
Credit Suisse se négocie aujourd’hui sen-
siblement au-dessous de ses capitaux
propres communiqués en décembre. Le
titre a perdu plus de 30% depuis le début
de l’année, à des niveaux décennie 1990
précoce.
Il s’est cependant repris de plus de 8%
hier suite aux propos critiques, mais fondamentalement positifs d’un actionnaire
de longue date, David Herro, gérant à
succès de Harris Associates: Tidjane
Thiam, en place depuis un peu moins
d’un an, aurait certainement souhaité
un meilleur départ. En même temps, il
peut devenir celui qui parviendra à revaloriser l’affaire.
A la différence de Lukas Mühlemann, ancien numéro un de CS (et son mentor
chez McKinsey), Tidjane Thiam n’est pas
confronté à un président aussi autoritaire
que Rainer Gut. L’actuel président et ju-
riste Urs Rohner apparaît au contraire
comme un président plutôt faible, ce qui
suscite des commentaires continuels à
Zurich. Si au moins son bilan parlait pour
lui.
La planche de salut d’Urs Rohner sera
une exécution réussie par Tidjane Thiam
de la stratégie de concentration sur les
activités offrant le meilleur rendement
ajusté du risque. Sera-ce le cas ? Toute
la question est là et explique le relatif
pessimisme chronique du marché à
l’égard d’un groupe bancaire qui n’en
finit pas qui devoir épaissir sa base de
capital. L’optimisme consisterait à considérer la décote actuelle sur l’actif net
comme une marge de sécurité attractive
dans une perspective de cinq ans.n
Nous développons des partenariats sur mesure
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Le modèle appliqué à la Suisse
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