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Bibracte, Centre archéologique européen, proposition de - Hal-SHS

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Bibracte, Centre archéologique européen, proposition de
programme scientifique pour les années 2003-2005
Vincent Guichard
To cite this version:
Vincent Guichard. Bibracte, Centre archéologique européen, proposition de programme scientifique pour les années 2003-2005. [Rapport de recherche] 978-2-909668-31-2, Bibracte, Centre
archéologique européen. 2003, pp.36. <halshs-01301819>
HAL Id: halshs-01301819
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01301819
Submitted on 13 Apr 2016
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recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
Proposition de programme
scientifique
pour les années
2006-2008
2003-2005
Centre archéologique européen
BIBRACTE
Centre archéologique européen
Proposition de programme scientifique
pour les années 2003-2005
BIBRACTE
Centre archéologique européen
Proposition de programme scientifique
pour les années 2003-2005
Glux-en-Glenne 2003
BIBRACTE
Société anonyme d’économie mixte nationale
F - 58370 GLUX-EN-GLENNE
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
Couverture : graphisme, D. Beucher, photos © Bibracte/A. Maillier.
Premier élément date et référence bibliographique
BIBRACTE, Centre archéologique européen, Proposition de programme scientifique pour les années 2003-2005.
Glux-en-Glenne : BIBRACTE, Centre archéologique européen, 2003.
Coordination
Vincent Guichard
Suivi éditorial
Myriam Giudicelli, Pascal Paris
Mise en page
Myriam Giudicelli
Traitement graphique
Daniel Beucher
Crédit iconographique
Sauf mention contraire, les photos sont d’Antoine Maillier (BIBRACTE), les relevés et les dessins d’objets
sont dûs aux équipes de recherche, les mises au net des plans et des dessins sont de Daniel Beucher
(BIBRACTE), les relevés cartographiques sont de Fabrice Laudrin (B I B R A C T E).
Diffusion/distribution
BIBRACTE. Centre archéologique européen.
F. 58370 Glux-en-Glenne – e-mail : edition@bibracte.fr
Tél. : (33) 3 86 78 69 00 – Télécopie : (33) 3 86 78 65 70
Copyright 2003 : Bibracte
ISBN : 2-909668-31-2
4
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Sommaire
Introduction..........................................................................................................................................................7
Une priorité : la publication des résultats des recherches......................................................................8
La nécessité d’une nouvelle articulation du programme de recherche .............................................9
Le programme de recherche 2003-2005 .......................................................................................................9
Objectif 1 : reconnaissance de la ville gauloise ..........................................................................................9
- Préambule....................................................................................................................................9
- Action 1.1 Prospection microtopographique du mont Beuvray .................................................12
- Action 1.2 Étude des fortifications..............................................................................................12
- Action 1.3 Étude du quartier Champlain – Côme Chaudron......................................................12
- Action 1.4 Étude du quartier sud-est de la Pâture du Couvent...................................................15
- Action 1.5 Étude de la plate-forme PC 14 du Parc aux Chevaux ..............................................15
- Action 1.6 Étude du secteur du Theureau de la Wivre ...............................................................15
- Action 1.7 Étude de la domus PC 1 du Parc aux Chevaux .......................................................19
Objectif 2 : le contexte naturel et humain du mont Beuvray...................................................................19
- Champ spatial et chronologique ................................................................................................19
- Action 2.1 Occupation et exploitation des sols, dynamique du peuplement .............................19
- Action 2.2 Évolution des sols et du couvert végétal durant la période holocène ......................21
- Action 2.3 Histoire et archéologie des espaces forestiers et des milieux humides ....................21
- Action 2.4 Biodiversité et devenir des populations ...................................................................21
Autour du programme de recherche ..........................................................................................................22
Préambule : les nouvelles orientations du plan de développement ......................................................22
Le cœur d’un réseau européen d’échange scientifique..........................................................................22
Un centre de ressources documentaires ..................................................................................................23
Un centre de formation ...............................................................................................................................23
- Formation des archéologues ......................................................................................................23
- Formation des enseignants .......................................................................................................24
- Formation des acteurs de l’aménagement du territoire..............................................................24
Le développement d’outils pour la recherche archéologique et la valorisation de la recherche .....24
Des actions de valorisation de la recherche .............................................................................................24
- Des actions diversifiées en faveur du grand public et du public scolaire ..................................25
- Une politique promotionnelle au service de l’archéologie… et de la Bourgogne ......................25
- Un nouveau projet de mise en valeur du site et du musée ........................................................25
Conclusion...........................................................................................................................................................28
Annexes................................................................................................................................................................29
Annexe 1 : Composition du conseil scientifique de BIBRACTE (du printemps 2000 au printemps 2004)....29
Annexe 2: Organigramme de BIBRACTE au 15 janvier 2003....................................................................30
Annexe 3 : L’oppidum de Bibracte : un aperçu des acquis récents des recherches (1997-2002),
projet d’article collectif (sommaire)........................................................................................31
Annexe 4 : Évolution des moyens humains mobilisés par les activités scientifiques de BIBRACTE...........32
Annexe 5 : Publications sur Bibracte de 2000 à 2002 ...............................................................................33
Annexe 6 : Recommandations pour l’enregistrement des données archéologiques
(édition 2002) (sommaire)........................................................................................................35
5
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
INTRODUCTION
Depuis la rédaction du dernier programme triennal des recherches sur le mont Beuvray, à la fin de l’année 1999, le Centre archéologique européen a conforté ses actions dans ses différents secteurs d’activité :
gestion du programme de recherche sur l’oppidum de Bibracte, animation d’un lieu d’échange et de formation consacrée à l’archéologie, restitution auprès du public le plus large des avancées de l’archéologie
celtique et contribution au développement touristique de la Bourgogne.
Parallèlement, la vie de l’entreprise a connu des changements importants depuis 1999. L’équipe dirigeante a été restructurée en 2001. Elle a dû réviser en 2002 les statuts de la société, ce qui lui a permis de
réaffirmer son attachement à la formule de société anonyme d’économie mixte nationale et de préciser les
missions de celle-ci en conformité avec le traité de concession qui la lie avec l’État. Cette occasion a aussi
permis de lui donner le nom de BIBRACTE (qui remplace celui de SAEMN du Mont Beuvray), afin de renforcer la cohérence de sa communication. Le conseil scientifique a également été renouvelé en 2001
(annexe 1).
Parallèlement, un nouveau plan de développement a été défini en 2001, dont les grands axes sont le
renforcement du programme de recherche dans ses ambitions actuelles, le déploiement des activités de
formation et l’amélioration de l’offre culturelle du site pour ses visiteurs. Ces trois directions d’action doivent permettre d’augmenter le rayonnement de BIBRACTE dans chacun de ses secteurs d’activité, de
l’échelon régional à l’échelon européen. Ce nouveau plan prépare également le renforcement des partenariats avec les collectivités territoriales de Bourgogne. Dans ce domaine, on a déjà acquis une forte prise
en compte des nouvelles ambitions de BIBRACTE dans les chartes des pays issus des lois sur l’aménagement et le développement durable des territoires qui se partagent le massif du Morvan, tandis que le
Conseil régional de Bourgogne prendra rang d’actionnaire de la société dans les mois qui viennent. À partir des résultats d‘études lancées en septembre 2002, il conviendra dès 2003 de négocier avec l’État les
conditions de mise en œuvre du programme et de définir un calendrier d’exécution.
BIBRACTE aborde donc l’année 2003 avec des objectifs clairement redéfinis et ambitieux. Elle dispose
pour cela d’une équipe réorganisée, forte de compétences nouvelles (annexe 2), qui reste très attachée à
l’originalité de la mission qui lui a été confiée par la collectivité : gérer de façon intégrée, harmonieuse et
durable un important site archéologique et toutes les activités qu’il peut susciter, de la recherche à la valorisation touristique.
Le présent document a pour objectif prioritaire de présenter le programme des recherches proposées
pour les années 2003-2005, a fin de satisfaire au cadre réglementaire des fouilles archéologi q u e s.
Néanmoins, il s’attache aussi à décrire brièvement l’ensemble des autres actions que BIBRACTE compte
développer dans le même temps.
7
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
UNE PRIORITÉ : LA PUBLICATION DES
RÉSULTATS DES RECHERCHES
Le présent programme a été élaboré au terme
d’une concertation étroite avec les chercheurs
associés au Centre arch é o l ogique euro p é e n
(réunion des 25-26 avril 2002) ainsi qu’avec son
conseil scientifique (réunions du 5 septembre, des
18-19 octobre et du 17 décembre 2002).Ce dernier
a décidé de faire des publications scientifiques le
sujet prioritaire de son action.
De fait, la réunion des 18 et 19 octobre a
notamment permis d’établir un point détaillé des
publications scientifiques en cours et en projet. Si
l’on a pu encore une fois constater des retards sur
certaines monographies annoncées de longue
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*F. Olmer : Les amphores de Bibracte (2) : le commerce du vin chez les Éduens (Monographie).
*L. Baray dir. : A rchéologie des pratiques funéraires. Approche critique, actes de la rencontre de 2001 (Monographie).
D. Paunier, Th. Luginbühl dir. : Les fouilles de PC 1 et PC 4 (Monographie).
K. Gruel, L. Popovitch : Les monnaies antiques de Bibracte (Monographie).
Recueil d’articles (1)
[A.-S. Bride : Verre des fouilles anciennes ; G. Hamm : Artisanat du bronze d’après les fouilles anciennes, M. Szabó et
al. : Le dernier état de la domus des Grandes Forges ; La sigillée de l’Îlot des Grandes Forges ; S. Rieckhoff, W.-R.
Teegen : Le mobilier métallique des prospections sur le mont Beuvray ; Th. Luginbühl, P.-Y. Lambert : Les graffitis de
Bibracte].
O.H. Urban : Recherches sur la fortification extérieure (Article). (BRGK ?)
C. Petit et al. : La tourbière du Port des Lamberts (Article). (J. of environmental Science.)
Ph. Barral, H. Richard dir. : Les fouilles de la fontaine Saint-Pierre (Monographie).
M. Poux dir. : Militaria césariens en contexte gaulois, actes de la rencontre de 2002 (Monographie).
D. Vitali dir. : Fouilles sur la Pâture du couvent, secteur ouest (Monographie).
Recueil d’articles (2)
[P. Hernandez dir : Fouilles sur la Pâture du Couvent ; A. Dominguez-Arranz dir. : Fouilles sur la Pâture du Couvent ;
P.-P. Bonenfant dir. : Fouilles sur la Pâture du Couvent].
Recueil d’articles (3)
[F. Charlier : Typologie des matériaux de construction en terre cuite de Bibracte ; M. Kasprzik : La céramique de l’anti quité tardive sur le Mont Beuvray ; P. Paris : Les objets en sapropélite de Bibracte ; D. Molders : L’outillage dans les col lections des fouilles anciennes ; A. Chaillou, R. Moreau : Le système de documentation des fouilles de Bibracte ;
D. Dungworth : Fouilles sur le versant nord du Theureau de la Roche].
N. Huet : Pétrographie de céramiques de Bibracte (Article). (Revue d’Archéométrie.)
S. Rieckhoff : Premier aperçu des résultats de la fouille à l’angle nord-ouest de l’îlot des Grandes Forges (Article).
S. Rieckhoff, F. Fleischer : Fouilles au nord-ouest de la Pâture du Couvent (Article).
L. Baray dir. : La nécropole de la Croix du Rebout (Monographie).
C. Haselgrove et al. : Prospections autour du Mont Beuvray (Article). (RAE + revue britannique.)
F. Schubert et al. : Méthodologie des prospections micro-topographiques (Article ?).
P. Beck, J. Laszlovszky dir. : Le couvent franciscain de Bibracte (Monographie).
J.-P. Guillaumet et al. : Premiers résultats de la fouille entre Champlain et Côme Chaudron (Article).
J. Wiethold : Études carpologiques à Bibracte et dans le centre-est de la France (Monographie).
A. Haffner, F. Fleischer : Fouilles sur la Pâture du Couvent, secteur ouest (Monographie).
* volume déjà soumis à la relecture du conseil scientifique
8
date, on constate en revanche que de nombreux
chercheurs associés ont fortement progressé dans
la mise en forme des données de leurs recherches.
Ils proposent à la fois des monographies et des
articles, ces derniers devant trouver leur place
dans différentes revues ou dans des recueils à
paraître dans la collection Bibracte.
On compte également poursuivre l’édition
d’actes de rencontres scientifiques,suivant le rythme
établi ces dernières années.Au total,on se fixe désormais comme objectif de publier chaque année au
moins trois volumes de la collection Bibracte.
Les projets les plus engagés sont les suivants
(dans l’ordre escompté pour la remise des manuscrits, selon l’enquête réalisée à l’occasion de la
réunion des 18-19 octobre 2002) :
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
La cellule éditoriale interne de Bibracte (une
secrétaire d’édition et un illustrateur) peut traiter
deux volumes par an, en plus des autres tâches qui
lui incombent: préparation du rapport annuel, de
guides et plaquettes liées aux expositions, de supp o rts promotionnels (dépliants…). On env i s age
donc la sous-traitance de certains volumes (en pri orité les actes de rencontres scientifiques, qui posent
moins de difficultés éditori a l e s ) . Par ailleurs, les
équipes préparant leurs publications continueront
à se voir allouer des moyens spécifiques.
LA NÉCESSITÉ D’UNE NOUVELLE ARTICULATION DU PROGRAMME DE RECHERCHE
Le programme triennal de recherche 1997-1999
était articulé autour de trois thèmes :
– la chronostratigraphie du site,
– l’organisation spatiale du site et son évolution,
– innovation, tradition et échanges.
Ces trois thèmes ont été maintenus pour le programme 2000-2002, un quatrième y étant ajouté :
– l’environnement naturel et humain du mont
Beuvray.
Le bilan des acquis de cette période de six
années est brossé à grands traits dans le projet d’article joint à ce dossier (annexe 3). Ce bilan nous
incite à refondre complètement le programme
pour les années à venir. Les principaux arguments
qui justifient cette position sont les suivants :
– l’étude de la chronostratigraphie du site, désormais bien établie (cf. par exemple le volume à
paraître sur PC 1, qui présentera une mise en
phase des principaux mobiliers qui caractérisent l’occupation de l’o p p i d u m), n ’ ap p a ra î t
plus comme un objectif prioritaire des actions,
mais comme une étape inévitable de toutes les
fouilles et de toutes les études de mobiliers ;
– l’arrivée à terme de plusieurs chantiers en 2002
(Le Porrey et PC 4) et le prolongement escompté de seulement deux chantiers importants (le
quartier sud-est de la Pâture du Couvent, le
quartier artisanal de la Côme Chaudron et du
Champlain) invitent à engager de nouvelles
opérations de terrain répondant à des objectifs
nouveaux ;
– les études tra n s ve rsales regroupées jusqu’à
présent au sein du thème innovation, tradition
et échanges nous semblent devoir gagner à ne
plus apparaître comme des actions autonomes
mais à être mieux intégrées à l’ensemble des
recherches de terrain, ce d’autant plus que
–
l’ambition de ces études est d’ampleur très
variable ;
après un redémarrage modeste au cours des
trois dernières années, on souhaite continuer à
redéployer les recherches sur l’environnement
du site dans une perspective diachronique et
pluridisciplinaire,tant pour enrichir la connaissance du contexte de la ville gauloise que pour
s t i muler la re ch e rche scientifique dans le
Morvan.
Par ailleurs, on doit considérer que les actions
de recherche doivent se faire à budget constant,
tout en intégrant l’instauration d’un rythme plus
soutenu pour les publications scientifiques, ce qui
passe par un plus fort soutien aux chercheurs dans
les étapes de mise en forme des données et une
consolidation des moyens de la cellule éditoriale.
De façon très pragmatique, on se propose d’articuler le programme de recherche autour de deux
objectifs :
– Objectif 1 : reconnaître la ville gauloise ;
– Objectif 2 : replacer le mont Beuvray dans son
contexte naturel et humain.
LE PROGRAMME DE RECHERCHE 2003-2005
Objectif 1: reconnaissance de la ville gauloise
Préambule
Articulation des actions
Alors que les deux précédents programmes
triennaux déclinaient les actions d’un point de vue
thématique, nous revenons à une approche topographique, chaque action s’identifiant à un lieu de
l’oppidum (ill. 1). Les six lieux ainsi identifiés (l’action 1.1 relève d’une approche globale du site)
permettent d’appréhender de façon non exclusive
des aspects complémentaires de l’urbanisme de
l’oppidum : le développement de son occupation,
la trame urbaine, l’architecture domestique dans
son évolution, les activités artisanales, les espaces
et équipements à vocation communautaire. Trois
de ces lieux correspondent à des chantiers nouveaux : espace entre les deux lignes de fortification
près de la Porte du Rebout (action 1.2), plateforme PC 14, au centre du Parc aux Chevaux
(action 1.5) et Theureau de la Wivre (action 1.6).
9
10
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Une autre action (1.3) concerne un ch a n t i e r
o u ve rt depuis l’année 2000 seulement (entre
Côme Chaudron et Champlain). Seuls le chantier
de la domus PC 1 (1.7) et celui de la Pâture du
Couvent (1.4) correspondent à la poursuite d’actions engagées de très longue date.
Les années 2003-2005 correspondent donc à
une réori e n t ation majeure de la stratégie des
actions de terrain. Ces actions doivent continuer à
alimenter des thèmes de recherche mis en avant
depuis longtemps, mais aussi permettre d’aborder
d’autres secteurs du site et d’autres questions,
notamment celle des espaces collectifs (à PC 14,
au Theureau de la Wivre mais aussi à la Pâture du
Couvent, compte tenu des enseignements des dernières campagnes de fouille).
Le programme d’intervention sur les différents
chantiers sera ajusté chaque année avec l’aide du
conseil scientifique. Il est d’ores et déjà prévu d’inciter plus fortement les responsables de chantier à
moduler ce programme pour qu’aucun retard ne
soit pris dans le traitement de la documentation
primaire et surtout pour que des articles intermédiaires soient préparés à intervalles de temps réguliers. Par ailleurs, la règle a été réaffirmée que de
nouvelles actions ne pouvaient être entreprises par
un chercheur associé tant qu’il ne s’était pas
acquitté de la mise en forme des résultats de ses
actions antérieures.
Place des études transversales
Les études transversales sont un coro l l a i re
i n d i s p e n s able aux re ch e rches de terrain. Ces
études se poursuivent à des rythmes fluctuants suivant les sujets considérés et suivant l’ampleur de la
documentation à traiter à l’issue de chaque campagne. Elles se soldent à la fois par des contributions dans les publications monographiques des
chantiers et par des articles et monographies thématiques, comme celles prévues à court terme sur
les timbres d’amphores et sur les collections
monétaires. Elles servent également de support à
de nombreuses actions de formation (mémoires,
stages). Ces thèmes transversaux continueront à
être confiés à des chercheurs associés, qui bénéficient chaque année de moyens spécifiques.
1. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005.
Localisation des chantiers de fouille sur le mont Beuvray pour les
années 2003-2005.
La répartition de ces études et de leurs coordinateurs est la suivante :
– Mobiliers céramiques : Th. Luginbühl.
– M o b i l i e rs métalliques et petits mobiliers :
J.-P. Guillaumet et S. Rieckhoff.
– Amphores : F. Olmer.
– Numismatique gauloise : K. Gruel.
– Numismatique romaine : L. Popovitch.
– M at é riaux de construction en terre cuite :
F. Charlier.
– Carpologie : J.Wiethold.
– Études sédimentaires, pétrographie : (C. Petit).
Concernant le dernier point (les études sédimentaires),C.Petit ne souhaite pas engager au-delà
d’expertises ponctuelles. Un intervenant est donc
manquant dans ce domaine. On espère que la
mise en œuvre de l’objectif 2 permettra d’identifier
un spécialiste de la question.
Dans les deux derniers programmes triennaux,
ces études étaient considérées comme des actions
spécifiques, pour la plupart dans le cadre du
thème i n n ovat i o n , tradition et éch a n ges. N o t re
souci de veiller à une meilleure intégration de ces
approches spécialisées à toutes les étapes des
recherches de terrain nous incite à modifier cet
affichage. La coordination doit en effet être améliorée entre ces différents intervenants et les responsables de chantier. Ceci passe notamment par
la poursuite des stages thématiques ouverts aux
étudiants des différentes équipes de fouille — qui
ont montré leur efficacité ces dernières années —
afin de former des correspondants sur chaque
chantier et par l’obligation pour tous les intervenants de saisir scrupuleusement le résultat de leur
travail dans la base de données commune aux coll ab o rat e u rs scientifiques du programme de
recherche.
Un outil partagé de documentation
Des efforts importants ont été déployés au
cours des dernières années pour mettre en place
un système cohérent d’indexation et d’archivage
de la documentation archéologique du mont
Beuvray, utilisant partiellement le support informatique (cf. annexe 6). Le traitement de la documentation primaire suivant ce système et sa mise en
commun sont exigés de tous les chercheurs associés. Cet outil, aujourd’hui parfaitement opérationnel et amélioré chaque année, doit à l’avenir grandement faciliter la préparation des publications,
trop souvent ralentie ces dernières années par des
problèmes de documentation, tout en garantissant
11
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
une meilleure qualité de l’information. Des efforts
demeurent toutefois à fournir de la part de l’équipe permanente de Bibracte tout comme des
équipes de recherche pour finir d’intégrer les données de fouilles des années passées. C’est le gage
d’une bonne circulation de l’information entre les
diff é rents intervenants du programme de
recherche.
Action 1.1: prospection microtopographique
du mont Beuvray
Coordination : Franz Schubert (chercheur émérite
à l’Institut archéologique allemand)
Il s’agit d’une part de poursuivre (et si possible
d’achever) le lever microtopographique de l’oppi dum et de ses abords (ill. 2), d’autre part de poursuivre l’établissement du Grand Atlas du Mont
Beuvray, qui regroupera l’ensemble de l’information disponible sur l’organisation spatiale de l’op pidum (microtopographie, position des structures
archéologiques). Ce travail se fait avec les moyens
humains et techniques des sections de topographie et de cartographie de la Fachhochschule de
Munich.
L’année 2003 marquera une pause dans la
poursuite des pro s p e c t i o n s, tant parce que le
n o m b re d’étudiants disponibles est prov i s o i rement réduit que parce que F. Schubert souhaite
progresser dans la confection de l’atlas (impression des premières feuilles cette année, grâce au
mécénat d’un imprimeur allemand) et dans la
rédaction d’un article méthodologique.
Action 1.2 : étude des fortifications
Coordination: Otto-H.Urban (unive rsité de Vienne)
O.-H. Urban vient de conclure la fouille d’un
tronçon de la fortification extérieure, où il a pu
d é gager une poterne et préciser le mode de
construction du murus gallicus associé. Après
concertation avec F. Schubert, il se propose de se
consacrer à un nouvel aspect de l’étude des fortifications. Il s’agira d’essayer de caractériser des
mouvements de terrain situés à 200 m en aval de la
Porte du Rebout, qui sont interprétés par
F. Schubert comme un tracé primitif du rempart
intérieur, associé à une porte (ill. 3). L’enjeu est de
mieux comprendre les modalités de mise en place
du rempart intérieur, notamment du point de vue
chronologique. Si le chantier progresse rapidement, l’action pourra, dans un deuxième temps, se
prolonger en réexaminant le rempart intérieur lui-
12
même. Il s’agira surtout de voir si les étapes d’aménagement observées à la Porte du Rebout affectent
l’ensemble de la fo rtifi c ation ou demeurent
locales.
Action 1.3 : étude du quartier Champlain –
Côme Chaudron
Coordination : Jean-Paul Guillaumet (UMR 5594,
Dijon), avec la participation de David Dungwo rt h
(English Heri t age, Portsmouth), Laurent Dhennequin
(université Paris 1).
Ce chantier (ill. 4) ouvert en 2000 dans un secteur présentant une forte densité d’occupation de
part et d’autre de l’avenue centrale de l’oppidum
privilégie deux axes de recherche : l’organisation
spatiale du bâti (dans une perspective diachronique) et l’étude d’at e l i e rs de métallurgie.
Concernant le premier point, il s’agit d’examiner
d’un œil neuf les vestiges d’urbanisme dégagés de
façon extensive par Bulliot dans ce secteur afin
d’en mieux dégager les caractéristiques. Ces deux
objectifs sont maintenus pour les trois années à
venir. Dans un premier temps (campagnes 2003 et
2004), le chantier sera peu étendu. Il s’agira de
poursuivre une ap p ro che strat i graphique des
occupations en portant une attention particulière
aux vestiges architecturaux en bois, particulièrement bien conservés, et à la disposition spatiale
des ateliers.Les responsabilités seront partagées au
sein de l’équipe d’encadre m e n t , Laurent
Dhennequin prenant en charge les aspects archit e c t u raux et David Dungworth ga rdant à son
compte l’étude des sols d’ateliers et des traces
d’activité métallurgique.
Le chantier est ensuite amené à se poursuivre
sur le plus long terme sous forme d’un transect
perpendiculaire à l’avenue centrale, afin d’essayer
d’évaluer la densité du bâti tout au long de la
pente qui descend du Theureau de la Wivre vers le
ruisseau de la Côme Chaudron. Cette étude devra
également prendre en considération l’existence
présumée de minières antérieures à La Tène finale
sur ce versant, qui ont fortement modelé la topographie (cf. r é s u l t ats du sondage préliminaire
e ffectué en 2002 dans le ravin 1 de la Côme
Chaudron). Une première étape d’extension de ce
transect se fera durant les campagnes de 2003
et 2004 dans le cadre d’une action de formation de
responsables de chantiers (cf. infra, actions de formation).
Plusieurs articles intermédiaires sont enfin prévus
dans les trois années à venir.
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
2. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. État d’avancement
des levers micro-topographiques après la campagne 2002.
13
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
14
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Action 1.4 : étude du quartier sud-est de la
Pâture du Couvent
Coordination : Miklós Szabó (université Eötvos
Löránd, Budapest), Sabine Rieckhoff (unive rsité de
Leipzig)
Les années passées ont permis une re c o nnaissance quasi-complète de l’édifice qui occupe la partie centrale du quartier durant sa dern i è re phase d’occupation antique (ill. 5 ; article
soumis par M. S z abó en 2002) et l’identifi c at i o n
au même emplacement d’une phase d’occupation plus ancienne cara c t é risée par des ve s t i ges
monumentaux. Parallèlement, une ap p ro che strat i graphique a été engagée dans l’angle nord du
quartier.
La poursuite du chantier se fera suivant deux
axes.
Le premier, confié à M. Szabó, verra l’exploration stratigraphique de l’emprise de la parcelle
centrale du quartier afin de mieux caractériser les
occupations anciennes qu’elle recouvre (notamment l’édifice à colonnade).Elle se fera en respectant autant qu’il est possible les fondations de l’édifice de la dernière phase d’occupation augustéenne et certains témoins stratigraphiques dans une
perspective de mise en valeur. Elle comportera si
besoin est des extensions limitées vers l’est et le
sud-est.
Le second axe,confié à S. Rieckhoff,se traduira
par la jonction des deux chantiers ouverts à ce
jour,afin de raccorder les vestiges appartenant aux
différentes phases stratigraphiques et mieux comprendre la gestion de la pente du terrain à chaque
phase. Un article intermédiaire devra être rédigé
en 2003 pour rendre compte des données stratigraphiques acquises à ce jour.
Enfin, des moyens spécifiques seront dégagés
en 2003 (comme en 2002) pour compléter l’étude
de la jonction entre l’édifice (domus ?) qui occupe
la partie centrale du quartier au cours la dernière
phase d’occupation augustéenne et la façade du
quartier donnant sur l’avenue centrale (présence
présumée d’une galerie).
Action 1.5 : étude de la plate-forme PC 14
du Parc aux Chevaux
Coordination: Daniele Vitali (unive rsité de Bologne)
Ce nouveau chantier (ill. 6) a fait l’objet d’un
sondage préliminaire à l’automne 2002, avec des
résultats très prometteurs. L’objectif est double. Il
s ’ agit d’ab o rd de tenter d’identifier la fonction
d’une vaste plate-forme artificielle délimitée par
un mur de cl ô t u re qui occupe un des principaux
rep l ats du centre de l’oppidum (lieu public ? cultuel ?). Il s’agit ensuite d’étudier les couches d’occupation antérieures à cette plate-forme pour
évaluer l’évolution de la densité du bâti dans un
secteur assez distant de l’ave nue centra l e. On
s e ra particulièrement attentif à l’histoire des
limites fo n c i è re s.
La plat e - forme s’étend peut-être au sud jusqu’à la ru p t u re de pente qui limite le Pa rc aux
C h eva u x , à près de 150 m du sondage de 2002.
On env i s age dès à présent une étude ex t e n s ive
qui impliquera sans doute à l’ouve rture de larges
surfaces (dont l’étude sera facilitée par la puissance réduite de la strat i graphie) sur l’emprise
de la plate-forme et à ch eval sur ses limites, afin
d’examiner ses re l ations avec les circ u l at i o n s
périphériques. Cette étude se pro l o n gera certainement au-delà du programme triennal 20032 0 0 5 . Elle ex i ge l’accompagnement par des
m e s u res pay s ag è res adéquates (ouvert u re d’une
nouvelle clairi è re dans l’emprise de la plateforme ?) dont la faisabilité est examinée dans le
c a d re de l’étude pay s ag è re lancée fin 2002.
Action 1.6 : étude du secteur du Theureau
de la Wivre
Coordination : Th i e rry Luginbühl (unive rsité de
Lausanne)
Ce nouveau chantier a pour objet d’engage r
l’ex p l o ration d’un secteur de l’oppidum t o t a l ement négligé au XIXe siècl e,en se concentrant sur
plusieurs lieux re m a rq u ables et susceptibles de
liv rer des ve s t i ges d’activités collectives et cultuelles ( ill. 3).
La campagne 2003 sera consacrée à un sondage aux abords de la Roche de la Wivre afin de comprendre l’ampleur des remaniements de la topographie de ce secteur dans l’antiquité (carrière
présumée autour de la roche, terrasse artificielle)
et de chercher à identifier la nature des activités
qui ont pu s’y dérouler.
Suivant les résultats, les campagnes ultérieures
se poursuivront au même emplacement ou se
déporteront vers le sommet du Theureau de la
Wivre, où l’on observe une terrasse artificielle
monumentale.
15
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
4. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. secteur d’étude à la limite de la Côme Chaudron et du Champlain. Extension du
chantier à l’issue de la campagne 2002.
16
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
5. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. secteur d’étude de la Pâture du Couvent. Mise en phase provisoire des principales
étapes antiques de construction du quartier sud-est et extensions prévues des zones fouillées.
17
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
PC 33
PC 15
4
3
Sondage III
2
Sondage I
1
Sondage II
Sondage IV
6. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. Secteur d’étude de la plate-forme PC 14. Plan microtopogra phique exécuté par F. S c h u b e rten 2002 avec la localisation des observations anciennes. De 1 à 4, fouilles diagnostic
des années 1995 ; les sondages I à IV correspondent au sondage de 2002.
18
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Action 1.7 : étude de la domus PC 1 du Parc
aux Chevaux
Coordination :Vincent Guichard, Pascal Paris
Depuis la clôture de la fouille de l’université de
Lausanne en ce lieu (en 1999), l’exploration de la
domus PC 1 (ill. 7) est poursuivie dans le cadre du
chantier-école organisé chaque été par BIBRACTE
à l’attention des adolescents. L’objectif de ce chantier est volontairement simple : il s’agit de contrôler
le plan de la domus augustéenne (que Bulliot avait
reconstitué à partir de sondages ponctuels et
médiocrement relevés), sans entreprendre l’étude
des occupations sous-jacentes. En 2002, le chantier
s’est concentré sur l’examen du système hydraulique lié à la domus, qui a révélé une situation plus
complexe que prévu (mise en évidence de réaménagements).
La campagne 2003 devra perm e t t re de conclure
rapidement l’étude du système hy d raulique (captage de source et situation du réseau de conduites).
Les campagnes ultérieures pours u ivront le dégagement en plan des diff é rentes pièces de la maison,
dans la perspective d’une mise en valeur progressive dans le cadre d’un chantier d’insertion.
Objectif 2 : le contexte naturel et humain du
mont Beuvray
Après des actions préliminaires d’ampleur limitée au cours des années 2000-2002, qui renouaient
avec un thème de recherche qui a fait l’objet du premier volume de la collection B i b ra c t e, on propose
une ap p ro che plus structurée et globale de l’étude
de l’environnement du Mont Beuvray. Ce programme conjugue également deux autres objectifs :
– ouvrir une nouvelle fenêtre d’étude dans le
cadre du programme de recherche pluridisciplinaire en cours sur le bassin de la Loire ;
– stimuler les actions scientifiques sur le terri t o i re
du Parc naturel régional du Morvan.
Il s’intitule :
Relations sociétés/milieux en Morvan :
Héritages de l’Histoire
et prospective de l’Arroux à Bibracte
D’un point de vue administratif, il est clair que
l’ensemble des actions envisagées n’a pas à entrer
dans le cadre juridique étroit de la décision de fouille
escomptée du ministère de la Culture pour les
années 2003-2005. Tout comme le cadre juridique
d’exécution devra être choisi au cas par cas, chaque
action devra faire l’objet de montages financiers
suivant des modalités part i c u l i è re s .
Trois cherch e u rs agiront comme correspondants
vis-à-vis des principales institutions partenaires:
–
–
–
Corinne Beck vis-à-vis de la zone-atelier Loire,
Christophe Petit vis-à-vis de Bibracte,
Daniel Sirugue vis-à-vis du Parc naturel régional du Morvan.
Champ spatial et chronologique
Le champ géographique couvert par le programme est un transect grossièrement est-ouest
qui s’appuie d’un côté sur les crêtes du HautMorvan (Préneley, Haut-Folin), de l’autre sur le
cours de l’Arroux entre Autun et Étang-sur-Arroux
(ill. 8). Le champ chronologique s’étend du Tardiglaciaire à l’Actuel.
Le programme est conçu comme un emboîtement de recherches (vallée de l’Arroux,Bibracte et
son environnement,massif du Morvan).Il se traduit
par la mise en réseau de diverses compétences
scientifiques et institutionnelles. Il ne saurait être
exclusif et demeure ouvert à d’autres approches et
au développement de nouveaux axes de
recherche. Il donnera lieu à au moins une réunion
annuelle de l’ensemble des acteurs,dissociée de la
réunion d’automne des ch e rcheurs associés à
BIBRACTE.
Le programme s’articule pour le moment en
quatre actions sous la responsabilité de différents
chercheurs.
Action 2.1 : Occupation et exploitation des
sols, dynamique du peuplement
C o o rd i n at i o n : Colin Haselgrove (unive rsité de
Durham), Jean-Paul Guillaumet (UMR 5594)
C. Haselgrove prévoit de poursuivre pendant
les trois années à venir son programme de prospection-inventaire sur le transect défini voici trois
ans (les terrasses de la rive droite de l’Arroux,entre
Autun et Étang-sur-Arroux), avec un large recours
aux outils de prospection géophysique qui ont
19
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
donné de très bons résultats au cours des précédentes campagnes.A l’issue,devra être évaluée l’opportunité de commencer
l’exploration de certains des sites qui auront été observés, avec
plusieurs axes de recherche envisageables : étude l’habitat rural à
la transition de l’âge du Fer et de l’époque romaine,étude de sites
funéraires ou cultuels liés à Bibracte (Poil/Le Quart du Bois ; Gluxen-Glenne/Les Sources de l’Yonne), étude des abords de l’agglomération antique d’Autun.
J.-P. Guillaumet prévoit quant à lui de poursuivre son inventaire des travaux miniers anciens du Haut-Morvan. Il envisage le
concours d’un minéralogiste à recruter par l’UMR 5594 grâce à
une bourse post-doc de la région Bourgogne.
7. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. secteur de la domus PC 1. État du dégagement à l’issue de la campagne
2002 et extension projetée des fouilles des années 2003-2005.
20
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Action 2.2 : Évolution des sols et du couvert
végétal durant la période holocène
Coord i n at i o n : Christophe Petit (unive rsité de
Bourgogne)
Cette action s’attache principalement à la
poursuite des études palynologiques et géochimiques sur les tourbières du Morvan, après avoir
obtenu de très bons résultats ces dernières années
sur la tourbière du Port des Lamberts, proche de la
source de l’Yonne. Les principaux partenaires sont
H. Richard (laboratoire de Chrono-écologie de
Besançon) pour la palynologie, J. Wiethold (univ.
Wiesbaden) pour les macro restes végétaux et
F. Monna (université de Bourgogne) pour la géochimie (étude des paléopollutions).
Action 2.3 : Histoire et archéologie des
espaces forestiers et des milieux humides
Coordination: Corinne Beck (unive rsité de Nantes)
Cette action recouvre l’étude des modalités
d’aménagement et d’exploitation de ces milieux
par les différentes sociétés qui se sont succédé
dans la région et tente de faire la part du naturel et
de l’humain dans l’évolution de ces milieux.
L’approche historique sera dans un premier temps
privilégiée, avec l’exploitation des sources archivistiques régionales.
Action 2.4 : Biodiversité et devenir des
populations
Coordination: Daniel Sirugue (Parc naturel régional
du Morvan)
Cette action entre plus directement dans les
préoccupations du Parc du Morvan, en liaison
étroite avec l’aménagement du territoire (notamment la gestion du devenir de la forêt morvandelle, très affectée par les enrésinements massifs du
dernier demi-siècle). Elle pourra néanmoins s’appuyer sur les observations sur le temps long développées dans les actions 1 à 3 et aussi utiliser le
massif du mont Beuvray comme plate-forme expérimentale privilégiée.
8. Bibracte- Mont Beuvray. Projet triennal 2003-2005. Carte topographique du Sud-Morvan, montrant l’emprise du
secteur concerné par le programme de recherche “De l’Arroux à Bibracte”.
21
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
AUTOUR DU PROGRAMME DE RECHERCHE
Préambule : les nouvelles orientations du
plan de développement
Les actions décrites ci-dessous s’inscrivent
dans le plan de développement validé par le
conseil d’administration de BIBRACTE en
juin 2001. Ce plan a pour principaux objectifs
d’augmenter les activités du centre de recherche
en développant des actions de formation et d’améliorer l’offre culturelle du site afin de mieux rendre
compte de l’arch é o l ogie au grand public, tout en
p a rticipant plus efficacement au développement
du Morvan. Ses ambitions ont été étroitement ajustées aux re s s o u rces financières escomptées pour les
années à venir, que l’on évo q u e ra en conclusion.
Le cœur d’un réseau européen d’échange
scientifique
L’animation d’un réseau d’éch a n ges fi g u re
p a rmi les missions de BIBRACTE.De fait, BIBRACTE
occupe désormais une position centrale au sein
d’un réseau européen d’arch é o l ogues constitué au
fil des ans grâce à l’accueil de plusieurs milliers de
cherch e u rs et d’étudiants.Ce réseau s’étend chaque
année à travers de nouveaux partenariat s.Côté franç a i s, de nouvelles conventions sont à l’étude avec
les universités Marc Bloch (Strasbourg) et Lumière
(Lyon 2),tandis que les relations se divers i fient avec
l’université de Bourgogne et l’université Pa ris 1.Côté
européen,un part e n a riat est à l’étude avec le musée
de Bohême centrale, tandis que le soutien par
BIBRACTE d’un projet en Bulga rie augure d’une
nouvelle collaboration avec l’Institut arch é o l ogique
de Sofia, et qu’un voyage d’étude en Po l ogne a permis d’établir des contacts avec différentes institutions de ce pays.
Les rencontres scientifiques qui se tiennent au
Centre archéologique,à raison d’au moins une rencontre annuelle de caractère national ou international, contribuent également beaucoup à la “visibilité” de l’institution, ce d’autant plus que ces rencontres sont généralement suivies de la publication d’actes dans la collection propre du Centre.
Les plus importantes des trois dernières années
ont été consacrées à l’approche critique de l’ar chéologie funéraire en 2001 (en partenariat avec
l’UMR 5594) et aux Militaria césariens en contexte
gaulois en 2002. Ces manifestations importantes
22
pour la notoriété de BIBRACTE doivent se poursuivre au même rythme. Pour 2003, est projetée, en
accompagnement de l’exposition tempora i re
annuelle, une manifestation sur les dépôts d’objets
métalliques (en partenariat avec l’UMR 5594).
La réalité du réseau dont BIBRACTE est le cœur
se mesure également à l’aune des initiatives qu’il
suscite ou favorise.Nous nous contenterons de deux
exemples. L’Académie autri chienne des Sciences a
lancé en 2001 un projet d’encyclopédie de l’archéol ogie celtique, œuvre collective qui s’appuie fo rt ement sur la communauté des chercheurs qui fréquentent le Centre arch é o l ogique européen. Dans
un autre domaine,BIBRACTE a été sollicité pour préparer le programme d’une journée de présentation
de résultats significatifs de l’arch é o l ogie de l’âge du
Fer sur le terri t o i re français dans le cadre du prochain colloque de l’Institute of Field Arch a e o l ogy,qui
se tiendra au Pays de Galles en mars 2003.
BIBRACTE soutient occasionnellement les travaux de chercheurs associés dans des pays étrangers. Sont actuellement concernées des missions
d’ethnoarch é o l ogie au Népal (unive rsité de
Lausanne), des recherches sur l’occupation celtique de la Grande Plaine hongroise (UMR 5594 et
université de Budapest) et des recherches sur le
site thrace de Sborjanovo en Bulgarie (université
de Lausanne). Ce soutien demeure toutefo i s
modeste. Il se traduit principalement par la mise à
disposition d’équipements et de matériels.
Le réseau profite également d’autres opportunités pour s’élargir. Le projet européen PISA
(Programmation intégrée dans les sites archéologiques) conclu en 2002 a permis de nouer des
contacts avec les services archéologiques de la
plupart des pays de la zone méditerranéenne. Le
réseau ORION, réseau international de réflexion
sur les utilisations des nouvelles technologies et
particulièrement de l’imagerie 3D dans les musées
d’archéologie, institué en 2002, permet d’établir
des ponts avec des responsables de musées d’une
demi-douzaine de pays.
Dans un tout autre domaine, le réseau des
Grands Sites, au sein duquel BIBRACTE a été
accepté en 2002, permet de se rapprocher des gestionnaires des plus importants sites naturels et culturels français. Enfin, toutes les rencontres qui se
tiennent au centre archéologique européen, qui
touche des publics très variés (archéologues, professionnels du patrimoine, enseignants…), élargissent encore le cercle.
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Un centre de ressources documentaires
La ri chesse du fonds documentaire de
BIBRACTE attire des chercheurs et étudiants de
plus en plus nombreux. Ceux-ci y trouvent des
conditions de travail et d’hébergement optimales à
des conditions très avantageuses,qui ont été encore simplifiées en 2002. Les étudiants bénéficient
d’un crédit annuel de cinq jours d’hébergement
gratuit, quel que soit leur établissement d’origine.
Par ailleurs l’hébergement de l’équipe âge du Fer
et romanisation de l’UMR 5594 (Dijon) assure
désormais une activité scientifique tout au long de
l’année qui est fort appréciée des chercheurs et
étudiants qui fréquentent la bibliothèque.
Le fonds documentaire s’accroît à une vitesse
accélérée par achats, mais surtout par échange
avec les volumes de la collection Bibracte, par
dépôt d’ouvrages issus des doubles d’autres bibliothèques et de plus en plus par des dons de sociétés savantes ou de particuliers. Il s’enrichit désormais de collections d’archives (archives Deyber en
2002) et des produits d’actions documentaires
menées par ses partenaires (fichier des grands
sites de l’âge du Fer – S. Fichtl ; enquêtes diverses
pilotées par J.-P. Guillaumet). Ne doivent pas être
oubliés un fonds iconographique important (plus
de 50 000 cl i chés) encore sous-exploité par
manque de moyens humains et une collection
intéressante de vidéos archéologiques.
Ce développement à un rythme accéléré du
champ couve rt par les actions documentaires
nous incite à donner plus d’ambition et de visibilité à ce volet de l’activité de BIBRACTE dans les
prochaines années.BIBRACTE peut prétendre remplir un rôle identique à celui assigné au Pôle international de Préhistoire récemment institué dans le
Sud-Ouest dans le cadre d’un partenariat entre le
ministère de la Culture et le département de la
Dordogne.
Un centre de formation
Formation des archéologues
Le programme de recherche, la richesse du
fonds documentaire et la tenue régulière de rencontres scientifiques sont autant de facteurs qui
contribuent à faire de Bibracte un lieu majeur
d’échanges scientifiques.
La formation des étudiants est un sous-produit
évident du programme de recherche mené sur
l’oppidum de Bibracte. Ce programme est donc
appelé à demeurer, quelles que soient les ambitions nouvelles affi chées dans ce domaine, le
cadre privilégié des fo rm ations prodiguées au
Centre archéologique. Le formalisme des procédures de documentation imposées aux intervenants scientifiques (annexe 6) est d’ailleurs un très
bon support pédagogique pour la formation pratique au métier d’archéologue. Les stages thématiques (études de mobilier…) permettent par
ailleurs l’acquisition de connaissances spécialisées et concrètes.
Afin d’utiliser plus complètement les capacités
l ogistiques et les re s s o u rces pédagogiques de
BIBRACTE, on souhaite développer de nouvelles
actions de formation qui s’appuyent sur l’expérience du programme de recherche mais demeurent indépendantes de lui. Avec ses moyens
humains limités, BIBRACTE ne peut toutefois pas
prétendre livrer des stages ou des cursus “clés en
main”, sauf exception. Le bon mode opératoire
semble plutôt de s’associer avec des organismes
de formation (universités ou autres) pour proposer
des modules de formation pratique. De fait, les derniers mois ont vu se multiplier les propositions de
partenariat suivant cette formule.
Aujourd’hui, BIBRACTE participe ainsi à une
grande variété d’actions destinées aux archéologues en formation initiale ou continue.
Des stages pratiques sont organisés en partenariat avec des instituts de fo rm at i o n : DESS
Archéosciences de l’université de Dijon (stage
annuel d’une semaine en début de cursus, institué
d epuis 2000), DEA des unive rsités de DijonBesançon-Strasbourg (stage commun d’une semaine, à commencer au printemps 2003), École du
Louvre (stage de sensibilisation à l’archéologie
pour les étudiants de 2e cycle),formation continue
de l’université de Bourgogne (stages de numismatique et d’archéologie du bâti, à commencer en
2003).
Des contacts ont en outre été pris pour participer à une licence professionnelle d’archéologie de
l’université Paris 1 (début de la formation prévu à
la rentrée 2004) et à un cursus d’archéologie de
l’université Lyon 2, tandis que BIBRACTE est parten a i re du cursus de fo rm ation à distance
Techniques de l’archéologie en Europe initié par
l’université d’Artois.
23
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
Une action pilote de formation des responsables de chantiers de fouille se déroulera sur les
années 2003 et 2004. Cette action, coordonnée par
English Heritage et menée notamment en partenariat avec l’INRAP et l’Institute of Field Archaeology,
bénéficie d’un important soutien de l’Union européenne dans le cadre du programme LEONARDO.
Elle consiste à amener des responsables de chantiers de sauvetage à confronter leur expérience sur
un cas pratique d’étude, à savoir un chantier du
site de Bibracte. Deux sessions d’un mois permettront à ces archéologues d’identifier les éléments
constitutifs des compétences exigées par leur profession, puis de bâtir un programme de formation
et de le tester sur la seconde session.
type d’action de formation destiné aux acteurs de
l’aménagement du territoire qui sont amenés à
être confrontés à des problèmes patrimoniaux
mais manquent d’une formation initiale pour les
traiter, voire même seulement pour les identifier.
Une réflexion pour le développement de telles formations a été engagée en 2002 avec l’université de
Bourgogne et l’antenne régionale du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT),
qui est plus particulièrement chargée, à l’échelon
national, d’identifier les besoins de formation en
matière de métiers du patrimoine.
Le développement d’outils
pour la recherche archéologique
et la valorisation de la recherche
Formation des enseignants
L’équipe éducative de BIBRACTE accueille
régulièrement des stagiaires issus du ministère de
l ’ É d u c ation nat i o n a l e, principalement dans le
cadre du plan de formation de l’académie de
Dijon (environ quatre sessions annuelles d’une ou
deux journées). Elle édite également des ouvrages
en partenariat avec le centre régional de documentation pédagogique. Son expérience en matière d’utilisation de l’archéologie à des fins pédagogiques a valu à BIBRACTE d’être labellisé en 2002
Pôle national de ressources pour l’archéologie
dans le cadre du plan national de développement
de l’enseignement des arts et de la culture à l’école, aux côtés du centre régional de documentation
pédagogique de Bourgogne et de l’institut universitaire de formation des maîtres de Dijon. BIBRACTE se voit donc confier la mission d’identifier des
ressources documentaires pour l’enseignement,
d’organiser des sessions de formation d’audience
nationale pour les enseignants et les membres des
services éducatifs des musées et de favoriser une
réflexion sur la place de l’archéologie dans l’enseignement scolaire.
Formation des acteurs de l’aménagement
du territoire
BIBRACTE a longtemps organisé des stages de
sensibilisation à l’archéologie pour les techniciens
de l’Office national des Forêts. Cette action est
interrompue depuis plusieurs années, mais il ne
fait pas de doute qu’elle a eu un impact dans la
profession forestière et qu’elle n’est pas étrangère
à la création récente de postes d’archéologues au
sein de l’ONF. BIBRACTE souhaite renouer avec ce
24
La mise en place des installations du Centre
archéologique, voici une dizaine d’années, avait
été l’occasion d’une réflexion sur les équipements
nécessaires sur un chantier archéologique, ce qui
avait alors permis l’acquisition d’un matériel perfo rmant qui reste opérationnel. Ces dern i è re s
années, des efforts ont porté sur la conception
d’un outil de documentation adapté aux missions
du Centre archéologique. Cet outil est aujourd’hui
opérationnel et transférable à d’autres institutions.
Il a fait l’objet d’un doctorat (A. Chaillou) qui sera
soutenu à l’université Lyon 2 durant le premier
semestre 2003.
La mise en œuvre du nouveau projet de mise
en valeur du site (c f. i n f ra) sera l’occasion de
r é fl é chir dès 2003 à un nouveau type d’équipements de ch a n t i e rs, notamment à un mode de
c o u ve rt u re qui permette une meilleure intégration de diff é rentes fonctions : p rotection de surfaces de 1000 à 2000 m2 d’un seul tenant, t e nue à
la neige et aux intempéries, cheminement du
p u bl i c. Cette expérimentation, effectuée avec le
soutien du ministère de la Culture, dev rait permettre de dégager des solutions tech n i q u e s
a d ap t ables en d’autres lieux.
De la même façon, une étude ori ginale a été
lancée à l’automne 2002 avec le ministère de la
C u l t u re sur l’ap p ro che pay s agère dans la mise
en valeur des sites arch é o l ogiques. Il s’agit, par
l’étude de quelques réalisations exe m p l a i res
dans le domaine de l’arch é o l ogie et dans des
domaines connexes et par une expéri m e n t at i o n
menée à Bibra c t e, d’évaluer la pertinence d’app ro ches de la mise en valeur des sites altern atives à celles issues de la re s t a u ration du pat rimoine bâti.
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
Dans un tout autre domaine, se conclura en
2003 un programme de développement technologique soutenu par l’Union européenne sous l’acronyme PAST.Il s’agit de concevoir et d’expérimenter
un nouvel outil multimédia d’aide à la visite des
sites arch é o l ogiques (ord i n ateur de poch e
connecté à un réseau hertzien local permettant
son géoréférencement et l’acheminement d’information).
De façon générale, la diversité des missions de
BIBRACTE et sa capacité à assurer la maîtrise
d’œuvre d’actions sur la durée en font un support
idéal pour l’expérimentation de nouvelles technologies et de nouveaux modes opératoires dans le
vaste domaine de la gestion, de l’étude et de la
mise en valeur du patrimoine archéologique.On se
propose de poursuivre ces expérimentations dans
les années qui viennent et d’élargir le champ d’application à la gestion de l’espace forestier du massif du mont Beuvray, en liaison avec le thème de
re ch e rche re l atif à l’env i ronnement nat u rel et
humain.
Des actions de valorisation de la recherche
Des actions diversifiées en faveur du grand
public et du public scolaire
L’espace d’exposition permanent du musée de
la civilisation celtique a ouvert au public en 1996.
Depuis lors, un régime de fonctionnement de croisière a été atteint, qui a été réajusté en 2001 par la
création d’une direction des publics et du développement culturel. Chaque année, BIBRACTE propose une offre culturelle diversifiée, qui allie exposition temporaire, événements liés à l’archéologie
(animations, conférences…) ainsi que divers rendez-vous thématiques : séances de cinéma en plein
air (en juillet), nuits de l’astronomie (en août), village de la science (en octobre) Des visites guidées
en plusieurs langues sont organisées à différentes
heures de la journée durant les périodes de forte
fréquentation. Les expositions temporaires
annuelles, qui restent en place pendant la majeure
partie de la saison d’ouverture du musée, sont le
pivot de l’offre culturelle du musée. Celles des trois
dernières années ont permis de présenter différents aspects de la civilisation celtique protohistorique, avec Les druides gaulois en 2000 (production de BIBRACTE), Les Gaulois en Provence en
2001 (production de la Ville de Martigues) et Sur
les traces de César en 2002 (production de
BIBRACTE). On se propose de poursuivre dans la
même voie dans les années à venir. Celle de l’année 2003 s’intitulera Fer et savoir-faire à l’époque
celtique. Pour l’année suivante, une concertation a
été engagée avec le Naturhistorisches Museum de
Vienne pour produire une exposition consacrée
aux nouvelles recherches sur le site de Hallstatt.
L’année 2005 sera quant à elle consacrée au vingtième anniversaire de la reprise des fouilles sur le
mont Beuvray, ce qui donnera lieu à une exposition spécifique et à plusieurs manifestations (colloques, fête de l’archéologie sur le mont Beuvray).
Ces expositions sont désormais déclinées sous une
fo rme réduite, facilement tra n s p o rt abl e, qui
connaît un grand succès.Celle sur les druides a en
outre été reprise par l’université de Leipzig qui a
o rganisé son itinérance dans quat re musées
d’Allemagne et de Suisse.
BIBRACTE continue par ailleurs à développer
son offre en direction du public d’âge scolaire
avec une gamme diversifiée de formules d’accueil : journées de découverte, classes patrimoine,
chantier-école. De nouveaux partenariats ont été
engagés au cours des derniers mois avec les établissements scolaires du Sud-Morvan, qui permettent de poursuivre des actions sur la durée d’une
année scolaire,notamment avec le collège de Luzy
(58), qui a créé en 2001 un projet d’établissement
autour de l’archéologie.
Une politique promotionnelle au service de
l’archéologie… et de la Bourgogne
La mise en place d’une offre culturelle renouvelée chaque saison s’accompagne d’une politique promotionnelle adaptée. Un plan marketing
a été défini en 2001, qui identifie des segments de
clientèle potentielle et des catégories d’acteurs de
la vie touristique bourguignonne à démarcher
prioritairement. Ce plan est mis en œuvre pour sa
majeure partie par des membres de l’équipe de
BIBRACTE, et pour une petite partie (démarchage
des agences touristiques et tour operators) par un
prestataire. La priorité est donnée au développement de partenariats avec les acteurs locaux et
régionaux de l’accueil touristique (offices de tourisme, hôteliers, restaurateurs, sites touristiques…),
avec deux interlocuteurs privilégiés : l’office de
tourisme de la ville d’Autun et celui du Parc naturel régional du Morvan. Les actions promotionnelles dirigées vers le grand public se font par le
biais de nombreuses campagnes de distribution
25
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
de dépliants durant la saison et par des actions en
concertation avec les médias, à l’échelle régionale
ou nationale (en évitant au maximum l’achat d’espaces publicitaires). Parallèlement, les conditions
d’accueil du public ont été améliorées par l’élargissement des jours et heures d’ouve rt u re (le
musée est désormais ouvert tous les jours de la mimars à la mi-novembre), par l’institution d’un passeport valable pour toute la durée d’une saison et
par la mise en place d’un point d’information touristique et d’un service (encore trop modeste) de
cafétéria.
Après avoir plafonné à 40 000 visiteurs depuis
1996,la fréquentation du musée est passée à 43 000
visiteurs en 2002 (en incluant les publics scolaires), ce qui le place au deuxième rang des
musées de Bourgogne, après le musée des BeauxArts de Dijon. La fréquentation annuelle du mont
Beuvray – qui reste en libre accès – est vraisemblablement du double de ce chiffre, si l’on se fie à
des comptages effectués durant l’été 2000.
BIBRACTE s’implique donc fortement dans le
renfo rcement de l’offre touristique du Morvan, mais
aussi dans la construction d’une politique culturelle
à l’échelle du massif (notamment à trave rs les politiques de pays et le programme LEADER + Morvan).
La faiblesse de la coordination des acteurs touristiques nous incite à poursuivre dans cette voie
dans les années à venir, avec l’espoir qu’une
m e i l l e u re stru c t u ration sera acquise à moyen
terme et que l’on pourra alors s’appuyer plus fortement sur des partenaires régionaux.
Un nouveau projet de mise en valeur
du site et du musée
Le principal volet du projet de développement
culturel arrêté en 2001 est le lancement d’un nouveau programme d’équipement du musée et du
site. Il s’agit à la fois de renforcer l’offre culturelle
de BIBRACTE et d’améliorer les conditions d’accueil du public, avec l’ambition d’être en mesure
d’accueillir annuellement 120 000 visiteurs dont
les deux tiers profiteront des équipements du
musée (contre 50 % aujourd’hui).
De fait, la muséographie de l’espace de présentation permanente, installée en 1996 et à peine
modifiée depuis lors, requiert une sérieuse réorganisation, à la fois pour intégrer les résultats des
recherches récentes et pour améliorer certains
aspects du discours. Par ailleurs, il s’avère à l’usage
que les autres espaces du bâtiment suffisent déjà à
26
peine à absorber les flux de visiteurs et ne permettent pas d’assurer l’ensemble des services attendus
dans un équipement de cette qualité (salle de
conférences, ateliers éducatifs, espace de restauration…).Le bureau d’information touristique ouvert
en 2000 dans un pavillon construit à cet usage ne
pallie que très marginalement ces manques.
Sur le site, une étape a été franchie au cours
des trois dernières années avec d’importants travaux forestiers (sous-traités à l’ONF) et surtout
avec la mise en place de nouveaux aménagements
avec le concours de l’architecte en chef des monuments historiques en charge du site et d’un paysagi s t e : restitution de la Porte du Rebout (avec
l’achèvement de la mise en valeur des abords
prévu en 2003), restauration du bassin naviforme
de la Pâture du Couvent et d’une partie des vestiges de la domus PC 1, reconstruction de l’“ hôtel
des Gaules” de Jacques-Gabriel Bulliot, utilisé
comme espace d’exposition sur les fouilles du
XIXe siècle et comme point de services, mise en
valeur de la fontaine Saint-Pierre. Ces travaux ont
été l’occasion d’avancer la réfl exion sur les
“bonnes” modalités de l’aménagement du site,
avec la mise en exergue de deux paramètres : les
chantiers de fouille à mieux mettre en valeur
parce qu’ils constituent une offre originale, spécifique au site, et l’approche paysagère qui semble
bien plus pertinente en ce lieu que l’approche
classique des sites arch é o l ogiques issue des
usages de la restauration du bâti.
Le nouveau projet met l’accent sur les composantes suivantes de l’ensemble musée-site :
– Réaffirmer le caractère unique de l’offre culturelle de Bibracte : un site archéologique en
pleine nature où des recherches se déroulent
en permanence ;
– Faire en sorte que le musée soit la porte d’entrée obligée du site ;
– Mettre à niveau les espaces d’accueil et de service du musée : hall d’accueil, boutique, cafétéria, salle d’exposition tempora i re, salle de
conférence, ateliers pédagogiques ;
– Rénover la muséographie de l’espace d’exposition permanente du musée ;
– Privilégier la découverte pédestre du site à partir du musée en réduisant (voire en supprimant) toute circ u l ation motorisée entre le
musée et la Porte du Rebout ;
– Mieux prendre en compte les composantes
naturelles et paysagères pour la mise en valeur
du site,notamment pour révéler la topographie
de l’oppidum, pour mettre en valeur les traces
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
–
–
archéologiques et pour signaler les cheminements ;
Poursuivre la restauration et le signalement de
vestiges immobiliers en quelques points localisés du site (domus PC 1, couvent) ;
Améliorer le matériel de chantier afin, notamment, de disposer de structures de protection
plus vastes, pouvant être maintenues en place
toute l’année et pouvant faciliter le cheminement des visiteurs (avec une application prioritaire et urgente sur le chantier de la Pâture du
Couvent).
La conduite de ces études est menée en
concertation avec un comité de pilotage constitué
de représentants des diff é rentes institutions
concernées (DRAC, DIREN, services départementaux de l’architecture,ACMH,ONF,Parc du Morvan)
et du conseil scientifique.Un moment privilégié de
concertation avec les chercheurs associés a été
programmé pour avril 2003.
Ces études permettent aussi d’affiner le calendrier de réalisation du projet (afin de ne pas perturber l’accueil du public) et ses conséquences
financières, tant en matière de fonctionnement
que d’investissement. Les partenaires potentiels de
BIBRACTE pour cette opération (État, collectivités,
Union européenne) sont tenus régulière m e n t
informés de l’avancée de la réflexion, notamment
par le biais des réunions du conseil d’administration. L’objectif est la mise en œuvre d’une première tranche de travaux dès 2004.
Un programme d’études a été lancé en septembre 2002 avec le soutien du ministère de la
Culture afin de préciser les cahiers des charges des
différents aspects de ce projet. Il se développera
sur une année et comprend :
– La préprogrammation du projet (effectuée au
dernier trimestre de 2002) ;
– Une étude paysagère (lancée en novembre 2002) ;
– Une étude de faisabilité pour l’amélioration des
équipements du musée (à lancer en février 2003) ;
– Une étude de définition pour le matériel de
chantier, à lancer durant le printemps 2003.
a
27
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
CONCLUSION
Il convient de conclure ce programme d’actions pour les années qui viennent en s’interrogeant sur
l’adéquation des moyens financiers dont disposera BIBRACTE. Pour ce qui concerne le projet de mise en
valeur qui vient d’être décrit,une attention particulière est portée à la programmation,afin de pouvoir échelonner les travaux en fonction des moyens qui seront rassemblés, voire à différer la réalisation d’une partie
du projet si les moyens venaient à manquer.
BIBRACTE fonctionne avec des moyens stables depuis plusieurs années, constitués à hauteur de
85 % par des subventions (issues en très grande partie du ministère de la Culture ) , le solde étant constitué de recettes pro p res (accueil du publ i c, héberge m e n t , ventes de bois). Les ch a rges salariales comptent pour plus de 40 % des dépenses, avec une progression automatique en volume d’au moins 2 % par
an. Le développement continu des activités de l’entrep rise s’effectue à effectif constant – et donc ave c
des moyens humains réduits depuis la mise en œuvre, en 2001, de la réduction du temps de trava i l , qui
se solde par la perte sèche de plus de 10 % des heures trava i l l é e s
Dans ces conditions, il devient chaque année plus difficile de bâtir un budget conforme aux ambitions
annoncées, malgré des efforts continus pour optimiser les moyens – et l’on notera d’ailleurs que l’entreprise a affiché une perte au cours des exercices 2001 et 2002. Les solutions qui permettront à BIBRACTE de
poursuivre son développement sont néanmoins bien identifiées :
–
Utiliser plus systématiquement les possibilités de cofinancement pour les actions de recherche et de
formation (programmes de coopération de l’Union européenne, comme LEONARDO ou CULTURE
2000 ; programmes bilatéraux).
–
Produire un excédent ou du moins une gestion équilibrée sur certains secteurs d’activité qui pourront
dès lors se développer en s’autofinançant. Sont principalement concernés la boutique du musée (avec
des résultats d’ores et déjà excellents), la cafétéria du musée, le guidage des visiteurs, mais aussi l’ensemble des actions de formation, les rencontres scientifiques (y compris l’édition des actes), voire la
gestion de l’iconothèque.
–
Réduire les moyens affectés à certaines activités grâce à une meilleure répartition des tâches avec des
partenaires régionaux. Ceci vaut surtout pour les actions promotionnelles, qui sont encore loin d’utiliser toutes les ressources des organes régionaux de promotion touristique.
–
Enfin,obtenir une plus forte implication des collectivités territoriales dans la prise en charge de certains
coûts, notamment en ce qui concerne les activités qui contribuent au développement culturel, touristique et économique de la Bourgogne, afin d’affecter l’ensemble des moyens issus du ministère de la
Culture aux tâches inscrites dans le traité de concession qui lie BIBRACTE à l’État : protéger et mettre
en valeur le site, animer le programme de recherche et les actions de formation qui en découle, présenter l’archéologie celtique à un large public. Le département de la Nièvre assure depuis l’origine un
soutien fidèle et important à BIBRACTE. Il est permis de penser que le Conseil régional assumera pleinement la part qui lui revient à brève échéance, en confirmant l’effort très significatif consenti en 2003.
D’autres collectivités demeurent à mobiliser de la même manière.
a
28
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
ANNEXES
ANNEXE 1
Le conseil scientifique de BIBRACTE
À partir de 2001
De 1996 à 2001
Président
Christian GOUDINEAU,
Président
Gilbert KAENEL
Professeur au Collège de France
Directeur du musée cantonal d’Archéologie et d’Histoire
(Lausanne, Suisse)
Membres
Membres
Pascale CHARDRON-PICAULT
Archéologue municipale d’Autun
John COLLIS
Professeur à l’université de Sheffield (Royaume-Uni)
Armand DESBAT
Chercheur au CNRS (Maison de l’Orient méditerranéen, Lyon)
John COLLIS
Professeur à l’université de Sheffield (Royaume-Uni)
Armand DESBAT
Chercheur au CNRS (Maison de l’Orient méditerranéen, Lyon)
Dominique GARCIA
Maître de conférences à l’université de Provence (Aix-enProvence)
Dominique GARCIA
Maître de conférences à l’université de Provence (Aix-enProvence)
Gilbert KAENEL
Directeur du musée cantonal d’Archéologie et d’Histoire
(Lausanne, Suisse)
Jeannot METZLER
Conservateur au Musée national d’Art et d’Histoire du
Luxembourg
Susanne SIEVERS
Vice-Directeur de la Römisch-germanische Kommission de
l’Institut archéologique allemand (Francfort)
Yves MENEZ
Conservateur au service régional de l’archéologie, Rennes
Jeannot METZLER
Conservateur au Musée national d’Art et d’Histoire du
Luxembourg
Susanne SIEVERS
Vice-Directeur de la Römisch-germanische Kommission de
l’Institut archéologique allemand (Francfort)
Stéphane VERGER
Directeur des études pour l’Antiquité à l’Ecole française de
Rome (Italie)
Jean-Paul THÉVENOT
Conservateur du Patrimoine, chercheur associé au laboratoire
“archéologie, histoire et sociétés” (UMR 9954, Dijon)
Stéphane VERGER
Directeur des études pour l’Antiquité à l’Ecole française de
Rome (Italie)
Représentants des chercheurs associés
Représentants des chercheurs associés
Patrice BECK
Katherine GRUEL
Maître de conférences à l’université Paris-I
Katherine GRUEL
Chercheur au CNRS (UMR 8546, Paris)
Daniele VITALI
Professeur à l’université de Bologne (Italie)
Directeur de recherche au CNRS (UMR 8546, Paris)
Thierry LUGINBÜHL
Professeur à l’université de Lausanne, IASA
Daniele VITALI
Professeur à l’université de Bologne (Italie)
29
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
ANNEXE 2
Organigramme de BIBRACTE au 15 janvier 2003
Conseil d'administration
président
Jacques Fournet
Conseil scientifique
président
Gilbert Kaenel
membres
John Collis
Armand Desbat
Dominique Garcia
Yves Ménez
Jeannot Metzler
Susanne Sievers
Stéphane Verger
représentants des chercheurs associés
Katherine Gruel
Thierry Luginbühl
Daniele Vitali
directeur général
assistante administrative
Service des affaires juridiques, financières et sociales
responsable des affaires juridiques, financières et sociales
comptable
Vincent Guichard
Joëlle Cunnac
Direction générale
Direction de la recherche et de la formation
directeur de la recherche et de la formation
assistant scientifique
assistante administrative
technicien chargé des collections
documentaliste, correspondant informatique
topographe, correspondant informatique
photographe
Service des publications
secrétaire d'édition
infographiste
Direction du développement culturel et des publics
directrice du développement culturel et des publics
assistante administrative
adjointe de la directrice du développement culturel
chargé de projets, responsable des collections
chargée de projets
chargée du développement touristique
assistante commerciale
assistante commerciale boutique
agent d'accueil/guide
agent d'accueil/guide
agent d'accueil
agent technique musée
guides-animateurs
Direction des affaires techniques et du patrimoine
directeur des affaires techniques et du patrimoine
assistante administrative
chargée de l'accueil au centre de recherche
assistante service commercial
technicien sécurité et maintenance
technicien chantiers et site
agent technique site
agent d'accueil et de surveillance
30
Jean-Paul Chamard
Carine Genin
Vincent Guichard
Pascal Paris
Joëlle Cunnac
Gilles Ruet
Raphael Moreau
Fabrice Laudrin
Antoine Maillier
Myriam Giudicelli
Daniel Beucher
Françoise Paquelot
Patricia Lepaul
Anne Flouest
Dominique Lacoste
Eloïse Vial
Pascale Plaza
Marie-Claude Martinon
Mireille Gien
Marie-Alice Boudet
Sandrine Chaussin
Valérie Scalin
Claude Sainjon
vacataires (18 personnes)
Jacques Gorlier
Valérie Iannèce
Annick Novak
Marguerite Lacombe
Jean-Pierre Mongouachon
Bernard Duquy-Nicoud
Bruno Caré
Pascal Guillemoz
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
ANNEXE 3
Article collectif :
L’oppidum de Bibracte
un aperçu des acquis récents des re c h e rches (1997-2002)
Sommaire
Introduction
Les observations archéologiques
Répartition et calendrier des recherches
La topographie de l’oppidum : systèmes de fortification, voies d’accès, organisation urbaine
Les remparts
Le secteur de la Côme Chaudron et du Champlain
Le secteur de la Pâture du Couvent
Le quartier à l’est de l’avenue et au nord de la rue des Caves
Le quartier à l’ouest de l’avenue
Le quartier à l’est de l’avenue et au sud de la rue des caves ("îlot des Grandes Forges”)
Le secteur du Parc aux Chevaux
La domus PC1
La plate-forme PC4
Le Mont Beuvray après l’oppidum : le couvent franciscain
L’environnement du Mont Beuvray : les prémices de nouvelles recherches
Acquis et perspectives
Une forte concentration de population sur une durée réduite
La ville après César
La ville avant César
L’influence méditerranéenne et ses limites
Perspectives
Bibliographie
31
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
ANNEXE 4
Évolution des moyens humains mobilisés par les activités scientifiques de BIBRACTE
(en nombre de journées ouvrées)
2000
2001
2002
Chercheurs et étudiants
dans le cadre du programme de recherche
3474
3531
3051
Colloques, séminaires, formation
1816
855
1145
686
550
365
Stagiaires non rémunérés, hors équipes
de recherche
non enregistré
310
221
Salariés sous contrat à durée indéterminée
non enregistré
1802
1802
Salariés sous contrat à durée déterminée
non enregistré
295
194
Accueil de l’UMR 5594
32
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
ANNEXE 5
Publications sur Bibracte de 2000 à 2002
2000
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
Goudineau 2000 : GOUDINEAU (Ch.). — Bibracte. In : FELLMAN (R.) dir. — Caesar und Vercingetorix. Mainz am Rhein :
Philipp von Zabern, 2000, p. 41-43 (traduction allemande du H.S. du n° 1 de l’Archéologue).
Guichard et al. 2000 : GUICHARD (V.), MOREAU (R.), LAUDRIN (F.), CHAILLOU (A.). — La gestion de la documentation archéologique au Centre archéologique européen du Mont Beuvray. In : DEYBER-PERSIGNAT (D.) dir. — Le dépôt
archéologique, conservation et gestion pour un projet scientifique et culturel. Actes des Assises nationales de la conservation archéologique, Bourges, 26, 27, 28 novembre 1998. Bourges : Éditions de la ville de Bourges, Service
d’Archéologie Municipal, 2000, p. 313-317.
G u i c h a rd, Moreau 2000 : GUICHARD (V.), MOREAU (R.). — La conservation de la documentation archéologique au
Centre archéologique européen du Mont Beuvray. In : DEYBER-PERSIGNAT (D.) dir. — Le dépôt archéologique, conser vation et gestion pour un projet scientifique et culturel. Actes des Assises nationales de la conservation archéologique,
Bourges, 26, 27, 28 novembre 1998. Bourges: Éditions de la ville de Bourges, Service d’Archéologie Municipal, 2000, p. 55-61.
Guichard, Sievers, Urban 2000 : GUICHARD (V.), SIEVERS (S.), URBAN (O.-H.) dir. — Les processus d’urbanisation à l’âge
du Fer = Eisenzeitliche Urbanisations-p rozesse. Glux-en-Glenne: Centre archéologique européen du Mont Beuvray, 2000,
240 p., 55 ill. (Bibracte; 4).
Guillaumet 2000 : GUILLAUMET (J.-P.). — Les premières fouilles du Mont-Beuvray : de J.-G. Bulliot à J. Déchelette. In : JACQUET
(P.), PÉRICHON (R.) dir. — Aspects de l’archéologie française au XIXe siècle. (Actes du colloque international tenu à La Diana à
Montbrison les 14 et 15 octobre 1995). Montbrison : La Diana, 2000 (Recueil de mémoires et documents sur le Forez ; 28).
Guillaumet et al 2000 : GUILLAUMET (J.-P.) dir. — Dix ans de coopération franco-hongroise. Budapest : Collegium
Budapest, 2000.
Verger 2000 : VERGER (St.). — Les tombes des derniers aristocrates celtes. In : Universalia 2000. Paris : Encyclopedia
Universalis, 2000, p. 379-381.
PUBLICATIONS GRAND PUBLIC ET PÉDAGOGIQUES
Musée de Bibracte 2000 : Les druides gaulois. Exposition St-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), musée de
Bibracte29 avril-5 novembre 2000. Glux-en-Glenne : Centre archéologique européen du Mont Beuvray, 2000, 12 p.
Guichard, Perrin 2000 : GUICHARD (V.), PERRIN (F.) dir. — Les Druides. L’archéologue, hors série 2. Paris : Errance, 2000.
2001
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
Gran-Aymerich, Domínguez Arranz 2001 : GRAN-AYMERICH (J.), DOMINGUEZ ARRANZ (A.). — Bibracte en Borgoña. Un
yaciniento arqueológico europeo y catorce años de participación científica española. I n: Trabalhos de Antropologia e
Etnologia, 41 (1-2), 2001, p. 157-177.
Guichard 2001 : GUICHARD (V.). — L’archéologie programmée : étude de cas, Bibracte sur le Mont Beuvray. Culture et
Recherche, 85, 86, 2001, p. 9, 10 (n° spécial La Recherche archéologique).
Guillaumet 2001 : GUILLAUMET (J.-P.). — Les minières de Bourgogne et du Beuvray. Bull. de l’AFEAF 2001, 19, p. 35-37.
PUBLICATIONS GRAND PUBLIC ET PÉDAGOGIQUES
Chenuet 2001 : Beuvray (Mont) – 71. In : CHENUET (G.) dir. — À la découverte de la France mystérieuse : guide touris tique. Paris : Sélection du Reader’s Digest, 2001, p. 180, 181.
Gro u s s a rd dir 2001 : GROUSSARD (J.-Cl.). — Bibracte, capitale gauloise sur le Mont Beuvray. Guide de visite, site archéolo gique et musée. Glux-en-Glenne: Centre archéologique européen du Mont Beuvray, 2001.
Joucla 2001 : JOUCLA (V.) ed. — En Bourgogne, dans la Champagne crayeuse et le massif du Morvan. In : La France
des forêts. Paris : Nouveaux loisirs ; Office National des Forêts, 2001, p. 106, 107 (guides Gallimard).
Meylan 2001 : MEYLAN (F.). — Bibracte et l’Europe des chercheurs. In: FLUTSCH (L.). dir : L’archéologie en 83 trou vailles : hommage collectif à Daniel Paunier. Lausanne : musée romain de Lausanne/Vidy-Infolio, 2001, p. 124, 125.
Nièvre 2001 : Le musée de Bibracte. In : Nièvre, guides Gallimard. Paris : Gallimard, 2001, p. 220-221 (les encyclopédies
du voyage).
Olmer 2001 : OLMER (F.). — Anfore, anfore, anfore ! Archeo, 192, febbraio 2001, p. 88-95.
Vitali 2001 : VITALI (D.). — Qui si fece la Francia: iddentificato gia nell’ottocento, l’oppidum celtico di Bibracte rappresenta
oggi una delle piu importanti realta archeologiche d’Europa. Arc h e o, 192, febbraio 2001, p. 76-87.
André, Flouest 2001 : ANDRÉ (J.), FLOUEST (A.). — archéologie au quotidien ; la démarche archéologique. CNDP, 2001 (avec CD).
33
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
2002
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES
Goguey, Guillaumet, Niaux 2002 : GOGUEY (R.), GUILLAUMET (J.-P.), NIAUX (R.). — L'environnement archéologique
du Mont Beuvray. In : Maranski, Guichard 2002, p. 337-343.
Gorlier 2002 : GORLIER (J.). — Bibracte-Mont Beuvray (Nièvre – Saône-et-Loire). I n: Grands sites et patrimoine
mondial : quel accueil touristique ? Les enquêtes de la section française de l’Icomos. Paris : Le Clavier, 2001 (fiches).
Guichard, Perrin 2002 : GUICHARD (V.), PERRIN (F.) dir. — L’aristocratie celte à la fin de l’âge du Fer (IIe s. avant J.-C.
– Ier s. après J.-C.). Actes du colloque 1 0 - 1 1 juin 1999, Glux-en-Glenne (Nièvre). Glux-en-Glenne: Bibracte, centre archéologique européen, à paraître (Bibracte ; 5).
Guillaumet, Szabó, Barral 2002 : GUILLAUMET (J.-P.), SZABÓ (M.), BARRAL (Ph.). — L’urbanisme à Bibracte. In :
Maranski, Guichard 2002, p. 277-292.
Maranski, Guichard 2002 : MARANSKI (D.), GUICHARD (V.) dir. — Les âges du Fer en Nivernais, Bourbonnais et Berry
oriental : regards européens sur les âges du Fer en France. Actes du XVIIe colloque AFEAF (Nevers, 20-23 mai 1993).
Glux-en-Glenne, Bibracte, centre archéologique européen, 2002 (Bibracte ; 5).
Olmer 2002 : OLMER (F.). — Les amphores de Bibracte. Première approche des fouilles récentes. In : Maranski,
Guichard 2002, p. 327-336.
Paunier, Luginbühl 2002 : PAUNIER (D.), LUGINBÜHL (T.). — Horizons chronologiques de l'oppidum de Bibracte : la
grande maison du Parc-aux-Chevaux (PC 1). In : Maranski, Guichard 2002, p. 297-311.
Pernot, Duval, Chardron-Picault 2002 : PERNOT (M.), DUVAL (A.), CHARDRON-PICAULT (P.). — Des ateliers de l'artisanat du métal au Mont Beuvray : esquisse de la relation entre le Mont Beuvray et Autun. In : Maranski, Guichard
2002, p. 313-325.
Ralston, Buchsenschutz 2002 : RALSTON (I.), BUCHSENSCHUTZ (O.). — Les fortifications du Mont Beuvray. In :
Maranski, Guichard 2002, p. 293-296.
PUBLICATIONS GRAND PUBLIC ET PÉDAGOGIQUES
Barnoud 2002 : BARNOUD (P.). — Bibracte sur le Mont Beuvray. In : Monumental (revue scientifique et technique des
monuments historiques), 2002, p. 80-83.
Cain, Rieckhoff 2002 : CAIN (H.-U.), RIECKHOFF (S.) eds. — Die Religion der Kelten. Fromm, fremd, barbarisch. Mainz
am Rhein : Philipp von Zabern, 2002.
Fleischer, Rieckhoff 2002 : FLEISCHER (F.), RIECKHOFF (S.). — Bibracte, eine keltische Stadt : das gallo-römische
Oppidum auf dem Mont Beuvray (Frankreich). In : Cain, Rieckhoff 2002, p. 103-118.
Luginbühl 2002 : LUGINBÜHL (Th.). — Les graffites sur céramique de Bibracte. L’Archéologue, 59, avril-mai 2002,
p. 15-17.
Musée de Bibracte 2002 : Sur les traces de César : enquête archéologique sur les sites de la guerre des Gaules.
Exposition St-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire), musée de Bibracte, 2002. Glux-en-Glenne: Bibracte, centre archéologique européen, 2002, 28 p.
Perrin 2002 : PERRIN (F.). — Diviciacos, ein Druide aus Bibracte. In : Cain, Rieckhoff 2002, p. 119-121.
Rieckhoff 2002a : RIECKHOFF (S.). — Fromme Druiden-Barbarische Rituale (exposition “Druides”). Archäologie in
Deutschland, 5. Stuttgart : Thiess, 2002, p. 20-25.
Rieckhoff 2002b : RIECKHOFF (S.). — Kultor Versammlungs Platz-Stadt (lieux de culte à Bibracte). Archäologie in
Deutschland, 5. Stuttgart : Thiess, 2002, p. 26-27.
Collectif 2002 : Dernières nouvelles de la guerre des Gaules. L’Archéologue, 60, juin, juillet 2002, p. 3-25.
34
PROPOSITION DE PROGRAMME SCIENTIFIQUE POUR LES ANNÉES 2003-2005
35
BIBRACTE – CENTRE ARCHÉOLOGIQUE EUROPÉEN
SOMMAIRE
Avant-propos
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3
Règles de sécurité sur le terrain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3
Les classeurs d’enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3
Le repérage spatial du chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Correspondance entre le codage des bornes décamétriques et les coordonnées Lambert . . .4
La fiche d’unité de fouille (UF) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
Thesaurus des mots-clés à utiliser pour l’interprétation des UF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .9
Les plans et les coupes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
Conventions graphiques utilisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10
Exemple de minute de relevé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11
Les photographies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Le prélèvement et l’étiquetage du mobilier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12
Les prélèvements pour analyse botanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Autres prélèvements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13
Le nettoyage et le marquage du mobilier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
L’inventaire sommaire et le conditionnement du mobilier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
L’utilisation du système informatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .15
L’archivage informatique des données de fouille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .16
Les différents types de boutons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
Les rubriques des fichiers équipes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
Comment saisir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .18
L’inventaire analytique de la céramique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Les catégories de céramique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Les objets étudiés et les études spécialisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Thesaurus des types d’objets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .22
La préparation du rapport annuel d’activité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
La clôture de la campagne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24
Annexe I : les relations stratigraphiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Annexe 2 : les fiches d’enregistrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .29
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Centre archéologique européen
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