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UN AUTRE MOUVEMENT
DES IMAGES, 11E ÉDITION
L’ART DE LA RÉVOLTE
22 AVRIL - 8 MAI 2016
HORS
PISTES
HORS PISTES 2016
SOMMAIRE
• Éditorial . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P 3
• Soirée d’ouverture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P 4
• Exposition. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P 5
• Au Forum -1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P 9
La bibliothèque participative et citoyenne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
P 9
et les « Anarchives de la révolte »
Œuvre vidéo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 11
Lanceurs d’alerte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
• Les rendez-vous. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 13
Cinétracts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 13
Documentaires / films . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 18
Performances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 20
Parole et rencontres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 21
• Les ateliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 26
• Les parcours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 28
• Agenda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 29
• Index des participants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 32
• Équipes et partenaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 33
• Informations pratiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 34
en couverture : Mel O’Callaghan, Ensemble, 2013
Graphisme : MODULE
Impression : Graph 2000, 2016
2
ÉDITO
En 2016, le terrain d’investigation d’Hors Pistes est la révolte : la manière dont les artistes
s’en emparent, et ses représentations plurielles sur la scène artistique contemporaine.
Déplacer le pouvoir, penser la démocratie, structurer la contestation, voilà ce qui s’est joué lors
des soulèvements de ce début de siècle. Ces soulèvements ont mobilisé nombre d’artistes.
Ceux-ci, souvent, ne gardent pas la distance avec leur sujet : ils occupent également, aident
à l’organisation, pensent les structures et les actions. Il s’agit pour Hors Pistes de revenir sur
ces mouvements qui ont soulevé des villes et des pays, de saisir comment les artistes travaillent cette
matière vivante du soulèvement et de la démocratie.
Dans la nouvelle Galerie 4 du Centre Pompidou, le visiteur sera confronté à des pièces réalisées
sur le terrain. Ainsi, l’installation Take the square d’Oliver Reesler se déploie autour de discussions
entre des activistes des mouvements des Indignés à Madrid, de la place Syntagma à Athènes
et de Occupy Wall Street à New York.
D’autres pièces interrogent les théories et exigences démocratiques qui nourrissent ces
contestations. La vidéo Democracy de Miquel Garcia se compose d’extraits de discours politiques
se référant à la notion de démocratie. L’espace d’exposition accueille également des installations
participatives, appelant à la prise de pouvoir par chacun. L’installation Tactical Resistance
de l’artiste Justin Langlois aborde ainsi la révolte et ses composantes en proposant un travail
sur les revendications de chacun et en mettant à disposition les outils de la révolte.
Dans le Forum -1, en collaboration avec la Bibliothèque publique d’information, sera installée une
bibliothèque participative et citoyenne qui s’inspire des bibliothèques collectives et spontanées
qui apparaissent au sein des mouvements Occupy tout autour du monde (New York, Hong-Kong
ou Taïwan). Sommes de connaissances théoriques, mais avant tout lieux de partage et d’échange,
ces bibliothèques spontanées expriment la volonté de nourrir une démarche militante par des écrits.
Cette bibliothèque propose de revenir sur les livres qui nous ont construits en tant que citoyens et
d’échanger autour de cette question.
Dans les salles, Hors Pistes réinterrogera la forme du « cinétract » de 1968, dans ses déclinaisons
les plus contemporaines, de l’écran au réseau. Entre témoignages d’une époque, invention
de slogans, résistance aux images officielles, la forme du cinétract s’est transformée.
Elle est aujourd’hui souvent autant hommage à ses origines que geste autonome. Pour Hors Pistes,
quinze artistes – dont Sylvain George, Edouard Beau, Daphné Hérétakis ou Bani Khoshnoudi –
répondent par une commande originale à la question du cinétract en 2016, tandis que le visiteur
pourra également redécouvrir dans l’exposition consacrée à Gérard Fromanger l’un des cinétracts les
plus mythiques, Le rouge : film tract n° 1968 réalisé avec Jean-Luc Godard.
Durant deux semaines intenses, le Centre Pompidou – à travers Hors Pistes – invite donc artistes,
intellectuels et « activistes/hacktivistes » à reprendre la définition du cinétract – datant de 1968 –
« contester-proposer-choquer-informer-interroger-affirmer-convaincre-penser-crier-dénoncercultiver » afin de « susciter la discussion et l’action ».
Serge Lasvignes
Président du Centre Pompidou
3
SOIRÉE D’OUVERTURE
VENDREDI 22 AVRIL,
18H, GALERIE 4 ET FORUM -1
OUVERTURE DE L’EXPOSITION, DE LA BIBLIOTHÈQUE PARTICIPATIVE
ET DU LABO DES « ANARCHIVES DE LA RÉVOLTE »
L’exposition de la Galerie 4 propose de revenir sur les contestations
qui ont secoué le monde ces dix dernières années à travers des œuvres
internationales.
Le Forum -1 s’ouvre à l’action citoyenne durant toute la manifestation.
À cette occasion, la Bpi a mis en place une bibliothèque participative et citoyenne,
à laquelle vous êtes invités à collaborer en apportant un ou plusieurs livres qui
ont éveillé en vous le désir de révolte et de changement et, à votre tour, vous
pouvez repartir avec un livre qui a éveillé un(e) autre citoyen(ne).
Au sein de cette bibliothèque, WOS/Agence des hypothèses initie son labo,
les « Anarchives de la révolte », où vous pouvez apporter des articles, partager
et éditer textes et récits, et élaborer un portrait collectif et multi-supports de
la révolte.
(Voir P 5 Exposition et P 9 Forum -1)
19H, PETITE SALLE
CONFÉRENCE INAUGURALE DE GABRIELLA COLEMAN : INSIDE ANONYMOUS
Gabriella Coleman étudie depuis plus de dix ans la communauté de hackers au
masque désormais célèbre, Anonymous. C’est en anthropologue qu’elle s’est
immergée dans l’univers de ces militants radicaux, activistes défenseurs des
libertés numériques, au cœur de « la bataille rangée sur l’avenir de la vie privée
et de l’anonymat ». Elle y a rencontré la figure du « trickster », la jubilation du
« lulz », la délectation du « trolling », l’ivresse de la piraterie et la multiplicité
des engagements politiques.
Gabriella Coleman, anthropologue, dirige la chaire Wolfe en littératie
scientifique et technologique de l’université McGill à Montréal. Elle vient de
publier Anonymous. Hacker, activiste, mouchard, lanceur d’alerte (éd. Lux, 2016).
4
EXPOSITION :
L’ART DE LA RÉVOLTE
Les œuvres réunies dans l’exposition
témoignent des contestations, les
documentent ou en questionnent
les fondements idéologiques et
anthropologiques.
Trois installations amènent le visiteur à
une réflexion participative à travers
des ateliers réguliers. Des parcours
thématiques en présence des artistes
sont proposés comme des lectures
particulières de l’exposition et un
moment d’échange entre les artistes et
le public.
IVÁN ARGOTE (COLOMBIE, 1983)
Les œuvres d’Iván Argote sont le fruit d’un
questionnement à propos de nos certitudes sur le
monde, les liens sociaux et l’histoire, souvent en
relation avec l’expérience personnelle de l’artiste.
ACTIVISSIME !
France, 2015, vidéo, 21’
Activissime est une série de workshops où des enfants
génèrent des thèmes, des questions et des slogans,
puis vont dans les rues pour manifester. Suite à une
commande de la Biennale de Thessalonique, Iván
Argote a filmé un court métrage qui raconte les
souvenirs des participants aux projets.
CERCLES
France, 2016
Cette installation participative se compose de la vidéo
Activissime et de sculptures sur lesquelles figurent les
slogans travaillés en famille avec Iván Argote lors d’un
atelier au Centre Pompidou. Après le workshop, les
sculptures participatives, dessinées par l’artiste,
envahissent les différents espaces de l’exposition.
© Chihiro Minato
GALERIE 4, 11H-21H / ENTRÉE LIBRE
CABELLO/CARCELLER
(FRANCE, 1963/ESPAGNE, 1964)
Helena Cabello et Ana Carceller ont développé un
travail pluridisciplinaire — installation, performance,
vidéo, écriture, dessin — à l’approche politiquement
engagée, sur les modes de narration contemporains,
les minorités politiques et leur représentation.
(Voir P 28, Parcours)
THE STATE OF THE ART, A PERFORMATIVE ESSAY
Espagne, 2015, vidéo, 18’
The State of the Art, a performative essay est divisé en
cinq actes et a été filmé dans le pavillon espagnol de la
Biennale de Venise en 2015. Quatre performers
amateurs circulent dans le pavillon symbolisant
l’espace Schengen et questionnent les limites des
possibilités du genre comme outil politique dans un
contexte de crise économique.
JEM COHEN (AFGHANISTAN, 1962)
Jem Cohen est un réalisateur célèbre pour ses
observations de paysages urbains mélangeant
différents formats d’images (Super8, 16 mm, cassette
vidéo). Son approche artistique et socio-politique
donne un style tout à fait original à ses films, qui
adoptent des procédés appartenant à la culture punk,
notamment l’éthique anti-consumériste DIY (Do It
Yourself).
5
© Marco Godoy
GRAVITY HILL NEWSREELS:
OCCUPY WALL STREET
États-Unis, 2011, installation vidéo, 60’
Ces douze observations courtes d’Occupy Wall Street
ont été réalisées, entre autres, à Zuccotti Park (New
York) en 2011. La caméra de Jem Cohen est à la fois un
témoin captant le rythme quotidien d’un mouvement
citoyen et une présence solidaire prenant part à la
manifestation.
MIQUEL GARCIA (ESPAGNE, 1975)
Miquel Garcia est un artiste pluridisciplinaire qui s’est
essayé à la performance, au design, à l’affiche, au
dessin et à la sculpture. La plupart de ses œuvres sont
le fruit d’une longue période d’investigation. L’artiste
étudie les réactions humaines liées à une vision sociopolitique du monde actuel, à travers des sujets comme
la migration, l’exclusion et la survie.
(Voir P 28, Parcours)
DEMOCRACY
Espagne, 2014, vidéo, 7’
Democracy se compose d’extraits de discours
politiques se référant à l’idée de démocratie. L’artiste
questionne ce concept et la dévaluation de son sens,
causée par sa récupération politique et sa banalisation.
MARCO GODOY (ESPAGNE, 1986)
Marco Godoy s’intéresse à l’expression du désaccord et
à la manière dont l’autorité est visuellement construite
par ceux qui exercent le pouvoir. En détournant ces
codes, il crée des images et des récits alternatifs à
travers la vidéo, la sculpture et la performance.
(Voir P 28, Parcours)
CLAIMING THE ECHO
Espagne, 2012, installation vidéo, 5’
Dans un théâtre vidé de ses spectateurs, la choraleorchestre Solfonica, née des rassemblements de la
Puerta del Sol, reprend d’une seule voix des slogans
de manifestations adaptés en pièce musicale. Claiming
the Echo démontre la force de la musique sur le
rassemblement et la communion des manifestants.
JUSTIN A. LANGLOIS (CANADA, 1984)
Justin A. Langlois est le cofondateur du Broken City
Lab et de la School for Eventual Vacancy. Sa pratique
explore les structures collaboratives et la pédagogie
comme outils de rassemblement, d’apprentissage et
de création.
(Voir P 28, Parcours)
DECISIONS, DECISIONS
Canada, 2016, installation participative
Decisions, Decisions est une installation éphémère et
interactive basée sur le texte. La série d’affiches
encourage à la participation basée sur l’accord, le
désaccord ou l’ambivalence, grâce à des gommettes
de couleur. Decisions, Decisions cherche à capturer le
pouvoir d’action du langage.
THE ACADEMY OF TACTICAL RESISTANCE
Canada, 2014, installation participative
The Academy of Tactical Resistance est une installation
présentant une série de photographies, de modes
d’emploi et de vidéos explorant les stratégies de
résistance. L’installation est conçue comme un atelier
d’éducation pour la radicalisation des pratiques
quotidiennes. Le public est invité à y participer, les
samedis, dimanches et mercredis.
(Voir P 26, Ateliers)
6
MAHA MAAMOUN (ÉTATS-UNIS, 1972)
Maha Maamoun vit et travaille au Caire. À partir de
vidéos et de photographies appartenant au domaine
public, elle questionne notre perception et notre
culture visuelle avec humour noir.
NIGHT VISITOR:
THE NIGHT OF COUNTING THE YEARS
Égypte, 2011, vidéo, 8’
Night Visitor rassemble des images de l’intrusion de
manifestants dans les bâtiments des services de
sécurité au Caire en 2011. Les films récoltés sur
Internet montrent les rebelles fouillant les bureaux où
le régime de Moubarak avait amassé des archives
gigantesques sur ses opposants politiques.
ADRIEN MELIS (CUBA, 1985)
Actuellement en résidence à la Royal Academy of
Visual Arts à Amsterdam, Adrian Melis a participé à de
nombreuses expositions collectives : « Art Brussels »
en 2013 et « ARCO Madrid » en 2013 et en 2014.
(Voir P 28, Parcours)
POINTS DE RÉINITIALISATION
Barcelone, 2013, photographies
Points de réinitialisation est une série de photographies
dans lesquelles Adrian Melis explore la tension entre
voix et silence. Des graffitis revendicatifs recouverts de
peinture par les autorités sont décodés par des soustitres.
THE POWER OF THE WORKING CLASS
sentimentalisme comme au sensationnel, ses
montages et ses photographies témoignent de
l’organisation démocratique exemplaire qui a
accompagné le mouvement.
NAEEM MOHAEIEMEN & MARY WALLING
(BLACKBURN, BANGLADESH, 1969 /
ÉTATS-UNIS, 1972)
Naeem Mohaiemen travaille avec la photographie, le
film et les essais pour enquêter sur les ruptures de
l’histoire et la transformation des projets utopiques du
20e siècle en de violentes dystopies.
Mary Walling Blackburn est une artiste, activiste et
auteure féministe qui travaille sur l’image et la
perception de l’autre.
SMS IRAN, (AFTER GILLES PERESS)
États-Unis, 2009, vidéo, 8’38
« Ce n’est pas un miracle, mais c’est beau. Des
femmes et des hommes qui tiennent des bannières
vertes pendant des heures. Pas de poing serré, pas de
barbelés, pas de symbole de paix. La distance sauve la
manifestation d’une imagerie de protestation usée. »
Naeem Mohaiemen et Mary Walling Blackburn filment
en 2009 une manifestation contre la dictature en place
en Iran. Ils le font à distance, d’un autre pont, laissant
l’air et l’eau circuler entre eux et la manifestation, et
dévoilant les SMS échangés par les manifestants.
Ceux-ci révèlent des propos quotidiens, un
attachement au foyer et à des routines essentielles.
Les mots circulent alors, comme l’intérieur d’un
mouvement, d’une main à un œil à travers l’air et l’eau.
Barcelone, 2014, installation
MEL O’CALLAGHAN (AUSTRALIE, 1975)
Vingt-sept manifestations en faveur des droits des
travailleurs en Espagne (2010-2014) sont transformées
en bulles par le biais d’une machine électronique,
synchronisée
avec
l’intensité
sonore
des
manifestations. Adrian Melis partage ainsi une vision
nouvelle et poétique des crises contemporaines.
L’artiste sera présent tout au long de la manifestation
pour intervenir lui-même sur son œuvre et sa
maintenance, comme un employé.
Le travail de l’artiste australienne Mel O’Callaghan se
déploie sur une grande variété de mediums : vidéo,
photographie, installation. Ses œuvres sont le support
d’une méditation sur la création et le faire, d’une
manière à la fois minimaliste, moderniste et poétique.
CHIHIRO MINATO (JAPON, 1960)
Chihiro Minato vit et travaille à Tokyo. Photographe
lauréat du prix Ina Nobuo en 2006, il est professeur à
l’université des beaux-arts de Tama et commissaire de
la Triennale d’Aichi en 2016.
ART AGAINST BLACK BOX
Taipei, 2014, série photographique, montage
En mars 2014, les citoyens de Taïwan protestent contre
une trop grande allégeance de leur gouvernement aux
demandes chinoises. Les étudiants de Taipei occupent
le Parlement, soutenus par des habitants qui siègent
aux abords du bâtiment. Chihiro Minato photographie
ce Mouvement des tournesols. Échappant au
(Voir P 28, Parcours)
ENSEMBLE
France, 2014, installation vidéo, 7’
Un homme se dresse contre la violence humaine et
triomphe. Sa protestation silencieuse nous invite à une
introspection sociale et personnelle, suscitant une
empathie collective pour la liberté individuelle.
PHILIPPE PARRENO (ALGÉRIE, 1964)
Philippe Parreno s’inspire du cinéma, de la télévision,
du théâtre et du spectacle pour élaborer différents
dispositifs qui interrogent le statut de l’œuvre d’art et
celui de l’exposition. Son travail questionne la frontière
entre la réalité et la fiction, le réel et l’imaginaire.
7
NO MORE REALITY II (LA MANIFESTATION)
France, 1991, installation vidéo, 4’. Collections
du Centre Pompidou
« La réalité est manipulable et constamment
manipulée ». Philippe Parreno s’engage dans un
processus de recréation du réel en filmant une
manifestation d’enfants portant slogans et banderoles.
OLIVER RESSLER (AUTRICHE, 1970)
Oliver Ressler est un artiste et réalisateur qui travaille
l’installation et le film autour de l’économie, de la
démocratie, du réchauffement climatique, des formes
de résistance et des alternatives sociales.
(Voir P 28, Parcours)
TAKE THE SQUARE
Autriche, 2012, installation vidéo, 88’
THE PORT HURON PROJECT
États-Unis, 2006-2009, installation vidéo, 48’,
composée de la sélection des films suivants :
– We are also responsible
Cesar Chavez 1971/2008, 2008, vidéo, 10’
– The liberation of our people
Angela Davis 1969/2008, 2008, vidéo, 20’
– Let another world be born
Stokely Carmichael 1967/2008, 2008, vidéo, 18’
The Port Huron Project est une série de reconstitutions
de discours de protestation américains du mouvement
de la New Left au moment de la guerre du Vietnam.
Mark Tribe examine le rôle du discours performé dans
la manifestation et la résistance, et la façon dont les
médias influencent sur notre expérience du politique.
Take the square se fonde sur des discussions entre
activistes du mouvement des Indignés à Madrid, de la
place Syntagma à Athènes et d’Occupy Wall Street à
New York. Ceux-ci discutent de l’organisation des
mouvements, des prises de décision collégiales, de
l’importance de l’occupation de l’espace public et de la
manière dont les changements sociaux peuvent se
produire.
JUSTINE TRIET (FRANCE, 1978)
PEDRO REYES (MEXIQUE, 1972)
France, 2007, vidéo, 30’
Collections du Centre Pompidou
Pedro Reyes vit et travaille au Mexique. Artiste
pluridisciplinaire, il expérimente en sculpture,
architecture, vidéo et performance, en cherchant à
augmenter le pouvoir individuel et collectif dans les
changements sociaux, environnementaux et éducatifs.
BABY MARX
Mexique, 2008, vidéo, 10’ (sélection de cinq
vidéos)
Justine Triet est une scénariste, actrice et réalisatrice
diplômée de l’École nationale supérieure des beauxarts. Son premier long métrage, La Bataille de Solférino,
a été présenté au festival de Cannes 2013. Elle fait
partie d’une génération de jeunes cinéastes français
mise en avant par les Cahiers du cinéma en avril 2013.
SUR PLACE
À Paris en 2006, depuis la fenêtre d’un immeuble
donnant sur l’une des manifestations anti-CPE, Justine
Triet filme le ballet des acteurs présents : manifestants,
forces de police, casseurs, journalistes. Le spectateur
est immergé dans le mouvement frénétique de la
foule.
AIMÉE ZITO LEMA (PAYS-BAS, 1982)
C’est la rencontre entre deux esprits, deux visions
opposées de l’économie : Adam Smith et Karl Marx,
sous forme de marionnettes, expliquent le monde à
travers leurs idéologies respectives. Dans cette
comédie irrévérencieuse, les deux personnages
questionnent notre système de valeurs, oscillant sans
cesse entre individualisme et partage.
L’artiste visuelle Aimée Zito Lema a étudié à Buenos
Aires et à Amsterdam. Actuellement en résidence à la
Rijksakademie d’Amsterdam, elle travaille sur le projet
au long cours Body at Work..
MARK TRIBE (ÉTATS-UNIS, 1966)
Rond de jambe montre des archives de manifestations
et des images de danseurs en répétition, les
mouvements des manifestants servant de point de
départ pour la chorégraphie. Cette œuvre est basée
sur l’histoire du Stopera à Amsterdam. Construit entre
1979 et 1986, le bâtiment du National Opera and Ballet
a été créé dans un contexte de forte opposition de la
gauche. Aimée Zito Lema juxtapose le « corps
politique » et le « corps dansant » et établit un parallèle
entre la transmission intergénérationnelle des
idéologies et la compréhension des idées par
l’expérience du corps.
Mark Tribe est un artiste dont le travail explore les
relations entre la politique et les technologies de
l’information et de la communication.
(Voir P 28, Parcours)
8
(Voir P 28, Parcours)
ROND DE JAMBE
Argentine, 2015, vidéo, 13’ loop
AU
FORUM -1
11H-21 H / ENTRÉE LIBRE
BIBLIOTHÈQUE PARTICIPATIVE ET CITOYENNE
ET LES « ANARCHIVES DE LA RÉVOLTE »
© James Piers Taylor/London Permaculture Flickr
14H-19 H / ENTRÉE LIBRE
La bibliothèque participative et citoyenne s’inspire
des bibliothèques collectives et spontanées qui
apparaissent tout autour du monde au sein des
mouvements Occupy (New York, Hong-Kong,
Taïwan…). Sommes de connaissances théoriques,
mais avant tout lieux de partage et d’échange, ces
bibliothèques sauvages démontrent une volonté de
nourrir une démarche militante avec des écrits. Ceuxci peuvent être de natures diverses, de la poésie à la
théorie, en passant par la fiction et le témoignage. La
révolte semble ainsi avoir besoin de s’appuyer sur des
ouvrages et des pensées pour devenir un mouvement
éclairé, qui peut apporter le changement.
La Ferme des Animaux de George Orwell, Utopia de
Thomas More, World Poverty and Human Rights de
Thomas Pogge, Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley,
Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty, Germinal
d’Émile Zola, Nouvelles de Nulle Part de William Morris,
Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira, Des fins
du capitalisme de David Graeber… Romans, poèmes,
catalogues, textes théoriques, essais… se mêlent sur
les rayons de la bibliothèque.
ET VOUS, QUEL LIVRE VOUS A DONNÉ ENVIE
DE VOUS RÉVOLTER ?
La Bpi met en place une bibliothèque participative et
citoyenne, à laquelle vous êtes invités à collaborer,
en apportant un ou plusieurs livres qui ont éveillé en
vous le désir de révolte et de changement et à votre
tour vous pouvez repartir avec un livre qui a éveillé
un(e) autre citoyen(ne), annoté, commenté, un livre
unique, objet de transmission. D’autres actions sont
proposées autour du livre.
(Voir page 21, Parole/Livres vivants)
Autour de cette bibliothèque, WOS/Agence des
Hypothèses/Claire Dehove et Julie Boillot-Savarin
initie son labo des « Anarchives de la révolte », où vous
pouvez apporter des articles, des photos, partager et
éditer textes et récits, élaborer un portrait collectif
et multi-supports de la révolte. Chaque jour les
contributions viennent enrichir l’espace réservé aux
« Anarchives », un espace en perpétuelle évolution.
9
Le webmagazine de la Bibliothèque publique
d’information, (Bpi), Balises, diffuse une sélection
des vidéos des « Anarchives de la révolte » réalisées
avec les lecteurs, éditeurs, militants et participants
du festival. Proposant des contenus thématiques
sur des sujets d’actualité, Balises a pour ambition
d’offrir des repères nécessaires pour contextualiser
et expliquer cette actualité dans tous les domaines
de la connaissance en renvoyant sur une sélection de
ressources documentaires fiables et pertinentes.
(http://balises.bpi.fr)
LE FESTIVAL HORS PISTES ET LA BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE D’INFORMATION REMERCIENT
CHALEUREUSEMENT LES ÉDITEURS, LES CENTRES D’ART ET LES GALERIES POUR
LEURS DONS D’OUVRAGES :
Art Actuel / Jean-Pierre Frimbois
Éditions Utopia
Collectif Curry Vavart / Association AGETA
Galerie Christian Berst
Dorothy’s Gallery
Galerie Loevenbruck
Éditions Alternatives
L’insomniaque éditeur
Éditions Amsterdam
La Fabrique éditions
Éditions de l’Œil
Le passager clandestin
Éditions Delga
Le temps des cerises
Éditions du croquant
Les Laboratoires d’Aubervilliers
Éditions EHESS
Lux édition
Éditions Entremonde
Revue Alter Mondes
Éditions L’échappée
Ritimo
Éditions Les liens qui libèrent
Zones/La découverte
Éditions Rue de l’échiquier
22RUEMULLER
10
ŒUVRE VIDÉO
FORUM -1 / 11H-21H / ENTRÉE LIBRE
© Louise Hémon et Émilie Rousset
Les artistes reviennent sur la question du vote et sa valeur citoyenne,
contestées depuis quelques années.
ÉMILIE ROUSSET & LOUISE HÉMON
(FRANCE, 1983/FRANCE, 1980)
RITUEL 2 : LE VOTE
Louise Hémon est une réalisatrice issue de l’Atelier
documentaire de La Fémis. Entre légendes et
rituels, ses films mélangent les formes : essai,
danse, documentaire ou fiction. En 2014, elle signe le
« péplum documentaire », L’Homme le plus fort, diffusé
sur Arte, avant de co-réaliser avec Émilie Rousset en
2015 Rituel 1 : L’Anniversaire, produit par Hors Pistes.
Son dernier film, Mutant Stage 5, est un court métrage
chorégraphique produit par Lafayette Anticipation.
Émilie Rousset est une metteure en scène qui, au sein
de sa compagnie John Corporation, explore différents
modes d’écriture théâtrale et performative, utilisant le
documentaire et l’installation. En 2015, elle présente
notamment « Classons les peignes par le nombre
de leurs dents », une exposition performée créée
au Centre Pompidou pour le festival Hors Pistes. Sa
pièce Les Spécialistes, créée au Grand Palais puis à la
Villette, vient d’être jouée au Mac Val.
À l’heure où les bureaux de vote se dépeuplent, les
deux artistes s’intéressent au rituel électoral comme
décorum d’une démocratie en crise. Lorsque le réel
pouvoir du vote est remis en question, c’est sur ses
symboles, ses chants et ses rituels que la République
semble s’appuyer plus que jamais. Ce qui change le
moins, ce qui résiste le mieux, c’est la forme. C’est
cette mise en scène du civisme qui est explorée au
travers d’une comédie documentaire dans laquelle le
comédien Manuel Vallade joue sur le langage et les
codes qui construisent notre imaginaire collectif et
citoyen.
France, 2016, vidéo, 15’, loop
L’œuvre prend une dimension performative
le samedi 23 avril à 15h dans le Forum -1.
(Voir page 20, Performances)
11
LANCEURS D’ALERTE
Chaque année, Hors Pistes s’associe à une université et/ou une école d’art afin
d’explorer la thématique de la manifestation avec de jeunes artistes.
Pour cette édition, c’est avec l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy
(ENSAPC) et deux de ses professeurs, le philosophe Geoffroy de Lagasnerie et
l’artiste Sylvie Blocher, que Hors Pistes s’est allié.
Les deux œuvres vidéos interrogent cette nouvelle matière de la contestation
qui rompt avec la scène de la politique traditionnelle et ses formes classiques
(manifestation, tract, émeute, etc.) et proposent d’autres modalités : fuite, sédition,
anonymat, lanceurs d’alerte, infiltration, sabotage, surveillance des forces de l’ordre
par drone, etc. (http://www.ensapc.fr/)
RAPHAËL FAON ET ANDRES SALGADO
Raphaël Faon propose de dévoiler la construction de la
réalité par un monde d’images, plutôt que de produire
les images d’un monde dit « réel ». À partir d’archives,
de captations de flux et d’objets manufacturés, ses
travaux privilégient la photographie, les installations
et les projets numériques.
Andres Salgado est un artiste d’origine colombienne
qui infiltre les images des médias et les messages
diffusés dans l’espace public. Son travail porte sur les
rapports entre texte et image pour déjouer les codes
de représentation et déconstruire l’un par l’autre, à
travers des vidéos, installations et dessins.
Tous deux sont diplômés de l’École nationale
supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC) et
sont actuellement chercheurs à l’École des hautes
études en sciences sociales (EHESS). Ensemble, ils
interrogent les moyens de communication à distance
dans des projets expérimentaux.
RELEASED
France, 2016, vidéo, 15’, loop
Sous l’impulsion de Geoffroy de Lagasnerie, les deux
artistes proposent une œuvre sur les rapports entre
les fuites d’informations confidentielles, les transferts
de données de serveur en serveur à travers le globe,
et la fuite physique, géographique, des lanceurs
d’alertes contraints de demander l’asile d’État en
État. Ces échanges sont matérialisés sur l’image
du monde par les artistes grâce à un algorithme
informatique qui recompose aléatoirement un
planisphère photographique produit par satellite,
tout en détournant l’affichage caractéristique des fils
d’actualités télévisés qui diffusent ici les alertes de
Wikileaks. Ces gestes de fuite peuvent alors contester
les représentations du monde et les frontières des
États à l’ère des flux d’informations numériques.
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ŒUVRE COLLECTIVE
France, 2016, vidéo, 60’, loop
Un film collectif.
Les étudiants de l’École nationale supérieure d’arts
de Paris-Cergy produisent un ensemble de vidéos
diffusées en boucle qui tentent, dans leur vocabulaire
singulier, de déployer l’imaginaire ouvert par la fuite,
l’anonymat, le cryptage et le lancement d’alerte.
Quel imaginaire artistique des personnages comme
Snowden, Assange ou Manning ouvrent-ils ? Quelles
nouvelles pratiques artistiques peuvent se greffer sur
ces nouvelles pratiques politiques ? Comment attester
de leurs forces déstabilisatrices ? Comme une galerie
de portraits, ces vidéos explorent d’autres manières
d’agir politiquement et de vivre des vies politiques.
Par Jeanne Jougleux, Joel Power, Nathanaël Ruiz
de Infante, Julie Lebacq, Thuy Nguyen, Maya Gering,
Jonathan Coryn, Rosalie Le Forestier, Paul Alexandre
Islas, Laura Cardile, Pierre Lefrançois et Hélène
Laporte-Bisquit.
LES RENDEZ-VOUS
© Bani Khoshnoudi
Projections, performances et paroles viennent ponctuer les deux semaines
d’Hors Pistes en parallèle de l’exposition et de la bibliothèque participative.
CINÉTRACTS
Tarifs : 6 € et 4 € tarif réduit
Les cinétracts sont à l’origine des films de trois minutes environ, filmés au banc-titre et réalisés par Godard,
Marker, ou Resnais entre autres, qui avaient pour fonction d’inciter le spectateur à prendre part à la lutte politique
lors des événements de Mai 68. Ils faisaient partie du travail de cinéastes au service d’une lutte. Les tracts
étaient montrés sur les lieux mêmes de la lutte (usines, universités). Selon le protocole, les cinétracts devaient
« contester-proposer-choquer-informer-interroger-affirmer-convaincre-penser-crier-dénoncer-cultiver » afin
de « susciter la discussion et l’action ».
Dans l’exposition en cours sur l’artiste Gérard Fromanger vous pourrez découvrir l’un de ces cinétracts Le Rouge :
film tract n° 1968, réalisé avec Jean-Luc Godard.
Entre témoignage d’une époque, invention de slogan, résistance aux images officielles, la forme du cinétract a
naturellement perduré, s’est même multipliée, a muté, perpétuellement réembarquée du fait de la multiplication
des procédés d’enregistrements et des supports de diffusion.
Dans un contexte d’interconnexion permanente, quelle est sa forme aujourd’hui ? Le nouveau corpus d’images,
celles postées sur le net par les amateurs et les nouvelles images à disposition (webcam, drone, 3D), déplacent
le protocole de départ.
Treize artistes répondent par une commande originale à la question du cinétract en 2016.
13
SAMEDI 23 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
LUNDI 25 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
SYLVAIN GEORGE (FRANCE, 1968)
EDUARDO WILLIAMS (ARGENTINE, 1987)
Cinéaste, metteur en scène et écrivain français, Sylvain
George réalise depuis ses débuts en 2006 des films
radicaux, poétiques, politiques et expérimentaux
autour des thématiques de l’immigration et des
mouvements sociaux.
Le cinéaste argentin Eduardo Williams suit des études
de cinéma à la Universidad del Cine à Buenos Aires
avant d’intégrer le Studio national des arts
contemporains Le Fresnoy. Il a réalisé des courts
métrages remarqués : Pude ver un puma, sélectionné à
la Cinéfondation du festival de Cannes en 2012, Que je
tombe tout le temps ?, présenté à la Quinzaine des
réalisateurs du festival de Cannes en 2013, et J’ai
oublié, récompensé au Festival international du
documentaire de Marseille en 2014.
PARIS EST UNE FÊTE, 60’
Le film esquisse le parcours de jeunes mineurs
étrangers dans les rues de Paris, marquées par les
événements les plus récents et l’état d’urgence. En
regard de ces images, le contrebassiste Nicolas
Crosse propose une interprétation expérimentale des
sentiments des protagonistes.
DIMANCHE 24 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
OTTO KARVONEN (FINLANDE, 1975)
L’artiste finlandais Otto Karnoven a une prédilection
pour les performances et les sculptures éphémères
qui interrogent nos pratiques politiques, économiques,
religieuses, sociales et quotidiennes. Souvent
modestes et refusant le spectaculaire, ses œuvres
jouent avec humour sur notre perception du réel et nos
préjugés sur le monde.
Le 3 mai, Otto Karvonen ouvre un dialogue entre la
Finlande et la France à la galerie, The Window, dans le
cadre d’Hors Pistes Hors les murs. L’exposition
« Beyond Telepathy » interrogera le langage/non
langage dans son seuil et ses frontières comme moyen
de résistance.
(http://thewindowparis.fr)
ALLONS-Y !, 45’
Eduardo Williams a travaillé avec des habitants de
plusieurs villes du monde qui ont tourné, pour ce
projet, des images de manifestations de nature très
différente. Le cinéaste réfléchit ainsi à la manifestation
comme phénomène transcendant les causes et les
pays. Pour ce travail, il s’associe avec l’acteur argentin
Nahuel Perez Biscayart.
Le point de départ de ce cinétract est une performance
réalisée dans un marché parisien. L’artiste y propose à
la vente des œufs labellisés au nom de différentes
religions – christianisme, hindouisme, islam, judaïsme,
taoïsme. Il interroge ainsi avec humour nos idées
préconçues, nos peurs mais aussi notre curiosité visà-vis de l’autre et les effets de l’irruption de la religion
dans notre quotidien.
© Teddy Williams
EGGS OF FAITH, 45’
MERCREDI 27 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
DAPHNÉ HÉRÉTAKIS (FRANCE, 1987)
Daphné Hérétakis obtient un master en réalisation
documentaire grâce à son film Ici rien, tourné et
développé à Exarhia, haut-lieu de la contestation
athénienne. Elle travaille notamment sur la situation
du peuple grec et l’impact de la crise économique sur
son quotidien, comme dans son film Archipels, granites
dénudés.
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AU REVOIR, 50’
Daphné Hérétakis propose une réflexion protéiforme
sur le cinétract, à la fois activiste, humoristique et
poétique. Avec sa caméra, elle part à la rencontre des
Athéniens et recueille leurs désillusions et leurs
espoirs. En regard des images, des lecteurs,
disséminés dans la salle, lisent des extraits de poèmes
grecs.
chirurgicales. Nous sommes face à des scènes de
crime impliquant des êtres humains, des paysages, un
cadre. Mais il n’y a pas de cadreur. Ou plutôt, le cadreur
est un tueur. Quand l’œil devient arme et l’arme
devient œil, qu’advient-il de la responsabilité — voire
de la cruauté — de nos actes ? Lors de cette séance,
c’est une première version de ce film en cours
d’écriture qu’elles présenteront.
JEUDI 28 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
SAMEDI 30 AVRIL, 20H – PETITE SALLE
ÉDOUARD BEAU (FRANCE, 1982)
ISAÍAS GRIÑOLO (ESPAGNE, 1963)
Édouard Beau utilise la matière documentaire
(photographique, cinématographique ou sonore) en
s’interrogeant sur la condition humaine, les flux
migratoires ainsi que leurs causes. Son travail au
Proche et Moyen-Orient lui permet d’interroger le
rapport à l’autre, aux médias et au monde, à la croisée
de l’analyse géopolitique et de l’engagement humain.
Isaías Griñolo est un artiste dont les projets s’articulent
autour des thématiques de la mémoire, de l’écologie,
de l’économie, de l’activisme, de la poésie et de l’art.
Ses réalisations font le lien entre art et réalité sociale.
ARCHÉOLOGIES ET MÉMOIRES D’EMPIRES, 30’
Édouard Beau propose un diptyque sur la mémoire.
Ses deux courts métrages précédents, May We Forgive
et Ode à Mossoul, se répondent en interrogeant la
condition humaine des origines jusqu’à nos jours. May
We Forgive est un essai sur le stress post-traumatique,
réalisé à New York autour du World Trade Center en
2011 lors d’Occupy Wall Street ; Ode à Mossoul,
accompagné d’une lecture d’hymnes assyriens, est un
voyage sur les traces et les écrits d’une illustre période
historique de la Mésopotamie. Des trois sites
archéologiques principaux, Ninive, Nimrud et
Khorsabad, détruits par l’État islamique entre 2014 et
2015, un texte ancien, ressurgi de l’histoire de cet
empire millénaire, interroge le présent de manière
singulière et réactualise des prophéties oubliées.
Avec la participation de la comédienne Garance Clavel.
VENDREDI 29 AVRIL, 20H – CINÉMA 2
ÉLÉONORE WEBER
ET PATRICIA ALLIO (FRANCE 1974)
Prélevant des échantillons du réel, à la lisière du
théâtre documentaire, les deux artistes conçoivent des
dispositifs qui interrogent la place du spectateur et la
nature de la représentation. Ensemble, elles ont créé
des pièces, dont Premier Monde et Prim’Holstein, et
réalisé le film Night Replay. Leur dernière création,
Natural Beauty Museum, a été présentée au Centre
Pompidou dans le cadre du Festival d’Automne 2014.
NOS CRIMES SONT DES FILMS, 60’
À partir de textes écrits avec Patricia Allio sur des
images d’interventions militaires au Moyen-Orient,
Éléonore Weber réalise un film à deux voix qui ausculte
les pratiques contemporaines des guerres dites
WHAT IF THE NORMAL PEOPLE WIN…? –
CANTE TÓXICO Nº III, 60’
Pour cette performance, Isaías Griñolo travaille avec
Los Flamencos, un groupe de travail collaboratif avec
le chanteur de flamenco Niño de Elche et le poète
Antonio Orihuela. L’artiste confronte vidéos de
manifestants, archives, citations, interviews, poèmes
et chants pour trouver « les mots de la révolte ». Il crée
ainsi une performance qui, à la manière d’un collage,
s’articule entre monde poétique, pratique performative,
discours critique et production audio-visuelle.
Avec la participation d’Antonio Orihuela et Niño de
Elche et la collaboration de Nuria Enguita.
LUNDI 2 MAI, 20H – CINÉMA 2
BAPTIST PENETTICOBRA (FRANCE, 1978)
Diplômé de l’École nationale supérieure des arts
décoratifs de Paris, Baptist Penetticobra est le
lauréat 2015 du Prix spécial de création vidéo Sosh/
Les InRocks Lab pour son film Entertainment Capital of
the World. Il a collaboré avec Naia Lassus sur la série
The Game of Life, qui joue avec les codes de la fiction
télévisuelle américaine.
FOR REAL, THOUGH, 45’
S’interrogeant sur les relations entre combat fictif et
engagement politique dans le monde réel, Baptist
Penetticobra crée une œuvre ambiguë, entre fiction et
réalité, entre film et tournage ; peut-on se révolter
contre quelque chose de factice ? La projection sera
suivie d’une conférence de presse qui détourne les
codes de ce rituel propre au monde du cinéma.
Ce film fait suite au concours InRocks Lab. Le
laboratoire de découvertes « Sosh aime les InRocks
Lab » a lancé en 2014 une nouvelle discipline après la
très fameuse « musique », la création vidéo. B.
Penetticobra a gagné le Prix spécial. (Lesinrockslab.com)
15
MERCREDI 4 MAI, 20H – PETITE SALLE
VENDREDI 6 MAI, 20H – PETITE SALLE
BANI KHOSHNOUDI (IRAN, 1977)
FRANK SMITH (FRANCE, 1968)
Bani Khoshnoudi est une artiste et réalisatrice
iranienne. Les questions sociales et historiques sont au
cœur de sa pratique artistique. En 2004, elle réalise son
court métrage Transit où elle cherche à raconter les
mouvements de passage des migrants traversant
l’Europe.
Frank Smith est écrivain, poète et vidéaste né en 1968.
Il a publié une douzaine de livres et réalise des films ou
« ciné-poésies » qui portent notamment sur les
disjonctions entre voir et dire. Il a également dirigé
l’atelier de création radiophonique de France Culture
entre 2001 et 2011.
VALENTINA CAMPORA (ITALIE, 1979)
LE FILM DES VISAGES, 50’
Valentina Campora a dansé et collaboré avec, entre
autres, Erik Kaiel, Cristina Planas Leitao, Andy Moor ou
encore le Danslab à la Haye. En parallèle de ses propres
projets, elle fonde avec Gabriella Maiorino la compagnie
de danse Clancarnal en 2013.
TRANSIT(S), 40’
« Exilés, réfugiés, sans-papiers, migrants – peu importe
le mot que nous utilisons pour en parler, le mouvement
des êtres humains à travers la planète est une histoire
millénaire et répétitive, suivant les formations de nos
civilisations, leurs catastrophes et parfois leurs chutes ».
En explorant l’idée des traces laissées par le mouvement
des peuples depuis des millénaires, et en se plongeant
dans le contexte actuel, Bani Khoshnoudi propose un
nouveau film questionnant l’éthique de la société face au
mouvement des êtres humains. En parallèle à ce film,
elle invite la danseuse italienne Valentina Campora à
sonder sur scène les gestes et mouvements du corps
(méprisé, mal connu, politisé) en transit.
JEUDI 5 MAI, 20H – CINÉMA 2
EMMANUEL VAN DER AUWERA
(BELGIQUE, 1982)
Emmanuel Van der Auwera travaille à partir de la
sculpture, de la photographie et de l’installation afin de
rendre l’invisible visible. L’artiste s’intéresse aux
éléments politiques, historiques et scientifiques en
métamorphose. Il explore la multitude de dimensions
de la réalité et notre relation au monde, dans toutes
ses contradictions intimes et collectives.
CENTRAL ALBERTA, 60’
Le film explore le microcosme derrière BestGore, un
shock-site où sont hébergées des images de meurtres,
de suicides, de tortures et d’accidents, formant une
sorte de Wikipédia de l’horreur. Une communauté s’y
est rassemblée, partageant une passion commune
mais ayant des motivations diverses. Le webmaster
lui-même se met en scène. Un forum Internet est un
théâtre ; des textes issus du forum du site sont
interprétés par l’intermédiaire de jeunes acteurs. Ces
messages échangés entre les membres ont la franchise
et la fluidité d’une pensée, comme des confessions.
16
Dans le cadre de Hors Pistes, Frank Smith propose une
performance qui s’articule entre lecture, musique, art
numérique et cinéma. En s’appuyant sur une
manifestation qui s’est tenue à Alexandrie en 2010
pour protester contre le régime du président Moubarak
et la mort du jeune militant Khaled Saeed, l’artiste
mène une réflexion sur les visages de la révolte. En
dépassant la dualité entre foule et individu, Le Film des
visages traque les gestes d’un nouveau peuple en
mouvement, et sonde le visage comme surface
sensible insurrectionnelle.
Avec la participation de Sapho (Chant).
Une expérience dédiée à Chantal Akerman.
SAMEDI 7 MAI, 20H – PETITE SALLE
MADELEINE AKTYPI (GRÈCE, 1974)
Madeleine Aktypi est une artiste et poète d’origine
grecque qui explore la relation entre lecture et écriture
à travers des plateformes numériques, des éditions
multiples, des performances ou des pièces. Elle a
publié Anableps et Poor Data en 2015. Elle enseigne à
l’École Média Art à Chalon-sur-Saône.
PAUL SZTULMAN (FRANCE, 1969)
Ancien élève de l’École nationale de la photographie de
Arles, Paul Sztulman enseigne l’histoire de l’art à
l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il
publie régulièrement des essais sur l’art moderne et
contemporain qui explorent aussi bien leurs
théorisations que leurs différents modes de
représentation (des arts plastiques au cinéma en
passant par le rock, la bande dessinée et le jeu vidéo).
VITAPHONE
Vitaphone incarne un rock libre et créatif, dont les
morceaux vont de la berceuse psychédélique aux
accords rythmés d’une guitare hystérique. Chaque
titre refonde l’identité d’un groupe aux multiples
facettes. Voix singulière et matière sonore malléable
posent sur Vitaphone comme des halos de lumière
surnaturelle.
© Philippe Terrier-Hermann
SINON-TRACTS, 60’
Paul Sztulman, qui a réalisé les photographies, et
Madeleine Aktypi, qui a écrit les textes, composent des
films courts avec lesquels dialogue sur scène le
groupe de rock Vitaphone, dans une performance
joyeuse et expérimentale. Inspirés des cinétracts, les
Sinon-tracts sont des propositions incertaines, en
suspens, qui tentent de se jouer des messages
politiques et de faire dérailler les rapports entre les
mots et les images suscités par la crise grecque et
l’austérité européenne.
DIMANCHE 8 MAI, 18H – PETITE SALLE
DES HOMMES EN TROP, 60’
En collaboration avec le sociologue Smaïn Laacher,
Philippe Terrier-Hermann crée une performance qui
interroge le rapport des Occidentaux à l’autre. L’artiste
travaille sur la figure du clandestin. Corps en
apesanteur, n’étant soutenu ni par le droit ni par le sol,
Terrier-Hermann scrute et interroge cette figure à part
dans une performance-échange polymorphe. Avec
Gabrielle Lazure, Tanya Lopert, Judith Magre, Mireille
Perrier, Nathalie Richard, Pascal Amando, Julien
Béramis, Corentin Fila, Mehdi Meskar, Ahmed Zerari
et Benoît Oswald.
Avec le soutien de Pôle image Haute-Normandie et de
Thalie Art Foundation
PHILIPPE TERRIER-HERMANN (FRANCE,
1970)
Après des études de photographie à la School of the
Art Institute of Chicago, il réalise son premier travail,
Intercontinental 1996-2000, à la Rijksakademie à
Amsterdam. Son travail se déploie sous la forme de
vidéos et de photographies, qui ont en commun la
volonté de mettre en évidence nos fascinations et nos
conditionnements envers certains archétypes.
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DOCUMENTAIRES / FILMS
© Bani Khoshnoudi
TARIFS : 6 € ET 4 € TARIF RÉDUIT
SAMEDI 23 AVRIL, 16H – CINÉMA 2
QU’ILS REPOSENT EN RÉVOLTE
(DES FIGURES DE GUERRE), 2007-2010, 154’
DE SYLVAIN GEORGE
Composé de fragments qui se renvoient et se
télescopent les uns avec les autres, créant ainsi de
multiples jeux de temporalité et de spatialité, ce film
montre sur une durée de trois ans (juillet 2007 – janvier
2010) les conditions de vie des personnes migrantes à
Calais.
Par là-même, il montre comment les politiques
engagées par les États policiers modernes débordent
le cadre de la loi et font surgir des zones grises, des
interstices, des espaces d’indistinctions entre
l’exception et la règle.
Les individus (et aux premiers chefs, comme
énonciation des « vaincus », parias ou plèbe
contemporaine : les réfugiés, les déplacés, les
immigrés, les sans-papiers, mais aussi les chômeurs,
les jeunes de banlieue…) se voient ainsi traités comme
des criminels, sont dépouillés, « dénudés » des droits
les plus élémentaires qui font d’eux des sujets de
droit, et réduits à l’état de « corps purs », ou « vie nue ».
Des figures de guerres.
18
DIMANCHE 24 AVRIL, 18H – CINÉMA 2
DEMANDE À TON OMBRE,
VERSION REMONTÉE EN 2016, 60’
DE LAMINE AMMAR-KHODJA
Lamine Ammar-Khodja a grandi à Bab Ezzouar, une
banlieue dʼAlger. Après plusieurs courts métrages et
un passage à Lussas en réalisation documentaire, il
réalise deux longs métrages, Demande à ton ombre en
2012 (présenté au MoMA et dans plusieurs festivals
internationaux dont le FID Marseille où il a reçu le prix
du premier film), puis Bla Cinima en 2014.
Cahier d’un retour au pays natal qui débute à Alger le 6
janvier 2011, date de déclenchement des émeutes
populaires en Algérie. Sur un ton humoristique, le film
relate l’actualité brûlante d’Alger et de la région, les
dénommés « printemps arabes » ainsi que la difficulté
à retrouver sa place après huit années passées hors du
pays.
VENDREDI 6 MAI, 19H – CINÉMA 2
LES FILMS DU MONDE, 2016, 15 CINÉTRACTS, 45’,
DE FRANK SMITH
Initiative lancée en mai 1968 par le cinéaste Chris Marker, les cinétracts sont des films de banc-titre réalisés
à partir de documents photographiques de l’actualité
nationale et internationale, et constituent probablement la forme la plus extrême d’un cinéma militant.
Avec Les Films du monde, Frank Smith renoue avec
cette expérience cinématographique tant poétique que
politique en se concentrant sur les failles du monde
contemporain. Selon leur protocole, les cinétracts
devaient
« contester–proposer-choquer-informerinterroger-affirmer-convaincre-penser-crier-riredénoncer-cultiver » et avaient pour objectif la diffusion
et l’agitation immédiates afin de « susciter la
discussion et l’action ».
SAMEDI 7 MAI, 16H30 – CINÉMA 2
THE SILENT MAJORITY SPEAKS, 2010/2014, 94’,
DE BANI KHOSHNOUDI
Bani Khoshnoudi filme la révolte iranienne de 2009 et
explore les idées de collectivité, d’autorité, de
patriarcat et de mémoire. Elle entremêle les images
du « Mouvement vert » avec des images d’archives
d’autres révoltes, d’autres moments de conscience
révolutionnaire, pour déconstruire l’histoire du pays et
sa représentation ; le cinéma se pense alors comme
une obsession de la modernité et de la révolution.
SAMEDI 7 MAI, 19H – CINÉMA 2
LE DERNIER CONTINENT, 2015, 77’,
DE VINCENT LAPIZE
Un regard subjectif sur l’expérience politique vécue
par les opposants au projet de l’aéroport de NotreDame-des-Landes. De l’opposition immédiate à
l’autonomie
alimentaire
et
énergétique,
de
l’organisation de stratégies de résistance à la mise en
place d’alternatives sur le long terme, de quelques
dizaines de squatteurs à plusieurs centaines de
militants venus de toute la France, le film interroge la
lutte.
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur,
animée par Hervé Nisic.
DIMANCHE 8 MAI, 16H – CINÉMA 2
BRÛLE LA MER, 2014, 75’,
DE NATHALIE NAMBOT ET MAKI BERCHACHE
Les Harraga sont « ceux qui brûlent » les frontières en
migrant clandestinement du Maghreb vers l’Europe.
Maki Berchache est l’un des Tunisiens ayant « brûlé la
mer » en 2011, année de la chute de Ben Ali. À Paris,
Nathalie Nambot filme les espoirs et déceptions de
Maki et ses proches, leur parcours pour vivre et obtenir
des papiers. Ils sont les rejetons désillusionnés de la
révolution pour qui « partir est un rêve » de liberté vers
une Europe hostile : le film traite de ce
désenchantement qui ne se laisse pas abattre.
La projection sera précédée du court métrage :
BY MARCHING WE SAY NO, 2016, 17’,
DE ISAÍAS GRIÑOLO
Le cinétract réalisé par Isaías Griñolo pour Hors Pistes
interroge l’accession au pouvoir espagnol des partis
politiques issus du mouvement des Indignés, et se
demande si le système réussissait à diluer l’énergie
sociale. Le réalisateur exprime les sentiments et
forces des révoltés à travers un mélange ambitieux de
vidéos trouvées sur Internet, d’archives, de citations
visuelles aussi bien que textuelles.
19
PERFORMANCES
ENTRÉE LIBRE
SAMEDI 23 AVRIL, 15H – FORUM -1
ÉMILIE ROUSSET ET LOUISE HÉMON
Performance-inauguration du film Rituel 2 : le
vote, 25’
Dans la politique spectacle, les citoyens sont-ils
contraints à un rôle passif ? À l’occasion de la projection
du film, les artistes invitent les spectateurs à assister
à l’inauguration du mandat de Manuel Vallade,
comédien du film.
(voir P 9, Forum -1)
SAMEDI 30 AVRIL, 15H – FORUM -1
ANNA HALPRIN (ÉTATS-UNIS, 1920)
Figure majeure de la post-modern dance américaine,
Anna Halprin a fasciné des générations de
chorégraphes par ses improvisations structurées et
son approche interdisciplinaire de la danse. À 95 ans,
elle continue à danser, créer et enseigner.
ANNE COLLOD (FRANCE, 1962)
Danseuse et chorégraphe, Anne Collod a été
récompensée par un Bessie Award en 2009 pour ses
réinterprétations de Parades & Changes (1965) d’Anna
Halprin.
BLANK PLACARD DANCE (REENACTMENT)
La Blank Placard Dance est une performance créée par
Anna Halprin à San Francisco à la fin des années 1960
en réaction à la guerre du Vietnam et en écho au
mécontentement social qui secoue le pays. Un étrange
cortège défile en silence dans les rues les plus
animées de la ville brandissant des pancartes
blanches. À la question des passants « Contre quoi
protestez-vous ? », les danseurs leur retournent
l’interrogation « Contre quoi voulez-vous protester ? »
et collectent leurs réponses. Dans le cadre d’Hors
Pistes, Anne Collod, en dialogue avec Anna Halprin,
recrée l’œuvre avec une trentaine de danseurs
professionnels et amateurs. Elle lui donne une
résonance contemporaine et questionne la dimension
politique de la performance et son inscription dans
l’espace urbain.
Production Les Spectacles vivants.
20
SAMEDI 30 AVRIL, 17H – PETITE SALLE
MILTOS MANETAS (GRÈCE, 1964)
Miltos Manetas est un artiste conceptuel, peintre et
théoricien grec qui travaille sur la représentation et
l’esthétique de la société de l’information. Il a fondé le
mouvement artistique Neen qui utilise et maltraite les
technologies pour créer des résultats artistiques
inattendus. C’est un pionnier de l’art en ligne.
SUMMER OF NO, 60’
Summer of No est une œuvre évolutive fondée sur les
réseaux sociaux. Elle explore le mécontentement du
peuple grec vis-à-vis de l’Union Européenne, Facebook
comme nouvelle Cour de cassation grecque, les
concepts de MedioSud et de newpressionnisme et
l’impressionnisme d’Internet. Pour Hors Pistes, la
performance Summer of No est présentée via Skype
depuis Bogotá en Colombie, lieu de résidence de
l’artiste, accompagnée par le groupe de musique Gnac.
PAROLE ET RENCONTRES
ENTRÉE LIBRE
VENDREDI 22 AVRIL, 19H – PETITE SALLE
CONFÉRENCE INAUGURALE
de Gabriella « Biella » Coleman
LUNDI 25 AVRIL, 19H – FORUM -1
L’ATELIER DES MÉDIAS
Rencontre avec Lionel Maurel de la Quadrature
du net, animée par Ziad Maalouf
Les valeurs de neutralité, d’échange et de libre
circulation de la connaissance qui ont présidé à la
création d’Internet sont sans cesse mises à mal par les
États et les entreprises, comme récemment par la loi
sur le renseignement ou par le traité TAFTA.
L’association militante la Quadrature du Net remet ces
questions au cœur du débat citoyen.
LES 27, 28 ET 29 AVRIL, DE 17H30 À 19H30 –
FORUM -1, DANS LA BIBLIOTHÈQUE
PARTICIPATIVE
LES LIVRES VIVANTS :
BIBLIOTHÈQUE VIVANTE DES MILITANTS
Un livre vivant, c’est une personne qui va raconter une
passion, une particularité, un métier, une période
marquante de sa vie… à des lecteurs et des lectrices
qui écoutent et discutent avec lui. Ce sont les
rencontres entre livres vivants et lecteurs qui
constituent la bibliothèque vivante, animée par une
bibliothécaire.
Venez découvrir des engagements de différents
horizons, en passant 20 minutes avec un marxiste, un
végétalien ou un militant du droit au logement. Les
livres vivants vous proposent un récit mais aussi, à
l’inverse d’un livre traditionnel, permettent d’établir un
dialogue pour en savoir plus sur leur parcours militant
et leurs convictions.
Inscription sur place, à partir de 17h
MERCREDI 27 AVRIL, 19H – CINÉMA 1
LA GUÉRILLA GARDENING
OU L’ART DE LA RÉVOLTE JARDINIÈRE
avec Gaby Bonnefille
Paysagiste, fondateur de l’association Pied à terre, du
collectif des Jardiniers à vélo, du collectif Guérilla
gardening France et Paris, membre actif de la
pépinière de quartier Pépins production.
Dites-le avec des fleurs ! Semez pour protester ! Entrez
dans la guérilla gardening (ou révolte jardinière) et
fleurissez les espaces délaissés de nos villes ! La
guérilla gardening nous incite à réfléchir, à nous
réapproprier nos villes et nos quotidiens en jardinant
de manière collective.
(Rencontre suivie d’ateliers : voir Ateliers P 26)
MERCREDI 27 AVRIL, 19H – PETITE SALLE
LES SIGNES DU COMBAT : LA MANIFESTATION
Une conférence de Danielle Tartakowsky,
avec Mathieu Potte-Bonneville
La manifestation de rue est une pratique minoritaire,
antinomique au système parlementaire, longtemps
dépourvue de tout statut juridique. Le vocable
populaire de « manif » l’a inscrit dans le quotidien. Le
recensement de ces manifestations dans l’histoire
française est potentiellement sans limite et constitue
une donnée incontournable et paradoxale de l’histoire
politique. Il s’agit de s’interroger sur la permanence de
ce phénomène, sur une forme d’action spécifique.
DANIELLE TARTAKOWSKY est historienne,
présidente de l’Université Paris 8. Elle est spécialiste
des mouvements sociaux et de l’histoire des
manifestations de rue. Elle est l’auteur de nombreux
ouvrages, dont Le pouvoir est dans la rue (1998) ou La
Part du rêve. Histoire du 1er mai en France (2005) ainsi
que Les Droites et la rue (2014).
MATHIEU POTTE-BONNEVILLE est philosophe,
maître de conférences à l’ENS Lyon et responsable du
pôle Idées et savoirs de l’Institut français. Ancien
président du Collège international de philosophie, il a
notamment publié Michel Foucault, l’inquiétude de
l’histoire (2004) et dirigé l’ouvrage Game of Thrones.
Série noire (2015).
21
JEUDI 28 AVRIL, 19H – PETITE SALLE
LES SIGNES DU COMBAT :
LA MUSIQUE, LA POLITIQUE ET L’ÉCOUTE ÉMUE
Une conférence d’Esteban Buch, avec Karine le Bail
Le chant ne remplace pas la parole à l’heure de faire
de la politique et, pourtant, il a maintes fois marqué la
vie politique comme l’indice d’une parole littéralement
exceptionnelle. Les situations d’effervescence, les
mouvements sociaux par exemple, ou encore les
révolutions, ont souvent convoqué le chant et la
musique. Ces événements ont à leur tour trouvé leur
place dans la musique, qu’elle soit savante ou
populaire. Si du point de vue étymologique l’émotion
implique le mouvement, c’est peut-être la figure de
l’individu affecté par les sons, autrement dit celle de
« l›écoute émue », qui permet de comprendre les
ressorts de cet entêtement musical au cœur du
politique.
ESTEBAN BUCH est directeur d’études à l’Ehess,
spécialiste des rapports entre musique et politique au
20e siècle. Il a notamment publié La Neuvième de
Beethoven. Une histoire politique (1999) et L’Affaire
Bomarzo – Opéra, perversion et dictature (2011).
Une conférence d’Isabelle Sommier
Cette conférence s’attachera aux discours de
légitimation du recours à la violence par les groupes
d’extrême-gauche dans les années 1968. Tous sont
alors convaincus que la période est révolutionnaire et,
à ce titre, que la violence est à l’ordre du jour,
immédiatement ou dans un avenir proche, quelle que
soit leur pratique effective de celle-ci (de masse,
d’avant-garde, clandestine). Ils s’opposent en revanche
sur les différents scénarios d’affrontement envisagés
avec la bourgeoisie et par conséquent sur leurs
stratégies violentes, « défensives », « offensives » ou
« diffuses ».
ISABELLE SOMMIER est professeur de sociologie
au département de Science politique de l’Université
Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen
de sociologie et de science politique de la Sorbonne
(Cnrs & Paris 1). Ses travaux portent sur les
mouvements sociaux et la violence politique. Elle est
notamment l’auteur de La Violence politique et son
deuil. L’après-68 en France et en Italie (2008) et de La
violence révolutionnaire (2008)
© Marc Godoy
KARINE LE BAIL, historienne de la musique,
chercheure au Cnrs, spécialiste notamment
de la période de l’Occupation (La musique au pas.
Être musicien sous l’Occupation, Cnrs éditions, 2016).
Elle développe actuellement une réflexion sur la voix,
en particulier à France Musique avec l’émission
« À pleine voix »
VENDREDI 28 AVRIL, 19H – PETITE SALLE
LES SIGNES DU COMBAT : LA RHÉTORIQUE
22
LUNDI 2 MAI, 18H – PETITE SALLE
L’ESPRIT D’INSOUMISSION :
HIER, AUJOURD’HUI
AUTOUR DE DIONYS MASCOLO
Comment transformer la critique de ce monde, devenu
inacceptable, en acte citoyen ? Comment survit cet
esprit d’insoumission ? Alors que l’on parle du
désengagement des intellectuels, que nous raconte la
mobilisation
des
nouveaux
mouvements
démocratiques, celle des collectifs et des réseaux
sociaux ? Et s’ils incarnaient aujourd’hui « l’esprit qui
dit non » ?
18h, conférence d’ouverture par Edgar Morin,
suivie à 19h de la table ronde « Les nouvelles formes
de contestation » animée par Jean-Pierre Saez, avec
Gisèle Sapiro, Dominique Cardon et Leyla Dakhali.
Débat suivi de la projection d’un extrait du film Autour
du groupe de la rue Saint-Benoit, l’esprit d’insoumission
(1992) présenté par Jean-Marc Turine.
De 21h à 21h30, lectures.
Rencontre organisée par la Bpi et l’Observatoire des
politiques culturelles
DOMINIQUE CARDON est sociologue au
Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur
associé au Centre d’études des mouvements sociaux,
à l’Ehess. Il travaille actuellement sur les
transformations contemporaines de l’espace public en
portant attention aux infrastructures de médiation
offertes par les nouvelles technologies.
EDGAR MORIN est sociologue et philosophe,
directeur de recherche émérite au CNRS, et docteur
honoris causa de plusieurs universités à travers le
monde. Son travail exerce une forte influence sur la
réflexion contemporaine.
JEAN PIERRE SAEZ est directeur de l’Observatoire
des politiques culturelles (Grenoble, France) et de
l’Observatoire, revue semestrielle sur les politiques
culturelles. Chargé de cours à l’Institut d’études
politiques de Grenoble, il participe activement à
l’animation de divers réseaux, concertations,
formations sur les politiques culturelles et leur
articulation du local à l’international. Ses travaux
cherchent à entrecroiser enjeux artistiques et
culturels, enjeux de société et politiques publiques au
niveau territorial.
GISÈLE SAPIRO est sociologue, directrice d’études
à l’Ehess et directrice de recherche au Cnrs. Elle
travaille sur le champ intellectuel et la circulation
internationale des œuvres et des idées.
JEAN-MARC TURINE est écrivain, producteur et
réalisateur.
LEYLA DAKHALI est historienne, spécialiste de
l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe
contemporain.
MERCREDI 4 MAI, VOIR PAGE 24
JEUDI 5 MAI, 19H – PETITE SALLE
EXPOSER LA RECHERCHE EN ART :
« L’ACTIVISME DANS L’ART »
Comment réagir à travers une approche culturelle et
artistique aux enjeux d’une société de plus en plus
perturbée sur le plan écologique ? Comment la
recherche scientifique peut-elle être valorisée par des
projets d’art contemporain ? Et de quelle manière les
artistes et les institutions culturelles contribuent-ils à
la résolution des problématiques liées à l’écologie et
l’environnement ? C’est par une approche de l’artiste
activiste et de son entourage (institutions, associations,
chercheurs) que nous tentons de comprendre et de
cerner le rôle de l’activisme écologique dans l’art et
dans la société contemporaine.
Cette conférence est organisée dans le cadre d’une
collaboration entre les élèves de l’Université Paris 1 et
les élèves de l’École d’arts de Cergy, dans le cadre
d’une série de conférences sur le thème « Exposer la
recherche en art ».
Université Paris 1 - M2 Sciences et techniques de
l’exposition/UMR ACTE/École nationale supérieure
d’arts de Paris-Cergy
AVEC LOÏC FEL ET JORGE ORTA. Loïc Fel est le
co-fondateur de l’association COAL, un collectif
travaillant sur les questions conjointes de l’art et de
l’environnement. Jorge Orta est un artiste
pluridisciplinaire argentin.
Rencontre animée par les étudiants Renata Bellanova
Pietro Della Giustina et Firouzeh Saghafi
23
© Éléonore Weber / Patricia Allio
MERCREDI 4 MAI, 14H-20H30 – CINÉMA 1
LIGNES DE FRACTURE
Quelles sont les lignes de fracture, les lignes de fronts,
les failles qui traversent le monde contemporain et la
politique actuelle ? Comment les faire entendre, les
affronter, les surmonter ? Comment penser
aujourd’hui les questions des migrants, de l’austérité,
des identités, des questions sexuelles et postcoloniales, des racismes, de la violence de classe,
etc. ? Quelles possibilités s’offrent à nous pour
contester, résister et transformer les systèmes de
pouvoir dans lesquels nous sommes pris ? Quelles
places peuvent occuper l’écriture, l’art et la pensée
dans la pratique politique ?
Intellectuels, écrivains, artistes qui interviennent tsur
ces enjeux selon différents formats : conférences,
lectures, discussions. Avec comme objectif de
proposer quelque chose qui pourra valoir comme des
états généraux de la politique contemporaine.
JULIAN ASSANGE est le fondateur, rédacteur en
chef et porte-parole de Wikileaks, une ONG souhaitant
donner une audience aux lanceurs d’alertes et aux
fuites d’informations. Sous le coup d’un mandat d’arrêt
international, il vit à l’ambassade d’Équateur à Londres.
SYLVIE BLOCHER est née en France, elle est basée
à Saint-Denis. Suite au manifeste Déçue, la mariée se
rhabilla en 1991, Sylvie Blocher lance le concept ULA
(Universal Local Art) et commence la série vidéo des
« Living Pictures » où elle partage son autorité d’artiste
avec le modèle. Elle développe depuis le début des
années 1990 une œuvre vidéographique prenant pour
matière première l›humain. Elle crée en 1997, avec
l’architecte-urbaniste François Daune, Campement
Urbain, un groupe à géométrie variable qui travaille sur
les nouvelles urbanités et qui reçoit en 2002 le Prix
international de la Fondation Evens : Art Community
Collaboration. Elle est représentée dans les collections
internationales (SFMOMA, MUDAM, Centre Pompidou,
etc.), expose dans les musées à travers le monde et
participe régulièrement à des manifestations
internationalesDernière exposition : « Les mots qui
manquent » au Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis
(mars-mai 2016).
CATHERINE CORSINI est une réalisatrice engagée.
Après une enfance passée en Seine-et-Marne, elle
monte à Paris à 18 ans pour devenir comédienne. En
1987, elle signe son premier long métrage, Poker, un
film noir avec Caroline Cellier. Elles réalisent une
dizaine de longs métrages. Le dernier, La belle saison,
est une fiction en partie autobiographique, une histoire
d’amour passionnée entre Cécile de France et Izïa
Higelin dans un cadre solaire, ayant pour toile de fond
les années 1970 et la lutte féministe.
24
Elle intervient dans cette journée dans le cadre de
L’Appel de Calais. Le mercredi 21 octobre 2015 à Paris,
Catherine Corsini et Nicolas Philibert montrent des
images de la Jungle de Calais. Ils en appellent alors aux
pouvoirs politiques. L’Appel de Calais a initialement été
signé par 800 personnes issues du monde des arts, de
la culture, de l’enseignement, de la pensée, de la santé,
de la justice… Avant de s’élargir à plus de 30.000
signatures individuelles et à de nombreuses
associations.
au Festival de Cannes en 2007. Céline Sciamma devient
une des nouvelles figures de proue d’un cinéma du
relief, anglé sur la frontière entre le public et le privé, le
fantasme et la réalité. Pour son troisième passage
derrière la caméra, Bande de filles, la cinéaste poursuit
son exploration intime des troubles de la féminité, en
portant à l’écran le choc des cultures entre une
adolescente de quinze ans, prisonnière des codes de la
société, et un groupe de filles émancipées. Elle est
également signataire de L’Appel de Calais.
DIDIER ÉRIBON est philosophe et sociologue,
professeur à l’Université d’Amiens. Il est l’auteur de
nombreux livres, parmi lesquels Réflexions sur la
question gay, Une morale du minoritaire, Retour à Reims,
La Société comme verdict. Son dernier livre, Principes
d’une pensée critique, est sorti en mai 2016. Il est
considéré à l’échelle internationale comme l’un des
penseurs les plus importants d’aujourd’hui.
DÉNÈTEM TOUAM BONA enseigne la philosophie
à Mayotte où il étend son travail d’enquête sur les
marronnages à l’océan Indien et à l’Afrique. Il collabore
régulièrement avec des revues telles qu’Africultures ou
Outis. Son dernier livre, Fugitif ou cours-tu ?, se situe
entre le carnet de voyage, l’enquête anthropologique et
la méditation littéraire et philosophique, il narre
l’histoire occultée des fugues, celles du « gitan nomade,
du soldat déserteur, du migrant clandestin » et de tous
les réfractaires à la norme, au contrôle ou à la
domestication.
ACHILLE MBEMBE est professeur d’histoire et de
science politique à l’Université de Witwatersrand à
Johannesburg (Afrique du Sud). Chercheur au
Witwatersrand Institute for Social and Economics
Research (WISER), il enseigne également au
département français et à Duke University (États-Unis).
Il est notamment l›auteur de De la postcolonie. Essai sur
l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine (2000)
et de Sortir de la grande nuit. Essai sur l’Afrique
décolonisée (2010). Ses livres ont fait l’objet de plusieurs
traductions en langues étrangères. Son dernier livre,
Politique de l’inimitié, est sorti en mars 2016.
GEOFFROY DE LAGASNERIE est philosophe et
sociologue. Il est professeur à l’École nationale
supérieure d’arts de Paris-Cergy. Auteur notamment de
Juger, l’État pénal face à la sociologie (2016), de L’Art de la
révolte. Snowden, Assange, Manning, (2015), La Dernière
leçon de Michel Foucault (2012), Logique de la création
(2011), il est considéré comme l’un des jeunes
intellectuels les plus novateurs dans le domaine de la
théorie critique et politique.
ÉDOUARD LOUIS est écrivain. Il est l’auteur de
Histoire de la violence (2016) et de En finir avec Eddy
Bellegueule (2014). Il a également dirigé Pierre Bourdieu :
l’insoumission en héritage (2013). Il a créé, et dirige, la
collection « Des mots » aux Presses universitaires de
France.
CÉLINE SCIAMMA est diplômée de la Fémis en
section scénario. Elle recycle son projet de fin d’études
pour réaliser son premier long métrage en 2007 :
Naissance des pieuvres, une plongée dans le milieu de la
natation synchronisée où trois adolescentes s’éveillent
au désir. Ce premier film qui esquisse déjà les prémices
d’une thématique chère à la réalisatrice, l’ambiguïté
sexuelle, est projeté dans la catégorie Un certain regard
PROGRAMME DE LA JOURNÉE
14h-15h45
POUVOIR/CRITIQUE/SOUVERAINETÉ/GUERRE/
COLONIAL/RÉSISTANCE
Achille Mbembe et Didier Éribon
Rencontre animée par Alexis Pierçon-Gnezda
Suivie d’une projection de Sylvie Blocher, Alamo, 2014,
« 4 versions différentes de la bataille d’Alamo qui a
fondé le mythe national américain » (16’)
16h-17h15
FUITE/MIGRATION/CAMPS/POLICE/CALAIS/
ENGAGEMENT/ASILE
Catherine Corsini (L’Appel de Calais)
et Dénètem Touam Bona
Rencontre et projection de films sur Calais animées
par Annalisa Romani
17h30-18h45
CLASSES/DOMINATION/REPRÉSENTATION/
VIOLENCE/ÉCRITURE/GENRE
Céline Sciamma et Édouard Louis
Rencontre animée par Anne Laffeter (Les Inrocks)
19h-20h30
GUERRE/TERRORISME/WIKILEAKS/
WHISTLEBLOWING/ÉTAT/DÉMOCRATIE
Julian Assange et Geoffroy de Lagasnerie
Rencontre animée par Jean-Marie Durand (Les Inrocks)
25
LES
ATELIERS
ENTRÉE LIBRE, SUR INSCRIPTION
© Justin Langlois
Des ateliers sont proposés afin que Hors Pistes 2016 soit, comme chaque année,
un lieu de monstration et de participation, le thème de la révolte étant un sujet
de partage par excellence.
DIMANCHE 24 AVRIL, 15H-18 H
PUIS TOUS LES SAMEDIS ET DIMANCHES DE 15H À 18H,
GALERIE 4
UN ATELIER SUR LES PETITES ET GRANDES
IDÉES POUR UN CHANGEMENT DE TOUS
LES JOURS
par Justin A. Langlois
« Nous sommes désolés pour le dérangement, mais
c’est la révolution ». Sous-commandant Marcos,
Armée zapatiste de libération nationale.
Nous nous trouvons souvent face à un écart lorsque
nous pensons au monde dans lequel nous vivons
aujourd’hui et celui que nous imaginons pour demain.
Nous regardons l’histoire et nous voyons de grands
moments de révolution, mais nous peinons à visualiser
ces actions dans notre vie quotidienne. Ces
mouvements qui apportent le changement sont
immenses, symboliques, parfois violents, et il est
26
difficile de les imaginer à l’échelle de notre quartier ou
de notre immeuble. Nous avons peut-être juste besoin
de rendre ces idées plus petites, ensemble.
Lors de ce workshop d’une heure et demie, les
participants échangent sur leurs intérêts communs,
leurs aspirations et leurs idées autour de la résistance
personnelle et politique, à travers une série de
rencontres en face-à-face. Tous ensemble, ils
explorent des expériences tirées de ces rencontres et
élaborent une compréhension commune de leur
manière de penser la résistance et son avenir. Le
workshop s’achève avec la création d’une œuvre
collective basée sur le texte, qui sera ensuite
incorporée à l’installation The Academy of Tactical
Resistance.
Gratuit, sans réservation dans la limite des places disponibles
MERCREDI 27 AVRIL, 20H30
ET JEUDI 28 AVRIL, 19H30
VENDREDI 29 AVRIL, 18H-22 H
LE JARDIN SAUVAGE
ATELIER DO IT YOURSELF: MANIPULATION
DE DONNÉES AVEC HACKERZVOICE
JEUDI 28 AVRIL, 18H-22 H
HackerZvoice est un collectif de hackeurs dont le but
est de démystifier, d’éduquer et de partager autour du
hacking. À la fois journal, association et communauté,
le mouvement a co-fondé la plus importante
conférence de hacking française : « La nuit du hack ».
Inscriptions par mail : nouvelle-generation@bpi.fr L’ATELIER (BPI, NIVEAU 2)
Préparez-vous aux actions de guérilla gardening !
Façonnez et repartez avec vos mélanges de graines et
boutures résistantes à tous les milieux urbains, initiezvous au tag en mousse et bien plus encore ! Cultivez la
révolte verte ! Introduisez la nature à la bibliothèque,
au musée ou ailleurs…
Pour s’inscrire aux ateliers, il faut assister à la
rencontre « La guérilla gardening ou l’art de la révolte
jardinière », mercredi 27 avril à 19h.
Entrée libre sur inscription : gislaine.zanos@bpi.fr ou
01 44 78 44 22
SALON JEUX VIDÉO (BPI, NIVEAU 1)
‘ROBOTS ABSURDES’:
ATELIER DO IT YOURSELF – HACKING
Le hacking consiste à détourner les objets de leur
fonction première. Ne vous reste-t-il pas quelques
vieux lecteurs de disquettes, de CD-ROM…. dans un
placard ? Venez changer votre regard sur les objets en
fin de vie, tester et comprendre la problématique de
l’obsolescence des équipements. Nous démonterons
notre victime pour la faire renaître autrement.
Avec La Petite Rockette
La Petite Rockette est un collectif de lutte contre le
gaspillage à l’aide de la récupération et la réparation.
Leurs locaux se composent entre autres d’une
ressourcerie et d’un café-atelier.
Inscriptions par mail : nouvelle-generation@bpi.fr
SALON JEUX VIDÉO (BPI, NIVEAU 1)
« Les données ne mentent presque pas… presque. »
Venez apprendre à manipuler des données biaisées
pour convaincre n’importe qui de leur exactitude !
Utilisez tous les outils du data scientist pour appuyer
une argumentation bancale et mettez à contribution ce
manipulateur que nous avons tous en nous !
Avec Mandarine de HackerZvoice
MERCREDI 4 MAI, 14H-19 H
SALON JEUX VIDÉO (BPI, NIVEAU 1)
LE JEU VIDÉO ENGAGÉ
CYCLE : LES MERCREDIS DU JEU VIDÉO
Venez vivre une expérience vidéo ludique autour du
hacking avec le jeu d’Ubisoft Watch Dogs sur le thème
des migrants et des frontières avec Papers please ou
bien de la guerre côté civils avec This War of Mine.
Accès libre dans la limite des places disponibles
VENDREDI 6 MAI, 18H-22 H
SALON JEUX VIDÉO (BPI, NIVEAU1)
ATELIER DO IT YOURSELF:
LA CRYPTOGRAPHIE AVEC HACKERZVOICE
« RIEN À CACHER, TOUT EST CHIFFRÉ ! »
Vos informations personnelles et professionnelles
sont une monnaie comme une autre. Peu importe
qu’elles circulent ou non, elles sont convoitées. Un
brin d’histoire, une touche de mathématiques, un
soupçon de théorie et une énorme dose de pratique,
rien de tel pour mieux appréhender l’état actuel de la
cryptographie et chiffrer vos propres messages.
Inscriptions par mail : nouvelle-generation@bpi.fr 27
LES
PARCOURS
ENTRÉE LIBRE, SUR INSCRIPTION
© Frank Smith
Des parcours singuliers sont proposés tout au long de la manifestation.
LES 23, 24 ET 30 AVRIL, LE 7 ET 8 MAI À 17H
LE 28 AVRIL ET LE 5 MAI À 19H
VISITES EN COMPAGNIE DES ARTISTES –
GALERIE 4
En Galerie 4, les visites de l’exposition prendront la
forme d’un libre parcours ponctué de temps
d’échanges entre la conférencière Camille Azaïs, les
artistes et le public sur le thème du combat citoyen et
de ses représentations plurielles.
Gratuit, sans réservation dans la limite des places
disponibles
SAMEDI 30 AVRIL, 12H ET 16H
« La subversion par les collections » par Yann Potin,
maître de conférence associé en histoire du droit à
l’Université Paris Nord, archiviste aux Archives
nationales de France
MERCREDI 4 MAI, 12H ET 14H
« Les livres de chevet des révoltes contemporaines »
par Leyla Dakhli, spécialiste de l’histoire intellectuelle
et sociale dans le monde arabe contemporain, Cnrs
Contact et réservation : visites@bpi.fr
LA RÉVOLTE PAR LES LIVRES.
VISITES COMMENTÉES DES COLLECTIONS – BPI
La Bibliothèque publique d’information propose une
déambulation dans ses collections, commentée par
des spécialistes, afin de mettre en lumière les
ouvrages de référence de cet « art de la révolte »…
28
PARCOURS VIRTUEL, UNE COMMANDE INÉDITE
Il était six fois sur terre est une création numérique
conçue spécialement par Frank Smith pour
l’application du Centre Pompidou.
Sur la peau morte du monde, les migrants escaladent
nuit et jour. Ce parcours virtuel questionne le devenir
des populations réfugiées, contraintes au déplacement.
L’écrivain, poète et vidéaste français Frank Smith s’y
interroge sur la manière de leur accorder et de leur
rendre un regard et une voix.
Les six vignettes constitutives de ce récit seront
dévoilées peu à peu tout au long de la manifestation
Hors Pistes, du 22 avril au 8 mai, dans l’application du
Centre Pompidou.
Téléchargez gratuitement l’Application sur les stores
Google Play, Apple et Windows ou en flashant ce code :
AGENDA
FILMS, RENCONTRES
ET PERFORMANCES
COULEURS OU SIGNES
POUR CHAQUE DISCIPLINE
Projection-Performance
Parole
Atelier
Parcours
•
•
•
•
19h
15h
17h
VENDREDI 22 AVRIL
18h
DIMANCHE 24 AVRIL
18h
Galerie 4
Ouverture de l’exposition (P 5)
Forum -1
Ouverture de la
20h
bibliothèque participative
et des « Anarchives
de la révolte » (P 9)
Petite salle
Conférence inaugurale
de Gabriella Coleman (P 4)
19h
Galerie 4
Un atelier sur les petites
et grandes idées pour
un changement de tous
les jours Justin A. Langlois (P 26)
Galerie 4
Visite de l’exposition en
présence des artistes (P 28)
Cinéma 2
Demande à ton ombre,
de Lamine Ammar-Khodja
Cinéma 1
La guérilla gardening ou L’art
de la révolte jardinière (P 21)
20h Cinéma 2
Cinétract : Au revoir,
de Daphné Hérétakis (P 14)
20h30 L’Atelier (Bpi, niveau 2)
Le jardin sauvage (P 27)
19h
JEUDI 28 AVRIL
17h30 Forum -1
Bibliothèque vivante
des militants (P 21)
(P 18)
18h Salon jeux vidéo,
Cinéma 2
Bpi, niveau 1
Cinétract : Eggs of Faith,
Robots absurdes
d’Otto Karvonen (P 14)
Atelier hacking (P 27)
19h Galerie 4
Visite de l’exposition
en présence
Forum -1
des artistes (P 28)
L’Atelier des médias :
rencontre avec Lionel Maurel 19h Petite salle
Les signes du combat :
de la Quadrature du net
la musique, la politique et
Rencontre animée
l’écoute émue - Conférence
par Ziad Maalouf (P 21)
d’Esteban Buch (P 22)
20h Cinéma 2
19h30 L’Atelier (Bpi, niveau 2)
Cinétract : Allons-y !,
Le jardin sauvage (P 29)
d’Eduardo Williams (P 14)
20h Cinéma 2
Cinétract : Archéologies
et Mémoires d’Empire,
d’Édouard Beau (P 15)
17h30 Forum -1
Bibliothèque vivante
des militants (P 21)
19h Petite salle
Les signes du combat :
la manifestation
Conférence de
Danielle Tartakowski (P 21)
LUNDI 25 AVRIL
SAMEDI 23 AVRIL
15h
16h
17h
20h
Forum -1
Performance-inauguration
du film Rituel 2 :
le vote, d’Émilie Rousset
& Louise Hémon (P 20)
Cinéma 2
Qu’ils reposent en révolte
(des figures de guerre),
de Sylvain George (P 18)
Galerie 4
Visite de l’exposition
en présence
des artistes (P 28)
Cinéma 2
Cinétract : Paris est une fête,
de Sylvain George (P 14)
MERCREDI 27 AVRIL
29
© Daphné Hérétakis
VENDREDI 29 AVRIL
17h30 Forum -1
Bibliothèque vivante
des militants (P 21)
18h Salon jeux vidéo,
Bpi, niveau 1
Les données ne mentent
presque pas… presque
Atelier manipulation
de données (P 27)
19h Petite salle
Les signes du combat :
la rhétorique
Conférence
d’Isabelle Sommier (P 22)
20h Cinéma 2
Cinétract : Nos crimes sont
des films, d’Éleonore Weber
et Patricia Allio (P 15)
17h
17h
20h
12h
15h
30
Forum -1
Performance Blank Placard
Dance, Anna Halprin
et Anne Collod (P 20)
Bpi
Parcours : La subversion
par les collections (P 28)
Galerie 4
Un atelier sur les petites
et grandes idées pour
un changement de tous
les jours Justin A. Langlois (P 26)
MERCREDI 4 MAI
12h
14h
14h
LUNDI 2 MAI
18h
SAMEDI 30 AVRIL
15h
Galerie 4
Visite de l’exposition
en présence
des artistes (P 28)
Cinéma 2
Performance: Summer of
No, Miltos Manetas (P 20)
Petite salle
Cinétract: What if the normal
people win…?
Cante tóxico nº III,
de Isaías Griñolo (P 15)
20h
Petite salle
« L’esprit d’insoumission :
hier, aujourd’hui
Conférence d’ouverture
par Edgar Morin, suivie
d’un débat animé par
Jean-Pierre Saez avec
Gisèle Sapiro, Dominique
Cardon, Leyla Dakhli et de
la projection d’un extrait
du film Autour du groupe de
la rue Saint-Benoit, l’esprit
d’insoumission présenté par
Jean-Marc Turine (P 23)
Cinéma 2
Cinétract: For Real,
though, de Baptist
Penetticobra (P 15)
20h
Bpi
Parcours : « Les livres
de chevet des révoltes
contemporaines » (P 28)
Salon jeux vidéo
Bpi, niveau 1
Le jeu vidéo engagé (P 27)
Cinéma 1
Table ronde :
« Lignes de fracture »
avec Geoffroy de
Lagasnerie, Sylvie Blocher,
Catherine Corsini,
Céline Sciamma,
Achille Mbembe,
Didier Eribon,
Édouard Louis,
Dénètem Touam Bona et
Julian Assange. (P 24)
Petite salle
Cinétract : Transit(s),
de Bani Khoshnoudi (P 16)
© Anna Halprin
JEUDI 5 MAI
19h
19h
20h
Galerie 4
Visite de l’exposition
en présence
des artistes (P 28)
Petite salle
L’activisme dans l’art
Université Paris I (P 23)
Cinéma 2
Cinétract : Central Alberta,
d’Emmanuel Van
Der Auwera (P 16)
VENDREDI 6 MAI
18h
19h
20h
Salon jeux vidéo, niveau 1
Rien à cacher,
tout est chiffré !
Atelier cryptographie (P 27)
Cinéma 2
Les Films du monde,
de Frank Smith (P 19)
Petite salle
Cinétract :
Le Film des visages,
de Frank Smith (P 16)
SAMEDI 7 MAI
Galerie 4
Un atelier sur les petites
et grandes idées pour
un changement de tous
les jours Justin A. Langlois (P 26)
16h30 Cinéma 2
Cinétract: The Silent
Majority Speaks, de Bani
Khoshnoudi, 2010/2014, 94’
Précédé par
By marching we say no,
d’Isaias Grinolo (P 19)
17h Galerie 4
Visite de l’exposition en
présence des artistes (P 28)
19h Cinéma 2
Le dernier continent,
de Vincent Lapize,
2015, 77’ (P 19)
20h Petite salle
Cinétract : Sinon-tracts,
de Madeleine Aktypi &
Paul Sztulman (P 16)
15h
DIMANCHE 8 MAI
15h
16h
17h
18h
Galerie 4
Un atelier sur les petites
et grandes idées pour
un changement de tous
les jours Justin A. Langlois (P 26)
Cinéma 2
Brûle la mer,
de Nathalie Nambot et Maki
Berchache, 2014, 75’ (P 19)
Galerie 4
Visite de l’exposition
en présence
des artistes (P 28)
Petite salle
Cinétract :
Des hommes en trop,
de Philippe TerrierHermann (P 17)
31
INDEX DES ARTISTES
ET DES INTERVENANTS
Allio Patricia . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Aktypi Madeleine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 16
Amando Pascal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Ammar-Khodja Lamine . . . . . . . . . . . P 18
Argote Iván . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 5
Assange Julian. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Beau Édouard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Bellanova Renata . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Berchache Maki . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 19
Béramis Julien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Blocher Sylvie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Bonnefille Gaby . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 21
Buch Esteban. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 22
Cabello/Carceller . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 5
Campora Valentina . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 16
Cardille Laura . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Cardon Dominique . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Clavel Garance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Cohen Jem . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 5
Coleman Gabriella . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 4
Corsini Catherine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Collod Anne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 20
Coryn Jonathan. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Crosse Nicolas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 14
Dakhali Leyla . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
De Elche Niño . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Della Giustina Pietro . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Enguita Nuria. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Eribon Didier. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Faon Raphaël . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Fel Loïc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Fila Corentin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Garcia Miquel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 6
George Sylvain . . . . . . . . . . . . . . . . . P 14 et 18
Gering Maya. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Godoy Marco . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 6
Griñolo Isaías . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15 et 19
Hackerzvoice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 27
Halprin Anna. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 20
32
Hémon Louise. . . . . . . . . . . . . . . . . . P 11 et 20
Hérétakis Daphné . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 14
Islas Paul Alexandre. . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Jougleux Jeanne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Karvonen Otto . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 14
Khoshnoudi Bani . . . . . . . . . . . . . . P 16 et 19
Laacher Smaïn. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
De Lagasnerie Geoffroy . . . . . . . . . . . P 24
Langlois A. Justin. . . . . . . . . . . . . . . P 6 et 26
Lapize Vincent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 19
Laporte-Bisquiet Hélène . . . . . . . . . P 12
Lazure Gabrielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Lebacq Julie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Le Bail Karine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 22
Le Forestier Rosalie . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Lefrancois Pierre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Lopert Tanya . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Louis Édouard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Maalouf Ziad . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 21
Maamoun Maha . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Magre Judith. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Manetas Miltos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 20
Maurel Lionel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 21
Mbembe Achille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Melis Adrian . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Meskar Mehdi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Minato Chihiro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Mohaiemen Naeem . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Morin Edgar . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Nambot Nathalie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 19
Nguyen Thuy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Nisic Hervé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 19
O’Callaghan Mel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Orihuela Antonio . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Orta Jorge. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Oswald Benoît . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Parreno Philippe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 7
Penetticobra Baptist. . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Perez Biscayart Nahuel . . . . . . . . . . . P 14
Perrier Mireille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
La Petite Rockette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 27
Potin Yann. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 28
Potte-Bonneville Mathieu . . . . . . . . P 21
Power Joel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Ressler Oliver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 8
Reyes Pedro . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 8
Richard Nathalie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Rousset Émilie . . . . . . . . . . . . . . . . . P 11 et 20
Ruiz de Infante Nathanael . . . . . . . P 12
Saez Jean-Pierre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Saghafi Firouzeh . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Salgado Andres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 12
Sapiro Gisèle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Sciamma Céline . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 24
Smith Frank . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 16 et 19
Sommier Isabelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 22
Sztulman Paul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 16
Tartakowsky Danielle . . . . . . . . . . . . . . P 21
Terrier-Hermann Philippe . . . . . . . P 17
Touam Bona Dénètem . . . . . . . . . . . . . P 24
Tribe Mark . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 8
Triet Justine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 8
Turine Jean-Marc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 23
Van Der Auwera Emmanuel . . . . . P 16
Vitaphone. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 16
Walling Blackburn Mary . . . . . . . . . . . . P 7
Weber Éléonore . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 15
Williams Eduardo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 14
Wos/Agence des Hypothèses –
Dehove Claire &
Boillot-Savarin Julie. . . . . . . . . . . . . . . . . . P 9
Zerari Ahmed. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 17
Zito Lema Aimée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . P 8
ÉQUIPES
CENTRE POMPIDOU
Président : Serge Lasvignes
Directeur général :
Denis Berthomier
Directrice du Département
du développement
culturel : Kathryn Weir
Directeur de la communication et
des partenariats : Benoît Parayre
Directeurs adjoints
de la communication
et des partenariats :
Stéphanie Hussonnois,
Marc-Antoine Chaumien
Direction de la production :
Stéphane Guerreiro
Service des Manifestations :
Yvon Figueras
Chargée de production :
Maud Desseignes
Service audiovisuel :
Sylvain Wolff
Chargée de production : Kim Levy
avec Frederique Mirotchnikoff et
Baptiste Coutureau
Architecte : Laurence Lebris
Régisseur d’espace : Anne-Marie
Spiroux et Barthelemy Seillan
Chef du service de la régie
des salles : Hugues FournierMontgieux
Régisseur général :
Fabrice Pleynet
Régisseur général projection :
Olivier Bernon
Direction des publics :
Catherine Guillou,
Chef de service et directeur
adjoint : Patrice Chazottes
Adjoint : Benjamin Simon.
Cheffes de projet et de médiation
culturelle : Odile Fayet, Florence
Morat, Morgane Elbaz.
Cheffe de projet en charge
de la médiation orale et des
conférenciers : Annick Liot.
Coordinateur Centre Pompidou
Málaga : Alexis Roman
Service de l’information
des publics : Josée Chapelle,
Marine Purson
Manifestation conçue et
organisée par le Service des
Cinémas du Département du
développement culturel (DDC) :
Chef du Service
des Cinémas : Sylvie Pras
Chargées de programmation :
Géraldine Gomez et
Charlène Dinhut
Stagiaires à la programmation :
Nolwenn Fournier, Chloé Bruneau,
Ewan Barcelo, Charlotte Morel
Régisseur : Baptiste Coutureau
Administration : Catherine
Quiriet et Séverine Puille Pecha
Avec la collaboration des services
de la Parole et des Spectacles
vivants du Département du
développement culturel (DDC) :
Service de la Parole.
Chef de service : JeanPierre Criqui.
Adjoint : William Chamay.
Chargés de programmation :
Ines Henzler, Romain Lacroix.
Chargée d’études :
Christine Bolron.
Service des Spectacles
vivants. Chef de service : Serge
Laurent Chargés d’études et
réalisation : Delphine Le Gatt,
Linus Gratte et Malena Suburu
Stagiaire à la production :
Léa Malgouyres.
BIBLIOTHÈQUE PUBLIQUE
D’INFORMATION
Directrice : Christine Carrier
Département Comprendre :
Programmation culturelle :
Caroline Raynaud
Chef de service sciences
et société : Denis Cordazzo
Chargée de collections et
référente valorisation,
service sciences et société :
Karine Fournier
Acquisition, service
civilisation : Claire Druhet
Chargé de collections et
référent valorisation :
Aymeric Bôle-Richard Programmation culturelle,
service cinéma : Florence Verdeille
Département Imaginer :
Chargée de collections et
référent valorisation, service
arts et littérature : Maïta LucotBrabant Acquisition : Danielle
Resche Chargée de collections
et référent valorisation, service
nouvelle génération : Barbara
Arellano Chargée de collections
et de médiation : Gislaine Zanos
Département Lire le monde :
Chargée de mission partenariats :
Cécile Desauziers
Acquisition, service
actualité : Gaël Dauvillier
Chargée de collections
et de coordination des
valorisations, service
actualité : Christine Mannaz
Chef de service du développement
culturel : Emmanuèle Payen Programmation culturelle,
service du développement
culturel : Bernadette Vincent
Chargée de valorisation des
ressources électroniques :
Salomé Kintz
Chef de service webmagazine :
Nathalie Nosny
Webéditeurs : Natalie
Niang et Silvère Mercier
Département Vivre :
Service Savoirs pratiques :
Référente valorisation et
programmation, chargée
de collections et de
médiation : Gislaine Zanos
Département des publics :
Chef de service développement
des publics : Nathalie Daigne
Chargés de communication :
Eloïse Emy et Elsa Amenta
Chargés de conquête et de
fidélisation des publics :
Christophe Chardey, Agnès
Legueul et Hélène Saada
Département des
services techniques :
Chef de service maintenance des
collections : Joséphine Lorendeau
33
INFORMATIONS PRATIQUES
Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75191 Paris cedex 04
Métro
Hôtel de Ville, Rambuteau,
Châtelet-Les Halles
Standard : +33 (0)1 44 78 12 33
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Entrée pour les personnes à
mobilité réduite et le public
non voyant : rue du Renard
angle Saint-Merri.
Ouvert de 11h à 21h.
Fermé le mardi.
www.centrepompidou.fr
Tarifs :
Entrée libre,
sauf projections et cinétracts
6 €, 4 € tarif réduit
Accès gratuit pour les détenteurs
du Laissez-passer, dans la
limite des places disponibles.
34
APPLICATION MOBILE
En français, anglais et espagnol
Laissez-vous guider grâce
à l’application gratuite du
Centre Pompidou.
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RELATIONS AVEC LA PRESSE
ET PARTENARIATS
Directeur de la communication et
des partenariats : Benoît Parayre
Directeur adjoint
de la communication
et des partenariats :
Marc-Antoine Chaumien
Pierre Laporte Communication
51, rue des Petites Écuries - 75010 Paris
01 45 23 14 14 - pierre@pierre-laporte.com
© Chihiro Minato
LES CINÉMAS DU CENTRE POMPIDOU
Tout au long de l’année, le cinéma est chaque jour présent au Centre Pompidou,
en salles, dans le Musée et dans les expositions, de la simple séance en passant
par la rétrospective, l’exposition-installation et jusqu’au festival.
Le visiteur est également invité à voir et revoir en salle une programmation
de films d’artistes conservés dans la collection du Centre Pompidou et à découvrir
régulièrement son patrimoine vidéo.
LES TEMPS FORTS 2016
JEAN-MARIE STRAUB ET DANIÈLE HUILLET
Rétrospective intégrale
En présence de Jean-Marie Straub
27 mai - 3 juillet
JAFAR PANAHI
Rétrospective intégrale et exposition, en présence des proches
du cinéaste, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris
7 octobre - 13 novembre 2016
JOÃO PEDRO RODRIGUES
Rétrospective intégrale en présence de l’artiste,
dans le cadre du Festival d’Automne à Paris
Exposition-installation avec João Rui Guerra da Mata
25 novembre 2016 - 2 janvier 2017
LES RENDEZ-VOUS RÉGULIERS
FILM
Tous les mercredis à 19h
LES SÉRIES DE LA COLLECTION
Tous les samedis à 14h
FILMS DE DANSE
Les premiers jeudis du mois à 20h
PROSPECTIF CINÉMA
Les derniers jeudis du mois à 20h
VIDÉO ET APRÈS
Un lundi par mois à 19h
Conception graphique : MODULE
Retrouvez l’intégralité des programmes sur www.centrepompidou.fr
et en vous inscrivant pour recevoir la lettre d’information à lescinemas@centrepompidou.fr
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