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LA LETTRE
1
AVRIL 2016
LA LETTRE 9
EXPERT DE L’ÉNERGIE DES TERRITOIRES
AVRIL 2016
PAGE 4
Concours d’architecture
Bas Carbone 2015 :
La Fabrique refonde
la ville durable
AGENDA
EDF, partenaire du Congrès Gazelec
Rendez vous à Nantes le 27 avril
et à Lille le 11 mai
La transition en marche
S’il ne fallait retenir qu’un mot en 2015, ce serait « transition », du latin transitus
qui signifie passage. Passage des tarifs réglementés de vente d’électricité pour les sites
dont la puissance souscrite est supérieure à 36 kVA vers les offres de marché.
Une période qui s’est accompagnée, pour vous, collectivités, de nombreuses interrogations,
parfois d’inquiétudes et que nous nous sommes efforcés au mieux de dissiper dans ces pages
comme dans les échanges directs, au quotidien, avec nos équipes. Pour que transition ne rime
pas avec précipitation, nous vous avions, dans notre précédent numéro, alertés sur l’importance
de l’anticipation et les risques de la moins-disance. Au 1er janvier 2016, vous étiez nombreux
à avoir été sensibles dans le cadre de vos appels d’offres aux conseils et aux efforts que nous
avions déployés pour vous accompagner dans la voie de l’efficacité énergétique. Suivi des
consommations ou optimisation énergétique sont parmi les nombreux « services » qui vous ont
convaincus, comme en témoignent le SIEG du Puy-de-Dôme et le Grand Tarbes, de renouveler
votre confiance en EDF. Nous vous en remercions et renouvelons à notre tour notre engagement
de vous aider à atteindre les objectifs fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance
verte et à inventer, dès aujourd’hui, un avenir durable pour nos territoires.
Au-delà d’une offre compétitive sur les prix, EDF s’engage à mettre l’expérience, le savoir-faire
et l’expertise de ses équipes au service de vos ambitions. Car au-delà du 31 décembre 2015,
c’est un autre défi de taille qui nous attend, celui de la transition énergétique.
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LA LETTRE
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AVRIL 2016
VERBATIM
« Pour nous, élus du Grand Tarbes, EDF n’est pas un simple fournisseur d’énergie. C’est un partenaire énergéticien qui nous
accompagne dans la réduction de nos émissions carbone, dans la maîtrise de nos consommations énergétiques et qui améliore
notre efficience énergétique… »
Marc Garrocq, maire de la commune de Bours, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Tarbes
Lire la suite sur
edfcollectivites.fr
CHOISIR SON CONTRAT DE GAZ NATUREL
Le Grand Tarbes
et EDF main dans la
main pour sa gestion
du gaz naturel
Sur le territoire des Hautes-Pyrénées, la Communauté d’Agglomération du Grand
Tarbes a signé en début d’année 2015 un contrat de deux ans pour le renouvellement
de son contrat de fourniture de gaz naturel. Un contrat unique. Retour sur ce succès
avec Simon Peyret, chargé de mission Plan Climat Énergie Territorial du Grand Tarbes.
Dans quel contexte a été signé ce contrat
en janvier 2015 avec la Communauté
d’Agglomération du Grand Tarbes ?
Simon Peyret : Cela s’inscrit dans l’impérieuse
nécessité de s’adapter à l’évolution de la
réglementation avec la disparition des tarifs
régulés de vente du gaz naturel pour les sites
consommant plus de 30 000 kWh par an d’ici
Simon Peyret, chargé de mission
Plan Climat Énergie Territorial
du Grand Tarbes
au 31 décembre 2015. Nous avons fait le choix
d’anticiper ces évolutions réglementaires en
intégrant au groupement l’intégralité des
équipements publics alimentés en gaz naturel,
soit 184 sites pour une consommation estimée
à 25 GWh annuelle.
Pour cela, le Grand Tarbes et ses 15 communes
membres (80 000 habitants) ont souhaité mettre
en place un groupement de commandes pour,
d’une part, la fourniture et l’acheminement de
gaz naturel et, d’autre part, le soutien aux actions
de maîtrise de la demande de l’énergie.
Au travers du contrat de fourniture d’électricité,
EDF a déjà fait preuve de sa volonté d’implication,
illustrée par l’optimisation tarifaire de nos
contrats d’électricité, les réunions bilans réalisées
annuellement, l’accompagnement dans nos
projets, pour ne citer que ces points. Nous
souhaitions avoir la même démarche de
qualité de la part de notre futur fournisseur
de gaz naturel.
Depuis 2009 avec la réalisation des premiers
audits énergétiques sur ses équipements et
renforcé en 2011 avec la mise en place de son
Plan Climat, le Grand Tarbes est engagé dans
une démarche ambitieuse de réduction des
consommations d’énergie et de ses émissions
de gaz à effet de serre (GES). Conformément
aux lois Grenelle 1, les établissements recevant
du public des collectivités doivent réduire leurs
consommations d’énergie d’au moins 38 %
d’ici à 2020. À ce titre, depuis 2011, nous avons
déjà réduit nos consommations de 21 %. Les
services associés au contrat d’EDF de fourniture
de gaz naturel doivent nous permettre d’aller
plus loin et d’atteindre les objectifs fixés.
Ce marché d’offre de gaz naturel (GN) est
le résultat d’un important travail en interne
de la Communauté d’Agglomération et
de mutualisation entre communes avant
l’heure. Pouvez-vous nous expliquer ?
S.  P. : En effet, nous souhaitions améliorer en
interne nos compétences techniques sur les
sujets liés à l’énergie dans le cadre des marchés
publics, puisque c’est une démarche nouvelle
pour nous et nos communes mais qui va devenir
périodique pour le gaz naturel et l’électricité.
C’est pourquoi toutes les procédures de ce
nouveau contrat signé le 23 janvier 2015 ont
été réalisées en interne. Cela nous a permis de
réaliser des économies substantielles en nous
affranchissant des frais d’un bureau d’études.
La bonne connaissance qualitative et quantitative
des équipements de nos bâtiments publics
– 184 concernés par le contrat – a rendu
ce challenge plus facile à appréhender.
Dans cet appel d’offres, le prix était
important mais ça n’était pas le seul
critère. EDF n’était pas le fournisseur le
moins-disant. Quels ont été les éléments
déclencheurs de votre choix d’EDF
comme fournisseur de gaz naturel ?
S.  P. : Dans les critères de l’appel d’offres, le prix
représentait 70 % et la valeur technique 30 %.
La valeur technique était appréciée en fonction
de différents éléments et, notamment, la qualité
des prestations d’accompagnement de réductions
des consommations d’énergie et des émissions
de gaz à effet de serre. Entre les différentes offres,
sur les aspects d’accompagnement et des services
liés au soutien des actions de maîtrise de la
demande en énergie, l’écart était important à
l’avantage d’EDF. Ce dernier n’était pas le mieux
placé en termes financier mais l’accompagnement
proposé par cet opérateur dans son offre sur
l’optimisation de la consommation d’énergie a
fait une grande différence.
Lire la suite de l’interview sur
edfcollectivites.fr
LA LETTRE
3
AVRIL 2016
VERBATIM
« Par notre capacité à innover en lien avec les collectivités, nous apportons un nouveau regard sur les différents usages, et les façons
de mieux gérer et prévoir les dépenses de fonctionnement des collectivités. »
Christian MISSIRIAN, Directeur Commerce de Rhône-Alpes-Auvergne
Lire la suite sur
edfcollectivites.fr
ÉLECTRICITÉ : APPEL D’OFFRES DU SIEG DU PUY-DE-DÔME
Le SIEG du Puy-de-Dôme
choisit EDF pour « son savoir-faire,
sa technicité et son personnel »
L’appel d’offres lancé par le Syndicat intercommunal d’Électricité et de Gaz (SIEG) du Puyde-Dôme, dans le cadre d’un groupement de commandes pour la fourniture d’électricité,
a été remporté par EDF. Retour sur ce succès avec le président du SIEG 63, Bernard Veissière.
Bernard
Veissière,
président
du SIEG 63
Dans quel contexte avez-vous créé un
groupement de commandes d’électricité ?
Bernard Veissière : Avec l’obligation de lancer
des appels d’offres ou des consultations pour sites
aux tarifs jaunes ou verts des collectivités locales,
le SIEG, auquel adhèrent toutes les collectivités
du département, a souhaité aider ses adhérents
tant sur le plan administratif que financier. Cela
signifiait faire, en lieu et place desdites collectivités,
tous les papiers nécessaires au montage d’un appel
d’offres, ce qui est long et compliqué. Certaines
communes, notamment les plus petites, n’en
avaient ni le temps ni les moyens techniques. Nous
pensions par ailleurs que plus le nombre de kWh
serait important, plus la demande serait attractive
pour les différents fournisseurs d’électricité.
Notre groupement de commandes d’électricité
compte aujourd’hui 172 structures publiques : des
collectivités locales, des Ehpad, des syndicats d’eau
et des parcs naturels. Ensemble, nous sommes
plus forts et le fait de mutualiser les frais de
constitution de dossier permet quelques économies
non négligeables.
Vous avez dissipé certaines appréhensions liées à la fin des tarifs réglementés
de vente de l’électricité ?
B. V. : Les habitudes changeaient et ce changement
qui occasionne plus d’administratif pouvait être
une source d’inquiétude. Nous n’étions pas
habitués à la mise en concurrence en matière
d’électricité. Il y avait une crainte chez les
consommateurs qui tenait peut-être à un
précédent, la possibilité de sortir du tarif historique
de vente d’électricité au début des années 2000.
Ceux qui avaient fait ce choix avaient certes pu
profiter d’une diminution l’année N mais subi
par la suite de fortes augmentations, jusqu’à
30 % l’année N +1 et N +2 ! Cela avait généré
une crainte importante pour ceux qui étaient
sortis du tarif historique. Nous ne sommes pas
du tout dans le même cas de figure : la diminution
sur la facture globale est de 10 à 15 % et, quand
on sait que 40 % de la facture représente l’énergie
et que le reste est lié à l’acheminement, aux
diverses taxes, etc. qui ne sont pas soumis à
concurrence, cela veut dire que la réduction sur
la fourniture d’électricité, en d’autres termes
notre performance d’acheteur, est bien supérieure
à 10-15 %. Certains disaient : ça va augmenter
la facture de façon significative, et c’est tout le
contraire : le prix de l’électricité a bien diminué !
Sur quels critères avez-vous choisi votre
fournisseur d’électricité ?
B. V. : Nous souhaitions que le futur fournisseur
apporte aux acheteurs, en plus de l’électricité,
des conseils pour faire notamment la bascule entre
le tarif jaune ou vert et le nouveau contrat en
offre de marché ainsi qu’un certain nombre de
services. Il devait par exemple pouvoir s’occuper
de toute la partie administrative et du suivi des
consommations durant toute la durée du contrat
qui, en l’occurrence, est de deux ans. Concrètement, cela signifie alerter les clients en cas de
consommation trop importante mais aussi les
aider à réduire cette consommation afin de faire
baisser la facture finale d’autres « services » liés
à la facturation (par exemple, des paiements
échelonnés pour les clients qui en font la demande)
ou la fourniture d’électricité d’origine renouvelable,
etc. C’est bien l’équation « coût du kWh plus
services associés à la fourniture » qui nous a permis de retenir le fournisseur le mieux-disant. Nous
avons, au final, privilégié le rapport qualité-prix.
Lire la suite de l’interview sur
edfcollectivites.fr
LA LETTRE
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AVRIL 2016
CONCOURS BAS CARBONE 2015 : LA MÉTAMORPHOSE D’UN QUARTIER EN 2050
La Fabrique refonde
la ville durable
Pour sa 7e édition, le concours Bas Carbone organisé par EDF, en partenariat
avec lille3000, invitait à imaginer le futur d’un secteur entier de Lille, l’îlot Charles-deMuyssaert. Retour sur cette belle aventure prospective avec deux membres du collectif
lauréat : Frédéric Bonnet (Obras) et Raphaël Ménard (Elioth, 169 architecture).
Qu’est-ce qui vous a donné envie de
participer au concours d’architecture
Bas Carbone EDF ?
Raphaël Ménard : C’est très rare d’avoir ce type
de commande et on remercie encore EDF de nous
avoir permis, à travers ce concours, de poser des
questions à la fois politiques et théoriques. Politiques
parce qu’on nous a demandé de réfléchir à un
horizon qui n’est pas celui de l’immédiat et que la
question posée n’était pas architecturale mais
urbaine. On a senti qu’on avait le droit d’avoir un
discours moins technophile, moins « bobo écoquartier ». Les organisateurs nous ont donné carte
blanche et même encouragé à être « poil à gratter » !
Frédéric Bonnet : En urbanisme, on a, en effet,
rarement l’occasion de faire de la prospective à 25
ou 30 ans. Il ne s’agissait pas de proposer le énième
éco-quartier sur la base de ce que l’on sait faire,
et puis, poser une question d’énergie à l’échelle
urbaine, ce n’est pas si fréquent. C’est évidemment
la bonne échelle pour réfléchir et cela déplaçait la
réflexion sur le renouvellement urbain. D’où notre
proposition radicale, qui croisait des préoccupations
que Raphaël et moi avions en commun sans avoir
jamais travaillé ensemble auparavant : les conditions
de fabrication, la question du travail et des savoirfaire, des flux de matériaux. Ce qui a donné le ton
du projet, c’est notre envie de travailler sur le
processus de fabrication et sur la mixité qui était
une des demandes du concours. Notre choix radical
de faire revenir une usine, de l’industrie et de
l’activité de fabrication au cœur de la ville respectait
totalement cette exigence.
Une usine au cœur d’une ville
bas carbone, il fallait oser !
R. M. : Quand on a, Frédéric et moi, visité le site
en juin dernier, on s’est tout de suite dit qu’on
allait faire une usine. Pas par goût du contre-pied
mais parce qu’on ne voulait pas d’un programme
qui consiste à faire un peu de commerces, un peu
de logements, un peu de bureaux et réduire l’éco-
Le Grand Prix Architecture Bas Carbone EDF 2015
Pendant plusieurs mois, une soixantaine d’équipes ont planché sur la transformation durable
de la ville dans la perspective du réchauffement climatique et des exigences de réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Au final, quatre projets ont été retenus et ont fait l’objet
d’une exposition. Le Grand Prix Architecture Bas Carbone EDF, doté de 10 000 euros, a
récompensé le travail du collectif rassemblant les agences Obras et 169 architecture, l’atelier
d’ingénierie Elioth et l’illustratrice Diane Berg. Leur proposition, « La Fabrique de la Renaissance, métamorphose d’une ville », est un récit du monde, sous forme de bande dessinée,
qui replace l’usine et le processus de fabrication au cœur de la ville durable.
quartier à la mixité programmatique. Recréer une
usine faisait véritablement sens. Mais pas une
usine de fabrication de voitures ou d’ordinateurs !
L’idée, c’est que cette usine soit au service de
la transformation du quartier alentour, qu’elle
participe à la réhabilitation énergétique, au
reconditionnement des bâtiments résidentiels en
tenant compte du vieillissement de la population
à l’horizon 2050. L’usine est au service d’une mise
à jour de la ville. Dans ce petit écosystème, vous
avez des transformateurs de fenêtres, des fabricants
de panneaux solaires, des installateurs-réparateurs
de ce qu’on a appelé les « eco-rickshaw ». C’est
un nouveau moyen de se déplacer en ville : plus
léger, plus simple et plus sobre, une sorte de « 2 CV
écolo du futur ». Enfin, l’autre aspect important
de notre proposition, c’est que tout le monde
mette la main à la pâte. Les gens pourront se
retrouver dans ce quartier d’ateliers et d’usines,
cet espace public requalifié, pour bricoler ensemble
le week-end. C’est une manière de créer un lien
social très fort entre les habitants.
F. B. : Pendant le jury, il y a eu un débat amusant !
J’expliquais qu’on allait remettre une usine au
cœur de la ville quand un membre du jury a réagi :
« Mais une usine c’est quand même dur, ça évoque
la pointeuse ! » Et là, Martine Aubry s’est agacée
en répondant que non, l’usine, c’est aussi
notre héritage, un héritage magnifique ! C’est
l’inventivité, la créativité, la fabrication ! Elle a
raison, bien évidemment. Le rapport à la technique
a fait débat, entre fascination et crainte, alors
qu’on aimerait que ce rapport redevienne plus
familier, que le travail manuel regagne ses lettres
de noblesse. Le collège pourrait être, de manière
expérimentale, un lieu où l’on repense notre
rapport aux savoir-faire techniques. La dimension
politique de notre proposition est très forte.
À partir d’un quartier lillois en friche,
vous avez littéralement imaginé le
monde de demain ?
R. M. : Je me suis amusé à fabriquer un récit, presque
à écrire un story-board pour raconter ce qu’il est
advenu de notre monde en 2050 et comment ce
petit bout de quartier avait évolué, en évoquant
un certain nombre de transformations profondes
LA LETTRE
5
AVRIL 2016
tant du point de vue politique qu’économique.
Sur ce dernier point, notre proposition était
complètement décalée puisqu’on a proposé de
faire revenir des fabriques au centre des villes.
Pendant la 1re révolution industrielle, de nombreuses
usines étaient installées en ville, ce qui avait un
certain nombre de vertus : des circuits courts de
matières, moins de logistique et de transports et
une vraie utilité du point de vue de la composition
des centres urbains et de la mixité sociale. À mon
sens, que des ouvriers travaillent et vivent au centreville est aussi un moyen d’enrayer la « gentrification »
ou la « boboïsation » des centres des métropoles,
et puis, travailler la matière peut assurément être
porteur de lien social et culturel. La situation
géographique du site et la proximité de deux
éléments importants rendaient possible notre usine
du 3e millénaire : la Deûle qui est un canal très
important du réseau hydrographique de la
métropole lilloise et le port de Lille qui est une
plate-forme logistique. Nul besoin de faire venir
des camions pour apporter les matériaux nécessaires
au processus industriel et pour sortir les flux d’usines.
Le site est par ailleurs mitoyen de l’ICAM (Institut
catholique d’Arts et Métiers, une école d’ingénieurs)
et d’un grand collège, ce qui crée un rapport au
savoir et permet un lien direct entre l’école et les
ateliers d’apprentissage, la R&D. Tout est réuni
pour fabriquer un écosystème cohérent autour
de ce site qui se trouve être pour partie d’anciens
hangars qui servaient à la maintenance de tramways.
F. B. : L’urbaniste travaille essentiellement sur des
friches industrielles et ce site en était une. Notre
modèle actuel est centré sur l’idée d’une fabrication
éloignée de la ville, délocalisée, et les distances
parcourues par les flux sont considérables alors
que, quand on réintègre la question de l’énergie
à très grande échelle – macroéconomique –, on
imagine une des solutions qu’on a retenue : un
recentrement des lieux de fabrication. Les friches
industrielles peuvent donc redevenir des sites de
production. Cela rejoignait bien le thème
« Renaissance » choisi par la ville de Lille pour sa
manifestation culturelle lille3000. La mixité qu’on
a introduite propose un mélange d’entreprises et
d’ateliers à disposition d’associations collaboratives,
d’habitants. Avec l’idée que le travail redevient
une partie de la vie quotidienne et de l’urbanité.
La ville d’aujourd’hui est hédoniste, ludique,
familiale et le travail est ailleurs, c’est un monde
à part. Replacer la question du travail dans le
quotidien, dans l’espace public, c’est lui redonner
une dimension sociale et culturelle. Cela rejoint
la politique de la ville de Lille et de son maire,
Martine Aubry. Le terreau était donc favorable.
Lire la suite de l’interview sur
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