close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

Carrefour Information

IntégréTéléchargement
« Donner notre vie […] pour la protection
des rivières, c’est donner notre vie pour
le bien-être de l’humanité et de notre
planète.»
- Berta Cáceres (1971-2016)
Source : Goldman Environmental Prize
Avril – 2016
Autre nom, même mission.
-Carrefour Tiers-Monde change de nomÀ l’occasion de son 45e anniversaire, Carrefour Tiers-Monde s’est donné un nouveau nom.
Il se nomme dorénavant : Carrefour d’éducation à la solidarité internationale – Québec
(CESIQ). Il y a longtemps que couvait l’idée de troquer Carrefour Tiers-Monde, devenu
obsolète, pour un autre nom, plus représentatif des réalités actuelles. Le nouveau nom a
été trouvé et approuvé par les membres de l’assemblée extraordinaire du 9 juin 2015 et
accepté par le Registre des Entreprises Québec le 6 juillet 2015.
Les ajustements sur notre site et dans nos courriels seront faits sous peu. Voici notre
nouveau logo !
Longue vie au Carrefour d’éducation à la solidarité internationale – Québec !
Avril 2016
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
1
Vers une
agriculture et
une
alimentation
durables
2
3
4
5
Dîner Causerie
6
7
Conférence
« De l’aide
sociale au
revenu social
universel
garanti »
8
9
Spectacle
solidaire
10
11
Soiréeéchange
Cultures au
cœur
12
13
14
Discussion au
CAPMO
15
16
Salon des
alternatives
17
18
19
20
5 à 7 – Soirée
retour de
Madagascar
des stagiaires
autochtones
21
22
23
24
25
26
27
La santé au
Québec :
Repenser en
profondeur un
système et une
culture
28
29
30
*Pour des raisons indépendantes de notre volonté, il se pourrait que des activités soient reportées ou
annulées, il est donc de votre responsabilité de vous assurer de la tenue des activités qui vous
intéressent.
Vers une agriculture et une alimentation durables
Vendredi 1er
Thème : L’année 2016 a été déclarée « Année internationale des légumineuses » par l’Organisation des
Nations Unies. Les légumineuses présentent plusieurs avantages importants tant pour l’alimentation,
que pour la sécurité alimentaire et pour l’enrichissement des sols en agriculture. Les trois invitées
présenteront chacune, en lien avec leur domaine d’expertise, comment les légumineuses contribuent à
mettre en place à la fois une sécurité alimentaire et une production agricole plus durables.
Horaire : 13 h 30 à 15 h 30
InvitéEs : Amélie Charest (nutrition), Caroline Halde (agronomie) et Sabrina Doyon (anthropologie)
Lieu : Pavillon Paul-Comtois, Local 1110-1116
Université Laval
2425, rue de l’Agriculture
Québec
Coût : Gratuit
Informations : chairedi@fsaa.ulaval.ca , 418 656-2121, poste 8746, pour inscription :
http://evenements.fsaa.ulaval.ca/vers-une-agriculture-et-une-alimentation-durables/information/
Organisation : Chaire en développement international
Dîner causerie
Mardi 5
Thème : Les autochtones au Mexique restent de farouches opposants de l'État du Mexique tel qu’il est
gouverné et ils continuent de revendiquer la direction autonome de leurs propres territoires.
Notamment, le sort des femmes dans les régions où le parti FZLN (Front zapatiste de libération
nationale) est encore présent, sera sujet à discussion.
Horaire : 12 à 13 h
Invité : José Robles, de nationalité mexicaine, licencié en économie, ex-député de l’opposition du Parti
Révolutionnaire Démocratique (PRD), délégué « Adhérent aux 6èmes déclarations de la forêt de la
Candona- FZLN ».
Lieu : Auberge l’Autre jardin
365, boul. Charest Est
Québec
Coût : Gratuit
Informations : 418-834-4344
Organisation : Organisation québécoise de solidarité internationale pour les droits humains (OQSIDH) en
collaboration avec le CESIQ
Conférence « De l’aide sociale au revenu social universel garanti »
Jeudi 7
Thème : L’implantation d’un système de revenu garanti au Québec est présentement à l’étude par le
gouvernement. Malgré cette volonté d’assurer un revenu minimum à l’ensemble des Québécoises et
Québécoises, le gouvernement libéral de M. Couillard persiste à maintenir la réforme de l’aide sociale
avec le projet de loi 70. La conférence permettra aux participants d’en apprendre davantage sur
l’évolution de l’aide sociale au Québec et sur les différents types de revenus de base, soit le revenu
minimum garanti et le revenu social universel garanti.
Horaire : 19 h
InvitéEs : Sylvia Bissonnette, coordonnatrice au Groupe de recherche et de formation sur la pauvreté au
Québec, Jean-Yves Desgagnés, professeur en service social UQAR- campus Lévis et Lucie Villeneuve,
organisatrice communautaire
Lieu : Centre Culture et Environnement Frédéric Back, 3ème étage
870, avenue Salaberry
Québec
Coût : Gratuit, boissons alcoolisées et non-alcoolisées sur place
Informations : Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/174409492943538/
Organisation : Coalition régionale contre le projet de loi 70 est formée de l'ADDS-QM, l'ADDS Rive-Sud,
du BAIL, du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, du RÉPAC 03-12 et de ROSE du Nord
Spectacle solidaire
Samedi 9
Thème : Au programme, performances musicales, exposition des œuvres de l’artiste Marie-Michelle
Poulin et témoignages de stagiaires québécois qui ont fait un stage en solidarité internationale en
Bolivie. Plusieurs prix de présence seront tirés parmi les spectateurs.
Horaire : 20 h
InvitéEs : Les auteurs-compositeurs-interprètes Julie Rousseau (Québec), Flávia Nascimento (Brésil),
Augustin Betchi (Cameroun)
Lieu : Pavillon Alphonse Desjardins, Espace Jardin
Université Laval
2325, rue de l’Université
Québec
Coût : 10 $, billets en vente au Café Fou Aeliés
Informations : devpulqc@gmail.com, 418 656-2131, poste 4248
Organisation : Développement et Paix, Association étudiante catholique de l’Université Laval
Soirée-échange Cultures au cœur
Lundi 11
Thème : Les soirées-échange Cultures au cœur sont organisées chaque deuxième lundi du mois. Ce
projet a été développé par Denis Breton, sociologue, dans le but de créer des contacts entre les cultures
et échanger sur nos expériences de vie et nos rêves pour le futur.
Horaire : 19 h
Lieu : L’Accorderie de Québec, Salle Bruno-Montour
151 A, rue Saint-François Est
Québec
Coût : Gratuit. Il n’est pas nécessaire d’être membre de L’Accorderie pour y participer, par contre pour
les membres, une heure de service sera demandée.
Informations : pour inscription, 418 623-9786, contact@culturesaucoeur.org
Organisation : Projet Cultures au cœur
Discussion au CAPMO
Jeudi 14
Thème : « Forum social mondial de Montréal. Un autre monde est nécessaire. Ensemble, il devient
possible.» Les rencontres du CAPMO sont toujours ouvertes : un sujet, des invités, des participants sont
au rendez-vous. Les discussions et les échanges se font dans un esprit d’ouverture et de respect.
Horaire : 18 h 30, un souper sera offert dès 17 h
Lieu : 435, rue du Roi, 2ème étage
Québec
Coût : Gratuit, une contribution volontaire est demandée pour le souper
Informations : 418 525-6187, poste 221
Organisation : Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO)
Salon des alternatives
Samedi 16
Thème : Venez assister en grand nombre à cette deuxième édition du Salon des alternatives. Plusieurs
organismes seront présents. Au programme : ateliers et kiosques présentant des alternatives pour bâtir
un autre monde. Plusieurs thématiques seront à l’honneur : agriculture, coopération, démocratie,
droits, écologie, environnement, économie, justice, transport, urbanisme, etc.
Horaire : 10 h à 16 h
Lieu : Place Jacques-Cartier (à côté de la Bibliothèque Gabrielle-Roy)
320, rue Saint-Joseph Est
Québec
Coût : Gratuit
Informations : http://media.reseauforum.org/alter2016
Organisation : Réseau du Forum social de Québec Chaudière-Appalaches
5 à 7 – Soirée retour de Madagascar des stagiaires autochtones
Mercredi 20
Thème : Venez à la rencontre de cinq jeunes autochtones de retour d’un stage de quatre mois à
Madagascar dans le cadre du programme des Stages internationaux des Jeunes Autochtones (SIJA)
d’Affaires mondiales Canada. Ils seront présents pour raconter leur expérience sur le terrain.
Horaire : 17 h à 19 h
Lieu : Brasserie La Korrigane
380, rue Dorchester
Québec
Coût : Gratuit
Informations : education@amie.ca
Organisation : L’AMIE – www.amie.ca
La santé au Québec : Repenser en profondeur un système et une culture
Mercredi 27
Thème : Le système de santé québécois est fortement influencé à la fois par le corps médical,
l’économie et la politique. L’industrie pharmaceutique y est omniprésente. Cette conférence tentera de
jeter un regard différent sur notre système de santé en mettant la santé humaine au cœur des priorités.
Horaire : 19 h à 21 h 30
InvitéEs : Jacques Dufresne, philosophe, Isabelle Leblanc, médecin et Jean-Claude St-Onge, philosophe
Lieu : Centre culture et environnement Frédéric Back, salle 322-324
870, avenue de Salaberry
Québec
Coût : Contribution suggérée : 5 $
Informations : Agustí Nicolau, 514 387-2541, poste 241, anicolaujf.qc.ca
Organisation : Centre justice et foi, Les AmiEs de la Terre de Québec
Pour un calendrier sociocommunautaire et citoyen pour la région de Québec, visitez ce site :
http://www.reseauforum.org
Autres activités à l’extérieur de la Capitale-Nationale
L’exploitation minière en Haïti : Enjeux et réalités
Mercredi 20
Thème : Le gouvernement haïtien a manifesté son intention d’exploiter les minéraux enfouis dans le sol
d’Haïti dont la valeur est estimée à 20 milliards $. Les exploitations minières ont des impacts
environnementaux et sociaux importants pour les populations vivant à proximité et dont la survie
dépend de l’exploitation de la terre. Le Canada est à la fois un pilier dans l’industrie minière dans le
monde et un fournisseur d’aide au développement le plus important pour Haïti. Venez en apprendre
davantage sur le double rôle du Canada en Haïti.
Horaire : 19 h à 21 h
InvitéEs : Nixon Boumba, sociologue et militant pour la justice sociale et Gerado Ducos, juriste
Lieu : Maison Bellarmin, Centre Justice et foi
25, rue Jarry Ouest
Montréal, Québec
Coût : Contribution suggérée : 5 $
Informations : Christiane Le Guen, 514 387-2541, poste 234 ou cleguen@cjf.qc.ca
Organisation : Concertation pour Haïti
ANNONCES SPÉCIALES
L’université féministe d’été est de retour pour une 14ème année consécutive. Cette année, le thème
phare de cet événement rassembleur est la santé. L’évolution de la science et de la médecine ont permis
d’améliorer considérablement la qualité de vie et la santé des femmes. En effet, l’accessibilité aux
moyens de contraception, par exemple, a permis un meilleur contrôle des naissances et une plus grande
autonomie pour les femmes. Toutefois, les statistiques démontrent que les femmes sont plus sujettes à
subir de la violence au cours de leur vie et à vivre dans la pauvreté, ce qui entraîne des répercussions
directement sur leur santé.
Du 22 au 27 mai, l’Université féministe d’été se penchera sur divers enjeux liés à la santé des femmes
tels que la violence, la migration, l’accès aux soins, le rôle de soignante, la santé sexuelle et maternelle.
Les activités auront lieu au Pavillon Charles-De-Koninck à l’Université Laval. Pour procéder à l’inscription
et pour consulter la programmation complète, veuillez consulter le site web de l’Université féministe
d’été : http://universitefeministedete.fss.ulaval.ca/?pid=392&lang=fr. Les personnes qui s’inscriront
avant le 8 avril aux activités bénéficieront d’un tarif réduit (Voir le tableau suivant).
Tarifs
Inscription
jusqu’au 8 avril
Inscription
après le 9 avril
Régulier
325 $
375 $
Groupe communautaire
300 $
350 $
ÉtudiantE/retraitéE
250 $
300 $
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec a 40 ans
À l’occasion du 40ème anniversaire de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, la
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) rend hommage à 40
personnes engagées dans la défense des droits humains au Québec. Le CESIQ tient à souligner le travail
de cinq de ces personnes pour leur engagement pour la défense des droits des autochtones.
- Melissa Mollen Dupuis, droits des femmes autochtones
- Édith Cloutier, droits des autochtones en milieu urbain
- Minnie Grey, droits des jeunes Inuits
- Nadine Vollant, droits des enfants autochtones
- Widia Larivière, droits des femmes autochtones
Au cours des prochains mois, la Commission diffusera sur son site Internet les portraits des lauréats
choisis pour leur travail de défenseurs des droits et libertés au Québec. Pour en apprendre davantage
sur leur engagement et leur parcours, rendez-vous sur le site de la CDPDJ au lien suivant :
http://40ansdelacharte.org/Liste_des_candidats-fr-3.
Également, une série de six vidéos a été produite par Wapikoni mobile ayant pour thème Une Charte,
mille
combats.
Ces
enregistrements
sont
disponibles
sur
le
lien
suivant :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLUyrkO4uSOmFYXMjW9d_VdOwWs5zCQyx8.
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec est l’une des lois cadres dans la province de
Québec. Ce document présente les droits et libertés s’appliquant à tous ceux qui sont sur le territoire de
la province. Inspirée, entre autres, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Charte a
donné naissance à la CDPDJ en 1976. Cet organisme indépendant a pour mission de faire respecter les
droits énoncés dans la Charte.
Des nouvelles de CTM, nouvellement appelé CÉSIQ
Retour sur le Sommet des femmes à Montréal au Palais des congrès
Après plusieurs mois de préparation, le Sommet des femmes s’est finalement ouvert le 4 mars à
Montréal, réunissant près d’un millier de femmes venues de partout au Québec. Organisé par Projet 75,
un organisme à but non-lucratif qui souligne le 75ème anniversaire de l’obtention du droit de vote pour
les femmes au Québec, le sommet a débuté avec un discours de Mme Lise Payette, ex-ministre et
journaliste. Les 20 ateliers présentés lors de cet événement, ont été l’occasion pour les personnes
présentes d’entendre les témoignages de femmes inspirantes et de débattre sur plusieurs enjeux
touchant les femmes.
Les chefs du Parti Québécois, Pierre-Karl Péladeau, de la Coalition Avenir Québec, François Legault et de
Québec Solidaire, Françoise David étaient présents lors de la cérémonie de clôture. Plusieurs autres
députéEs de l’Assemblée nationale étaient également présentEs.
Le déjeuner engagé des marraines
Les participantEs ont eu plusieurs occasions
d’échanger entre les ateliers.
La cérémonie de clôture du Sommet
La marraine de l’événement, Mme Lise Payette
Conférence Jeunes femmes et engagement : Défis et perspectives
Le Cégep de Ste-Foy a accueilli le 16 mars dernier deux invitées, soit Mme Julie Miville-Dechêne,
présidente du Conseil du statut de la femme et Mme Marie-Ève Proulx, ex-mairesse de St-Pierre-de-laRivière-du-Sud, dans le cadre d’une conférence portant sur l’engagement des jeunes femmes. Mme
Miville-Dechêne a dressé un portrait de la situation des femmes en politique au fédéral, au provincial et
au municipal. Le constat est sans équivoque : les femmes sont sous représentées en tant qu’élues en
politique. Plusieurs solutions ont été mises de l’avant par la présidente du Conseil du statut de la femme
pour favoriser la participation des femmes en politique, soit adopter une zone paritaire obligatoire entre
40 % et 60 %, instaurer une politique de conciliation travail/famille et accorder un congé parental de 14
semaines pour les élus.
Par la suite, Mme Proulx, ancienne mairesse d’une municipalité de la région de Chaudière-Appalaches et
aujourd’hui entrepreneure, a brossé un tableau de son parcours en politique et des défis qu’elle a eus à
relever en tant que femme en politique municipale. Elle a notamment parlé de l’importance de gagner la
confiance des électeurs, de prendre sa place dans un milieu qui n’est pas «naturel» pour une femme.
La conférence s’est terminée avec une période de questions avec les deux invitées.
Rubrique sur les femmes autochtones *
Ce mois-ci, nous vous présentons une entrevue avec Widia Larivière, féministe autochtone engagée,
elle nous livre ses projets et ses espoirs pour les communautés autochtones.
Vous êtes impliquée dans plusieurs causes
touchant les autochtones. Pouvez-vous nous les
présenter ?
Je milite depuis plusieurs années pour les causes
autochtones, avec un intérêt particulier pour les
questions touchant la jeunesse et les femmes.
J’occupe depuis 2009 le poste de coordonnatrice
jeunesse chez Femmes Autochtones du Québec,
une organisation qui milite pour les droits des
femmes autochtones. Je suis aussi impliquée au
sein du mouvement Idle No More, dont j’ai coinitié la branche québécoise. Mon tout dernier
projet est Mikana, une organisation que j’ai
cofondée et qui a pour mission de sensibiliser
divers publics sur les réalités autochtones au
Canada.
Vous êtes co-initiatrice du mouvement Idle No
More au Québec. Né en octobre 2012, ce
mouvement pancanadien est un appel au
changement qui a mobilisé les communautés
autochtones au Canada. Pensez-vous que la
mobilisation citoyenne peut réellement apporter
un changement durable ?
Oui, je le crois fortement. Au Canada et au
Québec, des actions et des campagnes en ligne
ont encore lieu à des moments stratégiques. Le
mouvement a ravivé le sentiment de fierté et de
solidarité entre nations autochtones ainsi qu’entre
Autochtones et Allochtones. L’engagement d’Idle
No More ne se limite pas aux manifestations dans
les rues ; il s’exprime d’une multitude de façons,
plus subtilement, mais de manière durable. À
travers leur implication dans le mouvement, des
femmes et des jeunes autochtones font entendre
leur voix, des voix qui ne sont malheureusement
pas toujours prises en compte dans le système
politique colonial et patriarcal actuel. Leur désir
ravivé de s’engager et d’être un moteur de
changement dans leur communauté est palpable.
Ils ont aussi contribué à remettre à l’ordre du jour
les questions autochtones dans plusieurs milieux.
Votre plus récent projet est l’organisation
Mikana, qui a pour mission d’œuvrer au
changement social en sensibilisant divers publics
sur les réalités autochtones au Canada. Pouvezvous nous parler davantage de cette cause ?
Mikana est un projet sur lequel je travaille depuis
2015 avec Mélanie Lumsden. À travers nos
diverses implications, nous avons réalisé la trop
grande méconnaissance des Allochtones sur les
enjeux autochtones. Le manque d’éducation et de
sensibilisation est une des causes principales du
racisme envers les peuples autochtones. Nous
avons donc voulu contribuer à remédier à cette
situation en cofondant cette organisation qui a
pour mission de sensibiliser divers publics sur les
réalités autochtones au Canada. Nous en sommes
à nos débuts et jusqu’à maintenant nous nous
impliquons dans le développement d’outils de
sensibilisation, tels des ateliers et des courtsmétrages que nous avons coréalisés avec le
Wapikoni mobile.
Présentement une pré-commission d’enquête est
en cours au Canada qui a pour objectif de
consulter les membres des communautés
autochtones sur la tenue de la Commission
d’enquête sur les femmes autochtones disparues
et assassinées. Pensez-vous que ce processus de
dialogue contribuera à rétablir des relations
solides entre le gouvernement et les Premières
Nations ?
C’est un bon début car le gouvernement fédéral a
eu le bon réflexe de collaborer étroitement avec
les familles et les organisations autochtones dès le
départ pour l’élaboration de cette Commission
d’enquête. Il faudra s’assurer que cette
collaboration soit maintenue tout le long de ce
processus. Ceci dit, la question des femmes
autochtones disparues et assassinées touche
tellement d’enjeux reliés : la prévention, les
relations entre les corps policiers et les
Autochtones, la surreprésentation des enfants
autochtones au sein des services de protection de
la jeunesse, la marginalisation socio-économique
des femmes autochtones, etc. Il faudra s’assurer
que
cette
Commission
d’enquête
soit
accompagnée de mesures concrètes et qu’on
prenne en compte les autres recommandations
existantes, dans le respect des droits des peuples
autochtones. Par exemple, appliquer les appels à
l’action de la Commission de vérité et
réconciliation du Canada, appliquer la Déclaration
de l’ONU sur les droits des peuples autochtones,
etc.
Récemment, le Tribunal canadien des droits de la
personne a affirmé que les enfants autochtones
sont victimes de discrimination raciale de la part
du gouvernement fédéral. Selon ce Tribunal, les
enfants autochtones n’auraient pas eu droit au
même niveau de services que les autres enfants
au Canada. Quelles actions devraient être mises
en place pour éliminer la discrimination envers
les enfants autochtones ?
Un financement adéquat pour contrer le sousfinancement chronique de l’éducation et des
services desservis aux enfants autochtone est une
première chose. Mais il faut aller plus loin. Il faut
plus de prévention et les peuples autochtones
devraient en fait avoir leur propre système de
protection de la jeunesse. Cela implique que le
gouvernement fédéral devrait revoir d’un bout à
l’autre sa façon de travailler avec les peuples
autochtones. Aussi, tout comme la question des
femmes autochtones disparues et assassinées,
beaucoup de pistes de solution se retrouvent dans
les appels à l’action de la Commission de vérité et
réconciliation ainsi que la Déclaration de l’ONU
sur les droits des peuples autochtones.
Un rapport publié en décembre 2015 par
Femmes autochtones du Québec fait état des
conditions de vie difficiles des femmes
autochtones ainsi que de leur méfiance envers
les organismes d’aide. Comment peut-on rétablir
le lien de confiance avec les femmes autochtones
et leur venir en aide de façon efficace ?
Ce même rapport propose en fait différentes
pistes de solution à cet effet :
- Soutenir les familles au cœur de la tragédie des
femmes autochtones disparues ou assassinées
- Favoriser la collaboration entre les milieux
(autochtones
et
non
autochtones;
communautaires et urbains)
- Accroître la sensibilisation et l’éducation des
Autochtones et des non-autochtones quant à la
place des femmes autochtones dans l’histoire et
le monde autochtone contemporain
- Miser sur la solidarité et l’entraide
- Concevoir de manière participative une stratégie
de
prévention,
d’accompagnement
et
d’intervention en matière de violence
Lors de la dernière campagne électorale, le Parti
libéral s’est engagé à investir des milliards dans
l’éducation aux Premières Nations. Pensez-vous
que cette mesure peut avoir un impact positif sur
l’avenir des Premières Nations au Canada ?
Il est bien sûr essentiel de régler la question du
sous-financement de l’éducation aux Premières
Nations. Mais pour avoir un réel impact positif à
long terme, il faudrait aussi s’assurer de la mise en
valeur des langues et des cultures autochtones au
sein de l’éducation et mettre en œuvre le droit
des peuples autochtones à être autonomes et à
avoir leurs propres autorités scolaires.
Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier du ministère des Relations internationales et de la
Francophonie (MRIF) par l’entremise du Fonds d’éducation et d’engagement du public en solidarité
internationale (FEEPSI). Ce Fonds est délégué à l’Association québécoise des organismes de coopération
internationale (AQOCI).
Le gouvernement fédéral a annoncé des investissements de 8,4 milliards sur cinq ans pour les Premières
Nations dans son budget 2016. Le premier ministre Trudeau avait fait cette promesse aux autochtones
en campagne électorale. Ces montants serviront, entre autres, à financer des projets de rénovation et
de construction d’infrastructures dans les réserves tels que des écoles, des garderies, des cliniques, des
refuges pour les femmes victimes de violence, des logements et plus encore. Également, des usines de
traitement des eaux seront construites pour fournir de l’eau potable et ainsi mettre fin aux avis
d’ébullition en vigueur dans 132 réserves à travers le pays. Ces investissements vont permettre
d’améliorer de façon significative la qualité de vie des autochtones dans les réserves. À titre comparatif,
le Canada se situe au 6ème rang mondial pour l’Index de la qualité de vie. En tenant compte uniquement
des conditions de vie des Premières Nations dans les réserves, le pays glisse au 63ème rang.
De plus, une somme de 40 millions sur deux ans sera consacrée aux travaux de l’enquête nationale sur
les femmes autochtones disparues et assassinées. La pré-commission d’enquête tenue récemment a
permis de préciser les lignes directrices de l’enquête nationale qui devrait être mise en branle au cours
des prochains mois. À l’annonce de ces investissements, le chef de l’Assemblée des Premières Nations
pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, a reconnu la volonté d’agir du gouvernement envers les
autochtones et souhaite que ces investissements se traduisent en gestes concrets.
Sources :
BELLAVANCE, Joël-Denis, 23 mars 2016, Investissements pour les autochtones : « Mey wee gag ait tin. –
Il
était
temps.»,
La
Presse,
http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politiquecanadienne/201603/23/01-4963743-investissements-pour-les-autochtones-mey-wee-ga-gait-tin-il-etaittemps.php
FORTIER, Marco, 23 mars 2016, Coup de barre historique pour les autochtones, Le Devoir,
http://www.ledevoir.com/politique/canada/466245/coup-de-barre-historique-pour-les-autochtones.
ATELIERS SUR LES FEMMES AUTOCHTONES
Dans le cadre du projet FEEPSI « Ensemble avec les femmes autochtones », Carrefour offrira des
ateliers dans les centres de femmes de Québec. Ces ateliers porteront sur les femmes autochtones du
Nord et du Sud. Nous nous demanderons entre autres : Qui sont ces femmes ? Quels sont leurs besoins
? Que souhaitent-elles pour l’avenir ? Au programme, présentation de portraits de femmes autochtones
du Nord et du Sud, projections de documentaires et échanges.
Voici la date des prochains ateliers :
16 avril de 10 h 30 à 11 h 45, au Salon des Alternatives, à Québec
22 avril de 13 h 30 à 15 h 30, au Centre Femmes aux Plurielles de la Malbaie
Pour plus d'informations, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : ocistagiaire@cesiq.org.
MEMBERSHIP ET BÉNÉVOLAT
À ceux et à celles qui ont de l’intérêt pour la solidarité internationale et pour Carrefour…
Vous pouvez devenir membre de l’organisme moyennant une cotisation annuelle de 15 $
Vous pouvez aussi devenir bénévole lors d’activités comme les Journées québécoises de la solidarité
internationale!
Contactez-nous :
info@cesiq.org
www.cesiq.org
MOT DE CTM, nouvellement appelé CESIQ
Un tantinet timide ce printemps! L’hiver traîne ses bottes dans les bordées de neige, le grésil, les pluies
verglaçantes et les vents du nordet. Qu’à cela ne tienne, cet entêtement n’a pas raison de notre
motivation, ni de notre conviction à faire bouger les choses.
En avant!
Les droits des femmes.
Nous avons été horrifiés et indignés par l’assassinat de la militante pour les droits autochtones et de la
terre, Berta Caceres, cofondatrice et membre du COPINH (Consejo Cívico de Organizaciones Populares e
Indígenas de Honduras) et représentante du peuple Lenca, au Honduras. (Voir l’article du mois qui
présente l’éditorial du Devoir à ce sujet).
Carrefour travaille depuis quelques années à conscientiser la population sur la situation des femmes
autochtones du Sud et du Nord. Une cause qui émeut, indigne et met en colère. Nous ne relâchons pas
notre attention, malgré toute la bonne volonté apparente du gouvernement Trudeau. La Déclaration
s’enrichit de signatures et notre sensibilisation auprès du grand public et des groupes de femmes se
continue. Deux ateliers seront donnés en avril.
Les droits des enfants
Au Sud comme au Nord… les enfants d’abord! Notre projet en collaboration avec le Mali se termine en
avril. Les classes québécoises qui ont participé à l’échange de messages sur les droits des enfants
recevront ceux du Mali à cette période. Photos et messages de l’association OPEN-MALI témoignent de
leur joie d’avoir participé à cet échange! Nous vous revenons en mai pour partager quelques
commentaires des professeurs québécois et des responsables de l’association.
Fin de l’année financière
Déjà. C’est le début de la course aux propositions et rapports de projets. Course qui se terminera à la fin
juin. Ce mois-ci, c’est le FEEPSI qui est à l’honneur. Suivront le rapport d’activités, le plan d’action, les
états financiers et les prévisions budgétaires en vue de l’AGA du CESIQ, ainsi que le stage QSF-OCI, le
PAME-OCI et le FEEPSI qui s’échelonneront jusqu’en juin.
Enfin
Nous vous invitons chaleureusement à participer à nos activités et à ajouter ainsi votre petit grain de
solidarité à cette société et à ce monde qui en ont bien besoin.
L’équipe
L’article du mois
Militer au risque de sa vie
21 mars 2016 |Guy Taillefer | Actualités sur l'environnement
Il n’y a guère d’activité militante plus dangereuse dans les pays en voie de développement que celle
de défenseur de l’environnement. Or, la violence croît contre ces défenseurs. Le récent assassinat de
Berta Cáceres, une militante hondurienne connue à l’échelle internationale, lève le voile sur une
tuerie qui se poursuit en toute impunité.
La défense de l’environnement est l’un des grands combats de notre époque, mais il est peu relevé que
beaucoup payent ce combat de leur vie. Dans une étude datant de 2014, l’ONG Global Witness a établi
que 116 militants écologistes avaient été tués dans le monde cette année-là. Ils sont tués par la police
dans des manifestations ou par des tueurs à gages, comme ce fut le cas de Mme Cáceres, assassinée
début mars à quelques jours de son 45e anniversaire. Quelque 40 % des victimes, selon l’ONG
britannique fondée en 1993, sont des autochtones et près des trois quarts des décès documentés se
sont produits en Amérique centrale et en Amérique du Sud, dans des pays qui nous sont voisins et avec
lesquels nos gouvernements et nos gens d’affaires ont des liens.
Il n’y a aucune raison de penser que ces chiffres sont exagérés. Bien au contraire. Un grand nombre de
ces meurtres sont commis en toute impunité dans des villages reculés, loin des regards et loin des
médias. Ces militants sont des hommes et des femmes qui se mettent en travers du « développement »
— hydroélectrique, minier, agroalimentaire. Moins en travers du développement, à vrai dire, que de la
religion de la croissance du PIB.
Il se trouve que le Honduras est l’un des pays où la répression des défenseurs des droits
environnementaux est la plus violente au monde. Comme Mme Cáceres était une femme connue, son
assassinat a provoqué une onde de choc. Le prestigieux prix environnemental Goldman, surnommé le
« Nobel vert », lui avait été décerné l’année dernière pour son opposition à la construction de l’un des
plus importants projets hydroélectriques d’Amérique centrale, celui d’Agua Zarca, situé en terres
autochtones dans le nord-ouest du pays. Avant elle, trois de ses collègues ont été tués en rapport avec
le même projet depuis 2013.
La police veut faire croire que le meurtre par balle de Mme Cáceres s’est produit au cours d’une
tentative de vol par effraction à son domicile. Mardi dernier, un autre camarade, Nelson García, lui aussi
Amérindien Lenca, a été abattu alors qu’il rentrait chez lui. Version policière : acte isolé sans rapport
avec le meurtre de Mme Cáceres…
La lutte de ces militants avait donné des résultats : la construction du barrage avait été suspendue en
2013 après que la Banque mondiale et le constructeur chinois Sinohydro se furent retirés du projet
devant la mobilisation des opposants. Mme Cáceres a été éliminée alors que l’entreprise hondurienne
DESA vient de rouvrir le chantier avec l’appui financier, entre autres, de la Finlande et des Pays-Bas.
Le Canada, dont les entreprises sont actives là-bas dans les industries minière et textile, a signé en 2014
un accord de libre-échange avec ce petit pays très pauvre. En l’occurrence, le nouveau gouvernement de
Justin Trudeau pourrait se rendre utile et, au vu de ces criantes exactions, prendre concrètement la
défense, avec mesures punitives à la clé, des droits démocratiques — et environnementaux — de la
population hondurienne.
Source :
Le
Devoir,
http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-lenvironnement/465998/environnement-militer-au-risque-de-sa-vie
INVITATION À RÉAGIR À CE TRISTE ÉVÉNEMENT
À l’invitation du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), le CESIQ a envoyé à ces
trois instances cette demande.
Le consulat du Honduras à Montréal correo@consuladohonduras.ca
L’ambassade du Honduras à Ottawa
ambassador@embassyhonduras.hn
Et au bureau de l'ambassade du Canada à Tegucigalpa, Honduras tglpa@international.gc.ca
Nous vous invitons à répéter ce geste individuellement et à nous en informer si vous le faites.
‘’ Nous avons appris que Gustavo Castro Soto, activiste environnemental mexicain, a été témoin du
meurtre de Berta Caceres, militante pour les droits autochtones et de la terre, cofondatrice et membre
du COPINH (Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras ) et représentante du
peuple Lenca, au Honduras.
Monsieur Gustavo Castro Soto a rendu son témoignage des évènements dans les heures suivant le
crime. Malgré les énormes risques pour sa sécurité et son intégrité de par sa qualité de témoin, et les
nombreuses demandes à différentes instances afin que le témoignage qu'on lui redemande puisse être
fait à l'ambassade du Mexique à Tegucigalpa, les autorités l'ont obligé à retourner à La Esperanza,
Intibuca, où se sont déroulés les faits, afin d'y rendre son témoignage de nouveau.
Nous vous demandons d'exiger que soit assurée la sécurité de Gustavo Castro Soto durant tout le
processus de prolongation de sa déclaration ainsi que durant son retour à l'Ambassade du Mexique à
Tegucigalpa. Nous exigeons du gouvernement hondurien qu'il respecte sa promesse de retirer l'alerte
migratoire dont Gustavo est la cible afin qu'il puisse sortir immédiatement du Honduras dès que le
processus judiciaire requis sera terminé, sans qu'il n'y ait aucun motif ni raison valable qui l'en empêche.
De plus nous demandons :
- qu'une enquête indépendante internationale soit menée sur l'assassinat de Berta Caceres
- que cesse la criminalisation des membres du COPINH ainsi que les menaces, agressions et attentats
dont ils et elles sont la cible.’’
Merci
L’équipe de CESIQ
Nous faire connaître vos activités pour les
mois de mai et juin pour le prochain
Carrefour information avant le 26 avril 2016.
Merci!
Nicole Piché
Émilie Dubé
Carrefour d’éducation à la solidarité
internationale - Québec
365, boul. Charest Est
Québec, G1K 3H3
info@cesiq.org
www.cesiq.org
Auteur
Document
Catégorie
Uncategorized
Affichages
21
Taille du fichier
1 929 KB
Étiquettes
1/--Pages
signaler