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3 - Hassidout.org

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En l’honneur du Farbrenguen du 11 Nissan 5776, au complexe Beth Haya Mouchka,
nous diffusons la copie de deux lettres reçues par le Rav Shmouel Azimov,
à l’occasion du 11 Nissan 5726, accompagnées d’une traduction en Français.
Familles Azimov et Marosov
11 Nissan 5726,
centième anniversaire de la
Hilloula du Tséma’h Tsédek,
Brooklyn, New York,
Par la grâce de D.ieu,
Aux fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent,
que D.ieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
La fête de Pessa’h porte le nom du sacrifice de Pessa’h, qui prépara, provoqua et exprima donc le contenu de cet
événement essentiel et de portée générale dans l’existence d’un Juif, la sortie d’Egypte et le temps de notre liberté, le
départ final de ce pays et l’obtention de notre liberté. Aussi, la Torah décrit-elle précisément, jusque dans le moindre
détail, comment le sacrifice de Pessa’h était préparé, offert et consommé. Je m’arrêterai ici sur l’un de ces détails et sur les
enseignements qu’il délivre.
Le sacrifice de Pessa’h est un agneau, qui constituait l’idolâtrie de l’Egypte. Or, les enfants d’Israël devaient en faire un “
Pessa’h pour D.ieu”, le sacrifier, puis le griller dans le feu, “ sa tête, ses pattes et ses entrailles ensemble”. Ainsi, la totalité
de l’idolâtrie, depuis sa tête jusqu’à ses entrailles les plus inférieures et ses pattes, y compris ce qui n’est qu’un moyen de la
maintenir et de la “ nourrir ”, de la tête aux pattes, doit disparaître. Car, le “ Pessa’h de D.ieu ” inclut “ sa tête, ses pattes et
ses entrailles ensemble ”. C’est tout cela qui est grillé dans le même feu.
Le rejet de l’idolâtrie doit être intégral, en tous les détails. Même si l’on ne sert pas la tête de cette idole, ne tenant aucun
compte de sa compréhension et de ses connaissances, mais que l’on se prosterne devant ses pattes, car l’Egypte affirme
elle-même tout dominer et tout régir, on est perdu et l’on se soumet effectivement aux moyens dont se servent les idoles. Il
en est de même également pour l’homme, à titre personnel. Une forme d’idolâtrie est liée à sa tête. Elle consiste à faire de
celle-ci et de son intellect limité la plus haute autorité, en dernière instance. Il est aussi une idolâtrie constituée d’éléments
plus inférieurs, jusqu’aux pattes, correspondant à l’envie de dominer et de maîtriser son entourage. On peut aussi se
prosterner et diviniser ses “ entrailles ”, sa nourriture et les moyens de sa subsistance. On ne connaîtra alors aucune limite,
pour les satisfaire.
C’est donc à propos de tout cela qu’est énoncée une règle générale : une part insignifiante de l’idole est équivalente à
l’ensemble de celle-ci. Or, ce qui fut vrai quand on quitta l’Egypte et ses abominations reste valable aussi pour notre liberté
et ce qui nous permet de l’atteindre, en devenant : “ Mon serviteur ”, celui de D.ieu, en prenant la décision, pleine
d’abnégation, d’être un Juif. En la matière, il n’est pas de mesure, pas de distinction. On ne se sacrifie pas plus pour les
pieds et moins pour la tête et ce qui la concerne, car on estime indispensable la perception intellectuelle. Quand s’agit-il
réellement d’un “ Pessa’h pour D.ieu ”, avec “ sa tête, ses pattes et ses entrailles ” ? Lorsque tout cela est introduit dans un
même feu, le feu qui brûle le plus profondément.
En ces jours de préparation à Pessa’h, le 13 Nissan, sera célébré cette année le centenaire du décès Hilloula du Tséma’h
Tsédek. Un exemple de perfection dans l’accomplissement qui vient d’être décrit, en le feu de l’abnégation qui brûle un Juif
avec “ sa tête, ses pattes et ses entrailles ”, chaque jour, tout au long de l’année, peut précisément être trouvé en le Tséma’h
Tsédek. Celui-ci réunissait en lui les plus hautes qualités de Juste, d’érudit, de philosophe, de Kabbaliste, de Décisionnaire
et de chef d’Israël. Son érudition s’étendait à tous les domaines de la Torah, de sa partie révélée et de son enseignement
caché, de son sens simple, de son sens allusif, de son sens analytique et de son sens ésotérique. De même, son
comportement, public et privé, s’étendait aussi à tous les domaines, matériels et spirituels, les plus importants pour le
peuple d’Israël comme les plus “ humbles ”, ne concernant qu’un seul individu. Il répandit l’activité agricole parmi les Juifs
et il obtint des autorités les moyens nécessaires pour cela, il consentit des prêts à ces Juifs. En outre, il renforça et il
développa l’éducation de la Torah pour toute la communauté juive de Russie. Mais, il se soucia également de trouver en
enseignant pour un seul Juif.
Le Tséma’h Tsédek accomplit tout cela avec le feu de l’abnégation, par toutes les forces de son esprit et par tous ses
moyens, pour l’ensemble de la communauté comme pour chaque individu. Certes, qui peut se comparer au Tséma’h
Tsédek ? Néanmoins, un Juste véritable, un chef d’Israël, a la capacité d’éclairer et de conférer ses forces à chacun de ceux
qui suivent sa voie, au même titre que le soleil se reflète et illumine une petite goutte d’eau, dès lors que celle-ci est pure,
claire et tournée vers le soleil.
Puisse D.ieu faire que la motivation des jours de Pessa’h, selon l’exemple de celui dont nous célébrons la Hilloula, inspire
chacun et chacune dans l’esprit de la sortie d’Egypte et du temps de notre liberté, afin que nous soyons libérés de tous les
obstacles et de toutes les difficultés, internes et externes, que nous servions D.ieu en étant réellement libres.
De la sorte, nous hâterons la délivrance véritable et complète par notre juste Machia’h et l’accomplissement de la
promesse : “ Nous mangerons là-bas des sacrifices de ‘Haguiga et de Pessa’h ”. Avec ma bénédiction pour une fête de
Pessa’h cachère et joyeuse,
Mena’hem Schneerson,
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