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CAJ Infos Mars 2016 - Ministère de la Défense

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No.3
Mars 2016
3 QUESTIONS AU…
GÉNÉRAL DE DIVISION COROIR
Editorial du Président de la CAJ
Le printemps s’annonce prometteur
pour la politique jeunesse du ministère.
Délégué aux réserves de la gendarmerie nationale
Quel regard porte la gendarmerie, dans
son action de prévention et de lutte contre
la délinquance et le terrorisme, sur les
problèmes relatifs à la jeunesse aujourd’hui ?
La gendarmerie a créé depuis longtemps
des unités spécialisées dans la prévention
sous toutes ses formes. Il s'agit des brigades de prévention de la délinquance
juvénile (B.P.D.J.), au nombre de 43 sur
l'ensemble du territoire national.
Leur mission est de sensibiliser la jeunesse
aux dangers et sollicitations auxquels ils
peuvent être confrontés qu'il s'agisse de la consommation d'alcool
ou de stupéfiants, de la conduite des deux-roues pour les plus
jeunes ou des risques liés à l'utilisation des réseaux sociaux ou à la
navigation sur l'internet. Les personnels de ces unités interviennent
dans tous les types d'établissements scolaires et vont au contact
des jeunes dans les quartiers difficiles. D'autre part, la gendarmerie
passe des conventions avec les collectivités locales afin de bénéficier du concours de travailleurs sociaux, quelques jours par mois,
dans les unités les plus touchées par les violences intra-familiales et
la délinquance des jeunes en situation de fragilité, le plus souvent
livrés à eux-mêmes.
Enfin, la gendarmerie contribue à hauteur de 40% à l'organisation et
à l'encadrement des "journées défense-citoyenneté" (J.D.C.).
Constatez-vous une évolution dans le volontariat des jeunes (active,
réserve, volontariat) ?
Une augmentation très forte des candidatures a été enregistrée au
cours des deux dernières semaines de novembre 2015. Ainsi, pour
les gendarmes adjoints volontaires (G.A.V.), la moyenne hebdomadaire de 560 dossiers est passée, respectivement, à 1042 et 756.
Pour les sous-officiers, la moyenne hebdomadaire a grimpé dès la
semaine suivant les attentats de novembre d'environ 1500 dossiers à quasiment 3600. L'élan constaté pour ces deux catégories de
personnels s'est progressivement estompé au cours du premier trimestre 2016.
Enfin, les dossiers de candidature réserve ont augmenté d'environ
60% et ce pour la période allant de mi-novembre 2015 à la fin janvier 2016 (de 2400 dossiers à un peu plus de 3800 sur la même
période 2014 - 2015).
En matière de politique jeunesse, quelles sont les attentes de la
gendarmerie ?
La gendarmerie mène une politique volontariste à l'égard des jeunes
que ce soit en matière de prévention, comme cela a été évoqué précédemment, mais également du renforcement du lien ArméesNation. La proportion de 70% de réservistes sous contrat issus directement du civil et passés par une préparation militaire gendarmerie
témoigne de sa volonté d'associer les jeunes générations à la défense et à la sécurité de leur pays. Au demeurant, chaque année,
entre 10 et 15% des candidats qui intègrent une école de sousofficier de gendarmerie sont issus de la réserve. De même, un certain nombre de jeunes réservistes, titulaires d'un master ou plus, se
présentent au concours d'entrée à l'école des officiers de la gendarmerie nationale.
La Commission armées-jeunesse
œuvre afin que la Défense développe une politique ambitieuse au
profit du lien armées-jeunesse.
Les enjeux sont aujourd’hui majeurs. Notre jeunesse, sensibilisée
aux menaces actuelles, manifeste
un intérêt fort pour les actions que mènent au quotidien
nos armées et la gendarmerie.
Ce dossier dédié à la gendarmerie, présente son organisation et ses principales missions, l’immensité de sa tâche et
des défis auxquels elle est confrontée.
Les jeunes veulent s’investir aux côtés des forces de défense et de sécurité. Or, l’offre est diverse; l’empreinte de
la conscription s’estompe. Les armées et la gendarmerie
doivent donc s’employer à se faire connaitre et à valoriser
leurs métiers, la réalité de leur action. C’est le sens des
visites dans les forces que la CAJ organise. Vous trouverez
dans ce numéro le compte-rendu de la visite effectuée au
sein du groupement de gendarmerie de l’Oise le jour des
attentats de Bruxelles.
La CAJ contribue ainsi à développer la connaissance par les
jeunes des impératifs de la défense et de la sécurité nationale et à valoriser la part qu’ils peuvent et doivent y prendre. C’est dans cette perspective qu’est organisé le colloque du 18 mai prochain sur le thème de cette Défense
qui s’engage pour les jeunes, occasion également de marquer le 60ème anniversaire de la commission.
Je vous attends nombreux le 18 mai.
Amiral Éric Chaplet
AU SOMMAIRE...
ACTUALITÉS DE LA CAJ
La gendarmerie aujourd’hui
p.2
Journée d’étude CAJ : groupement
de gendarmerie de l’Oise
p. 6
Retour sur les 150 ans des Apprentis d’Auteuil
p.7
Flash back
p.7
Depuis 60 ans ...
P.7
Agenda
p.7
Organisation et missions principales de la gendarmerie d’aujourd’hui
Structure de force armée et organisation de force territoriale
ORGANISATION ET MISSION DE LA GENDARMERIE NATIONALE
La loi du 3 août 2009, si elle conforte le statut militaire de l’arme,
place la gendarmerie nationale sous l’autorité du ministre de
l’intérieur pour son organisation, sa gestion, sa mise en condition
d’emploi et l’infrastructure qui est nécessaire. Aux côtés de ses
missions de maintien de l’ordre, d’exécution des lois, de renseignements, des missions judiciaires ou de lutte contre le terrorisme, sa participation à la défense de la Patrie et des intérêts
supérieurs de la Nation est largement réaffirmée. Elle est toutefois sous l’autorité du ministre de la défense pour l’exécution de
ses missions militaires (opérations extérieures,…).
Direction générale de la gendarmerie nationale
22 régions de gendarmerie
Groupement de gendarmerie départementale
Compagnie de gendarmerie départementale
Brigade autonome ou communauté de brigade
25 600 réservistes
6 900 officiers
3 200 civils
71 700 sous-officiers
5100 officiers de carrière adminis-
100 000
gendarmes
trative et technique (CTA) et sousofficiers du corps de soutien technique et administratif (CSTAGN)
13 000 gendarmes auxiliaires volontaires (GAV)
Gendarmerie et jeunesse
La gendarmerie possède 43 Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile (BPDJ), 566 unités spécialisées dans la
lutte contre l’insécurité routière. Au quotidien, dans la recherche de la sanctuarisation globale de l’espace scolaire
(SAGES), chaque brigade a un correspondant « sécurité école » (3 800) qui assure des relations suivies avec les chefs
d’établissement et sensibilise les jeunes aux risques auxquels ils sont exposés. Outre la prévention routière, ont été
créés en 1900, les premiers formateurs antidrogue (FRAD).
2
Organisation et Missions principales de la gendarmerie d’aujourd’hui
Structure de force armée et organisation de force territoriale
ORGANISATION DE LA GENDARMERIE DÉPARTEMENTALE (GD)
3400
+ de 62 000
points d’accueil
personnes





Missions de sécurité
Force de proximité
Contact avec la population
Unités spécialisées
Secours
Les unités de police judiciaire : brigades de recherche (BR),
brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires (BDRIJ), les sections de recherche (SR).
40% de l’activité quotidienne de la gendarmerie.
Les spéléologues
brigades, organisées en 1058
communautés et 854 brigades
territoriales autonomes assurent
le maillage des brigades territoriales en France métropolitaine et
outre-mer.
Les escadrons départementaux de sécurité routière
(EDSR), composées de brigades motorisées, de brigades
rapides d’intervention (BRI), et de pelotons d’autoroute
(PA).
Les brigades de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ).
Les unités de montagne : pelotons de
gendarmerie de haute-montagne ou pelotons de gendarmerie de montagne.
3490
Les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG).
Les unités
spécialisées
de la GD
Les sections aériennes
Les équipes cynophiles intégrées dans les
PSIG ou pouvant constituer des groupes
d’investigation cynophiles (GIC).
Les unités nautiques
3
Organisation et Missions principales de la gendarmerie d’aujourd’hui
Structure de force armée et organisation de force territoriale (suite)
ORGANISATION DE LA GENDARMERIE MOBILE
13 000 personnes
23 groupements de gendarmerie mobiles constitués de 4 à 7
escadrons (110 officiers et sous-officiers).
Assure, en toutes circonstances, le
maintien et le rétablissement de l’ordre
Groupement de
gendarmerie mobile
Un escadron est articulé en 5 pelotons
(un peloton hors rang, un peloton de
marche et un peloton d’intervention).
Subordonné au commandant des 7
régions de défense.
Le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale
(GIGN) est une unité hautement spécialisée dans la gestion de
crise, l’intervention, l’observation/recherche et l’intervention.
4
Organisation et Missions principales de la gendarmerie d’aujourd’hui
Structure de force armée et organisation de force territoriale (suite)
Les formations spécialisées
adaptées à des missions particulières.
La garde républicaine, garante et symbole des institutions républicaines (plus de
3000 personnels) est intégrée à la région de gendarmerie d’ile de France.
La gendarmerie des transports aériens assure la sûreté des aéroports civils et le
respect de la réglementation aérienne.
La gendarmerie de l’armement protège les établissements relevant de la DGA.
La gendarmerie de l’air aux missions comparables à la gendarmerie maritime
mais auprès de l’armée de l’air.
La gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (GSAN)
La gendarmerie maritime, qui assure, au profit de la marine nationale, la surveillance des ports et du littoral, l’assistance et le secours. Elle a compétence en matière de police judiciaire.
Le commandement des écoles (CEGN), implanté à Rochefort, forme et perfectionne chaque année
environ 30 000 militaires de tous grades dans les six écoles de formation initiale et les 10 centres de
formation et d’instruction hautement spécialisés.
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ACTUALITÉS CAJ
Voyage d’études auprès du groupement de gendarmerie départementale
de l’Oise
Par Vincent Verner
le 22 mars 2016
La Commission armées-jeunesse s’est rendue à Beauvais pour une
visite du groupement de Gendarmerie départementale de l’Oise. Elle
a été accueillie sur place par le commandant de groupement, le
colonel Marc BOGET, et le chef d'escadron Etienne RIETHMULLER.
Les membres ont été conviés à une présentation des missions et
moyens du groupement départemental.
La Gendarmerie de l'Oise dispose d’un
effectif de 1068 militaires répartis en
un état-major et six compagnies :
Beauvais, Méru, Chantilly, Clermont,
Compiègne et Senlis. Relativement
jeunes, la moyenne d'âge des gendarmes est de 34 ans et le taux de
féminisation de 19%.
En 2015, 29 000 crimes et délits ont
été recensés dans le département, hors zone police. Deux tendances nettes se dégagent : une hausse de l'atteinte aux biens et
une augmentation des atteintes à l'intégrité physique. Les cambriolages, notamment, par des réseaux de malfaiteurs très organisés,
sont parmi les actes malveillants les plus fréquents. De plus, l’Oise
est traversée par deux grands axes autoroutiers, l’A1 et l’A16, qui
font le lien entre la région parisienne, le nord de la France et le Benelux. La surveillance de ces autoroutes demande une grande vigilance des services dans le contexte terroriste actuel. Ainsi, 133 gendarmes ont été déployés sur les péages autoroutiers et à l’aéroport
de Beauvais, deux heures seulement après les attentats de
Bruxelles, le jour de la visite de la CAJ.
La matinée s'est conclue par les rencontres avec la brigade de proximité et la brigade motorisée, directement confrontées à ces défis.
Elles fonctionnent en lien avec le centre d’opérations et de renseignements que les membres ont pu visiter l’après-midi.
Le centre d’opérations et de renseignements
Cœur du système, celui-ci
dirige et coordonne les opérations sur le terrain. Le centre
de commandement concentre
ses efforts dans sa zone d’action à partir d’un dispositif
constitué de l’ensemble des
unités de la gendarmerie départementale et des unités
spécialisées. Au sein d’une
cellule dédiée, de manière continue, les gendarmes répondent aux
appels d'urgence (17) dans des délais extrêmement rapides : ils
jouent le rôle d'intermédiaire entre les victimes et les patrouilles de
gendarmerie. Pour ce faire, ils utilisent une radio à fréquence
unique et un outil de traçage qui leur permet de géo-localiser toutes
les patrouilles et ainsi de contacter la plus à même de mener l'intervention. En effectif réduit la journée, le pic d'activité se situe en
soirée et la nuit, temps où le nombre d'appels est le plus important
et qui mobilisent jusqu'à 8 militaires.
Des unités spécialisées
Tout au long de l'après-midi, par des ateliers à la caserne Watrin, les
gendarmes ont présenté aux membres de la CAJ les unités spécialisées du groupement départemental.
 La brigade départementale de renseignements et d'investigations
judiciaires
Chargée de recouper les informations, d'apporter un soutien au
travail des enquêteurs, ce service technique regroupe une dizaine
de gendarmes. Leurs principales missions concernent les contrefaçons de documents officiels, les escroqueries informatiques,
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l’identification de malfaiteurs et la diffusion de portraits robots. Disposant d'outils technologiques de pointe et d'une base de données
conséquente, ils constituent également des dossiers de preuves à
l'attention des magistrats.
 La brigade fluviale
Les membres
de la Commission ont pu
rencontrer les
plongeurs de
la brigade fluviale de Noyon.
Après la présentation de
leurs équipements (sonar
bi-fréquence à
balayage latéral, combinaisons), les deux gendarmes plongeurs et le pilote ont
détaillé les divers objectifs de leurs interventions. Souvent confrontés à la recherche de véhicules et d'indices immergés pour une enquête, ils effectuent près de 200 opérations par an.
 La brigade départementale de prévention de la délinquance juvé-
nile
Ce service effectue des actions préventives et d’accompagnement
pour les publics les plus jeunes. Les agents interviennent dans les
établissements scolaires et périscolaires pour présenter les principes de la sécurité routière, les dangers d'Internet, les effets de la
consommation de stupéfiants ou d'alcools... Ces activités peuvent
se traduire par l'obtention d'un diplôme pour les élèves comme, par
exemple, le permis piéton en CE2 ou le permis Internet en CM2. Afin
de mobiliser tous les acteurs éducatifs autour de ces enjeux, ces
informations ciblent un public plus large : les parents et le corps
enseignant.
 La brigade d'identification des infractions
Chargée de répertorier les indices, la brigade est appelée en renfort
lors de la découverte d'une scène d’infraction. Après l'intervention
des secours si besoin, elle procède à la collecte de tous les éléments utiles à l'enquête : traces, empreintes, relevés balistiques ou
objets abandonnés. Placées sous scellé, ces pièces sont ensuite
transmises aux services scientifiques pour analyses.
 Le groupe d'intervention cynophile (GIC) et le peloton de surveil-
lance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG)
En fin de journée, les membres de la Commission ont pu assister à
la démonstration du maître de chien avec la participation du PSIG
de Crèvecœur. Lors de la simulation de l’interpellation d’un individu
armé, retranché derrière un véhicule, le chien a neutralisé le faux
malfaiteur, permettant aux gendarmes de procéder à son arrestation. Après cette mise en scène, ils
ont répondu aux interrogations des
membres de la Commission. Par une
formation à base de jeux, chaque
chien acquiert une spécialité : stupéfiants, assauts, détection d'explosifs
ou avalanche. Très rares sont ceux
capables d'en développer plusieurs.
Puis le PSIG a présenté ses équipements : notamment les gilets de
protection, les fusils d’assaut HK
G36 et le renouvellement des flashballs à double canon.
6
150ème anniversaire des Apprentis d’Auteuil
Le 16 mars dernier, à l’occasion de l’exposition sur le parvis de
l’Hôtel de Ville, « Visages d’Apprentis d’Auteuil », des jeunes,
venus de plusieurs établissements de la région parisienne,
étaient réunis dans un des somptueux salons de l’Hôtel de Ville
pour célébrer le 150ème anniversaire des Apprentis d’Auteuil.
Ces jeunes, très nombreux, d’origines diverses, d’une tenue remarquable, furent particulièrement attentifs aux propos tenus par
les différents intervenants. Ils applaudirent très chaleureusement
la jeune photographe Marie Tremoulet qui les suit depuis deux
ans et a su les mettre en valeur.
Madame VERSINI, adjointe à la maire de Paris, chargée de la
solidarité, des familles, de la protection de l’enfance a salué à
travers un bref historique, tout le mérite de cette Maison des
Apprentis d’Auteuil qui depuis l’origine a su surmonter toutes les
difficultés pour accomplir la mission initiée par son fondateur.
C’est avec un regard bienveillant et optimiste sur une jeunesse en
marge, que l’Abbé Roussel a créé la première Maison d’Accueil
en 1866.
Il fut remplacé en 1923 par une autre figure marquante, le Père
Brottier, premier aumônier des armées, puis en 1936 par le premier directeur laïc Jean Gosselin et actuellement par Mr Nicolas
Truelle. L’esprit et les valeurs dispensés des Apprentis d’Auteuil
restent inchangés depuis leur création : accueillir, former, insérer,
soutenir les familles fragilisées, redonner confiance dans l’avenir.
Selon l’époque et les mots pour les décrire, ces jeunes,
(orphelins, blousons noirs, décrocheurs…) reflètent l’évolution
d’une enfance malheureuse et d’une jeunesse en difficulté.
Quelques repères en chiffres :
1866 - 21 enfants recueillis ont fait leur première communion
1996 – 4400 jeunes accueillis dans 28 Maisons
2015 – 25000 jeunes accueillis et 5000 familles prises en charge
Actuellement 200 établissements dans le monde et 200 associations partenaires.
284 000 mineurs sont pris en charge par la Protection de l’Enfance
(Observatoire National de l’Enfance en danger) et 150 000 jeunes/
an sortent du système scolaire sans diplôme selon la Direction de
l'évaluation, de la prospective et de la
performance (Education nationale).
Depuis 150 ans, la création d’institutions
comme la Fondation pour l’Enfance,
l’UNICEF, la Protection Judiciaire de la
jeunesse etc., mais également les 18
centres EPIDE contribuent à une meilleure prise en charge de cette jeunesse
égarée.
Toutefois, les besoins ne cessent de
croître et on peut imaginer que le flux de
migrants qui arrivent sur notre territoire
avec de nombreux enfants en bas âge
créera de nouveaux défis à relever.
Chargée de mission CAJ Jacqueline BONJEAN
Flash back
Service civique
Le 22 février 1996, le président de la République, chef des armées annonçait sa décision de professionnaliser les armées et de suspendre
le service militaire. La création de la journée d’appel et de préparation à la Défense, le volontariat aux armées, le service civil volontaire devaient pouvoir relayer les fonctions dévolues au service militaire.
Mais ces nouveaux points d’ancrage n’ont pas fonctionné autant qu’espéré. Il faudra moins d’une quinzaine d’années afin qu’un projet de
loi inscrive le service civique dans le code du service national.
La loi du 10 mars 2010 crée le service civique. Il a pour objet de « renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale en offrant à toute personne volontaire l’opportunité de servir les valeurs de la République et de s’engager en faveur d’un projet collectif en effectuant une mission
d’intérêt général auprès d’une personne morale agréée. »
AGENDA
Lundi 4 avril 2016 :
réunion 8 du groupe 1
Mercredi 6 avril 2016 :
réunion du jury PAJ 2016
Jeudi 7 avril 2016 :
Voyage d’études CAJ à Brest
Lundi 11 avril 2016 :
réunion 8 du groupe 4
Mercredi 13 avril 2016 :
réunion 8 du groupe 2
Mardi 19 avril 2016 :
Réunion 8 du groupe 3
En 2011-2012, un groupe de travail de la CAJ étudie la possibilité de la mise en place du service civique au sein du ministère de la défense. Il préconise plusieurs axes de réflexion
(agrément, contenu des missions, condition de gestion du dispositif, formation civique et citoyenne, accompagnement par les tuteurs) pour permettre la mise en place d’un agrément
permettant au ministère de la Défense d’accueillir des jeunes en Service Civique.
Nommé « correspondant service civique » du Ministère de la Défense l’an dernier par le cabinet du ministre, le Délégué ministériel à la jeunesse et à l’égalité des chances (DMJEC), monsieur Gérard Gachet, rassemble avec son équipe les missions proposées par les armées, directions et services, et prépare le dossier d’agrément du ministère.
Cet agrément est obtenu le 7 janvier 2016. Les premiers jeunes en service civique sont arrivés
début mars au SMV de la Rochelle. Actuellement, les missions proposées par la Défense s’élèvent à 329.
Fin 2015, 52000 jeunes avaient effectué ou débuté une mission de service civique au cours
de l’année.
Le 11 janvier 2016, le Président de la République a annoncé des objectifs très ambitieux :

la moitié d’une classe d’âge fin 2018, soit près de 350 000 jeunes.

généralisation effective au-delà de 2020.
Ces objectifs sont accrus par rapport à ceux fixés antérieurement.
70 000 fin 2015 (réalisés 52 000) ; 110 000 fin 2016
Geneviève Le Gal
Note : la direction du service national (DSN) a obtenu dès 2012 un agrément pour accueillir
27 jeunes volontaires en Service Civique.
Directeur de la publication : CV Vincent Liot de Nortbécourt, secrétaire général de la CAJ
Réalisation graphique : Elielle Michon
Téléphone : 01 44 42 32 05
sec.gen.caj@defense.gouv.fr
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