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bach / schubert - Orchestre Philharmonique Royal de Liège

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LES SOIRÉES DE L’ORCHESTRE - GRANDS INTERPRÈTES
BACH / SCHUBERT
VENDREDI 22 AVRIL 2016 (20H)
SAMEDI 23 AVRIL 2016 (20H) – SAINT-VITH – KKM TRIANGEL
J. S. BACH,
Suite pour orchestre n° 2 en si mineur,
pour flûte traversière, cordes et basse
continue BWV 1067
(1739) → env. 20’
SCHUBERT,
Symphonie n° 9 en do majeur
« la Grande » D. 944*
(1825-1826) → env. 50’
1. Andante – Allegretto ma non troppo
1. Ouverture
2. Andante con moto
2. Rondeau
3. Scherzo (Allegro vivace)
3. Sarabande
4. Allegro vivace
5. Polonaise I-II
Lieve Goossens, flûte
6. Menuet
George Tudoraché, concertmeister
7. Badinerie
WIDMANN,
Flûte en suite pour flûte traversière
et groupes orchestraux
(2011) → env. 30’
1. Allemande
Orchestre Philharmonique
Royal de Liège
Christian Arming, direction
* À Saint-Vith : DVOŘÁK, Symphonie n° 8
2. Sarabande
3. Choral I
4. Courante
5. Choral II
6. Chant de gondolier vénitien (barcarolle)
7. Cadence
8. Badinerie
Emmanuel Pahud, flûte
Emmanuel Pahud dédie ce concert
à la mémoire d’Aurèle Nicolet
(22 janvier 1926 – 29 janvier 2016),
son maître et prédécesseur à l’Orchestre
Philharmonique de Berlin.
PAUSE
C
élèbre flûte solo de l’Orchestre Philharmonique de
Berlin, Emmanuel Pahud
révèle les contours néobaroques du Concerto pour flûte de
Widmann (2011), une suite de danses
anciennes où plane l’ombre de Bach. La
Neuvième Symphonie « la Grande » de
Schubert (1826) ne fut jamais jouée de
son vivant. Il faut attendre l’intervention
de Schumann pour que la symphonie
soit créée en 1839, à Leipzig, sous la
direction de Mendelssohn.
VENDREDI 22 AVRIL 2016 BACH / SCHUBERT [PROGRAMME 24]
4. Bourrée I-II
J. S. BACH SUITE POUR ORCHESTRE N° 2 (1739)
élégants en train de descendre l’escalier ». Les
suites de Bach se distinguent par le développement considérable de cette ouverture qui,
de simple prélude introductif, devient le noyau
structurel de la suite et connaît même des épisodes concertants dans son mouvement central. Autre trait original : alors qu’en France, la
suite de danses commence d’ordinaire par une
« Allemande », Bach supprime cet élément germanique comme pour mieux consacrer l’identité
française du genre.
MUSIQUE D’APPARAT. Rien n’illustre mieux
le rayonnement culturel de la France au XVIIIe
siècle que le succès de la « suite pour orchestre ». Les cours allemandes sont alors fascinées par Versailles et raffolent de ces musiques
d’apparat, idéales pour les fêtes ou les cérémonies. Johann Sebastian Bach (1685-1750),
pas plus que Telemann ou Haendel, ne pouvait
ignorer cet engouement. On conserve quatre
suites de sa main (BWV 1066-69), mais il est fort
possible qu’il en ait écrit d’autres. La Suite est
constituée de l’ouverture proprement dite, suivie d’une série de danses stylisées. C’est Lully
qui a conçu et fixé la forme de l’« ouverture à la
française », par laquelle débutaient ses ballets et
opéras. Cette pièce tripartite (lent, vif, lent) est
un modèle d’équilibre classique, empreint de
solennité et de noblesse. Aux oreilles d’un auditoire admiratif, elle doit symboliser la grandeur
et la magnificence du règne de Louis XIV.
NOBLE ET POMPEUX. Le premier mouvement, particulièrement lent, installe une atmosphère d’attente, censée frapper l’imagination
de l’auditeur comme en témoigne avec humour
le grand poète Goethe : « Le début est si noble
et pompeux, on voit bien la rangée de gens
2
LÉGÈRETÉ FRANÇAISE. Ces musiques de divertissement étaient souvent jouées en plein air
(par exemple la Water Music de Haendel), mais
la Suite n° 2 en si mineur BWV 1067, intimiste
et délicate, s’apparente plutôt à un concerto
de chambre que Bach a peut-être écrit pour
son ami le flûtiste Buffardin, soliste français du
très réputé Orchestre de Dresde. Majestueuse
par excellence, l’Ouverture se distingue par
ses rythmes pointés « à la française » (rythmes
lents à forte inégalité), son solo de flûte central, puis sa reprise variée de la partie initiale
Lentement où la flûte ne double pas seulement
les violons mais reçoit aussi un chant propre.
Après un Rondeau en rythme de gavotte (muni
d’un refrain aux appuis bien affirmés), paraît
une Sarabande (danse espagnole ternaire où
le deuxième temps est appuyé) reposant sur
un canon à la quinte entre soprano et basse.
Viennent ensuite deux Bourrées (l’une se déroulant sur une basse obstinée de quatre notes,
l’autre accordant la primauté à la flûte), une
Polonaise (présentant elle aussi un « double »
où la flûte se lance dans une grande variation
sur le thème joué juste avant aux violons),
ainsi qu’un très gracieux Menuet (sans Trio ni
Menuet II). L’irrésistible Badinerie qui couronne
la Suite se révèle, jusque dans son nom même,
un autre hommage du maître allemand à la
légèreté française. Cet air vif et espiègle est de
ceux qui vous hantent longtemps après en avoir
oublié l’origine.
BERNARD SCHREUDERS & ÉRIC MAIRLOT
WIDMANN FLÛTE EN SUITE (2011)
NÉ À MUNICH EN 1973, Jörg Widmann
mène une carrière trépidante de clarinettiste,
compositeur et chef d’orchestre. Diplômé du
Conservatoire de Munich et de la Juilliard School
de New York, il a étudié la clarinette avec Gerd
Starke et Charles Neidich, et la composition avec
Kay Westermann, Hans Werner Henze, Wilfried
Hiller, Heiner Goebbels et Wolfgang Rihm. Il est
dédicataire et créateur de plusieurs œuvres pour
clarinette et orchestre, comme Musik für Klarinett
de Wolfgang Rihm (1999), Cantus d’Aribert
Reimann (2006) et Über de Mark Andre (2015).
Professeur de clarinette au Conservatoire de
Fribourg depuis 2001, il a reçu de nombreux prix
de composition. Ses œuvres sont créées par les
orchestres de New York, Paris, Berlin, Cologne,
Vienne, Lucerne… sous la baguette de Christian
Thielemann, Mariss Jansons, Andris Nelsons,
Simon Rattle, Kent Nagano… Ses opéras Das
Gesicht im Spiegel (2003) et Babylon (2012) ont
été créés à l’Opéra de Munich.
JOSHUA SMITH. Widmann est l’auteur de plusieurs œuvres concertantes pour violoncelle
(2000), trompette (2002), violon (2007), hautbois
(2010), flûte (2011), piano (2014) et alto (2015). Le
27 novembre 2009, l’OPRL assurait d’ailleurs la
création belge de son Concerto pour trompette
« ad absurdum » avec le soliste Sergeï Nakariakov,
sous la direction de François-Xavier Roth. L’œuvre
d’aujourd’hui, Flûte en suite, est une commande
de l’Orchestre de Cleveland qui demanda, en
2007, à son flûtiste Joshua Smith de choisir luimême le compositeur qu’il souhaitait voir bénéficier de la bourse Daniel R. Lewis. Joshua Smith a
expliqué son choix en 2011 sur clevelandclassical.
com : « J’ai choisi Jörg Widmann pour un tas de
raisons ; j’ai écouté la musique de huit à dix compositeurs, et plusieurs d’entre eux m’intéressaient,
mais c’est vraiment avec la musique de Widmann
que je me suis senti en symbiose. J’ai apprécié
toutes les œuvres que j’ai entendues de lui, et
ce qui m’attire particulièrement c’est qu’il imagine
des mondes sonores incroyables. Beaucoup de
compositeurs s’ingénient à inventer de nouvelles
manières de faire sonner les instruments, mais
il en résulte souvent un catalogue d’effets spéciaux gratuits. L’approche du son et de la couleur
de Widmann est très spéciale : je me sens transporté quand j’entends sa musique. J’ai pensé
aussi que son écriture pour flûte serait d’autant
plus porteuse qu’il est lui-même clarinettiste et
excellent musicien. Non content de jouer beaucoup de musique actuelle — et pas seulement la
sienne —, Widmann est aussi un grand interprète
de pièces comme le Quintette avec clarinette de
Brahms ou le Concerto pour clarinette de Mozart,
et il veut que sa musique soit jouée comme de
la musique et pas comme un exercice technique
ou clinique. Il n’a pas peur non plus d’écrire des
mélodies lyriques, et au total, ce sont toutes ces
qualités qui m’ont séduit. » (trad. É. Mairlot)
SUITE DE DANSES. Dans la préface de la partition, le compositeur a livré le commentaire suivant : « Flûte en suite ne fait pas partie de mes
concertos ‘épiques’, comme ceux pour violoncelle,
violon ou hautbois. Il s’agit plutôt d’une sorte de
suite de danses réinventée. Des mondes perdus
émergent ici, tel un trait de lumière qui vacille à la
surface de manière dangereusement déformée,
puis, sombre à nouveau comme dans le Chant
de gondolier vénitien. Chaque mouvement,
individuel ou presque, confronte à la flûte soliste
un seul timbre spécifique, un seul groupe instrumental de l’orchestre : dans l’Allemande initiale,
celui des trois flûtes d’orchestre (avec la flûte alto,
la flûte basse et plus tard le piccolo, soit toute la
famille des flûtes), dans la Sarabande, celui des
cordes et dans les deux Chorals (le premier extrêmement étouffé et le deuxième éclatant bruyamment), celui des cuivres, etc. Ce n’est que dans la
Badinerie finale que tous les groupes instrumentaux de l’orchestre sont réunis, mais là aussi, l’un
après l’autre, presque jamais ensemble. Ainsi,
la flûte demeure l’élément qui donne toujours
l’impulsion. En attirant les différents timbres instrumentaux vers elle, elle reprend de la couleur et
peut ainsi briller d’une lumière tour à tour austère,
douce, pâle ou resplendissante. »
3
sonnelle redigérée du dernier mouvement de la
Suite n° 2 en si mineur de Bach, qui est tout à fait
reconnaissable. [Widmann] la cite partout, mais
la présente sens dessus-dessous, et fait beaucoup de choses créatives avec elle. » (Joshua
Smith). Dans une brève suspension de la flûte, on
entend même — en un collage-éclair — un fragment du Guillaume Tell de Rossini !
POUR COMPLÉTER cette présentation, signalons encore que la Sarabande est une danse
ici très lente dont la basse effectue par deux fois
une descente chromatique de deux octaves (en
passant par tous les demi-tons), entrecoupée de
deux épisodes progressant vers l’aigu. Tandis
que le Choral I fait appel au jeu en flatterzunge
(coups de langue très rapides produisant un effet
de trémolo), la Cadenza comporte des notes
avec bruit de souffle important (60 %, demande
le compositeur) et des notes chantées à travers
la flûte. La fin de la cadence est directement
enchaînée à la Badinerie, « sorte de version per-
CRÉATION ET REPRISES. L’orchestre sonne
plutôt comme un orchestre de chambre, même
s’il comporte notamment une famille complète de
flûtes, 1 hautbois d’amour, 1 cor anglais, 1 contrebasson, 4 cors, 4 trompettes, 3 trombones,
1 tuba, 1 glockenspiel, 1 vibraphone, 1 harpe et
des claviers (célesta et clavecin). Flûte en suite
a été créé le 26 mai 2011 par Joshua Smith et
l’Orchestre de Cleveland dirigé par son Chef
principal Franz Welser-Möst, avant d’être repris
en 2012-2013 par l’Orchestre Philharmonique de
Berlin et Emmanuel Pahud. En 2014, l’œuvre a été
la pièce maîtresse de la tournée européenne de
l’Orchestre de Cleveland.
ÉRIC MAIRLOT
SCHUBERT
SYMPHONIE N° 9 « LA GRANDE » (1825-1826)
CHIFFRE FATAL. Outre quatre esquisses
abandonnées, on connaît neuf symphonies de
Franz Schubert (1797-1828). Les six premières
ont été composées à intervalles réguliers entre
1812 et 1818. Après quelques esquisses abandonnées, puis deux symphonies inachevées
(1821-1822), Schubert revint une dernière fois
en 1826-1827 à la symphonie au moment même
où Beethoven, modèle en la matière, vivait ses
derniers moments. Une dixième symphonie restera à nouveau à l’état d’esquisses, un numéro
d’ordre fatal, semble-t-il, non seulement pour
Beethoven et lui-même mais également pour
Bruckner, Mahler, Dvořák et Vaughan Williams.
MONUMENTALE. La Sixième Symphonie était
déjà dans la tonalité de do majeur et c’est pour
la distinguer de celle-ci qu’on prit l’habitude de
qualifier la dernière symphonie de « Grande ».
4
Mais le qualificatif est largement justifié. Grande,
la Neuvième l’est d’abord par ses dimensions :
quatre mouvements amplement développés de
près d’un quart d’heure chacun. 1154 mesures
dans le Finale ! La profusion des thèmes qui
structurent la composition, donne lieu à des
développements d’une exceptionnelle richesse
sans pour autant que l’unité en souffre. Si l’on
met en marge la Symphonie avec chœur de
Beethoven, on constate que Schubert inaugure le principe de la symphonie monumentale
dont Bruckner et Mahler seront les héritiers.
Surdimensionnée dans le temps, la symphonie
peut être aussi qualifiée de « Grande » par son
climat général. Alors que l’orchestration reste
identique à celle de la Symphonie « inachevée »,
la nouvelle symphonie sonne avec une puissance étonnante et impressionnante.
HYMNE À LA VIE. Le caractère introverti de
l’Inachevée laisse place ici à une extraversion
inhabituelle chez Schubert. L’œuvre donne une
impression de vitalité débordante non seulement par l’abondance du matériau mais aussi par
la domination du rythme, le contraste incessant
des timbres et des modulations. Cette symphonie est aussi un hymne à la joie, à la vie, avant les
mélancoliques sonates et lieder qui constituent
le chant du cygne du compositeur. Schubert,
comme pour les symphonies antérieures,
tenta en vain de faire exécuter sa composition
jugée trop longue et trop difficile. C’est Robert
Schumann qui, en 1839, découvrit le manuscrit et
en permit la création le 21 mars par l’Orchestre
du Gewandhaus de Leipzig sous la direction de
Félix Mendelssohn. Dès lors, les symphonistes
romantiques ont pu se réclamer d’un double
héritage beethovénien et schubertien et, avec le
recul, il n’est pas risqué d’avancer que celui de
Schubert occupe une place déterminante.
ANDANTE. Le premier mouvement, vaste
forme sonate élargie, présente d’abord son
thème cyclique. Joué aux cors, il ressemble à
ces appels de la nature si chers à l’homme romantique. Il paraît sortir du Freischütz de Weber
et pèse de tout son poids sur le mouvement et
même sur l’œuvre entière. Un nouveau tempo
Allegretto ma non troppo présente un autre
thème. Rythmique et combatif, ce dernier est
alors suivi d’une mélodie directement issue
du monde vocal : le chant de l’âme. Paisible et
serein, il propose cette vision d’une rédemption
par le chant, si chère à Schubert.
SCHERZO (ALLEGRO VIVACE). Le troisième
mouvement est un scherzo presque brucknérien, dont la première partie projette un motif
très pesant, à l’unisson des basses, avant de
se disloquer dans les parties de l’orchestre. Le
trio central ressemble à un ländler (danse villageoise à trois temps, proche de la valse) issu
des faubourgs de Vienne. L’emploi de ce type
de danse est très fréquent chez Schubert. Il
trouve toujours sa place dans le milieu du troisième mouvement et symbolise ce « chez soi »
tellement réconfortant pour l’âme égarée dans
le monde ; elle rappelle le bonheur révolu. En
guise de clôture, le scherzo réapparaît avec ses
sonorités brutes et lourdes.
ANDANTE CON MOTO. Le mouvement lent
est bâti sur trois idées. La première débute par
les basses qui invitent au voyage, sur un rythme
de marche paisible. Se superpose à cette mise
en mouvement un thème joué au hautbois,
d’une tendre mélancolie, d’une errance infinie.
La deuxième idée, plus vive et fracassante, fait
clairement appel aux techniques du mouvement
Sturm und Drang (« Tempête et passion »), déjà
employées par Haydn et Beethoven. Sorte de
rage consécutive à l’errance, elle déploie les
mêmes rythmes que ceux de la marche, mais
avec véhémence. Enfin, une dernière mélodie
fait son apparition. Lumineuse et apaisante, elle
est encore ce chant intime salvateur et régénérant. Ces trois blocs se succèdent tout au long
du mouvement sans jamais se rencontrer et
restent, de ce fait, d’un pessimisme affligeant.
JEAN-YVES BRAS
ALLEGRO VIVACE. Le pesant scherzo laisse
la place au gigantesque finale. De forme sonate
comme le premier mouvement, celui-ci est en
réalité un amalgame entre le rondeau (refrain/
couplets) et la grande forme à plusieurs thèmes.
Il en résulte une musique exaltée, vive et souvent virtuose. Pourtant, le côté obsessionnel du
refrain et cette sorte d’entrain forcé ne tententils pas de faire oublier la gravité de l’œuvre
entière ? C’est comme si cette musique allait
trop vite, comme si la vie tournait en un manège
infernal, presque une danse macabre. Schubert
semble murmurer en filigrane qu’il n’en peut plus
de vivre, que cette terrible solitude, cette éternelle quête d’apaisement, bref, cette errance a
trop duré. Mais cela, ce sera surtout le propos
de ses dernières œuvres.
JEAN-MARC ONKELINX
5
CHRISTIAN ARMING
DIRECTION
EMMANUEL PAHUD
FLÛTE
NÉ EN 1971 À VIENNE, Christian Arming a
NÉ À GENÊVE, Emmanuel Pahud commence
la musique à six ans. En 1990, après avoir obtenu un Premier Prix au Conservatoire Supérieur
de Paris, il suit l’enseignement du flûtiste suisse
Aurèle Nicolet. Lauréat de la Fondation Yehudi
Menuhin, il est nommé, à 22 ans, première flûte
de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, alors
dirigé par Claudio Abbado, position qu’il occupe
toujours. Il y a plus de 20 ans, aux côtés d’Éric
Le Sage et de Paul Meyer, il fonde le festival de
musique de chambre « Musique à l’Empéri » à
Salon-de-Provence. En 1996, il signe avec EMI
un contrat d’exclusivité. Plus de 20 enregistrements sont disponibles, récompensés par de
nombreuses distinctions décernées dans le
monde entier. Les plus récents sont consacrés
à la musique pour flûte à la cour de Frédéric le
Grand, dirigée par Trevor Pinnock (EMI Classics),
et à l’intégrale pour flûte de Frank Martin
(Musiques Suisses / Migros). En mars 2015,
Warner Classics / Erato a publié un enregistrement de concertos du répertoire français de la
fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle intitulé « Révolution ». En 2009, Emmanuel Pahud
est élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre
des Arts et Lettres par le gouvernement français
et en avril 2011, il est récompensé par la Royal
Academy of Music de Londres. Il est ambassadeur de l’UNICEF. Dernier concert avec l’OPRL :
avril 2008 (Triple concerto de Michael Jarrell,
avec François Leleux et Paul Meyer).
grandi à Hambourg. Disciple de Leopold Hager,
il collabore étroitement avec Seiji Ozawa à
Tanglewood et Tokyo. En 1995, à 24 ans, il est le
plus jeune chef nommé à la tête de l’Orchestre
Philharmonique Janáček d’Ostrava (1995-2002).
De 2001 à 2004, il est Directeur musical de
l’Orchestre Symphonique de Lucerne, et de
2003 à 2013, du New Japan Philharmonic de
Tokyo, où il succède à Seiji Ozawa. Christian
Arming a dirigé plus de 50 orchestres dans le
monde. Il est également très demandé à l’opéra. En 2011, il a pris ses fonctions de Directeur
musical de l’OPRL. À Liège, il met l’accent sur
le répertoire d’Europe centrale, profite de la
tradition que cultive l’OPRL dans le domaine
de la musique contemporaine, transmet sa
connaissance de la musique slave (tchèque
en particulier), et enrichit le répertoire français
cher à l’Orchestre. Il a enregistré des œuvres de
Brahms, Beethoven, Mahler, Janáček, Schmidt
et Escaich. Ses enregistrements avec l’OPRL,
consacrés à Franck (2012, Fuga Libera), SaintSaëns (2013, Zig-Zag Territoires), Gouvy (2014,
Palazzetto Bru Zane) et Wagner (2015, Naïve)
ont suscité de très belles critiques. « […] direction magistrale de Christian Arming au pupitre
d’un OPRL en grande forme. Passionnant sans
être pathétique, héroïque sans sombrer dans
un déferlement de décibels, le Wagner de ce
chef autrichien s’avère captivant d’un bout à
l’autre. » (ResMusica, 17/10/2015)
6
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE
ROYAL DE LIÈGE
CRÉÉ EN 1960, l’Orchestre Philharmonique
Royal de Liège (OPRL) est la seule formation
symphonique professionnelle de la Belgique
francophone. Soutenu par la Fédération
Wallonie-Bruxelles (avec le concours de
la Loterie Nationale), la Ville de Liège et la
Province de Liège, l’OPRL se produit à Liège,
dans tout le pays et dans les grandes salles
d’Europe. Sous l’impulsion de ses Directeurs
musicaux Fernand Quinet, Manuel Rosenthal,
Paul Strauss, Pierre Bartholomée, Louis Langrée,
Pascal Rophé et Christian Arming (depuis 2011),
l’OPRL s’est forgé une identité sonore au carrefour des traditions germanique et française. À
une volonté marquée de soutien à la création,
de promotion du patrimoine franco-belge, d’ex-
ploration de nouveaux répertoires s’ajoute une
politique discographique forte de plus de 80
enregistrements. Depuis près de 15 ans, l’OPRL
a pris le parti d’offrir le meilleur de la musique
au plus grand nombre, avec des formules originales comme les Music Factory, les Samedis
en famille ou les Concerts du chef. L’OPRL est
également soucieux de son rôle citoyen tout au
long de l’année, en allant vers des populations
plus éloignées de la culture classique. Ses saisons permettent d’inscrire des collaborations
importantes et régulières avec les autres formations orchestrales de Belgique ou d’Europe et
tous les acteurs culturels majeurs du quotidien.
www.facebook.com/orchestreliege
www.twitter.com/orchestreliege • www.oprl.be
À ÉCOUTER
J. S. BACH, SUITE POUR ORCHESTRE N° 2
wIntégrale Bach
(BRILLIANT)
wBach Collegium Japan,
dir. Masaaki Suzuki (BIS)
wThe English Concert,
dir. Trevor Pinnock (ARCHIV)
wEnglish Baroque Soloists,
dir. John Eliot Gardiner (ERATO)
wConcentus musicus Wien,
dir. Nikolaus Harnoncourt (DAS ALTE WERK)
SCHUBERT, SYMPHONIE N° 9 « LA GRANDE »
wOrchestre de chambre d’Europe,
dir. Claudio Abbado (DGG)
wOrchestre du Concertgebouw d’Amsterdam,
dir. Nikolaus Harnoncourt (TELDEC)
wOrchestre symphonique de Berlin,
dir. Günther Wand (RCA)
wOrchestre philharmonique de Vienne,
dir. Riccardo Muti (EMI)
wOrchestre philharmonique de Berlin,
dir. Karl Böhm (BRILLIANT)
7
AGENDA
ÉVÉNEMENT
PRÉSENTATION DE LA SAISON 2016-2017
MARDI 26 AVRIL 2016 (20H)
Orchestre Philharmonique Royal de Liège | Christian Arming, direction
Daniel Weissmann, présentation
MUSIQUES DU MONDE
BRIN DE NOSTALGIE
VENDREDI 29 AVRIL 2016 (20H)
MERCREDI 1er JUIN 2016 (18H30)
Musiques des Pouilles et des Balkans
Maria Mazzotta, chant
Redi Hasa, violoncelle
DVOŘÁK, Symphonie n° 9, extrait
et œuvres de MAHLER, DEBUSSY, RAVEL,
SMETANA…
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Fayçal Karoui, direction et présentation
LES CONCERTS DU CHEF
BRAHMS 2
DIMANCHE 8 MAI 2016 (16H)
Stefan HEJDROWSKI, Eanna
(création, commande de l’OPRL)
BRAHMS, Symphonie n° 2
OPRL | Christian Arming, direction
LES SOIRÉES DE L’ORCHESTRE
GRANDS CLASSIQUES
TRISTAN ET ISOLDE
LES SOIRÉES DE L’ORCHESTRE – PRESTIGE
CONCOURS
REINE ÉLISABETH 2016 (PIANO)
VENDREDI 3 JUIN 2016 (20H)
4e, 5e et 6e lauréats (piano)
deFilharmonie
Thierry Fischer, direction
RENCONTRE AVEC…
VENDREDI 13 MAI 2016 (20H)
ZAHIA ZIOUANI
WAGNER, Prélude et mort d’Isolde
MAHLER, Kindertotenlieder
SCHUMANN, Symphonie n° 2
Mihoko Fujimura, mezzo-soprano
OPRL | Christian Arming, direction
MERCREDI 8 JUIN 2016 (18H30)
PIANO 5 ÉTOILES
ALEXANDER GURNING
DIMANCHE 15 MAI 2016 (16H)
TCHAÏKOVSKI, Les saisons
SCHWARTZ, You and the Night and the Music
KERN, All the Things You Are
KOSMA, Les feuilles mortes
SCRIABINE, Prélude pour la main gauche
ELLINGTON, The River Village Virgins
Alexander Gurning, piano
Stéphane Dado, présentation
GRATUIT
L’ORCHESTRE À LA PORTÉE DES ENFANTS
PETER PAN
VENDREDI 10 JUIN 2016 (18H ET 20H)
Bruno Coppens
Samoel Verbecelte, comédiens
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Zahia Ziouani, direction
Lionel Rougerie, auteur - metteur en scène
Satu Peltoniemi, scénographe
LES SOIRÉES DE L’ORCHESTRE
GRANDS CLASSIQUES
MAHLER 9
ORGUE/JAZZ
SAMEDI 11 JUIN 2016 (20H)
DIMANCHE 29 MAI 2016 (16H)
MAHLER, Symphonie n° 9
Orchestre National de Lille
Eliahu Inbal, direction
STEVE HOUBEN / CHARLES LOOS
Steve Houben, saxophone
Charles Loos, orgue
8
MUSIC FACTORY
URA
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