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Vendredi-dimanche 22-24 avril 2016
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Numéro 78
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Créé en 1950
| Vendu en kiosques et par abonnement |
Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Banque centrale européenne
La tension monte
entre Draghi
et l’Allemagne
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8159.67
8225
8175
8125
8075
DOW JONES 17982.52
18100
18050
18000
17950
-0.33%
-0.63%
NOVARTIS RASSURE SUR TROIS MOIS
Le pessimisme
bien déstabilisé
PAGE 4
THÈME TRÈS SENSIBLE DE LA CYBERSÉCURITÉ
La Suisse fait face aux risques
PAGE 8
PREMIÈRE ANALYSE DE L’IMPACT RÉGIONAL
Bakbasel sur le risque Bilatérales
PAGE 7
VOLATILITÉ AUTOUR DES 1.10 CONTRE EURO
Le franc s’est encore affaibli
PAGE 9
CALIDA ET SA CRISE DE MANAGEMENT
Nouvel épisode annoncé hier
Le cas d’école d’une intégration
bancaire dans la gestion privée
Ou comment UBP à Genève a fusionné avec Coutts en Asie. L’opération aura pris exactement un an et onze jours.
SÉBASTIEN RUCHE
La réussite d’une intégration bancaire? Elle doit être menée rapidement et respecter le calendrier
fixé au départ. Après avoir signé
l’acquisition de Coutts fin mars
2015, UBP n’avait pas le choix.
Le groupe bancaire basé à Genève avait invité des clients à Singapour pour un événement le 12
avril dernier, soit le lendemain
de son premier jour d’activité
post-migration. Et trois jours plus
tard à Hongkong, où UBP a obtenu deux licences en un temps
record.
Près de 80% de la clientèle de
l’ancienne filiale de Royal Bank
of Scotland a rejoint UBP, explique le COO de la banque genevoise Ian Cramb. Ce taux de
rétention, bien supérieur aux
30% à 50% que l’on entend en général à propos de ce genre d’opérations, UBP l’a aussi obtenu lors
de ses intégrations précédentes,
affirme le spécialiste à l’expérience d’une cinquantaine de
deals bancaires.
S’il avait fallu six mois pour fusionner avec ABN Amro puis
avec Lloyds (en 2011 et 2013), le
rapprochement avec Coutts aura
pris exactement 1 an et 11 jours,
jusqu’au 11 avril dernier. Ce qui
reste passablement rapide, vu que
l’opération s’est déroulée entre
l’Europe, Singapour et Hongkong, en passant par le MoyenOrient.
UBP a mobilisé le même dispositif que celui utilisé lors de ses intégrations précédentes. Soit une
centaine de collaborateurs issus
de divers départements de la
banque, avec un pic à 200 participants lors du week-end du basculement informatique. D’un
coût se chiffrant en millions de
francs, l’opération permet à UBP
de décupler ses avoirs sur l’Asie
et d’atteindre une masse critique
lui permettant de véritablement
développer ses activités dans cette
partie du monde, où sa marque
était surtout connue pour l’asset
management.
La plateforme mise en place
pourra réceptionner d’autres actifs
issus de futurs asset deals comme
celui de Coutts. La banque genevoise vise une taille de vingt milliards de francs dans la gestion privée en Asie à terme, nécessaire
pour assurer une «rentabilité
confortable», selon le président
exécutif Guy de Picciotto. PAGE 3
PAGE 5
NOKIA SOLUTIONS & NETWORKS EN SUISSE
Licenciements (Lausanne-Zurich)
PAGE 5
FORMATION ORIENTÉE PERFORMANCE
Management et zen attitude
PAGE 6
CROISSANCE DE 1% À 2% DANS L’UE
Propice aux corporate bonds
PAGE 13
Vendeur d’émotions
et œnologue averti
SILVIO DENZ. Le créateur d’Art & Fragrance fait le
point sur le développement des affaires. Cet investisseur dans les grands vins et actif dans l’immobilier à
Londres avait vendu le groupe Alrodo à Marionnaud.
La croissance valeur Volonté d’adaptation
sur un volume stable contre populismes
PANERAI. La marque (Richemont) est un modèle plutôt
discret de méthode monoproduit. Si chère à Hublot.
NICOLAS BAVEREZ. L’avocat d’affaires, économiste,
Lors de la reprise de l’officine florentine Panerai par le groupe Richemont en 1997, personne (à
part peut-être Johann Rupert) ne
prévoyait ce que la marque ultra
confidentielle allait devenir près
de deux décennies plus tard. Le
risque était réel, Panerai avait une
histoire très particulière, surtout
construite sur sa prédestination à
l’usage militaire. Avec un design
fort, mais limité à deux modèles,
très proches l’un de l’autre. Sans
véritable légitimité horlogère en
dehors de la recherche de fiabilité,
visibilité et étanchéité. Panerai
s’est pourtant imposé sur le segment de volume le plus disputé,
entre 5000 et 10.000 francs, que
Avocat à Paris dans l’étude du réseau américain Gibson Dunn
(basé à Los Angeles), économiste,
historien, éditorialiste (Le Figaro,
Le Point), essayiste, auteur de près
de vingt ouvrages depuis 1994.
Dont certains ont fait date: La
France qui tombe en particulier
(2003), qui fut à l’origine d’un
courant intellectuel et médiatique
qualifié de «décliniste». Nicolas
Baverez était invité hier par la
Chambre de commerce et de l’industrie France Suisse à Genève,
pour l’un de ses déjeuners-débats.
Lors de l’entretien qui a précédé
avec L’Agefi, il a répondu aux
questions concernant la Suisse, la
possibilité d’un Brexit, la montée
Rolex et Omega dominent en
maîtres.
La (re)construction de Panerai
ressemble à un cas d’école, étape
par étape, d’une marque d’assemblage, jusqu’au bon niveau de verticalisation, pleinement atteint
depuis l’inauguration d’une manufacture intégrée dans les hauts
de Neuchâtel en 2014. De manière beaucoup plus discrète, le
parcours présente même des similitudes avec les montres Hublot: monoproduit, relance sur
une base de mouvements industriels, puis montée en gamme à
travers les calibres propriétaires,
les complications et les séries limitées. PAGE 5
historien et essayiste à succès était hier à Genève. Entretien.
Sur la Suisse, la possibilité d’un
Brexit et le grand désarroi des
démocraties occidentales.
des populismes dans le monde développé. Et bien entendu la
France, qui pourrait placer ces
prochaines années le Front national au sommet de l’Etat. PAGE 19
BOUTIQUES BREGUET
G E N È V E G S T A A D Z Ü R I C H – W W W. B R E G U E T. C O M
Le combat online contre Daesh
Cyber-attaques, recrutement via réseaux sociaux, levées de fonds en ligne et transactions en bitcoins. Le front s’est déplacé.
COLIN P. CLARKE
ISAAC R. PORCHE*
Même si les Etats-Unis et leurs alliés effectuent des bombardements aériens en Irak et en Syrie,
leur cible, l’État islamique (EI ou
Daesh), se prépare peut-être à riposter sur un autre front. En introduisant le conflit dans le cyberespace, l’EI pourrait bénéficier
des nombreux avantages de la
guerre asymétrique, à moins que
les Etats-Unis ne s’organisent
pour contrer les efforts du groupe.
Les barrières à l’entrée de la cyberguerre sont remarquablement faciles à franchir. Même si l’EI ne
dispose pas actuellement de la ca-
pacité à mener des cyber-attaques,
il est peu probable qu’il lui soit difficile de recruter des adeptes disposant de l’expertise requise: dans
le passé, d’autres organisations de
terroristes et d’insurgés, notamment Al-Qaïda, ont procédé exactement selon ce schéma. Pour un
prix alléchant, il y a forcément des
cyber-mercenaires, des sympathisants et des freelances disponibles.
Les experts ont mis en garde
contre le fait que l’EI puisse frapper des infrastructures non protégées ou des résidences privées.
Des centaines de milliers de systèmes de contrôle industriels et
commerciaux, y compris l’Internet des objets caractérisé par une
croissance rapide, laissent une part
toujours plus grande de la vie quotidienne sous la menace de perturbations potentielles. Un fait
bien plus troublant est cet avertissement de la part de la Nuclear
Threat Initiative, association à un
but non lucratif consacrée au ren-
Genève
forcement de la sécurité mondiale,
qui prétend que de nombreuses
installations nucléaires civiles et
militaires ne seraient pas suffisamment protégées contre les cyber-attaques. SUITE PAGE 2
* RAND Corp. Santa Monica
www.lindegger-optic.ch
9HRLEMB*jeiaae+[P\A\A\L\G
Tradition 7097
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