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Bilan 2015 du MRCC Nouméa - Ministère de l`écologie et du

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BILAN ANNUEL
Maritime
Rescue
Coordination
Centre
Nouméa
Centre de
Coordination de
Sauvetage
Maritime
Nouméa
HAUT-COMMISSARIAT DE LA REPUBLIQUE
EN NOUVELLE-CALEDONIE
PRESIDENCE DU GOUVERNEMENT
DE LA NOUVELLE-CALEDONIE
Année 2015
MRCC Nouméa
www.developpement-durable.gouv.fr
www.developpement-durable.gouv.fr
Historique des versions du document
Version
Date
Commentaire
V1
29/02/2016
Version initiale
Affaire suivie par
Directeur du MRCC Nouméa – AC2AM Nicolas RENAUD
Tél. : +687 292324 / Fax : +687 292304
Courriel : chefmrcc.nc@lagoon.nc
Rédacteurs
AC2AM Nicolas RENAUD – Directeur MRCC Nouméa
Relecteurs
CRC2 Nicolas Vraux - Chef du bureau AEM
PM Stéphane Rovea - Adjoint au directeur du MRCC
Référence internet
http://www.mrcc.nc
SOMMAIRE
INTRODUCTION
4
1 – BILAN RECHERCHE ET SAUVETAGE (SAR)
1.1 – Synthèse de l'année
1.2 – Bilan humain
1.3 – Bilan par activité
1.4 – Répartition géographique
1.5 – Transmission de l'alerte
1.6 – Moyens d'intervention engagés
1.7 – Faits marquants
1.8 – Focus sur le traitement des alertes Cospas-Sarsat
1.9 – Focus sur l'origine des fausses alertes
1.10 – Wallis et Futuna
1.11 – Technique
1.12 – Conclusion du bilan SAR
6
6
8
9
13
15
17
21
30
31
31
32
32
2 – SURVEILLANCE MARITIME (SURNAV)
2.1 – La mission d'assistance maritime
2.2 – Nombre et type de navires
2.3 – Faits marquants
34
34
34
34
3 – SURVEILLANCE POLLUTION (SURPOL)
3.1 – Synthèse de l'année
3.2 – Répartition géographique
3.3 – Origine du signalement
3.4 – Faits marquants
35
35
35
36
36
4 – RENSEIGNEMENTS DE SÉCURITÉ MARITIME (RSM)
4.1 – Elaboration de l'information
4.2 – Bilan des avis
37
37
37
5 – SURVEILLANCE DES PECHES MARITIMES
38
6 – CONCLUSION ET PERSPECTIVES
38
7 – LISTE DE DIFFUSION
40
INTRODUCTION
Sous la responsabilité du Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie – délégué du
gouvernement pour l'action de l’État en mer – assisté du commandant de zone maritime, le MRCC
Nouméa(1) assure la coordination de toute opération de sauvetage maritime dans la zone de
responsabilité française (SRR Nouméa).
Pour le lagon et les eaux territoriales, le MRCC est mis à disposition du Président du Gouvernement
de la Nouvelle-Calédonie – conseillé par le commandant de zone maritime. Il assure la responsabilité
de toute opération de sauvetage maritime dans cette zone.
La zone de responsabilité du MRCC, couvrant près de 2,4 millions de km2 (soit 3,7 fois la
métropole), comprend les eaux calédoniennes ainsi que celles sous juridiction du Vanuatu. Elle est
limitrophe des zones de responsabilité de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, des Fidji et des Îles
Salomon.
Déclarée en zone « A3 » dans le cadre du SMDSM(2), elle bénéficie d'une couverture satellite
permanente. Le MRCC assure donc la veille et la réception des alertes de détresse émises par les
balises de détresse Cospas-Sarsat et par INMARSAT. Pour la zone sous compétence de la NouvelleCalédonie, une veille dite « A1 »(3) – non déclarée officiellement dans le SMDSM – est assurée par la
station maritime côtière de l'OPT « Nouméa Radio » via 8 sites VHF déportés sur une partie du
littoral de la Nouvelle-Calédonie. Les alertes sont alors transmises au MRCC qui assure la
coordination des opérations.
Dirigé par un administrateur en chef des affaires maritimes – corps d'officiers de la marine nationale
administré par le ministère chargé de la mer – le MRCC Nouméa est implanté au sein de l’État-major
interarmées des forces armées de la Nouvelle-Calédonie (EMIA FANC). Armé par du personnel de la
marine nationale, la veille est assurée en permanence par un chef de quart, officier-marinier, de
spécialité ''guetteur de la flotte'' ou ''navigateur timonier''.
(1) Maritime Rescue Coordination Centre / Centre de Coordination de Sauvetage Maritime
(2) Système Mondial de Détresse et de sécurité en Mer
(3) Zone A1 : zone couverte par au moins un émetteur/récepteur VHF ASN
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La veille est assurée pendant 24 heures par un seul chef de quart. Celui-ci fait partie des 4 officiersmariniers affectés au MRCC, des 4 officiers-mariniers réservistes ou de celui affecté à la base navale
de Nouméa.
La permanence de la coordination des opérations est assurée par l'un des 10 officiers participant au
tour de coordonnateur de mission de sauvetage. Ils sont issus du service des affaires maritimes, de
la base navale, de l'EMIA, du GSBdD ou du MRCC.
Exceptée la surveillance des pêches maritimes - assurée par le Centre Opérationnel InterArmées
(COIA) mais pour laquelle le MRCC est régulièrement consulté – le MRCC Nouméa exerce
l'ensemble des missions dévolues aux CROSS(4) :
•
•
•
•
recherche et sauvetage
surveillance de la navigation maritime
surveillance et lutte contre les pollutions maritimes
élaboration et diffusion des renseignements de sécurité maritime
Disposant des systèmes de réception des alertes adéquates, il est également centre de réception
des alertes Tsunami pour la Nouvelle-Calédonie. Depuis la mise en place du Centre Opérationnel du
Gouvernement (COG), les deux centres sont les points de contact officiels de traitement des alertes
Tsunami.
(4) Centres Régionaux Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage
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1 – BILAN RECHERCHE ET SAUVETAGE (SECMAR)
Déclaré « Centre de coordination de sauvetage maritime » par le décret n°88-531 du 2 mai 1988
portant organisation du secours, de la recherche et du sauvetage des personnes en détresse en mer,
le MRCC Nouméa assure les fonctions de réception et de traitement des alertes, de coordination des
moyens maritimes, aériens et terrestres engagés dans une opération, et de commandement des
opérations de secours. Ces tâches sont remplies, sous la responsabilité d'un officier « coordonnateur
de mission de sauvetage », par le chef de quart du MRCC. L'action du MRCC trouve son
prolongement dans celle des militaires et fonctionnaires, bénévoles et volontaires, des professionnels
de la mer et des plaisanciers, qui « arment » les moyens sollicités par le MRCC.
1.1 – Synthèse de l'année
1.1.1 – Nombre d'opérations
En 2015, le MRCC Nouméa a traité 353 dossiers opérations.
On constate cette année une légère augmentation (+5%) du nombre de dossiers opérations. Cette
augmentation est due :
- à la bonne connaissance du MRCC et du numéro d'urgence par la population ;
- à la gestion proactive des opérations par le personnel de quart ;
- au nombre d'évacuations médicales dues à l'augmentation du trafic de navires à passagers ;
- au nombre de déclenchements de balises de détresse Cospas-Sarsat.
Restent de très nombreuses opérations dont le MRCC n'a pas connaissance parce que les usagers
de la mer s'en sortent seuls, se font directement assister par un autre usager ou, tout simplement,
n'osent pas appeler le MRCC. C'est très souvent le cas pour les assistances des navires de
plaisance ou dans les activités de loisirs nautiques proches de la côte.
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Les opérations SECMAR font l'objet d'une classification, pour l'essentiel liée au degré d'exposition au
danger des personnes impliquées. Le « coordonnateur de mission de sauvetage » s'appuie, pour
classifier une opération, sur la conjugaison d'éléments, non seulement objectifs, tels que la nature de
l'incident, la météorologie, le secteur, le caractère nocturne ou diurne, les personnes impliquées,
mais aussi plus subjectifs, comme la capacité de l'équipage à gérer la situation. De facto cette
classification se détermine au moment de l'alerte, en fonction des données dont le MRCC a
connaissance car elle va conditionner les réactions opérationnelles et la nature des moyens
engagés.
En 2015, la classification des opérations s'est établie comme suit :
•
•
•
•
49 % d'opérations SAR : les personnes sont exposées à un danger grave, imminent ou
probable ;
37 % d'opérations MAS : assistance aux biens (y compris avec des personnes
embarquées), quel que soit le type de navire (commerce, pêche, plaisance, etc.)
14 % d'opérations DIV : toute activité ne relevant pas d'une des trois autres catégories mais
ayant nécessité une intervention du MRCC. Cette catégorie comprend le traitement des
balises de détresse des navires battant pavillon Vanuatu dont la position n'est pas dans la
zone de compétence du MRCC Nouméa.
Aucune opération SUR : alertes sûreté (SSAS, piraterie, terrorisme, trouble à l'ordre public)
1.1.2 – Répartition mensuelle des opérations
Bien que l'activité opérationnelle soit plus importante durant la saison chaude (moyenne de 32
opérations par mois en été et 26 en hiver), elle reste cependant assez uniforme sur l'année.
La faible activité du mois d'août peut trouver une explication par le fait que les conditions
météorologiques n'ont pas été très favorables aux activités nautiques.
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Quatre phénomènes météo majeur (cyclone) et une alerte tsunami ont concerné la zone d'intérêt de
la Nouvelle-Calédonie sans conséquences majeures pour le territoire ; en revanche, le cyclone
« PAM » a violemment touché l'archipel du Vanuatu en mars 2015. Ce cyclone n'a pas eu de
conséquences importantes sur l'activité du MRCC car aucune demande de concours, ni alerte ne
sont arrivées au MRCC exceptées quelques balises de détresse.
1.2 – Bilan humain
En 2015, 918 personnes ont été impliquées (773 en 2014).
L'augmentation du nombre de personnes est liée à l'augmentation du nombre d'opérations traitées
par le MRCC et à l'échouement d'un navire à passagers au Vanuatu impliquant 100 personnes.
Les résultats sur les personnes impliquées se répartissent comme suit :
•
285 personnes secourues (SAR) [192 en 2014]
•
410 personnes assistées (MAS) [317 en 2014]
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•
•
•
4 personnes retrouvées après des recherches effectives par des moyens dirigés [12 en
2014]
119 personnes tirées d'affaire seules [85 en 2014]
92 personnes impliquées dans des fausses alertes (balises, tirs pyrotechniques, inquiétudes
et témoignages à terre non avérés) [93 en 2014]
L'augmentation importante du nombre de personnes secourues s'explique par l'échouement d'un
navire au Vanuatu impliquant 100 personnes. L'ensemble des résultats sur les personnes dans des
proportions relative à l'augmentation du nombre de personnes impliquées.
Le nombre de décès à déplorer est de 5 [12 en 2014] et de personnes disparues de 3 [2 en 2014].
L'analyse des événements mortels et des disparitions révèle :
•
1 décès par suicide – Côte blanche à Nouméa (OP 58)
•
1 décès naturel à bord d'un navire à passagers à l'Ile des Pins (OP 84)
•
1 décès suite à une attaque de requin au large de l'Ilot Kouaré (OP 126)
•
2 décès suite à un accident d'hélicoptère dans la mangrove à Voh (OP 253)
•
•
•
1 disparition d'un pêcheur étranger au Tonga (OP 134 conjointe avec JRCC Wellington)
1 disparition d'un homme à la mer à Maré (OP 265)
1 disparition d'un plaisancier étranger sur son voilier au large de l'Australie (OP 330 conjointe
avec JRCC Canberra)
1.3 – Bilan par activité
La plaisance et les loisirs nautiques représentent 68 % [69 % en 2014] des opérations impliquant un
flotteur. Les flotteurs professionnels (commerce et pêche) représentent 28 % [27 % en 2014].
326 navires et flotteurs ont été impliqués dans des opérations – [303 en 2014]
•
174 navires de plaisance (moteur, voile et voile légère) – [187 en 2014]
•
65 navires de commerce - [63 en 2014]
•
49 flotteurs de loisirs nautiques (kitesurf, PAV, kayak, VNM) - [22 en 2014]
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•
•
•
27 navires de pêche - [17 en 2014]
7 navires d’État / Annexes – [9 en 2014]
4 aéronefs – [5 en 2014]
1.3.1 – Typologie des événements impliquant des navires professionnels
Les 92 navires professionnels sont répartis en :
- 30 % de navires de pêche (27) [17 en 2014],
- 70 % de navires de commerce (65), dont 37 [38 en 2014] pour les navires de charge ou de
servitude et 28 [25 en 2014] pour les navires à passagers.
Nota : sur les 28 opérations impliquant des navires à passagers, 27 concernent des navires de croisière.
Pour les navires de pêche :
Les fausses alertes sont majoritaires, dues dans la totalité des cas à des signaux émis par les
balises Cospas-Sarsat suite à une mauvaise manipulation ou à un déclenchement intempestif (11
cas sur 12), impliquant dans la plupart des cas des navires de pêche sous pavillon Vanuatu
travaillant dans différentes régions du Pacifique Sud (Fidji, Iles Marshall, Iles Salomon...). Sur les 8
avaries du système de propulsion, 7 concernent des navires calédoniens dont 3 de la flotte des
palangriers. 1 évacuation médicale a été réalisé par le Puma de l'Armée de l'Air.
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Pour les navires de charge ou de servitude :
Les fausses alertes sont encore majoritaires sur les navires de charge ou de servitude, dues dans la
totalité des cas à des signaux émis par les balises Cospas-Sarsat suite à une mauvaise manipulation
ou à un déclenchement intempestif, impliquant régulièrement des navires ou des plates-formes
pétrolières sous pavillon Vanuatu, opérant en Afrique de l'Ouest ou en Amérique du Sud.
Les opérations d'aide médicale en mer sont les plus couramment coordonnées sur les navires à
passagers. Elles sont classées en « origine » (blessé ou malade) et en « traitement » (évacuation
médicalisée, évacuation sanitaire, soin avec déroutement ou sans déroutement).
28 [22 en 2014] opérations d'aide médicale en mer ont été réalisées cette année sur les navires à
passagers, parmi les 34 [26 en 2014] cas impliquant les navires professionnels.
Compte-tenu de son emplacement géographique et par ses qualités de soins, la Nouvelle-Calédonie
est considéré comme un « hub médical » par les croisiéristes. 14 de ces opérations ont nécessité
l'engagement de moyens nautiques de la SNSM (2) ou aéronautiques des forces armées de la
Nouvelle-Calédonie (4), de la Gendarmerie (1), du Samu (6) ou privés (1).
1.3.2 – Typologie des événements impliquant des flotteurs de « loisirs nautiques »
47 opérations (37 en 2014) concernant des flotteurs de « loisirs nautiques » (kitesurf, kayak, VNM...)
ont été coordonnées par le MRCC Nouméa. Ce nombre ne représente pas l'accidentologie de ce
type de flotteurs car un grand nombre d’événements n'est pas pris en compte par manque de
remontée d'information. Les postes de plage, armés par les pompiers de Nouméa, interviennent
souvent en limite de leurs zones de responsabilité sans automatiquement en informer le MRCC.
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La Nouvelle-Calédonie, et en particulier les abords de Nouméa, offrent un terrain de jeu très propice
aux nombreuses activités nautiques de loisirs. Les écoles de kitesurf, windsurf et de Va'a (pirogue
polynésienne) sont nombreuses et ces activités sont fortement appréciées par la population. Il
s'avère d'ailleurs que la majorité des opérations menées par le MRCC concernant ce domaine
correspondent à des flotteurs en dérive, sans avarie ou inexpérimentés.
1.3.3 – Typologie des événements impliquant des navires de plaisance
Les accidents de navires de plaisance représentent 15 % [31 % en 2014] des opérations. Les
accidents les plus courants sont l'échouement (8) et la voie d'eau (6) ce qui témoigne de la difficulté
de navigation dans le lagon et d'un niveau de qualification nautique des plaisanciers bien souvent
insuffisant.
Nota : les accidents de navires de plaisance comprennent les abordages, les chavirements, les démâtages, les échouements, les
explosions, les heurts, les incendies et les voies d'eau.
Les avaries (propulsion, gouvernail, électrique...) représentent 52 % [40 % en 2014] des opérations
témoignant d'un défaut de préparation des navires et/ou d'une méconnaissance technique de la part
des pratiquants.
Les accidents individuels à personnes (malade, blessé, homme à la mer, plongée...) représentent
7 % [10 % en 2014] des opérations. 1 seule opération a été conduite pour un plongeur en bouteille.
Compte tenu du nombre important de plongées réalisées en Nouvelle-Calédonie, ce chiffre ne reflète
probablement pas la réalité. Un travail de recoupement des informations entre les clubs de plongée,
le MRCC et le SAMU permettrait de mieux connaître l'accidentologie de cette activité afin d'adapter
la prévention.
19 opérations concernant des ruptures de mouillage ont été prises en compte par le MRCC. Il
s'avère que de nombreux plaisanciers stationnant leurs navires au mouillage ne possèdent pas les
connaissances suffisantes pour assurer la tenue du mouillage, surtout lors du changement de
direction des vents dominants.
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Les fausses alertes sont pour la plupart dues à des inquiétudes de proches signalant un retard ou un
problème de communication.
Malgré les nombreuses campagnes de prévention sur le port du gilet, nous déplorons cette année la
disparition d'une personne ayant chuté à la mer sans porter d'aide à la flottabilité. Cette précaution
est d'autant plus importante lorsque l'on navigue seul ou avec des enfants.
7 opérations d'aide médicale en mer ont été coordonnées par le MRCC.
1.4 – Répartition géographique des opérations
1.4.1 – Répartition par compétence
Depuis le 1er juillet 2011, le Président de la Nouvelle-Calédonie est responsable du sauvetage en
mer dans le lagon et les eaux territoriales. 70 % (248 opérations) de l'activité du MRCC concerne des
flotteurs positionnés dans les eaux territoriales, les eaux intérieures, les plages et 300 m ou les ports
et accès au port.
Nota : le MRCC assure, par défaut de moyen des autorités portuaires, la coordination des opérations dans la zone administrative du
port de Nouméa. Cette vaste zone est très fréquentée notamment par des navires de plaisance au mouillage.
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11 % (40 opérations) de l'activité concerne des flotteurs naviguant dans la SRR. Ces opérations sont
coordonnées sous la responsabilité du Haut-Commissaire de la République. Elles concernent surtout
des balises de détresse et des assistances médicales sur les navires à passagers.
Les 18 % (65 opérations) en SRR étrangères concernent des balises de détresse des navires battant
pavillon Vanuatu à travers le monde ainsi que des opérations coordonnées conjointement avec les
JRCC voisins.
en rouge : opérations SAR – en vert : opérations MAS
1.4.2 – Répartition par zone
L'activité de sauvetage est réalisée à 51 % (179 opérations) dans les eaux territoriales de la
Nouvelle-Calédonie (au delà des 300 m de la côte et jusqu'à 12 Nq au large des limites extérieures
du lagon). 9 % des opérations (33) sont réalisées dans la zone de plage et des 300 m. Elles se
situent régulièrement sur les très nombreux îlots du lagon.
La zone de responsabilité du port de Nouméa étant relativement étendue et très fréquentée, le
MRCC coordonne, de fait, les opérations de cette zone. Cela représente 10 % (36 opérations) de
l'activité.
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en rouge : opérations SAR – en vert : opérations MAS
1.5 – Transmission de l'alerte
1.5.1 – Moyens de transmission de l'alerte
Utilisé dans 202 des 353 alertes, le téléphone reste le premier moyen d'alerte, les parts relatives du
GSM et du téléphone fixe étant respectivement de 47 % et de 6 %. Cette situation s'explique par :
– le très fort développement des téléphones portables et notamment des smartphones ;
– le faible équipement en VHF des navires de plaisance ;
– l'état dégradé du réseau radio VHF de la station côtière « Nouméa Radio » ;
– la mise en place d'un numéro d'urgence (tel : 16) permettant de joindre, depuis un téléphone
fixe ou portable le MRCC directement et gratuitement.
La réfection et l'extension du réseau VHF lancées en 2015 par l'OPT améliorera très
significativement la couverture VHF du lagon. Un point sur ce dossier technique est réalisé dans le
chapitre 1.11 – Dossiers Techniques. Il faut souligner le travail de veille réalisé par la station côtière
« Nouméa Radio » (service de l'OPT Nouvelle-Calédonie) qui a permis de transmettre 19 alertes [22
en 2014] au MRCC émise par VHF.
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La station côtière assure aussi le relais des communications dans la coordination des opérations.
Les balises de détresse Cospas-Sarsat constituent le deuxième moyen d'alerte avec 73 opérations
[59 en 2014]. La majorité (33) de ces alertes provient de navires ou de plate-formes off-shore sous
pavillon Vanuatu à travers le monde. Le MRCC Nouméa assure la coordination des opérations de
sauvetage pour le compte du Vanuatu. Il est donc destinataire de toutes les alertes provenant d'un
flotteur sous ce pavillon (MID 576 ou 577) quelque soit sa position à travers le monde. Ces alertes
nécessitent un important travail d'enquête de la part des équipes de quart. Cette mission, mettant en
œuvre des relations à travers la planète, montre l'excellente collaboration entre les MRCC. Pour
information, le gestionnaire de la flotte marchande du Vanuatu est installé à New-York.
8 [5 en 2014] tirs de signaux pyrotechniques (feu à main, fusée parachute) ont nécessité des
investigations par moyens terrestres (2h27), aériens (5h06) et nautiques (11h07). Les recherches ont
débouché sur trois fausses alertes, quatre incertitudes et une avarie électrique. Ce chiffre
relativement stable est un succès, en espérant que les usagers de la mer continuent d'utiliser à bon
escient ces systèmes d'alerte et continuent d'avoir le même comportement responsable.
Le nombre de fausses alertes 75 [72 en 2014] et d'incertitudes 24 [22 en 2014] est
proportionnellement stable.
Nota : l'incertitude est une opération déclenchée pour une alerte fondée et crédible mais qui ne s'achève pas par un
résultat certain
1.5.2 – Qui donne l'alerte au MRCC
22 % [23 % en 2014] des alertes arrivent directement du requérant au MRCC. Ce pourcentage
important est dû au numéro d'appel téléphonique gratuit '16' qui permet facilement aux personnes en
détresse de contacter le MRCC.
19 % [16 % en 2014] des alertes arrivent du système Cospas-Sarsat et sont retransmises par
l'Australian Mission Control Centre (AUMCC). Ce centre est hébergé au sein du JRCC Canberra.
Compte-tenu du classement de la zone en A3 et du fait que le MRCC Nouméa est le point de contact
pour les balises Vanuatu, l'AUMCC est le second transmetteur d'alertes.
Le MRCC Nouméa est le destinataire pour action et le FMCC Toulouse en copie des balises dont le
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MID est 540 (Nouvelle-Calédonie), 576 et 577 (Vanuatu) et 578 (Wallis et Futuna). Les relations entre
l'AUMCC et le MRCC sont parfaitement fluides et permettent une très grande réactivité.
11 % [10 % en 2014] des alertes proviennent des familles et des proches contactant le MRCC pour
des inquiétudes sur des personnes dont ils sont sans nouvelles ou en relais du requérant. Les 2/3 de
ces alertes débouchent sur des opérations réelles pouvant avoir des conséquences dramatiques. La
difficulté rencontrée par le MRCC dans ce type d'alerte est que les informations connues par la
famille sont souvent aléatoires et peu précises. Elles nécessitent des phases d'enquête relativement
longues.
9 % [9 % en 2014] des alertes proviennent de témoins observant des situations qui leur paraissent
anormales. Sur les 31 opérations, 19 ont permis de signaler des affaires diverses (incertitude,
kitesurf en dérive, rupture de mouillage...), 5 des accidents de navire (chavirement, échouement...), 3
des avaries et 4 se sont conclues par de fausses alertes.
Les agents maritimes des navires à passagers sont inclus dans la catégorie 'autre organisme ou
personne privé' et 'armateur'. Le MRCC a été prévenu par ces agents dans 18 opérations (sur 28)
concernant des évacuations médicales ou sanitaires de croisiéristes.
La station côtière « Nouméa Radio », assurant la veille VHF 24/24 sur 8 émetteurs déportés, a
transféré au MRCC 16 alertes émises par ce moyen, plus 3 alertes reçues par téléphone.
Les centres de secours des pompiers ont retransmis 27 alertes, soit 7 % du total (20 par le CTA de
Nouméa, 4 par les casernes communales et 7 par les 2 postes de plage de Nouméa) et 4 % [5 % en
2014] des alertes sont passés par le Centre opérationnel de la Gendarmerie. L'excellent maillage et
la proximité des gendarmes et des pompiers avec la population en font des éléments sûrs de
transmission des alertes.
1.6 – Moyens d'intervention engagés
En application du décret de 1988 portant organisation de la recherche et du sauvetage des
personnes en détresse en mer, le MRCC peut solliciter les moyens nautiques et aériens relevant des
ministres chargés de la défense, de la douane, de l'intérieur et de la mer ainsi que les unités
nautiques de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Par extension, et en application de
l'obligation faite à tout capitaine de navire de porter secours à toute personne « en danger » de se
perdre en mer, le MRCC est susceptible d'engager l'ensemble des moyens de l'Etat et des
collectivités (pompiers, police, poste de plage, protection du lagon, pilotage, etc...) ainsi que des
navires privés dès lors qu'ils sont adaptés à l'opération à conduire. Il sollicite également des moyens
terrestres pour recueillir des informations ou participer aux interventions.
981 [873 en 2014] heures de moyens terrestres, nautiques et aériens ont été engagées par le MRCC
cette année. De nombreuses opérations ont été résolues par la phase d'enquête sans nécessité
d'engagement de moyens spécifiques.
1.6.1 Moyens terrestres
153 [111 en 2014] heures de moyens terrestres ont été engagées par le MRCC en 2015.
Bilan annuel 2013
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La gendarmerie, avec environ 50 heures [32h en 2014] est le premier contributeur de moyens
terrestres. Il s'agit principalement de patrouilles envoyées en reconnaissance. L'important maillage
des brigades de Gendarmerie sur le territoire en fait un partenaire privilégié du MRCC. Elles
participent activement aux opérations en permettant d'obtenir des informations souvent très
précieuses sur le terrain. Dans les îles, elles sont souvent les seuls points de contact.
Près de 28 heures [28h en 2014] de moyens terrestres du SAMU 988 (équipes SMUR, véhicules
sanitaires et médicalisés) ont été nécessaires pour répondre aux 37 opérations d'aide médicale en
mer. Plus de 9 heures (3h en 2014) de consultations radio-téléphoniques ont été assurées par le
Centre de Consultation Médicale Maritime (CCMM Toulouse) et plus de 5 heures de conférences
téléphoniques ont été réalisées au profit des usagers de la mer entre le MRCC et le SAMU de
Coordination Médicale Maritime (SCMM 988).
Les équipes d'évaluation et d'intervention (EEI) de la Marine Nationale ont été déclenchées sur 2
opérations avec plus de 18 heures de présence. Elles sont composées par du personnel de la
Marine et des Affaires maritimes.
Viennent ensuite les pompiers et la police avec respectivement 14h [8h en 2014], 9h [11h en 2014].
Depuis l'année dernière, les pompiers de Nouméa arment en permanence le poste de plage de la
Baie des Citrons et durant la saison estivale (décembre à avril) celui de la plage de 'Château Royal'
Anse Vata. Malgré la mise en place de FIDM (Fiche d'Intervention sur le Domaine Maritime)
répertoriant l'activité des postes de plage, celles-ci ne sont pas prises en compte dans ce bilan.
Les 2 opérations impliquant plus de 10 heures de moyens privé concernent une incertitude après
recherche et un homme à la mer situé dans une zone peu accessible.
Les 9 heures de moyens terrestres de la SNSM correspondent au transit routier lors d'opérations
nécessitant le déploiement des semi-rigide au plus près de l’événement. (rappel : il n'y a que 4
stations SNSM sur l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie et ses 3400 km de côtes).
1.6.2 Moyens nautiques
685 [697h en 2014] heures de moyens nautiques ont été engagées par le MRCC en 2015.
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Avec plus de 229 heures [327h en 2014], les navires privés sur zone et les navires « de famille »
sont les premiers fournisseurs de moyens. Cela s'explique bien évidemment par la solidarité des
gens de mer mais aussi par le refus d'être assisté, pour des raisons financières, par les moyens
nautiques de sociétés privés ou de la SNSM. Sans cette solidarité, il serait difficile pour la SNSM et
les moyens de l'Etat d'assurer l'ensemble de ces interventions.
La SNSM reste le partenaire privilégié du MRCC pour l'emploi de moyens nautiques. Les bénévoles
armant les navires de l'association ont réalisés 182h [205h en 2014] de mer. Sur engagement du
MRCC les 4 stations (Nouméa, Koumac, Thio et Lifou) peuvent mettre en œuvre leurs moyens sur la
quasi totalité des îles. En effet les stations sont équipées de semi-rigides de 7m sur remorque
pouvant être transportés facilement par la route.
Les interventions de la SNSM sont souvent longues et distantes de leur port-base. Seule la station
de Nouméa est dotée d'une vedette de 2ème classe (SNS 270 'Croix du sud'). A elle-seule, elle a
réalisé plus de 119 h [122h en 2014] de sortie cette année. Compte-tenu de son activité et de la zone
qu'elle couvre (240 km de linéaire côtier), la vedette de 1ère classe attendue en 2016 sera sans
aucun doute plus adaptée.
Cette arrivée devrait permettre à la station SNSM de Koumac de récupérer la vedette de 2ème
classe et augmenter de façon considérable son champ d'action dans le Nord de la Grande-Terre.
Les entreprises de remorquage et de dépannage ont augmenté leur activité avec 111 heures [85h en
2014]. Ces moyens n'ont été engagés que sur des opérations d'assistance (remorquage,
renflouage), essentiellement dans la zone de mouillage du port de Nouméa, ou pour des avaries de
navires de commerce.
3 missions de moyens affrétés par des armateurs ont comptabilisés 95 heures de moyens,
essentiellement du à des opérations de remorquage en haute mer suite à des avaries de systèmes
de propulsion (navire de pêche).
La Gendarmerie maritime, et plus particulièrement la vedette côtière de surveillance maritime VCSM
Dumbéa, a fourni plus de 24 heures de ses services en mer.
La gendarmerie nationale, avec quelques embarcations réparties sur le territoire, a fourni 20 heures
de moyens nautiques. La majorité de ces heures a été assurée par la Brigade nautique de Nouméa.
Très présente sur l'eau et particulièrement réactive, elle est un partenaire précieux.
Il est important de souligner l'engagement et la motivation de l'ensemble des services de l'état et des
partenaires à concourir à cette mission de sauvegarde de la vie humaine en mer.
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1.6.3 Moyens aériens
125 [65h en 2014] heures de moyens aériens ont été engagées par le MRCC en 2015.
Avec près de 33 heures [19h en 2014], les hélicoptères Puma de l'Armée de l'Air sont les plus
adaptés pour des interventions au large ou nécessitant une grande capacité d'emport. L'ET 52
(Escadron de transport 52) a, cette année, été sollicité 11 fois dans le cadre d'évacuation médicale
sur des navires à passagers ou de charge et 6 fois pour des recherches en mer ou des missions de
transport (EEI par exemple).
L'avion de transport Casa de l' ET 52 n'a pas été utilisé cette année (2 en 2014).
Les avions de la Marine Nationale Gardian sont les aéronefs spécialisés dans la recherche et le
sauvetage. Ils sont intervenus 10 fois avec près de 32 heures [10h en 2014] de vol de recherche
(dont 1 mission au large des Tonga sur demande du JRCC Wellington et 1 mission au large de
Futuna)
Avec 29h de vol [21h en 2014], l'écureuil de la Gendarmerie est l'hélicoptère le plus adapté à une
intervention de recherche et de sauvetage en mer en proche côtier. Son délai de décollage et la
réactivité de ses équipages en font un outil de premier ordre. Il reste cependant limité en distance
d'intervention en mer compte tenu de sa motorisation. Un hélicoptère bi-turbines permettrait d'élargir
le spectre d'intervention. Les pilotes peuvent s'équiper de JVN (jumelles à vision nocturne), très utiles
lors d'opérations de recherches en mer à la nuit tombée.
L'hélicoptère médicalisé du SAMU 988 a été employé plus de 16 heures, soit pour des interventions
d'évacuation médicale de plaisanciers à proximité des îlots, soit lors de transfert en urgence de
croisiéristes en escale dans les îles vers le CHT Gaston Bourret de Nouméa. Ce moyen dédié a été
complété par l'emploi d'un avion médicalisé pendant 1 heure.
Durant l'année 2015, une seule opération (SAR 134 – voir para 1.7) a nécessité l'emploi d'un
dispositif de recherches aériennes sur plusieurs jours.
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1.7 – Faits marquants de l'année
•
27 janvier 2015 – SAR 024 – Echouement – Navire à passagers – Vanuatu
A 18h37, le MRCC reçoit le signal d'une balise de détresse d'un navire vanuatais non identifié. Après
enquête auprès des correspondants locaux, il s'agit du navire à passagers 'Renaissance' qui s'est
échoué le matin sur le récif de Makeluka avec 100 personnes à son bord. Aucune victime n'est à
déplorer et le navire a été remorqué par un ferry local.
- Point + : Bien que le Vanuatu soit dans la SRR Nouvelle-Calédonie, les autorités maritimes du Vanuatu assurent le
service dans leurs eaux territoriales gardant la possibilité de demander le concours de moyens calédoniens.
- Point - : le MRCC Nouméa doit être avisé de ce genre d'opération dès le début afin d'anticiper une éventuelle demande
de moyens complémentaires. Le signal de détresse de la balise est parvenue au MRCC très tardivement.
•
1er février 2015 – SAR 030 – Malade Evamed – Navire à passagers – 119/Nouméa/122Nq
A 01h39, le navire à passagers 'Carnival Spirit', parti du Vanuatu pour rejoindre
Sydney, demande une évacuation médicale concernant un passager australien
de 20 ans. Après une conférence téléphonique avec le centre de consultation
médicale maritime de Toulouse (CCMM) et le médecin du bord, la décision
d'une évacuation médicalisé par hélicoptère est prise. Un hélicoptère 'Puma'
des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie est engagé avec son équipe
médicale. Le patient est hélitreuillé à 60 Nq de Nouméa puis pris en charge
par une ambulance du SAMU 988 en direction de l'hôpital Gaston Bourret de Nouméa.
- Point + : réactivité de l'équipage du 'PUMA' et de l'équipe médicale embarquée
- Point - : Puma non équipé de poste radio VHF marine ce qui complique les liaisons avec le MRCC et le navire lors de
l'hélitreuillage
•
28 février 2015 – SAR 058 - Suicide – Nouméa
A 01h01, le centre de traitement de l'alerte de Nouméa (CTA) demande au
MRCC le concours d'un moyen nautique à la suite d'un témoignage concernant
des cris entendus en baie de sainte Marie. Le semi-rigide de la SNSM 'SNS
619 Utah' est engagé. Il conduit une recherche en mer dans la zone appuyé
par des patrouilles terrestres menées par la police municipale et les pompiers.
Faute d'éléments nouveaux, les recherches sont suspendues vers 3h00. Un
corps sans vie est découvert à 07h20 à proximité de l'école de voile de la Côte blanche. Les
premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il pourrait s'agir d'un suicide.
- Point + : bonne coordination entre les différents partenaires
•
8 mars 2015 – SAR 063 – Accident de plongée bouteille – Thio
A 10h45, la station côtière 'Nouméa radio' relaie le message de détresse du
support de plongée 'POP III' concernant un accident de plongée autonome à 7
Nq au large de Thio. Le MRCC transmet au SCMM 988 (Samu de
coordination médicale maritime) les paramètres de plongée et les éléments
médicaux. Le medecin régulateur décide d'engager l'hélicoptère EC135 du
SAMU. L'accueil à terre de la victime à Thio est réalisé par les bénévoles de la
station SNSM. L'évacuation secondaire par hélicoptère permet la prise en charge de la patiente au
caisson hyperbare à 12h55.
- Point + : respect de la procédure d'alerte par le support de plongée permettant une prise en charge dans les meilleurs
Bilan annuel 2013
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délais au caisson hyperbare – Parfaite réactivité du SAMU et de la SNSM de Thio
- Point - : couverture radio VHF quasi inexistante sur la côte Est – difficulté de communication avec le support de
plongée.
•
14 mars 2015 – Cyclone 'PAM' - Vanuatu
Le cyclone 'PAM' de catégorie 5 frappe violemment l'archipel du Vanuatu.
Plusieurs balises de détresse COSPAS-SARSAT de navires sous pavillon
Vanuatu se déclenchent avec des positions à quai ou au mouillage en rade.
Les communications sont coupées et la capitale Port-Vila est durement
touchée, ainsi que les îles du Sud de l'archipel comme Tanna.
16 personnes ont été tuées, 80 % des infrastructures endommagés et plus de
166 000 personnes au Vanuatu ont été affectées par le passage de ce cyclone dévastateur.
•
31 mars 2015 – SAR 084 – Malade EVAMED – Navire à passagers – Ile des Pins
A 10h45, l'agent maritime du navire à passagers 'Celebrity Solstice' au
mouillage à l'Ile des Pins signale une demande d'évacuation médicale
concernant un passager australien de 88 ans. Après une conférence
téléphonique entre le médecin du bord, le MRCC et le SCMM 988, le medecin
régulateur confirme le débarquement du patient pour une prise en charge par
le dispensaire de Kuto avant une évacuation secondaire sur Nouméa. C'est
lors du transfert par une des embarcation du paquebot que le médecin du bord a constaté le décès
du patient. Le corps est pris en charge par le 'Celebrity Solstice' pour le ramener à Sydney.
- Point + : bonne coordination avec l'agent maritime Kenua
- Point - : difficultés pour les dispensaires de prise en charge des pathologies lourdes dont peuvent souffrir les
croisiéristes. Complexité dans l'organisation des évacuations secondaires vers Nouméa
•
02 avril 2015 – SAR 085 – Echouement – Navire de plaisance à voile – Récif des français
– 300/Waala (Iles Belep)/27Nq
A 16h22, le MRCC reçoit le signal de détresse d'une balise de géolocalisation
privé, via l'IERCC (International Emergency Response Coordination Center)
basé au Texas. Un navire de plaisance à voile australien est échoué sur le
récif des Français, au Nord de la Grande Terre, à plus de 20 nq de la première
terre et 250 Nq de Nouméa. Compte tenu de l'éloignement de la côte et de
l'indisponibilité des hélicoptères Puma, l'engagement des deux écureuils de la
Gendarmerie Nationale, sécurisés par un Gardian de la Marine, est nécessaire. Durant toute la nuit,
le MRCC s'efforce de garder le contact avec le skipper du navire afin d'évaluer la situation sur zone,
heure par heure. Au lever du jour, les moyens aériens décollent. Les conditions météo sont
dégradées avec de nombreuses cellules orageuses. Le Gardian arrive le premier sur zone. Il
confirme la position de la détresse, l'échouement du voilier et la présence du skipper. Les écureuils
arrivent sur zone à 08h44 et le naufragé, en bonne santé, est hélitreuillé. Après un deuxième
ravitaillement sur Koumac, le marin sera ramené par l'écureuil sur Nouméa en début d'après-midi. Il
sera pris en charge par le consulat australien. Le navire est retrouvé coulé quelques jours plus tard
sans possibilité de le renflouer. La médaille pour acte de courage et de dévouement sera décernée
par le Haut-Commissaire de la République aux équipages de la Section aérienne de Gendarmerie
compte tenu de l'éloignement et des conditions météo rencontrées lors de cette opération.
- Point + : excellente coopération avec l'IERCC. Coordination 3D des moyens aériens sur site par le Gardian
- Point - : faute de moyen aérien spécifique dédié au sauvetage maritime type Dauphin, obligation d'envoyer 2
hélicoptères et un avion pour récupérer un naufragé.
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•
18 avril 2015 – SAR 104 – Blessé Evamed – Navires de charge – 310/Iles Belep/260Nq
A 18h55, l'agent maritime du navire de charge 'Shaoshing' reporte une
demande d'évacuation médicale d'un membre d'équipage blessé au bras. Le
navire se situe à 520 Nq au Nord-Ouest de Nouméa. Après une conférence à
trois entre le navire, le MRCC et le CCMM, un hélicoptère 'Puma' médicalisé
des Forces armées en Nouvelle-Calédonie est engagé et décolle le lendemain
à 04h00. Après un ravitaillement à Koumac, l'hélicoptère est au contact du
navire à environ 140 Nq au Nord-Ouest de Koumac. Le blessé est hélitreuillé à 08h00 puis évacué
sur Nouméa où il est pris en charge par une ambulance du SAMU 988 puis par le service des
urgences de l'hôpital Gaston Bourret.
- Point + : capacité d'hélitreuiller à plus de 100 Nq de la côte par les hélicoptères Puma - réactivité de l'équipage du
'PUMA' et de l'équipe médicale embarquée
- Point - : le navire est passé par son agent maritime et pas directement par le MRCC - Puma non équipé de poste radio
VHF marine ce qui complique les liaisons avec le MRCC et le navire lors de l'hélitreuillage
•
09 mai 2015 – SAR 126 – Accident de baignade – attaque de requin – Ilot Kouaré
A 15h32, la station côtière 'Nouméa Radio' relaie au MRCC le message de
détresse VHF d'un catamaran concernant une attaque de requin dans le
secteur de l'îlot Kouaré situé à 36 Nq au sud-est de Nouméa. L'urgence vitale
est avérée et l'hélicoptère du SAMU 988 est immédiatement engagé. La
victime est prise en charge par un médecin présent sur le catamaran. A
16h15, l'EC135 du SAMU se pose sur l'îlot où le médecin constate le décès
de la victime. La vedette de 2ème classe de la SNSM 'SNS 270 Croix du Sud' est envoyé sur zone
avec un OPJ de la brigade nautique de gendarmerie nationale pour rapatrier le corps, pendant que
l'hélicoptère du SAMU 988 prend en charge l'épouse de la victime. Le plaisancier faisait du PMT
avec ses amis lorsqu'il a été attaqué par un requin bouledogue d'environ 3m.
- Point + : réactivité de l'hélicoptère du SAMU 988
- Point - : 1ère attaque mortelle de requin déplorée en Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs années
•
15 mai 2015 – SAR 134 – Incertitude sur la position – navire de pêche – Tonga
A 01h58, le MRCC est contacté par le JRCC Wellington (Nouvelle-Zélande)
pour une demande de concours de moyen aérien afin d'effectuer des
recherches en mer au profit d'un pêcheur porté disparu depuis 2 jours aux Iles
Tonga. Le Gardian des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie est engagé et
rallie la zone de recherche en début d'après-midi. L'aéronef effectue 2
missions de recherches les 15 et 16 mai, le navire de pêche en bois de 8
mètres n'est pas retrouvé. Le JRCC Wellington déclare la fin des recherches. Le Gardian est de
retour à Tontouta le 16 mai à 14h10.
- Point + : excellente coopération internationale – expérience intéressantes pour le personnel du Gardian
- Point - : zone de recherche extrêmement vaste - navire sans moyen de communication
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•
22 mai 2015 – SAR 140 – Explosion – Navire de plaisance – Ilot Koko – Lagon sud
A 20h10, le MRCC est contacté par un navire sur zone signalant un homme
blessé sur un navire de plaisance au sud de l'Ilôt Koko à 50 Nq au sud-est de
Nouméa. L'homme a été projeté, causant plusieurs fractures aux membres
inférieurs, suite à l'explosion de son moteur hors-bord. Le blessé est pris en
charge par le navire sur zone en attendant les navires de sauvetage. La
vedette de Gendarmerie maritime et la vedette SNS 270 Croix du Sud sont
engagées et arrivent sur zone à 22h30. Le blessé est pris en charge par les Gendarmes puis par les
infirmiers de la SNSM suivant l'avis du Centre de Consultation Médicale Maritime de Toulouse. La
victime sera prise en charge par le SAMU de Nouméa à 3h35 et transférée à l'hôpital Gaston
Bourret.
- Point + : parfaite maitrise des infirmiers de la SNSM
- Point - : zone de l'accident très éloignée de Nouméa – impossibilité de vol de nuit des hélicoptères légers - difficulté des
liaisons avec les navires présents dans le lagon sud
•
14 juin 2015 – SAR 170 – Malade Evamed – Navire de plaisance à voile –
151/Nouméa/189Nq
A 05h52, le RCC Alameda (Californie) reporte une demande d'évacuation
médicale pour un équipier de nationalité anglaise de 27 ans à bord d'un voilier
américain situé à plus de 180 Nq au Sud de Nouméa. Après confirmation du
diagnostic par le CCMM, l'évacuation par hélicoptère est préconisée. Un Puma
médicalisé des Forces Armées de Nouvelle-Calédonie est engagé et rallie,
après un ravitaillement sur l'Ile des pins, le voilier en milieu de journée. Le
patient est hélitreuillé, évacué sur Nouméa où il est pris en charge par le service des urgences de
l'hôpital Gaston Bourret.
- Point + : excellente coopération avec le RCC Alameda – réactivité de l'équipage du 'PUMA' et de l'équipe médicale
embarquée
- Point - : zone de treuillage très éloignée de la côte – difficulté de treuillage sur voilier impliquant une prise de risques
supplémentaires - Puma non équipé de poste radio VHF marine ce qui complique les liaisons avec le MRCC et le navire
lors de l'hélitreuillage
•
28 juillet 2015 – MAS 207 – Echouement – Navire de pêche – Grand récif des Nénéma
A 05h03, l'armateur du navire de pêche 'La Renaissance' signale son
échouement sur le Grand Récif de Nénéma, au large de Poum en Province
Nord. Le MRCC déclenche l'hélicoptère de la Gendarmerie Nationale pour
évacuer 3 pêcheurs non indispensables pour la manœuvre de
déséchouement. Compte tenu des risques encourus par les 3 marins restés à
bord et du risque environnemental en cas de bréchage de coque, le navire
étant échoué dans une zone classée au patrimoine mondial de l'Unesco , une équipe d'évaluation et
d'intervention (EEI) est envoyée sur zone par un hélicoptère Puma. Après investigations de la coque,
la solution de déséchouement à la pleine mer du soir par un remorqueur contacté par l'armateur est
retenue.
Le semi-rigide de la SNSM 'SNS 705 Kehdec' est engagé pour assurer la sécurité de l'ensemble du
personnel embarqué sur le navire de pêche. Après plusieurs échecs, 'La Renaissance' est
déséchoué à 18h00. Le navire reprend sa route par ses propres moyens sous surveillance de l'EEI et
de la SNS 705 et rallie le port de Koumac à 23h25.
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•
16 septembre 2015 – SAR 237 – Blessé Evamed – Navire scientifique – SRR NouvelleZélande
A 10h24, le MRCC est informé par le CCMM Toulouse (Centre de
Consultation Médicale Maritime) de la présence d'un blessé à la main à bord
du navire scientifique français 'L'Atalante'. Le navire se trouve à 325 Nq au
Sud de Nouméa, dans la SRR de Nouvelle-Zélande. Le CCMM préconise une
évacuation médicale par hélicoptère. L'Atalante fait route vers Nouméa afin
d'être accessible par l'hélicoptère. Un Puma médicalisé est engagé et décolle
le 17 septembre à 08h13 ; le patient est hélitreuillé à 100 Nq au large de Nouméa puis évacué sur
Nouméa où il est pris en charge par les services d'urgences à 10h00.
- Point + : bonne réactivité de l'équipage du Puma
- Point - : zone de treuillage très éloignée de la côte – Puma non équipé de poste radio VHF marine ce qui complique les
liaisons avec le MRCC et le navire lors de l'hélitreuillage.
•
04 octobre 2015 – SAR 253 – Accident aéronautique – Hélicoptère – Voh (Province
Nord)
A 13h45, le MRCC est informé par l'ARSC Tontouta d'une détection par un
avion de ligne en transit à haute altitude d'un signal de détresse sur les
fréquences 121,5 et 243 Mhz dans le secteur de Koné. A 14h43, réception du
message de détresse Cospas Sarsat concernant une ELT avec 2 positions
doppler. La coordination générale de l'opération est assurée par l'ARSC
Tontouta, avec le soutien du MRCC pour le secteur maritime et le COG
(Centre Opérationnel du Gouvernement) pour la partie terrestre. Les investigations confirment le
crash d'un hélicoptère bombardier d'eau employé par la Direction de la Sécurité Civile et de la
Gestion des risques (DSCGR) dans la lutte contre un incendie dans le secteur de Voh. A 16h05,
l'épave de l'hélicoptère est retrouvée dans la mangrove par un hélicoptère de la sécurité civile.
L'accès à la zone de crash est rendu difficile par la géographie du site. Le pilote et le mécanicien sont
retrouvés décédés en fin de soirée.
- Point + : bonne coopération entre les centres de coordination (ARSC/MRCC/DSCGR)
- Point - : détermination de la zone de responsabilité SATER/SAMAR -
•
17 octobre 2015 – SAR 265 – Homme à la mer – Annexe – Maré (Iles loyautés)
A 14h47, le Centre Opérationnel Gendarmerie signale un enfant de 3 ans seul
à bord d'une annexe à la dérive dans le secteur de la tribu de Padawa sur l'île
de Maré. Les opérations de recherches coordonnent l'emploi de moyens
d'opportunité (embarcations privées) en complément des moyens de la
Gendarmerie. A 15h17, la patrouille de Gendarmerie sur zone confirme que
l'enfant est toujours seul à bord de l'embarcation à rame suite à la chute à la
mer de son père. L'accès à la zone côtière est difficile (pas de route). L'enfant est récupéré à 16h03
et les recherches de l'homme à la mer sont réalisées par 3 embarcations de la tribu avec plongeurs.
Les recherches suspendues pour la nuit et reprises le lendemain dans des conditions météo très
défavorables ne permettront pas de retrouver l'homme porté disparu.
- Point + : témoignage de la chute à la mer ayant permis de transmettre l'alerte rapidement - forte implication des usagers
de la mer de la tribu
- Point - : le semi-rigide des pompiers était en entretien- pas d'équipement de sécurité à bord de l'embarcation
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21 novembre 2015 – SAR 297 – Voie d'eau – Plaisance à moteur < 8m – Lagon abords
Nouméa
A 16h25, le MRCC est contacté par une vedette ayant une voie d'eau
importante sur son tableau arrière suite à la perte de son moteur hors-bord à 5
Nq à l'ouest de Nouméa. Le naufrage est imminent et les 6 personnes à bord
s'équipent de gilets pour abandonner le navire.
La vedette SNS 270 'Croix du sud' en immédiatement engagée ainsi que
l'hélicoptère de la section aérienne de Gendarmerie. L'Ecureuil arrive sur zone
à 16h59 et localise rapidement les 6 naufragés. Il guide la vedette de la SNSM qui est au contact des
naufragés à 17h13. Les 6 personnes sont récupérées saines et sauves. Le navire, semi-submergé,
ne pourra pas être remorqué et dérive dans les voies de circulation recommandées. Malgré de
nouvelles recherches le soir même pour marquer l'épave, celle-ci ne sera retrouvée que deux
semaines plus tard échouée sur un îlot. Elle sera prise en charge par une entreprise de renflouage
suite à un contrat passé par le propriétaire.
- Point + : bon équipement de sécurité et bonne réaction du plaisancier - rapidité d'intervention des moyens de sauvetage
- Point - : accident dû à la sur-motorisation du navire par rapport aux préconisations du constructeur
•
22 novembre 2015 – SAR 300 – Sans avarie en dérive – Kite surf – Nouméa
A 18h44, le MRCC est contacté par un témoin signalant un kite-surfeur en
difficulté à l’Anse Vata à Nouméa. Un taxi-boat travaillant sur zone est engagé
rapidement mais la nuit tombe et le kite-surfeur n'est pas retrouvé. D'autres
moyens nautiques sont engagés pour compléter le dispositif (1 semi-rigide de
la Gendarmerie et 1 de la SNSM). Une heure après l'alerte, l'hélicoptère de la
Gendarmerie nationale, équipé de jumelles à vision nocturne, vient compléter
le dispositif et retrouve grâce aux JVN le kite-surfeur à 19h55. Guidé par l'écureuil, le semi-rigide de
la Gendarmerie récupère la personne, fatiguée et désorientée mais en bonne santé.
- Point + : l'emploi des jumelles de vision nocturnes à donné de bons résultats – la possession d'une source lumineuse
(type cyalum) améliore grandement les conditions de recherche
- Point - : le kite-surfeur n'ayant pas voulu larguer sa voile a dérivé très rapidement
•
15 décembre 2015 – DIV 330 – Incertitude – Plaisance à voile – SRR Australie
Lors de son transit Sydney-Nouméa, la frégate de surveillance Vendémiaire
croise le matin du 15 décembre un navire de plaisance à voile à la dérive,
voiles déchirées. Le voilier se trouve à 350 Nq dans le nord-est de Sydney et
près de 700 Nq dans le sud-ouest de Nouméa. Aucune vie humaine n'est
perçue et l'envoi d'une équipe à bord est proposé pour investiguer le navire.
La position étant en SRR Australienne, le MRCC Nouméa assure les liaisons
entre la frégate française et le JRCC Canberra coordonnant l'opération. Les premières investigations
de l'équipe de visite permettent de savoir que ce voilier fait l'objet d'une inquiétude auprès du JRCC
Canberra et de la police maritime du Queensland depuis le 09 décembre. Une recherche dans les 20
Nq autour du voilier est réalisée par l'hélicoptère alouette de la frégate à la recherche du skipper et
de son chien. Les recherches resteront vaines et les autorités australiennes récupéreront le navire
quelques jours plus tard.
- Point + : excellente coopération internationale – fluidité dans les communications entre les intervenants
- Point - : le skipper est toujours porté disparu
-oOoBilan annuel 2013
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•
03 février 2015 – Exercice Tsunami 'Pacwave 2015'
Le MRCC Nouméa a participé à l'exercice Tsunami international 'Pacwave 2015' organisé par
l'UNESCO pour l'ensemble des pays riverains de l'océan Pacifique. Le scénario mettait en œuvre un
tsunami généré par un séisme de magnitude 9 près des îles Tonga. Les produits simulés par le
PTWC (Pacific Tsunami Warning Center) ont été utilisés par le MRCC et le centre opérationnel du
gouvernement (COG) de Nouvelle-Calédonie pour préparer les actions de diffusion de l'alerte et les
mesures préventives. Cet exercice a entraîné l'élaboration par le bureau AEM d'un arrêté type
permettant de faire appareiller, si nécessaire, les navires présents dans le lagon.
- Point + : bonne coordination COG/MRCC
- Point - : diffusion des produits simulés par le PTWC incomplète au départ de l'exercice
•
12 mars 2015 – Exercice d'état-major ORSEC maritime
Un exercice 'papier' ORSEC maritime a été conduit au MRCC Nouméa le 12 mars. Son but principal
était de tester les capacités de planification et de réaction des membres de l'EGC et de l'EGI. Aucun
moyen n'a été mis en œuvre. Les quatre volets ont été joués lors du déroulement du scénario.
•
20 mars 2015 – Mise en vigueur du dispositif ORSEC maritime Nouvelle-Calédonie
Suite au transfert de la compétence sécurité civile au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie,
l'arrêté portant approbation et mise en vigueur du dispositif ORSEC maritime a été co-signé par le
haut-commissaire de la république en Nouvelle-Calédonie et par le président du Gouvernement de la
Nouvelle-Calédonie.
•
13 au 17 avril 2015 – Séminaire PACSAR à Nouméa
Le 6ème atelier régional sur la recherche et le sauvetage (PACific Search & Rescue) a été organisé
dans la salle de conférence du siège du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (SPC) à
Nouméa. Cet atelier a été organisé conjointement par l'Organisation Maritime Internationale, le
Secrétariat de la Communauté du Pacifique et le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
L'atelier a réuni les représentants et pays et territoires suivants : Australie, Etat-Unis, Fidji, France
(Nouvelle-Calédonie et Polynésie française), Iles Cook, Iles Salomon, Nauru, Niué, NouvelleZélande, Papouasie Nouvelle-Guinée, Tonga.
Étaient aussi réunis les représentants des organisations suivantes : la Marine royale australienne, la
Police fédérale australienne, la Compagnie Carnival Australia, l'Armée de l'air Royal néo-zélandaise
et le chef des Polices des Iles du Pacifique.
Le discours d'ouverture a été prononcé par le Vice-directeur général de la CPS, M. Cameron Diver,
qui a souligné les défis permettant de répondre aux accidents maritimes et la nécessité de travailler
efficacement, en collaboration, pour limiter les risques de catastrophe maritime.
Le représentant de l'OMI, M. Osamu Marumoto, a rappelé l'obligation fondamentale de porter
assistance à toute personne en détresse en mer et la nécessité d'élaborer, de mettre en place et de
suivre des normes et des directives minimales en corrélation avec les directives de l'OMI.
Le Haut-Commissaire de la République et la Présidente du Gouvernement ont rappelé la nécessité
de renforcer et d'améliorer la coopération régionale pour améliorer la capacité de réponse dans la
région Pacifique.
Les discussions de l'atelier ont couvert les sujets suivants :
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- Réaffirmer que l'assistance d'une personne en détresse en mer est une priorité absolue. Tous les
pays et territoires du Pacifique ont une obligation morale et légale de se préparer à cette mission et
de développer la coopération entre tous les pays océaniens.
- Encourager la ratification et la mise en œuvre de la Convention internationale sur la recherche et le
sauvetage de Hambourg et la Convention relative à l'aviation civile internationale de Chicago qui
fournissent le cadre harmonisé de préparation et de gestion des opérations SAR par les autorités
nationales maritime et aéronautique.
- Convenir que l'arrangement technique PACSAR établit un cadre régional pour la coordination, les
communications, la coopération et la planification des opérations SAR dans les Pacifique. La France
et les Etats-Unis ont présenté leur signature de cet arrangement technique.
- Reconnaître que les accidents aéronautiques récents ont mis en évidence la nécessité d'une
coordination entre les autorités nationales SAR maritimes et aéronautiques.
Une démonstration de recherche et de sauvetage a été présentée aux délégations. La première
partie, en statique, a permis de découvrir un SA 330 Puma de l'Armée de l'Air Française et un AS
350 Ecureuil de la Gendarmerie nationale. Ce fût l'occasion d'échanges entre les responsables SAR
et les équipages. La seconde partie, en dynamique, était un exercice d'homme à la mer impliquant le
déploiement d'un C130 Hercule de l'US Coast Guard larguant une chaine SAR, d'un Falcon 200
Gardian de la Marine nationale larguant lui aussi une chaine SAR. Un hélitreuillage en pleine eau a
ensuite été réalisé par l'Ecureuil de la Gendarmerie. Un hélitreuillage de civière a ensuite été fait par
le Puma de l'Armée de l'Air à partir de la vedette de 2ème classe de la SNSM.
Les conclusions et les objectifs de cet atelier pour les deux années à venir sont :
- Finaliser et/ou compléter et approuver un Plan national SAR dans chaque territoire insulaire du
Pacifique afin de mettre en place une politique commune en maritime et en aéronautique.
- Mettre en place un Comité national SAR dans chaque territoire insulaire du Pacifique pour
harmoniser la politique maritime et aéronautique.
- Renforcer la coopération régionale SAR afin d'harmoniser les procédures SAR dans la zone.
- Améliorer les capacités propres des territoires insulaires du Pacifique pour leur permettre de
coordonner et de conduire toutes opérations SAR dans leur zone.
- Etablir, développer et mettre à jour la réglementation et les procédures nationales SAR dans un
cadre de pratiques internationales harmonisées.
En fin de séminaire, les délégations constituant le groupe de discussion restreint PACSAR DG (US,
AUS, NZ, FR) ainsi que des représentants de la compagnie Carnival cruise ont visité le MRCC.
•
19 mai 2015 – Réunion annuelle sur l'assistance médicale en mer.
Cette réunion organisée au MRCC a regroupé les principaux interlocuteurs concernant le domaine
de l'aide médicale en mer en Nouvelle-Calédonie : le MRCC, le CZM, le SAMU 988, le service des
urgences du CHT Gaston Bourret de Nouméa et le service de santé des armées.
•
02 juillet 2015 – Comité antipollution.
Le comité antipollution de la zone maritime Nouvelle-Calédonie s'est réuni le 02 juillet, en présence
Bilan annuel 2013
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des acteurs étatiques, locaux et industriels. Ce comité a été l'occasion de faire un bilan des activités
écoulées, balayer l'actualité de l'antipollution, faire le point sur quelques questions particulières
(stockage et traitement des déchets, risque de pollutions liés à la circulation des grands navires) et
notamment sur la coopération franco-australienne. Un représentant de l'AMSA (Australian Maritime
Safety Authority) est intervenu à cette occasion. En cas de pollution majeure en Nouvelle-Calédonie,
nous solliciterions très rapidement les autorités maritimes australiennes afin d'obtenir de leur part
une aide en matériel de lutte. La Nouvelle-Calédonie ne pourrait, traiter seule, qu'une pollution
maximum de 1 500 t.
•
03 septembre 2015 – 4ème Comité directeur (CODIR) 'Orsec maritime'.
Le 4ème comité directeur 'Orsec maritime' (ex CODIR Sauvetage en mer), sous la co-présidence du
Haut-commissaire de la République et du Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, a
été l'occasion de revenir sur l'activité de l'année écoulée et d'évoquer les dossiers importants :
- co-localisation de Nouméa Radio et du MRCC au 1er semestre 2016
- développement de modèles de calcul de dérives lagonaires par l'Institut de Recherche et de
Développement de Nouvelle-Calédonie (IRD), destinés à alimenter l'application MOTHY.
- mise à jour du plan de fréquence VHF en liaison avec l'ANFR
- projet de révision de la convention de mise à disposition au gouvernement de la NouvelleCalédonie du MRCC.
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02 octobre 2015 – Rencontres de la sécurité intérieure
Le MRCC a participé aux rencontres de la sécurité intérieure, afin de faire partager au public la
spécificité du centre, en compagnie de nos partenaires privilégiés (SNSM, brigade nautique de la
gendarmerie nationale). Le stand mis en place a permis de nombreux contacts avec les jeunes des
établissements scolaires présents lors de cet événement.
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13 octobre 2015 – Visite du conseiller australien 'surveillance maritime' au Vanuatu
Le MRCC a reçu la visite du CF Robert Lewis, de la marine australienne, conseiller 'surveillance
maritime' au Vanuatu. Cette visite a été l'occasion de lui exposer l'organisation SAR en NouvelleCalédonie et de faire le point avec lui sur l'organisation au Vanuatu.
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27 octobre 2015 – Réunion du réseau 'risques maritimes'
Cette réunion, regroupant le CZM, le bureau AEM, le MRCC, la Direction des Affaires Maritimes et la
Direction de la Sécurité Civile de Nouvelle-Calédonie, a évoqué la problématique de la convention de
mise à disposition du MRCC au profit du gouvernement et de l'intégration des agents de l'OPT
travaillant à la station côtière.
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17 et 19 novembre 2015 – Exercice Orsec maritime – volet SAR et POLLUTION
Le MRCC a conduit 2 exercices ORSEC maritime. Le premier, concernant le volet SAR de grande
ampleur, a impliqué le navire à passagers 'Betico 2'. Entré en collision avec un conteneur, le navire a
subi de graves avaries nécessitant son évacuation.
Le second, concernant le volet pollution, s'est déroulé en face du port de l'usine de nickel Koniambo
(au nord de la Nouvelle-Calédonie). Lors de cet exercice une délégation du CEPPOL était présente
renforçant l'équipe de gestion de crise. Leurs regards extérieurs a été riche en enseignements.
Ces exercices ont permis, une nouvelle fois, de mettre en œuvre le dispositif ORSEC maritime et de
vérifier son efficacité, de coordonner des moyens étatiques, territoriaux et privés, d'entraîner et
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sensibiliser les acteurs impliqués mais aussi le grand public via une couverture médiatique
importante et de tester du nouveau matériel de lutte contre les pollutions.
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23 novembre 2015 – Formation SGVT V2
Dans le cadre de la modernisation du réseau VHF, l'ensemble du personnel du MRCC a suivi la
formation organisé par l'OPT sur le futur système de gestion des voies de télécommunication. Cette
formation a été dispensée par l'industriel PRESCOM.
1.8 – Focus sur le traitement des alertes Cospas-Sarsat
Le MRCC Nouméa, avec le ARSC Tontouta, sont les deux centres de réception et de traitement des
balises de détresse Cospas-Sarsat en Nouvelle-Calédonie.
Le MRCC Nouméa traite les radiobalises de localisation de sinistre (RLS ou EPIRB) utilisées par les
navires ainsi que les balises de localisation personnel (PLB) pouvant être utilisées dans toutes
activités. L'ARSC Tontouta traite les balises aériennes (ELT) ainsi que les PLB enregistrées sur un
aéronef.
Après avoir été déclenché, le signal de détresse transite par les constellations de satellites puis par
le réseau terrestre de Cospas-Sarsat. C'est l'Australian Mission Control Centre (AUMCC) qui
transmettra ces alertes au MRCC.
En 2015, 73 opérations (20,7%) ont commencé par la réception d'alertes de détresse en provenance
de balises, dont 52 classés comme fausse alerte (71,2%). 44 flotteurs impliqués sont sous pavillon
Vanuatu. Sur les 21 balises reçues dans la SRR Nouvelle-Calédonie, 4 cas ont débouchés sur des
événements réels.
Le schéma ci-dessous résume le traitement des alertes reçues par le MRCC cette année.
Bilan annuel 2013
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1.9 – Focus sur l'origine des fausses alertes
Le MRCC, après investigation, classe une opération en fausse alerte lorsqu'il possède un élément
probant d'une mauvaise manipulation d'un système d'alerte, de l'usage malencontreux de signaux de
détresse ou d'une inquiétude non fondée.
En 2015, 75 opérations ont été classées comme fausse alerte (52 par balises de détresse, 3 par
signaux pyrotechniques, 10 par téléphones suite à des inquiétudes de la famille ou des proches)
Le schéma ci-dessous résume le nombre et les origines des fausses alertes.
1.10 – Wallis et Futuna
Les Iles de Wallis et Futuna se trouvent dans la SRR des Fidji. La coordination des opérations de
sauvetage est assurée en local par le chef d'escadron commandant la Gendarmerie. En cas
d'opération importante nécessitant des moyens des Fidji ou nécessitant une expertise particulière, il
prend alors contact avec le MRCC Nouméa qui assure le lien avec le JRCC Fidji.
L'Ile de Wallis possède sa station radio « Wallis Radio » qui assure une veille 24/24 de la VHF et de
la MHF. Cette année, celle-ci s'est dotée d'un récepteur AIS connecté à Marine traffic. La majorité de
l'activité nautique se passe dans le lagon limitant ainsi les risques.
Du côté de Futuna et Alofi, îles sans lagon, les avaries peuvent rapidement avoir des conséquences
dramatiques. La vedette de la Gendarmerie qui assurait le SAR n'est plus en état de naviguer. Une
solution de remplacement a été trouvée par l'armement d'une nouvelle vedette financée par la
Gendarmerie et par le ministère de l'Outre-Mer.
En 2015, 3 opérations ont eu lieu sur Wallis impliquant 6 personnes. 5 personnes ont été secourues,
et 1 est décédée (plongée en apnée).
Pour mémoire :
Année 2014 – 8 opérations sur Wallis – 1 à Futuna
Année 2013 – 2 opérations sur Wallis – 3 à Futuna
Année 2012 – 6 opérations à Wallis – Aucune à Futuna
Année 2011 – 5 opérations à Wallis – 1 à Futuna
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1.11 – Technique
L'année 2015 a été une année charnière d'un point de vue technique. Les évolutions en cours vont
modifier considérablement le format du centre, son effectif et ses procédures de travail.
En effet, la décision de modernisation du réseau radio VHF en 2013 prise par le Président du
Gouvernement voit ses premiers effets. Le réseau existant a été entièrement modernisé en passant
sur des technologies modernes de liaisons sur IP entre les 8 stations VHF déportés et Nouméa radio.
Cette modernisation, coordonnée et financée par l'OPT, et réalisée par les entreprises CEGELEC et
PRESCOM vont permettre de co-localiser d'ici quelques semaines les opérateurs de la station
maritime côtière « Nouméa radio » et les chefs de quart du MRCC dans les locaux du MRCC à la
pointe de l'artillerie. Cette modernisation va en parallèle permettre d'étendre le réseau radio en
déployant 9 nouvelles stations à travers le territoire.
Chaque station comportera un émetteur-récepteur ASN, un émetteur-récepteur monovoie 16, un
émetteur-récepteur monovoie 66 (RSM), un émetteur-récepteur multivoies. Un récepteur AIS viendra
compléter cette dotation afin de permettre un suivi de la navigation maritime dans les eaux bordant la
Calédonie.
Dans le même temps, la Direction des Affaires Maritimes de Paris a financé la modernisation du
MRCC afin de permettre la mise en place des nouveaux matériels techniques.
Ce dossier se clôturera avant le milieu d'année 2016. Il modifiera considérablement le visage de la
surveillance et du sauvetage maritime en fermant une structure historique (Nouméa radio) pour les
marins calédoniens et en plaçant au cœur de ce dispositif le MRCC.
La mission de surveillance de la navigation maritime va prendre de l'ampleur grâce aux récepteurs
AIS et à la mise en place d'un nouvel indicatif : « NOUMEA TRAFFIC ».
1.12 – Conclusion du bilan SAR
La statistique exposée ci-dessus est conforme au mode de calcul des CROSS de métropole. Elle se
rapproche de l'accidentologie maritime de Nouvelle-Calédonie bien qu'une bonne partie des avaries
et des accidents ne parviennent pas au MRCC. Cette situation peut s'expliquer par :
– une volonté de s'en sortir pas ses propres moyens (le MRCC n'est souvent appelé qu'en
dernier ressort)
– une recherche d'assistance auprès de proches
– un manque de visibilité du MRCC auprès des usagers de la mer
– une confusion dans la répartition des rôles entre le MRCC et Nouméa Radio
– une méconnaissance des capacités et du rôle de coordination du MRCC
Certaines activités ne sont que très peu représentées dans les statistiques du MRCC alors qu'elles
sont certainement génératrices d'accidents (kitesurf, windsurf, plongée...).
Une présentation du MRCC et une sensibilisation aux risques devra être faite auprès des
professionnels du secteur permettant ainsi de faire un bilan sur les procédures et les besoins de ces
activités.
Le rapprochement engagé vers les partenaires privilégiés (gendarmerie, pompiers, samu..) et vers
les acteurs maritimes (pilotage, capitainerie, agents maritimes...) place le MRCC comme acteur
incontournable du monde maritime.
La médiatisation de nombreuses opérations et les nombreuses présentations du MRCC faites à la
presse télévisuelle et écrite, aux autorités et aux partenaires ont permis de mieux faire connaître le
rôle et la fonction du centre et à rappeler aux usagers de la mer le numéro d'appel gratuit 16.
Bilan annuel 2013
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La campagne de sécurité des loisirs nautiques, financée par le Gouvernement de la NouvelleCalédonie, a été reconduite cette année. Elle montre le plein engagement de celui-ci dans sa mission
de sécurité maritime. Elle rend accessible à tous les conseils de prudence et la réglementation
locale.
Les moyens SNSM implantés à Nouméa permettent de répondre efficacement à la plupart des
besoins dans le lagon sud. Une vedette de 1ère classe est attendue début 2017 permettant ainsi
d'avoir un outil optimisé à la zone et à sa fréquentation.
Dans le nord, la station SNSM de Koumac assure parfaitement la mission même si leur semi-rigide
reste un moyen de faible capacité comparé à la zone à couvrir. La vedette de 2ème classe de
Nouméa pourrait être relocalisée sur Koumac.
A Lifou (superficie de Tahiti ou de la Martinique) un seul semi-rigide de la SNSM est présent.
A Thio, la station SNSM a reçu en avril 2015 son semi-rigide baptisé 'SNS 715 Bota Eramet',
permettant de couvrir une partie de la côte Est.
Sur le reste de la côte Est ainsi qu'à Ouvéa et Maré, le sauvetage repose sur les vedettes de la
Gendarmerie et la solidarité des moyens privés. Ce faible nombre de moyens d'intervention rend
parfois l'exercice difficile.
La SRR de Nouvelle-Calédonie possède deux zones de recouvrement, à l'ouest avec l'Australie et au
sud avec la Nouvelle-Zélande. Les relations avec nos voisins sont essentielles puisqu'ils seront les
premiers à venir nous assister dans le cadre d'une opération majeure. Les relations internationales
sont aussi importantes au sein du PACific Search & Rescue. Le MRCC participe aux conférences
téléphoniques tous les 3 mois. En juin 2016, le PACSAR discussion group se réunira pour la
première fois en réunion annuelle à Fidji. L'organisation et la participation du MRCC au PACSAR
workshop d'avril 2015 à Nouméa a été une vraie réussite, malgré la participation de seulement 11
pays et territoires sur les 22 prévus (Australie, Fidji, Hawaï, Iles Cook, Iles Marshall, Iles Salomon,
Kiribati, Micronésie, Nauru, Niué, Nouvelle-Calédonie, Palau, Papouasie Nouvelle-Guinée, Pitcairn,
Polynésie Française, Samoa, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Wallis & Futuna).
Enfin, l'accident d'hélicoptère a permis de mener une nouvelle réflexion sur la création d'un JRCC
(regroupement du MRCC et de l'ARSC de Tontouta) afin, comme l'encourage l'OMI et l'OACI, d'avoir
un centre commun de gestion des événements SAR. Une des hypothèses envisagée serait, d'en un
premier temps, de permettre aux coordonnateurs de missions de sauvetage aériennes de pouvoir
armer le MRCC en ARSC pour limiter le temps de ralliement à la Tontouta.
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2 – SURVEILLANCE MARITIME (SURNAV)
2.1 – La mission d'assistance maritime
Conformément à la résolution A.950 (23) de l'Organisation Maritime Internationale relative aux
services d'assistance maritime adoptée à Londres le 5 décembre 2003 et au décret n°2011-2108 du
30 décembre 2011 portant organisation de la surveillance de la navigation maritime, le MRCC
Nouméa assure un service d'assistance maritime (MAS – Maritime Assistance Service). A ce titre, il
organise l'information, l'aide et l'assistance des navires à la suite d'un incident ou d'un accident.
Le MRCC Nouméa est désigné comme l'interlocuteur des navires pour la transmission et la réception
des informations relatives à la sécurité des navires ou de la navigation. Il est fait obligation au
capitaine de tout navire d'informer le MRCC de tout incident ou accident dont il a connaissance, y
compris ceux susceptibles de porter atteinte au milieu marin.
Afin de donner une meilleure visibilité aux missions, a été créée cette année une adresse mail
spécifique pour la surveillance de la navigation : noumeatraffic@lagoon.nc. Un travail auprès des
armements et des agents a été fait pour communiquer cette information.
En 2016, avec la co-localisation du MRCC et de Nouméa radio, un nouvel indicatif radio sera mis en
place en remplacement de « Noumea Radio » : NOUMEA TRAFFIC.
2.2 – Nombre et type de navires
Nota : Les statistiques ci-dessous sont celles de 2014, le bilan 2015 du port n'ayant pas encore été
publié.
Le port de Nouméa est le 9ème port de France derrière Bordeaux et La Rochelle avec 5 140 000
tonnes en 2014 de trafic extérieur. Il a la particularité d'avoir une zone pilotée sur l'ensemble du
lagon, gage d'une bonne information du MRCC et d'une sécurité accrue.
Le risque d'un événement maritime majeur est cependant bien présent.
Ci-dessous quelques chiffres permettant de l'évaluer (données statistiques port de Nouméa) :
- plus de 8,6 millions de tonnes de minerais transportées par an dans le lagon (+12% par rapport à
2013), dont 5,4 millions en trafic intérieur ;
- 112 escales de pétroliers/chimiquiers par an pour un total d'environ 800 000 tonnes
d'hydrocarbures. Les navires transportant +20 000 t de produit blanc et/ou +1800 t de produit noir ont
nécessité de mettre en préalerte l'Equipe d'Evaluation Intervention (EEI), ce qui a été fait 42 fois
cette année (37,5% des mouvements),
- 446 escales de paquebots (+12% par rapport à 2013) transportant 913 000 passagers
- 771 escales de navires de charge
- 6 escales de navires scientifiques
- 5000 passagers par semaine en transit local sur le lagon (Bético, Mary D, Vale Grand Sud...)
2.3 – Faits marquants
•
20 janvier 2015 – Signature du nouvel arrêté portant adaptation du dispositif ORSEC en
matière de risque cyclonique au domaine maritime
Ce nouvel arrêté proposé par le bureau AEM, apporte le fondement réglementaire permettant
d'obliger les navires à risque, soumis à l'obligation de pilotage, à quitter les eaux territoriales et
intérieures de la Nouvelle-Calédonie.
•
Aucune opération marquante n'a été coordonnée dans le cadre de la surveillance de la
navigation
Bilan annuel 2013
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3 – SURVEILLANCE POLLUTION (SURPOL)
Le MRCC Nouméa est chargé de la surveillance et de la lutte des pollutions maritimes. Dès réception
d'un signalement de pollution, il analyse les informations, met en place des investigations sur zone
puis propose ou non au directeur des opérations de secours de mettre en place un dispositif de lutte.
Dans le cadre de son enquête, il rassemble les preuves permettant d'identifier l'origine de la
pollution. Cette mission s'exerce dans la ZEE de Nouvelle-Calédonie ainsi que dans le ZEE de Wallis
& Futuna (cf zones verte – carte p.4)
3.1 – Synthèse de l'année
10 pollutions ont été reportées au MRCC en 2015 (11 en 2014). Sur les 10 nappes suspectes, une
n'a pas été relocalisée, 2 étaient d'origine animale, 7 étaient des pollutions aux hydrocarbures légers.
Le nombre de pollutions nécessitant un traitement reste stable.
3.2 – Répartition géographique
Toutes les pollutions reportées se situent dans le lagon, en particulier aux abords de Nouméa pour 7
cas. Aucune pollution n'a été détectée par les moyens de surveillance dans la ZEE.
Ceci peut s'expliquer par :
–la concentration de l'activité maritime sur Nouméa.
–la concentration de la population sur Nouméa et de fait le nombre de témoins potentiels.
–le risque inhérent aux différents sites industriels dispersés sur la côte de Nouvelle-Calédonie
Bilan annuel 2013
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Le MRCC Nouméa n'est pas encore clairement identifié auprès de la population pour être le point de
contact de la surveillance des pollutions maritimes.
Cependant, la large diffusion sur les médias locaux des exercices ORSEC organisés cette année ont
probablement amené une meilleure lisibilité sur ce point.
3.3 – Origine du signalement
1 signalement a été opéré par un aéronef civil.
2 signalements ont été opérés par des navires de plaisance ou de commerce.
1 signalement a été opéré par un industriel.
6 signalements ont été opérés par des témoins à terre.
3.4 – Faits marquants
•
02 juillet 2015 – Comité annuel antipollution
La réunion annuelle du Comité antipollution de la Nouvelle-Calédonie associant les pouvoirs publics
et les industriels du territoire, s'est tenue à la base navale Chaleix le 02 juillet 2015. Les points
suivants ont été abordés :
- point de situation des procédures et des moyens antipollution publics et privés présents sur le
territoire
– bilan des opérations et exercices conduits en 2014 et au premier semestre 2015
- planification des futurs exercices ORSEC maritimes (2015-2019)
Plusieurs sujets d'intérêts ont également été présentés par des intervenants du monde maritime:
- le volet terrestre de la réponse opérationnelle à une pollution de l'environnement marin
- le rejet des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et leurs
éventuels impacts sur le milieu marin
- les risques de pollutions liés à la circulation des grands navires
- l'apport du cluster maritime de Nouvelle-Calédonie en matière de lutte antipollution
- la coopération franco-australienne et la mise en œuvre de l'arrangement sur la préparation et
Bilan annuel 2013
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la lutte en matière de pollution par les hydrocarbures dans le pacifique Sud.
19 novembre 2015 – Exercice Orsec maritime – volet pollution.
•
Le MRCC a conduit un exercice ORSEC de lutte Antipollution aux abords de l'usine 'KNS' à Vavouto.
Cet exercice a permis de mettre en œuvre les procédures du dispositif ORSEC maritime et de vérifier
leur efficacité, de coordonner des moyens étatiques, territoriaux et privés, d'entraîner et sensibiliser
les acteurs impliqués mais aussi le grand public via une couverture médiatique importante et de
tester du nouveau matériel de lutte contre les pollutions.
4 – RENSEIGNEMENTS DE SECURITE MARITIME (RSM)
4.1 – Elaboration de l'information nautique
La mission de recueil, d'élaboration et de diffusion de l'information nautique consiste à fournir aux
navigateurs à la mer les Renseignements de Sécurité Maritimes dont ils ont besoin pour orienter leur
navigation.
Dans le cadre du service mondial d'avertissements de navigation (SMAN), l'océan est découpé en 21
zones NAVAREA (Navigational Area). Chaque zone est placée sous la responsabilité d'un Etat
coordonnateur de zone. En France, les fonctions de coordonnateur national sont exercées par le
SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine). Elles sont déléguées à des CDN
(coordonnateurs nationaux délégués). Chaque CDN est chargé de recueillir, analyser et transmettre
l'information de zone aux coordonnateurs de zone NAVAREA et d'assurer la diffusion de l'information
dans sa région.
Dans le Pacifique Sud-Ouest, les fonctions de CDN sont déléguées au Commandant de Zone
Maritime de Nouvelle-Calédonie. La zone Nouvelle-Calédonie est à cheval sur les zones NAVAREA
X (coordonnateur Australie) et NAVAREA XIV (coordonnateur Nouvelle-Zélande). La zone Wallis et
Futuna se trouve en zone NAVAREA XIV.
Sous l'autorité du commandant de Zone Maritime, le MRCC assure le recueil, l'élaboration et la
diffusion de l'information nautique dans sa zone de responsabilité. Il centralise l'information, vérifie
son exactitude et rédige les avertissements de navigation côtiers ou locaux. Il travaille également en
étroite liaison avec les coordonnateurs NAVAREA X (Australie) et XIV (Nouvelle-Zélande).
•
•
•
Tous les avertissements des zones NAVAREA sont diffusés par le système SafetyNet
d'Inmarsat, en langue anglaise, par le coordonnateur NAVAREA concerné. Une station
Inmarsat-C, installée au MRCC, permet de contrôler la diffusion sur ce réseau.
Les avertissements de navigation côtiers AVURNAV NOUMEA sont diffusés en français et
en anglais par le MRCC Nouméa via SafetyNet (robot EGC). Ils sont aussi diffusés en
français en VHF Phonie par la station maritime « Nouméa Radio »
Les avertissements de navigation locaux AVURNAV LOCAUX NOUMEA, concernant les
eaux territoriales et intérieures, sont diffusés en français en VHF Phonie par la station
maritime « Nouméa radio »
Les informations qui ne justifient pas une diffusion urgente mais rapide font l'objet d'avis aux
navigateurs AVINAV et sont éventuellement reprises par les groupes d'avis aux navigateurs (GAN),
fascicules de correction et de réédition d'ouvrages nautiques publiés par le SHOM
4.2 – Bilan des avis
L'ensemble de l'information nautique, mise à jour en continue, est consultable sur le site internet du
MRCC, www.mrcc.nc. Un flux RSS a été mis en place permettant aux usagers de s'abonner et ainsi
de recevoir directement les informations dès leurs parutions en ligne.
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2012
2013
2014
2015
AVINAV
14
15
11
11
AVURNAV NOUMEA
56
44
15
19
AVURNAV LOCAL NOUMEA
342
289
123
159
TOTAL
412
348
149
189
183 déclarations de manifestations nautiques ont été traitées par le service des affaires maritimes et
mis à disposition des usagers de la mer via le site internet du MRCC.
Un avis aux navigateurs a été repris par le SHOM et diffusés en tant qu'Avis T et P.
L'information concernant la position des Dispositifs de Concentration de Poissons (DCP) en
Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna est également disponible sur le site, mais la tenue à jour de
cette liste est rendue difficile. Pour tout renseignement complémentaires sur les DCP, contacter les
services des Provinces, compétent dans ce domaine.
La diffusion des bulletins météorologiques est assurée, en VHF, directement par la station maritime
« Nouméa radio ». Elle diffuse 3 fois par jour (6h15 – 09h25 – 15h10) les bulletins météorologiques
sur les 8 sites émetteurs sur le littoral calédonien.
En 2016, la modernisation du réseau VHF va permettre la mise en place de la diffusion cyclique des
bulletins 'lagon' et BMS 'lagon' toutes les heures sur le canal 66. Les bulletins 'large' ainsi que les
Avurnav seront diffusés 4 fois par jour sur le canal 65.
5 – SURVEILLANCE DES PECHES MARITIMES (SURPECHE)
Dans la zone économique exclusive (ZEE) de Nouvelle-Calédonie, la mission de surveillance des
pêches est conduite depuis le Centre Opérationnel de l’État-Major Inter Armées (COIA).
6 – CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Le MRCC Nouméa est un acteur incontournable sur le littoral Calédonien. Il est le point de contact
unique pour les usagers de la mer. Le travail de visibilité engagé depuis septembre 2013 a continué
en réalisant de nombreuses actions de communication (campagne de sécurité, presse, site
internet...)
L'augmentation de l'activité SECMAR est normale pour un MRCC en pleine évolution. Les chiffres
sont représentatifs de l'accidentologie maritime de Nouvelle-Calédonie même s'ils restent encore en
dessous de la réalité, notamment en ce qui concerne les activités de loisirs nautiques.
Alors que l'année 2015 n'a pas fait l'objet de mutation de personnel du MRCC, 2016 sera
particulièrement riche avec le remplacement de 2 chefs de quart, dont l'adjoint au directeur, et
l'arrivée des 6 opérateurs de la station côtière Nouméa Radio. Compte-tenu du faible effectif du
centre, et du manque d'expérience du métier des futurs chefs de quart, un important investissement
en formation sera nécessaire. Une nouvelle demande de modification du plan d'armement sera
transmise en 2016 à la Marine afin que le personnel affecté soit déjà titulaire des formations
« opérateur SAR » et « Certificat Général d'Opérateur ».
La modernisation de la salle opération, débutée en 2013 avec l'équipement d'une console Chef de
Quart à 3 écrans, s'est prolongée en 2015 avec la réception de nouveaux pupitres pour les postes
chef de quart. Ce matériel permet d'exploiter au mieux les logiciels de gestion des opérations, de
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cartographie et de bases de données existant pour chacune des missions. Ce mobilier est également
désigné pour intégrer le matériel de gestion radio (SGVT V2) en 2016.
La liaison RSFTA (aviation civile) permettant de recevoir les alertes Cospas-Sarsat de manière
sécurisée est opérationnelle.
Les travaux de rénovation et d'extension du réseau radio ont débutés en 2015 pour s'achever mi2016. Le MRCC sera alors équipé des télécommandes des émetteurs-récepteurs VHF couvrant la
quasi-totalité des côtes calédoniennes (14 sites sur 17). Le personnel de Nouméa radio intégrera les
locaux du MRCC en avril 2016.
Cette nouvelle organisation doit être l'occasion de remettre à jour les textes organisant le
fonctionnement du MRCC. La convention Direction des Affaires Maritimes / OPT pourrait être
remplacée par une convention Gouvernement NC / OPT concernant la veille radio. Ceci impliquerait
une mise à jour de la convention de mise à disposition du MRCC auprès de la Nouvelle-Calédonie
pour prendre en compte ces évolutions.
La station SNSM de Thio s'est équipée en avril 2015 d'un semi-rigide, première unité de sauvetage
dédiée sur la côte Est de la Grande Terre. La station de Nouméa attend avec impatience l'arrivée
d'une vedette de 1ère classe, plus adaptée à l'étendue de la zone, en remplacement de la vedette
SNS 270 qui serait alors repositionnée sur Koumac.
Au niveau régional, le MRCC et le bureau AEM continuent de représenter la France au sein du
Groupe de discussion Pacific Search and Rescue (PACSAR). Le PACSAR discussion group se
réunira en juin à Fidji pour sa première réunion annuelle. Cette réunion sera l'occasion d'intégrer les
Fidji aux 4 pays composant le PACSAR DG (AUS, FR, NZ et US).
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LISTE DE DIFFUSION @
SECRETARIAT GENERAL DE LA MER
• SG Mer / Secmar
• Centre opérationnel de la fonction garde-côtes (COFGC)
REPRESENTANT PERMANENT DE LA FRANCE A L'OMI (Londres)
MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ENERGIE
• Inspection Générale des affaires maritimes (IGAM)
• Bureau Enquête Accident (BEA Mer)
• Direction des affaires maritimes
- Directrice (DAM)
- Sous-directeur à la sécurité maritime (DAM/SM)
- Sous-direction de l'activité maritime (DAM/AM)
- Bureau du sauvetage et de la circulation maritime (DAM/SM/SM1)
- Mission de la navigation de plaisance (DAM/MNP)
- Service de santé des gens de mer (DAM/SSGM)
• Haut fonctionnaire de défense mer (HFD MER)
• Ecole Nationale de Sécurité et d'Administration de la Mer (ENSAM)
• Centre Ministériel de Veille opérationnel et d'Alerte (CMVOA)
• Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement
Direction technique Eau, Mer et Fleuves (CEREMA)
MINISTERE DE LA DEFENSE
• Etat-Major de la Marine / Bureau Action de l'Etat en Mer (EMM/AEM)
MINISTERE DE L'OUTRE-MER
• Bureau des politiques agricoles, rurales et maritimes (DGOM/SDPP/PARM)
HAUT-COMMISSARIAT DE LA REPUBLIQUE EN NOUVELLE-CALEDONIE
• Haut-Commissaire (HC NC)
• Directeur de Cabinet du Haut-Commissaire (HC CAB)
• Chef d'Etat-Major de Zone de Défense et de Sécurité (CEMZDS)
• Bureau de la communication (HC COM)
PRESIDENT DU GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-CALEDONIE
• Présidence
• Direction de la sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR)
• Centre Opérationnel du Gouvernement (COG)
• Bureau de la communication (GOUV COM)
COMMANDANT DE LA ZONE MARITIME NOUVELLE-CALEDONIE
• Commandant de la zone maritime (CZM)
• Bureau action de l'Etat en mer (CZM AEM)
• Officier de communication/Cabinet (CZM CAB)
AGENCE NATIONALE DES FREQUENCES
• Antenne de Nouvelle-Calédonie (ANFR)
ARMEE DE L'AIR
• Commandant de la Base aérienne 186 (BA 186 CDT)
• Commandant Escadron de transport n°52 (ET52)
CENTRE DE CONTROLE DE MISSION COSPAS-SARSAT
• French Mission Control Centre Toulouse (FMCC)
• Australian Mission Control Centre (AUMCC)
CENTRE DE DOCUMENTATION DE RECHERCHE ET D'EXPERIMENTATION SUR LES POLLUTIONS
ACCIDENTELLES DES EAUX (CEDRE)
CONSEIL SUPERIEUR DE LA NAVIGATION DE PLAISANCE ET DES SPORTS NAUTIQUES (CNSNP)
DIRECTION DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS DE NOUVELLE-CALEDONIE (DJSNC)
DIRECTION DE L'AVIATION CIVILE
• Directeur
• Centre secondaire de coordination de sauvetage (RSC Tontouta)
DIRECTION DES AFFAIRES MARITIMES DE NOUVELLE-CALEDONIE
• Directeur (DAM NC)
• Centre de sécurité des navires (CSN NC)
DIRECTION REGIONALE DES DOUANES (DOUANE NC)
ECOLE DES METIERS DE LA MER DE NOUMEA (EMM NC)
ETAT-MAJOR INTERARMEES NOUVELLE-CALEDONIE
• Commandant supérieur (COMSUP)
• Chef d'Etat-Major (CEMIA)
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• Chef de la division opérations (DIVOPS)
• Chef de la cellule Ops Mer (OPS MER)
• Chef de la direction interarmées du service de santé
GENDARMERIE MARITIME
• Vedette Dumbéa (P606)
• Gendarmerie maritime base navale (BG MAR)
GENDARMERIE NATIONALE
Commandant de la gendarmerie (COMGEND)
Commandant de la gendarmerie de Wallis et Futuna (COMGEND WF)
Brigade nautique Nouméa (BN NOUMEA)
Section aérienne de la gendarmerie (SAG)
INSTITUT MARITIME DE PREVENTION (IMP)
MARINE NATIONALE
• Commandant base navale Nouméa (BASNAV NOUMEA)
• Détachement Flotille 25F (DET25F)
• Frégate Vendemiaire
• P400 La Glorieuse
• P400 La Moqueuse
• Centre d'expertises pratiques des pollutions (CEPPOL)
MARITIME RESCUE COORDINATION CENTRE
• CROSS (Gris-Nez – Jobourg – Corsen – Etel – La Garde – Ajaccio – Antilles-Guyane – Réunion)
• MRCC (Papeete)
• JRCC (Australie, Nouvelle-Zélande, Fidji, Salomon, HawaÏ, Vanuatu)
METEO FRANCE
• Direction Interrégionale de Nouvelle-Calédonie et de Wallis et Futuna
• Météo France Toulouse – Service des prévisions de dérive Mothy
OFFICE DES POSTES ET DES TELECOMMUNICATIONS
• Station radio-maritime « Nouméa Radio »
PORT AUTONOME DE NOUMEA
• Capitainerie
PROVINCES NOUVELLE-CALEDONIE
• Province Nord
• Province Sud
• Province des Iles
SECRETARIAT GENERAL DE LA COMMUNAUTE DU PACIFIQUE
• Directeur général adjoint Opérations et Gestion
• Directeur de la Division Développement Economique / département transports
SERVICE D'AIDE MEDICALE D'URGENCE
• Centre de consultation médicale maritime CCMM
• SCMM/SAMU 988
SERVICE D'INCENDIE ET DE SECOURS
• Centre de traitement des appels
SERVICE HYDROGRAPHIQUE ET OCEANOGRAPHIQUE DE LA MARINE
• SHOM Brest
• Groupe océanographique du Pacifique
SOCIETE NATIONALE DE SAUVETAGE EN MER
• Président
• Inspecteur Général pour l'Outre-mer
• Délégué Nouvelle-Calédonie
• Délégué-adjoint Nouvelle-Calédonie
• Présidents stations (Nouméa, Koumac, Thio, Lifou)
STATION PILOTAGE NOUMEA
• Président
PRESSE
• France TV - RFO – NC TV – RRB – NRJ – Océane FM - Les Nouvelles Calédoniennes – DNC – NCI – MER & MARINE
– LE MARIN – ACTU NAUTIQUE
•
•
•
•
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MRCC Nouméa
Quartier Alleyron
BP 38
98843 Nouméa
Nouvelle-Calédonie
Tel : 16 (urgences)
Tel : +687 292332
mrcc.nc@lagoon.nc
www.mrcc.nc
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