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1 - Les éditions Grizou enr.

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Stéphane Bourget
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L’énigmatique médaillon
L’énigmatique Médaillon
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Stéphane Bourget
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L’énigmatique médaillon
L’énigmatique Médaillon
Stéphane Bourget
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Stéphane Bourget
Copyright © 2016 Stéphane Bourget
Copyright © 2016 Les Éditions Grizou
Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne
peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la
permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.
Éditeur : Stéphane Bourget
Correction d’épreuves : Joanne Ranzell
Révision linguistique : Miguel Dubuc
Montage de la couverture : Stéphane Bourget
Mise en pages : Stéphane Bourget
Dessin de la couverture : Louis Vachon
ISBN 978-2-9815803-0-6
Première impression : 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Les Éditions Grizou enr.
240 Route de Saint-François
Pabos, Québec, Canada, G0C 2H0
WWW.leseditionsgrizou.com
info@leseditionsgrizou.com
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L’énigmatique médaillon
Remerciement :
Je remercie ma très chère amie
Joanne Ranzell pour sa gentillesse et sa générosité. Merci également à Miguel Dubuc
pour sa participation, à Mélanie Laporte
pour la création du magnifique logo et à
mon bon ami Jean-Luc Cormier pour sa collaboration concernant la page Web. Finalement, merci à l’éditrice et auteure MarieÈve Trudel Vibert et mon ami Roger Clavet,
journaliste et propriétaire du Journal Le Fou
de Bassan, qui mon offerts généreusement
de leurs temps et de leurs expériences.
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Stéphane Bourget
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L’énigmatique médaillon
1
S
imon St-Claire était un jeune
homme de 15 ans qui semblait,
aux premiers abords, plutôt commun. Pas très
grand ni costaud, il ne faisait pas tourner les
têtes. Ses yeux verts foncés étaient doux et
dénotaient une intelligence certaine. Ses cheveux sombres et légèrement ondulés semblaient flotter autour de son visage. Son nez
droit et long surplombait une bouche aux
lèvres minces et énergiques. Sa mâchoire et
son menton semblaient têtus, mais la douceur
de son regard le faisait paraître attentionné et
sage. Il n’était pas séduisant comme ces jeunes garçons qui faisaient la une des magazines
ados populaires auprès des demoiselles de son
âge, mais il avait tout de même un certain
charme incontestable, surtout lorsqu’on pre[9]
Stéphane Bourget
nait le temps de le connaître. Il n’avait rien
d’un sportif et il possédait en fait qu’un seul
talent particulier, mais cette aptitude peu usuelle, il la maîtrisait avec virtuosité. Il était en
quelque sorte un Sherlock Holmes moderne. Il
avait peu d’amis, mais ceux qu’il considérait
ainsi, en étaient des vrais. Parmi ceux-ci, il y
avait Aiko. Il connaissait cette jeune fille depuis la maternelle et dès leur première rencontre, cette jeune Japonaise était devenue sa
plus précieuse alliée. Il était rare de ne pas les
voir ensemble. Que ce soit dans la cour d’école ou ailleurs, ils semblaient ne faire qu’un.
La jeune demoiselle, qui avait également 15
ans, était passionnée par tout ce qui entourait
le paranormal, les histoires de monstres et la
technologie, ce qui dépassait Simon qui était,
et de loin, plus terre à terre et attiré par les
sciences, l’histoire et les enquêtes policières.
Bref, tout ce qu’Aiko considérait comme des
activités insipides et parfaitement adaptées
pour les personnes de l’âge de ses parents.
Toutefois, elle respectait les passions de Si[10]
L’énigmatique médaillon
mon. Elle devait d’ailleurs s’y faire, car depuis un baiser échangé pendant une fête qui
avait eu lieu chez leur copine Maude il y a
quelques semaines, ils étaient officiellement
des amoureux!
Aujourd’hui, Simon et ses parents, Danielle et Samuel, s’apprêtaient à se rendre à la
salle communautaire de la petite localité de
Haute-Vallée où habitent les St-Claire et où se
tenait une exposition sur l’histoire d’un château situé en France et nommé Cardamonne.
Depuis toujours, Simon était un fervent amateur d’histoire, et plus particulièrement la période du moyen-âge.
Aiko aurait bien aimé les accompagner
pour cette sortie, même si elle ne partageait
pas la passion que son petit ami vouait aux
vieux châteaux et aux légendes médiévales,
mais elle et ses parents se trouvaient en vacances au Japon pour les deux prochaines
semaines. Par contre, Simon lui avait promis
qu’aussitôt qu’il serait de retour de sa visite
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Stéphane Bourget
au musée, il la contacterait avec l’IPad que
ses parents lui avaient offert pour souligner
son quinzième anniversaire. Grâce à sa nouvelle tablette, Aiko pourrait le rejoindre et discuter en vidéoconférence avec lui à tout moment et de partout dans le monde. De son
côté, Simon, qui n’était pas un enthousiaste
admirateur de technologie, devait faire d’extraordinaires efforts afin de maîtriser un tant
soit peu son nouveau présent.
Lorsque les St-Claire arrivèrent au musée improvisé, le jeune homme ne fut pas
surpris de constater que le stationnement était
presque désert. Bien que cela l’attriste que les
gens ne soient pas intéressés à un tel évènement, il se disait que s’il avait des questions à
poser, le guide présent aurait plus de temps à
lui accorder. Pendant leur visite, Simon et ses
parents eurent droit à un guide attitré qu’ils
partagèrent avec un couple de personnes
âgées qui habitaient à quelques rues de
l’endroit où se tenait cet évènement. La pre[12]
L’énigmatique médaillon
mière chose que madame St-Claire remarqua
et dont elle fit part aux deux hommes de sa
vie était combien la salle avait bien été aménagée. Simon acquiesça, et son père ne put
s’empêcher d’exprimer son regret devant tous
ces trésors qui relataient une page d’histoire
fantastique et qui, pourtant, ne semblaient pas
intéresser les habitants de sa région. Les murs
étaient savamment parés et sous chaque objet,
il y avait un écriteau explicatif bien détaillé.
Ce qui fascinait le plus Simon, du moins,
avant qu’il se retrouve devant le médaillon,
était une arme appelée *la balliste*, et bien
qu’il ne s’agissait que d’une reproduction miniaturisée, il s’émerveillait devant celle-ci.
(*la balliste* Cet engin pouvait envoyer de grosses pierres jusqu'à une distance
de 250 mètres ! Pesant plus de 4 tonnes, il
était transporté entièrement démonté sur les
lieux du combat.)
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Stéphane Bourget
Après plus d’une demi-heure de visite,
les St-Claire se retrouvèrent seuls avec leur
accompagnateur, étant donné que le couple de
personnes âgées qui se trouvait avec eux depuis le début avait décidé de quitter. C’est au
terme de leur ronde dans cet univers fantastique que le guide les conduisit devant le truc
le plus insolite et fascinant de l’exposition.
Sur une petite table disposée au centre de la
pièce se trouvait un cube en verre contenant
un médaillon rouge sang. Certes, un bijou
n’avait rien de formidable dans ce genre
d’exposition mais, lorsque l’accompagnateur
mentionna que celui-ci avait une légende
particulièrement étrange qui s’y rattachait, cet
objet devint le clou de la visite.
-Qu’entendez-vous par particulièrement
étrange? Demanda madame St-Claire, intriguée.
Le vieil homme sourit.
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L’énigmatique médaillon
-Selon la légende qui se rattache au
château Cardamonne, dit-il, ce médaillon serait en fait conçu à partir du sang d’un dragon.
Les yeux de Simon se mirent à briller,
ce qui n’échappa pas à l’attention du guide,
tout sourire.
-Mais pour être honnête avec vous,
ajouta l’homme grand, mince et aux cheveux
d’un blanc immaculé, cette histoire est plutôt
longue et je ne voudrais pas vous embêter
avec mes…
-J’aimerais bien l’entendre! Coupa Simon, avec plus d’enthousiasme qu’il l’aurait
voulu et qui le fit d’ailleurs rougir.
Ses parents étaient stupéfiés de voir leur
fils, qui avait l’habitude d’être pondéré, exprimer une telle exaltation, surtout qu’ils avaient
l’impression que le récit du médaillon semblait de toute évidence tenir plus du conte de
fée que de faits vécus. Monsieur St-Claire jeta
un regard en direction de sa femme, qui d’un
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Stéphane Bourget
magnifique sourire lui fit comprendre qu’elle
aimerait aussi entendre la légende entourant
cet énigmatique bijou.
-En fait, monsieur…
-Lebreton! Durand Lebreton! Mais, appelez-moi Durand, répondit l’homme, qui
tendit la main en direction de monsieur StClaire qui la serra fermement.
-Nous sommes les St-Claire! Ma femme Danielle, notre fils Simon et je suis Samuel.
-Je suis ravi de faire votre connaissance, affirma Durand, qui affichait un sourire
franc et aux prothèses d’une blancheur aussi
immaculée que la couleur de ses cheveux.
Ce détail s’ajoutant au fait que cet
homme portait un costume d’une qualité évidente et loin d’être démodé, Simon ne put
s’empêcher de le questionner.
-Dites-moi monsieur Lebreton…
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L’énigmatique médaillon
-Durand! Le coupa le vieil homme, je
préfère Durand, si cela ne t’incommodes pas,
Simon?
Le jeune homme était soulagé que celui-ci n’use pas de cette phrase tellement démodée qui est : monsieur Lebreton était mon
père, moi, c’est Durand.
-Avec plaisir, Durand!
-Vous alliez me poser une question,
jeune homme?
-Vous nous guidez depuis notre arrivée,
indiqua Simon, mais est-ce possible que vous
ne soyez pas seulement qu’un guide?
-Qu’est-ce qui te fait croire que je ne
sois pas seulement un guide?
-Il y a plusieurs détails qui me le font
supposer.
-Tu pourrais me les énumérer?
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Stéphane Bourget
-Tout d’abord, il y a votre tenue vestimentaire, expliqua le garçon. Il est rare de
croiser un guide, dans une exposition d’une
petite ville comme Haute-Vallée, qui porte un
costume et des chaussures d’une telle qualité.
Le vieil homme sourit malicieusement.
-Et encore? Demanda Durand.
-Vous portez au poignet une montre Rolex, et quelque chose me dit qu’il ne s’agit pas
d’une contrefaçon.
Nouveau sourire de l’homme.
-Finalement, à moins que vous ayez une
mémoire phénoménale, je ne peux concevoir
qu’un guide puisse connaitre avec autant
d’exactitude, sans même se référer à quelques
notes, tous les détails que vous nous avez
exposés concernant le château et ses origines
depuis notre arrivée.
Durand éclata de rire.
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-Tu es malin, mon garçon. Tu as d’ailleurs raison. Si je connais autant ce château et
son histoire, c’est pour la simple raison que
j’en suis le propriétaire.
Même si les parents de Simon avaient
l’habitude que rien n’échappe à leur fils, ils ne
pouvaient s’empêcher d’être médusés par une
telle prédisposition à chaque fois qu’ils en
étaient témoins.
-Mais dites-moi, Samuel, s’enquit Durand, vous sembliez avoir également quelque
chose à me demander?
Sur le moment, monsieur St-Claire parut avoir oublié ce qu’il avait à dire et après
avoir croisé le regard de sa femme, cela lui
revint aussitôt.
-C’est à propos de ce que vous aviez
mentionné un peu plus tôt, concernant le…
-Médaillon! Compléta Durand. Vous aimeriez que je vous raconte son histoire?
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Stéphane Bourget
-Si cela ne vous dérange pas, intervint
Simon.
-Aucunement, mon garçon! C’est avec
joie que je vais vous raconter les mystères qui
entourent ce bijou maléfique. Du moins, ce
que j’en sais.
Le vieil homme fit signe de la main à
une dame qui se trouvait près de la porte
d’entrée et sans même lui dire quoi que ce
soit, elle sembla avoir compris. Elle lui fit
signe de la main à son tour et lui sourit.
-Cependant, comme il n’y a pas foule et
qu’Alicia ne devrait pas avoir de difficulté à
gérer le tout, que diriez-vous si on s’installait
confortablement dans un petit salon à l’arrière, devant une bonne tasse de thé?
Tous approuvèrent l’idée. Durand saisit
la boite vitrée contenant le précieux médaillon
et pria ses convives de le suivre.
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L’énigmatique médaillon
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