close

Se connecter

Se connecter avec OpenID

AlexAndre et léon de lAborde

IntégréTéléchargement
A lex a ndr e
e t L é o n d e La b o r d e
quatre exemplaires d’auteur
A lex a ndr e
e t L é o n d e La b o r d e
quatre exemplaires d’auteur
cahier n° 8
21, rue Fresnel. 75116 Paris
M. + 33 (0) 6 80 15 34 45 - T. +33 (0)1 47 23 41 18 - F. + 33 (0)1 47 23 58 65
jean-baptiste @deproyart.com
Conditions de vente conformes aux usages du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne
et aux règlements de la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne
N° de TVA.: FR 21 478 71 326
Les grands livres au format in-folio ont aujourd’hui disparu de notre univers
intellectuel comme du monde des objets physiques dans lequel nous vivons.
Entre les dix-huitième et dix-neuvième siècles, ils en étaient l’un des supports.
Que l’on songe à l’Encyclopédie, à la Description de l’Egypte et à tant d’autres
livres de voyages ou d’histoire naturelle des années 1750-1850. Les bibliothèques
étaient plus vastes ; les grands in-folio trônaient sur les tables. Par leurs planches,
ils rendaient page à page le monde plus proche à une certaine élite. Ces livres
coûtaient cher, à créer comme à acheter.
Le comte Alexandre de Laborde (1773-1842) se ruina pour en publier. Il est le fils
de Jean-Joseph de Laborde, né en 1724 et mort sur l’échafaud, qui fut le grand
mécène de Hubert Robert, le créateur des jardins de Méréville, le banquier de la
Cour et de la Guerre d’Indépendance américaine. Alexandre eut deux frères qui
périrent noyés en 1786 lors de l’expédition de Lapérouse, au Port des Français,
le long des côtes de l’Alaska. Il fut un voyageur impénitent, un polyglotte
reconnu, un homme d’une immense culture. Ce frère de Natalie de Noailles
(chère maîtresse de François-René de Chateaubriand), servit quatre empereurs
(trois d’Autriche et Napoléon) et deux rois (Louis XVIII et Louis-Philippe). Le
catalogue de la Bibliothèque nationale le crédite de cinquante notices de livres,
parmi eux ces premiers et fameux grands formats de Laborde que furent le Voyage
pittoresque et Itinéraire descriptif de l’Espagne et sa Description des nouveaux
jardins de la France, tous deux de 1808, et quelques notices que signa ce député
de la Seine de 1822 à 1841.
4
5
Nous présentons ici deux livres d’Alexandre de Laborde : le Voyage en Autriche
qu’accompagne le Précis historique de la guerre entre la France et l’Autriche (18211823), et le Projet d’embellissement de Paris (1816). Le Voyage en Autriche est
l’exemplaire personnel de Laborde. Ce magnifique ouvrage en couleurs relié
en trois volumes porte dans les entre-nerfs de ses dos son chiffre couronné. Il
le commença dès 1809, lors de la campagne qui devait conduire à Wagram,
effectuée en tant que jeune Auditeur au Conseil d’État, comme Stendhal. Il le
termina sous la Restauration. Artiste lui-même, Laborde rechercha les meilleurs
peintres de l’Autriche mais se trouva gêné dans la distribution de ce livre luxueux.
L’éditeur Joubert appela l’État à la rescousse : « M. de Laborde a beaucoup écrit
et beaucoup fait travailler les artistes. Il a plus fait pour plaire aux amateurs que
pour augmenter sa fortune. Il a rendu de vrais services aux arts en général et à
la gravure en particulier ».1 Son Projet d’embellissement de Paris est un livre peu
commun aux magnifiques estampes de fontaines imprimées en bistre. Le livre
fut édité en 1812 mais proscrit par Napoléon et réédité en 1816 par Laborde luimême. Il est connu pour être rare.
Alexandre de Laborde eut plusieurs enfants dont Léon qu’il envoya suivre dans
les années 1820 les cours de l’université de Göttingen, célèbre dans l’Allemagne
du romantisme pour son esprit fortement libéral. Léon était le frère de Valentine
Delessert, tendre amie de Prosper Mérimée. En 1824, le libéral Alexandre de
Laborde fut battu aux élections à la Chambre.
Il fit alors le projet d’un grand voyage au Levant. Ce sera un périple de deux
ans, de 1826 à 1827, pendant lequel le très jeune Léon de Laborde accompagna
son père puis acheva seul le voyage. Il publiera en 1830 le merveilleux Voyage de
l’Arabie Pétrée dont nous présentons ici l’exemplaire de l’auteur, muni d’un cachet
aux armes Laborde. Cet ouvrage trouve d’ailleurs sa suite intellectuelle, comme
l’affirme Léon de Laborde lui-même, dans le très rare et très savant volume
consacré à la géographie historique de la Bible : Commentaire géographique sur
l’Exode et les Nombres, 1841. Il est ici imprimé sur un luxueux papier jonquille et
relié au chiffre de Léon de Laborde.
Ces quatre livres d’Alexandre et Léon de Laborde sont les témoins d’une science
maîtrisée et d’une pratique de l’illustration inconnue à nos temps. Leur format
monumental rappelle qu’à l’époque le savoir rejoignait par le livre imprimé une
forme d’expression artistique.
1. cité par B. de Villeneuve Bargemon, Alexandre de Laborde, 2013, p. 109
6
Portrait par Josesph Désiré Court.
(Collection privée)
7
ÉDITION ORIGINALE
[1] LABORDE,
comte Alexandre de
Voyage pittoresque en Autriche ; Précis historique de la guerre
entre la France et l’Autriche en 1809
Paris, Didot l’ainé, 1821-1822
LE LABORDE DE LABORDE.
REMARQUABLE EXEMPLAIRE DE L’AUTEUR, RELIÉ À SON CHIFFRE,
ENTIÈREMENT REHAUSSÉ D’UN BRILLANT COLORIS À L’ÉPOQUE.
LE MAGISTR AL RÉCIT ILLUSTRÉ DE LA CAMPAGNE
NAPOLÉONIENNE EN AUTRICHE PAR L’UN DE SES TÉMOINS
LES PLUS ATTACHANTS
8
3 volumes in-folio (570 x 410mm)
TIRAGE : un des “quelques exemplaires” (Quérard et Vicaire) imprimé sur papier vélin demicolombier, avec les planches rehaussées, à la main, d’un BRILLANT COLORIS D’ÉPOQUE. Il
existe deux autres états sur différents papiers, avec les planches imprimées en noir et blanc
ILLUSTRATION : volume I : 10 planches, 6 vignettes et 2 cartes et plans ; volume II : 66 planches
(dont une sur double page), 13 vignettes et 4 cartes et plans ; volume III : 24 planches (dont 2 sur
double page), 7 vignettes et 18 cartes et plans. Soit, au total, 100 planches représentant 144 sujets,
toutes rehaussées d’un brillant coloris à l’époque. Elles ont été gravées d’après Laborde ou des
artistes français et autrichiens : Isabey, Piringer, le peintre Friedrich Gauermann, Lorenz Jantscha,
Jaske, Rouck, Haechle, Karl Schütz, Hoëhte, Gros, Schwartz et Leopold Lieb. Les vignettes et les
plans sont également, en très grande majorité, rehaussés d’un brillant coloris à l’époque
RELIURES UNIFORMES DE L’ÉPOQUE. Dos de chagrin vert, nerfs ornés, CHIFFRE
DANS LES ENTRE-NERFS, non rogné
PROVENANCE : comte Alexandre de Laborde (chiffre couronné)
Quelques rousseurs. Restaurations à la reliure
9
10
11
Alexandre de Laborde parcourut l’Autriche
pendant neuf ans, comme officier de cavalerie,
alors qu’il était au service de Joseph II puis de
ses successeurs. Il se rallia à Napoléon en 1808
qui le nomma Auditeur au Conseil d’État. Il
suivit l’Empereur en Espagne puis en Autriche,
en 1809. Étant au quartier général, dans la
confidence de toutes les opérations militaires,
Laborde occupait une place de choix pour écrire
le récit de cette campagne. L’Empereur, pour
le récompenser de ses services, et aussi pour
s’attacher définitivement un homme si érudit
de l’ancienne noblesse, le nomma comte de
l’Empire le 3 décembre 1809. Laborde ne se fera
désormais plus connaître que sous ce seul titre
acquis par lui-même.
L’année suivante, en 1810, Alexandre de
Laborde fit partie de l’ambassade de Berthier,
Prince de Neufchâtel, qui allait à Vienne
demander officiellement la main de MarieLouise. Ses anciennes relations avec les hommes
les plus éminents de la monarchie autrichienne
le désignaient naturellement pour remplir ces
fonctions diplomatiques. Il fut chargé, comme
premier secrétaire de l’ambassade, de présenter
à l’archiduchesse les diamants que lui envoyait
l’Empereur. Plusieurs des dernières planches
du troisième volume du Voyage pittoresque en
Autriche illustrent cette scène. Les dessins sont
évidemment signés de Laborde puisqu’il fut
l’un des principaux artisans et témoins de ce
rapprochement. C’est au cours de cette mission
qu’il conçut le plan d’un Voyage pittoresque en
Autriche terminé par un précis historique. La
guerre de 1809 formerait le dernier chapitre. On
perçoit nettement cette évolution dans le Voyage
pittoresque en Autriche. L’histoire contemporaine
est de plus en plus présente. Les deux premiers
12
volumes ressemblent à un voyage d’agrément ou à un grand tour des sites les plus
pittoresques d’Autriche illustré de paysages bucoliques et de scènes de village.
Le troisième volume relate précisément l’épopée napoléonienne en Autriche. On
y voit des plans et vues de batailles (notamment Wagram), des bivouacs, des
marches militaires, des traversées du Danube, Schönbrunn, la rencontre avec
l’archiduchesse Marie-Louise etc.
Laborde se mit donc à l’oeuvre immédiatement après son entrevue avec la future
Impératrice, en 1809. Il s’attacha les meilleurs peintres et graveurs d’Autriche.
L’ouvrage ne parut cependant qu’en 1821 et 1822, ce retard étant évidemment
dû à la marche des événements et au coût de réalisation faramineux du livre. Le
Voyage pittoresque en Autriche fut probablement privé du succès qui l’eût accueilli
en 1811 ou 1812. Il n’en demeure pas moins une des oeuvres les plus achevées et
les plus magistrales d’Alexandre de Laborde, et certainement l’un des plus beaux
témoins d’une page de gloire de l’Empire.
RÉFÉRENCES : J.-C. Brunet, Manuel du libraire, III, 713-714 – G. Vicaire, Livres du XIXe
siècle, IV, 752 -- Quérard, IV, p. 344
50.000 €
13
14
15
[2] LABORDE,
comte Alexandre de
Projets d’embellissemens de Paris et de travaux d’utilité
publique, concernant les ponts et chaussées
Paris, A. Belin, 1816
R ARE.
DES PROJETS VISIONNAIRES POUR LA VILLE DE PARIS
ÉDITION ORIGINALE
In-folio (494 x 340mm)
ILLUSTRATION : treize planches gravées et imprimées à pleine page en bistre
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Dos de chagrin noir
PROVENANCE : comte Alexandre de Laborde (par descendance de l’auteur)
Quelques faibles rousseurs épars, petites restaurations au dos
À son retour de Vienne en 1810, Alexandre de Laborde est chargé de diriger le
service des Ponts et Chaussées qui comprend, pour le département de la Seine, les
routes, les ponts, les quais, les canaux et les services des eaux de Paris. Alexandre
de Laborde déploya une grande activité dans ses nouvelles fonctions auxquelles
le rendaient propre son goût des arts, ses études et ses nombreux voyages. Il
proposa plusieurs projets de modernisation et d’embellissements de la capitale,
les plus importants concernant l’eau, notamment la construction d’aqueducs
allant au centre de Paris. Des lavoirs publics devaient être ouverts sur le quai
des Invalides, ainsi qu’un nouveau réservoir sur les hauteurs de Chaillot, des
spectaculaires fontaines sur le Boulevard Montmartre, la Place des Vosges et
le Palais Royal, et la mise en place de pompes à feu - dont plusieurs furent
réalisées ultérieurement. Dans le domaine de la voierie, Laborde recommandait
la création de voies équestres dans le quartier des Champs-Elysées, de nouveaux
trottoirs ou un meilleur pavement des rues par exemple : “Paris seul conserve son
ancien pavé, raboteux et glissant”.
16
La préface révèle que Laborde avait déjà publié ces « projets » en 1812, à ses frais,
pour les distribuer aux membres des Ponts et Chaussées. Mais les exemplaires
furent immédiatement saisis. Leur publication sans autorisation ministérielle
était une infraction aux règles de l’administration. La véritable stratégie de
Laborde était de faire de la publicité aux projets qu’il voulait défendre. L’irritation
de Napoléon fut grande quand il découvrit cet ouvrage sur sa table. Il menaça
Laborde d’une destitution et se contenta de faire saisir l’ouvrage. En 1815, le
comte Beugnot, nouveau ministre de Louis XVIII, rendit ses exemplaires à
l’auteur qui les mit en circulation lorsque sa place de chef des Ponts et Chaussées
fut supprimée. Laborde se contenta d’y ajouter un nouveau titre et une préface de
quatre pages. Cet ouvrage fut donc d’abord censuré. Il y avait cependant des vues
très justes dont certaines, visant à améliorer la distribution de l’eau, trouvèrent
une réalisation partielle près de trente ans après la parution du livre.
Aucun exemplaire n’a été présenté sur le marché national ou international des
ventes aux enchères depuis plus de trente ans
8.000 €
17
[3] LABORDE,
marquis Léon de
Voyage de l’Arabie Pétrée
Paris, Giard, 1830
EXEMPLAIRE DE L’AUTEUR. SON PREMIER LIVRE
ÉDITION ORIGINALE
In-folio (582 x 405mm)
ILLUSTRATION : vignette de titre, 69 lithographies dont trois double, une dépliante et une
rehaussée de couleurs à la main
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Dos de chagrin vert, plats de papier marbré
PROVENANCE : marquis Léon de Laborde (cachet armorié à la page 37)
Quelques faibles rousseurs épars, petites restaurations au dos
Léon de Laborde entreprend en 1826, un long périple dans le Moyen-Orient,
avec son père Alexandre de Laborde. Il est alors âgé de dix-neuf ans. Ce périple,
calqué sur le modèle du Grand Tour, les conduit en Grèce puis à Smyrne et à
Constantinople, et enfin en Syrie. Léon de Laborde fait preuve à cette occasion
d’une remarquable capacité à dessiner, relever les inscriptions, croquer paysages
et monuments. Arrivé en Égypte après être passé par Jérusalem, et alors que son
père rentre en France, le jeune Laborde décide de rester au Caire. Il prend part à
des fouilles dans les Pyramides, s’initie à l’arabe, visite le Fayoum et Alexandrie
et, surtout, prépare une expédition vers le Sinaï et Pétra que le Suisse Jean-Louis
Burckhardt, seize ans plus tôt, n’avait pu que traverser. Il s’associe pour cela à
Linant de Bellefonds, qui explore l’Égypte depuis une dizaine d’années et a noué
de précieux contacts avec les tribus bédouines de la péninsule.
18
19
En mars 1828, ils sont les premiers Européens à séjourner suffisamment longtemps
(six jours) dans la capitale nabatéenne pour en relever les principaux monuments
et en dresser une carte détaillée. Leur exploration peut être considérée comme la
première mission archéologique à Pétra.
De retour en Europe en mai 1828, Laborde devient secrétaire de l’ambassadeur
de France à Rome, c’est-à-dire Chateaubriand. Cette fonction lui laisse le loisir
de travailler à la publication de ses notes de voyage. En 1830, commence à Paris
la publication en fascicules du Voyage de l’Arabie Pétrée. L’ouvrage, richement
illustré de soixante-neuf planches lithographiées, révèle les Nabatéens au public
occidental. Sensible à la valeur artistique de ces illustrations, le peintre écossais
David Roberts (1896-1864), quelques années plus tard, mettra ses pas dans ceux
de Laborde, reprenant les mêmes angles de vue avec, parfois, les mêmes erreurs
d’interprétation.
RÉFÉRENCES : J.-C. Brunet, Manuel du libraire, III, 714 – G. Vicaire, Manuel de l’Amateur
de livres, IV, 758-759
45.000 €
20
21
22
23
[4] LABORDE,
marquis Léon de
Commentaire géographique sur l’Exode et les Nombres
Paris et Leipzig, Jules Renouard et Compagnie, 1841
EXEMPLAIRE DE L’AUTEUR, RELIÉ À SON CHIFFRE
ÉDITION ORIGINALE
In-folio (412 x 306mm)
TIRAGE : exemplaire imprimé sur papier jonquille
ILLUSTRATION : 13 cartes imprimées dans le texte et hors-texte
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Dos et coins de basane rouge, dos à nerfs orné, chiffre
couronné répété cinq fois au dos, tranches marbrées
PROVENANCE : marquis Léon de Laborde (chiffre couronné au dos)
Dans la lignée des voyageurs du XIXe siècle, Léon de Laborde a vingt
ans quand il accompagne son père dans un Grand Tour au ProcheOrient. Il rapporte de ce premier voyage et des suivants la matière
de plusieurs ouvrages. En 1830, paraît son fameux Voyage de l’Arabie
Pétrée. Onze ans plus tard, il apporte une suite à ce Voyage en étudiant
l’archéologie et la géographie biblique à partir de quelques versets.
Les premier mots du Commentaire géographique rappellent la parenté
directe entre les deux ouvrages : « J’annonçais, dans mon Voyage de
l’Arabie Pétrée, le dessein de faire suivre cette publication d’autres
recherches sur la presqu’île du Sinaï ».
Les cartes restituent ainsi l’exode des Juifs dans le désert, le passage
de la Mer Rouge, les Montagnes du Sinaï et autres lieux célèbres
et contestés. Pour la remarquable carte de la péninsule sinaïtique,
Laborde a inventé un procédé nouveau dans le but de retracer un
pays complètement couvert de rochers arides, coupé d’un labyrinthe
d’étroites vallées. Il a peint en noir le fond de la carte, ne laissant en
blanc que ces passages allant du haut de la montagne, jusqu’à la mer.
Ce système a l’avantage d’indiquer du premier coup d’œil les seuls
points accessibles et les seules routes praticables.
24
Ce Commentaire géographique sur l’Exode et les Nombres est en réalité bien
plus qu’un simple commentaire géographique de la Bible. C’est également le
travail d’un géographe érudit et d’un voyageur infatigable, qui l’apparente à
l’incontournable “Voyage en Orient” de l’époque romantique.
3.000 €
25
26
27
21, rue Fresnel. 75116 Paris
M. + 33 (0) 6 80 15 34 45 - T. + 33 (0) 1 47 23 41 18
F. + 33 (0) 1 47 23 58 65
jean-baptiste @deproyart.com
Auteur
Документ
Catégorie
Без категории
Affichages
4
Taille du fichier
4 156 Кб
Étiquettes
1/--Pages
signaler