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appel à projets - Région Bretagne

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© E. Berthier
Catalogue des projets lauréats 2014 – 2015
Katalog ar raktresoù loreet 2014 – 2015
Poste de garde de Meneham,
commune de Kerlouan (Finistère).
APPEL À PROJETS
« HÉRITAGES LITTORAUX »
GALV DA RAKTRESOÙ « HÊREZHIOÙ AN ARVOR »
Le patrimoine : un levier de développement pour la Bretagne
• patrimoine •
© X. DUBOIS
Héritages littoraux
Le Conseil régional lance un appel à projets aux acteurs publics
et associatifs de Bretagne, afin de faire du patrimoine maritime
et littoral un levier de développement pour la Bretagne.
Quels types
de projets proposer ?
Des projets à vocation touristique et culturelle,
s’inscrivant dans une vision économique, qui
permettent la connaissance et la transmission
des héritages maritimes et littoraux.
Qui peut participer ?
Les collectivités territoriales bretonnes
littorales (Communes, EPCI, Pays, etc.) et
les associations bretonnes.
Ces projets pourront
concerner :
• l’inventaire du patrimoine culturel de
Bretagne : architecture, savoir-faire, etc.
• la restauration d’éléments anciens d’intérêt
patrimonial : cales, quais, abris du marin,
corps de garde, moulins à marée, amers, etc.
• la reconversion d’édifices tels que conserveries, salines, halles à marée, fortifications,
phares, etc., pour de nouveaux usages :
bâtiments publics, logements, lieux d’expositions, hôtellerie haut de gamme, valorisation
touristique, etc.
• la création de démarches innovantes voire
pionnières : circuits archéologiques sousmarins, transport de marchandises à la voile
traditionnelle, réseau de gestionnaires de
phares, gîtes du patrimoine, etc.
.
Qui contacter ?
Conseil régional de Bretagne
283, avenue du Général Patton
CS 21101 – 35 711 RENNES cedex 7
> Direction Tourisme et Patrimoine
valorisation.patrimoine@bretagne.bzh
02.22.93.98.12
Modalités, dossier d’inscription et critères de l’appel
à projets sur : bretagne.bzh
NB : projets lauréats classés par département, puis par ordre alphabétique de commune
pour chaque catégorie énoncée.
© George Fisher, CRTB.
3
Volet« CONNAISSANCE »
L’Inventaire du patrimoine, y compris dans le domaine maritime, est une
compétence du Conseil régional, exercée par la Direction Tourisme et Patrimoine. Il
est proposé aux Bretons (associations, collectivités, personnes privées) de s'engager
aux côtés de la Région afin de démultiplier cette initiative, en répondant à cet appel à
projets, et de mener des études cohérentes et qualitatives.
Ce volet est opérationnel depuis 2015. Les lauréats bénéficient à cette occasion de
l'encadrement scientifique et technique des services de la Région (Service de
l'Inventaire du patrimoine culturel) et les données produites sont ensuite versées
dans la base régionale (voir http://patrimoine.bzh/).
2015 – BRETAGNE SUD (56 et 44) – Inventaire thématique : fortifications littorales
du milieu du XIXe siècle en Bretagne Sud 1830-1870
Porté par l'Association 1846, la fortification du XIXe siècle (Connaître et partager)
(Crozon)
Emmanuel Berthier © CRTB (Belle-Ile-en-Mer, pointe des Poulains,
actuel Espace muséographique Sarah Bernhardt).
Durant la période 1830-1870, la France se préoccupe de réorganiser la défense de ses frontières.
Les tensions diplomatiques avec la Grande-Bretagne sont à l'origine de la création de la
"Commission mixte d'armement des côtes, de la Corse et des îles" en 1841 qui impulse un
programme de modernisation des fortifications littorales, parallèlement à des progrès techniques
4
(développement de la navigation à vapeur, progrès de l'artillerie, apparition des projectiles
explosifs...). La Bretagne, avec plus de 2700 km de côtes et ses ports militaires de Brest et Lorient,
est directement concernée.
Entre la fin des années 1840 et le milieu des années 1860, le littoral se couvre de batteries, casernes
défensives et de forts et occasionne de nombreuses interventions sur des ouvrages militaires
antérieurs. Les tours et corps de garde crénelés "type 1846" font leur apparition en complément des
batteries et postes de la côte.
Moins connus que les constructions de Vauban ou de la Seconde Guerre mondiale, leur inventaire
démarrera par les sites insulaires de Bretagne sud (Fouesnant , Groix, Quiberon , Belle-Ile-enMer , Houat, Hoedic, Dumet à Piriac/Mer), le littoral méridional constituant un ensemble assez
représentatif du système de défense tel que conçu par la Commission.
Lionel Duigou © Association 1846 (évocation d'une batterie de côte vers 1860).
5
2015 – GOLFE DU MORBIHAN – Inventaire du patrimoine littoral des activités
humaines liées au territoire maritime dans le Golfe du Morbihan
Porté par le Syndicat mixte de Gestion et d'Aménagement du Parc Naturel Régional
du Golfe du Morbihan (Vannes)
Vincent Johan © Laboratoire GÉOMER, UMR LETG 6554 – CNRS, 2007
(marais salants de Séné).
Les Parcs Naturels Régionaux ont vocation à proposer une gestion de leur territoire alliant
développement territorial, protection et valorisation des patrimoines naturel, culturel, paysager.
Le patrimoine naturel extrêmement riche et diversifié du territoire, né de l’interpénétration de la
mer et de la terre, mais également de la configuration géographique de la baie fermée du Golfe du
Morbihan et de la rivière estuarienne de Pénerf génèrent une grande diversité de milieux et de
paysages que l'homme a façonné: moulins à marée, nombreuses cales de passages maritimes,
marais salants, guérites de douaniers, aménagement ostréicoles, espaces portuaires, chantiers
navals, bâtiments de remise, patrimoine navigant, phares et tour à feu, usine à soude, parcs à
palourdes... Une démarche expérimentale d'inventaire sera donc menée sur le patrimoine de
communes pilotes, au sein d'entités paysagères bien identifiées - le Littoral atlantique, l’Entrée du
Golfe, le Bassin central du Golfe, le Fond du Golfe, la Rivière de Noyalo et la Rivière de Pénerf afin d'en améliorer la connaissance et d'aider les collectivités à définir de futures actions de
conservation et de mise en valeur, voire de seconde vie de bâtiments patrimoniaux.
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Volet « CONSERVATION »
Certains héritages bâtis littoraux (cales, quais anciens, sémaphores, phares...) à forte
valeur patrimoniale sont dans un état de conservation qui ne garantit pas leur
pérennité à court terme.
Aussi des porteurs de projets publics sont invités à proposer des démarches de
restauration de ces biens culturels remarquables, qui s'inscrivent dans une
démarche globale de gestion du patrimoine littoral du territoire concerné.
2015 – PLEVENON (22) – Remise en état de l'abri de (l'ancien) canot de sauvetage de
port Saint-Géran
Porté par la Commune de Plévenon
Guy Prigent © Conseil général des Côtes-d'Armor, 2005.
La décision de créer une station de sauvetage au lieu-dit Saint-Géran est prise en 1911. Le Président
de la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons, Monsieur Berthaut, obtient alors une concession
de 216 m2 afin de construire une maison-abri (avec une voie de roulement) pour loger un canot de
sauvetage au port de Saint-Géran. Elle fut inaugurée le 14 juillet 1912.
Désaffectée depuis 1928 cette station est d'abord louée par le conseil municipal aux pêcheurs puis,
en juin 1933 son usage est cédé à la Société. A cette date, les pêcheurs demandèrent la réparation et
l'allongement de la digue. Le bâtiment, aujourd'hui en partie désaffecté, sert de remise pour les
annexes des pêcheurs plaisanciers, dont l'association gère le local, mais il reste une halte très
apprécié des randonneurs, le port de Saint-Géran se situant sur le GR34 reliant Port-à-la-Duc et
7
Fort-La-Latte. Le site offre une vue à 180° sur la baie de la Fresnaye.
L'état actuel du bâtiment, mis à mal lors des grandes marées notamment, nécessite des travaux de
restauration à l'identique (toiture, maçonnerie des deux côtés de la porte principale et fenêtres à
claire-voie) qui permettront à la fois de maintenir ce témoin de l'histoire maritime locale et ses
usages présents.
2014 - SAINT-JACUT-DE-LA-MER (22) – Restauration d'ouvrages patrimoniaux
portuaires et de protection contre la mer
Porté par la Commune de Saint-Jacut-de-la-Mer
Guy Prigent © Conseil général des Côtes-d'Armor, 2008 (Port du Châtelet).
La commune de St-Jacut-de-la-Mer se caractérise de longue date par ses traditions maritimes, très
liées à l'histoire de l'Abbaye (propriétaire des pêcheries) et aux métiers de la pêche côtière et de
l'estran. Elle compte encore aujourd'hui plusieurs ouvrages de protection et d'aménagement (cales,
digues, môles, perrés) dont certains datent de plus d'un siècle. La géomorphologie de la presqu'île
de Saint-Jacut, considérée comme un milieu insulaire à marée haute jusqu'à une période
relativement récente, explique en effet le nombre des aménagements construits puis transformés,
pour se protéger de la mer.
Plusieurs de ces ouvrages présentent des déformations et des gonflements, aussi étant donné leur
8
utilisation quotidienne par les riverains et les visiteurs extérieurs, ces travaux sont nécessaires et
importants pour la commune. Les interventions de sauvegarde concernent les môles du port de la
Houle Causseul (à la configuration particulière) et du port du Châtelet : tous deux mériteraient
d'être étudiés et protégés au titre de « Ports de caractère ». La digue de la plage de la Banche est
également concernée par ce projet de restauration.
2015 – TREBEURDEN (22) – Restauration du vivier de Roc'h ar Scoat sur l'estran
Porté par la Commune de Trébeurden
Yvan Guiton © CRB, 2015.
Redécouvert depuis peu, ce vivier en pierre qui se distingue par ses dimensions importantes (10m
de long, 5 m de large, entre 1,70 m et 2,50 m de haut) est l'un des derniers exemples de ce type
dans le Trégor. Inconnu des services administratifs départementaux, une enquête sur son histoire
reste à faire mais sa construction remonterait à la fin du 19e s. - début 20e s. , effectuée directement
avec le granite extrait localement, à même l'estran. Loin du port, il permettait aux pêcheurs de
stocker en eau vive, poissons et crustacés, en fonction de la demande.
Son exposition permanente à la houle et son abandon par les pêcheurs après la Seconde Guerre
mondiale, au bénéfice de viviers en bois et en pleine mer, explique l'état de dégradation dans lequel
9
il se trouve aujourd'hui. Des travaux d'urgence sont à conduire pour mettre en sécurité la structure
(reprise des fondations) puis suivront les étapes d'entretien, rendues délicates car le vivier ne se
découvre que pendant très peu de temps à marée basse.
Sa restauration favorisera à la fois sa redécouverte pédestre et maritime (en kayak notamment) et
viendra conforter le circuit "Patrimoine de l'estran" qui propose des visites guidées de ce site
éminemment patrimonial.
2014 - CAMARET-SUR-MER (29) – Restauration de la cale du Notic
Porté par la Commune de Camaret-sur-Mer
mairie © Commune de Camaret-sur-Mer
Le quai Toudouze est flanqué de quatre cales en pierres maçonnées, dont la cale du Notic.
Cet ensemble fait face à la célèbre Tour Vauban, Monument Historique classé depuis 2008 au
patrimoine mondial de l'UNESCO.
La cale ayant connu les assauts du temps et des intempéries, elle est aujourd'hui éventrée. Le projet
consiste à intervenir sur les fondations de cet ouvrage de caractère par des travaux de
consolidation.
En termes de valorisation, des associations animent le port par des animations festives et
mémorielles (pour exemple, le Pardon des Péris en Mer, début septembre), et pourront ainsi
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retrouver l'accès au quai ; une plaque mémorielle en lave émaillée pourra aussi y être posée,
comportant par exemple le plan du port de 1850, des photos anciennes, etc...pour enrichir la
compréhension du site par ses usagers et visiteurs.
2014 - CONCARNEAU (29) – Restauration du quai de la Porte au Vin
Porté par la Ville de Concarneau
© Ville de Concarneau, 2016.
La construction du quai de la Porte au Vin a été initiée par les pêcheurs de la ville close dès 1891.
Elle était alors le lieu de débarquement du vin et de diverses marchandises, mais c'est avec l'essor
de la pêche au XXe siècle que se concrétise la construction de ce quai en maçonnerie, effective peu
avant 1930. Utilisé par de petits bateaux de pêche, le quai de la Porte au Vin fait partie des points
forts de la visite de la ville fortifiée, une table d'interprétation y explique aux visiteurs son histoire.
Il est aussi le lieu privilégié d'événements maritimes (fête des Filets Bleus) et utilisé à diverses
occasions pour des films d'époque.
La restauration du quai est une conséquence directe des épisodes de tempêtes successives de l'hiver
2013-2014. Le mur en maçonnerie du quai s'est écroulé sur la grève, sur une longueur de 30 m, soit
environ 30% de l'édifice. L'expertise du quai écroulé a permis alors de mettre en évidence l'état de
dégradation avancé de l'ensemble des rejointoiements situés sur les parties le plus souvent
immergées du quai. Depuis, le site rouvert au public offre à nouveau un panorama incontournable
sur le port de pêche et la ville.
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2015 – DOUARNENEZ (29) – Le rêve d'un poète insulaire – réhabiliter la maison de
maître de l'île Tristan
Porté par la Ville de Douarnenez
Pierre Torset © CRTB.
L'île Tristan est une « île dans la ville », accessible à pied à marée basse depuis le centre et le Port
Rhu. Autrefois propriété de M. Le Guillou de Penanros et lieu d'établissement d'une conserverie
entre 1854 et 1911, elle fut transformée par l'architecte départemental Bigot, pour servir de
villégiature à l'académicien et poète Jean Richepin et son épouse Cora Lapercerie.
Le couple s'y installe à la belle saison et y reçoit de nombreux artistes lors de fêtes qui marqueront
durablement la mémoire des habitants de Douarnenez.
Le projet consiste à conserver et réhabiliter cette maison de maître, dans un état d'abandon
extérieur et intérieur avancé, et son emblématique bow-window tendu de rouge, chaque été venu,
qui focalisait le regard des promeneurs depuis le rivage sur 3 km de côte. L'objectif est de réouvrir
le lieu au public.
Dans le prolongement des travaux, visant à assurer le clos, le couvert et la réhabilitation des
structures, un plan de valorisation sera mis à l'étude: salle de réception "ambiance début XXe
siècle" en rez-de-chaussée et de gîtes patrimoniaux.
2015 – ILE DE SEIN (29) – Restauration - réhabilitation de l'Abri du marin
Porté par la Commune de l'Ile de Sein
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Marine Michel © CRB, 2014.
Jacques de Thézac, ethnographe et photographe, créé l'oeuvre de l'Abri du Marin dont l'objectif est
la construction dans divers ports (principalement de Cornouaille), d'établissements d'accueil, de
réunion et d'éducation des marins. Le premier abri de Sein construit en 1900 s'avère très vite trop
réduit, un second bâtiment lui est adjoint en 1906: il contient deux grandes salles de jeux, un
atelier de réparation et de traitement des voiles (préau) et un logement pour la famille du gardien.
La première bâtisse, elle, est réservée à la bibliothèque. Les deux abris conservent, malgré la perte
de la distribution intérieure d'origine, une grande authenticité architecturale, ce qui leur a valu
d'être inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2007. Depuis le milieu
des années 80, la Commune y a aménagé un musée des Sénans qui présente aussi bien la vie
quotidienne sur l'île autrefois, que l'épopée des Forces Navales Françaises Libres durant la Seconde
Guerre mondiale.
L'ambition première est de restaurer complètement l'édifice, afin d'y pérénniser les espaces d'expos
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et de créer un lien physique avec l'ancien bâtiment de la SNSM et sa propre exposition. L'ancien
logement du gardien sera également réhabilité au bénéfice du personnel du musée. Lors d'une
seconde phase à venir, les expositions et la muséographie seront reprises pour finaliser la
valorisation culturelle et touristique de cet ensemble de bâtiments emblématiques de l'île, jouxtant
le phare de Men-Brial lui aussi sur le port.
2014 - FOUESNANT / Archipel des Glénan (29) – Restauration et valorisation du
phare et du fort de l'île de Penfret
Porté par l'Association Plein Phare sur Penfret
Clémentine Lemoigne © FRCPM, 2014.
Les travaux de restauration du Fort et de la base-vie du Phare de Penfret ont été engagés depuis
2012 par les bénévoles de l'Association Plein Phare sur Penfret, dans le cadre d'une Autorisation
d'Occupation Temporaire délivrée par les services de l'Etat, propriétaire des lieux.
Les objectifs de l'action globale sont : la réhabilitation du fort et des locaux de la base-vie du Phare,
la création d'événements culturels scientifiques, l'organisation de découvertes thématiques
(naturalisme, architecture militaire, fonctionnement des phares, cuisine aux algues,...), la
constitution d'un éco-fonctionnement (eau, déchets, énergie...), ainsi que le portage d'initiatives
nautiques, en écho à la spécificité historique des Glénan.
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2015 – LANDEDA (29) – Cézon 1
Porté par l'Association Cézon
Guillaume Lécuillier © CRB, 2006.
L’île Fort Cézon, à l’entrée de l’Aber Wrac’h et à 200 mètres du GR 34, a été fortifiée par Vauban
entre 1695 et 1705, transformée sous Napoléon III en 1859 puis investie par l’armée allemande
pendant la Seconde Guerre mondiale. L'île dans sa totalité fait l'objet d'une protection juridique au
titre des Monuments historiques depuis juillet 2015, elle est également en zone naturelle classée
Natura 2000. Vendue par l’Etat en 1957, son actuel propriétaire vient de concéder un bail
emphytéotique à l’association Cézon pour 30 ans d’ouverture au public.
Face au potentiel pressenti, la toute nouvelle équipe de l’association Cézon souhaite rouvrir le lieu
au public et en faire un lieu de mémoire vivant, d’échanges et de création culturelle inscrit dans
l'époque, dans le respect de son histoire, de sa singularité maritime.
A ce jour le monument, dans toute sa complexité (remparts, tour d'artillerie, casernes, poudrière,
17 blockhaus), n'est ni valorisé ni entretenu, et attend d'être "révélé". Si la conservationrestauration du fort Cézon est envisagée, elle ne constitue pas une finalité, mais bien un enjeu
d'avenir justifié par l’usage qui en sera fait à l'échelle du Pays des Abers.
Certains éléments de construction sont particulièrement fragilisés par l’érosion et doivent être
consolidés, tout comme l'accès du site au public qui doit être sécurisé. Cette étape préalable à toute
sensibilisation et action de valorisation sera principalement réalisée de manière participative, sous
forme de chantiers bénévoles.
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2015 – SAINT-POL-DE-LEON (29) – Travaux de consolidation et de conservation des
anciens quais et ouvrages maritimes du port de Pempoul
Porté par la Commune de Saint-Pol-de-Léon
Marie.kopp © Saint-Pol-de-Léon, 2015
Dévolu aujourd'hui à la plaisance, le port de Pempoul a connu autrefois une activité commerciale
importante comme le rappelle au sud du môle actuel, les restes d'un cordon de blocs de pierres qui
constituaient la digue de l'ancien havre. C'est là qu'ont transité le calcaire en provenance de
Normandie qui a servi à édifier la cathédrale au 13e s., mais également les toiles de lin en partance
pour la Grande-Bretagne, les Flandres, l'Espagne, les vins d'Anjou et de Bordeaux, etc...
L'ensablement progressif a conduit à abandonner Pempoul au profit du port de Roscoff.
L'histoire locale garde la mémoire d'évènements malheureux, la petite baie ayant été le théâtre de
nombreux naufrages comme celui d'un groupe de paroissiens partis en pélerinage à Notre-Dame de
Callot le 29 mai 1662, mais aussi de rendez-vous plus festifs dès 1900 avec des régates très courues
et qui se perpétuent aujourd'hui encore, grâce à l'école de voile du Centre nautique.
Comme tous les ouvrages maritimes soumis au travail de sape des marées, les quai, mur de
soutènement et anciennes cales d'accostage et de déchargement, en pierres maçonnées, sont dans
un état critique auquel il convient de faire face.
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2015 – SAINT-PÈRE-MARC-EN-POULET ET SAINT-SULIAC (35) – Réhabilitation du
moulin à mer du Beauchet (ou Boschet)
Porté par l'Association des Amis des moulins de la Rance
Norbert Lambart © CRB , 2007.
Le projet est porté par une toute jeune association de passionnés très investis dans la sauvegarde et
la valorisation du patrimoine maritime de la Rance et qui refusent de voir disparaître les 2 derniers
moulins à marée transformés en minoteries, encore debout en ria de Rance: le moulin de Quinard à
Saint-Jouan-des-Guérets et celui du Beauchet à Saint-Marc-en-Poulet / Saint-Suliac.
A travers les âges, la Rance a connu 16 moulins à mer, 9 sont encore présents, dont 6 réaménagés
en logements et un seul restauré et visitable (cf. Moulin du Prat à la Vicomté-sur-Rance). Dans un
premier temps, le chantier portera, avec l'accord du propriétaire, sur la réhabilitation du moulin du
Beauchet et la remise en état de fonctionnement des mécanismes de meunerie.
Construit entièrement en bois, ce moulin à blé est attesté dès 1542 et fut reconstruit en 1882 suite à
un incendie. Sa particularité est d'être resté en l'état depuis l'arrêt de son activité en 1980, abritant
encore la majeure partie des machines et matériels nécesaires à son fonctionnement : quatre
cylindres, un trieur, une bluterie ronde, une brosse à blé, une brosse à blé-épointeuse, un
séparateur et deux plansichters.
Cet ensemble remarquable est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques,
depuis 1986.
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2014 - BELZ (56) – Restauration du pont de Saint-Cado
Porté par la Commune de Belz
Anne Goalou © Commune de Belz, 2016.
Le pont de Saint-Cado, image emblématique de la commune de Belz, mène à l'île du même nom et
se situe dans un périmètre de 500 mètres de la chapelle prieurale d'époque romane éponyme,
inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1925.
Saint-Cado est un célèbre site touristique du Morbihan avec son ensemble classé au titre des sites
depuis 1936 (cf. la chapelle, la place et son calvaire, la fontaine), ses maisons de pêcheurs, dont une
située sur un îlot, maintes fois photographiée pour illustrer la Bretagne et le paysage de la ria
d'Etel.
Pour autant, très peu d'informations existent sur la construction de cet ouvrage d'art d'une
centaine de mètres franchissant la ria d'Etel, quand la légende de sa fondation par Saint-Cado reste
très vivace. Il s'agirait vraisemblablement d'une digue bâtie sous l'Ancien Régime.
Le présent projet concerne des travaux d'urgence car des fissures et dis-jointoiements inquiétants
sont apparus pouvant menacer sa stabilité, et risquant de couper l'île de son unique accès à la terre
ferme.
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2015 – ETEL (56) – Restauration et conservation du bâtiment « Abri du canot Emile
Daniel »
Porté par la Compagnie des Ports du Morbihan (SPL)
Bernard Bègne © CRB, 2006.
En concertation avec la commune d’Etel, l’association Patron Emile Daniel et l’Architecte des
Bâtiments de France, la Compagnie des Ports du Morbihan souhaite préserver et promouvoir la
mémoire d’un véritable monument historique du patrimoine maritime français et du sauvetage en
mer: l'abri du canot de sauvetage « Patron Emile Daniel ». Ce projet fait suite à une démarche de
valorisation maritime initiée dans le cadre du concours "Mémoire des ports d'Europe" en 2011 qui
a valu un 2ème prix à la commune.
Ce bâtiment, en béton et fer, et à toit terasse (à droite de l'image), a été construit en 1962 pour
accueillir un nouveau canot de sauvetage insubmersible, le dernier de ce type encore existant. Il a
été conçu pour s’ouvrir directement sur la rivière d’Etel au moyen d’une porte basculante, et
renferme encore un dispositif de mise à l’eau latéral, assuré par des bossoirs montés sur glissières.
Ce mécanisme exceptionnel ne connaît plus que deux exemples similaires en France (Dunkerque et
Oléron) mais seul celui d’Etel demeure encore en état de marche. Pour ces raisons, le bâtiment et
son mécanisme ont été inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2008.
Bien qu'ouvert à la visite, l'état du bâtiment est très dégradé, les travaux qui seront conduits lui
redonneront de l'attractivité, la qualité d'accueil des visiteurs sera améliorée tandis que l'accès au
toit terasse en fera un belvédère sur l'embouchure de la ria.
19
2014 - GAVRES (56) – Intégration d'un ancien canon à l'intérieur du Fort de Port
Puce (Porh Puns) dans le cadre du projet « Mémoire d'une presqu'île »
Porté par la Commune de Gâvres
Christian Carton © Commune de Gâvres, 2014.
La Commune souhaite faire découvrir l'histoire du Fort de Porh-Puns, construit à la fin du XVIIe
siècle à même un éperon rocheux, élément de protection de la citadelle de Port-Louis puis de la
rade de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour cela, un canon de 240 mm de 1893 sera restauré et installé dans le Fort de Porh Puns, datant
lui-même de 1695, et qui domine l'entrée de la rade de Lorient. Des éléments devront être
recherchés ou confectionnés pour compléter l'assemblage.
L'intégration de ce canon sera la première démarche de sensibilisation du public à l'histoire de la
défense des côtes et de la rade de Lorient, et cette pièce d'artillerie sera visible par toutes les
embarcations navigant dans la rade. L'accès au fort permettra au promeneur de bénéficier d'un
panorama exceptionnel sur la rade de Lorient, et de découvrir l'histoire du fort de Porh-Puns et du
Polygone de Gâvres.
20
2015 – GAVRES (56) – Etude architecturale et travaux pour l'accessibilité et la mise
en sécurité du fort de Port Puce (Porh Puns)
Porté par le Syndicat mixte du Grand Site Gâvres-Quiberon
Emilie Veneau © Syndicat mixte du Grand Site Gâvres-Quiberon.
Propriété depuis 2007 du Syndicat Mixte, le fort offre une vue exceptionelle sur le littoral
mobihannais, de l'île de Groix à la pointe de la Presqu'île de Quiberon.
Le site présente un attrait touristique indéniable, couplée à la découverte d'un site naturel hors du
commun et préservé de toute urbanisation, s'agissant du plus grand massif dunaire de Bretagne
(2500 ha). Mais l'érosion naturelle, la fréquentation élevée, combinée au vandalisme a
considérablement fragilisé l'ensemble architectural et pour des raisons impérieuses de sécurité, il a
du être fermé au public en décembre 2014: risques d'effondrements, de chutes, absence de clotûre
par endroit, végétalisation masquant des zones dangereuses....
L'étude architecturale a pour but d'appronfondir la connaissance du bâtiment et de ses désordres.
Elle servira de base à l'établissement d'un premier programme de travaux d'urgence visant à mettre
en sécurité l'édifice pour en permettre la réouverture rapide au public. A venir, dans un second
temps, un programme de pérennisation et de valorisation du fort (parcours de découverte, espace
d'interprétation – exposition,...), dans la continuité de l'action engagée par la Commune en 2014.
2014 - ILE D'ARZ (56) – Réfection et confortement de la digue du moulin à marée de
Berno
Porté par l'Association du moulin de Berno
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Xavier Dubois © CRTB.
Du fait des tempêtes et de l'abandon du site pendant des dizaines d'années, le moulin à marée et sa
digue étaient en ruines en 1994 lorsque l'Association a entrepris la restauration de l'ensemble avec
un très large concours de bénévoles. Cette remise en état initiale a été achevée en 2004. Les
tempêtes entre 2004 et 2014 ont affouillé la digue côté mer, fragilisant à nouveau sa base sur près
de 60m.
La phase actuelle du projet concerne des travaux d'urgence afin d'éviter des dégâts majeurs et
brutaux lors d'une forte tempête.
Ouvert à la visite avec un animateur Nature en emploi saisonnier, le site reçoit des groupes
scolaires, des groupes sur rendez-vous, environ 5000 visiteurs l'été, et il est accessible gratuitement
pour les individuels.
2014 - LE PALAIS (56) – Restauration de l'aiguade Vauban de la Belle Fontaine
Porté par la Commune de Le Palais
Héritage incontestable du XVIIIe siècle, l'aiguade Vauban est appelée communément par les
bellilois "Belle-Fontaine" car elle servait autrefois de citerne pourvoyant au ravitaillement des
navires en eau douce. Classée au titre des Monuments historiques depuis 1990, elle représente l'un
des vestiges militaires les plus importants de l'île. Plus qu’un simple réservoir, la belle fontaine
construit sous Vauban, son initiateur autour de 1703 , est un monument surprenant, à la fois
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©Philippe Dannic.
par sa complexité mais aussi par le site naturel dans lequel il fut bâti, au fond de l’anse de Port
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Larron. Sous sa toiture végétalisée la vaste voûte en plein cintre dissimule 850.000 litres d’eau
douces retenue par deux quais. Autour du réservoir, deux maisonnettes de pierres témoignent de
l’occupation humaine. Depuis de nombreuses années, ce site touristique et culturel souffrait des
intempéries. Le quai s'était affaissé face aux vents, rendant la structure instable, avec le risque de
chutes de blocs.
Soucieuse de la responsabilité qui lui incombe, la municipalité a entrepris depuis plusieurs années
des mesures conservatoires afin que ce monument qui a traversé les siècles puisse continuer de
témoigner de l’histoire insulaire.
La phase actuelle du projet concerne la dernière tranche des travaux de consolidation et de
restauration de ce site majeur de Belle-Île-en-Mer, rendus particulièrement complexes par le jeu
des marées.
24
Volet « VALORISATION »
Exploiter, recycler, réutiliser, reconvertir des bâtis anciens maritimes et portuaires
peut permettre d'inscrire ces héritages dans une seconde vie et participer ainsi au
double objectif de conservation et de développement de projets à forte valeur ajoutée
pour leur territoire.
Si la valorisation escomptée est ambitieuse, elle se veut aussi réaliste et surtout
adaptée à la Bretagne et créative.
2015 – PERROS-GUIREC / Ile-aux-Moines (22) – A la découverte des richesses
ancestrales de l'île aux Moines : de la découverte du Fort Garangeau au public à la
médiation culturelle
Porté par la Ville de Perros-Guirec
Stéphane Riallin © Conservatoire du littoral.
Les acteurs du tourisme et de l'environnement de Perros-Guirec souhaitent élargir l'offre de
découverte de l'Ile aux Moines. Cette dernière se situe au coeur de l'Archipel des Sept-Iles, classée
Réserve naturelle nationale, gérée par la Ligue des Protection des Oiseaux, en lien avec Armor
Navigation assurant aujourd'hui la découverte de la réserve pour le grand public. Elle est propriété
du Conservatoire du Littoral et sa gestion est déléguée à la Ville de Perros-Guirec (Maison du
Littoral).
25
La motivation première de la collectivité reste la préservation des lieux, en privilégiant la médiation
humaine, adossée à une muséographie légère et intégrée dans l'environnement. Les sujets de
découverte sont multiples: les vestiges archéologiques (amas coquilliers, allée couverte, foyer
préhistorique, fours à goémon...), l'architecture défensive avec le fort Garangeau, sa caserne, ses
batteries et canons, les richesses naturelles insulaires et ses cheminements récemment restaurés.
L'objectif est de multiplier les croisières et d'étendre de manière expérimentale le temps d'escale
sur l'île (de 45 minutes à 2h30) ce qui correspond à une véritable attente du public ; en misant sur
le renforcement de l'interprétation, les visiteurs seront incités à en faire la découverte: 32 visites
seront proposées en 2016. Le fort, classé Monuments Historiques depuis 1975 deviendra lui le
support d'une muséographie respectueuse du lieu, dont le propos viendra compléter la médiation
naturaliste proposée à ce jour.
2015 – SAINT-JACUT (22) / Valorisation des héritages culturels maritimes jaguens
Porté par la Commune de Saint-Jacut
Guy Prigent © Conseil général des Côtes-d'Armor, 2008 (corps de garde de Chef de l'Isle).
La commune de Saint-Jacut a fait l'objet en 2007 d'un inventaire de son patrimoine bâti et
immatériel mais c'est l'étude de son patrimoine ethnographique maritime qui permet de mieux
comprendre et d'évaluer cette culture littorale et les liens qui unissent encore ses habitants à la
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mer. C'est aujourd'hui un enjeu de transmission auprès des jeunes générations.
L'actuel projet repose donc sur la création d'un itinéraire culturel et paysager maritime en 7
"stations", dans des lieux remarquables ou emblématiques de la commune : l'ancienne maison du
pêcheur Pierre Aubin, le site de la Banche et le monument à la pêcheuse jaguine, l'ancienne abbaye,
le corps de garde des douanes du Chef de l'Isle , la pointe du Chevet et l'île des Ebihens, le port de
la Houle Causseul, le port du Châtelet.
L'histoire du lieu, ses spécificités, seront données à écouter, à voir, à l'intérieur comme aux abords
de bâtiments précis et s'accompagneront de supports de découverte qui mettront à l'honneur le
fameux parler jaguen. Ce parcours sonore et interactif viendra "habiter et incarner" le patrimoine
bâti, en lui redonnant du sens ; il abordera des thèmes aussi divers que l'histoire monastique, les
pêcheries, l'habitat traditionnel, la pêche, la toponymie, l'architecture défensive... Cette démarche
fait suite à une première mise en valeur initiée en 2014 avec la restauration d'ouvrages portuaires
et de protection contre la mer.
2014 - COMBRIT (29) – Réhabilitation du site des anciennes cuves à eau des bacs à
vapeur et du lavoir attenant
Porté par la Commune de Combrit-Sainte-Marine
© Archives Commune de Sainte-Marine.
27
Nolwenn Acquitter © Commune de Sainte-Marine.
Situé au Port de Sainte-Marine, à côté de la chapelle Sainte-Marine, le site en zone humide sera
aménagé en jardin public, aromatique et fruitier. Un parcours d'interprétation jalonné de
panneaux en lave émaillée retracera l'histoire de ces bacs à vapeur qui reliaient entre 1911 et 1944,
les deux rives de l'Odet, Sainte-Marine et Bénodet, dont témoignent de nombreuses cartes postales
anciennes. Dans ce cadre, la fontaine du lavoir dans lequel était pompée l'eau, comme les cuves où
elle était stockée avant son acheminement jusqu'à la cale du bac pour alimenter les bateaux à
vapeur, seront restaurées et ainsi mises en valeur.
2014 - DOUARNENEZ (29) – Réhabilitation d'un ancien bâtiment en « Centre
d'interprétation de l'industrie de la conserverie en Bretagne »
Porté par « La Conserverie de Douarnenez »
Le projet repose sur la réhabilitation d'un bâtiment remarquable du XVII e siècle longtemps resté à
l'état de ruine qui fut successivement, un atelier pour travailler la sardine, puis une conserverie de
poissons en 1877. Il sera reconverti en un centre d'interprétation de la transformation du poisson
en Bretagne : depuis le garum dans l'Antiquité, en passant par la sardine pressée sous l'Ancien
Régime, puis la généralisation de la conserve à partir du XIXe siècle.
Le projet consistera à exploiter culturellement et économiquement le bâtiment dans la
prolongation de ce qui fut sa vocation : la vente en boutique de produits nés de la transformation
du poisson pêché localement et la mise en valeur muséographique de ces productions, au coeur
d'un Centre d'interprétation de la conserve appertisée.
28
Hélène le Bris © SCI La Conserverie de Douarnenez.
5- DOUARNENEZ (29) – DZ Escales Patrimoine
Porté par la Ville de Douarnenez
« Dz Escale Patrimoine " est un projet collaboratif engagé par le Port de Plaisance et le Port-Musée
en partenariat avec les acteurs locaux du patrimoine maritime : propriétaires des navires,
compagnies d'affréteurs, chantiers navals, centre de formation et associations.
Son objectif est de renforcer l'attractivité de la ville et son identité en faisant du Port-Rhu une
escale logistique pour les bateaux de caractère et de belle plaisance, en cohérence avec les services
locaux de maintenance de ces navires. En cela il concrétise des actions initiées dès 2011 pour
accueillir des bateaux anciens au sein de Port-Rhu, face au musée à quai.
Elle se composera de 3 espaces autour de la collection à flot du Port-Musée (8 bateaux de travail
dont 3 se visitent déjà):
- le Pôle Belle Plaisance accueillant des yachts classiques, voiliers construits à l'unité ou en très
petite série et lancés avant 1969 (accueil soumis à demande d'agrément) ;
29
© Port-Musée de Douarnenez.
- la filière bateaux de caractère rassemblant des bateaux classés Monuments Historiques ou
labellisés Bateaux d'Intérêt Patrimonial (BIP) ;
- le Môle de l'Enfer restant une zone de travail pour l'embarquement et le débarquement de
visiteurs et de marchandises.
Associant navigation et valorisation patrimoniale, les investissements concerneront la rénovation
des estacades du Port-Rhu, l'installation de pontons pour l'accueil de nouvelles unités,
l'aménagement de la promenade piétonnière sur le quai du Port-Rhu et la Place de l'Enfer, la mise
en place d'une signalétique multilingue et d'un portail internet commun.
2015 – ILE DE BATZ (29) – Restauration-valorisation du phare de l'île de Batz
Porté par la Commune de l'Ile de Batz
Le phare achevé en 1836 et automatisé en 1995 trône en position sommitale de l'île, haut de 44 m.
La Commune dispose depuis 1997 d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) qui lui
permet de faire accéder les visiteurs au toit terrasse qui offre une vue panoramique sur l'île. Elle
partage à ce jour avec le Service des Phares et balises et l'opérateur téléphonique Bouygues
Télécom, 3 salles du rez-de-chaussée.
30
Pierre Torset © CRTB.
Face à la fréquentation croissante de visiteurs (19 000 en 2014), elle souhaite développer les
espaces d'exposition et a entamé les démarches nécessaires pour bénéficier d'une extension d'AOT.
Cette perspective de travail permettrait à la fois d'investir les pièces du 1er étage, restées en l'état et
inoccupées depuis plus de 70 ans, et de repenser les occupations techniques au profit d'une
meilleure mise en valeur du monument, d'une muséograhie rénovée et d'une information générale
de qualité sur l'île toute entière.
Le projet consiste donc en une restauration complète de l'intérieur, dans le respect des structures
et matériaux d'origine et la création d'une nouvelle muséographie de découverte et de valorisation
du phare et du patrimoine de l'île. Cheminées, boiseries, etc... sont encore en place et rendent
compte du cadre d'origine. Une démarche de protection du phare au titre des Monuments
historiques est d'ailleurs en cours.
2015 – ILE DE MOLENE (29) / Réhabilitation-valorisation du patrimoine goémonier
du Lédenez
Porté par la Commune de Molène
Le mot Lédénez désigne un îlot rattaché à une île principale par un cordon rocheux. C'est sur le site
du Lédénez Vraz, au nord-est de l’île de Molène que sont implantés les bâtiments liés à une
ancienne activité goémnonière qui feront l'objet d'une reconversion en gîtes ou refuges de mer, et
d'une valorisation patrimoniale.
31
Klervi Le Bot© KOÏBO.
Si les vestiges archéologiques présents permettent de revenir à la préhistoire du peuplement de ces
îlots, l'activité goémonière, débutée il y a plus d’un siècle, marque encore le paysage du Lédénez:
cabanes, fours à goémon, chemins de charrettes ou petits murets, comme autant de marques
manifestes de cette activité humaine qui reste un secteur économique actif (toujours représenté par
un goémonier estivant sur l’île).
Les vestiges de trois époques sont encore présents : des cabanes en pierre sèche de la fin du 19e
siècle, les boxes en béton des années 1950 et la dernière génération des années 1970 à 1980. Les
deux premières catégories seront mises en scène autour d'un projet d’interprétation, alors que la
dernière sera réhabilitée en refuge de mer, permettant aux visiteurs de comprendre et goûter le
mode de vie des goémoniers au siècle dernier.
Ce projet, a pour finalité de conserver ces témoignages d'architecture vernaculaire et de renforcer diversifier l’offre de découverte et d’hébergement sur Molène. Il s'accompagnera de la création d’un
emploi saisonnier dès la mise en service, pour gérer, valoriser et animer le site par un
accompagnement découverte auprès des visiteurs, depuis le port sud de Molène et à marée basse.
32
2015 – LORIENT (56) – MUSEOPATIM : muséographie interactive sur le patrimoine
immergé
Porté par l' Association du Musée sous-marin du Pays de Lorient
MSMPL (c) Tous droits réservés.
Le projet s'inscrit dans le droit fil d'une précédente action baptisée MEDIAPATIM (2011-2014) qui
consistait à mettre en place pour les visiteurs, les jeunes et les publics dits "éloignés" des visites
thématiques ainsi que des ateliers de découverte. De premiers investissements côté technique et
supports de médiation ont été faits à cette occasion. Aujourd'hui, ce capital est en capacité d'être
exploité de manière innovante grâce aux progrès des technologies multimédia et à une
collaboration exemplaire en R&D avec la société morbihannaise Azimut pour rendre les contenus
totalement interactifs à la demande et en fonction du profil du visiteur.
Ce projet structurant prévu pour la saison estivale 2016 participe pleinement de la reconversion
patrimoniale et touristique de cet édifice exceptionnel qu'est la Tour Davis : le plus vieux centre de
sauvetage pour sous-mariniers au monde, construit sur l'emprise la Base sous-marine de Keroman
(BSM) en 1942 et qui a contribué à former pendant plus de 50 ans les équipages à la survie en
grande profondeur.
Bien que sans collections concrètes, le musée valorise pourtant depuis sa création (1998), de
manière originale, les épaves métalliques contemporaines du sud de la Bretagne. Il est par ailleurs
l'unique représentant européen de sa catégorie, avec celui de Cancun au Mexique qui présente un
musée de sculptures immergées.
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Volet « INNOVATION»
L'innovation et l'invention d'aujourd'hui seront les modalités de valorisation de
demain. Le potentiel du patrimoine maritime doit être stimulé afin d'être en mesure
d'en révéler toutes ses facettes. Des pistes de développement doivent être
© Teddy Seguin, ADRAMAR.
empruntées, affinées.
L’esprit d’entreprise et de créativité des Bretons produit des idées intéressantes qui
doivent parfois être testées, expérimentées afin de les parfaire ou de les sélectionner.
Il s’agit de refaire de la Bretagne le laboratoire des initiatives en matière de
patrimoine maritime.
2015 – TREGOR (22) – Paroles au mouillage en Trégor
Porté par le Centre de découverte du Son , 3-4-5 (Cavan)
Loïc Corouge © Tous droits réservés.
Le projet consiste à mettre à la disposition d’un large public, dans des « abris interactifs sonores »,
structures spécifiquement créées et implantées dans des sites « remarquables » choisis, un
ensemble de documentaires sonores construits à partir de collectages relatifs à ces milieux
estuairiens et littoraux.
Ces abris, petites architectures littorales d'un nouveau genre, seront réalisées à partir d’éléments de
récupération détournés (anciennes coques de bateaux) et pensées dans un souci d’intégration à
l’environnement et au paysage, et de recyclage "durable". Par leurs formes, courbes, couleurs et
34
matériaux, ces coques d'embarcations hors d'usage, feront à nouveau sens dans le paysage, tout
autant qu'elles interpelleront.
Les actions de valorisation de témoignages sont souvent statiques, tournées vers le passé, le projet
se positionne ici au contraire dans une dynamique d'avenir. Il s’agit de nourrir la perception
paysagère (visuelle et sonore) des visiteurs en révélant la cohérence et l’esprit des lieux, leur
histoire, leurs fonctions, leurs utilisations actuelle et future. Les témoignages ethnologiques et la
création sonore seront ici utilisés comme « outils d’embarquement et d’éveil» pour découvrir et
partager un passé, une réalité et un avenir du territoire. Savoirs faire, habitat, usages, métiers,
constructions paysagères seront les principales thématiques abordées selon une scénarisation
ludique et interactive.
2015 – DOUARNENEZ (29) – Marins à l'ancre : vie et mémoire des marins à terre
dans le pays de Douarnenez / Cap Sizun
Porté par l'Association Emglev bro Douarnenez
© Port-Musée de Douarnenez (panneau décoratif d'un ancien café devenu restaurant réalisé par
Katerine Librowicz et Dan Walck. en 1953 et 1954).
35
Le traitement du fonds d'archives de l'ancienne Ecole de pêche de Douarnenez (1904), déposé au
musée de Port-Rhu ainsi que le travail de collectage thématique conduit sur la vie des marins à
terre, à travers le filtre atypique des cafés qu'on peut qualifier familièrement de "base arrière" des
armements et équipages dans les ports, constituent la matière première du projet inédit « Marins à
l'ancre ». Face à la disparition rapide de ces patrimoines matériels et immatériels, il y a urgence à
sauvegarder cette mémoire comme autant de portes d'entrée et de compréhension du monde
maritime: formation professionnelle, évolution du métier, des pratiques culturelles des marins,
mutation des ports...
Le projet s'inscrit dans une démarche expérimentale et collaborative qui vise à croiser des
approches : patrimoniales, culturelles, scientifiques, historiques, linguistiques, touristiques,
professionnelles, économiques, sensibles ou encore d'ouverture et de cohésion sociale...
La démarche de muséologie participative et inclusive, déjà testée par le Port-Musée en 2011 avec le
"Projet Bertré " (prix coup de coeur du IXe Forum National des Associations et Fondations) est là
pour questionner la place de l'individu et celle de l'institution dans la construction d'un savoir
scientifique. Pour ce faire, elle a pour principe d'associer la population locale à toute forme de
représentation censée lui correspondre dans l'enceinte du musée.
2014 - OUESSANT (29) – Le Point sur Ouessant : Raconter l'île par son cadastre
Porté par l'Association ENKI (Brest)
Laurent Gontier © ENKI, Collège d'Ouessant
36
Le territoire insulaire de Ouessant se caractérise par un assemblage de 45 000 minuscules
parcelles, communales et privées, réparties sur moins de 15 km2 : autant d'histoires, d'usages et de
pratiques qu'il est important de connaître et de transmettre. L'objectif du projet « Le Point sur
Ouessant » est donc de réaliser un inventaire du patrimoine immatériel de l'île, en partant de l'outil
topographique et administratif que constitue le cadastre. Combiné à un travail de collectage
pédagogique pluridisciplinaire, cet inventaire sera ainsi conduit avec les élèves du collège des îles
du Ponant et leurs enseignants, et pourra être exploité ensuite dans différentes matières. Une
façon inédite de partir à la découverte de leur territoire de vie pour mieux se l'approprier. L'outil de
restitution envisagé prendrait la forme d'un livre numérique et d'une encyclopédie collaborative en
ligne.
2015 – SAINT-MALO (35) – Valorisation de l' œuvre de l'Abbé Fouré à la pointe du
Christ de Rothéneuf
Porté par l'Association Les Amis de l’œuvre de l'Abbé Fouré
Joëlle Jouneau © Les Amis de l’œuvre de l'abbé Fouré.
L'Abbé Adolphe Fouré (1839-1910) a consacré 13 années de sa vie d'ermite à tailler et à sculpter le
granite de la falaise de Rothéneuf. En 1907, frappé de paralysie et atteint de difficulté d'élocution,
il est contraint d'arêter toutes ses activités. Premier représentant de l'Art brut en Bretagne, il a
37
laissé plus de 300 sculptures, autrefois polychromes, à même le littoral, ainsi que de nombreuses
statues en bois en cours d'inventaire.
L'ensemble de cette oeuvre sculptée pourrait
progressivement disparaître si rien n'est fait car elle est soumise à la fois à l'érosion naturelle et
exposée au piétinement des visiteurs depuis les années 1900. L'humidité constante, les
infiltrations, la salinité de l'air lessivent les éventuelles traces de polychromie restantes et
favorisent le développement de mousses et lichens en surface, qui font perdre l'oeuvre en lisibilité.
Une première phase de sauvetage a donc été entreprise depuis 2010 sur le site de la Pointe du
Christ selon un protocole défini scientifiquement avec le Laboratoire de Recherches des
Monuments Historiques ainsi qu'un début de numérisation 3D du gisant de Jean IV duc de
Bretagne.
Le projet vise à poursuivre ce travail de sauvegarde, de numérisation et d'approfondissement de la
connaissance au service de davantage de médiation, notamment auprès des scolaires dans le cadre
du programme d'éducation artistique et culturelle.
2014 - SAINT-MALO (35) – Projet de « sentier archéologique sous-marin de
Bretagne », en Ille-et-Vilaine
Porté par l'Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie
Maritime (ADRAMAR)
Teddy Seguin © ADRAMAR.
Le projet de sentier archéologique sous-marin de Bretagne est un moyen innovant de valoriser des
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héritages maritimes et littoraux, tout en contribuant au développement touristique et économique
de la Bretagne.
L'ambition du projet est de permettre au plus grand nombre (randonneurs à la palme et plongeurs
en bouteilles) d'appréhender toute l'étendue du patrimoine sous-marin breton, notamment
archéologique. La première phase de ce projet concerne la mise en place d'un sentier sous-marin
sur la roche de Bizeux, dans la baie de Saint-Malo.
Cette activité s'adresse à toute personne sachant nager, aux touristes et excursionnistes, à la
population locale, aux scolaires, aux plongeurs avec bouteilles (même débutants), avec un accueil
plongeur handicapé.
2015 - SAINT-MALO (35) – Projet de « sentier archéologique sous-marin de
Bretagne », en Morbihan
Porté par l'Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie
Maritime (ADRAMAR)
Teddy Seguin © ADRAMAR.
Le projet s’inscrit dans la continuité d'une première offre innovante de découverte avec un nouveau
parcours en Morbihan proposé pour la saison 2016. Le choix du site s'est porté sur l'anse de
Kerguélen en partenariat avec le club nautique Sellor nautisme de Larmor-Plage.
Ce sera l'occasion d'innover sur deux plans: une nouvelle thématique et des conditions d'accueil
39
étendues. Le public pourra en effet faire connaissance avec un nouveau type de biens maritimes,
emblématiques de l'archéologie sous-marine de nos côtes: les crocs et ancres. La connaissance
spécifique de cette catégorie d'objets permettra d'accompagner les publics dans une approche de
grande qualité scientifique tout en autorisant une vulgarisation d'excellent niveau. L'aspect ludique
et éducatif reste au cœur de cette sensibilisation.
La pratique du parcours sera mixte, c’est-à-dire qu’il sera accessible aussi bien aux personnes
venant par le biais d’un club ou centre de plongée qu’aux personnes désireuses d’y accéder en
autonomie, la faible profondeur rendant le sentier accessible aussi bien aux randonneurs à la palme
qu’aux plongeurs avec scaphandre autonome.
2014 - BRETAGNE – Développement d'une plate-forme bretonne de transport de
marchandise à la voile
Porté par l'Association Technopôle Brest-Iroise
Diana Mesa © TOWT.eu
A partir de trois navigations autour des côtes de Bretagne, avec des escales en Aquitaine (mai 2015)
et au Royaume-Uni (novembre 2015), le projet de plate-forme de transport à la voile vise la
création du label "Transporté à la voile – dans le respect de l'environnement", grâce à un transport
assuré sur des voiliers traditionnels bretons. Le dundee « Notre-Dame de Rumengol » a été le
second à en faire l'expérience après le thonier « le Biche ».
L'enjeu est donc d'inventer un nouvel avenir pour les bateaux du patrimoine en conjuguant accueil
40
de passagers et transport de marchandises produites localement.Ce mode de transport économise
les émissions de CO2, et offre ainsi des perspectives de développement économique dans un
contexte de transition énergétique pour le secteur maritime, à l'échelle régionale comme
internationale.
Les escales seront l'occasion d'opérations de médiation et de communication, avec notamment une
exposition itinérante sur le patrimoine maritime, le tourisme, les produits, les technologies et les
partenaires associés.
2015 – BRETAGNE – Plateforme bretonne de transport à la voile-édition 2016
(PFBTV16)
Porté par l'Association des routes maritimes à la voile (Brest)
Diana Mesa © TOWT.eu
Basée sur le retour d'expérience et les acquis de l'expédition conduite en 2015, cette nouvelle
édition se propose de capitaliser l'existant, en poussant l'innovation dans 2 directions:
- le lien aux publics avec un barnum patrimonial monté à chaque escale: exposition « Des voiles à
la charge », médiation culturelle, accueil du public par les marins, dégustation de produits...
- l'embarquement numérique : flux vidéo en direct avec 6 web-séries ou mini-reportages
professionnels pour promouvoir les bateaux, les savoir-faire maritimes, les produits, les ports
visités..., suivi GPS, bilan carbone économisé, journal de bord, livraisons, photos, brèves... en direct
via une application mobile pour renforcer la communication grâce aux réseaux sociaux.
41
Les voiliers "Biche " et "Nébuleuse" effectueront 2 circumnavigations entre Bordeaux et Falmouth
soit 2000 miles en empruntant des routes maritimes "traditionnelles" héritées de la géographie,
des systèmes météorologiques et du développement historique du maillage économique breton.
Une dizaine d'escales par tour sont prévues en Bretagne et hors Bretagne (Yeu, Bordeaux,
Paimpoeuf, Nantes, Falmouth, Charlestown). Plus de 20 tonnes de produits locaux ainsi que des
passagers seront ainsi embarqués et transportés à la force du vent, entre le printemps et l'automne
2016.
2015 – BRETAGNE - Développement d'un réseau de "gîtes patrimoniaux" pour le
patrimoine bâti breton du Conservatoire du littoral
Porté par le Conservatoire du littoral – Délégation rivages Bretagne (Plérin)
© Conservatoire du littoral (ferme sur l'île de Quéménès, Le Conquet).
Dans le cadre de sa mission de protection des espaces littoraux, le Conservatoire du littoral est
propriétaire de nombreux bâtiments à fort intérêt patrimonial et historique : phares, sémaphores,
forts, manoirs, abbaye maritime…
Afin de protéger, restaurer et rendre de nouveau accessible au public ces bâtiments emblématiques
du littoral breton, le Conservatoire du littoral souhaite lancer un réseau de « Gîtes patrimoniaux ».
Grâce à une restauration respectueuse de l’histoire des lieux et un aménagement intérieur de
grande qualité, les gîtes patrimoniaux permettront de faire découvrir de manière exceptionnelle
des biens emblématiques du patrimoine localisés au cœur de site naturel unique.
42
Les actions envisagées sont : le développement et l’animation du réseau, avec la création d’une marque,
la définition des liens contractuels et juridiques régissant les acteurs et la mise en route opérationnelle
du projet sur des sites pilotes.
© Conservatoire du littoral (vieux phare de l’île Vierge, Plouguerneau).
Contact :
Conseil régional de Bretagne
Direction Tourisme et Patrimoine
Service Valorisation du patrimoine
Avril 2016 • Impression atelier de reprographie CRB sur papier 100 % recyclé
valorisation.patrimoine@bretagne.bzh
T : 02 22 93 98 12
CONSEIL RÉGIONAL DE BRETAGNE
283 avenue du Général Patton – CS 21101 – 35 711 Rennes cedex 7
Tél. : 02 99 27 10 10 | twitter.com/regionbretagne
www.bretagne.bzh
KUZUL-RANNVRO BREIZH
283 bali ar Jeneral Patton – CS 21101 – 35 711 Roazhon cedex 7
Pgz : 02 99 27 10 10 | twitter.com/regionbretagne
www.rannvro-breizh.bzh
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