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Mercredi 20 avril 2016
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Numéro 76
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Créé en 1950
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Vendu en kiosques et par abonnement
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Prix 4,50 CHF (TVA 2,5% incl.) - 4,50 EUR
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agefi@agefi.com
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Rédacteur en chef: François Schaller
Résultat de Goldman Sachs
La main de Dieu
n’a encore une fois
pas tremblé
PAGE 19
JA-PP/JOURNAL — CASE POSTALE 5031 — CH-1002 LAUSANNE
SMI 8152.76
8160
8130
8100
8070
DOW JONES 18053.60
18120
18080
18040
18000
+1.34%
+0.27%
FALSIFICATION COMPTABLE SUR CINQ ANS
Logitech amendé
aux Etats-Unis
PAGE 3
WHATSAPP DÉTRÔNERA M-BUDGET EN SUISSE
Les marques branchées de 2018
PAGE 5
LE GROUPE ROCHE AU PREMIER TRIMESTRE
Croissance organique imposante
PAGE 4
LES FUSIONS ET ACQUISITIONS RALENTIES
Hausse dissuasive des dividendes
PAGE 11
DÉCOLLAGE DES REVENUS DE TEMENOS
Résultat d’un solide pipeline
La valorisation de l’accessibilité
passe par des critères changeants
IMMOBILIER. Les exigences en places de parcage perdent leur importance en Suisse. Elles sont même nulles à Bâle.
CHRISTIAN AFFOLTER
Les critères de valorisation du
parc immobilier en Suisse, et leur
pondération sont en train de
changer en profondeur. L’accessibilité d’un objet compte toujours parmi les éléments les plus
importants. Que ce soit du côté
du logement (propriété ou location), ou des objets commerciaux.
Mais à Zurich, Bâle ou Berne, il
est déjà possible de réaliser des
projets de logements sans voitures. Moyennant le paiement
d’une compensation, par exemple pour créer les places néces-
saires ailleurs (sauf à Bâle, qui
n’impose aucune création de
places de parcage). Ce qui est
pour l’heure impensable en
Suisse romande, ouverte seulement à des concepts minimalistes
(peu de places de parcage).
Selon le dernier Immo-Monitoring semestriel de Wüest & Partner, le renversement de tendance
est manifeste. Au lieu de contribuer à la mise en valeur, les places
de parc détériorent la rentabilité
d’objets locatifs et commerciaux,
surtout si une part significative
d’entre elles restent inoccupées.
Les projets améliorant la desserte
en transports publics ont en revanche un impact croissant, encore plus marqué du côté locatif.
Une augmentation de l’offre en
transports publics génère souvent
une tension supplémentaire sur
le marché. Ce qui montre qu’elle
joue un rôle valorisant.
Les investisseurs doivent ainsi
suivre de près les nouveaux projets dans ce domaine pour adapter
leur planification. L’évolution de
la mobilité, avec une part croissante de ménages sans voiture
(majoritaires à Bâle et à Berne),
rend plus difficile l’évaluation de
l’accessibilité. Ce qui signifie
aussi qu’’attribuer les priorités
dans la mobilité est devenu très
important. L’idéal est d’offrir aux
utilisateurs un choix aussi large
que possible.
Le vélo est le moyen de transport
des pendulaires ayant enregistré
la croissance la plus forte entre
2010 et 2013. Ces analyses laissent aussi apparaître une dichotomie croissante entre les villes
principales et les régions périphériques. Dans lesquelles la densité
d’automobiles continue de croître. La surface de logement par
place de parcage y est inférieure
d’un tiers. PAGE 5
PAGE 3
RÉORGANISATION DES GRANDS ÉLECTRICIENS
BKW sort de Romande Energie
GROUPE MINOTERIES ET GESTION MILLIMÉTRÉE
Résultat annuel bien préservé
PAGE 4
LE CHRONIQUE DE MARIE OWENS THOMSEN
Brexit: qui a le plus à perdre?
PAGE 2
Grands rendez-vous à
New York et San José
CHRISTOPHE REMILLET. OneVisage à Lausanne
figure parmi les favoris des Edison Awards demain à
New York. L’entreprise a aussi été sélectionnée pour le
Finovate Spring de San José en mai.
Sécurité et biométrie: il y a un mois, OneVisage à
Lausanne obtenait un maximum d’attention au
Mobile World Congress de Barcelone avec sa solution
smartphone de reconnaissance faciale 3D (selfie video
avec mouvement court en courbe). Hier matin, le créateur et directeur Christophe Remillet prenait l’avion
pour New York. OneVisage fait partie des nominés
pour le concours d’innovation Edison Awards, qui aura
lieu demain. L’entreprise créée en 2013, qui compte
l’Ecole polytechnique de Zurich parmi ses partenaires,
se laisse même dire depuis plusieurs jours par les initiés qu’elle a toutes les chances de figurer parmi les
trois premiers. OneVisage vient encore d’être sélectionné pour un pitch au Finovate Spring de San José
en mai. L’un des plus importants rendez-vous d’investisseurs aux Etats-Unis (1700 inscrits pour 80 présentations). Pour son financement, la start-up a d’abord
pu compter sur la Commission pour la technologie et
l’innovation à Berne (CTI), qui a consenti près d’un
demi-million de francs versés directement à des chercheurs. Elle s’est ensuite «adossée» à une banque
américaine intéressée par les questions d’identification (en tant que cliente). L’un des meilleurs moyens
de démarrer une entreprise. OneVisage compte quatre
ingénieurs, un commercial et un financier.n
Bon reflet logistique Ce que valent encore
du commerce mondial les contenus créatifs
KÜHNE + NAGEL. Nette hausse des marges brutes et
opérationnelles dans un environnement très différencié.
FRANCIS GURRY. Il commente la grande conférence
d’aujourd’hui sur les modèles économiques... artistiques.
Le transitaire et logisticien de référence dans le monde KühneNagel (Schwyz) a réalisé une très
bonne performance opérationnelle au premier trimestre. Poursuivant ainsi sur sa lancée de l’an
dernier. K+N évolue toutefois
dans un environnement mondial
contrasté. Celui-ci est marqué par
une faible croissance dans le fret
maritime et une baisse dans le fret
aérien.
K+N a par ailleurs amélioré sa
rentabilité dans les solutions de
logistique (contract logistics), indispensables au fret maritime et
aérien,et à la préservation de la
rentabilitél de ces activités.
Au même titre que le sont les
Les intervenants de l’économie
mondiale des œuvres culturelles
sont réunis aujourd’hui à Genève
pour trois jours de conférence sur
les enjeux du marché mondial
des contenus numériques, organisée par l’OMPI. «Nous vivons
une révolution aux conséquences
fascinantes pour les industries
musicale, de radio, de cinéma et
d’édition. Cette conférence offre
une chance unique de témoignage de la part des professionnels de la production, distribution
et consommation de la culture»,
explique Francis Gurry, directeur
général de l’OMPI. L’enjeu de
cette conférence est de mieux
comprendre ce marché mondial
prestations complémentaires de
transport terrestre (overland).
Une organisation supérieure, sur
le plan des technologies de l’information spécialement, une
proximité avec la clientèle et une
compréhension au-dessus de la
moyenne de ses attentes semblent
donner un avantage compétitif
stable.
Ces éléments se traduisent par un
retour sur capitaux employés exceptionnellement élevé (près de
70%). Un défi pour K+N est de
pouvoir progresser à un taux de
rendement qui justifierait alors
amplement sa valorisation de plus
de 16 milliards de francs sur le
marché actions. PAGE 3
Entretien avec le directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle à Genève (OMPI)
des contenus numériques, afin de
préserver la chaîne de valeur indispensable pour une création
riche et diversifiée. PAGE 7
ÉDITORIAL SÉBASTIEN RUCHE
Les fraudes restent le problème des autres
«Je croyais que de telles pratiques étaient monnaie courante dans ce business». Ancien vice-président de la
FIFA, Jeffrey Webb a accepté des pots-de-vin, comme
39 de ses collègues, avec qui il se retrouve devant la justice américaine. Ses explications, rendues publiques hier,
illustrent la tolérance sociale qui a entouré les faits de
corruption ou de fraude jusqu’à un passé récent. Cette
acceptation tacite n’a pas totalement disparu: plus d’un
tiers des dirigeants d’entreprises suisses légitiment un
comportement non éthique pour atteindre des objectifs
financiers, selon un sondage communiqués hier par
Ernst & Young (lire page 6). Or c’est sur le top management que repose l’efficacité de la nouvelle stratégie de
lutte contre ces dérives.
Il s’agit bien d’une nouvelle ère de responsabilité individuelle. Pendant longtemps, les errements ont été assumés au niveau corporate. Les entreprises payaient
généralement une amende (plutôt salée si elle était
américaine, mais aussi parfois déductible des impôts)
et juraient que l’on ne les y reprendrait plus. L’argent
était bienvenu dans les caisses publiques mais l’efficacité
de cette politique restait limitée. Les mêmes faits étaient
répétés, après un certain temps ou ailleurs mais par les
mêmes auteurs. D’où l’idée de poursuivre les individus,
et plus seulement les sociétés.
Cette évolution a été la plus visible dans le monde de
la finance. Après la période des amendes post-crise financière, le curseur s’est déplacé vers les collaborateurs,
auteurs de démarchages illicites de clientèle fortunée
par exemple, ou de manipulation du Libor. Les autorités
américaines comme la SEC ou le DoJ ne manquent pas
une occasion de rappeler qu’elles ciblent maintenant
les traders voyous ou les collaborateurs bancaires ayant
aidé des clients à frauder le fisc (surtout s’ils sont suisses).
En Suisse, la Finma applique de plus en plus l’arme fatale
de la garantie de l’activité irréprochable, qui est attachée
aux individus. Ceux qui la perdent peuvent faire une
croix sur leur carrière.
Ce shift dans la répression est bien accueilli par le public,
et pas seulement parce que la publication des noms des
coupables satisfait un certain voyeurisme. Les professionnels aussi semblent s’en satisfaire: 80% des dirigeants suisses interrogés par E&Y se déclarent favorables
aux poursuites individuelles en cas d’activités criminelles.
Tous les obstacles ne sont pas pour autant levés. La responsabilité des managers est augmentée parce que les
collaborateurs, directement exposés ont besoin de directives univoques. L’ère du «ce que vous faites pour
atteindre les objectifs ne nous regarde pas» est révolue.
En outre, le signalement de cas litigieux peut se heurter
à la loyauté envers un collègue (pour 10% des sondés
par E&Y) ou envers l’entreprise (12%).
Enfin, l’impression générale dégagée par ce sondage
est que les comportements illégaux restent des problèmes que d’autres doivent régler. Inquiétant: les professionnels interrogés étaient des responsables de la
compliance, de l’audit interne ou des services juridiques.
Précisément censés détecter et intervenir contre les
fraudes.n
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