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BSV_RA_HOR-PEPI_no1_du_18-04-2016

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BULLETIN DE
SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Horticulture et Pépinière n°1
Dernières observations en Horticulture
Maladies présentes dans la région
BOTRYTIS
Risque moyen Ce champignon est observé à plusieurs reprises, que ce soit sur
Géranium, Fuchsia ou toute culture de diversification. La pression
observée est généralement faible, parfois forte sur Géranium.
La prophylaxie fonctionne très bien sur ce champignon qui est
favorisé par des nuits fraîches pour les cultures (entrainant une
hygrométrie importante notamment en première partie de matinée). Le distançage des plants, lorsque cela est possible permet de diminuer la pression. Enfin, il
est conseillé de chauffer les plants avec un chauffage de fond, ce qui permet un assèchement de
la zone foliaire basse par simple effet de convection de la chaleur. Les conditions peu lumineuses
du mois de mars ont également favorisé le développement de Botrytis.
Sommaire
Maladies diverses présentes dans la région
PYTHIUM — OÏDIUM—ROUILLE

Un cas de Pythium observé sur Géranium

Maladies foliaires observées sur pensée

Rouille sur pieds mère de Géranium zonale

Oïdium sur Verbena
HORTI / MALADIES : Botrytis—
P 1 Oïdium—Pythium—Rouille—maladies
Risque moyen HORTI / PUCERONS—THRIPS
P 2 HORTI / CHENILLES—
P 3 PEPI / MALADIES—OBSERVATION
P 4 PEPI / PUCERONS—
P 5 EDITORIAL
P 6 BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHONE-ALPES
Les dernières observations en Horticulture
Ravageurs présents dans la région
PUCERONS
Risque élevé Les pucerons sont observés dans tout le département, ce qui est courant en cette période
printanière. Diverses espèces sont observées qu’il s’agisse de pucerons noirs ou verts. Les
cultures citées sont les suivantes : Géranium lierre & zonale, verveine, jeunes plants d’aubergine, Fuchsia, Callibrachoa, Osteospermum, Hydrangea, Ipomea batata, sauge ananas,
Bidens, jeunes plants de fraisiers, cultures de diversification.
La pression observée est faible, il s’agit des premiers foyers après un hiver doux
mais avec un début de printemps frais, qui a ralentit la progression des pucerons.
On observe de nombreux pucerons ailés, la dissémination peut être très rapide à
cette période cruciale de l’année. Des solutions à base d’auxiliaires existent, notamment les ‘Mix’ qui comportent jusqu’à 6 auxiliaires inclus dans un tube et libérant sur une période de 2 à 3 semaines. Ces solutions permettent de s’affranchir
de l’identification, souvent laborieuse, du type de pucerons et la mise en place
est commode et rapide. Observation de Cécydomies indigènes également.
Cécydomie Aphidoletes aphidimyza © Caroline Baconnier THRIPS
Risque élevé La pression observée sur Thrips (Frankliniella occidentalis) est faible parfois, souvent forte. De
nombreuses cultures majeures sont citées pour ce ravageur dont les dégâts sont parfois irréversibles : Impatiens de Nouvelle Guinée, Géranium, Petunia, Verveine, Gerbera, Fuchsia, plantes
de diversification, Impatiens double, Hibiscus moscheutos.
Les lâchers d’auxiliaires s’imposent sur les zones de multiplication afin de limiter les foyers par la
suite. De bons retours de l’auxiliaire acarien du sol Macrocheles robustulus qui se révèlent efficace en conditions d’application de fin d’hiver et de printemps, à appliquer au niveau des substrats, notamment en multiplication où son application est plus aisée.
Rappelons que les panneaux jaunes sont bien plus efficaces que les panneaux bleus pour capter
les Thrips. Au niveau national, ce sont les panneaux jaunes qui sont très largement utilisés, les
panneaux bleus doivent être utilisés essentiellement pour capter mouches et lépidoptères. L’impact de ces panneaux jaunes sur les auxiliaires type Aphidius est réel mais négligeable & les
panneaux bleus les captent aussi, il conviendra juste de ne pas faire de lâchers d’Aphidius à leur
proximité et de cibler les périodes de mise en place de ces panneaux.
Dégâts de Thrips sur Callibrachoa © Caroline Baconnier BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Dernières observations en Horticulture
CHENILLES
Les premiers dégâts de chenilles sont observées sur Géranium, Viola, plantes de diversification et
menthe avec le papillon Pyrausta. L’évolution de la pression dépendra si le climat est frais ou plus
chaud. À surveiller.
Risque faible AUTRES RAVAGEURS

présence d’acariens sur Leonotus, Dipladenia & Solanum rantonnetii,

Présence de tarsonème sur Impatiens de Nouvelle Guinée. Attention aux confusions possibles avec des carences en Bore ou Calcium qui crispent les
feuilles de la même manière,

Présence de cochenille sur Laurus nobilis & Dipladenia,

Présence d’aleurodes sur verveine & Lantana,

Présence de cicadelles sur Thym & Mélisse.
Risque moyen Maladies virales et bactériennes présentes dans la région
Des virus sont observés sur Géranium, verveine et Impatiens de Nouvelle Guinée. En cas de
présence de virus, s’assurer d’une faible pression en aleurodes, pucerons et thrips qui peuvent
être des vecteurs très rapides et sur d’autres cultures que la culture incriminée.
Risque faible BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Dernières observations en Pépinière
Maladies présentes dans la région
Maladies
La végétation de ce début de printemps n’est pas encore très avancée. On observe :

maladie des taches noires (Marsoninna) sur rosier

Oïdium sur Vinca, Spiraea, rosier. La présence d’Oïdium est favorisée par des nuits fraiches
générant de la rosée sur le feuillage & des journées sèches, conditions fréquemment rencontrées sur les cultures sous abris. L’augmentation de l’hygrométrie en journée peut limiter la progression du champignon, mais peut générer aussi d’autres champignons notamment le
mildiou.

Phoma sur lavandes, avec déperissement d’une branche ou plusieurs branches des plants
de lavande.
Compte tenu des observation de ce début de végétation, la pression est faible actuellement, à surveiller en cas de conditions climatiques qui deviendraient douces et humides.
OBSERVATION DES AUXILIAIRES
Observation en grande quantité de pucerons parasités par un champignon entomopathogène du
type Verticillium ou autre espèce : observation sur Vinca & Euonymus. Ces champignons sont aussi disponibles afin de les pulvériser, ce qui peut être intéressant dans des conditions de climat de
multiplication. En effet pour être efficaces, ces champignons requièrent une hygrométrie élevée.
De plus, observation précoce de coccinelles sous tunnels, notamment sur cultures d’Escallonia et
d’Aphidius colemani sur Rubus
Champignon entomopathogène sur Macrosiphum euphorbiae © Alamy Stock Photo Risque moyen BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Dernières observations en Pépinière
PUCERONS
Risque élevé Nombreuses populations de pucerons sur diverses plantes cultivées sous abris : Hedera hibernica, Vinca, Rosier (il s’agissait de Macrosiphum euphorbiae, mais il peut s’agir d’autres espèces également), rosier, Photinia (pucerons verts type Myzus et pucerons noirs), mirabellier,
cerisier.
Les infestations sont parfois fortes, les populations d’auxiliaires n’ont pas encore eu le temps
de se mettre en place. Pour les cultures les moins froides sous abris, l’utilisation de tubes
comme en horticulture (cf. paragraphe pucerons) peut être intéressante.
Notons également la présence de pucerons des racines sur divers jeunes plants.
Des pucerons Chermès du Pin sont recensés sur Pinus pinea, attention à la confusion fréquente avec les cochenilles auxquelles ils ressemblent.
AUTRES RAVAGEURS
Risque faible La plupart des observations relatent des faibles pressions, localement fortes pressions sous
tunnels :

acariens sur Hedera hibernica et Nerium oleander

Cochenilles sur Euonymus

Otiorhynques sur Photinia & Leyland

Psylle sur Elaeagnus

Pyrale du buis : premières populations observées très précocement en raison de l’hiver
doux. Bloquer ce premier cycle à l’aide de solution biologiques comme le Bacillus thuringiensis permet d’éviter le développement de nouveaux foyers pour le reste de la saison;
BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL
Edition RHÔNE-ALPES
Bulletin édité sous la responsabilité de la Chambre Régionale d’Agriculture de Rhône-Alpes.
Directeur de publication : Jean Luc FLAUGERE, Président du Comité Régional d'Epidémiosurveillance
Animation : Olivier GROS, RATHO
Analyse de risque et Rédaction : Olivier GROS
Comité de validation : RATHO, SRAL
A partir des observations réalisées par : les adhérents et techniciens du RATHO.
Ce bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci
ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRARA dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises
par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base d’observations qu’ils
auront eux-mêmes réalisées sur leurs parcelles et/ou en s’appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques.
Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture, avec l'appui financier de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
Risque élevé 
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