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appel à projets - Région Bretagne

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Catalogue des projets lauréats 2013 – 2014
Katalog ar raktresoù loreet 2013 – 2014
Formation de bénévoles à la lecture du bâti dans le pays de Fougères © Région Bretagne.
APPEL À PROJETS
« Participez à l’inventaire
du patrimoine de Bretagne »
GALV DA RAKTRESOÙ « KEMERIT PERZH E RENABL GLAD BREIZH »
Le patrimoine : un levier de développement pour la Bretagne
• patrimoine •
2
En 2016, la Région invite à nouveau les Bretons à s'impliquer pour
la connaissance du patrimoine régional :
Nouvel appel à projets 2016-2018
PARTICIPEZ À L’INVENTAIRE
DU PATRIMOINE DE BRETAGNE
L'Inventaire du patrimoine est, depuis sa création en 1964 par Malraux, un outil extraordinaire de
connaissance du patrimoine et des territoires. La Bretagne est une terre « pionnière » et active de
cette "aventure de l'esprit".
Forte d’une politique patrimoniale dynamique, et disposant désormais de la compétence de
conduire les opérations d’Inventaire, la Région Bretagne y voit l’opportunité d’encourager et
d’accompagner plus encore les acteurs locaux dans la connaissance de l’architecture et de l’histoire
du territoire. C’est en ce sens qu’elle renouvelle l’appel à projets « Participez à l’Inventaire du
patrimoine de Bretagne ».
La connaissance est un préalable indispensable à toute opération de valorisation. La richesse du
territoire breton et l’élargissement des champs patrimoniaux invitent également à initier sans cesse
de nouvelles opérations d’étude et d’approfondissement de l’identité régionale. Cette connaissance
n’a néanmoins de sens sans une appropriation durable par les acteurs locaux. En complément des
enquêtes menées « en régie directe » par le Service de l’Inventaire du patrimoine de la Région
Bretagne, les opérations menées dans le cadre des éditions précédentes de l’appel à projets
« participer à l’Inventaire du patrimoine de Bretagne » s’inscrivent dans cette dynamique d’ancrage
fort d’études scientifiques du patrimoine.
Depuis 1964, l’Inventaire du patrimoine s’appuie sur des outils et une méthodologie avérée. Les
études menées dans le cadre de l’appel à projets doivent s’inscrire dans cette approche qui leur
garanti la visibilité de leur travaux (insertion dans les bases de données et publications sur
patrimoine.bzh, le portail de l’Inventaire du patrimoine) autant qu’une caution scientifique.
En apportant un soutien très significatif (jusqu’à 70% du coût du projet, en plus d’un
accompagnement scientifique et technique), la Région souhaite donc encourager tous les acteurs de
la connaissance des patrimoines de Bretagne (associations, collectivités, particuliers…).
Quels seront les types de projets soutenus dans le nouvel appel à projets ?
Toute étude, travail et action destinés à favoriser l’identification et la connaissance d’éléments
patrimoniaux sur le territoire de la Bretagne peut faire l'objet d'un soutien de la Région.
Qu'elles soient liées à une thématique ou à un territoire breton, les approches sont justifiées par un
intérêt patrimonial ou historique, lié à des caractéristiques géographiques, des ressources
naturelles, des aventures humaines individuelles ou collectives, ponctuelles ou « durables »…
Elles peuvent aussi s’attacher à investir des patrimoines peu connus, peu étudiés ou fragiles, liés à
des problématiques contemporaines ou des approches interdisciplinaires.
Quelles sont les conditions pour être retenu ?
Depuis 1964, l’Inventaire du patrimoine s’appuie sur des outils et une méthodologie avérée.
Les projets pourront être soutenus à condition que cette déclinaison méthodologique des études
soit conforme aux préconisations et à la méthodologie de l'Inventaire général du patrimoine et
soumise à la validation du service régional de l'Inventaire.
Pour en savoir plus sur la méthodologie de l'Inventaire général voir le site du ministère de la
culture :
http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/presenta/normes/livretPMC/livretPMC_2007.pdf
3
Quel sera l'apport de la Région ?
La Région apporte un soutien très significatif :
• soutien financier : jusqu’à 70% du coût du projet,
• accompagnement scientifique et technique
•
•
visibilité de leurs travaux (insertion dans les bases de données et publications sur
patrimoine.bzh, le portail de l’Inventaire du patrimoine)
caution scientifique.
Qui pourra participer au prochain appel à projets ?
L’appel à projets est ouvert aux associations et organismes de droit privé (y compris acteurs
individuels, auto-entrepreneurs…) acteurs de l’étude et de la valorisation du patrimoine, ainsi
qu’aux collectivités territoriales et à leurs groupements.
Qui contacter ?
Conseil régional de Bretagne
283, avenue du Généra Patton
CS 21101 – 35711 RENNES cedex 7
➢ Direction Tourisme et Patrimoine
inventaire.patrimoine@bretagne.bzh
02.22.93.98.35
Modalité, dossier d'inscription et critères de l'appel
à projets sur : bretagne.bzh
4
Un appel à projets déjà conduit en 2013 et 2014
Traces discrètes de fours à goémon sur les grèves, charpentes à la construction originale, bateaux,
coiffes, moulins et routoirs… Le patrimoine breton est d’une extrême diversité, écho à la richesse de
l’histoire du territoire. Richesse qui invite à initier de nouvelles études et enquêtes d’autant que la
notion de patrimoine s’étend elle aussi sans cesse à de nouveaux champs.
En s’appuyant sur sa compétence d’Inventaire du patrimoine, c’est en ce sens que la Région
Bretagne a choisi d'inviter les acteurs locaux à participer à une connaissance partagée du
patrimoine au travers d’un appel à projets dont deux premières éditions ont permis
d’accompagner des opérations très diverses et d’explorer de nouveaux domaines
patrimoniaux :
1ère édition (2013-2015) :
Association Au fil du Queffleuth et de la Penzé (Pleyber-Christ - 29) sur les
papeteries et moulins à papier de Bretagne du XVe au XXe siècles,
Association Lin et chanvre en Bretagne (Landerneau – 29) sur le patrimoine
linier et chanvrier,
Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritimes
(Douarnenez) sur l'Archipel des Glénan,
Association Cicindèle - Maison du Patrimoine(Locarn - 22) autour de l'exploitation
ardoisière,
Association Ijin Ha Spered Ar Vro (Plouénan - 29) sur les coiffes en filet brodé
de Bretagne,
Corentin Olivier (Plougoumelen - 56), étudiant, sur la charpente armoricaine.
2ème édition (2014-2016) :
Association Croix et calvaires
de Bretagne (Guégon - 56), pour
un recensement participatif
des croix et calvaires de
Bretagne,
Association Manche Atlantique
pour
la
Recherche
Archéologique dans les îles
(Rennes - 35) sur un inventaire
des fours de goémoniers de
Bretagne,
Groupement d’Intérêt Public pour
l’Aménagement du Territoire du
Pays de Morlaix (Morlaix –
29), sur un Inventaire du
patrimoine maritime du pays
de Morlaix, projet qui s'inscrit
dans une dynamique de territoire,
Les lauréats de l'appel à projets 2014 © Région Bretagne
5
Office de tourisme de Pontivy communauté (Pontivy – 56), sur un Inventaire
du patrimoine de Pontivy communauté, projet qui s'inscrit dans une démarche
de demande du label Pays d'Art et d'Histoire,
Corentin Olivier (Université Rennes II - 35) étudiant qui poursuite son travail de
master 2 par une thèse de doctorat, sur la charpente armoricaine,
Stéven Lemaître (Université Rennes II – 35), sur l'Inventaire des commanderies
de l'ordre du temple et de l’hôpital de Saint-Jean de Jérusalem de
Bretagne.
En accompagnant 2 collectivités qui appuient leur démarche sur des inventaires participatifs et 7
associations, la Région entend également mettre en lumière l'immense travail accompli par les très
nombreux bénévoles agissant sur l’ensemble du territoire en faveur du patrimoine.
Il est également essentiel de souligner que plusieurs de ces structures ont profité de l’aide
régionale pour créer des postes de chargés de missions. 5 CDD (soit 79 mois) ont ainsi été rendus
possibles au travers de ces études à l’origine de projets de développement et de valorisation qui
pour certains, seront également pourvoyeurs d’emploi.
La plupart des études proposées sont donc thématiques (hormis l’enquête sur l’Archipel des
Glénan et celle de Pontivy communauté). Par ailleurs, elles viennent asseoir des dynamiques de
territoires, notamment lorsqu’elles sont portées ou relayées par des collectivités. Elles peuvent se
situer en amont (Pays de Pontivy) ou en aval (Pays de Morlaix) d’une démarche de labellisation
comme Ville ou Pays d'Art et d'Histoire.
6
LES
OPÉRATIONS
D’INVENTAIRE
ACTUELLEMENT EN BRETAGNE
DU
PATRIMOINE
EN
COURS
Enquêtes conduites en « régie directe » (réalisées par le service régional de l'Inventaire du
patrimoine) :
1. Rance Côte d’Émeraude
5. Voies navigables
2. Trégor
6. Canton de Plouescat (reprise de données d’une
3. Parc Naturel Régional d'Armorique
opération ancienne)
4. Pays de Fougères
7. Patrimoine des sports
Les 2 précédentes éditions de l’appel à projets « Participez à l’Inventaire du
patrimoine de Bretagne » ont permis d’accompagner 11 opérations conduites
par des associations
8. Les Glénan
9. Coiffes en filet brodé
10. Sites de production ardoisière
11. Patrimoine linier et chanvrier
12. Moulins à papier de Bretagne
13. Croix et calvaires de Bretagne
14. Fours à goémons
par des collectivités
15. Patrimoine maritime du pays de Morlaix
16. Patrimoine du Pays de Pontivy
par des étudiants/doctorants
17. Sites templiers et hospitaliers
18. Charpentes armoricaines de Bretagne
Opération conduite en partenariat
19. Rennes Métropole
7
2013-2015 - PLEYBER-CHRIST (29) - Moulins à papier et papeteries industrielles de
Bretagne
Porté par l'association Au fil du Queffleuth et de la Penzé
Visite aux papeteries Vallée à Belle-Isles-en-Terre lors des JEP 2015 © Région Bretagne
L'association « Au fil du Queffleuth et de la Penzé » est située dans le pays de Morlaix
depuis plus de 20 ans et agit avec un attachement à l'histoire textile et papetières
dans le domaine des patrimoines et de l'environnement.
Du XVIe au XIXe siècles, le pays de Morlaix a été très concerné par la culture du lin, sa
transformation et le commerce de la toile. La fabrication du papier, issue de la transformation des
déchets de linge, toile et sous-produits du lin, s'est développée près des lieux de production de
cette fibre, cependant la mémoire locale avait perdu la trace de ces moulins à papiers alors qu'ils
avaient participé à l'économie du territoire.
Le métier de papetier amène souvent ces familles à migrer vers d'autres sites papetiers, d'un
département à l'autre de la Bretagne. Le Centre généalogique du Finistère a ainsi réalisé une base
de données des familles papetières sur la Bretagne, riche de plus de 26 000 noms. Depuis
plus de 10 ans, les membres bénévoles d'Au fil du Queffleuth et de la Penzé, par ailleurs
généalogistes, poursuivent la collecte d'éléments concernant les moulins à papier et papeteries de
Bretagne.
Le projet : recenser 128 bâtiments, ateliers et usines
Le soutien du Conseil régional a permis à l'association de mettre en ligne sur patrimoine.bzh 128
dossiers concernant d’anciens moulins, ateliers et usines, dont il ne reste parfois que des traces.
Au-delà d’un enrichissement culturel régional indéniable, cet inventaire alimente une connaissance
de l’histoire papetière à l’échelle européenne et s’inscrit dans une véritable dynamique de
valorisation au travers d’un repérage des sites aménageables ou visitables. Il a également permis la
mobilisation des propriétaires des sites papetiers autour de leur histoire et de leur patrimoine, et
8
nourri de multiples restitutions complémentaires : un ouvrage édité en mai 2015, une conférence
animée par Jean Caroff, historien et président de l'association, sur l'histoire des moulins à papier et
l'industrie papetière en Bretagne depuis le XVe siècle.
Pour en savoir plus : http://aufilduqueffleuthetdelapenze.over-blog.com/
2013-2015 – DOUARNENEZ (29) – Patrimoine matériel et immatériel de l'archipel
des Glénan
Porté par la Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine maritimes
© Yannick Le Gal, CRTB
Phare du Huic © FRCPM
Créée en 1979, la Fédération Régionale pour la Culture et le Patrimoine Maritimes en
Bretagne*concentre son action sur l’étude du patrimoine culturel des populations
maritimes et fluviales du littoral Manche-Atlantique. L'appel à projet lui a permis
d’investir l’étude de l’archipel des Glénan.
Soumis à des protections écologiques, l’archipel restait en effet méconnu sur le plan architectural
et ethnologique. L’inventaire réalisé s’est attaché à étudier son patrimoine bâti, navigant et
immatériel :
• Un passé militaire : le fort Cigogne (XVIIIe siècle), le sémaphore de Penfret (XIXe), le
corps de garde et la batterie militaire (XIXe).
• La signalisation maritime : le phare de Penfret (XIXe), le phare de l’île des Moutons (XXe),
les vedettes de ravitaillement des Phares et Balises.
• Les activités économiques : de pêche (le vivier de l’île St Nicolas, considéré comme le plus
grand de France au XIXe siècle), la production de soude pour les verreries (four à brûlage
de varechs sur l’île du Loc’h), l’extraction de maërl (les sabliers des Glénan), l’activité
agricole (anciennes fermes)…
• L’activité de loisirs nautiques : bâtiments de l’école de voile sur les îles de Penfret et
Cigogne. voiliers dont le cotre bermudien de croisière Sereine, classé au titre des
monuments historiques depuis 2001.
9
Le projet : enrichir l'identité de l'archipel
L’inventaire du patrimoine matériel et immatériel de l’archipel avait pour objet de conserver et
valoriser une mémoire qui tend à disparaître en même temps que les derniers témoins des activités
humaines de l’archipel (professionnels et usagers des îles).
En plus du patrimoine navigant, l'opération accompagnée par la Région Bretagne a permis le
recensement de la totalité du bâti de l’archipel, édifices particulièrement soumis, par leur situation
insulaire, aux intempéries et dégradations naturelles. Elle alimente également une réflexion menée
au plan national sur le thésaurus du patrimoine maritime.
La mise en ligne sur patrimoine.bzh de cette étude participe de la nécessaire valorisation de
l’identité et de la richesse culturelle de l’archipel. Une conférence et des animations ont également
été proposées pour continuer l’échange.
Pour en savoir plus: http://www.frcpm-bretagne.fr/
2013-2015 – PLOUENAN (29) – Les coiffes en filet brodé
Porté par l'association Ijin Ha Spered Ar Vro
Coiffe en filet brodé La CHUBILINENN ou JOBELINENN © Ijin Ha Spered ar Vro
Créée en 2006, l'association Ijin Ha Spered ar Vro s'est fixé pour priorité la
sauvegarde de la technique de fabrication de coiffes en filet brodé, fragiles témoins
de la richesse du patrimoine breton. L’association travaille aussi à la transmission
des gestes et savoir-faire qui permettent de reproduire ou de continuer à créer ces
ouvrages de fils et dentelles.
Forte de son activité passée de collectage, recherche et mise en œuvre de techniques anciennes,
l'association Ijin ha spered ar vro a profité de l’aide de la Région pour réinvestir l’ensemble des
données qu’elle avait précédemment assemblés et l’enrichir des connaissances complémentaires
10
de collectionneurs éclairés originaires de différents territoires régionaux, contribuant ainsi à la
constitution d’une mémoire culturelle et à la préservation d’un savoir-faire peu connu.
Le projet : l'art du filet brodé à travers 22 terroirs et 30 coiffes
Le projet a permis de réaliser une trentaine de dossiers numériques très riches, accessibles sur
patrimoine.bzh, dans lesquelles les informations sont harmonisées afin de leur donner une
certaine unicité. Ce projet souligne la pertinence des liens entre les différents champs du
patrimoine d'autant plus que le patrimoine culturel immatériel a une place essentielle en Bretagne.
Une exposition permanente est présentée à Plouénan et rassemble une belle collection de coiffes.
Des ateliers de restauration et fabrication sont également régulièrement organisés.
2013-2015 – LANDERNEAU (29) - Patrimoine linier et chanvrier de Bretagne
Porté par l'association Lin et chanvre en Bretagne
Inventaire des "routoirs" du Launay à Hengoat (22), en compagnie de Eric Poulouin, technicien
environnement de la Communauté de communes du Haut-Tregor © Lin et chanvre en Bretagne
L'association Lin & Chanvre en Bretagne fédère, à ce jour, 60 structures et une
quinzaine d'adhérents individuels animant « Route des toiles » favorisant la
découverte de l’histoire textile régionale, et valorisant les initiatives contemporaines
faisant écho à ces traditions.
La culture et la transformation du lin et du chanvre ont donné naissance à un riche patrimoine
architectural sur l’ensemble du territoire breton : à côté du patrimoine prestigieux héritage de
l’enrichissement dû à l'activité textile, de nombreux témoins plus discrets ponctuent le paysage : «
kanndi » du Finistère, « routoirs » des Côtes-d’Armor ou fours à chanvre d’Ille-et-Vilaine, souvent
peu identifiés et donc fragiles…
11
Le projet : au-delà de l'inventaire, développer des projets de valorisations
En répondant à ce projet régional, Lin & Chanvre en Bretagne s'est donné pour objectif
d'inventorier le patrimoine bâti lié à la transformation du lin et du chanvre. Conduit dans le cadre
d'une démarche participative, l’enquête d’Inventaire s’est appuyée sur la connaissance des
territoires détenue par leurs habitants. Formés et coordonnés par l’association, des groupes de
travail ont recensé des éléments architecturaux à partir de relevés de terrain et de recherches en
archives.
Près de 120 dossiers ont été réalisés et sont accessibles sur patrimoine.bzh. Des introductions
explicitent les procédés de transformation des fibres végétales et replacent les éléments
architecturaux dans leur contexte historique. L’enquête enrichit de façon conséquente la
connaissance du patrimoine linier et chanvrier régional, et contribue à une nouvelle lecture du
territoire. Sur la base de cette connaissance, le réseau Lin & Chanvre en Bretagne envisage de
nombreux projets de valorisation...
2013-2015 - LOCARN (22) – L'exploitation ardoisière en Centre-Ouest Bretagne
Porté par l'association Cicindèle – La maison du patrimoine à Locarn
Ardoisière de Coat-Maël (Maël-Carhaix) - Modélisation - Liaison Centrale - Dynamo © Ronan Guillo
-Maison du patrimoine de Locarn
Gérée par l'association Cicindèle, la Maison du patrimoine a ouvert ses portes en
2000. Centre d'interprétation du monde rural, elle travaille sur les patrimoines
naturel et culturel du Centre-Ouest-Bretagne. Les ardoisières ont marqué ce
territoire, son économie, ses paysages, ses habitants et leur mémoire. En 2000, la
fermeture de la carrière souterraine de Moulin-Lande à Maël-Carhaix a sonné le glas
de cette industrie. Depuis près de 15 ans, la Maison du Patrimoine mène un travail de
collectage et de transmission de cette histoire.
Si l’histoire économique et sociale des ardoisières a déjà été étudiée, l’histoire technique de
l’extraction du schiste restait ici à écrire : pour mieux lire l’histoire des sites et de leur
fonctionnement, il était nécessaire de les confronter à une approche approfondie des différentes
méthodes d’exploitation (souterraine en remontant, en descendant, à ciel ouvert) et de leur
12
évolution.
Le projet : poursuivre la collecte et les études de terrain sur des sites peu accessibles
qui se dégradent
C’est en effet un panorama aussi complet que possible que la Maison du Patrimoine s’attache à
réaliser : collecte de mémoire auprès d’anciens carriers, recherches en archives, études de terrain,
recensement des sites, bâtiments, matériel d'exploitation... Les résultats ont permis de créer des
outils adaptés à la problématique de valorisation du patrimoine ardoisier centre-ouest-breton.
L'étude conduite dans le cadre de l’appel à projet « Participer à l’Inventaire du patrimoine de
Bretagne » est également le premier pas vers une valorisation plus large visant à améliorer la
visibilité de ce patrimoine, dynamiser le réseau des associations et engager une réflexion sur
l'organisation d'une filière ardoise.
2013-2014 et 2014-2016 – PLOUGOUMELEN (56) – Inventaire de charpente
armoricaine d'un type méconnu
D'un mémoire de master archéologie et histoire à une thèse, Corentin Olivier
Chapelle Saint-Jean-d'Epileur à Saint-Marie (35) © Corentin Olivier
13
L’inventaire des charpentes bretonnes s’inscrit dans le cadre du travail de Corentin
Olivier, étudiant en master 2 archéologie et histoire, sur un type spécifique de
charpente propre au Massif armoricain, en lien avec deux enseignants-chercheurs,
Pierre-Yves Laffont et Vincent Bernard. L'intitulé exact et de son mémoire est :
« Charpente armoricaine : inventaire, caractéristiques et mise en œuvre d'un
type de charpente méconnu ».
Les charpentes armoricaines se reconnaissent par une structure à fermes et pannes dont une des
spécificités réside dans l’emploi de bois courbes de fortes sections. Il s’agit de charpentes très
souvent décorées, parfois peintes et destinées à être vues : elles ont autant un rôle de couvrement
qu’un aspect ostentatoire. Le modèle de charpente triangulé se retrouve dans le massif armoricain
et semble débuter à la fin du XIVe pour s’estomper durant la seconde moitié du XVe siècle. L’Illeet-Vilaine est de loin le département possédant le plus d’édifices intégrant ce type de charpente
avec 50 sites sur 105 répertoriés.
Le projet : recenser la diversité et les disparités des édifices pour mieux les protéger
Tout comme il existe des édifices plus riches et imposants que d’autres, les charpentes
armoricaines partagent ces disparités, on les retrouve dans des églises, des chapelles, des manoirs
et des maisons. S’intéressant à la diversité de ces édifices, l’étude de Corentin Olivier a permis de
réaliser un recensement, d’étendre les relevés des charpentes, les dessins architecturaux et les
datations dendrochronologiques afin d’attirer l’attention sur le caractère exceptionnel des
structures subsistantes.
Également retenu dans le cadre de l’édition 2014 de l’appel à projets « Participer à l’Inventaire du
patrimoine de Bretagne », le travail de Corentin Olivier se prolonge dans le cadre d’une thèse de
doctorat.
14
OPERATION EN COURS / édition 2014-2016 de l’appel à projets « participer à
l’Inventaire du patrimoine de Bretagne »
Inventaire et valorisation des fours de goémoniers de Bretagne porté par
l’Association Manche Atlantique pour la Recherche Archéologique dans les Iles
(Rennes, 35)
Four à goémons à Porspoder (29)
© AMARAI
L’Association Manche Atlantique pour la Recherche Archéologique dans les Îles
(AMARAI) est née en 1988, à l’initiative d’archéologues professionnels et amateurs
partageant le même intérêt pour les îles et le littoral de l’Ouest de la France et leur
patrimoine culturel.
Inscrit dans une démarche de « science participative », le programme BREIZHINIEN est dédié à
l’étude et à la valorisation patrimoniale des installations liées à l’exploitation des algues (goémon)
sur le littoral breton : fours dit « à soude » et installations annexes, aires de séchage, cales dédiées,
sorties d'estran, etc… L’inventaire fait appel aux compétences des différents acteurs et intervenants
du littoral, gardes spécialisés, personnel des services communaux, élus en charge des affaires
culturelles et du tourisme, chercheurs, érudits locaux...
Le projet : recenser les fours de goémoniers de manière systématique sur près de 250
communes littorales
Plusieurs milliers d’installations existent sur les côtes bretonnes… À partir d'une étude de terrain
fine et normalisée (relevés cartographiques, mesures…) et d'une recherche documentaire
approfondie (films, photos, tableaux, cartes postales, etc.), l’étude se concrétisera par la mise en
ligne des données de recensement sur kartenn le portail cartographique de la Région.
15
Les données produites viendront alimenter des problématiques de recherche scientifique sur
l’exploitation des ressources littorales à partir de l’analyse de l’activité et de la production à
l’échelle régionale (récolte, brûlage, traitement des cendres, inventaire et description de l'outil
industriel, etc.). Par ailleurs, des actions (publications, signalétique, propositions de circuits…)
seront conduites afin de sensibiliser les collectivités locales, gestionnaires et plus largement les
publics à ce patrimoine discret afin d’assurer la protection des vestiges repérés.
OPERATION EN COURS / édition 2014-2016 de l’appel à projets « participer à
l’Inventaire du patrimoine de Bretagne »
Inventaire participatif des croix et calvaires de Bretagne porté par l’Association
Croix et calvaires de Bretagne (Guégon, 35)
Recensement de la croix de Kerroch à Marzan (56) © Croix et calvaires de Bretagne
Il semble qu'aucune autre terre, à l’exception de la Galice, ne compte autant de croix que la
Bretagne ni de représentations aussi variées de “ce symbole fondamental”... (Alfonso R. Castealo,
Les croix de pierre en Bretagne, 1929)
16
Artisan tailleur de pierre, Pierre Floch a consacré l’essentiel de sa carrière à la
restauration et la conservation du patrimoine en Bretagne. C’est tout naturellement
qu’à l’issue de celle-ci, il a créé l'Association Croix et Calvaires de Bretagne afin de
sensibiliser le plus grand nombre à la découverte et à la protection de ce patrimoine
sensible. La rencontre avec Yves-Pascal Castel, auteur de l’Atlas des croix et
calvaires du Finistère a fait naître de nouvelles idées et envies…
Le projet : un inventaire participatif à l'échelle de la Bretagne
L’association a développé une application mobile permettant le recensement de ces éléments
majeurs de l'identité bretonne. L'association coordonne ainsi à partir du site internet
www.croixbretagne.fr un recensement collaboratif collectant (avec photo) les données de situation,
orientation, description, matériaux utilisés, dimensions, notation des inscriptions...
L'apport de référents locaux (associations, érudits...) est essentielle pour joindre une mémoire la
plus souvent orale, optimiser la connaissance des territoires, (re)découvrir des croix parfois
cachées, ou oubliées et surtout prolonger et faire vivre localement la démarche en encourageant la
conservation et parfois la restauration de ces éléments. Pierre Floch apporte également son
expertise professionnelle pour établir des états sanitaires des monuments, et alerte au cas échéant,
en proposant des mesures de conservation-restauration d'éléments le nécessitant.
De nombreuses communes disposent déjà d’inventaires de ces éléments, démarches portées par
nombre d’associations locales, mais dont la diffusion est souvent limitée au territoire communal.
La démarche portée par Croix et calvaires vise à intégrer ces travaux pour les valoriser au travers de
leur mise en ligne sur leur site www.croixbretagne.fr et sur le site régional kartenn. En plus de
l’accompagnement financier de la Région et de de son aide scientifique et technique, le service de
l’Inventaire accompagne également la démarche en réalisant des dossiers d'études
complémentaires qui seront diffusés sur patrimoine.bzh à partir d’anciennes études non
publiées.
17
OPERATION EN COURS / édition 2014-2016 de l’appel à projets « participer à
l’Inventaire du patrimoine de Bretagne »
Inventaire du patrimoine maritime du Pays de Morlaix porté par le Groupement
d’Intérêt public du Pays de Morlaix (Morlaix, 29)
Corps de garde de Primel à Plougasnou © Pays de Morlaix
Avec une façade littorale s'étendant sur 22 communes, l’identité du Pays de Morlaix,
est fortement marquée par l'interpénétration de la mer et de la terre. Haut lieu du
commerce maritime en Bretagne dès le XVe siècle, imprégné d'histoires de corsaires
et de naufrages, berceau de savoir-faire maritimes et de modes de vies, le littoral du
Pays de Morlaix attire habitants et visiteurs. Mais les héritages matériels liés à cette
identité maritime sont souvent peu identifiés et mal connus.
L'inventaire du patrimoine maritime du Pays de Morlaix – Pays d’Art et d’Histoire - vise à
constituer une base de connaissances sur l'identité maritime du territoire permettant de définir des
orientations de gestion et de valorisation de ces patrimoines, d'impulser des dynamiques et
d'accompagner les collectivités dans les politiques locales.
Le projet : la valeur ajoutée du participatif pour une opération qui bénéficie à tous
ses acteurs
Un partenariat innovant avec le service de l'Inventaire - Région Bretagne : Les
échanges entre le Pays de Morlaix - Pays d'art et d'Histoire et le service de l'Inventaire de la Région
Bretagne ont permis d'adapter la méthodologie de l'Inventaire Général du patrimoine culturel à un
fonctionnement participatif.
18
Ouverte à tous, cette opération rassemble des participants aux profils variés : membres
d'associations patrimoine et/ou naturalistes du territoire, mais aussi nouveaux arrivants et
touristes réguliers, retraités, étudiants et actifs... Ainsi, la dimension participative de l'opération
permet de renforcer les relations entre le Pays d'Art et d'Histoire, les habitants et les acteurs
associatifs du patrimoine sur le territoire et d'inscrire celles-ci dans le temps. L'opération permet
de valoriser les recherches et les projets des associations en apportant une aide méthodologique et
de la visibilité au travail effectué par celles-ci (diffusion sur les sites régionaux kartenn et
patrimoine.bzh). Ainsi la connaissance produite est connectée aux connaissances pratiques que
les habitants ont de leur territoire (ethnologie, économie…).
Valoriser les connaissances produites :
La cartographie du recensement est également diffusée sur les sites internet des communes
concernées, des associations partenaires, des offices du tourisme du territoire… Toujours dans une
démarche participative, le Pays de Morlaix met en place avec des Geocacheurs locaux, des circuits
de Geocaching sur le patrimoine maritime.
Cette opération d'Inventaire des patrimoines liés à la mer sur le territoire est en adéquation avec
les préoccupations des collectivités sur la thématique : deux communes du territoire (Saint-Pol-deLéon, Ile-de-Batz) sont d'ailleurs lauréates de l'appel à projets régional « Héritages littoraux » sur
les volets « Valorisation » et « restauration du patrimoine ».
OPERATION EN COURS / édition 2014-2016 de l’appel à projets « participer à
l’Inventaire du patrimoine de Bretagne »
Inventaire du patrimoine de Pontivy Communauté porté par l’Office de
tourisme de Pontivy Communauté (Pontivy, 56)
Pontivy – château et péniche Duchesse Anne
- Office de tourisme © Pontivy communauté
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Dès la création de la communauté de commune de Pontivy en 2000, la valorisation
du patrimoine a été identifiée comme axe de travail communautaire, notamment en
ce qui concerne la préservation du clos et du couvert des édifices religieux non
classés. En 2009, Pontivy Communauté s’est engagée dans un projet de candidature
au label Pays d’Art et d’Histoire, dont le périmètre rassemble 40 communes,
réparties sur 5 intercommunalités.
En amont de cette labellisation, l’opération d’inventaire du patrimoine appuie la démarche autant
par les contenus que par l’implication souhaitée de la population en développant une approche
collaborative. En plus d’un travail de terrain, des référents (habitants, associations...) actualisent et
complètent les inventaires topographiques et thématiques menés sur le territoire depuis le début
des années 1980.
Le projet : un inventaire comme base scientifique d’un Pays d’art et d’histoire
qualitatif
La démarche est donc autant un aboutissement qu’un nouveau point de départ pour :
• associer systématiquement la population du territoire aux initiatives portées par le Pays
d’art et d’histoire, en particulier le jeune public et les scolaires
• identifier les patrimoines caractéristiques du territoire, et mobiliser des études scientifiques
complémentaires (universitaires…) sur des sujets identifiés
• encourager des démarches de protection ou de labellisation, tant pour des propriétaires
privés, comme pour des collectivités ou organismes publics
• encourager la mise en place de programmes de développement (durable, urbain…)
intégrant les questions patrimoniales ;
• concevoir et mettre en œuvre des outils de médiation de qualité pour le Pays d’art et
d’histoire (centre d’interprétation du patrimoine, publication papier et numérique, visites et
conférences…) à destination des publics locaux et touristiques, scolaires et adultes
• …
Lorsque la démarche d'inventaire participatif sera solidement ancrée pour le patrimoine bâti, le
service patrimoine de Pontivy Communauté envisage de l’élargir aux 14 communes du périmètre du
futur Pays d’art et d’histoire, ainsi qu’aux aux patrimoines mobiliers, naturels, immatériels et
d’accompagner les musées du territoire.
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OPERATION EN COURS / édition 2014-2016 de l’appel à projets « participer à
l’Inventaire du patrimoine de Bretagne »
Inventaire des commanderies de l’ordre du temple et de l’hôpital Saint-Jean de
Jérusalem, thèse de doctorat Stéven Lemaitre, Rennes, 35
Chapelle Saint-de-Jean de Botlan, Edern (29) © Stéven Lemaître
Le souvenir des Ordres religieux-militaires du Temple et de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem
alimente les légendes de Bretagne. La tradition populaire se confond souvent à l'histoire des
moines-soldats. Bien que fragmentaire, cette histoire se redéfinit pourtant progressivement à la
lumière de nouvelles études entamées cette dernière décennie à l’échelle de l'ancien duché.
C'est dans cette perspective que s'inscrit l’inventaire des établissements templiers et hospitaliers
des cinq départements porté par Stéven Lemaitre dans le cadre de sa thèse de doctorat : « La
démarche consiste en une approche matérielle à l'appui des sources médiévales, permettant de
mettre en valeur l'identité architecturale et historique du temporel des commanderies bretonnes.
Au-delà du simple corpus, l'analyse archéologique de certains édifices majeurs permettra de définir
si une typologie architecturale est à imputer aux templiers et aux hospitaliers. L'objectif consiste à
inventorier tous les sites templiers et hospitaliers de Bretagne dans le but d'en étudier la
particularité architecturale, d'en déterminer l'implantation et l'interaction dans le tissu urbain de la
Bretagne médiévale, afin globalement, de définir l'identité des Templiers et Hospitaliers bretons.
La finalité du projet étant la rédaction d'une thèse et la mise en ligne du corpus via la base de
données du service de l'Inventaire de la Région Bretagne. »
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Contact :
Conseil régional de Bretagne
Direction Tourisme et Patrimoine
Service Inventaire du patrimoine
Avril 2016 • Impression atelier de reprographie CRB sur papier 100 % recyclé
inventaire.patrimoine@bretagne.bzh
T : 02 22 93 98 35
CONSEIL RÉGIONAL DE BRETAGNE
283 avenue du Général Patton – CS 21101 – 35 711 Rennes cedex 7
Tél. : 02 99 27 10 10 | twitter.com/regionbretagne
www.bretagne.bzh
KUZUL-RANNVRO BREIZH
283 bali ar Jeneral Patton – CS 21101 – 35 711 Roazhon cedex 7
Pgz : 02 99 27 10 10 | twitter.com/regionbretagne
www.rannvro-breizh.bzh
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