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Arrestation du trésorier de l`Assemblée nationale

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Arrestation du trésorier de l’Assemblée
nationale : Héritage et modernité dénonce
une manœuvre politicienne contre Nzouba
Ndama
Une vue des cadres d’Héritage et Modernité durant la conférence de presse @ Gabonactu.com
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les principaux ténors du PDG – Héritage et
Modernité (H&M) ont dénoncé jeudi à Libreville dans une conférence l’arrestation
du Trésorier de l’Assemblée nationale, Jean Pierre Doukaga kassa, soupçonnant
une manœuvre politicienne pour neutraliser l’ancien président de l’Assemblée
nationale Guy Nzouba Ndama devenu un redoutable challenger à l’élection
présidentielle d’août prochain.
H&M considère cette arrestation comme une « consternante » et « détestable manœuvre
politicienne résolument orientée contre le candidat Guy Nzouba Ndama ».
Jean Pierre Doukaga kassa, a été arrêté mardi dernier dans ses bureaux en fin de journée par la
Direction générale des recherches, une unité d’élite des renseignements généraux. Il est soupçonné
d’avoir tenté de soustraire des documents comptables. Son véhicule surchargé des classeurs avait
été stoppé prêt de la sortie du complexe de l’Assemblée nationale quelques heures seulement après
la démission de Guy Nzouba Ndama de son poste de président de l’Assemblée nationale.
« Nous invitons les autorités au respect de l’intégrité physique et de la dignité de monsieur Jean
Pierre Doukaga Kassa », lance H&M dans une déclaration lue devant la presse par un de ses
leaders, Alexandre Barro Chambrier.
Jean Pierre Doukaga Kassa est décrit comme un proche de Guy Nzouba Ndama qui a dirigé
l’Assemblée nationale durant 19 ans sans interruption. Il a démissionné de la tête de la chambre
basse du parlement et du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) le 31 mars dernier pour se
porter candidat à l’élection présidentielle contre Ali Bongo, candidat à sa propre succession. En
2009, le dissident Nzouba Ndama était considéré comme le mentor du candidat Ali Bongo qu’il a
soutenu et contribué à élire.
Les documents comptables interceptés seraient compromettants. Ils révèleraient la traçabilité des
éventuels détournements orchestrés par le président Nzouba Ndama durant son long règne.
Selon Alain Claude Bilié By Nzé, l’argent volé aurait permis à Nzouba Ndama d’acheter 12 députés
devant le soutenir dans ses ambitions présidentielles.
Pour l’ancien député du parti au pouvoir, Barro Chambrier ces « propos d’une rare bassesse, sont
prononcés sans distance dans le seul dessein de travestir la vérité et abuser l’opinion nationale et
internationale et de décrédibiliser (…) l’honorable Guy Nzouba Ndama, personnalité politique de
premier plan dans notre pays et très crédible candidat déclaré à l’élection présidentielle ».
« Nous invitons le président de la République au ressaisissement et au respect des engagements
constitutionnels liés à sa charge », conclu H&M.
Au passage, la déclaration tire à boulet rouge sur le porte parole du gouvernement, Alain Claude
Bilie By Nze qui a tenu des « propos irrévérencieux » contre Nzouba Ndama lors d’une interview sur
Radio France internationale (RFI). A la même occasion, M. Bilie By Nze aurait accusé M. Nzouba
Ndama d’avoir détourné 6 milliards de FCFA qui auraient servi, entre autre, d’acheter les neufs
députés ayant démissionné collectivement du PDG.
Camille Boussoughou
Le journaliste Achille Patrick Dindoumou
interpellé par des gendarmes
Achille Patrick Dindoumou @ Facebook Achille Patrick Dindoumou
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le journaliste, Achille Patrick Dindoumou, des
hebdomadaires Echos du Nord et Fait divers, a été interpellé mercredi par des gendarmes
suite à une plainte pour harcèlement déposée par une femme auprès de laquelle le
journaliste tentait de recouper des informations, a annoncé sa rédaction.
« Les gendarmes sont venus déposer une plainte à la rédaction portant uniquement le prénom
Achille. Nous leur avons demandé d’établir une convocation en bon et du forme avec les noms et
prénoms de la personne recherchée. Ils sont partis. Vers 17 heures, alors que notre confrère sortait
du bureau pour acheter une carte de crédit téléphonique, il a été interpellé par des gendarmes en
poste au Tribunal de Libreville », a raconté un membre de la rédaction.
« Ils l’ont enlevé », a accusé un responsable de la rédaction. Selon ce responsable, le journaliste a
été arrêté à la sortie du bureau par quatre personnes descendues du voiture et l’ont embarqué manu
militari.
Achille Patrick Dindoumou enquêtait sur une affaire d’héritage qui tournait à l’escroquerie. Le
journaliste disposait des documents accablant contre une dame. La nécessité de recouper et
d’équilibrer les informations lui a amené à contacter la dame incriminée par ses protagonistes.
Ne comprenant pas la démarche du journaliste qui souhaitait publier son papier dans l’édition de ce
vendredi, la dame a porté plainte à la gendarmerie du tribunal qui a interpellé le journaliste pour
« harcèlement ».
Un responsable de la rédaction a affirmé que le dossier sur lequel enquêtait Achille Patrick
Dindoumou se chiffre en milliard de FCFA.
C’est la seconde fois qu’une telle situation se produit contre un membre de la réaction d’Echos du
nord et de Fait divers.
Antoine Relaxe
Jean-Pierre Doukaga Kassa, ex agent comptable de l’Assemblée nationale @ DR
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Jean-Pierre Doukaga Kassa, agent comptable de
l’Assemblée nationale, un proche de Guy Nzouba Ndama, a été interpellé par la DGR pour
subtilisation de documents comptables, rapporte le quotidien en ligne Gabonreview.
Après le départ de Guy Nzouba Ndama, la saga de l’Assemblée nationale est loin d’être achevée,
surtout avec l’éclosion d’une nouvelle affaire. De bonne source, le nouveau questeur de la chambre
basse du Parlement, Ferdinand Evariste Mbadinga Mombo, a entrepris une poursuite judicaire
contre Jean-Pierre Doukaga Kassa, agent compatble de l’institution. Motif ? Ce celui-ci aurait
emporté avec lui des documents comptables de l’Assemblée nationale.
On se souvient en effet que, le 30 mars dernier, des éléments de la gendarmerie ont intercepté le
véhicule de l’agent comptable incriminé avec, à son bord : 53 classeurs comprenant plusieurs pièces
comptables liées aux activités de la de l’Assemblée nationale sur la période 2006-2015 ; des
autorisations de versements ; les journaux centralisateurs des opérations numéraires ; des journaux
des disponibilités ; les registres des démarches engagés, des approvisionnements et des astreintes
mensuels.
Dans l’univers de la comptabilité, il est normal sinon recommandé que les agents comptables
emportent à leur domicile un certain nombre de documents en vue de les placer en lieu sûr. «Si
Jean-Pierre Doukaga est en règle avec l’usage en comptabilité, l’est-il également devant la loi ?»,
interroge un député. Selon, un autre membre de l’Assemblée nationale, les gendarmes ont presque
absout le trésorier en confisquant ses archives. Car, «lorsqu’on lui demandera des comptes, il
répondra certainement que les documents sont dans le véhicule intercepté. Or, l’on n’est plus sûr
que ces documents soient encore complets : Des pièces comptables peuvent avoir été soutirées»,
commente le député. Dans tous les cas, le nouveau questeur est bien décidé à prouver la lourde
«faute professionnelle» de son prédécesseur en trainant en justice l’agent comptable.
Le véhicule qui transportait les présumés documents subtilisés stoppé avant la
sortie de l’Assemblée nationale par les gendarmes @ DR
Cette arrestation soulève de nombreuses remarques et interrogations. Notamment que Jean-Pierre
Doukaga est encore l’agent comptable de l’Assemblée nationale, puisqu’il n’a pas été démis. «Le
nouveau questeur ne saurait porter plainte à l’agent comptable ou au précendent questeur, leur
gestion ne relève pas de son exercice, indique un observateur avisé, poursuivant : «tout au plus, le
directeur général de la Comptabilité publique pourrait engager cette procédure, tandis que le juge
concerné au premier chef par cette affaire, si affaire il y a, est la Cour des comptes, seule pouvant
saisir à ce sujet le Procureur de la République. Sur quelle base l’arrestation de Jean-Pierre Doukaga
s’est-elle effectuée ? Tout cela pue le micmac politique, au détriment des dispositions juridiques»
Jean-Pierre Doukaga a donc été interpellé dans son bureau de l’Assemblée nationale, en fin de
journée ce 19 avril 2016. Il a été conduit à la Direction générale des recherches (DGR), un service de
la Gendarmerie nationale. Il est connu pour être un proche de Guy Nzouba Ndama qui a
démissionné du poste de président de l’Assemblée nationale, le 31 mars dernier, avant d’annoncer
sa candidature à la prochaine présidentielle.
Source : Gabonreview
Ali Bongo aurait un enfant caché, sa maman
porte plainte en France
Joyce Gennifer Ondo et sa fille Amissa Albertine Ondo @ JDD
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’hebdomadaire français, Le Journal du
dimanche (JDD) a révélé ce week-end que le président gabonais, Ali Bongo
Ondimba, a été assigné en justice en reconnaissance de paternité par la gabonaise
résidant à Angers en France, Joyce Gennifer Ondo qui exige que le président
gabonais, Ali Bongo Ondimba reconnaisse leur fille Amissa Albertine Ondo qu’ils
auraient eu ensemble mais que l’actuel chef de l’Etat refusait de voire et
de reconnaître.
La présidence gabonaise n’a pas réagi à cette annonce fracassante. Les opposants également.
Selon le JDD, l’affaire, classée « hypersensible« , est entre les mains du ministère de la Justice. La
Chancellerie, saisie par le procureur d’Angers, doit désormais transmettre l’assignation à la
présidence du Gabon, à Libreville. Une petite bombe en perspective pour Ali Bongo, l’actuel chef de
l’État, candidat à sa réélection en août prochain.
Assistée par Me Olivier Pardo, Joyce Ondo, au nom de sa fille Amissa, assigne le président gabonais
en reconnaissance de paternité. « Amissa est sa fille, et je me suis tue pendant trop longtemps pour
le protéger », confie au JDD Joyce Ondo, qui raconte ici pour la première fois son histoire.
« Ma fille est la Mazarine du Gabon, mais à ceci près que son père a toujours refusé de la voir. » Le
dossier en reconnaissance de paternité a été déposé auprès du tribunal de grande instance d’Angers
où résident la mère et l’adolescente aujourd’hui âgée de 17 ans.
Elle raconte dans le JDD : « Quand Ali Bongo m’a revue en 1998, il voulait m’acheter une maison,
mais il m’a prévenu qu’il ne ‘verrait pas Amissa’. J’ai tout de suite décliné pour la maison… Il m’a
offert une Mercedes C180, que j’ai acceptée. Et puis quand il s’est remarié en décembre 2000, avec
l’actuelle première dame, je me suis dit que c’était terminé entre nous. J’ai trouvé du travail dans
une banque, et j’ai même posé pour une publicité. C’est là qu’un jour le président Omar Bongo a
demandé à me voir. C’était en 2005, on est resté une heure à bavarder. Il ne savait pas pour Amissa.
‘Ali ne sait pas garder les femmes’, a-t-il soupiré…' »
«Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, au besoin en demandant des tests ADN avec d’autres
membres de la famille Bongo»
De nombreuses pièces et témoignages, consultés par le JDD, appuient et crédibilisent ses dires. À la
clé, le tribunal pourrait demander au père présumé de se plier à un test ADN. Un test à très haut
risque pour l’actuel président. Ali Bongo est en effet soupçonné au Gabon d’avoir été adopté par son
père, l’ancien président Omar Bongo, et d’être originaire du Biafra. Or l’article 10 de la Constitution
gabonaise oblige les candidats à avoir une ascendance gabonaise de quatre générations au moins.
S’il ordonne ce test, le tribunal d’Angers aura probablement entre les mains l’avenir politique d’Ali
Bongo…
« Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, au besoin en demandant des tests ADN avec d’autres
membres de la famille Bongo« , promet Me Pardo. « Je suis certain qu’Ali Bongo aura la dignité de
François Mitterrand« , pronostique Me Pardo.
Un proche de la famille présidentielle qui a lu ce texte se pose plusieurs questions : « s’agit-il d’une
nouvelle trouvaille fabriquée pour alimenter la campagne électorale dans la perspective de la
présidentielle de 2016 ? » « Qui est dernière cette affaire ? » Pourquoi maintenant et pas il y a
plusieurs années auparavant ? La même source s’interroge sur les motivations réelles des auteurs
qui ont réussi ce montage familial, judiciaire et politique.
Gaston Ella & JDD
Le Maire de Mouila sommé de payer 102
millions aux agents licenciés abusivement
Le Maire de Mouila respectera-t-il la décision de la justice? @ Archives Gabonactu.com
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le Maire de commune de Mouila, Pierre
Claver Magnga Moussavou est sommé par le tribunal de la localité de payer 102
millions de FCFA à 18 agents municipaux qu’il a licenciés abusivement dès son
arrivée en juin 2014 à la tête de l’institution municipale.
La grosse cagnotte constitue les dommages-intérêts que doivent percevoir les licenciés lésés. Ceuxci n’avaient reçu aucun kopeck de leurs services rendus. Le nouvel édile avait estimé que ce
« personnel non essentiel » avait été recruté sur la base des critères purement politiques. Pour lui,
ces licenciés n’avaient pas des profils adéquats pour travailler à la mairie.
« Il nous avait dit allez y vous plaindre là où vous voulez », a confié à Gabonactu.com, un des
agents municipaux licenciés. Désespéré depuis deux ans, ce dernier se félicite du rendu de la
justice.
Le document qui épingle le maire de Mouila @ Gabonactu.com
La raison « fallacieuse » avait provoqué l’ire des licenciés. Ils avaient par la suite porté plainte pour
licenciement à caractère abusif. La requête collective a prospéré depuis août 2015. Mais l’opposant
maire de Mouila ne s’est jamais exécuté. Selon une décision de justice datée de 29 mars 2016 dont
Gabonactu.com a obtenu copie, le tribunal de la localité a décidé de saisir les émoluments du
bureau du conseil municipal. Une manière de contraindre le maire opposant à solder ses créances
au nom de la mairie.
La décision donne le trésorier provincial de la Ngounié (sud du pays) les pleins pouvoirs dans son
exécution.
Les ex-agents municipaux reprochent au maire Magangou Moussavou de s’être livré à la chasse aux
sorcières. Ce licenciement en masse visait selon eux à recruter au sein de la Mairie de Mouila les
militants de son parti politique : Parti social-démocrate (PSD, opposition). Ce qui aurait été fait.
Le Notable
Chantal Myboto parle des secrets d’Etat
samedi
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Chantal Myboto, ancienne conseillère très
écoutée d’Omar Bongo Ondimba de 1988 à 2001 annonce par voix de presse qu’elle
donnera sa toute première conférence de presse à Libreville samedi pour « lever le
voile sur un mensonge à la tête de l’Etat ».
Le sujet à l’ordre du jour de cette rencontre avec la presse n’est pas connu. Il s’agit sans nulle doute
du dossier sur la filiation d’Ali Bongo Ondimba, objet d’un feuilleton judiciaire à n’en point finir en
France et au Gabon.
Le 11 mars dernier, par le truchement de son avocat, Onaïda Maïsha Bongo Ondimba fille de
Chantal Myboto avec Omar Bongo Ondimba, s’est constituée partie civile en France. Cette
constitution ouvre la voie à la désignation d’un juge d’instruction avec ouverture d’une enquête.
Onaïda Maïsha Bongo Ondimba conteste la filiation de son frère Ali Bongo Ondimba avec son père
Omar Bongo Ondimba. Elle a pour cela saisi la justice française pour obtenir la copie de l’acte de
naissance d’Ali Bongo Ondimba établie à sa naissance à Brazzaville en 1959. L’enjeu est le partage
de l’héritage d’Omar Bongo Ondimba.
La justice française lui a délivré une copie de l’acte mais elle conteste toujours ce document.
Il y a une semaine, l’avocat d’Ali Bongo Ondimba, Me Claude Dumont-Beghi a qualifié ces poursuites
de pur fantasme. Elle a même menacé de poursuites judiciaires toute personne qui s’attaquerait de
nouveau à son client sur ce sujet.
La famille Myboto a réagi en parlant de mensonge déversé par l’avocate d’Ali Bongo Ondimba. Du
domaine familial, le dossier a sérieusement glissé sur le terrain politique.
Martin Safou
Urgent : Serge Maurice Mabiala en liberté
Libreville, Gabon ( GABONACTU.COM ) – Serge Maurice Mabiala, ancien directeur
de cabinet adjoint du chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, détenu à la
prison centrale de Libreville depuis 5 mois, a été libéré dans la nuit de lundi à
mardi, a annoncé Radio Gabon.
M. Mabiala était accusé d’avoir détourné 2 milliards de FCFA dans le cadre d’un redressement
judiciaire à l’époque où il était directeur des grandes entreprises à la direction générale des impôts.
Le courant politique Héritage et Modernité dont il est un membre influent évoquait plutôt une
détention politique de ce membre du bureau politique du Parti au pouvoir.
Martin Safou
Le prisonnier Gbagbo plaide non coupable à
l'ouverture du procès
Photo @ rfi.fr
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Cinq ans après les violences post-électorales qui ont déchiré la
Côte d’Ivoire, le procès pour crimes contre l’humanité de Laurent Gbagbo s’est ouvert ce jeudi 28
janvier devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. L’ancien président ivoirien a choisi de
plaider non coupable, comme son ancien ministre Charles Blé Goudé, qui comparaît à ses côtés.
C’est souriant et vêtu d’un costume bleu foncé que Laurent Gbagbo, 70 ans, s’est présenté ce jeudi
matin à l’ouverture de son procès. Visiblement détendu, il a serré la main de ses avocats puis est allé
s’asseoir au fond à droite, derrière son équipe de défense dans la partie réservée aux accusés, dans
les tous nouveaux locaux de la Cour pénale internationale de La Haye.
Mais c’est d’une voix faible et calme que Laurent Gbagbo a pris la parole peu après 10h30 (heure
locale) ce jeudi matin. « Comprenez-vous les charges qui vous sont imputées ? », lui demande le
président de la Cour. « Oui, je les comprends », répond-il après quelques instants d’hésitation,
comme s’il était ailleurs. Puis, se levant, il s’adresse à la Cour : « Monsieur le président, je plaide
non coupable. » Et de se rasseoir tout aussi calmement.
Même stratégie pour Charles Blé Goudé, à sa gauche. « Je ne reconnais pas les charges, par
conséquent je plaide non coupable », déclare l’ancien ministre. Peu d’interactions entre les deux
hommes jusqu’à présent. Les attitudes sont très différentes : Charles Blé Goudé est attentif, prenant
des notes soigneusement, tout au long de l’audience, tandis que Laurent Gbagbo s’est déjà éclipsé à
plusieurs reprises quelques instants depuis le début du procès.
La défense a une nouvelle fois critiqué le travail de la procureure de la Cour pénale
internationale, Fatou Bensouda. Dès le début, l’un des avocats de Laurent Gbagbo a déposé de
nouvelles requêtes, estimant notamment que la défense n’avait pas eu assez de temps pour se
préparer, compte tenu de la taille du dossier.
Mais surtout, les conseils de l’ex-président accusent la procureure d’avoir sciemment écarté du
dossier certains éléments de preuve à décharge pour son accusé, et ce en violation du statut de
Rome qui régit la CPI. « Depuis quatre ans maintenant, a dit l’un des avocats, le procureur adopte
une certaine vision de la crise ivoirienne. A ce niveau, nous sortons du domaine du droit pour rentrer
dans celui de la croyance, qui n’a pas sa place dans ce prétoire. »
La ligne de défense de Laurent Gbagbo et de ses avocats
On peut s’attendre à ce que la défense de Laurent Gbagbo essaie de faire traîner les choses en
longueur, comme elle l’a toujours fait d’ailleurs depuis le début de cette procédure. Ensuite,
plusieurs axes de défense sont à prévoir. D’abord, accuser la procureure de parti pris, on vient déjà
d’en entendre un exemple, pour tout simplement contester la légitimité même de ce procès.
Deuxième axe de défense : nier purement et simplement l’existence d’un plan destiné à maintenir les
deux hommes au pouvoir. On se souvient des propos, mercredi 27 janvier, de l’avocat de Charles Blé
Goudé au cours d’une conférence de presse : « Je suis ici pour venir défendre un homme de paix ».
Charles Blé Goudé s’est d’ailleurs toujours montré confiant dans le fait qu’il rentrerait bientôt dans
son pays pour peut-être y exercer à nouveau des fonctions politiques.
Les avocats de la défense, enfin, tenteront ils de prouver que Laurent Gbagbo est le véritable
vainqueur de l’élection, comme il l’a toujours clamé ? C’est probable, mais sur ce point ce matin le
président de la Cour a fait une mise en garde : « Ce procès n’est pas une manifestation politique ; la
Chambre ne permettra pas une instrumentalisation politique de ce procès. »
On ne sait pas encore si l’ancien chef de l’Etat ivoirien s’exprimera demain vendredi. Son avocat a
pour le moment décidé de garder la surprise. En soutien avec la défense, pour les partisans de
l’ancien président ivoirien ce procès est inique injuste. Et devant la CPI à La Haye ils sont 1 000 à
1 500 Ivoiriens de la diaspora à avoir fait le déplacement, militants du Front populaire ivoirien, parti
que Laurent Gbagbo a créé avec sa femme Simone Gbagbo dans les années 1980.
■ Les faits reprochés
Il y a quatre chefs d’inculpation retenus contre les deux hommes : meurtres, viols et autres actes
inhumains, persécutions. Ils sont accusés d’avoir tous les deux conçu et mis en œuvre un plan
meurtrier, destiné à maintenir Laurent Gbagbo coûte que coûte au pouvoir, en menant des attaques
qualifiées de systématiques et généralisées contre des civils, partisans – supposés ou avérés – de son
adversaire Alassane Ouattara.
Des violences commises par l’intermédiaire d’une véritable organisation mise en place par les deux
hommes et d’autres proches, une organisation qui comprenait l’armée ivoirienne, mais aussi des
milices et des mercenaires totalement acquis à la cause de Laurent Gbagbo.
Source : rfi.fr
Un vaste réseau de vol de véhicules
démantelé à Libreville
Les présumés voleurs de voitures @ AGP
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Samuel Menie Olomo, Gabonais, 49 ans et ses
deux compères, Clotaire Souaka Mbani, Gabonais, 41 ans, et Asanti Kouame,
ghanéen, 33 ans ont été arrêtés mi décembre par les éléments de la police
judiciaire (PJ) après avoir tenté de vendre trois véhicules volés.
À en croire les enquêteurs, la bande à Samuel Menie Olomo ne serait pas à son premier vol de
voitures. Multirécidiviste et très connu des services judiciaires pour avoir été emprisonné plus de
sept fois, Samuel Menie Olomo s’est à nouveau fait prendre par les agents de la Police judiciaire.
Les faits se déroulent le 13 décembre 2015 à la gare-routière. En voulant liquider un des trois
véhicules de marque Toyota Hillux volés et dont les plaques d’immatriculation avaient été changées
préalablement ; les enquêteurs lui mettront la main dessus.
C’est suite à une plainte déposée par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale
(CNAMGS), que le réseau de vol de voitures, dont les maîtres à penser sont Samuel Menie Olomo et
le prénommé Armel, en cavale, a été finalement démantelé.
Informés de ce que le gang tentait de liquider le Toyota Hilux flambant neuf sur le marché noir, à la
gare routière, la PJ se lancera aux trousses de la bande à Samuel Menie Olomo, en passant par celui
qui était chargé de réformer les véhicules volés, Clotaire Souaka Mbani et Asanti Kouame, le
garagiste chargé de la transformation des trophées.
Samuel Menie Olomo, reconnaissant ses antécédents judiciaires, revient sur ses exploits en essayant
de minimiser le nombre de voitures volées.
« Cela fait dix ans que je pratique le vol de véhicules. J’ai été formé par Eugène Mitogho, aujourd’hui
décédé. Et depuis que j’ai commencé dans ce business, j’ai déjà liquidé dix véhicules », a-t-il martelé
lors son audition dans les locaux de la PJ.
Démenti des enquêteurs, le sieur Olomo aurait déjà procédé à la liquidation de plus d’une centaine
de véhicules appartenant a des entreprises et des particuliers.
L’indélicat userait d’une clef à molette et de plusieurs tournevis pour déjouer la sécurité des
véhicules dont il prenait possession et qu’il vendait au plus offrant à moindre coût.
La bande à Samuel Menie Olomo a été présentée devant le parquet de la République et sont en
détention provisoire à la Prison centrale de Gros-Bouquet en attendant leur jugement.
Source : AGP
Tais-toi quand tu parles : dernier Album de
Patience Dabany
Patience Dabany @ DR
Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Patience Dabany, mère du chef de l’Etat
gabonais, Ali Bongo Ondimba, par ailleurs artiste chanteuse sortira début janvier
un nouvel album dont le titre phare est « tais-toi quand tu parles », a annoncé son
producteur, Edgard Yonkeu sur Gabon Télévision.
« Tais-toi quand tu parles » est déjà disponible sur youtube. Il s’agit d’une chanson engagée dans
laquelle l’artiste, par ailleurs élue municipale au 3ème arrondissement de Libreville, lance des
pamphlets contre des personnes qu’elle ne nomme pas.
« Tournez sept fois la langue avant de parler. Faites attention à ce que vous dites pour ne pas être
esclave de vos paroles », conseille-t-elle en ouverture de la chanson avant d’aligner une autre série
de phrases assassines « Toute vérité n’est pas bonne à dire. Outrager, accuser, saboter sans raison.
Insulter, diviser, inventer les histoires. On a dit ceci, il parait qu’ils sont comme ci, comme ça ».
L’ex Première dame du Gabon enchaîne : « ce n’est pas parce qu’on ne parle pas qu’on n’a rien à
dire » et conseille « Parle sans mentir. Dis la même chose sans insulter. Mentir, haïr, salir… ce n’est
pas une solution ».
Dans cette chanson qui est assez loin des mélodies envoutantes de celle qui a fait danser même ses
irréductibles détracteurs Patience Dabany rappelle qu’avant « le kongossa était sans salaire ». Et
« maintenant c’est devenu un travail payant. On se cache même derrière l’internet pour le faire ».
Dernière sagesse de la chanson : « si le mensonge fait gagner un sprint. Il n’y a que la vérité pour
vous faire gagner un marathon ».
« Tais-toi quand tu parles » s’inscrit quasiment dans la logique des dernières chansons de « La
Mama nationale ». Elle est l’auteur du célèbre titre « l’amour d’une mère ne s’éteint jamais », une
mélodie dédiée à son fils Ali Bongo Ondimba. Après l’arrivée au pouvoir de celui-ci, Joséphine Kama,
de son vrai nom, avait chanté « On vous connait », une flèche en direction des détracteurs et
opposants de son fils.
La nouvelle chanson s’adresserait à certains opposants gabonais qui ont mis en cause la nationalité
d’Ali Bongo Ondimba, soutient le site d’informations Times Gabon, très proche du palais
présidentiel.
« Aujourd’hui, au moment où les archives françaises de Nantes ont définitivement clos le débat sur
la filiation de son fils, nous sommes incapables de penser que Patience Dabany qui a gardée une
attitude de sérénité et de calme tout au long de celui-ci, restera insensible après la raclée qu’on prit
toutes les personnes qui ont médit sur la nationalité de son enfant », écrit Times Gabon.
Une sœur d’Ali Bongo Ondimba a en effet porté plainte en France pour obtenir une copie de l’acte
de naissance de son frère auprès du service des archives de Nantes où sont conservés les actes de
naissance de tous les ressortissants des colonies françaises d’Afrique nés avant les indépendances
en 1960.
La justice française avait autorisé au service des archives de Nantes de donner une copie de l’acte à
la plaignante, Mlle Onaïda Maisha Bongo Ondimba.
Des sources proches de la présidence gabonaise soutiennent que la plaignante a déjà obtenu la
copie. Mais il n’y a pas une communication officielle sur le contenu du document remis à Mlle Bongo
Ondimba.
« Tais-toi quand tu parles » célébrerait la victoire d’Ali Bongo Ondimba sur sa sœur cadette. Au-delà
une victoire sur ses opposants qui souhaitaient empêcher sa candidature à l’élection présidentielle
de 2016 pour nationalité douteuse.
Carl Nsitou
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