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Bulletin d`information de la riposte

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Réponse à l’épidémie de polio
due à un virus dérivé de type 2 en Guinée
Bulletin d’information de la riposte
21 avril 2016
Directeur de publication: Dr GAYE Abou Beckr, Représentant de l’OMS a.i., gayea@who.int—Rédacteur en Chef: Dr Souley KALILOU, Coordonnateur
technique, kalilous@who.int - Tél : +224 625 232 089—Chargé de la production: Dr CAMARA Lamine, Chargé de Communication/Riposte, camaralamine51@gmail.com - Tél : +224 622672506 - Conseiller à la réalisation: Hilaire DADJO, Chargé de Communication/IVD-IST West Africa, dadjoh@who.int, Tél: +224 669 329 659 Chargé du PEV de routine, Dr Mouctar KANDE, email: kandem@who.int, Tél: +224 622 571 081—Chargé de la
Surveillance, Dr Moussa KONE, email: konem@who.int, Tél: +224 622 597 028 -Equipe de rédaction: Consultants OMS basés dans les 38 districts du pays
et les 8 régions du pays. (Boké, Faranah, Kindia, Labé, Nzérékoré, Kankan, Mamou et Conakry)
Campagne nationale de vaccination dans un contexte d’Ebola (avril 2016)
Des villages réticents acceptent finalement la vaccination
La dernière campagne de vaccination contre
la Polio organisée sur tout le territoire national, du 7 au 10 avril 2016, a permis de vacciner 105,3% de la cible, selon les données
administratives, soit 3.033.325 enfants au
total. Dans la région de Nzérékoré, on atteint
le même niveau de performance : 103%, avec
368.411 enfants vaccinés.
Ces bons résultats ne doivent pas faire perdre
de vue les difficultés rencontrées. Koropara
est illustratif de cette situation. En effet, dans
cette sous-préfecture de la région de Nzérékoré, la Maladie à Virus Ebola (MVE) est réapparue fin mars. Du coup, lorsque les Journées
nationales de vaccination devaient être organisées y compris dans cette localité, des villages
entiers (entre 3 et 4) avaient systématiquement refusé de faire administrer les deux
gouttes du vaccin.
« Il a fallu aller là-bas pour négocier », se
rappelle Dr Hilaire Ninteretsé, Consultant
international OMS, basé dans la région de
Conakry. « Ce sont les maires, préfets et souspréfets qui sont allés dans cette localité pour
échanger, discuter et faire comprendre tous les
bienfaits que la population pouvait retirer de
cette campagne ».
De fait, les résultats n’ont pas tardé. A la demande expresse des chefs de villages de Saadou et Maghana, une équipe de six vaccinateurs, munie de flacons de VPO, de portevaccins, de fiches de pointage, de craie et de
marqueurs pris au centre de santé de Gouecké,
est conduite par le Directeur préfectoral de la
Santé qu’accompagnait le consultant national
basé dans la localité. C’était le 11 avril 2016,
au lendemain de la fin officielle des JNV.
« Nous avons été chaleureusement accueillis
par le chef du village de Saadou, en présence
des sages et du bureau de la jeunesse», raconte Dr Martial, le Consultant OMS national.
« Ils nous ont souhaité la bienvenue et nous
ont même offert un poulet et cinq kilos de
riz », précise Dr Martial et de poursuivre,
« Ensuite ils nous ont donné l’autorisation de
vacciner tous les enfants éligibles ».
Au total, 132 enfants de 0 à 59 mois ont été
vaccinés dont 3 zéro dose (jamais vaccinés
Vaccination dans le village de Saadou, sous-préfecture de Koropara.
L’agent vaccinateur marque le doigt des enfants
Photo de famille avec les sages, le chef du village et le bureau de la jeunesse à Saadou
avant). « Personnellement, j’ai acquis la con- sociale. Et dans ce processus, les maires, préviction qu’en situation d’épidémie ou de ré- fets et sous-préfets sont incontournables »,
surgence d’épidémie, la première des choses à conclut Dr Hilaire N.
faire c’est la communication, la mobilisation
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