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Bulletin n° 26 - La MUSique MATernelle

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BULLETIN N°26 MUSMAT
AVRIL 2016
La MUSique
MATernelle
Quels apprentissages ? Quels supports ?
ACTUALITES
Chers parents, chers musiciens,
La spécificité de la démarche pédagogique MUSMAT prône avant
tout un apprentissage par l'imprégnation : en créant l'environnement
nécessaire, nous pouvons accéder au langage de la musique, très
naturellement, comme nous avons appris depuis notre plus tendre
enfance une ou plusieurs langues. Pour cela, l'écoute du CD doit être
suffisante, 10-15 mn par jour étant un minimum, étant donné la
complexité du sujet !
Les supports audios sont nombreux dans notre ère de la technologie,
malheureusement la qualité n'est pas toujours au rendez-vous :
attention aux oreilles toutes neuves des enfants, une trop grande
compression des enregistrements numériques dupliqués risque de
les habituer à un nivellement des sons « sans odeur ni saveur », ne
prenez pas la responsabilité de leur faire manquer l'accès au monde
merveilleux des sons et des sensations qu'ils procurent.
Car après le passage obligé par l'oreille, le son va pénétrer dans le
cerveau, et la magie opérer : plus il conserve sa dynamique, plus
l'impact sensitif sera élevé. Plus il est « compressé », plus il va
dégager de semblant d'énergie, au détriment des respirations et des
intentions du compositeur et de l'interprète, sources d'émotions.
Quand nous écoutons une musique, le cerveau va « gérer »
mentalement les informations perçues : la perception sonore va se
transformer en images, sonores, visuelles, émotionnelles plus ou
moins marquées suivant les individus, et le support proposé.
Dans le cadre de notre apprentissage, des classifications vont s'établir ;
une mémorisation créant un répertoire très précis va se mettre en
place, et permettra de faire le lien avec le langage corporel enseigné
simultanément, puis le langage écrit qui sera abordé ultérieurement.
Si l'on ajoute que les premiers apprentissages sont « pour la vie »,
vous comprendrez l'importance de cette écoute, en qualité, et en
quantité suffisantes pour faire croître de vrais musiciens !
Musicalement vôtre,
STAGE D'ETE
SAINT-QUAY-PORTRIEUX
(Côtes d'Armor)
Du 22 au 26 août 2016
brochure prochainement
en ligne sur le site
PROCHAINS CONCERTS
# Dimanche 19 juin à Dardilly
(69), avec l'Association
A4Mains
# Dimanche 26 juin à Paris
Cité Universitaire (14ème)
MUSMAT
3, rue Hippolyte Lebas
75009 – Paris
Tél/fax : 01 39 75 84 99
@ : musmat@cegetel.net
site : www.musiquematernelle.com
Brigitte Pras
Dans un lieu magique …
Saint-Quay-Portrieux (Côtes d'Armor), du 22 au 26 aôut
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Un stage « multi-arts : musique, chant choral, danse, mise en scène, arts plastiques (*)
Des cours d'instruments, individuels et collectifs, de remise en route et/ou d'initiation (**)
Un spectacle ou un concert final
Des horaires permettant de combiner avec d'autres activités (plage, bateau, balades...)
A partir de 3 ans, avec présence d'un adulte responsable jusqu'à 6 ans, et pour adultes
L'hébergement n'est pas assuré, nous vous conseillons de vous renseigner rapidement
(*)tarif à partir de 170 € pour 5 demi-journées – les ateliers seront fonction du nombre de participants
(**) tarif à partir de 70 € pour 4 cours individuels
INSCRITIONS AVANT LE 15 JUIN
1
Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: juillet 2016
BULLETIN N°26 MUSMAT
AVRIL 2016
Nos activités depuis janvier
Sortie à La Cité de la Musique le 17
janvier: le musée et l'exposition Chagall
Journée pédagogique du 30 janvier à Dardilly :
concerts, masterclass, réunion pédagogique
Diplômes à Bures-Morainvilliers
le 13 février
Concert déguisé à Morainvilliers
Le 9 avril
LES STAGES : BILAN DU QUESTIONNAIRE
Merci aux parents qui ont pris le temps de nous donner leurs opinions
Les projets vont être mis en place en fonction des réponses
- L'intérêt pour les stages artistiques est quasi unanime sur Paris, beaucoup moins marqué en région lyonnaise, où
les familles ne connaissent pas encore les bienfaits de ces échanges et de cette immersion dans un univers artistique.
- Les stages sur des lieux de vacances semblent plus intéresser les familles lorsque l'hébergement est proposé sur
place (Alpes) et/ou en montagne: nous rappelons que les stages en famille sont une formule à découvrir, nous
garantissons un plaisir unanime ! A comparer avec une semaine de ski, de randonnée, de voile … où on découvre
tous ensemble les joies de nouvelles activités ! Monter un spectacle tous ensemble, s'initier à de nouvelles disciplines
artistiques occasionneront une vraie période de loisirs et de détente, de vacances..., que l'on pourra combiner avec
des activités sportives, l'opportunité aussi de rencontrer des gens d'horizons différents
- Le stage désormais annuel de la Toussaint proposé en région parisienne est une bonne période de remise en route,
pour bien démarrer l'année scolaire: il a ses habitués, espérons de nouvelles inscriptions !
- Le rassemblement à Dardilly en mai 2017 semble compromis, il y aurait plus « d'invités » que « d'accueillants » !
Nous allons étudier une autre possibilité de réaliser des concerts à plusieurs pianos, ces manifestations et les
échanges sont importants dans notre pédagogie !
- Les cours de remise en route intéressent quelques familles : cette formule est facile à mettre en place, n'hésitez pas à
solliciter votre professeur pour les vacances souhaitées
- D'autres idées : un lieu en Normandie, avec hébergement sur place, des rencontres avec des personnalités du
monde de la musique : à voir si l'organisation de ces évènements intéresse des parents, les dirigeants de l'association
l'Anacrouse...
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: juillet 2016
BULLETIN N°26 MUSMAT
AVRIL 2016
DOSSIER : LA GESTION DES APPRENTISSAGES - Brigitte
Le philosophe et pédagogue français Antoine de la Garanderie (1920-2010) a
développé des théories sur la « gestion mentale » : cherchant à comprendre
les causes de l'échec scolaire, il s'est intéressé aux élèves brillants, étudiant
leurs façons d'apprendre ; il a ainsi mis en évidence différents « profils », en
démontrant que l'échec est souvent dû au manque de coordination entre les
profils de l'élève et mde l'enseignant. Une mauvaise compréhension,
amenant rapidement au désintérêt, peut être simplement due au fait que les
interlocuteurs ne « fonctionnent » pas mentalement de la même façon, et
n'en ont absolument pas conscience. Il est impératif pour l'enseignant
d'étudier son propre profil, et d'apprendre à présenter son sujet à ses élèves
de façon à être compris par tous, pour une pédagogie de la réussite . Cela
aidera également beaucoup les parents pour suivre leurs enfants, mais aussi
tout simplement pour mieux les comprendre.
Lorsqu'on perçoit une image visuelle, un son, un geste … l'attention va être attirée, puis on va l'évoquer
mentalement : certains en verbalisant, ou en écoutant une voix intérieure, d'autres en créant une image visuelle, ou
un ressenti physique, ou émotionnel… et en combinant plus ou moins ces évocations. Celles-ci sont indispensables
aux gestes mentaux suivants : la mémorisation, la compréhension, la réflexion puis l'imagination créatrice.
Peu d'études ont été menées à ce sujet par rapport à la musique ; mais il évident que l'examen de ces profils peut
s'appliquer à l'enseignement musical et sera une aide précieuse pour le pédagogue ; on condamne des générations
d'enfants en les taxant de « non-doués », alors qu'il perçoivent simplement les notes et/ou les sons avec d'autres
évocations que celles de leurs professeurs ; il est très important d'apprendre à l'élève à utiliser toutes les images
mentales de façon à ce que toutes les perceptions (auditives pour le son musical, tactiles pour le toucher de
l'instrument, visuelles pour la partition et le clavier) soient évoquées et optimisées dans le jeu musical. Le travail
MUSMAT, par l'imprégnation auditive, l'imitation, la répétition, la gestuelle, est primordial pour que les élèves se
créent un référent musical, et une base d'outils qui leur permettront l'interprétation et la création .
En quoi la gestion mentale a changé mon approche
et mon expérience des concerts - Julie
Pendant très longtemps, j’ai été terriblement stressée par les concerts, et encore plus par les examens en piano solo,
alors que ces mêmes échéances en musique de chambre et en piano d’accompagnement se passaient sans plus qu’un
léger trac. Pour moi, la raison en était facile à trouver : je pensais que la pression qui reposait sur mes épaules était
beaucoup moindre à partir du moment où nous étions au moins deux sur scène.
Depuis que j’ai découvert le concept de mise en situation, et donc de gestion mentale, mon avis sur les raisons de ce
stress est beaucoup moins tranché. Je me suis aperçue que lorsque je préparais une pièce de musique de chambre ou
des accompagnements de solistes en concert ou en examen, je me projetais dès le déchiffrage dans la situation de
jouer à plusieurs et –le plus important- dans le contexte requis. Je n’avais jamais fait la même chose en piano solo.
J’avais toujours travaillé mes programmes de concours, d’examens, de concerts dans le seul objectif de maîtriser les
pièces musicales, et non dans celui de les jouer devant un public. Je me retrouvais ainsi dans des situations
auxquelles je n’étais finalement pas préparée, quel que soit mon degré de maîtrise musicale et technique des pièces à
jouer. Et mes professeurs, parents, amis qui me disaient à la sortie « Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? Tu le connais
pourtant bien, ce programme, il était prêt… » . Peut-être que le programme était prêt, mais ma tête ne l’était pas.
Autant dire que l’expérience était rarement plaisante…
Depuis cette prise de conscience, dès le moment où je déchiffre une pièce, je le fais dans l’objectif de la jouer un jour
en public. J’essaye à chaque instant de m’imaginer que je suis en train de me produire en public… et que tout se
passe bien ! Ce dernier détail est particulièrement important car il permet de se placer dès le début en situation de
réussite, même dans un mauvais jour. Les concerts sont maintenant une expérience beaucoup plus agréable, ce qui
accroit l’intérêt et l’importance de la gestion mentale : une fois qu’on a bien joué en public, on peut se nourrir de ce
souvenir pour la préparation et lors de la représentation suivante. Je conseille donc de plus en plus cette démarche à
mes élèves, surtout aux plus grands qui ont tendance à penser à tout ce qu’ils ne maîtrisent pas au lieu de se rassurer
en pensant à tout ce qu’ils font bien. A mon sens, la qualité de cette préparation mentale est au moins aussi
importante que celle de la préparation purement technique. L’effort est minime (mais il doit être régulier) pour un
bénéfice immense et presqu’immédiat, et qui plus est, il est à la portée de tout le monde ! Sans oublier que la gestion
mentale est transposable dans tous les domaines. Il suffit d’avoir un peu d’imagination…
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: juillet 2016
BULLETIN N°26 MUSMAT
AVRIL 2016
Le Carnaval des Animaux
Extraits du dossier pédagogique de l'Orchestre National d'Ile de France
Camille Saint-Saëns, issu d’une famille de cultivateur, naît le 9 octobre
1835 à Paris.
À seulement trois ans, il montre des dons précoces pour la musique,
compose déjà de petites pièces pour piano et joue sans difficulté des
sonates de Mozart et de Haydn.
Concertiste à dix ans, il donne son premier concert à la salle Pleyel.
C'est un immense succès, la presse voit en lui
« l’émule de Mozart ». L’année suivante, il est invité à se produire aux
Tuileries devant la duchesse d’Orléans. Commence alors pour lui une
véritable carrière de concertiste. Il est également organiste et brillant
improvisateur
Le Carnaval des Animaux est une suite musicale de quatorze pièces,
composée en 1886.
Saint-Saëns compose le Carnaval des Animaux au cours de ses vacances
dans un petit village autrichien. Il ne s’agit pas de musique sérieuse
mais d’une parenthèse humoristique dans l’oeuvre du compositeur
qu’il a lui-même qualifié de « fantaisie zoologique ».
Créé par un groupe que dirigeait Lebouc, durant le Carnaval de Paris,
à l'occasion du Mardi Gras, il est rejoué par la société « la Trompette »
pour fêter la mi-carême. Le compositeur interdit ensuite l'exécution
publique de cette oeuvre de son vivant. Seul le morceau intitulé Cygne
était exclu de cette censure.
L'effectif instrumental de la suite est particulièrement original pour
l’époque : 2 pianos, 2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse, 1
flûte, 1 clarinette, 1 harmonica et 1 xylophone. L’instrumentation est
différente pour chaque pièce, l'effectif total n'étant utilisé que dans le
final.
L’auteur et humoriste Francis B lanche a écrit un texte
d’accompagnement truffé de jeux de mots.
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Conception et réalisation: Brigitte Pras – Prochain numéro: juillet 2016
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