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Avril Mai 2016

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N°3 / Avril-Mai 2016
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EDITO
« C’est une chose étrange à quel point la sécurité de la
conscience donne la sécurité du reste »
Victor Hugo
Ce mois-ci le Kiosque Déchaîné consacre un large
dossier à la sécurité sur Valence.
Sujet controversé qui touche notre quotidien, la
sécurité est aussi un enjeu électoral fort qui fait dire à
peu près tout et n’importe quoi à nos élus.
Thème souvent populiste qu’il est important de mettre
en avant dans sa communication quand on est un
homme politique « responsable », la sécurité se doit
d’être analysée de manière froide et non partisane, en
prenant soin de se méfier des effets d’annonce.
L’objectif des articles du dossier (et du journal dans son
ensemble) n’est pas d’affirmer détenir la vérité mais de
nous inviter à prendre du recul ou de la hauteur (pour
celles e ceux qui préfèrent).
Le débat est ouvert pour que nous nous sentions bien
dans notre cité et que la sécurité de la conscience nous
permette de retrouver la sécurité tous les jours.
Pour ceux qui s’intéressent à d’autres sujets ; rassurezvous, nous vous parlerons de Nuit Debout, de la
Palestine, et de pleins d’autres sujets…à propos du
Grand Valence bien sûr !
Bonne lecture à vous !
SOMMAIRE
Page 1 –Edito
Page 2 – Nuit Debout Valence … Et après ?
Page 3 – Palestine et Haut-Karabagh …
Page 4 – Les installations sportives à Valence
Page 5 – On s’amuse bien à Bourg-Lès-Valence
Page 6 – La ville de Valence et la Société Générale
Ne pas jeter sur la voie publique
Page 7 – Promesse de (hors) campagne tenue !
Page 9 à 15 – Dossier sécurité sur Valence
Nuit Debout Valence….et après ?
En tant que citoyenne, j’ai suivi à la télé ce mouvement naissant appelé Nuit debout. Ce
mouvement né de la contestation de la loi El Khomri sur le travail, a pour but de rendre la parole aux
citoyens en se réunissant dans des lieux improbables, parcs, centres villes…… Ce mouvement se
revendique non politisé et pour l’instant, aucun leader n’a émergé.
Afin de parfaire ma connaissance, je me suis donc rendue à Nuit Debout Valence. Mis à part les
réseaux sociaux, il est difficile de savoir quand se passent ces réunions citoyennes.
A Valence, le Kiosque Peynet est le point de rassemblement. Sur les pelouses, des
citoyens de tous âges, de toute religion sont assis pour refaire le monde et se poser des questions.
Que voulons-nous pour nos enfants ? Comment améliorer notre quotidien ? Autant de questions que
se posent l’ensemble des citoyens.
Pour parfaire le débat, une dimension festive est donnée avec des animations à cet espace de
réflexion.
Néanmoins, cela m’a interrogé : Que vont faire les animateurs de Nuit Debout Valence de
toutes ces propositions de citoyens ? Comment faire remonter aux décideurs les
propositions ? Pourquoi y-a-t-il si peu de monde ?
J’ai cru comprendre que rien n’est arrêté, rien n’est encore décidé. Ce qui en ressort c’est que ce
mouvement ne veut pas être politisé : exemple pris de Podemos ou des indignés…..
Dans tous les cas, cela relate un besoin de communication et d’espace d’expression de la part des
citoyens : les gens ont besoin de parler, d’être force de proposition, de pouvoir prendre en main leur
quotidien…
Malgré toutes ces bonnes volontés, le soir vient le temps de la récupération de cet espace par des
révoltés, des personnes « hors système » qui voit là une occasion de faire aussi entendre leurs voix
par d’autres moyens (tags, violence verbale).
Mais n’est ce pas ça aussi la démocratie, que tout un chacun puisse s’exprimer par tous les
moyens……
J’espère que ce mouvement aura au moins l’occasion de faire réfléchir les grands qui nous
gouvernent…
“Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler
ensemble est la réussite.” Henry Ford
Valentine LAPAT
Palestine et Haut-Karabagh : 2 poids, 2 mesures ?
Le maire de Valence et les différents élus du territoire se sont largement mobilisés pour
soutenir le Haut-Karabagh, à la fois dans sa quête légitime de reconnaissance du génocide Arménien
mais aussi face à l’ingérence de l’Azerbaïdjan.
Tout citoyen militant pour la paix dans le monde ne peut que soutenir cet engagement.
Toutefois, pourquoi ne pas dupliquer cette noble attitude envers la Palestine ?
La question mérite d’être posée à la vue de ce qui vient de se passer sur Valence.
En effet, la semaine culturelle entièrement consacrée à la Palestine : « La Palestine dans
tous ses états » a connu cette année bien des déboires et des difficultés pour organiser cet événement
culturel, et notamment un coup de théâtre, à savoir la résiliation brutale de la convention lui
accordant la Salle des Clercs pour les expositions. Mais aussi le refus de toutes les autres salles de la
Ville (!!!)
Le « collectif pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens » qui organise cet
évènement est composé d’Artisans du Monde, d’AJAM de France, AFPS 07/26, ASTI, ATTAC 26, CCFD
Terre Solidaire, CGT UD 26, Comité Pour la Paix, EELV 26, Femmes en Luth, Team Solidarité Palestine,
LDH 26, MRAP 26, NPA 26, Parti de Gauche, PCF 26 .
C'est avec beaucoup d'énergie et après beaucoup d'aléas que cette semaine culturelle est
parvenue à se réaliser avec le concours d’Artisans du Monde qui accueillera l'exposition mais qui
désormais craint que son bail locatif auprès de l'OPH soit arrêté. L'OPH, rappelons – le, est
directement contrôlé par la Mairie de Valence.
Patrick Labaune, président du Conseil Général (pourtant de la même famille politique que Nicolas
Daragon) a dû intervenir afin de mettre à disposition des salles du Conseil Général de la Drôme.
Cette semaine culturelle en faveur de la Paix a été inauguré le lundi 25 avril 2016 à 18
heures au Foyer Laïque de Valensolles à Valence, en présence de la Directrice de Cabinet de Son
Excellence Monsieur Salman El Herfi, ambassadeur de Palestine en France.
L’évènement s’est déroulé dans différents lieux de la ville de Valence et il avait pour but de faire
connaître la richesse et la vitalité de la culture palestinienne et de montrer à nos concitoyens le vrai
visage de ce peuple qui lutte depuis 70 ans pour la reconnaissance de ses droits nationaux.
Gageons que pour la prochaine édition, La Palestine connaîtra les honneurs qu’elle
mérite et que nos élus ne mesureront pas leur investissement au poids électoral
d’une communauté.
YB
Les installations sportives à Valence
2 ans après les élections municipales, faisons un point sur les projets en cours de la nouvelle équipe
concernant les installations sportives du mandat 2014-2020.
Tout d’abord, il y a ce premier chantier en cours actuellement à Châteauvert sur le site du stade
des Baumes. Mais à qui va donc servir ce site sportif ? Et bien principalement à 3 associations : les
Sharks de Valence (football américain), le Vazylence (club de frisbee) et l’école de rugby du ROC
(rugby pour les petits). De plus, il y aura la construction d’un musée sur le Valence Sportif (ancien
club de rugby valentinois) sous la dernière tribune en place. Si les intentions sont louables, on peut
néanmoins s’interroger sur le budget total, qui sera d’environ 1,2 million d’euros, qui peut paraître
énorme par rapport au total des subventions sportives annuelles et un peu disproportionné par
rapport au nombre de licenciés concernés. On peut regretter que la ville fasse le choix de conserver
ce stade emblématique de l’ovalie valentinoise et que dans le même temps, juste à côté, le stade de
la Palla (pour les footballeurs) soit rasé sans aucune autre forme de procès.
Ensuite, la mairie va ouvrir un nouveau boulodrome dans la zone industrielle des Auréats
pour nos amis boulistes. On peut néanmoins regretter que le boulodrome de l’Epervière (sous
l’ancien bowling et partagé avec le tir à l’arc) ne soit pas conservé, surtout que le site de l’Epervière
paraissait plus propice à la vie bouliste que la zone industrielle. De plus, un peu plus de concertation
avec les associations boulistes auraient pu être apprécié puisque selon les médias traditionnels, elles
n’ont pas été consultées. Ainsi, les dimensions des terrains sur le premier projet n’étaient pas
suffisantes pour la pratique sportive même au niveau le plus bas ! La mairie a, espérons le, revue sa
copie depuis.
Ensuite, le gymnase du stade de Louis Puech sera réhabilité (ou détruit et reconstruit ?) en
une salle spécialisée pour le judo et l’escrime. L’idée peut paraître bonne au premier abord, même si
rien n’est encore engagé au jour d’aujourd’hui.
Enfin, le site de l’Epervière verra la construction d’un site aqua-ludique par
l’agglomération, l’idée paraît bonne encore au premier abord, mais quid de son occupation ? Y
aura-t-il un bassin couvert pour une occupation sur toute l’année ? Est-ce que les associations
sportives de l’Epervière (aviron, canoë et voile) ont été incluses dans le projet, car un site vivant et
sportif est avant tout un site où se côtoient les Valentinois et leurs associations sportives. On peut
regretter aussi par la même occasion les fermetures annoncées des piscines de Tournesol et
Valensolles, qui, finalement, vont diminuer l’offre de bassins pour les Valentinois et principalement
pour les associations sportives. En effet, la ville passera de 3 sites (Polygone, Tournesol et
Valensolles) à 2 sites (Polygone et Epervière) … Attention à la guerre des créneaux pour le sport
aquatique !
Donc pour conclure, 2 ans après les élections, il y a 4 sites que la mairie souhaite créer ou réhabiliter.
Pour le moment, 2 sont encours, et 2 n’ont pas encore pointés le bout de leur nez. Attention tout de
même que ces projets soient aussi la propriété des Valentinois et des associations sportives
valentinoises, vœux qui paraît bien éloigné pour le moment des priorités de la mairie.
Teddy Maisonnas
On s’amuse bien à Bourg-Les –Valence
Tout est parti d’une annonce de Patrick Labaune : il ne se représentera pas pour un 5
ème
mandat
de député en 2017.
Et puis tout s’est enchaîné : celui-ci a annoncé souhaiter la candidature de Marlène Mourier
pour lui succéder, ce qui a entraîné l’évocation de la future candidature d’Aurélien Esprit à la
mairie de Bourg-Lès-Valence…
Bref, la démocratie à la mode LR (Les Républicains) : le choix est déjà fait ; ne reste plus qu’à en
assurer la promotion.
Nicolas Daragon s’est bien sûr immiscé dans le débat (pour que ce sujet si important pour la vie des
habitants du Grand Valence soit bien repris dans la presse).
Bref, cela a fonctionné : la presse locale s’est empressée de nous vanter l’action de Marlène
Mourier qui « se soucie surtout de l’organisation de sa ville » et qui n’y pense pas encore sauf quand
on lui en parle et qu’elle imagine qui pourrait prendre sa place à la mairie : Aurélien Esprit mais aussi
Dominique Gential, Bernard Collignon ou Jean Benoit Kelagopian…
Damien Toumi (élu d’opposition) ne s’y laisse pas prendre : il parle de trahison de Marlène Mourier
pour qui les Bourcains « n’auront été qu’un tremplin de la carrière » de la maire.
La vision de la démocratie de ces élus se résume à cette conclusion du Dauphiné Libéré : les autres
élus seront-ils aussi disponibles pour être maire qu’Aurélien Esprit vu leurs activités
professionnelles ?
De là à dire que la vie professionnelle d’Aurélien Esprit se résume à peu de choses,
il n’y a qu’un pas…
Jean-Michel Pain
La ville de Valence partenaire de la société générale…
Au cours du conseil municipal du Lundi 17 avril a été votée une délibération de partenariat
entre la Ville de Valence et la société générale.
Ce partenariat (monnayé pour 5 000 euros) fait de la banque le « partenaire exclusif pour les
concerts de musique classique du théâtre de la ville ».
Ce genre de partenariat est relativement fréquent dans les communes. Sauf qu’il implique ici une
banque qui aurait créé 979 sociétés offshores via le récent scandale du cabinet d’avocats panaméens
Mossack Fonseca et contre laquelle est ouverte une enquête préliminaire pour « blanchiment de
fraudes fiscales aggravées ».
Le maire de Valence, interpellé à ce sujet par des élus de l’opposition a préféré rire de la situation.
Les citoyens Valentinois doivent-ils rire eux aussi de ce partenariat entre une
entreprise soupçonnée de frauder auprès des contribuables français (et donc
Valentinois) et notre commune ?
Tout en sachant que ce partenariat accorde certains avantages à la banque : le logo de la banque
apparaîtra (belle publicité) sur le site internet du Théâtre, les programmes de ses concerts, les
affiches.
Par ailleurs il est prévu également de mettre à la disposition de la banque le théâtre de la ville et ses
personnels techniques pour une soirée et de lui attribuer 70 invitations gratuites pour les concerts de
l’année.
Et tout cela pour seulement 5 000 euros… Quand on sait qu’une simple page de
publicité sur un exemplaire (un mois) du magazine municipal coûte 1 600 euros… !
Doit-on en rire ou s’inquiéter ?
JHC
Promesse de (hors) campagne tenue !
Nicolas Daragon nous l’avait annoncé l’été dernier et il a tenu parole :
A compter du 15 juin 2016, la vitesse maximale autorisée sur l’autoroute entre
Valence nord et Valence sud (environ 6 km) sera portée à 90 km/h.
De même, la section de la LACRA entre la sortie d'autoroute Valence sud et la sortie hôpital verra sa
vitesse maximale autorisée passée de 110 km/h à 90 km/h.
Il s’agit là d’un test sur 1 an dont l’efficacité sera mesurée par Air Rhône Alpes.
Le maire de la ville, s’est engagé sur ce dossier en s’appuyant sur un rapport de l’Agence régionale de
santé de 2014, sur l’impact sanitaire de la pollution de l’air qui pointe la forte responsabilité du
secteur routier dans l’émission des gaz à effet de serre.
Il cite un rapport d’Air Rhône-Alpes qui lui fait dire qu’une telle baisse pourrait « éviter 55 morts par
an, soit un gain économique d’environ 91 millions d’euros. »..(Dauphiné Libéré du 22/07/15)
Cette mise en œuvre en 2016 est une belle preuve du bon sens du maire de la Ville, lequel sait que la
santé de ses concitoyens passe par une baisse de la pollution et de la circulation.
Bref, l’écologie en action !
Sauf que…
En y regardant de plus près, plusieurs points interpellent.
Et tout d’abord, faisons un petit retour en arrière le 27 décembre 2013 :
Sur son site, Nicolas Daragon alors Conseiller municipal d’opposition fustige Alain Maurice, le
maire de l’époque et l’accuse d’être responsable de « la fin du Rallye Monté Carlo à Valence. »
Le maire actuel se déclare « triste, en colère pour ma Ville et effaré par l’attitude du Maire de
Valence », il se dit « triste parce que je faisais partie de ceux qui avaient obtenu son installation à
Valence, de haute lutte auprès de l’ACM, grâce à la mobilisation générale de nombreux passionnés
de Drôme et d’Ardèche ». (http://www.nicolasdaragon.fr/vu-des-medias/fin-du-rallye-monte-carlovalence-lechec-du-maire/)
Plus récemment :
Tout juste élu Conseiller régional, la maire de Valence donne sa feuille de route :
Il « souhaite notamment développer les projets d’aménagement de deux sorties d’autoroutes A7.
L’une, dans le Nord, du côté de Saint-Uze, l’autre dans le Sud, à Pierrelatte. »,
Sans compter les investissements prévus pour créer un troisième pont sur le Rhône pour favoriser le
développement et la circulation des voitures.
A propos de l’aéroport de Chabeuil :
Enfin, il est bon de rappeler que Monsieur le maire se situe en pointe dans sa volonté de
développer le tourisme d’affaire sur l’aéroport de Valence Chabeuil.
Ainsi celui-ci se félicite au conseil communautaire de décembre 2015 que « l’aéroport de Valence est
en essor de 25 %, notamment grâce au tourisme d’affaires ».
Intérêt pour la sante publique ou greenwashing ?
Nous pouvons le constater depuis quelque temps, il est de bon ton de passer pour un
écologiste (mais pas trop..) afin de pouvoir affirmer s’intéresser à l’avenir et à la santé de ses
concitoyens (ou consommateurs) : cela s’appelle du greenwahing !
Petite définition du greenwashing : il s’agit d’un anglicisme qui sert à désigner les pratiques
consistant à utiliser abusivement un positionnement ou des pratiques écologiques à des fins
marketings.
Bref, cet effet d’annonce (qui il faut bien le dire permet d’avoir son petit moment de gloire) n’est
autre que de la communication abusive et malvenue.
Car pour prétendre réduire la pollution des voitures, il faut avoir une vision transversale du sujet et
ne pas en parallèle d’une baisse de vitesse, augmenter le nombre de voitures qui circulent et
d’avions passants au-dessus de nos têtes.
Pourrions-nous appeler cela l’effet pirouette cacahuète ?
Et vous qu’en pensez-vous ?
Eric D
DOSSIER SECURITE SUR VALENCE
Ah, regardez comme il est beau mon sentiment d’insécurité !
La sécurité … Ah la sécurité ! Vaste débat lors de chaque élection locale. Très souvent, lors des
scrutins, l’opposition fustige l’équipe en place (de droite comme de gauche) sur ses mauvais résultats
en termes de sécurité et sur le « sentiment » d’insécurité qui règne sur la ville. Ce fameux
« sentiment d’insécurité » que chacun ressent d’ailleurs à un moment ou à un autre et qui est
amplifié suivant le caractère et la personnalité de chacun. Ainsi, qui n’a jamais subi des désagréments
un jour ou l’autre : que cela soit des paroles déplacées, un regard menaçant, un vol, une dégradation
ou même un cambriolage ? A chaque élection, c’est le même refrain, on nous promet, en
échange d’un bulletin dans l’urne, la sécurité tant recherchée et la tranquillité publique. Et la grande
mode actuellement est de promettre de doubler (ca fait bien ce terme) les effectifs de police
municipale (bah oui, vous comprenez bien qu’on n’a pas la main sur les effectifs de police nationale,
ni sur ceux des gendarmes), ainsi que les caméras de surveillance ou de sécurité (tout dépend de la
vision qu’on a sur ce sujet). On nous promet également la mise en place de comités de citoyens
vigilants, vous savez ces super héros grisonnant qui surveillent tout ce qui se passe dans leur rue et
qui préviennent la police dès que quelque chose sort de l’ordinaire (on exagère à peine).
Bref, où en est on, 2 ans après les élections municipales ? Oui, j’entends certains dire :
« Oh, ils ne sont pas sympas au Kiosque déchaîné, 2 ans, c’est court pour tout mettre en place. »
C’est court, mais c’est aussi suffisant pour commencer à mettre en place des premières mesures
simples et promises dans le programme de campagne de Nicolas Daragon en 2014. Prenons un
exemple tout simple et que tous les valentinois connaissent bien : le Faubourg Saint Jacques. Pour ce
faubourg, les citoyens présents au dernier conseil municipal en avril ont pu entendre l’adjoint à la
sécurité se gargariser que le problème en centre ville était résolu. Bigre ! La sécurité est donc
revenue en centre ville ? En êtes-vous sûr monsieur l’adjoint à la sécurité ? Et pourtant,
récemment, le Dauphiné Libéré a proposé un sondage à ses lecteurs sur le sentiment de sécurité sur
Valence, et la réponse des Valentinois est cinglante : 70% ne se sentent pas en sécurité ! De plus,
pour n’importe quel citoyen se promenant sur les boulevards ou le faubourg Saint Jacques, il est
facile de constater qu’il y a toujours quelques individus qui plantent à côté de leur voiture pour
dealer de la drogue même en plein jour, mais aussi des faits délictueux le soir que cela soit en
semaine ou le week-end. Voilà pour le sentiment et la vision. Enfin, une dernière constatation est
que de nombreux habitants des quartiers de Valence le Haut se sont plaints, aux réunions de bilan de
l’action municipale de Nicolas Daragon, que les patrouilles de policiers municipaux avaient augmenté
en centre ville au détriment des quartiers extérieurs.
Et depuis quelques temps, les citoyens peuvent voir un changement de tonalité dans le discours du
maire LR, à son grand désarroi, il n’aurait finalement pas la marge de manœuvre nécessaire pour
rétablir la sécurité sur Valence, puisque il se rend enfin compte que la sécurité est principalement
une compétence de … l’Etat ! Nicolas Daragon, adjoint aux sports sous la mandature de Patrick
Labaune, puis chef de file de l’opposition sous celle d’Alain Maurice découvrirait que les
compétences de son poste sont limitées sur ce sujet-là ! 21 ans de présence au conseil
municipal pour le découvrir en 2016 … Mieux vaut tard que jamais !
Lilou V.
Les faux bons chiffres de la sécurité sur Valence
Les chiffres sont tombés ! Et notre maire y est allé de sa petite communication sur
sa page facebook :
Atteintes aux biens : - 6,02%
Escroqueries : - 14,89%
Vols par effractions (cambriolages) : - 20,21%
Faits de délinquance générale : - 6,48%
Nicolas Daragon y voit le résultat des « lourds investissements réalisés sous son mandat : 25 agents
et 60 caméras de plus, rien que ça !
Cependant, cette communication ne doit pas cacher la réalité des faits : d’après une enquête réalisée
par le Dauphiné Libéré, une grande majorité des Valentinois se sentent en insécurité dans leur ville…
Comment expliquer ce sentiment d’insécurité alors que les chiffres sont si bons ?
Les explications sont multiples, et l’une des plus significative repose sur un simple constat : dans sa
communication, le maire de Valence fait ressortir quatre chiffres… or, les chiffres de la délinquance
sont en réalité regroupés en…107 désignations !
Le grand public, ne connaissant que très rarement les désignations des infractions,
il est alors fort aisé de faire d’une faiblesse, un atout grâce à la magie de la
communication. (En ne faisant ressortir que les chiffres « intéressants »)
Quelques infractions sur lesquelles le maire n’a pas communiqué :
Homicides ou tentative d’homicides
Coups et blessures volontaires
Atteintes sexuelles
Stupéfiants
Port et détention d’armes
Etc…
Nous ne les énumérerons pas tous mais une évidence ressort de cet épisode : Nicolas Daragon et son
équipe nous vendent ce qu’ils veulent entendre… à savoir que tout ce que fait la municipalité en
place est bon pour nous.
Mais ne nous y trompons pas, rajouter des policier municipaux et des caméras n’est
pas forcément la bonne méthode pour rendre une ville plus sûre !
Charles T
Vidéo-protection, caméras, voisins vigilants… l’agglomération sous
haute surveillance.
Depuis quelques temps, en fait depuis les dernières élections municipales, les citoyens voient fleurir
de multiples projets de vidéo-protection. Il semblerait que l’agglo valentinoise soit devenue un vrai
coupe gorge pour les habitants tant les projets de caméras et autres se multiplient.
Après Valence et le renforcement des caméras, voici que Portes, Bourg et Romans y
vont aussi de leurs commandes. Les petits villages eux, misent sur des voisins, soi-disant
vigilants.
Pourtant, depuis Mars 2014, les chiffres de la délinquance sont pratiquement les mêmes sur l’agglo.
Des caméras qui promettent aux citoyens le tout sécuritaire, la fin des violences et des cambriolages.
Bref, la promesse d’une sécurité au pays des bisounours !
Qu’en est-il ? Etat des lieux :
Un centre de visionnage à Valence, mutualisé avec les villes de Portes et Bourg. C’est ce centre qui
donne l’alerte au commissariat quand les agents visionnent un acte délictueux. Je vous laisse
apprécier le délai entre le visionnage, l’appel à la Police nationale et l’envoi d’un équipage sur
place….
Un coût non négligeable pour tout d’abord des travaux de mise en place de la vidéo protection : Pour
Portes et Bouygues qui a remporté le marché, c’est un peu plus de 300 000 E !!! seulement pour la
mise en place. Ce prix n’inclut pas la quote part qui sera reversée à Valence pour la mission de
surveillance ni le coût de la maintenance de chaque caméra.
A l’heure actuelle, les seuls chiffres que l’on possède sont ceux du fonctionnement du CPU (Centre
de Protection Urbaine) de Valence:
Un centre qui fonctionne 24h/24, 7 jours /7.
2.5 millions d’euros pour les deux phases de déploiement dont 48% pris en charge par l’état donc par
les contribuables de l’agglo !
Valence pour sa part recrute et recrute encore des policiers municipaux, et achète par containers
entiers des caméras….
Tout cela pour quels résultats ?
A portes, les actes de délinquance sont en nettes augmentation. Il ne se passe pas un week-end où
les rues de la cité portoise soient envahis par des véhicules de police, des policiers casqués ou armés
arpentant les rues : vols et recels de bijoux, et hop une invasion de policiers, trafic de stupéfiants,
recel d’armes…..sans compter les week-ends où les policiers armés se font un plaisir de controler
tous les véhicules. Normal me dirait vous ! Oui, en plein état d’urgence, ceci est normal. Mais à
Portes, c’est presque tous les jours. Ce qui n’empêche pas la recrudescence des affaires ou l’incendie
de la voiture de la maire…si encore cela faisait baisser la délinquance mais non !!!
Pourtant Geneviève Girard se targue d’une baisse générale de cette délinquance alors que les
chiffres et les policiers sur le terrain constatent le contraire.
Dans ce flou artistique, que vont apporter de plus les caméras à part un coût exorbitant ? Je vous
laisse juger.
Quant à Valence, un récent sondage du Dauphiné Libéré nous apprend qu’en majorité, les valentinois
ne se sentent pas en sécurité. Un poste de police municipale en centre ville, promesse de campagne
de N.Daragon, n’a rien changé : ouvert puis aussitôt fermé !
Et que dire de ces voisins vigilants ? Cela a toujours existé : si vous savez que vos voisins se
sont absentés, bien sur que vous avez toujours un œil vigilant quand vous voyez quelque chose
d’inhabituel ! Ce n’est pas nouveau. Mais il est vrai qu’un voisin vigilant c’est gratos ! Pas de frais
d’entretien, pas de frais de maintenance ou de mise à niveau ! Les citoyens se sentiraient-ils plus en
sécurité avec un panneau « voisins vigilants » ? J’en doute.
Ne nous voilons pas la face : très peu d’affaires sont élucidées grâce à la vidéo surveillance mais
certes, cela rassure.
Et la protection de la vie privée ? Les dérives ne sont-elles pas en embuscade ? et quels coûts sur nos
impôts locaux ?
Je vous laisse juger mais les premiers chiffres ne sont pas très bon. Se faire prendre en photo tous
les jours dans un beau costume bleu accompagné des copines de Bourg et Portes n’est que du
paraitre. Auront nous en prime avec nos feuilles d’impôts locaux, une vidéo de nos élus filmés par
une de leurs caméras ? A suivre avec ci-dessous la proposition de Nicolas Daragon, qui nous prend
surement pour des quiches en proposant aux Valentinois de se prononcer sur un choix déjà entériné.
« Je propose aux Valentinois dans le prochain numéro du bulletin municipal Vu du Kiosque de
s’exprimer pour nous dire s’ils souhaitent ou non avoir une politique de vidéosurveillance dans leur
ville. » ND
Patrick Molino
Scandalisée ! Voilà ce que je suis…
Par qui ? Par quoi ?
Par la décision prise il y a peu de temps par Patrick Labaune de supprimer 22 postes d’éducateurs sur
le département.
Le rôle des éducateurs de rue en matière de prévention et donc de sécurité est pourtant primordial :
ce sont eux qui vont intervenir très tôt auprès des jeunes pour leur éviter de basculer dans la
délinquance.
Dans un monde de plus en plus dur où la violence et l’exclusion sont omniprésents, cette coupe
budgétaire (car cette décision est prise sous couvert d’économies) fait figure de véritable faute grave
qui mériterait un licenciement sec dans bien des entreprises.
Quand on sait que Mr Labaune va jusqu’à affirmer qu’où la prévention spécialisée exerce, la
délinquance augmente !!! On croit rêver !
C’est à se demander si certains politiques (et celui-ci en particulier) mesure le poids de la
responsabilité qu’ils portent…
Une Valentinoise dégoutée !
Quand la vraie démocratie supprime la misère et la délinquance :
l’exemple de Marinaleda en Espagne.
Au cœur de l’Andalousie, le village de Marinaleda fait figure d’exemple pour sa gestion et son
administration basées sur l’économie sociale et solidaire.
En effet, grâce à une approche nouvelle de l’économie et à un retour aux fondamentaux de la
démocratie, cette ville andalouse de 2 778 âmes ne connaît ni chômage, ni police, ni délinquance. Et
les salaires y sont bien plus élevés qu’ailleurs !
Marinaleda doit en grande partie son destin à un homme : Juan Manuel Sánchez Gordillo, élu maire
en 1979 et régulièrement réélu depuis.
A Marinaleda, pour être adoptées, toutes les décisions sont soumises à la démocratie directe. Qu’il
s’agisse d’impôts, d’équipements, d’emploi… Du coup, des centaines d’assemblées sont organisées
chaque année.
Même les salaires ont été approuvés par les citoyens : 47 euros pour une journée de six heures au
champ. Ce qui fait que les habitants sont plutôt mieux payés qu’ailleurs : en Andalousie, le salaire
journalier se situe entre 30 et 35 euros seulement.
De plus, la location d’une maison ne coûte que 15 euros/ mois, la garderie, 12 euros/mois/enfant
(cantine comprise) et l’accès aux équipements publics est gratuit (sauf la piscine). Bref, à Marinaleda,
personne ne roule sur l’or (même pas le maire qui n’est pas payé pour remplir ses fonctions), mais
personne ne manque de rien !
Le chômage est quasi-inexistant. Si l’on ajoute à cela le temps que chacun passe à s’investir dans la
vie de la cité, il ne reste plus guère de créneaux horaires à consacrer aux incivilités… Résultat :
Marinaleda est l’une des villes les plus sûres du pays. Elle peut même se passer de police locale !
Des terres, du travail, du logement, de la sécurité, une démocratie vivante : Marinaleda a tout pour
jouer un rôle de modèle.
Et si Valence s’en inspirait au lieu de dépenser autant d’argent sur de fausses bonnes idées
sécuritaires ?
ER
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